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2 déc. 2018, 17:35
Comme un haricot perdu au milieu d'un musée  PV 
S'il y avait bien quelque chose que Solal détestait, c'était l'idée de faire mal à son ami. Pourtant, il savait très bien que son attitude le blessait. Il était parfaitement conscient que l'ignorer n'aurait fait que casser le moral du blondinet. Il l'avait fait, écrasant ses propres principes, suivant une colère aveugle. Mais c'était ce qu'il fallait pour aider Elian à se réveiller. Ils avaient à présent douze ans, tout deux, et étaient en âge de penser pour eux-même. Les parents du Serdaigle étaient trop occupés dans leur entremêlements de drames et de non-dits pour s'occuper de lui, et pourtant, il arrivait parfaitement à réfléchir et à vivre par lui-même. Pourquoi Elian ne pouvait-il donc pas ?

Le problème était bien plus profond, et Solal refusait de voir cette profondeur. Lui qui avait toujours la situation sous contrôle, semblait toujours croire qu'il suffisait d'un claquement de doigt pour régler les soucis. L'année précédente, il avait connu une période délicate avec le Quidditch, pour autant il avait réussi à se débrouiller tout seul. Personne ne savait à quel point il avait haï le sport préféré des sorciers autant qu'il l'avait adoré, personne ne savait qu'il se sentait à présent plus libre pieds à terre qu'entravés dans les rêves de son père. Il n'avait eu besoin de l'aide de personne pour se rendre compte qu'il n'avait pas à être le pantin des rêves brisés de son paternel. Le garçon avait voulu faire plaisir à son père, comme si fonder sa vie sur les envies de Ciaran n'était qu'un détail, qu'un cookie qu'il apporterait au paternel pour le goûter. Il avait pensé de longs mois durant que le rêve du paternel Rosenberg devait être le sien, avant de se rendre compte une fois dans les airs à poursuivre le vif d'or qu'il ne supportait pas la pression des regards sur lui. En quelques mois, toutes les conceptions qu'il avait faites sur lui-même avaient été brisés et il devait repartir de zéro.

Les yeux rivés sur une des vitres —il ne regardait même plus le trophée, il eut un éclair de lucidité et pendant quelques instants, se rendit compte que sa situation avait quelques similarités avec celle du Poufsouffle. S'il aurait pu utiliser cet éclair pour se mettre un peu plus à la place d'Elian il n'en fit rien et la conclusion tomba à nouveau : son ami n'avait pas assez essayé de s'éloigner de son père.
C'est du moins ce à quoi il pensa l'espace de quelques secondes, avant d'entendre le reniflement caractéristique d'un garçon qui pleure. Il eut l'impression d'entendre son cœur se briser dans sa poitrine et les supplications de son ami eurent l'effet d'un nouveau coup, lourd. La mâchoire serrée, il fixait un point devant lui comme pour ne pas craquer maintenant —sa fierté le lui interdisait, encore, et son poing se referma sur sa propre manche pour la tirer nerveusement. Le compliment d'Elian le détendit un instant, avant qu'il ne se tende à nouveau, les mots du Poufsouffle résonnant dans son esprit. Il comprenait que les Kernac'h étaient unis, mais pourquoi Elian n'arrivait-il pas à s'éloigner de l'emprise de son père alors qu'il vidait ses potions l'été dernier encore ? Pour la première fois depuis longtemps, Solal resta muet : lui-même ne savait pas quoi dire ni quoi penser de cette situation désagréable.

Avait-il eu tort ? La culpabilité fit place en lui, comme un vent violent qui balaya le reste de ses pensées. Avait-il était un mauvais ami ? Il avait repoussé Elian, qui se retrouvait à pleurer dans une salle sombre, entourée des souvenirs de la réussite des autres. Et lui, le Serdaigle trop brutal, qu'avait-il remporté ? De quoi pouvait-il se vanter ? S'il avait cru un moment être quelqu'un de bien, la culpabilité le poussa à penser qu'il avait échoué en tant qu'ami. Il était sans doute le mieux placé pour aider Elian, et il avait décidé de le laisser seul avec ses pensées. Il ouvrit la bouche, prêt à s'excuser, mais le geste —osé— du Poufsouffle lui fit ravaler ses mots. Il referma sa bouche automatiquement alors qu'il sentit un feu encore inconnu parcourir son corps, lui mordiller les pommettes. C'était bien les doigts du blond qu'il sentait sur ses cheveux, et son corps plus proche que nécessaire. Il déglutit, la mâchoire toujours aussi serrée, cette fois pour une autre raison. S'il avait toujours eu l'impression d'avoir l'ascendant sur Elian, il se sentait désormais tout petit, insignifiant. Il lui fallut quelques secondes pour réussir à formuler quelque chose.

« Je... suis désolé. Voilà. Parce que j'aurais pas du te laisser tout seul. Et t'étais pas bien. Et maintenant tu pleures. Je suis naze comme ami. J'ai... eu tort, il n'avait jamais eu autant de mal à prononcer un mot, Maintenant t'es plus tout seul qu'avec lui, moi je suis là, et c'est pas pour autant que tu suis tout ce que je pense. J'comprends toujours pas votre truc avec ton père, mais c'était mal de ma part de t'abandonner comme ça sans expliquer correctement. »
Pour la première fois de sa vie sans doute, le Serdaigle aux cheveux corbeau admit qu'il avait foncièrement tort. S'il ne s'en rendit pas compte sur le moment, les doigts d'Elian dans ses cheveux n'y étaient sûrement pas pour rien et il sentit le feu de sa colère s'atténuer en lui —son cœur, lui, ne cessait pas sa course. Il se tourna vers son camarade, presque timidement, avant de nouer ses bras autour de son cou pour le prendre dans ses bras. L'étreinte lui rappela celle de leur première rencontre dans un premier lieu, mais elle était bien différente. Son geste était presque maladroit, comme s'il réalisait inconsciemment qu'il n'y avait rien de bien amical dans ce que provoquait en lui leur proximité.
« Vraiment désolé.»

Tapis en Chef, 2ème année RP.

8 déc. 2018, 20:49
Comme un haricot perdu au milieu d'un musée  PV 
Ainsi accoudé à l'épaule de Solal, Elian pouvait examiner chacun de ses traits, et deviner qu'il avait été surpris par son geste - commençant à comprendre comment discerner les expressions de son ami. Il fallait dire que le jeune Poufsouffle se montrait étourdi par sa propre initiative, aussi agréables soient les sensations qu'elle avait provoquées. Avait-il troqué un sujet pesant à aborder - l'éducation chaotique à laquelle on le confrontait et qu'il s'autorisait malgré tout à vivre - pour une situation peut-être encore plus délicate ? Dans tous les cas, s'il aurait été capable de jeter un sort pour arrêter le temps, Elian n'aurait probablement pas hésité une seule seconde pour se donner l'occasion de réfléchir davantage à la scène qui se déroulait, fut-elle provoquée par lui-même.

L'unique certitude que le jeune Poufsouffle conservait en lui, c'était que son état d'agitation était passé, partiellement distrait par sa volonté de tourmenter gentiment un Solal bien trop silencieux pour être vrai. Bizarrement, son cerveau lui renvoya l'image d'un bac à sable miniature, croisé sur un marché moldu. On lui avait expliqué qu'en ratissant longtemps le sable à l'aide d'un petit outil en bois, on pouvait se débarrasser des pensées négatives qui agitaient notre cerveau. C'était une sorte de magie adaptée aux moldus, avait-il alors pensé. A présent, il découvrait une autre forme de sorcellerie, toute autre que ce stupide jardin zen ou que les diverses potions que l'on désirait lui faire ingurgiter : la présence rapprochée de Solal, qui avait découlé de sa tentative de diversion incontrôlée et qui avait été malgré tout en premier lieu très inquiétante, possédait dorénavant le pouvoir exceptionnel de lui redonner contenance. Et même lorsque la voix de ce dernier s'éleva, ce sentiment de quiétude continua de planer autour de lui, la tension latente de leur dispute n'était plus qu'un lointain souvenir plongé au fond de sa cage thoracique, comme à présent incapable de perturber ce moment.

Elian avait l'étrange sensation de ne plus avoir le moindre contrôle sur rien et se rendit seulement compte du silence qui régnait dans cette salle lorsque Solal reprit la parole, ce dernier le coupant subitement dans son élan. Sa conduite lui semblait à présent incongrue tant elle trahissait sa détermination à changer de sujet, il était presque effrayé de savoir qu'il aurait sûrement pu aller plus loin. Elian devait se rendre à l'évidence, s'il avait du mal à réfléchir selon une logique répondant à celle de la majorité en temps normal, il était tout simplement incapable de réfléchir tout court lorsque Solal s'adressait à lui, et ceci n'avait pas toujours été le cas. Quelque chose avait changé dans leurs interactions. En connivence dès leur rencontre, ils n'avaient pourtant jamais partagé autant que jusqu'à maintenant. Il avait peur de perdre son meilleur ami, le seul qui comptait réellement parmi le flot d'individus qui traversaient sa vie. Plus qu'un ami, c'était un allié et ce mot lui paraissait même encore trop étroit pour contenir réellement tout l'attachement qu'il éprouvait pour lui. Les excuses du Serdaigle lui firent écarquiller les yeux. Il épongea ces derniers avec le bout de sa manche, ayant fini par oublier complètement ses joues humides. Et, plus surprenant encore, Solal l'enlaça.

Comme pétrifié sur place, Elian ne s'autorisa même pas à encercler son Serdaigle de ses bras, et ceux-là restèrent figés le long de son corps.
« Ecoute, disons que c'est de l'histoire ancienne, lui dit-il sans réfléchir. Puis, le fait que ce dernier s'excuse une seconde fois en aussi peu de temps rendit l'atmosphère suffocante pour le Poufsouffle. Il s'écarta légèrement de l'étreinte de Solal en faisant un pas en arrière et posa ses deux mains sur les épaules de ce dernier, comme pour l'inciter à ne pas bouger pendant qu'il le fixait droit dans les yeux. Son envie irrépressible de desserrer sa cravate dût patienter encore un instant, il voulait lui dire quelque chose. « Solal tu es pas naze comme ami, tu es ultra-naze, et c'est pour ça que je t'apprécie tellem-... Ses yeux trahirent l'espace d'une seconde sa propre surprise. « ...beaucoup. Je te promets que je réfléchirai à deux fois avant de suivre mon père comme un mouton maintenant. » Il avait failli déraper, comme à son habitude, et même s'il avait réussi à l'étouffer au dernier moment, la vérité continuait pourtant de cogiter dans sa tête. Elian dissimula ses mains dans les poches de sa robe de sorcier, il tremblait de devoir se mentir à lui-même encore une fois, préférant éviter cette fois-ci tout contact visuel ou physique avec celui qu'il "appréciait tellement". Enfin, un rictus traversa son expression renfrognée. « Pendant la période où on se parlait plus, je suis arrivé en retard huit fois en cours. Il était temps que ça cesse. »

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
And your mind is moving low.
Go ask Alice, I think she'll know. »
look alive, sunshine
。 *
 ・*。・

20 déc. 2018, 10:20
Comme un haricot perdu au milieu d'un musée  PV 
Dire que Solal n'avait pas été déçu de ne pas sentir les bras d'Elian autour de sa taille serait un mensonge. Le Poufsouffle semblait presque refuser le contact avec le Serdaigle, alors qu'il avait été le premier à l'initié. Il fallut qu'il plante ses dents dans sa lèvre inférieure pour détourner ses pensées de ce détail —il fallait qu'il se rende à l'évidence, ce n'était pas tout à fait commun d'enlacer ainsi son ami. Le feu lui était monté au visage, et s'embrasa davantage lorsque le blond aligna son regard avec le sien. Il avait déjà été proche physiquement de quelques personnes, mais jamais il n'avait ressenti ce genre de sensation et il eut presque l'envie de partir en courant. Pour autant, ses pieds étaient vissés sur le sol comme s'il avait été victime d'un sortilège de durcissement qui l'empêchait de faire quelconque mouvement. Son regard glissait du mur jusqu'au regard d'Elian, repartait sur un trophée avant de trouver à nouveau le courage de croiser le regard du Poufsouffle.
La présence du garçon lui avait beaucoup manqué, bien qu'il avait réussi par un miracle quelconque à ne pas lâcher l'affaire —son entêtement avait gagné sur son attachement, et entendre ces quelques compliments de la part du blond lui donna l'impression de fondre sur place pendant un instant. Il lui fallait tous les efforts du monde —vains— pour réprimer un sourire, ses pommettes saillantes et ses yeux plissés trahissaient cependant son état de contentement. Elian plongea ses mains dans ses poches et le brun glissa ses doigts sur le poignet de son ami sans connaître réellement le but de son geste. Il serra légèrement son poignet avant de le lâcher et de se reculer, son rire léger résonnant dans la pièce.

« Huit fois ? T'abuses. J'aurais du envoyer Elian le crapaud te sauter dessus. T'as réussi le dernier devoir de potions, alors ? Il était trop dur, j'adore les potions mais je crois que je suis trop nul pour ça. Ça va être compliqué pour l'année prochaine. » minauda-t-il d'un ton plaintif en gesticulant de tous les côtés. Il était rassuré de savoir qu'ils pourraient enfin discuter de quelque chose de normal, sans qu'il n'ait besoin de jouer les durs en colère. Il tapota le haut de la tête d'Elian, profitant du geste pour le recoiffer un peu.
« C'est vraiment dommage que tu sois pas à Serdaigle. J'aurais pu te réveiller et tout, pour de vrai. Mais bon j'aurais jamais pu finir à Poufsouffle, c'est pas du tout ma maison. » Il ne s'était jamais réellement imaginé dans une autre maison que Serdaigle, elle lui allait sur tous les plans. Mais s'il avait du choisir une maison où il n'aurait pas pu aller, il aurait certainement choisi Gryffondor ou Poufsouffle. Pour autant, l'idée de partager sa chambre avec son ami lui faisait presque regretter de ne pas avoir rejoint les rangs des gentils et des tolérants —Solal se souvint alors des chants des Poufsouffle durant le Quidditch et se fit la remarque que derrière cette gentillesse se cachait une certaine hargne qu'il n'était pas certain de vouloir partager.

Tapis en Chef, 2ème année RP.

3 janv. 2019, 04:11
Comme un haricot perdu au milieu d'un musée  PV 
Curieusement, le furtif contact des mains de Solal sur ses poignets avait eu pour effet de calmer son agitation. Elian avait détourné son attention au même moment, bien décidé à repousser à plus tard le processus d'interprétation de ces gestes qui pouvaient paraître si anodins à première vue, mais qui prenaient toujours un sens hors du commun dans sa tête lorsque, la nuit tombée, toutes les défenses que son cerveau réussissait à fabriquer s'affaissaient enfin, le souvenir de ces tendres signaux défilant alors au creux de son lit. Solal et lui dérivaient seulement sur les eaux troubles d'une amitié féroce, qui nécessitait souvent une intervention mentale du Poufsouffle pour refréner son imagination. Mais il fallait avouer que tout était beaucoup plus beau dans sa tête, où rien ne leur faisait obstacle, où rien n'existait d'autre que Solal et lui, et tout ces signaux exacerbés.

Le rire du Serdaigle résonna, c'était difficile d'imaginer qu'une tempête était passée dans cette pièce à peine quelques instants plus tôt. Elian fit de son mieux pour se concentrer, ses nouvelles résolutions sur le fait qu'il ne devait plus penser à travers son père n'étant absolument pas automatiques. Il pouvait comprendre parfaitement la raison pour laquelle les potions attiraient Solal, il fallait dire que cette matière nécessitait de suivre des protocoles avec rigueur, il n'y avait pas vraiment de place pour l'improvisation. Le sourire du Poufsouffle s'évanouit légèrement lorsqu'il sentit le Serdaigle replacer quelques une de ses mèches de cheveux. Si Elian avait fini par acquérir la certitude qu'un lien trop fort l'unissait à son père, en cet instant, il put sentir cette même vérité s'insinuer en lui à l'égard de Solal. Son cerveau puisa cependant dans ses dernières ressources pour sauver, comme il le faisait maintenant depuis longtemps, leur fausse amitié, en se focalisant uniquement sur les paroles du traître. Il déglutit et se lança dans une réponse en essayant de paraître le moins perturbé possible :
« J'ai pas eu le temps de finir le devoir, il y avait une coccinelle sur le dos d'Herminie Peers, et j'ai pas pu détourner mes yeux d'elle pendant toute l'heure. Il haussa les épaules. « Mais je compte quand même garder cette matière l'année prochaine aussi. Il s'empêcha de toutes ses forces de lui avouer que c'était surtout son père qui souhaitait qu'il continue les potions. « On n'a plus qu'à créer un groupe de travail ! » conclut-il avec enthousiasme.

La perspective de passer plus de temps ensemble, même dans une ambiance plus studieuse, égayait un peu plus cette journée qui avait si mal commencé. Alors il eut un rire franc lorsque Solal lui confia qu'il n'aurait jamais pu appartenir à Poufsouffle, car l'idée lui parut tout à fait absurde à lui aussi, en fait aussi absurde que les probabilités que le blaireautin avaient pour finir à Serdaigle. Elian ferma les yeux en prenant un faux air dédaigneux.
« Tu as tellement raison, c'est à cause de ce vieux Choixpeau si je suis tout le temps en retard le matin. Tu aurais pu me réveiller comme quand j'étais chez toi s'il m'avait réparti à Serdaigle. » C'était un mauvais exemple, ils s'étaient souvent levés le plus tard possible pendant les vacances d'été.

L'évocation de ce souvenir finit de disperser le brouillard qui s'était installé entre eux, et même si Elian était convaincu que la vie au château aurait été nettement meilleure s'ils avaient partagé un emploi du temps identique ou bien même leur propre dortoir, quelque chose lui faisait dire que ce n'était pas une si mauvaise situation d'être ainsi physiquement éloigné. Le Poufsouffle hésita un peu avant d'en faire part à l'aiglon, le bout de ses ongles de ses deux petites mains s'enchevêtrant dans un mouvement anxieux.
« Moi, ça me rassure qu'on soit pas dans la même maison. Au moins je suis sûr de pas être un choix par défaut pour toi. » Si lui considérait qu'aucun de ses amis de la maison des blaireaux restaient avec lui par intérêt, ce n'était pas le cas de tous, car souvent l'on voyait des élèves se rapprocher d'autres élèves par sécurité, pour s'assurer de ne pas être seul. Ses yeux acceptèrent de nouveau d'observer Solal. « Et tu peux être sûr que tu n'es pas un choix par défaut non plus. »

Reducio
J'ai détesté écrire avec toi, c'était le dernier après le prochain RPG qui est déjà en cours.

En RP : Quatrième année

« And you've just had some kind of mushroom
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Go ask Alice, I think she'll know. »
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3 janv. 2019, 14:31
Comme un haricot perdu au milieu d'un musée  PV 
Il suffisait de parler quelques instants avec Elian pour que le garçon aux cheveux de corbeau oublie totalement les raisons qui l'avaient poussé au mutisme. S'il ne fit pas de commentaire, l'épisode de la coccinelle sur le dos de Peers lui arracha un sourire presque attendrit qu'il s'empressa de réprimer et de condamner à la disparition : il avait une réputation à tenir. Il lui fallut aussi cacher sa satisfaction quant à la proposition d'Elian de travailler ensemble, ils allaient probablement réussir à rattraper le temps que Solal leur avait fait perdre en jouant à la tête brûlée.
Il se contenta de répondre un vague « Mmh. » lorsque le Poufsouffle parla du choix du Choixpeau : il était persuadé que le Choixpeau avait fait un choix tout à fait judicieux pour chacun d'entre eux, pourtant il ne put s'empêcher de se sentir peiné de ne pas savoir Elian dans la même maison que lui —s'il ne le disait pas, il redoutait que le blondinet trouve un meilleur ami que lui, un jour.

Il jeta un nouveau coup d’œil aux trophées qui les entouraient. S'il n'avait pas sa place parmi l'honneur et la réussite qu'évoquaient le lieu, la salle était à présent le lieu d'une avancée significative dans la relation entre les deux garçons. Encore une fois, aucun mot n'avait été associé à cette évolution, mais le Serdaigle sentit en lui que quelque chose avait changé et que leurs regards échangeaient quelque chose que lui-même ne pouvait expliquer. Les dernières remarques d'Elian achevèrent de nouer autour de leur relation ce quelque chose d'indescriptible. De nouveau, Solal sentit une chaleur étrangère s'installer au creux de ses joues alors qu'ils échangèrent un nouveau regard. Il n'était pas certain de savoir comment interpréter le regard d'Elian, mais il eut l'impression que ce dernier était dans l'attente d'une confirmation. Il pinça ses lèvres entre elles un instant avant d'avouer dans un souffle, sans vraiment articuler :

« Biensûrquetul'espas. » Il voulut rajouter quelques propos pour consolider sa confession, mais il se retrouva soudainement muet. Son honnêteté brutale semblait avoir des limites, les mots restaient coincés dans sa gorge sans jamais vouloir dépasser la barrière physique de ses lèvres. Il avait beau tenter de pousser les mots, ils refusaient de se matérialiser en son et il resta penaud devant son ami pendant un instant, le regard posé sur son visage, avant de briser l'étrange ambiance.

« Bon, tu veux que je t'aide pour le devoir ? » Un sourire tenta de dissimuler les vagues que provoquaient Elian dans l'esprit du Serdaigle, alors que le brun déposa sa main dans le dos du Poufsouffle pour le pousser vers la sortie de la salle des trophées. Une fois dans le couloir, il profita de devoir se coller à Elian afin d'esquiver une horde de Serpentard, pour attraper la main d'Elian dans la sienne et la serrer une longue seconde avant d'ériger une nouvelle barrière entre le Poufsouffle et lui, s'éloignant. Il espérait que l'action parlerait plus que les mots qui s'étaient refusés à sortir.
« Allez, direction la Grande Salle. Qu'est-ce que tu ferais sans moi, j'te jure !» se lamenta-t-il, volontairement excessivement dramatique.

Pardon, j'entends pas, j'ai un filtre anti-bêtises.
Merci de mettre fin au calvaire qu'était ce RP, ciao. :unimpressed:

Tapis en Chef, 2ème année RP.