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13 sept. 2019, 21:47
 Letterkenny   Solo  Un long apprentissage
28 JUIN 2044

Ennis - allongée sur son lit en cette après-midi brumeuse - était rentrée chez elle depuis quelques jours après cette longue année scolaire. Enfin, longue année, elle était bien entendu rentrée aux diverses vacances intermédiaires, mais les vacances d'été avaient une saveur bien particulière. Et ce, même s'il lui fallait toujours travailler régulièrement. Mais quelque chose lui disait qu'elle aurait moins sa mère sur le dos cette année en raison de ses résultats. Le florilège d'Optimal qui noircissaient son bulletin scolaire avait semblé satisfaire Cathleen O'Belt et sa fille n'allait pas s'en plaindre. Bien sûr, il lui faudrait étudier au mins trois à quatre heures chaque jour et faire contrôler ses travaux de temps à autre. Mais elle avait la quasi certitude que les matières ne lui seraient pas spécialement imposées et qu'il n'y aurait pas de contrôle surprise de la part de la mère de famille. Avec un peu de chance, elle pourrait même choisir de s'avancer dans ses nouvelles matières - celles qui composaient la filière Sciences qu'elle avait pu choisir - sans s'attirer aucune foudres. Non vraiment, ces vacances d'été s'annonçait sous de meilleurs augures que les précédentes.

Restait à régler cette histoire qu'elle avait commencé à soupçonner à la fin de l'été dernier et qui c'était précisé au fur et à mesure des vacances intermédiaires passées à la maison. Le projet de sa mère, accepté et même plussoyé par son père. Et là, Ennis ne comprenait pas vraiment. En quoi était-il si important pour ses parents de lui prévoir un mariage alors que; petit un bien qui leur ait fallu leurs autorisations pour se lier au partenaire de le choix, leurs propres parents ne leurs avaient rien imposés de la sorte enfin c'estce qu'elle supposait; que petit deux, elle n'avait pas encore 16 ans et que c'était bien trop tôt pour conclure quoi que ce soit légalement parlant dans tous les pays des îles britanniques; et que petit trois, la personne qu'ils avaient en tête n'était autre que son meilleur ami. Ses parents devaient vraiment avoir bu un jus de citrouille pas fraîche. Son meilleur ami?! Déjà qu'Ennis ne regardait pas spécialement les garçons de manière sexuée pour le moment - au grand damne de ses camarades de dortoirs. Alors pouvoir envisager que son meilleur ami puisse être autre chose que son meilleur ami c'était tout bonnement impossible pour elle.

Sauf qu'aborder le sujet allait être particulièrement délicat vue l'ambiance qui régnait actuellement. Au cœur des conversations de la famille - enfin, sauf d'Ennis qui apparemment pour ses parents ne pouvait pas donner son opinion pour une raison obscure d'âge - se trouvait la situation politique du Royaume-Uni. La prise de pouvoir rapide et sanglante d'Ursula Panrkinson, la mise en place du Conseil des Sorciers, le retour du statut de Sang-Pur et de la répression envers les nés-moldus. Voilà qui animait les débats à presque tous les repas. Et, comme elle n'était pas autorisée à émettre un quelconque avis, Ennis écoutait, enregistrait et analysait. Elle pouvait ainsi mieux comprendre les positions de chacun et était même parvenue - elle en était certaine - à comprendre qu'au moins une des personnes de son entourage ferait quelque chose dans cette histoire. Restait à savoir qui et quoi exactement. Selon elle, seule l'interdiction formelle de son père retenait sa mère de faire une démarche d'enregistrement en tant que Sang-Pur. Ils étaient irlandais, il n'était pas question de faire un quelconque enregistrement auprès d'un gouvernement étranger. Tels avaient été les mots de Briac O'Belt quand sa femme en avait évoqué l'idée. Cela avait au moins le mérite d'être clair, même s'il ne lui avait pas formellement interdit comme les lois magiques qui les liaient - celle des vieux contrats de mariage - le lui permettaient. Ennis se demandait donc si sa mère n'irait pas d'une manière ou d'une autre, monter à Godric's Hollow. Elle en doutait mais cela restait une possibilité. Son père, peut être agirait-il sous couvert des gobelins de la banque d'EIRE qui tentait de venir en aide à ceux de la banque anglaise. Mais elle n'était pas certaine qu'il s'implique. Par contre venant de ses frères, tout était possible. Encore fallait-il qu'il existe des groupes en place et pour le moment, il n'existait rien de tel à sa connaissance. En tout cas elle, si elle le pouvait elle ferait quelque chose. Tran Hong Dao vait éveillé quelque chose de combatif en elle. Ne serait-ce que pour sauver sa propre peau. Alors elle saisirait toute opportunité de pouvoir le faire car les actions de Parkinson au Ministère prouvait qu'elle n'avait en réalité que faire du statut de sang....

Toute à ses réflexions, Ennis avait bien failli manquer le changement de conversation. Son frère aînée, Diarmuid, venait de leur proposer à Domhall et elle de venir à Londres la semaine suivante, ou deux si leurs parents les y autorisaient. Pour se voir plus. Il fallu quelque seconde à la châtain pour réagir et répondre par l'affirmative le plus calmement possible alors qu'elle voulait tout simplement sauter de joie. Elle n'avait pas pu l'an passé, en sanction supplémentaire pour cette histoire de pétard sur le terrain de Quidditch. Alors il ne fallait pas qu'elle manque cette occasion là. A la question de la durée, les deux adultes tiquèrent un peu plus car ils pensaient leur fille un peu trop jeune pour. Mais Ennis trouva l'argument imparable pour faire plier l'un et l'autre de ses parents: Son grand frère pourrait l'aider à travailler potions et runes. Et puis, ils pourraient aussi aller faire ses courses de rentrée avec lui, cela leur éviterait un déplacement. L'idée tenta le père de famille plus que la mère mais après quelque négociations des termes, voilà qu'elle pouvait aller passer une première semaine londonienne, deux si les promesses engagées étaient tenues. Sachant à quel point elle tenait là une chance, la jeune fille en devenir se contenta de remercier ses parents et attendit de pouvoir sortir de table pour commencer à préparer sa valises.

Définitivement, ces vacances s'annonçaient bien meilleures.

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17 oct. 2020, 00:14
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MI-JUILLET 2044

Ennis avait finalement pu passer deux fois cinq jours chez son frère Diarmuid en compagnie de ses deux aînés. Elle et Domhall étaient rentrés en milieu de séjour le temps d'un grand week-end car l'étudiant à la Faculté de Médicomagie d'Écosse devait se rendre à son lieu de stage pour une garde du vendredi après-midi au lundi très tôt. Elle avait donc fait le retour par avec Domhall par un portoloin commandé à la Citadelle le vendredi dans l'après-midi puis ils étaient revenus avec leurs parents par transplanage pour qu'ils puissent manger tous ensemble dans un restaurant le lundi midi. Ces deux moments loin de la rigueur imposée à la demeure familiale avait fait du bien à la fratrie. Ils travaillaient le matin mais d'une manière bien plus décomplexée que chez leurs parents. Qui sur le lit, le canapé, au sol, en mangeant, en se demandant de l'aide... ils avaient même testé de s'interroger les uns les autres selon les sujets. Bien sûr Ennis ne pouvait pas réellement aider les deux garçons mais sur des apprentissages par cœur, elle était capable de vérifier les informations dans leurs prises de notes. Par deux reprises ils avaient aussi été investir la bibliothèque sorcière londonienne. La pré-adolescente avait été ébahie devant ces montagnes d'ouvrages traitant de sujets tous plus variés les uns que les autres. Cela lui avait ouvert de sacrés horizon. Et l'après-midi ils profitaient du Londres sorcier. Ils étaient allés au théâtre, flâner dans les quartiers sorciers, manger une glace... au gré de leurs envies.

Mais cette parenthèse c'était terminé et elle était rentrée hier soir - 15 juillet - à Letterkenny. Et, en ce samedi matin, après le petit-déjeuner, elle souhaitait écrire à son meilleur ami Clément. Cet été encore ils avaient prévu un échange épistolaire régulier. Les deux amis n'étaient pas toujours très loquaces lorsqu'ils étaient à l'école mais ils appréciaient les lettres. C'était ainsi. Elle entreprit de lui raconter la pièce qu'elle avait vu le jeudi soir. Un drame dans lequel on suivait les difficultés de deux amis sorciers face à la découverte du Secret. Elle ne l'avait pas trouvé si fameuse mais restait un bon divertissement. Mais elle ne se contenta pas de parler de ça, mais aussi de ce que ses frères pouvaient savoir sur les projets de leurs parents. Autant dire rien du tout s'il fallait être honnête. Mais elle ne désespérait pas.

A l'heure du déjeuner - sa lettre inachevée toujours sur son bureau - elle gagna la salle à manger familiale pour y prendre le repas de la mi-journée avec ses parents et Domhall. Ils n'y avaient échangés que des banalités jusqu'à ce qu'un très jeune elfe - pas encore adulte - n'arrive porter deux lettres aux deux jeunes gens. La petite créature était très impressionnées et se pencha si bas pour saluer ses maîtres qu'elle manqua de trébucher. Tous les membres de la famille O'Belt répondirent par un signe de tête et le jeune être s'avança pour tendre la première enveloppe au garçon et la seconde à la fillette. Avant même de prendre la sienne, la châtain reconnu l'encre verte typique de Poudlard. Son pli était plus épais visuellement, et nettement plus lourd, que ceux des deux années précédentes. Elle le retourna et l'ouvrit. Le premier feuillet de parchemin était le courrier d'entrée en troisième année. Le deuxième celui du choix de filière. Le troisième les fournitures scolaires. Et puis un quatrième bien plus petit et surtout d'une autre main. En le sortant de l'enveloppe, la benjamine de la famille fit également tomber un écusson de métal sur la table. Un blason rouge avec une bande oblique dans laquelle la mention 'Préfète' était inscrite. Ennis dû retenir une exclamation de surprise. Par quel cheminement tordu son directeur de maison avait pu en venir à la conclusion qu'elle pouvait avoir des aptitudes à tenir ce poste? Afin de voir si un début de réponse pouvait se trouver sur le bout de vélin, elle le prit lentement. Elle ne fût pas vraiment surprise de n'y lire qu'une lettre type de nomination en tant que préfète de sa maison sans autre information d'aucune sorte. Elle releva enfin la tête pour tomber sur l'air entendu de son père, satisfait de sa mère et fier de son frère.

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22 nov. 2021, 01:58
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MI-AOÛT 2046

Après un été 2045 relativement calme puis une année scolaire agitée par les avances de Daniel Smith d'une part et le tournoi imposé par les Lignées du Nord aux écoles de sorcellerie d'autre part, l'été 2046 avait été lui aussi riche en diverses émotions. Il y avait d'abord eu ses résultats scolaires qui, loin d'être catastrophiques, ne satisfaisaient pas sa mère. Pourtant, hormis un E aux examens terminaux de Botanique et de Défense contre les Forces du Mal, elle n'avait eu que des notes excellentes et les appréciations de ses professeurs étaient plutôt élogieuses. Mais la botanique... Cathleen O'Belt, née Sweeny, ne pouvait pas laisser passer que l'un de ses enfants ne soient pas parfaitement au point. Mais Ennis ne pouvait argumenter face à l'ardeur maternelle. Sans pouvoir dire à quoi était dû son Effort Exceptionnel, un défaut de manipulation lors de la recolte de pus de bubobulb, elle avait encaissé l'orage et acquiescé quant au fait de travailler et été. Mais cela ne changeait pas vraiment de d'habitude, elle essaierait juste de passer plusieurs fois par semaine dans la serre pour s'occuper des diverses plantes. Elle n'aimait pas ça mais il fallait qu'elle achète sa tranquillité. Majeure, ses études terminées, elle pourrait trouver un moyen de limiter leurs rapports au strict nécessaire. Mais en attendant, il fallait jouer finement. Elle n'avait plus que ça.

Début juillet, Diarmuid était venu annoncé à ses parents sa séparation d'avec son amie depuis plusieurs années. Cela avait causé un deuxième orage parental quoique moins violent que celui concernant ses notes. Diarmuid ayant repris du poids de la bête - sans qu'elle ait encore pu savoir pourquoi il avait sombré ainsi psychologiquement - il avait été en mesure de calmer leurs deux parents fermement mais avec un respect dont elle savait devoir s'inspirer. Des trois enfants O'Belt, c'était Domhall qui était peut être le plus doué à ce jeu. Peut être aussi car il n'entrait, de part son caractère, jamais en reelle opposition. Discret, malléable en apparence, il avait même choisi une voie qu'aucun de ses parents ne pouvaient contrer. Fabriquer des baguettes magiques n'étaient pas spécialement dangereux et procurait un prestige suffisant pour qu'ils puissent en parler en société sans honte. Cela pardonnait le côté quelque peu introverti du puîné. Ceci étant, le fait d'aller mieux avait permis à Diarmuid de se poser en homme et non plus en enfant et cela changeait la donne. Briac avait du se rendre à l'évidence et couper sa femme qui allait débuter une conversation sur un mariage. Mais un simple signe de la tête du père de famille vers la cadette avait tout stoppé. Ennis avait froncé les sourcils pendant un quart de seconde. Mais la conversation avait été close, le repas s'était poursuivit avec des sujets tout autre. Et c'était ainsi que le deuxième épisode de l'été s'était clos.

Mais c'était sans compter sur le plus venteux de tous, celui qui venait de conduire Ennis à sa chambre avec moult cris et des larmes qu'elle ne pouvait plus empêcher. Ça avait été d'une violence comme rarement elle en avait connu. Et des le début de la conversation, elle avait senti que cela finirait particulièrement mal. Si en ce moment même, l'adolescente était assise sur son lit, dos au mur et en train de serrer son oreiller contre son ventre tout en laissant couler de nombreuses larmes silencieuses, moins d'une heure plus tôt, elle se trouvait dans la salle de travail et manipulait ses galets de runes pour réviser l'utilisation de ces dernières dans l'établissement de talismans plus ou moins complexes. Ses parents étaient venus la trouver ensemble et c'était son père qui avait ouvert le bal, en anglais, un présage plutôt négatif.

- "
Ennis, j'ai discuté hier avec une vieille connaissance et j'aurais aimé avoir quelques éclaircissements de votre part." Le décor était posé. Le ton de son père ne l'a trompait pas, Briac était agacé et la colère pointait. La figure de sa mère était tout aussi explicite pour elle, elle fulminait. Le cœur d'Ennis s'emballa en même temps qu'un frisson lui parcouru l'ensemble du rachis. Elle ne pouvait que répondre favorablement à la sollicitation aussi, elle se leva en prononçant un "Oui" le plus clair possible.

- "
Allons dans mon bureau." Ajouta l'homme, deuxième glas annonçant le caractère sérieusement mauvais de cette scène. La jeune fille suivit donc ses parents et entra dans le bureau paternel qui se trouvait à l'autre bout du couloir. L'intérieur était égal à ce qu'elle connaissait. Aucun de se sparents ne prit place sur un des fauteuils. Briac resta debout devant sa table de travail sans prendre la peine de s'appuyer dessus, les bras dans le dos, sa femme à ses côtés, Ennis savait qu'il mènerait le début de conversation, si conversation il y avait. Elle, resta debout entre les fauteuils destinés aux interlocuteurs que son père pouvait avoir lors de quelques rendez-vous. Elle déglutit. Le regard de ses parents était brûlant. Colère, déception, haine même... voilà tout ce qui émanait d'eux et qu'elle ressentait avec un force inimaginable.

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22 nov. 2021, 11:35
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Sentant que le vent tournait clairement en sa défaveur, Ennis soutint le regard de son père qui ne tolérait pas qu'on baisse les yeux:

- "
J'ai revu au retour d'une mission pour les Gobelins, un ancien camarade de classe. Est ce que le nom d'Henry Smith vous dis quelque chose?"

- "
Non père." Répondit Ennis encore maîtresse des émotions qui l'assaillaient.

- "
Ce qui n'est pas très étonnant. Mais peut être que vous connaissez son fils Daniel." La Gryffondor dû faire un effort surhumain pour ne pas laisser paraître une trop grande fragilité à l'évocation du jeune homme. Bien sûr qu'elle le connaissait, et trop bien.

- "
Oui père." Comment Smith allait-il encore réussir à l'atteindre? Qu'avait-il pu dire à son père qui aurait ensuite été rapporter au sien. Fortuitement ou de manière orchestrée c'était encore là la question.

- "
Savez-vous ce que ce tout jeune diplômé de Poudlard a appris à son père?" Ennis ouvrit la bouche pour répondre que non mais le briseur de sorts la coupe d'un geste de la main, "Je me doute que non mais vous allez devoir vous expliquer."

- "
Et j'espère que vos explications seront convaincantes." Renchérit une Cathleen jusque là étonnamment silencieuse.

- "
D'après lui vous entretenez une relation bien plus qu'amicale avec un certain Jeffrey Hunter. Une relation amoureuse de longue date et poussée apparemment." On y était. C'était donc ça. Il était aller parler de son petit-copain. Mais poussée, comment ça poussée? Qu'entendait-il par poussée? Elle sentit la panique prendre possession de son esprit.

- "
Alors?" La pressa sa mère en voyant à son visage qui venait de perdre toute couleur qu'il devait y avoir une part non négligeable de vérité dans le discours qui avait été tenu à son mari.

- "
Je... Oui, je..." Commença Ennis en ayant d'un coup la bouche extrêmement sèche. Le regard de son père était très clair, il allait falloir plus. Mais c'était difficile de devoir parler ainsi de cette relation devant des parents ouvertement en proie à la colère et qui le masquaient à peine. Pas du tout. "C'est bien mon petit-ami." Trouva-t-elle la force de dire en allant au plus court. Et là, sa mère explosa en un discours en rage à son attention, avec des appartées plus calmes à destination de son époux:

- "
Et bien voilà nous y sommes! Vous vous êtes accoquinée avec un gamin dans votre genre je suppose. Un jeune fou aussi peu réfléchi que vous." Ennis tenta un geste négatif de la tête mais Cathleen enchaîna: "Ne niez pas, si le fils est à l'image du père... Parce que figurez vous que oui, nous avons fait quelques recherchzs avant de vous parler. Gilmore Hunter était de ma promotion, marié à une modlue, deux enfants, deux sangs-mêlés. Vous n'avez pas trouvé mieux?" Les statuts magiques de la mère de Jeffrey avait été craché, celui de son petit-ami et de sa sœur dit du bout des lèvres. Puis elle sadressa à son père en calmant nettement sa voix: "Vous vous souvenez de Gilmore n'est-ce pas? Pas un modèle de... Un bête joueur de Quidditch." Son père inclina la tête ce qui laissa supposer à Ennis qu'il ne voyait pas vraiment qui était le père de Jeffrey. Mais sa mère avait une mémoire des visages et des noms impressionnante. Son amour pour le Quidditch avait dû catalogué le père de son petit-copain comme un sportif sans cervelle. Et voilà qu'elle revenait vers sa fille:

- "
Jamais nous n'aurions du accepter que vous fassiez ce sport de violents. Voilà où cela nous a mené! Vous avez perdue tout sens commun au point de vous amouracher de ce garçon!"

- "
Cathleen!" La voix du patriarche venait de tonner.

- "
Parce que vous pensez sincèrement qu'elle va nous dire la vérité à ce sujet?" Le regard de son père pour sa mère fut effroyable. Autant de colère de lui vers sa mère que vers elle quand elle avait confirmé sortir avec l'anglais. Il y avait quelque chose qui la dépassait. Une information qui lui manquait pour comprendre le puzzle.

- "
Ennis, allons-y sans détour, avez-vous eu des relations intimes avec ce garçon?" L'adolescente eut un temps d'arrêt. Comment en arrivait-on à ce genre de question? Et en quoi cela pourrait être si grave si d'aventure c'était arrivé?

- "
Non, je... Non. Mais qu'est ce..." Le stress rendait ses phrases confuses car elle cherchait où ses parents voulaient en venir. Normalement quand un enfant annonçait être amoureux c'était plutôt une bonne nouvelle non? Toutefois, elle sentit le relâchement dans les épaules de ses parents.

- "
Tout n'est peut être pas perdue alors. Si Madame Downing..." Commença sa mère à l'attention de son père.

- "
Qui? La mère de Clément? Quel rapport avec" Une fois encore, elle fut intimée au silence par un geste de son père qui expliqua:

- "
Nous avons convenu avec la mère de votre ami que votre rapprochement méritait que l'on s'y intéresse."

- "
Vous avez arrangé un mariage?" Pas de doute à la tête de ses parents, c'était bien ça. Et ils comptaient bien poursuivre dans cette voie. "Vous n'avez pas le droit! C'est MA vie!" Explosa la jeune fille.

- "
Calmez-vous maintenant!" Dit Briac en élevant la voix juste avant que sa mère ne poursuive. Et Ennis n'eut dautre choix que de se taire et de contenir sa colère comme sa tristesse, tout ceci était surréaliste:

- "
Pensez donc plutôt à votre famille que votre petite personne. Nous n'en sommes pas mort, vos grands-parents non plus. Vos frères n'en mourront pas plus quand nous leur aurons présenté quelques jeunes filles. Au moins vous connaissez déjà Clément et vous entendez bien avec lui. Estimez vous heureuse! Et comme vous n'êtes pas complètement idiote et n'êtes pas devenue une... Cela va encore pouvoir se faire."

- "
Jamais!" Dit Ennis avec une hargne et une conviction qu'elle ne pouvait tenir que de sa mère. "Jamais ça ne se fera. Jamais vous ne déciderez de ça pour moi. Je ne vous laisserait pas faire." Et elle avait planté là ses parents et quitté la pièce en courant, avant que ceux-ci n'aient l'idée de verrouiller la porte. Elle se réfugia dans sa chambre où elle commenca par pleurer, assise sur son lit, son oreiller contre elle en bouclier. Elle devait commencer par évacuer physiquement par les larmes. Ensuite elle serait peut être en mesure de penser à tout ce qui venait de se jouer. Mais elle n'était pas au bout de ses peines. Car dans les quinze jours suivants, la discussion reviendrait deux fois sur le tapis. Et par deux fois elle tourna en un orage sans précédent. Cela allait de mal en pis.

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24 nov. 2021, 00:59
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MERCREDI 29 AOÛT 2046 - VERS 18H45

Depuis quinze jours, les relations entre Ennis et ses parents étaient tendues. L'adolescente ne comprenait pas les façons de faire ariérées de ses parents et elle ne voyait pas d'issue au problème pour le moment. Depuis elle était surveillée comme le lait sur le feu, y compris pour envoyer du courrier. Pour le moment, elle avait donc renoncé à le faire. Mais elle avait écrit deux lettres et pensait demander à ses frères de les envoyer pour elle. Et en attendant elle avait préparé sa rentrée au mieux, au point que sa malle était prête et l'intégralité de ses cours de vacances réalisés de bout en bout. Bientôt, elle prendrait le Poudlard Express et en route pour le collège sorcier britannique, elle retrouverait son petit-ami et son meilleur-ami et tout irait mieux. Au moins là bas. Mais serrer les dents n'était pas toujours évident et quand elle descendit pour le dîner, elle entendit ses parents parler à ses frères de leur conversation passée. Arrêtée au milieu des marches, Ennis contracta ses mâchoires. Elle savait qu'ils leur en parleraient, mais qu'il mettent, encore, en doute sa parole face à celles de ce... de Daniel, rapportées par son père qui plus est...

- "
Pourquoi ne pas accorder confiance à ce que vous dit Ennis?" Entendit-elle le plus vieux de ses frères demander à leurs parents.

- "
On parle de votre sœur qui serait bien capable de mentir pour..."

- "
Vous exagérez mère!" Au moins pouvait-elle compter sur ses frères, pensa Ennis en entendant Domhall prendre lui aussi sa défense alors qu'elle reprenait sa descente des escaliers.

- "
Compte tenu de son caractère, je..." Cathleen fut coupé par Ennis qui arriva exactement sur cet entrefait dans le salon où les quatre autres membres de sa famille attendaient qu'on vienne leur dire que le repas était prêt. Sa mère et son père était chacun assis dans un fauteuil et, leur faisant face, Diarmuid était appuyé contre l'un des rares pan de mur libre alors que Dom s'était installé dans un canapé. Les garçons la virent donc en premier tandis que ses parents furent surpris d'entendre sa voix s'élever, dure, froide, presque tranchante:

- "
... n'aime pas cette enfant à laquelle j'ai pourtant donnée naissance, j'utilise moindre prétexte qu'on me donnera pour la discréditer." L'adolescente, qui venait de formuler pour la première fois ce qu'elle pressentait depuis plusieurs années déjà, vit les visages de Briac et Cathleen se tourner vers elle. Pour la première fois, elle lut de la sideration sur celui de son père. À n'en pas douter, il ne saurait quoi répondre dans l'immédiat. Par contre, la colère dans les yeux maternels lui était tout sauf étrangère. Elle ne prit pas le temps de détailler les impressions de ses deux aînés, elle resta plutôt sur sa lancée:

- "
Non, il est vrai que croire les dires du père d'un élève de Poudlard est bien plus facile. Mais quel est son intérêt? Savait-il que vous cherchiez à nous marier tous les trois à des personnes que nous n'aurions pas choisi?" La Gryffondor entendit les exclamation de ses frères mais enchaîna sans les laisser le temps de plus: "Peut-être qu'il voulait tenter sa chance. Le fils n'en aurait été que ravi. Il aurait eu ce qu'il voulait!" L'étonnement et la colère laissèrent place à l'interrogation, au moins partiellement. Ennis savait qu'elle venait d'accrocher leur attention, mais ils ne s'attendaient pas à la suite. Aucun des quatre autres membres de sa famille n'en savaient rien. Elle avait fait jurer à Owen de se taire et en voyant ses frères elle savait qu'il avait tenu parole:

- "
Daniel Smith n'est qu'un misérable rat qui cherche vengeance en espérant que, maintenant que vous connaissez ma relation avec un adolescent de mon âge, vous sévissiez d'une façon ou d'une autre. Même sans avoir connaissance de vos projets d'un autre temps."

- "
Que voulez-vous dire par Merlin Ennis?" S'agaca son père vers qui elle pivota:

- "
Ce que je veux dire c'est qu'il a voulu se venger. J'ai repoussé ses avances, supporté ses tentatives infectes de séduction, ignoré ses attouchements et paroles rabaissantes." Les larmes montèrent à ses yeux mais elle les contient et maitrisa par là même sa voix qui menaçait de se peindre de sanglots: "Et ai réussi," elle tourna son visage vers Diarmuid pour qu'il comprenne de qui elle allait parler, "grâce à un professeur né-moldu," ses yeux trouvèrent ceux de sa mère, "ceux que vous méprisez tant," elle regarda de nouveau son père, "à ce qu'il ne mette pas à exécution son envie incommensurable de relations intimes forcées." Le lion était lâché dans la volière. La jeune fille tourna les talons et remonta dans sa chambre sans un regard supplémentaire pour quiconque. En empruntant les marches, elle entendit les éclats de voix. En ouvrant sa porte, la course de Diarmuid pour la rattraper, et en la refermant, sa main qui vint bloquer son geste pour se glisser dans na pièce avec elle. Il ouvrit les bras et ladolescente n'eut pas besoin de plus pour s'y réfugier et craquer pour une troisième fois en deux semaines de temps.

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2 déc. 2021, 23:45
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11 NOVEMBRE 2046

Assis sur l'un des fauteuils du salon, Briac O'Belt regardait danser les flammes dans la cheminée. Le jeu des flammèches était hypnotisant et lui permettait de remettre de l'ordre dans ses pensées. Depuis les révélations de Smith père et la confrontation avec la version de sa fille, une partie de ses convictions avaient été sérieusement ébranlées. Au delà du refus en bloc de sa benjamine à propos de l'aider à trouver quelqu'un pour plus tard - n'avait-il pas lui aussi détesté cette sensation d'obligation d'épouser fille qu'il ne connaissait que de vue et de nom? - une autre chose avait retenue son attention. Et il venait de confronter sa femme sur le sujet. Elle avait été non sans mal car Cathleen avait un caractère au moins aussi explosif que celui d'Ennis. Ou bien était-ce l'inverse? L'irlandais avec donc amené le sujet sans prendre spécialement de pincette. Sa fille n'avait pas complètement tord, sa femme avait toujours été plus dure avec elle, plus qu'avec ses frères. Il s'en rendait compte maintenant avec le recul et la crise dans laquelle ils étaient actuellement. Et Cathleen n'avait pas vraiment aimé. Mais avec force de discussion, il avait fini par lire entre les lignes. Et, même si son mariage n'avait pas été d'amour, il s'en voulait d'être passé à côté. Mais lui même avait été affecté par le décès de Rosin à quelques jours de vie. Il s'était réfugié dans son travail, laissant sa femme seule maîtresse à bord. Et il avait suivi son mode éducatif sans y trouver à y redire, lui qui n'était jamais là. Ça avait été tellement douloureux que jamais avant aujourd'hui ils n'en avaient reparlé. Ni même les garçons. Domhall avait deux ans, même pas, c'était donc normal. Mais Diarmuid aurait pu s'en souvenir. Qu'en était-il? Encore des questions qui se soulevait et qui devraient trouver réponses. La discussion avec sa femme avait non seulement soulevé ce deuil non résolu mais aussi que sa femme ne cessait d'imaginer cette enfant perdue, et de comparer son souhait à leur fille bien vivante. Créant chez elle deux des sentiments s ambivalents. Leur similitude de caractère avait fait le reste. Cathleen l'avait quitté d'une humeur massacrante il y avait bien une trentaine de minutes et il était resté là.

Le bruit d'un bec contre une vitre l'obligea à ses lever et ouvrir la fenêtre. Il reconnu sans aucun mal - Upsilon - le hibou de son aîné qui portait deux lettres. Le hibou reparti pour la volière et Briac rejoignit le fauteuil qu'il venait de quitter. Il ouvrit la première lettre, celle de Diarmuid. Les garçons étaient venu courant septembre, ensemble, pour discuter avec eux de cette histoire de mariage. Forcément, en acceptant que leur sœur finissent les vacances d'été avec eux et qu'ils se chargent de l'emmener à la gare... Mais faire autrement n'aurait eu pour conséquence qu'attiser l'incendie. Ses enfants faisaient front commun malgré leurs arguments. Et s'ils continuaient à écrire, aucun ne voulait remettre les pieds dans cette maison tant qu'ils n'auraient pas plié. L'homme de quarante six ans soupira. Diarmuid était le moins véhément mais ça ne rendait pas la chose plus facile. Lui était prêt à plier, sa femme allait certainement lui reprocher sa faiblesse. Mais il n'était pas prêt à faire une croix sur ses trois enfants. Et la méthode frontale ne marchait plus, si tant est qu'elle avait déjà fonctionnée sur Diarmuid le fonceur, Domhall l'imprimé et Ennis l'astucieuse. La lettre envoyée pour son anniversaire accompagnant l'abonnement à Vitmalangue pour l'échange avec une étudiante de Durmstang et son cadeau d'anniversaire - une nouvelle cape d'hiver quelle avait repérée dans une boutique de Dublin en sa présence - n'avait pour le moment pas eu de réponse. Il avait tenté- encore une fois - de désamorcer la situation avec sa benjamine, donnant des bribes d'explication. Ou plutôt, stipulant que ni lui, ni sa mère ne souhaitait annoncer ça par écrit. Il espérait qu'elle comprendrait. Il passe sa main sur son visage et pinça larrete de son ne juste au coin des yeux. Il devait retrouver Cathleen pour la convaincre.

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8 janv. 2022, 00:15
 Letterkenny   Solo  Un long apprentissage
JEUDI 03 JANVIER 2047

Briac O'Belt avait envoyé un hibou adressé de ses trois enfants deux jours auparavant. Il voulait leur parler, sans leur mère surtout depuis son coup d'éclat du 22 décembre dernier et la détérioration de son état psychologique depuis. Il avait donc saisi l'occasion quand elle l'avait informé vouloir passer la journée à faire l'inventaire de sa boutique, pour convier ses enfants en milieu de mâtinée. Pas de risque que Cathleen ne les croise et surtout n'ait vent de la conversation qu'ils auraient. Il avait même convaincu l'elfe la plus fidèle de son épouse d'aller avec elle pour l'aider. Pas de risque qu'elle soit témoin de ce qui allait se dérouler bientôt et donc qu'elle puisse en faire un compte rendu.

A dix heures précise, il sentit la magie entourant la maison se modifier légèrement, quelqu'un venait de transplaner. Un coup d’œil par la fenêtre de son bureau lui apprit que Diarmuid, Domhall et Ennis venait d'apparaître dans les jardins, dans la zone dédiée à cet effet. L'aîné avait encore la main sur l'épaule de la benjamine. Il les vit remonter l'allée jusqu'à l'entrée avant d'entendre Penny, leur plus vieil elfe et père de la petite créature attribuée au plus vieux d'entre eux, leur ouvrir et les conduire jusqu'à la pièce où il se trouvait actuellement. Quand il vit la silhouette du plus vieux apparaître dans l'encadrement de la porte, il se trouvait devant son bureau, appuyé sur le meuble bras croisés. Il se redressa bien vite, saluant puis invitant ses trois enfants à s'asseoir sur les fauteuils présents dans la partie moins formelle de la pièce. Il neit pour réponse que les 'bonjour' discrets de ses deux garçons, la plus petite se contentant d'un signe de tête. Diarmuid et sa petite sœur prirent place sur le canapé, Domhall et lui sur les deux fauteuils restant. Il voyait au regard de sa dernière, et ce malgré son visage neutre, à quel point elle était méfiante; son second fils arborait le masque parfait du sorcier issu d'un certain rang, indéchiffrable; quand à l'aîné il semblait n'avoir que faire de ce qu'il pouvait renvoyer, son expression était égale mais exprimait, sans doute possible, une forme de mépris.

Briac O'Belt dut faire appel à toute sa maîtrise de lui même pour ne pas flancher. Jamais aucun de ses enfants n'était pu lui présenter pareil visage avant ce jour, avant leur dernière discussion. Jusqu'alors tous les trois arrivaient à garder un certain naturel avec lui. Avait-il définitivement perdu le peu qu'il avait pu acquérir avec eux entre ses longues périodes d'absence? Il y eut un échange de regard entre les trois jeune gens et c'est Domhall qui, de ce qu'il avait pu observer, restait le plus maître de ses émotions en ce moment qui prit la parole:

- "
Pourquoi avoir voulu nous voir ensemble et sans mère? Vous êtes resté plus qu'évasif dans votre lettre." Exposa-t-il en le regardant dans les yeux.

- "
Il y a plusieurs choses. Certaines dont je souhaite vous parler à tous les trois. Une autre qui ne concerne qu'Ennis." Répondit le père de famille en regardant spécifiquement la susnommée lorsqu'il parla d'elle. Le regard de la benjamine changea, il vit y passer un peu d'inquiétude. Compte tenu de leurs derniers échanges comment pourrait-il lui en vouloir.

- "
Je voulais revenir avec vous sur le sujet qui nous oppose vous d'une part et votre mère et moi de l'autre." Il n'y avait pas besoin de sous-titre, la question des mariages arrangés venaient d'arriver sur le tapis. Les deux plus jeunes vivent leurs traits se durcir. Briac en conclu donc que leur fille n'était pas la seule à être en couple. Quand à Diarmuid, il vit son regard fuyant.

- "
Quand j'avais votre âge, cela se faisait encore. Pas énormément mais dans notre milieu oui. Donc quand votre mère a émit l'idée je ne me suis pas opposé. Certes j'ai moi même voulu l'éviter mais finalement, mes parents n'ont pas si mal choisi, et je n'avais personne." Ennis leva un sourcil interrogatif:

- "
Mais vous avez accepté de vous marier avec une femme que vous ne connaissiez pas, que vous n'aimez pas!" Elle n'arrivait pas à concevoir la possibilité de faire une chose pareil.

- "
Nous avons un an d'écart et étions à Serdaigle tous les deux. Bien sûr que nous nous connaissions déjà. Et nos parents fréquentaient les mêmes cercles. Quand à la question de l'affection Ennis, je vous invite à reconsidérer notre date de mariage et la date de naissance de Diarmuid." Il fit une pause pour laisser le temps à sa benjamine d'y penser. Si ses beaux-parents avaient laissé courir le bruit de la prématurité ce n'était pas pour rien. Mais personne n'était dupe. "Nous avons appris à nous connaître pendant quelques mois. Si de l'amour ne s'était pas développé nous n'aurions pas eu tr... quatre enfants." Il s'était corrigé sur le fil quant à sa progéniture.

- "
Et vous avez osé me..." L'adolescente s'était levée, contenant sa colère mais n'ayant pas pu empêcher le ton accusateur.

- "
Si vous le voulez on en parlera plus tard. Ce que je voulais vous dire... Rasseyez-vous Ennis s'il vous plaît. Je vous promets que nous en discuterons tout à l'heure, sans vos frères." La jeune fille regarda ses dits frères en sentant ses émotions lui échapper, mais elle parvint à se contrôler. In extremis cependant, elle sentait bien que les larmes pouvaient s'échapper sans qu'elle ne puisse rien y faire. Sans compter sa gorge qui se nouait. Mais elle reprit place sur le sofa et le quadragénaire reprit:

- "
Je veux bien faire en sorte que votre mère stoppe ses tractations pour Diarmuid et annule ceux qu'elle avait prévu pour vous deux." Annonça-t-il en désignant du menton les deux autres. Domhall apprenant par la même qu'il était bien plus concerné par la question qu'il ne le pensait. Dire qu'en août elle n'en était qu'au stade de la recherche. Sa mâchoire inférieure se crispa. Son père avait plutôt intérêt à être convaincant.

- "
Quitte à utiliser le lien magique de notre mariage, mais je préférerai autant éviter. Je ne crois pas qu'impose soit la solution avec votre mère." Oui il serait prêt à utiliser la partie du contrat marital magique qui permettait à l'époux d'imposer une décision à son épouse. Mais cela ne lui plaisait pas du tout. Ce n'était pas dans ses valeurs d'avoir un rapport de supériorité avec sa femme. Et c'était aussi ce qui l'avait conduit à se ranger à la demande de sa progéniture.

- "
Mais il y aura des conséquences. Notamment l'opinion que certains se feront de notre famille et de chacun d'entre nous à titre individuel. Vous devez en avoir conscience et être prêt à les affronter. Mais si c'est ce que vous souhaitez, nous nous y préparerons. Et je me chargerai de gérer votre mère dont la santé mentale reste du moins fragile." Il s'arrêta un instant pour jauger les deux jeunes adultes et l'adolescente se trouvant à ses côtés. Malgré ses nombreux et longs moments loin de la maison il les connaissaient suffisamment pour prédire leurs réponses. Leur réponse. Ils avaient déjà exprimé leurs avis et il les savaient déterminés. Les garçons le lui avaient bien fait comprendre dans leurs courriers. Et Ennis avait refusé de leur répondre, ce qui voulait tout dire concernant cette dernière. Il ne fut donc pas surpris quand chacun à leur tour ils confirmèrent leur souhait.

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8 janv. 2022, 00:24
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- "Bien. Je vais y travailler. Mais n'espérez pas de résultats à court terme. Je voudrais éviter de brusquer complètement votre mère. Comme je vous le disais elle ne va pas aussi bien que ce qu'on pourrait le croire." Les trois jeunes gens le regardait avec insistance pour l'un, une forme d'interrogation méprisante pour l'une, et le regard neutre typique des Sweeny pour le puîné.

- "
Il m'aura fallu du temps pour le comprendre moi même. En août, mais surtout il y a quinze jours." Il déglutit.

- "
Le décès inexpliqué et brutal de Rosin nous a marqué tous les deux et nous avons extérioriser ça différemment. Je me suis encore plus réfugié dans le travail, fuyant la maison. Votre mère s'est occupée de vous et a muré ses émotions. Je n'ai pas su voir sa détresse. Encore moins quand elle m'a annoncée être enceinte d'Ennis. Je la pensais heureuse de cette nouvelle là où elle était saisi d'angoisses terribles. L'empêchant de s'investir et projettant un idéal sur vous." Il venait de se tourner vers sa fille.

- "
Mais vous n'êtes ni Rosin, ni l'idéal de la petite fille, puis de la jeune fille qu'elle s'imaginait. Vous êtes vous, avec votre caractère pas aussi éloigné du sien que l'une et l'autre le pensez." Il leva sa main, paume a plat pour stopper sa benjamine qui voulait parler.

- "
Ça ne l'excuse pas, je vous donne le peu d'explications que je suis en mesure de vous donner pour que vous compreniez." L'adolescente acquiesça et la voix de Diarmuid s'éleva:

- "
Pourquoi m'avoir interdit d'en parler. Je me souviens mal, mais j'ai maintenant des flashes, la nuit surtout. L'un comme l'autre n'avez pas été tendre dans vos injonctions à me taire." L'accusation était là. Son aîné souffrait d'un retour de flamme. Ils avaient pensé se protéger tous en faisant en sorte qu'il oubli. Un échec cuisant.

- "
Nous souffrions trop, c'était au dessus de nos forces. Et nous pensions sincèrement que vous alliez oublier. Vous naviez que quatre ans après tout. La plupart des souvenirs de cet âge s'effacent." Une moue dédaigneuse lui répondit.

- "
Nous en reparlerons une autre fois aussi je présume?" Le plus vieux de ses fils était amer il l'entendait bien. Mais il hocha la tête en ajoutant:

- "
Vous me direz quand et où, nous en discuterons ensemble. Domhall si vous le souhaitez aussi et si votre frère est d'accord." Ses deux grands acquiescèrent. Il laissa un moment de silence flotter. Il parlait beaucoup au demeurant et de choses ni faciles à aborder pour lui, ni à entendre pour eux. Et ils ne réagissait que peu, il aurait presque préféré des réactions fortes, dans les cris ou les pleurs. Mais après tous, ils répondaient comme sa mère et lui les avaient élevés. Ne devrait-il pas être fier?

- "
Il y avait autre chose père?" S'enquit Domhall qui semblait se poser en porte parole de la fratrie. Logique en somme, il avait toujours été le plus à l'aise dans ce genre d'affaire. Ennis trop jeune, facilement émotive et Diarmuid facilement déstabilisé malgré ses efforts, lui avaient toujours implicitement le soin de relancer les échanges lorsque cela était nécessaire. Cette entrevue ne faisait pas exception.

- "
C'est exact. Entendez que j'aurais pu prendre la décision seul. Mais cela vous concerne directement tous les trois, sur plusieurs plans. Je voudrais donc votre avis sur la question." Il vit de l'intérêt s'allumer dans les trois pairs d'eux noisettes dont la couleurs était identiques aux siens. N'eut été leur forme plus en amande, il aurait pu penser voir ses prunelles dans trois miroirs tant la ressemblance était frappante.

- "
Depuis le renversement du Ministère je me refuse à prendre part aux Conseils qui se sont montés malgré les insistances de votre mère. Je ne voyais pas d'intérêt majeur à ce statut de sang-pur. Mais, avec les derniers décrets votés, je ne peux rester indifférent. Si reconstruire l'hôpital ou le Chaudron Baveur sont des décisions que j'approuve, ce n'est pas le cas de la confiscation des baguettes chez les jeunes scolarisés. Et j'aimerais, par l'inscription de la famille dans ce registre, essayer d'amener un autre point de vue sur les questions qui peuvent être débattues. Cela va impliquer de devenir sang-pur d'une part qui pourra se transmettre éventuellement. C'est encore la chose qui m'intéresse le moins, mais votre mère s'en servira d'argument pour me contrer dans cette affaire de mariage." Il fit une pause, aucun de ses trois enfants ne semblait vouloir s'exprimer. Alors il poursuivit:

- "
J'aimerais que vous pensiez sincèrement à cette éventualité." Son regard capta celui de la jeune irlandaise pour ne plus le lâcher jusqu'à la fin de sa phrase, "Vous êtes tous les trois assez vieux pour comprendre les tenants et aboutissants de la question. Et je ne me vois pas, après nos récentes oppositions, vous écartez. Prenez le temps dy réfléchir, d'en discuter entre vous. Nous pourrons en discuter ensemble également, de vive voix. Quitte à me rendre à Pré-au-Lard, Ennis." Il rompit le contact visuel avec cette dernière et frères et sœur s'observèrent. Ce fut une nouvelle fois Domhall qui prit la parole au nom des trois:

- "
Nous allons y réfléchir mais... Dans l'hypothèse où vous fassiez cette démarche, le Conseil vous demandera de désigner celui de nous," Il fit un geste de la main entre son aîné et lui, "qui prendrait votre suite. Ou bien serait-ce automatiquement le premier né?" Ennis eut un rictus au rappel de ce patriarcat injustifiée selon elle. Restait à savoir si l'autre règle absurde à ses yeux - celle de l'aîné - était toujours d'actualité.

- "
Je vais me renseigner. Je vous tiendrais au courant." Briac les observa tous les trois un moment, les quatre membres de la famille gardant le silence. Mais cette fois-ci, il anticipa et prit la parole avant son puîné:

- "
Les garçons, si vous voulez bien me laisser seule avec votre sœur."

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8 janv. 2022, 00:31
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Cette dernière ne put s'empêcher her de lancer un regard inquiet à ses frères qui eux lui coulèrent un regard rassurant:

- "
On reste derrière la porte, Siofra, promis. Tu pourras nous appeler." Diarmuid regarda ensuite son père, il ne pouvait objecter, ils ne lui laissaient pas le choix. Et l'homme l'avait bien compris. Il laissa ses fils sortirent en les suivant du regard et attendit que la porte se referme pour reposer ses yeux sur sa fille. Elle regardait encore la porte et tourna la tête avec un temps de retard. Elle attendait qu'il parle. Et lui, il sentait sa gorge se nouer. Le sujet qu'il voulait évoquer avec elle était sensible.

- "
Je voulais reparler avec vous de Daniel Smith d'abord." Le sujet était déposé sur la table et il sentit sa cadette s'assombrire. "Je me doute que vous souhaiteriez oublier cet épisode et que la réaction de votre mère ne vous permet pas de vous sentir à l'aise. Mais je vous crois Ennis quand vous dites qu'il a voulu vous abuser. C'est sur ce point que je voulais revenir." Il ne pensait pas avoir à affronter ce genre de situation un jour. Sa fille, quinze ans à l'époque, seize maintenant victime de ce genre d'intention...

- "
J'aimerais que vous, que nous portions cela aux oreilles de la justice. Vous étiez mineure, lui majeur. Et vous avez exprimé votre refus." Dire que l'adolescente était interloquée était un doux euphémisme. Elle ne s'y attendait pas. Elle se souvenait avoir refusé de dénoncer Smith à l'époque, pourtant Jeffrey avait voulu la convaincre d'aller voir la directrice. Parce qu'elle ne voulait pas qu'on dise d'elle exactement ce que sa propre mère avait formulé. Qu'elle l'avait bien cherché, que c'était de sa faute, qu'elle n'avait pas été assez claire.

- "
Je... ne veux pas me replonger dedans..." Mais c'était déjà trop tard, les souvenirs affluaient. Le malaise avec eux. "Vous parliez des conséquences des opinions..." Elle cherchait un point d'accroche dans la logique de son père.

- "
Je ne vous cache pas qu'il y en aura. Encore qu'avec votre age nous pourrons certainement obtenir que votre identité reste secrète. Et je compte bien faire en sorte qu'il ne fuite pas, de la part de personne. Je peux moi aussi faire pression avec des éléments compromettant. Mon métier me permet d'entrer dans certains secrets de famille fort intéressants." Elle n'en revenait pas, il irait jusqu'à trahir le secret dû aux briseur de sorts pour... elle.

- "
Je peux y réfléchir un peu?"

- "
Bien sûr." Pour la première fois depuis le début de l'entretien il rompit le regard en baissant la tête. Venait maintenant pour lui le moment le plus difficile. Il devait maintenant des excuses à sa benjamine. Elle l'avait soulevé tout à l'heure.

- "
Vous deviez aussi me parler d'autre chose non?" Rappela l'irlandaise d'un ton sec, le même que le sien dans l'intonation. Il releva la tête et acquiesça.

- "
Avec le recul, la question que nous vous avons posé sur votre virginité était particulièrement déplacée. Je voulais m'excuser. Votre mère s'excu..."

- "
Non." Le coupa Ennis, "Je n'accepterai pas d'excuse par personne interposée. C'était trop blessant. Et me demander ça, à raison que cela pourrait contrarier vos plans alors que... que vous ne vous êtes pas gênés..." Il ne put que hocher à nouveau la tête, elle avait raison sur tous les points. Il voulait en dire plus mais... il avait été si absent qu'il se demandait parfois qu'elle légitimité il pouvait avoir auprès de ses enfants en terme d'autorité ou de conseil. Surtout en ce qui concernait l'abord de la sexualité, encore plus avec sa fille qu'il n'avait pas vu grandir à ce point. Cette dernière venait d'ailleurs de se lever:

- "
Je pense que ça sera tout pour aujourd'hui. J'ai besoin de..." il designa la porte de la main, elle n'était pas verrouillée. L'adolescente ne se fit pas prier et passa devant ses frères qui se trouvait appuyé sur le mur de part et d'autre des montants. Briac put les accoster avant qu'il ne suive leur petite sœur:

- "
J'aimerais rattraper le temps que j'ai perdu en fuyant, pensez à ce que nous avons dit. Cets tour ce que je vous demande." Et ils partirent sans un mot de plus. Lui regagna sa fenêtre pour les voir encore un peu, de loin, quitter la demeure. Les observer se soutenir. La main de Domhall qui venait serrer l'épaule de son frère. Le bras de l'aîné qui vint entourer les épaules de la dernière. Les regards échangés. Au moins étaient ils soudés.

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