#1.5 - Lorsque les masques tombent...
PARTIE I | L'heure des adieux.
32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
30 juin 2041, pleine nuit, Poudlard, Bureau du professeur de Métamorphose...
Miles était fin prêt à tirer sa révérence. Cela avait été dur, mais il était parvenu à s'y résoudre. Il ne savait pas quelles tournures allaient prendre les événements qui allaient suivre et ne pouvait se permettre d'être encore affilié à l'équipe professorale afin de mettre son plan à exécution. Pourtant Directeur de la maison Gryffondor et professeur de Métamorphose au sein de la prestigieuse école de Magie Poudlard, il savait qu'il n'avait pas le choix. Il devait abandonner ses responsabilités, et tirer un trait sur cette année qui avait été pourtant riche en aventures, et en rencontres surprenantes.
Mélancolique, Ainsworth se servit un verre de whisky, et rédigea une courte lettre qu'il déposât sur son bureau et une autre, plus longue, qui s'adressait à Isabel Almeida. Cette femme complexe mais saisissante qui était à la première à être allée lui parler autour d'un verre, celle qu'il avait invité au bal, celle qu'il entrainait à maitriser son don de métamorphomage, il n'avait pas envie de la décevoir. Il s'était convaincu agir ainsi pour son bien et celui des autres mais tout ce que cela prouvait, c'est qu'il voulait que sa disparition soit la solution, pas que sa décision était la bonne. Il but une gorgée de whisky, alluma une cigarette et contempla le ciel étoilé qui trônait au dessus du château. Il allait tout abandonner, mais il se devait de faire des adieux et de prévenir que son départ relevait de son propre choix. Il ne voulait inquiéter personne alors qu'il y avait pléthore de raisons d'être inquiet quant à la situation future du jeune homme.
Il se vida la tête, tout en se focalisant uniquement sur les étoiles et aperçut une qui fusa pour disparaître quelques secondes plus tard laissant un trait incandescent dont la beauté provenait surtout de son caractère éphémère. Miles était décidé, et finit par rédiger la lettre destinée à Isabel. En vérité, il s'agissait bien là de l'étape la plus facile à exécuter du plan qu'il était d'ores et déjà en train de réaliser. Ainsi, il inspira un grand coup et se laissa guider par l'inspiration.
D'un coup de baguette, ses affaires se plièrent, s'ordonnèrent puis atterrirent dans sa valise. Il avait fait en sorte de jeter un sortilège d'extension à sa valise indétectable, de même qu'un sort pour l'alléger afin qu'il s'en aille sous sa forme animagus – puisqu'il ne pouvait guère transplaner dans l'enceinte de Poudlard étant donné qu'il s'agissait d'un pouvoir réservé au Directeur uniquement. Il s'approcha de la grande fenêtre qui, ouverte, laissait passer une légère brise qui rafraîchissait l'air ambiant pourtant assez estival. Il se tourna une dernière fois pour observer son bureau. Avant de disparaître dans la pénombre, il fut motivé pour prononcer la dernière phrase qu'il confesserait en cette pièce.
« Allez, ce fut un plaisir de retourner ici mais toutes les bonnes choses ont une fin.. dit-il en s'adressant au château lui-même, sur un ton morose. »
Aussitôt dit, aussi tôt fait : il se transforma en une seconde en corbeau, saisit sa valise par ses serres puis s'envola au loin. Il avait beau éprouver une certaine tristesse quant à l'idée de quitter ces hauts-lieux, il savait que les circonstances lui forçaient la main. Il ne pourrait pas être libre tant qu'il n'avait pas réglé ses comptes avec Antonovitch et fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver Mary. Il se le devait. Après avoir découvert qu'elle était en vie, il ne pouvait plus l'abandonner à son sort. A mesure que les secondes s'écoulaient, il se rapprochait un peu plus d'elle et du dénouement de toute cette mascarade.
Mélancolique, Ainsworth se servit un verre de whisky, et rédigea une courte lettre qu'il déposât sur son bureau et une autre, plus longue, qui s'adressait à Isabel Almeida. Cette femme complexe mais saisissante qui était à la première à être allée lui parler autour d'un verre, celle qu'il avait invité au bal, celle qu'il entrainait à maitriser son don de métamorphomage, il n'avait pas envie de la décevoir. Il s'était convaincu agir ainsi pour son bien et celui des autres mais tout ce que cela prouvait, c'est qu'il voulait que sa disparition soit la solution, pas que sa décision était la bonne. Il but une gorgée de whisky, alluma une cigarette et contempla le ciel étoilé qui trônait au dessus du château. Il allait tout abandonner, mais il se devait de faire des adieux et de prévenir que son départ relevait de son propre choix. Il ne voulait inquiéter personne alors qu'il y avait pléthore de raisons d'être inquiet quant à la situation future du jeune homme.
Il se vida la tête, tout en se focalisant uniquement sur les étoiles et aperçut une qui fusa pour disparaître quelques secondes plus tard laissant un trait incandescent dont la beauté provenait surtout de son caractère éphémère. Miles était décidé, et finit par rédiger la lettre destinée à Isabel. En vérité, il s'agissait bien là de l'étape la plus facile à exécuter du plan qu'il était d'ores et déjà en train de réaliser. Ainsi, il inspira un grand coup et se laissa guider par l'inspiration.
Suffisamment concis tout en restant évasif, Miles était parvenu à la fin de la rédaction. Il ne pouvait rentrer dans les détails sans se trahir ; il avait déjà peur d'en avoir trop dit. Cependant, il ne toucha à rien et laissa la lettre telle quelle. Il la cacheta de cire une fois qu'elle fut insérée dans une enveloppe et fit de même avec le parchemin destiné à Kristen Loewy. Il ne se risquerait pas ce soir à faire des adieux en personne, ni à les déposer dans les bureaux respectifs de peur de craquer devant l'une des deux destinatrices. Il connaissait son employeur et savait qu'elle analyserait ses moindres propos, surtout depuis leur dernière entrevue qui avait agacé le professeur de métamorphose. Il était vrai qu'il avait eu ses tords, mais elle n'avait retenu que ça. Miles avait d'autres problèmes à gérer en ce moment et avait laissé de côté l'intrigante découverte d'un groupuscule d'individus étranges qui avaient l'air d'avoir de mauvaises intentions à Pré-au-Lard. Cette découverte était loin d'être sa priorité et il n'avait pas pu l'expliquer à Kristen qui de toute manière n'était que rarement disposée à tolérer ce qu'elle ne comprenait pas. Elle serait sûrement ravie de son départ à l'inverse de Miles qui ressentait déjà un brin de nostalgie alors qu'il n'était pas même encore parti.Chère Isabel,
J'espère que tu ne m'en voudras pas plus que je m'en veux mais je vais devoir arrêter de t'entraîner. En fait, je mets un terme à ma carrière à Poudlard. Cette année fut formidable mais ma place est ailleurs. J'ai été ravi de te rencontrer, d'avoir pu t'aider et te considère comme une personne sur qui je pourrai compter. J'espère que nos routes se recroiseront un jour. Je te souhaite le meilleur et espère que tu parviendras à maîtriser ton don de métamorphomage. C'est un talent unique qui mérite d'être utilisé et je sais que tu en feras bon usage.
Poudlard me manquera, c'est sûr,
Miles.
D'un coup de baguette, ses affaires se plièrent, s'ordonnèrent puis atterrirent dans sa valise. Il avait fait en sorte de jeter un sortilège d'extension à sa valise indétectable, de même qu'un sort pour l'alléger afin qu'il s'en aille sous sa forme animagus – puisqu'il ne pouvait guère transplaner dans l'enceinte de Poudlard étant donné qu'il s'agissait d'un pouvoir réservé au Directeur uniquement. Il s'approcha de la grande fenêtre qui, ouverte, laissait passer une légère brise qui rafraîchissait l'air ambiant pourtant assez estival. Il se tourna une dernière fois pour observer son bureau. Avant de disparaître dans la pénombre, il fut motivé pour prononcer la dernière phrase qu'il confesserait en cette pièce.
« Allez, ce fut un plaisir de retourner ici mais toutes les bonnes choses ont une fin.. dit-il en s'adressant au château lui-même, sur un ton morose. »
Aussitôt dit, aussi tôt fait : il se transforma en une seconde en corbeau, saisit sa valise par ses serres puis s'envola au loin. Il avait beau éprouver une certaine tristesse quant à l'idée de quitter ces hauts-lieux, il savait que les circonstances lui forçaient la main. Il ne pourrait pas être libre tant qu'il n'avait pas réglé ses comptes avec Antonovitch et fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver Mary. Il se le devait. Après avoir découvert qu'elle était en vie, il ne pouvait plus l'abandonner à son sort. A mesure que les secondes s'écoulaient, il se rapprochait un peu plus d'elle et du dénouement de toute cette mascarade.
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Dernière modification par Miles Ainsworth le 1 sept. 2022, 18:49, modifié 6 fois.
32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
#1.5 - Lorsque les masques tombent...
PARTIE II | Premiers pas en territoire ennemi :
32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
Dans la nuit du 30 au 1er juillet, Base secrète au nord-est d'Estonie...
Miles était finalement arrivé aux alentours de la base secrète où était censé se trouver Stanislav Antonovitch. Il avait peur d'être déçu en arrivant et de se rendre compte que sa taupe n'avait pas tenu les quelques jours de latence entre leur rencontre et aujourd'hui. Il espérait que tout se soit passé comme prévu de son côté et qu'il ait pu réunir les conditions nécessaires à la victoire d'Ainsworth.
Ce dernier avait du jouer au stratège et espérait que la faille qu'il avait réussi à exploiter ne soit pas vaine. Il était effrayé mais ne renoncerait guère si près du but. Accompagné de Jenna, sa fidèle protectrice, il avait dû lui faire part des moindres subtilités de son entreprise. Cette dernière, quant à elle, s'était chargée de contacter ses connaissances au bureau des aurors du Ministère finlandais afin de leur transmettre l'intégralité du dossier qui permettait d'incriminer Antonovitch et la secte qu'il dirigeait dans les événements qui avaient remué la Finlande il y a plus de vingt ans, période de corruption et de sombres malheurs.
Elle suivait les agissements de ce groupe maléfique depuis si longtemps qu'elle ne se rappelait à peine ce qui avait conduit elle et son défunt mari à s'intéresser à eux. Tout ce dont elle se rappelait était que Travis avait péri il y a dix-huit ans et qu'elle en avait toujours gardé une certaine amertume. Après tant d'années, elle avait tous les éléments en main pour mettre fin à la mascarade qui pesait sur la Finlande depuis trop d'années à cause du manque de preuves à l'époque des exactions. Personne n'avait le droit de mettre un terme aussi brut à la vie de quelqu'un, et encore moins Antonovitch. Elle avait gardé une haine enfouie en elle qu'elle n'avait pu se permettre de propager devant s'occuper de Miles depuis la mort de Travis. Seulement, il était temps de faire table rase du passé en mettant à exécution cette vengeance concoctée avec grand soin.
Miles et Jenna arrivèrent à la frontière entre le territoire sous protection des malfrats et le reste du monde. Le jeune homme sonda l'espace et remarqua la faille laissée qui permettait à quiconque de s'introduire dans l'antre maléfique. Il esquissa un sourire, ravi de voir que la difficulté était remise à plus tard. De même, il n'y avait personne pour surveiller cette entrée. Miles resta sur ses gardes malgré tout, jamais trop à l'abri du danger et avant de se métamorphoser en corbeau pour rentrer inaperçu, il adressa une parole à Blackburn :
« Du coup, tu vas m'attendre ici. Je vais vérifier que tout est en ordre pour passer à l'attaque et te ferai un signe que tu ne pourras pas rater. Fais attention à toi en attendant.
- Toi aussi, n'oublie pas que tu es peut-être fort mais pas le meilleur. Je ne voudrais pas qu'il t'arrive quoi que.. Miles s'envola à l'instant même où elle acheva sa phrase : ce soit. »
Ainsi, Miles entra discrètement dans l'atmosphère de la base secrète et y décela une présence proche de lui ainsi qu'une aura maléfique qu'il arrivait à percevoir de sa position, dissimulant d'autres potentielles présences tant elle était puissante. Aussi, le jeune homme put apercevoir de sa hauteur les murs d'enceinte de la forteresse dénués de gardes. Il descendit en altitude et remarqua à l'endroit exact de leur rendez-vous un homme. En se baissant davantage, Miles comprit qu'il s'agissait bien d'Hans. Seulement, dans le doute, il préféra faire un rapide tour afin de déterminer si leur rencontre prévue se déroulerait bien en petit comité. De cette façon, il scruta les alentours de ses yeux perçants qui lui permettaient d'avoir une vue bien plus panoramique qu'en temps normal. Rien de suspect à l'horizon. Cela surprit Miles qui ne s'attendait pas à ce que son sort ait duré aussi longtemps. Peut-être était-ce une ruse pour le piéger et en finir avant même que tout ait commencé ?
Quoiqu'il en fût, Ainsworth se préparait au pire et allait devoir à son tour ruser de plus belle pour parvenir à ses fins. Ainsi, il se plaça dans un arbre feuillu qui le dissimulait aisément sans que Hans ait pu s'en rendre compte. Il se métamorphosa en homme en s'accrochant comme il put aux branches sur lesquels il reposait désormais de tout son poids. Une feuille se décrocha et avant qu'elle n'atteigne le sol, Miles réitéra son Impero sur l'homme qui se tenait désormais face à ladite feuille. Les yeux se levant peu à peu jusqu'à se poser sur le cachottier qui allait une nouvelle fois se jouer de lui, il fut saisi par le sort avant même de réagir. Miles resta caché encore quelques instants et chuchota à sa cible d'anéantir tous ceux qui pouvaient bien se cacher alors qu'il ne les avait pas démasqué. Cependant, il ne fit rien. Il ne bougea pas ; peut-être qu'il était bien seul après tout. Miles s'empressa de lui demander :
« Pourquoi tu ne fais rien ?
- Il n'y a personne. J'ai fait ce que tu m'as demandé. Le peu des nôtres présents sont dans le bâtiment principal. »
Miles descendit d'un seul coup de l'arbre, en atterrissant sur ses deux jambes avec une certaine agilité. Il était surpris de voir que Hans qui n'était probablement plus sous l'effet de la potion tombe une deuxième dans le panneau. Après tout, il était une personne docile, il fallait forcément l'être pour rester sous les ordres de son père sans avoir aucune reconnaissance en retour. Quoiqu'il en fût, il suivit l'homme blond qui le guidait vers une grande bâtisse faite de pierres autour desquelles du liège avait germé, dotée d'un dôme en guise de toit. Un chemin était tracé jusqu'à une entrée donnant accès au sous-sol. Les deux hommes finirent de traverser le domaine extérieur et se faufilèrent à l'intérieur de la base secrète. Se faisant les plus discrets possibles, ils avançaient pas par pas, sondant les lieux pour localiser toutes les présences. Après une longue tentative, il réussit à localiser un amas de ténèbres juste au-dessus d'eux. Sans plus attendre, il annonça les directives à son acolyte :
« Tu vas rentrer en premier et t'occuper des éléments en trop. Comme tu n'arriveras pas à anéantir Antonovitch, ne te concentre pas sur lui mais attends que je rentre pour le reste. »
L'heure fatidique avait sonné. Les hostilités allaient débuter ; les événements s'apprétaient à prendre une tournure – dramatique ? - surprenante.
Ce dernier avait du jouer au stratège et espérait que la faille qu'il avait réussi à exploiter ne soit pas vaine. Il était effrayé mais ne renoncerait guère si près du but. Accompagné de Jenna, sa fidèle protectrice, il avait dû lui faire part des moindres subtilités de son entreprise. Cette dernière, quant à elle, s'était chargée de contacter ses connaissances au bureau des aurors du Ministère finlandais afin de leur transmettre l'intégralité du dossier qui permettait d'incriminer Antonovitch et la secte qu'il dirigeait dans les événements qui avaient remué la Finlande il y a plus de vingt ans, période de corruption et de sombres malheurs.
Elle suivait les agissements de ce groupe maléfique depuis si longtemps qu'elle ne se rappelait à peine ce qui avait conduit elle et son défunt mari à s'intéresser à eux. Tout ce dont elle se rappelait était que Travis avait péri il y a dix-huit ans et qu'elle en avait toujours gardé une certaine amertume. Après tant d'années, elle avait tous les éléments en main pour mettre fin à la mascarade qui pesait sur la Finlande depuis trop d'années à cause du manque de preuves à l'époque des exactions. Personne n'avait le droit de mettre un terme aussi brut à la vie de quelqu'un, et encore moins Antonovitch. Elle avait gardé une haine enfouie en elle qu'elle n'avait pu se permettre de propager devant s'occuper de Miles depuis la mort de Travis. Seulement, il était temps de faire table rase du passé en mettant à exécution cette vengeance concoctée avec grand soin.
Miles et Jenna arrivèrent à la frontière entre le territoire sous protection des malfrats et le reste du monde. Le jeune homme sonda l'espace et remarqua la faille laissée qui permettait à quiconque de s'introduire dans l'antre maléfique. Il esquissa un sourire, ravi de voir que la difficulté était remise à plus tard. De même, il n'y avait personne pour surveiller cette entrée. Miles resta sur ses gardes malgré tout, jamais trop à l'abri du danger et avant de se métamorphoser en corbeau pour rentrer inaperçu, il adressa une parole à Blackburn :
« Du coup, tu vas m'attendre ici. Je vais vérifier que tout est en ordre pour passer à l'attaque et te ferai un signe que tu ne pourras pas rater. Fais attention à toi en attendant.
- Toi aussi, n'oublie pas que tu es peut-être fort mais pas le meilleur. Je ne voudrais pas qu'il t'arrive quoi que.. Miles s'envola à l'instant même où elle acheva sa phrase : ce soit. »
Ainsi, Miles entra discrètement dans l'atmosphère de la base secrète et y décela une présence proche de lui ainsi qu'une aura maléfique qu'il arrivait à percevoir de sa position, dissimulant d'autres potentielles présences tant elle était puissante. Aussi, le jeune homme put apercevoir de sa hauteur les murs d'enceinte de la forteresse dénués de gardes. Il descendit en altitude et remarqua à l'endroit exact de leur rendez-vous un homme. En se baissant davantage, Miles comprit qu'il s'agissait bien d'Hans. Seulement, dans le doute, il préféra faire un rapide tour afin de déterminer si leur rencontre prévue se déroulerait bien en petit comité. De cette façon, il scruta les alentours de ses yeux perçants qui lui permettaient d'avoir une vue bien plus panoramique qu'en temps normal. Rien de suspect à l'horizon. Cela surprit Miles qui ne s'attendait pas à ce que son sort ait duré aussi longtemps. Peut-être était-ce une ruse pour le piéger et en finir avant même que tout ait commencé ?
Quoiqu'il en fût, Ainsworth se préparait au pire et allait devoir à son tour ruser de plus belle pour parvenir à ses fins. Ainsi, il se plaça dans un arbre feuillu qui le dissimulait aisément sans que Hans ait pu s'en rendre compte. Il se métamorphosa en homme en s'accrochant comme il put aux branches sur lesquels il reposait désormais de tout son poids. Une feuille se décrocha et avant qu'elle n'atteigne le sol, Miles réitéra son Impero sur l'homme qui se tenait désormais face à ladite feuille. Les yeux se levant peu à peu jusqu'à se poser sur le cachottier qui allait une nouvelle fois se jouer de lui, il fut saisi par le sort avant même de réagir. Miles resta caché encore quelques instants et chuchota à sa cible d'anéantir tous ceux qui pouvaient bien se cacher alors qu'il ne les avait pas démasqué. Cependant, il ne fit rien. Il ne bougea pas ; peut-être qu'il était bien seul après tout. Miles s'empressa de lui demander :
« Pourquoi tu ne fais rien ?
- Il n'y a personne. J'ai fait ce que tu m'as demandé. Le peu des nôtres présents sont dans le bâtiment principal. »
Miles descendit d'un seul coup de l'arbre, en atterrissant sur ses deux jambes avec une certaine agilité. Il était surpris de voir que Hans qui n'était probablement plus sous l'effet de la potion tombe une deuxième dans le panneau. Après tout, il était une personne docile, il fallait forcément l'être pour rester sous les ordres de son père sans avoir aucune reconnaissance en retour. Quoiqu'il en fût, il suivit l'homme blond qui le guidait vers une grande bâtisse faite de pierres autour desquelles du liège avait germé, dotée d'un dôme en guise de toit. Un chemin était tracé jusqu'à une entrée donnant accès au sous-sol. Les deux hommes finirent de traverser le domaine extérieur et se faufilèrent à l'intérieur de la base secrète. Se faisant les plus discrets possibles, ils avançaient pas par pas, sondant les lieux pour localiser toutes les présences. Après une longue tentative, il réussit à localiser un amas de ténèbres juste au-dessus d'eux. Sans plus attendre, il annonça les directives à son acolyte :
« Tu vas rentrer en premier et t'occuper des éléments en trop. Comme tu n'arriveras pas à anéantir Antonovitch, ne te concentre pas sur lui mais attends que je rentre pour le reste. »
L'heure fatidique avait sonné. Les hostilités allaient débuter ; les événements s'apprétaient à prendre une tournure – dramatique ? - surprenante.
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Dernière modification par Miles Ainsworth le 1 sept. 2022, 19:10, modifié 4 fois.
32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
#1.5 - Lorsque les masques tombent...
PARTIE III | Des comptes à régler :
Un léger brouhaha se faisait entendre de l'autre côté de la porte. Miles se positionna de telle façon qu'une fois la porte ouverte, on ne le verrait que lorsqu'il ferait son entrée. Hans, sans plus attendre, lança un sort qui ouvra les portes en trombe et provoqua un nuage de fumée afin de prendre par surprise tous les assaillants. Puis, il se hâta à attaquer chaque sorcier qui se trouvait dans la salle afin d'éliminer le surplus d'individus et faire le ménage. Il réussit à anéantir la moitié de la garde tandis que le reste se mit à riposter de façon vive. Ainsi Ainsworth débarqua et avec l'aide de Böotner, il figea les malfrats qui ne jouaient aucun rôle dans son plan puis les métamorphosa en petits insectes insignifiants.
Stanislav Antonovitch demeurait présent, installé dans son trône, ayant à ses côtés une jeune femme plutôt grande, d'un blond si clair que la lumière pouvait s'y refléter. Cela faisait bientôt un an que Miles n'avait pas vu sa sœur - depuis l'enlèvement orchestré sous son nez. Le mage noir ne se leva pas, mais fronça les sourcils et ne comprenait pas ce qu'il se passait. Une bataille venait de se produire sous ses yeux et il n'avait pas encore vu qui avait provoqué tout ce désordre. Une fois que l'épais brouillard se dissipa, il ne resta plus que Miles et Hans, debout, face aux deux individus aux intentions très peu louables.
Baguettes brandies, le finlandais et l'allemand attendaient la confrontation et pourtant, Stanislav ne bougeait pas. Après avoir reconnu les deux visages qui se tenaient devant lui, il esquissa un sourire qui en disait plus que le silence qui commençait à prendre place. Soudain, il s'exclama, après avoir adressé un simple regard à Mary qui se tenait debout, le regard vide, sans exprimer le moindre son, la moindre émotion.
« Pincez-moi, je dois rêver. Alors c'était donc ça, ce que tu préparais, dit-il sans préciser à qui il s'adressait. Hans, alors t'as décidé de te rebeller contre moi ? Tu n'en auras jamais le courage ; je dois donc supposer que tu es responsable de son comportement... Miles ? Oui, c'est bien toi. Après tout ce temps, je te reconnaîtrai toujours. Tu as l'air du même enfant désemparé qu'il y a vingt ans. »
Excédé d'entendre Antonovitch, Miles soupira. Il ne savait pas même par où commencer. Il avait tant de choses à dire, il avait besoin de tant de réponses et était en partie venu les chercher. Seulement, tout ce qui lui venait à l'esprit n'était que de faire poser le genou à terre à Stanislav, et le voir supplier pour sa vie. Les idées confuses, Miles n'avait pas même envie de répondre. Ainsi, il ignora le mage noir qui n'avait toujours pas daigné se lever de son siège et adressa la parole à Mary, dubitatif.
« Je suis venu pour toi, Mary. Rentrons à la maison. Rattrapons le temps perdu à cause de ce type. Tu mérites une autre vie. »
Seul le bruit d'une légère brise se fit entendre. Mary ne laissa toujours aucun mot sortir de sa bouche - pas même un bruit. De plus en plus interloqué, Miles ne savait guère quoi en penser. Comment devait-il interpréter ce signe ? Tout ce qu'il voulait entendre, c'était une affirmation, ou au moins que celle-ci acquiesce. Seulement, le silence qui planait était dérangeant et ne faisait que blesser Ainsworth. Il n'avait pas l'impression de voir sa sœur ; la jeune femme n'avait pas l'air d'être la personne qu'il avait vu il y a un an. Pourtant, elle était la copie conforme, le clone parfait. Physiquement, elle était en tout point identique à sa sœur ; même l'émanation qu'elle dégageait avait presque la même nature, si ce n'est qu'elle avait l'air emplie de ténèbres.
Stanislav lâcha un rire machiavélique, qui décontenança le jeune homme déjà fébrile. Ensuite, il s'exclama :
« Que c'est touchant. Au péril de ta vie, tu comptes t'enfuir avec elle. Il marqua une pause, passa une main dans sa chevelure ébène parsemée de reflets grisâtres tournant sur le blanc, puis il reprit. Tu as tout prévu, sauf un détail. Que ta sœur ne compte pas partir. »
Miles ne perdit pas une seconde et lança un sort cinglant en direction de la tête d'Antonovitch. Ce dernier commençait à l'agacer ; il n'avait pas besoin de ça pour lui en vouloir, mais cela jouait avec ses nerfs. Il avait la tendance à être condescendant, de rire un peu trop de tout. Finalement, Hans ne lui ressemblait pas que dans la folie. Seulement, Mary leva sa baguette et matérialisa un voile presque translucide qui bloqua le sort qu'Ainsworth avait envoyé surtout par colère. Par ailleurs, le jeune homme ne voulait pas croire à ce qu'il venait de se dérouler sous ses yeux. Sa sœur, prendre la défense de Stanislav Antonovitch. Effectivement, il y avait bien quelque chose qui ne tournait pas rond chez elle. Comment Miles avait-il pu croire que sa sœur, après plus de vingt années, serait toujours la même petite fille qu'il avait quittée ? Forcément, elle n'était plus la même, traumatisée des expériences qu'elle avait pu vivre. Elle avait été torturée, manipulée, changée à jamais.
Miles ne pouvait imaginer le centième de ce qu'avait vécu Mary. Il ne pouvait même pas tenter de comprendre ce qu'elle avait enduré et les séquelles psychologiques qui devaient faire rage dans son esprit. Il ne savait plus quoi faire à présent. Devait-il se focaliser sur Antonovitch ou lui arracher sans plus attendre Mary de ses griffes ? Il eut du mal à prioriser la situation dans laquelle il se trouvait. Il se tenait toujours face au mage noir, à côté de Hans qui attendait un ordre pour agir. Le mage noir reprit la parole, amusé par les circonstances.
« Bon, je n'ai pas particulièrement de temps à perdre avec toi donc tu peux disposer. Je serai tolérant cette fois-ci, on va dire que je ne t'ai pas mené la vie facile, pauvre petit garçon sans défense. Etant donné que je ne retiens pas ta sœur en otage, tu n'as plus de raison de te faire de soucis. »
C'en était trop. Depuis le début, Stanislav se moquait littéralement de lui. Il avait un plan à appliquer qui semblait lui demander beaucoup. Il arrêta de réfléchir, se concentra sur la finalité de toute cette escapade, et s'adressa calmement à Hans.
« Charge toi de lui, toute puissance. »
Dès que Hans s'exécuta, Mary chercha à parer le sort mortel qu'il venait de formuler ; seulement, Miles en profita pour attaquer Mary et l'empêcher de parer. Alors que le sort allait toucher sa cible contre toute attente, Stanislav ne bougea pas d'un cil et une lueur rouge émana du médaillon qu'il portait autour de son cou, aspirant le sort. D'un coup, les veines du mage noir laissèrent apparaître comme un genre de flux rougeâtre les traverser. Ainsworth fut stupéfait de remarquer qu'Antonovitch demeurait indemne, assis sur son trône – fidèle à lui-même. Le médaillon avait l'air de posséder des propriétés magiques particulières.
Une inconnue venait d'entrer dans l'équation. Miles n'avait pas prévu que le mage noir s'intéressait aux artefacts magiques. N'ayant aucune idée de quel objet il s'agissait, le jeune homme devait s'attendre à tout. Hans, ayant échoué à sa mission, ne s'arrêta pas là et réitéra multiples sorts en direction de son père. A nouveau, le médaillon prit la défense du mage noir. La lueur rouge s'intensifia et projeta un voile rougeâtre qui empêcha tous les sorts d'atteindre leur cible. Soudain, le sourire amusé du sombre sorcier s'estompa et laissa transparaître une méprisante pointe de douleur. Une fois encore, les veines du sorcier laissèrent apparaître un flux magique qui avait l'air de l'impacter physiquement – sans vraiment savoir si cela le blessait ou le renforçait.
Stanislav se leva et avant de démarrer son terrible assaut, s'exclama :
« Puisque vous n'avez pas l'air de vouloir disparaître de ma vue.... Let's - have - some - fun, lâcha-t-il en rigolant, avec un accent nordique fortement prononcé, se moquant une dernière fois de Miles. »
Soudain, il brandit sa baguette et en jaillit une lame de glace qui fonça droit sur les deux hommes qui tentèrent de la faire fondre avec la puissante déflagration combinée de leurs deux forces. Seulement, ils s'aperçurent que la lame trancha la déflagration. Ils esquivèrent de justesse l'attaque et le mur qui se tenait derrière eux fut brisé par l'attaque. D'un coup, ils bombardèrent le mage noir d'une pluie de sorts qui duraient plus qu'il ne l'espérait. A partir de ce moment, le médaillon se mit à scintiller de plus bel sans jamais s'éteindre, gagnant en intensité à chaque seconde qui s'écoulait. Mary ne resta pas les bras croisés et se joignit à la bataille qui venait de prendre place. Plus le combat avançait et plus les sorciers se séparaient laissant Hans et son père se confronter tandis que Miles et Mary s'affrontaient. Deux duels ; deux familles. Il était indéniable que les événements allaient prendre une tournure déroutante.
Un léger brouhaha se faisait entendre de l'autre côté de la porte. Miles se positionna de telle façon qu'une fois la porte ouverte, on ne le verrait que lorsqu'il ferait son entrée. Hans, sans plus attendre, lança un sort qui ouvra les portes en trombe et provoqua un nuage de fumée afin de prendre par surprise tous les assaillants. Puis, il se hâta à attaquer chaque sorcier qui se trouvait dans la salle afin d'éliminer le surplus d'individus et faire le ménage. Il réussit à anéantir la moitié de la garde tandis que le reste se mit à riposter de façon vive. Ainsi Ainsworth débarqua et avec l'aide de Böotner, il figea les malfrats qui ne jouaient aucun rôle dans son plan puis les métamorphosa en petits insectes insignifiants.
Stanislav Antonovitch demeurait présent, installé dans son trône, ayant à ses côtés une jeune femme plutôt grande, d'un blond si clair que la lumière pouvait s'y refléter. Cela faisait bientôt un an que Miles n'avait pas vu sa sœur - depuis l'enlèvement orchestré sous son nez. Le mage noir ne se leva pas, mais fronça les sourcils et ne comprenait pas ce qu'il se passait. Une bataille venait de se produire sous ses yeux et il n'avait pas encore vu qui avait provoqué tout ce désordre. Une fois que l'épais brouillard se dissipa, il ne resta plus que Miles et Hans, debout, face aux deux individus aux intentions très peu louables.
Baguettes brandies, le finlandais et l'allemand attendaient la confrontation et pourtant, Stanislav ne bougeait pas. Après avoir reconnu les deux visages qui se tenaient devant lui, il esquissa un sourire qui en disait plus que le silence qui commençait à prendre place. Soudain, il s'exclama, après avoir adressé un simple regard à Mary qui se tenait debout, le regard vide, sans exprimer le moindre son, la moindre émotion.
« Pincez-moi, je dois rêver. Alors c'était donc ça, ce que tu préparais, dit-il sans préciser à qui il s'adressait. Hans, alors t'as décidé de te rebeller contre moi ? Tu n'en auras jamais le courage ; je dois donc supposer que tu es responsable de son comportement... Miles ? Oui, c'est bien toi. Après tout ce temps, je te reconnaîtrai toujours. Tu as l'air du même enfant désemparé qu'il y a vingt ans. »
Excédé d'entendre Antonovitch, Miles soupira. Il ne savait pas même par où commencer. Il avait tant de choses à dire, il avait besoin de tant de réponses et était en partie venu les chercher. Seulement, tout ce qui lui venait à l'esprit n'était que de faire poser le genou à terre à Stanislav, et le voir supplier pour sa vie. Les idées confuses, Miles n'avait pas même envie de répondre. Ainsi, il ignora le mage noir qui n'avait toujours pas daigné se lever de son siège et adressa la parole à Mary, dubitatif.
« Je suis venu pour toi, Mary. Rentrons à la maison. Rattrapons le temps perdu à cause de ce type. Tu mérites une autre vie. »
Seul le bruit d'une légère brise se fit entendre. Mary ne laissa toujours aucun mot sortir de sa bouche - pas même un bruit. De plus en plus interloqué, Miles ne savait guère quoi en penser. Comment devait-il interpréter ce signe ? Tout ce qu'il voulait entendre, c'était une affirmation, ou au moins que celle-ci acquiesce. Seulement, le silence qui planait était dérangeant et ne faisait que blesser Ainsworth. Il n'avait pas l'impression de voir sa sœur ; la jeune femme n'avait pas l'air d'être la personne qu'il avait vu il y a un an. Pourtant, elle était la copie conforme, le clone parfait. Physiquement, elle était en tout point identique à sa sœur ; même l'émanation qu'elle dégageait avait presque la même nature, si ce n'est qu'elle avait l'air emplie de ténèbres.
Stanislav lâcha un rire machiavélique, qui décontenança le jeune homme déjà fébrile. Ensuite, il s'exclama :
« Que c'est touchant. Au péril de ta vie, tu comptes t'enfuir avec elle. Il marqua une pause, passa une main dans sa chevelure ébène parsemée de reflets grisâtres tournant sur le blanc, puis il reprit. Tu as tout prévu, sauf un détail. Que ta sœur ne compte pas partir. »
Miles ne perdit pas une seconde et lança un sort cinglant en direction de la tête d'Antonovitch. Ce dernier commençait à l'agacer ; il n'avait pas besoin de ça pour lui en vouloir, mais cela jouait avec ses nerfs. Il avait la tendance à être condescendant, de rire un peu trop de tout. Finalement, Hans ne lui ressemblait pas que dans la folie. Seulement, Mary leva sa baguette et matérialisa un voile presque translucide qui bloqua le sort qu'Ainsworth avait envoyé surtout par colère. Par ailleurs, le jeune homme ne voulait pas croire à ce qu'il venait de se dérouler sous ses yeux. Sa sœur, prendre la défense de Stanislav Antonovitch. Effectivement, il y avait bien quelque chose qui ne tournait pas rond chez elle. Comment Miles avait-il pu croire que sa sœur, après plus de vingt années, serait toujours la même petite fille qu'il avait quittée ? Forcément, elle n'était plus la même, traumatisée des expériences qu'elle avait pu vivre. Elle avait été torturée, manipulée, changée à jamais.
Miles ne pouvait imaginer le centième de ce qu'avait vécu Mary. Il ne pouvait même pas tenter de comprendre ce qu'elle avait enduré et les séquelles psychologiques qui devaient faire rage dans son esprit. Il ne savait plus quoi faire à présent. Devait-il se focaliser sur Antonovitch ou lui arracher sans plus attendre Mary de ses griffes ? Il eut du mal à prioriser la situation dans laquelle il se trouvait. Il se tenait toujours face au mage noir, à côté de Hans qui attendait un ordre pour agir. Le mage noir reprit la parole, amusé par les circonstances.
« Bon, je n'ai pas particulièrement de temps à perdre avec toi donc tu peux disposer. Je serai tolérant cette fois-ci, on va dire que je ne t'ai pas mené la vie facile, pauvre petit garçon sans défense. Etant donné que je ne retiens pas ta sœur en otage, tu n'as plus de raison de te faire de soucis. »
C'en était trop. Depuis le début, Stanislav se moquait littéralement de lui. Il avait un plan à appliquer qui semblait lui demander beaucoup. Il arrêta de réfléchir, se concentra sur la finalité de toute cette escapade, et s'adressa calmement à Hans.
« Charge toi de lui, toute puissance. »
Dès que Hans s'exécuta, Mary chercha à parer le sort mortel qu'il venait de formuler ; seulement, Miles en profita pour attaquer Mary et l'empêcher de parer. Alors que le sort allait toucher sa cible contre toute attente, Stanislav ne bougea pas d'un cil et une lueur rouge émana du médaillon qu'il portait autour de son cou, aspirant le sort. D'un coup, les veines du mage noir laissèrent apparaître comme un genre de flux rougeâtre les traverser. Ainsworth fut stupéfait de remarquer qu'Antonovitch demeurait indemne, assis sur son trône – fidèle à lui-même. Le médaillon avait l'air de posséder des propriétés magiques particulières.
Une inconnue venait d'entrer dans l'équation. Miles n'avait pas prévu que le mage noir s'intéressait aux artefacts magiques. N'ayant aucune idée de quel objet il s'agissait, le jeune homme devait s'attendre à tout. Hans, ayant échoué à sa mission, ne s'arrêta pas là et réitéra multiples sorts en direction de son père. A nouveau, le médaillon prit la défense du mage noir. La lueur rouge s'intensifia et projeta un voile rougeâtre qui empêcha tous les sorts d'atteindre leur cible. Soudain, le sourire amusé du sombre sorcier s'estompa et laissa transparaître une méprisante pointe de douleur. Une fois encore, les veines du sorcier laissèrent apparaître un flux magique qui avait l'air de l'impacter physiquement – sans vraiment savoir si cela le blessait ou le renforçait.
Stanislav se leva et avant de démarrer son terrible assaut, s'exclama :
« Puisque vous n'avez pas l'air de vouloir disparaître de ma vue.... Let's - have - some - fun, lâcha-t-il en rigolant, avec un accent nordique fortement prononcé, se moquant une dernière fois de Miles. »
Soudain, il brandit sa baguette et en jaillit une lame de glace qui fonça droit sur les deux hommes qui tentèrent de la faire fondre avec la puissante déflagration combinée de leurs deux forces. Seulement, ils s'aperçurent que la lame trancha la déflagration. Ils esquivèrent de justesse l'attaque et le mur qui se tenait derrière eux fut brisé par l'attaque. D'un coup, ils bombardèrent le mage noir d'une pluie de sorts qui duraient plus qu'il ne l'espérait. A partir de ce moment, le médaillon se mit à scintiller de plus bel sans jamais s'éteindre, gagnant en intensité à chaque seconde qui s'écoulait. Mary ne resta pas les bras croisés et se joignit à la bataille qui venait de prendre place. Plus le combat avançait et plus les sorciers se séparaient laissant Hans et son père se confronter tandis que Miles et Mary s'affrontaient. Deux duels ; deux familles. Il était indéniable que les événements allaient prendre une tournure déroutante.
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Dernière modification par Miles Ainsworth le 8 août 2022, 11:05, modifié 2 fois.
32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
#1.5 - Lorsque les masques tombent...
PARTIE IV | Les liens du sang :
Les adversaires s'étaient choisis naturellement. Miles voulait sauver Mary ; les choses semblaient plutôt mal parties. Tout d'abord, il s'agissait d'une sorcière très puissante, ce qui compliquait rudement les choses pour Ainsworth. La battre serait tout aussi difficile que de faire resurgir le bon qui demeurait enfoui au plus profond d'elle. Miles se confrontait à un mur qui ne voulait pas céder ; il ne pouvait pas même avoir une réelle conversation avec elle, sachant qu'elle ne répondait à aucune de ses exclamations, excuses en tout genre.
Étonnamment, elle s'en donnait à cœur joie, laissant sa rage se déverser sur Miles qui peinait à parer toutes ses attaques. Elle était d'une agilité et d'une rapidité déroutantes, même pour le jeune homme qui pourtant s'était préparé toute sa vie pour ce moment. Sûrement que se battre lui demandait beaucoup plus d'efforts car il s'agissait de sa sœur ; seulement, il ne pouvait se permettre de fléchir à un seul instant. Il était en pleine forme donc se débrouillait un temps soit peu mais déverser ses pouvoirs sur sa sœur lui brisait le cœur. Lui infliger de la souffrance était si loin de ses intentions qu'il devait lutter contre lui-même pour donner tout ce qu'il avait. Elle aussi maitrisait plutôt bien les sorts de glace et donnait du fil à retordre à Miles qui parvenait malgré tout à contrecarrer la moindre de ses offensives.
Du côté de Stanislav et de Hans, le duel était parti pour s'écourter plus rapidement que prévu. Le père prenait réellement le dessus sur son fils qui était déjà sacrément amoché. Il avait des griffures recouvertes du gel provoqué par la maîtrise inébranlable des sorts de glace d'Antonovitch. Ce dernier n'avait pas la moindre difficulté à combattre son fils. Il n'était pas à pleine puissance et essoufflait déjà Hans qui rencontrait quelques problèmes. Il avait du mal à rivaliser en termes de puissance et cela se sentait dans la moindre de ses actions. Dès qu'il lançait un sort, ce dernier était dévié et dès que son adversaire l'attaquait, il n'arrivait à esquiver que de rares fois l'attaque dans son entièreté. Pourtant, il tenait bon et ne pliait pas encore le genou. Son père, agacé de le voir résister davantage, intensifiait ses attaques, tout en accélérant la fréquence. Tandis que le combat faisait rage entre Böotner et Antonovitch qui ne laissait aucun répit à son fils, Miles hurlait à Mary :
« Mais arrête de te battre, ça ne sert à rien, je ne te veux aucun mal.. Tu le sais, au fond de toi ! »
Elle continua de l'ignorer et se battit de plus bel. Alors que les deux sorciers combattaient, Miles faisait son possible pour déterminer la faille qui lui permettrait de prendre l'avantage face à sa sœur déchaînée. Il ne voulait plus s'acharner contre elle. Il avait mieux à faire, comme par exemple mettre un terme aux agissements de Stanislav. Les quatre sorciers avaient du mal à se battre dans la même pièce tant les sorts fusaient dans toutes les directions.
La tension était palpable, de même que le suspense qui durait finalement plus que prévu. Personne ne voulait lâcher l'affaire ; personne n'était prêt à perdre. Antonovitch était dans son territoire et son honneur venait de subir un affront. Mary était soumise à ce dernier autant que Hans l'était à Miles. Et ce dernier avait accompli tout cela dans l'unique but de remporter la victoire et de repartir avec sa sœur alors il n'était près d'abandonner en si bon chemin. Stanislav devenait de plus en plus intenable et les effets de ses sorts étaient si ravageurs qu'ils arrivaient parfois à atteindre le duel qui se passait juste à côté. Mary était tout autant gênée que Miles, ce qui ne créait aucun déséquilibre dans leur rapport de force. Toujours en train de donner le meilleur d'eux-mêmes, les sorts cinglaient dans tous les sens et étaient d'une puissance dévastatrice. Le combat se temporisait mais ne serait guère éternel.
Il ne faisait pas bon de traîner dans les parages inutilement, si vous voulez mon avis. Cela faisait bientôt plus de dix bonnes minutes que personne n'avait montré un signe de faiblesse. Antonovitch, las de se battre contre son soi-disant fils, intensifia son flux de magie de façon brutale. D’un coup de baguette, il matérialisa un gigantesque dôme de glace opaque recouvrant Hans et Stanislav, détruisant le reste des murs de la pièce et expulsant hors de la forteresse Mary et Miles. Soudain, il était impossible de suivre le déroulement du combat des deux mages noirs.
À peine redressée, Mary continua son offensive contre Miles, intensifiant elle aussi la force de ses sorts. Miles rencontrait de plus en plus de difficultés à conserver son calme pour trouver la fameuse faille qui lui permettrait de mettre un terme à ce duel. Toute son attention était focalisée sur son adversaire qui ne lui laissait aucun répit. Mary, inspirée par les sorts de glace de son maître, invoqua une pluie torrentielle de fines lames de glace. Miles, encore en train de parer le dernier sort que lui avait lancé sa sœur, fut surpris de voir une telle incantation lancée avec tant de légèreté. Sans attendre, notre héros se métamorphosa en corbeau et fit de son mieux pour slalomer entre les lames de glace qui tentaient tant bien que mal de percer sa défense. La vitesse à laquelle les lames tombaient était impressionnante et ne laissait pas le temps à notre héros de sortir de la zone sous l’influence de l’incantation.
Cela faisait à peine cinq minutes que le dôme de glace recouvrant Stanislav et Hans était en place et pourtant un bruit fracassant en émana. D’un coup, Mary se retourna pour voir de quoi il s’agissait. Ce moment d’inattention fut l’opportunité parfaite pour que Miles reprenne le dessus. Alors que le dôme se brisa en mille morceaux, Hans s’en échappa, empalé par un pieu de glace d’une épaisseur d’un mètre. Tandis que le corps de Hans se retrouva embroché dans les vestiges du mur, Mary se focalisa à nouveau sur son frère – quelques secondes trop tard. Miles en profita pour désarmer Mary et lui lança un sort qui priva son emplacement d'air et par conséquent la fit perdre connaissance par manque d'oxygène – le sort étant suffisamment contrôlé pour ne pas qu'elle soit absolument asphyxiée. Désormais, il ne restait plus que les deux ennemis de toujours – Miles Ainsworth face à Stanislav Antonovitch. Les deux autres, mis hors d'état de nuire, ne pouvaient plus interférer.
Le sang coulait en abondance du corps de Hans Böotner et la vie le quittait un peu plus chaque seconde. Deux mots résonnèrent dans le silence qui venait de s’installer suite à la défaite de Mary et Hans. Il sortait de la bouche de ce dernier :
« Pourquoi… Père ? »
Antonovitch se mit à ricaner avec force, alors que la lueur de vie s’éteignait dans les yeux de Hans. Aucune tristesse, aucun regret, aucune culpabilité. Ce rire empli de folie mit Miles hors de lui. Comment un homme pouvait-il en venir à tuer son propre fils ? N’était-ce pas l’une des plus grandes incohérences dont on pouvait être témoins ? Donner la vie pour la reprendre… L’absurdité dans laquelle notre monde est plongé est souvent consternante. Excédé, Miles se tourna vers son ennemi juré, serrant les poings et grinçant des dents. Antonovitch, d’humeur bavarde, s’esclaffa :
« Cela faisait déjà bien longtemps que je n’étais plus ton père. Puis, pourquoi devrais-je m’entourer de faibles ? Je n’ai pas besoin de toi si tu n’es pas capable de vaincre l’autre cloporte. »
Que signifiait-il par cela ? Pourquoi n’était-il plus son père ? Parce que cet homme n’avait aucune notion des liens du sang et de l’amour qui est supposé en découler ? Cela cachait-il un autre sens ? Quoiqu’il en fût, le temps n’était pas à la réflexion, mais à l’action. Miles verrait plus tard quel sens donner à tout cela. Pour le moment, il lui restait un dernier rempart à détruire pour que son plan soit entièrement exécuté : Stanislav Antonovitch.
« Je vois que tu as réussi à dompter ta sœur. Elle a un sacré tempérament, j’avoue que mes hommes ont dû s’y prendre à plusieurs reprises avant de lui effacer les dernières traces de son humanité, ajouta-t-il en s’exclaffant. »
Sans se retenir, Miles se mit à hurler sur son adversaire, déversant toute la haine qu’il avait cultivée à son égard :
« Tu le paieras, un jour ou l’autre ! Tes crimes ne resteront pas impunis ! Et sache que tu préféreras être mort le jour où ma vengeance s’accomplira.
- Tu es fort perspicace de penser que ce jour n’est pas aujourd’hui, Miles. Tu as participé à la destruction de cette forteresse et à l’anéantissement d’une partie de mes forces, et c’est déjà une belle victoire pour toi. Mais ma vie, ni toi ni personne ne me la prendra. »
Miles avait de plus en plus de mal à se contenir. Et à peine Antonovitch avait terminé sa phrase, qu’il reprit la parole.
« Finalement, je dois admettre que ta formation à nos côtés a été un franc succès. Je devrais récupérer davantage d’enfants, entre toi, Hans et Mary, de vrais bombes à retardement, dit-il en ricanant de plus bel. Il soupira un moment, sondant la zone autour des mages, avant de reprendre son discours : Trêves de plaisanterie, j'ai remarqué que tous les sorts que tu as mis en place pour éviter que je m'enfuisse sont remarquables mais je ne vais pas me retenir d’inviter deux connaissances qui t’évoqueront sûrement des souvenirs. À quoi bon me donner la peine de me battre contre toi ? Je sais d'avance que tu vas perdre. »
Les adversaires s'étaient choisis naturellement. Miles voulait sauver Mary ; les choses semblaient plutôt mal parties. Tout d'abord, il s'agissait d'une sorcière très puissante, ce qui compliquait rudement les choses pour Ainsworth. La battre serait tout aussi difficile que de faire resurgir le bon qui demeurait enfoui au plus profond d'elle. Miles se confrontait à un mur qui ne voulait pas céder ; il ne pouvait pas même avoir une réelle conversation avec elle, sachant qu'elle ne répondait à aucune de ses exclamations, excuses en tout genre.
Étonnamment, elle s'en donnait à cœur joie, laissant sa rage se déverser sur Miles qui peinait à parer toutes ses attaques. Elle était d'une agilité et d'une rapidité déroutantes, même pour le jeune homme qui pourtant s'était préparé toute sa vie pour ce moment. Sûrement que se battre lui demandait beaucoup plus d'efforts car il s'agissait de sa sœur ; seulement, il ne pouvait se permettre de fléchir à un seul instant. Il était en pleine forme donc se débrouillait un temps soit peu mais déverser ses pouvoirs sur sa sœur lui brisait le cœur. Lui infliger de la souffrance était si loin de ses intentions qu'il devait lutter contre lui-même pour donner tout ce qu'il avait. Elle aussi maitrisait plutôt bien les sorts de glace et donnait du fil à retordre à Miles qui parvenait malgré tout à contrecarrer la moindre de ses offensives.
Du côté de Stanislav et de Hans, le duel était parti pour s'écourter plus rapidement que prévu. Le père prenait réellement le dessus sur son fils qui était déjà sacrément amoché. Il avait des griffures recouvertes du gel provoqué par la maîtrise inébranlable des sorts de glace d'Antonovitch. Ce dernier n'avait pas la moindre difficulté à combattre son fils. Il n'était pas à pleine puissance et essoufflait déjà Hans qui rencontrait quelques problèmes. Il avait du mal à rivaliser en termes de puissance et cela se sentait dans la moindre de ses actions. Dès qu'il lançait un sort, ce dernier était dévié et dès que son adversaire l'attaquait, il n'arrivait à esquiver que de rares fois l'attaque dans son entièreté. Pourtant, il tenait bon et ne pliait pas encore le genou. Son père, agacé de le voir résister davantage, intensifiait ses attaques, tout en accélérant la fréquence. Tandis que le combat faisait rage entre Böotner et Antonovitch qui ne laissait aucun répit à son fils, Miles hurlait à Mary :
« Mais arrête de te battre, ça ne sert à rien, je ne te veux aucun mal.. Tu le sais, au fond de toi ! »
Elle continua de l'ignorer et se battit de plus bel. Alors que les deux sorciers combattaient, Miles faisait son possible pour déterminer la faille qui lui permettrait de prendre l'avantage face à sa sœur déchaînée. Il ne voulait plus s'acharner contre elle. Il avait mieux à faire, comme par exemple mettre un terme aux agissements de Stanislav. Les quatre sorciers avaient du mal à se battre dans la même pièce tant les sorts fusaient dans toutes les directions.
La tension était palpable, de même que le suspense qui durait finalement plus que prévu. Personne ne voulait lâcher l'affaire ; personne n'était prêt à perdre. Antonovitch était dans son territoire et son honneur venait de subir un affront. Mary était soumise à ce dernier autant que Hans l'était à Miles. Et ce dernier avait accompli tout cela dans l'unique but de remporter la victoire et de repartir avec sa sœur alors il n'était près d'abandonner en si bon chemin. Stanislav devenait de plus en plus intenable et les effets de ses sorts étaient si ravageurs qu'ils arrivaient parfois à atteindre le duel qui se passait juste à côté. Mary était tout autant gênée que Miles, ce qui ne créait aucun déséquilibre dans leur rapport de force. Toujours en train de donner le meilleur d'eux-mêmes, les sorts cinglaient dans tous les sens et étaient d'une puissance dévastatrice. Le combat se temporisait mais ne serait guère éternel.
Il ne faisait pas bon de traîner dans les parages inutilement, si vous voulez mon avis. Cela faisait bientôt plus de dix bonnes minutes que personne n'avait montré un signe de faiblesse. Antonovitch, las de se battre contre son soi-disant fils, intensifia son flux de magie de façon brutale. D’un coup de baguette, il matérialisa un gigantesque dôme de glace opaque recouvrant Hans et Stanislav, détruisant le reste des murs de la pièce et expulsant hors de la forteresse Mary et Miles. Soudain, il était impossible de suivre le déroulement du combat des deux mages noirs.
À peine redressée, Mary continua son offensive contre Miles, intensifiant elle aussi la force de ses sorts. Miles rencontrait de plus en plus de difficultés à conserver son calme pour trouver la fameuse faille qui lui permettrait de mettre un terme à ce duel. Toute son attention était focalisée sur son adversaire qui ne lui laissait aucun répit. Mary, inspirée par les sorts de glace de son maître, invoqua une pluie torrentielle de fines lames de glace. Miles, encore en train de parer le dernier sort que lui avait lancé sa sœur, fut surpris de voir une telle incantation lancée avec tant de légèreté. Sans attendre, notre héros se métamorphosa en corbeau et fit de son mieux pour slalomer entre les lames de glace qui tentaient tant bien que mal de percer sa défense. La vitesse à laquelle les lames tombaient était impressionnante et ne laissait pas le temps à notre héros de sortir de la zone sous l’influence de l’incantation.
Cela faisait à peine cinq minutes que le dôme de glace recouvrant Stanislav et Hans était en place et pourtant un bruit fracassant en émana. D’un coup, Mary se retourna pour voir de quoi il s’agissait. Ce moment d’inattention fut l’opportunité parfaite pour que Miles reprenne le dessus. Alors que le dôme se brisa en mille morceaux, Hans s’en échappa, empalé par un pieu de glace d’une épaisseur d’un mètre. Tandis que le corps de Hans se retrouva embroché dans les vestiges du mur, Mary se focalisa à nouveau sur son frère – quelques secondes trop tard. Miles en profita pour désarmer Mary et lui lança un sort qui priva son emplacement d'air et par conséquent la fit perdre connaissance par manque d'oxygène – le sort étant suffisamment contrôlé pour ne pas qu'elle soit absolument asphyxiée. Désormais, il ne restait plus que les deux ennemis de toujours – Miles Ainsworth face à Stanislav Antonovitch. Les deux autres, mis hors d'état de nuire, ne pouvaient plus interférer.
Le sang coulait en abondance du corps de Hans Böotner et la vie le quittait un peu plus chaque seconde. Deux mots résonnèrent dans le silence qui venait de s’installer suite à la défaite de Mary et Hans. Il sortait de la bouche de ce dernier :
« Pourquoi… Père ? »
Antonovitch se mit à ricaner avec force, alors que la lueur de vie s’éteignait dans les yeux de Hans. Aucune tristesse, aucun regret, aucune culpabilité. Ce rire empli de folie mit Miles hors de lui. Comment un homme pouvait-il en venir à tuer son propre fils ? N’était-ce pas l’une des plus grandes incohérences dont on pouvait être témoins ? Donner la vie pour la reprendre… L’absurdité dans laquelle notre monde est plongé est souvent consternante. Excédé, Miles se tourna vers son ennemi juré, serrant les poings et grinçant des dents. Antonovitch, d’humeur bavarde, s’esclaffa :
« Cela faisait déjà bien longtemps que je n’étais plus ton père. Puis, pourquoi devrais-je m’entourer de faibles ? Je n’ai pas besoin de toi si tu n’es pas capable de vaincre l’autre cloporte. »
Que signifiait-il par cela ? Pourquoi n’était-il plus son père ? Parce que cet homme n’avait aucune notion des liens du sang et de l’amour qui est supposé en découler ? Cela cachait-il un autre sens ? Quoiqu’il en fût, le temps n’était pas à la réflexion, mais à l’action. Miles verrait plus tard quel sens donner à tout cela. Pour le moment, il lui restait un dernier rempart à détruire pour que son plan soit entièrement exécuté : Stanislav Antonovitch.
« Je vois que tu as réussi à dompter ta sœur. Elle a un sacré tempérament, j’avoue que mes hommes ont dû s’y prendre à plusieurs reprises avant de lui effacer les dernières traces de son humanité, ajouta-t-il en s’exclaffant. »
Sans se retenir, Miles se mit à hurler sur son adversaire, déversant toute la haine qu’il avait cultivée à son égard :
« Tu le paieras, un jour ou l’autre ! Tes crimes ne resteront pas impunis ! Et sache que tu préféreras être mort le jour où ma vengeance s’accomplira.
- Tu es fort perspicace de penser que ce jour n’est pas aujourd’hui, Miles. Tu as participé à la destruction de cette forteresse et à l’anéantissement d’une partie de mes forces, et c’est déjà une belle victoire pour toi. Mais ma vie, ni toi ni personne ne me la prendra. »
Miles avait de plus en plus de mal à se contenir. Et à peine Antonovitch avait terminé sa phrase, qu’il reprit la parole.
« Finalement, je dois admettre que ta formation à nos côtés a été un franc succès. Je devrais récupérer davantage d’enfants, entre toi, Hans et Mary, de vrais bombes à retardement, dit-il en ricanant de plus bel. Il soupira un moment, sondant la zone autour des mages, avant de reprendre son discours : Trêves de plaisanterie, j'ai remarqué que tous les sorts que tu as mis en place pour éviter que je m'enfuisse sont remarquables mais je ne vais pas me retenir d’inviter deux connaissances qui t’évoqueront sûrement des souvenirs. À quoi bon me donner la peine de me battre contre toi ? Je sais d'avance que tu vas perdre. »
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32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
#1.5 - Lorsque les masques tombent...
PARTIE V | Imprévus.
La baguette en main, Antonovitch inspira en fermant les yeux, ravivant l’intense lumière rouge émanant du médaillon qu’il portait autour du cou, ainsi que l’étrange flux qui parcourait ses veines. Subitement, une petite sphère se matérialisa au bout de la baguette du mage noir et il ne fallut pas plus d’une seconde pour qu’une énergie dévastatrice ne s’en dégage. Une immense vague de froid s’étendit de toute part autour du mage noir. Cette vague de froid recouvrit de gel tout ce qui se trouvait sur son chemin – et ce, à une vitesse fulgurante. Miles, aux aguets, transplana une première fois pour s’éloigner de l’épicentre de l’attaque. Il réitéra à plusieurs reprises, se trouvant toujours poursuivi par l’attaque.
Une fois sorti de la zone, il remarqua que le sort n’avait pas pour vocation de s’attaquer directement à lui mais au sort installé par Miles et Hans en amont de l’attaque - empêchant ceux à l’intérieur de la forteresse de transplaner ou d’appeler du renfort. La vague de froid recouvrit le fameux sortilège qui s’était matérialisé sous la forme d’une large dôme. Antonovitch était parvenu à geler de la magie. Il avait gelé le sortilège avec une aisance déconcertante alors qu’il s’étalait sur un large périmètre. C’était donc là l’étendue de ses pouvoirs ? Ou bien encore un aperçu de l’immense pouvoir magique qu’il détenait ? D’un coup de baguette, il détruisit le sort qui se brisa en mille morceaux avant de se désagréger.
Miles transplana de nouveau pour se placer face au mage noir et débuter l’affrontement. Il ne fallait plus perdre une seconde avant que des renforts ne se pointent et que la partie vienne se compliquer. Le plan de Miles n’incluait pas d’autres forces ennemies dans la mesure où Stanislav Antonovitch était déjà à lui seul un adversaire plus que redoutable. Soudain, deux colonnes de fumée noire vinrent s’abattre respectivement à la droite et la gauche de Stanislav. Pris de stupeur, Miles reconnut instantanément les deux visages. Le noyau central des Démons de glace au grand complet.
« Alors Miles, on t’a manqué ? s’esclaffa l’homme à la droite d’Antonovitch.
- Tu as toujours l’air aussi pathétique, dis-moi. On dirait ton père, ajouta l’homme à la gauche d’Antonovitch. »
Miles ne pourrait jamais oublier les voix et visages de ces hommes. Surtout celui à la droite de Stanislav. Il se dénommait Adem Kovač et était à l’origine de tous les maux de Miles. Il était celui qui avait enlevé Miles et sa sœur et probablement tué sa mère. Il s’agissait d’un être d’une cruauté sans nom et sa simple vue déstabilisa notre héros. Le troisième homme se dénommait Dragomir Petrov, bulgare recherché pour de multiples crimes et actes de magie noire. Notre héros le connaissait moins mais avait déjà pu l’apercevoir une fois lors de sa captivité. À eux trois, il formait l’élite des Démons de Glace, du moins de ce qui en restait. Ces trois hommes étaient à l’origine de l’Ère sombre en Finlande, dans les années 2010 à 2020 et avaient fait profil bas depuis. Les deux hommes se trouvaient sous les ordres d’Antonovitch.
Le trio infernal se trouvait donc face à Miles, accompagné de leur aura maléfique. Alors que les retrouvailles battaient leur plein, Stanislav s’exclama :
« Il est grand temps de nous faire tes adieux, Miles. Tu es le dernier encore en vie à être au courant de mon existence et de notre lien avec l’Ère sombre… C’est pourquoi tu vas disparaître aujourd’hui même. Je préfèrerai rester encore un peu dans l’anonymat. J’ai d’autres desseins et ne t’inquiète pas pour tes collègues, Poudlard n’en a jamais fait partie, ni l’Angleterre. »
Il marqua une pause, le temps d’observer une dernière fois Miles et de ressentir la tension presque palpable, puis reprit de plus bel :
« Je te laisse aux petits soins de mes acolytes. Ils te donneront l’occasion de goûter une dernière fois au désespoir. »
Miles sentit qu’Antonovitch souhaitait s’échapper, ce dernier avait dû sentir qu’il ne ferait pas bon de s’éterniser davantage. À peine Miles lança un sort sur son ultime antagoniste que celui-ci fut paré par Adem et Dragomir, laissant le temps à Stanislav de transplaner.
« NON ! Pas maintenant ! Je n’en ai pas fini avec toi, s’exclama Miles, plus que déçu de voir son ennemi juré fuir le combat alors qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de s’affronter. »
Alors que les deux mages noirs ricanaient de voir les espoirs de Miles être anéanties, des présences apparurent tout autour des deux mages noirs. Les renforts venaient d’arriver, et avec eux, deux figures que Miles connaissait : la fameuse Jenna Blackburn – mère adoptive de Miles – et Eugenia Mäkinen –Cheffe du Bureau des Aurors au ministère finlandais.
La sorcière en question n'était pas n'importe quelle sorcière. Elle était réputée pour ses brillantes stratégies, son rôle dans la rébellion contre la Corruption durant l'Ère sombre, ainsi que ses victoires en duel plus anciennement. Auror depuis plus de vingt ans, elle avait rendu d'innombrables services au pays et tenait bon malgré les obstacles dressés sur sa route. Elle connaissait l'enjeu de sa présence et n'était pas près de perdre son sang-froid ni d'envisager la défaite. Accompagnée de huit aurors, elle allait enfin mettre derrière les barreaux les criminels d'envergure qui se tenaient face à elle. Elle les ferait déchanter. Elle avait obtenu l'accord des différentes autorités concernées pour agir.
Kovač regarda son partenaire qui affichait la même expression, à savoir la surprise, et lui dit :
« Bon, tu me laisses Miles ? Tu sais bien que ça me tient à cœur, après tout… C’est moi qui ai orchestré la mort de ses parents, finit-il par révéler avec un petit rictus. »
Jenna et Eugenia n’attendirent pas une seconde pour attaquer les deux hommes. Les huit autres aurors qui étaient sous la responsabilité de Eugenia les imitèrent afin de les submerger. Sans plus attendre, les deux mages noirs libérèrent leur patronus noir, chacun d’une taille inquiétante. Un loup massif ainsi qu’un ours firent leur apparition sur le champ de bataille. Les deux femmes qui avaient pris la tête des renforts déclenchèrent à leur tour leur patronus. C’est alors qu’un gigantesque boa se matérialisa, en compagnie d’un sanglier bien plus gros que la moyenne. Le boa rivalisait largement de taille avec l’ours tandis que le loup donnerait sûrement du fil à retordre à Jenna.
Miles, témoin de l’apparition des renforts, n’en était pas là. Il était resté bloqué sur les dernières paroles de Kovač. Elles résonnaient en lui et le faisaient bouillonner de rage. Il n’était plus lui-même. Les mots prononcés par le mage noir l’avaient touché en plein cœur et étaient sur le point de libérer toute la noirceur enfouie en Ainsworth. La lueur dans ses yeux n’était définitivement plus la même. Il fusillait du regard Adem depuis maintenant une minute alors que celui-ci se déchainait contre ses alliés. Une dizaine de colonnes de fumées noires apparurent, et se métamorphosa en mages noirs, sbires des Démons de glace. Ces derniers ne perdirent pas une seconde et attaquèrent les huit aurors.
Miles, figé depuis maintenant quelques minutes, reprit ses esprits et sans plus attendre, il transplana derrière Adem Kovač, l’attrapa en le serrant de toutes ses forces et transplana à nouveau. Cette fois-ci, il quitta la zone de combat et s’était dirigé avec le mage noir à un tout autre endroit, loin du vacarme et des sorts qui fusaient de toutes parts.
À ce même instant, Mary reprit connaissance.
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Dernière modification par Miles Ainsworth le 23 août 2022, 18:24, modifié 1 fois.
32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
#1.5 - Lorsque les masques tombent...
PARTIE VI | Diviser pour mieux l’emporter :
Miles venait d’accomplir un effort incommensurable en transplanant à une distance conséquente de sa position initiale. Il avait beau maîtriser à la perfection cet art, il en avait usé énormément jusqu’ici et ne savait pas s’il lui restait encore la force de faire le trajet retour jusqu’à Jenna et Mary – surtout après le combat qui l’attendait. Seulement, il n’avait plus rien d’autre en tête que de s’assurer de mettre hors d’état de nuire son adversaire. Il pensait sincèrement pouvoir l’anéantir et était prêt à tout pour y parvenir. De plus, séparer les forces ennemies permettraient aux renforts de prendre le dessus sur Dragomir. Jusque-là, son choix avait été judicieux.
Miles avait usé beaucoup d’énergie dans son dernier combat. Cependant, l’état émotionnel dans lequel il se trouvait lui fit découvrir des ressources encore insoupçonnées. Il était prêt à en découdre et il savait que ce ne serait pas beau à voir.
Au moment où les deux mages transplanèrent, chacun fut expulsé dans une direction opposée. Tous deux se relevèrent aussitôt, baguettes brandies, se menaçant l’un et l’autre du regard. Adem prit une seconde pour observer l’environnement dans lequel ils se trouvaient puis s’exprima :
« Ne crois pas une seule seconde que tu peux faire le poids face à moi. Je me suis spécialisé dans l’assassinat des Ainsworth et je ne compte pas nuire à ma réputation. Tu auras beau m’isoler et m’emmener aussi loin que tu le veux, ça ne changera rien.
- C’est ce qu’on verra, s’empressa de dire Miles tout en inaugurant le duel. »
Il ne fallut pas plus d’une seconde pour que Miles lance une première incantation. Il se trouvait dans un terrain enneigée et ferait son possible pour en tirer profit. Sans plus attendre, il déclencha simultanément plusieurs bourrasques qui se rejoignirent pour former une tornade. Celle-ci fonça droit sur Adem. Il reproduisit l’expérience à deux reprises, tentant tout d’abord de submerger son adversaire.
Les trois tornades aspirèrent la neige environnante et déclenchèrent une tempête de neige. D’une, cela gênerait la visibilité de son adversaire, et de deux, une fois que les tornades étaient lancées, Miles pouvait les contrôler à sa guise.
Kovač, surpris par une telle maîtrise de la magie élémentaire, fit son possible pour les dévier de leur trajectoire respective. Concentré sur les tornades, il faisait son possible pour rester à l’affût des prochaines attaques. Alors que la visibilité était au plus bas, Miles arrivait à percevoir l’aura de son adversaire. De cette façon, il continua son offensive en produisant plusieurs lames d’air en direction d’Adem. Malgré la puissance que Miles mettait dans ses sorts, ce dernier parvint à les stopper et renvoya l’ensemble des lames sur une des tornades.
Kovač réussit à désagréger une des tornades, calmant quelque peu la tempête de neige qui faisait rage. Miles en profita pour les fusionner et lancer le fruit de sa magie sur son adversaire. Étonnamment, le mage noir se retrouva pris au piège, se faisant malmener par les puissants courants d’air qui l’envoyaient valser dans tous les sens. Adem poussa un puissant cri et invoqua une énorme quantité de magie noire pour se protéger et reprendre pied.
Miles se rapprocha de son adversaire et lui asséna des sorts de toute part afin d’éviter que ce dernier ne s’échappe de la tornade. Cependant, Kovač cria de nouveau, cette fois-ci de façon bien plus stridente et une colonne de fumée noire traversa la tornade de bas en haut pour l’annihiler.
Le mage noir regagna la surface, quelque peu essoufflé mais fit comme si de rien n’était. Il en profita même pour dire :
« Finalement, je t’ai bien appris à manier une baguette. Je suis presque fier de ce que j’ai créé.
- Tu n’y es strictement pour rien, rétorqua Miles, en revanche tu seras responsable de ta défaite. »
Les deux sorciers repartirent de plus bel pour un affrontement bien plus qu’intense. Les sorts fusaient à mesure que les secondes s’écoulaient. Les minutes s’égrenaient et tous deux restaient au paroxysme de leur puissance, concentrés et prêts à donner le coup de grâce à leur adversaire. Kovač tenta de prendre le dessus et invoqua un feudeymon monstrueux, atteignant pratiquement la taille de la tornade que Miles avait généré. Miles, sans sourciller, créa une barrière sans air autour du feudeymon pour l’éviter de gagner en taille. Le feudeymon étant fait de magie noire également, il ne lui serait pas possible de le vaincre simplement en privant la zone de son élément fétiche. Cependant, cette barrière lui permettrait au moins de ralentir sa croissance et de se focaliser sur son adversaire.
Laissant le feudeymon livré à lui-même dans sa cage, Miles continua son offensive de plus en plus intensément sur son adversaire. À mesure que le temps s’écoulait, il était de plus en plus difficile pour Adem comme pour Miles de maintenir leur sort respectif tout en combattant. Cependant, Kovač abandonna en premier et choisit de résorber son feudeymon pour concentrer le restant de son pouvoir sur Miles. Ce dernier put de cette façon annuler sa barrière anti-oxygène qui lui avait demandé un certain effort aussi bien physique que magique.
Cela faisait bientôt trente minutes que le combat faisait rage et pourtant, il n’y avait toujours aucun perdant. Adem Kovač commençait à s'énerver de ne toujours pas achever Ainsworth. Il s'acharna de plus bel en faisant jaillir un puissant sort qui se projeta sous la forme d'un puissant jet d'une intense lumière verte en direction de Miles. Ce dernier fut forcé de riposter et les deux sorts se percutèrent sans pour autant se désagréger. Les deux sorts s'affrontaient à leur façon, par l'intermédiaire de leurs sorciers qui leur influaient de plus en plus d'énergie. Les émanations de magie étaient à leur paroxysme. La lumière verdâtre prenait du terrain, petit à petit, sur la lumière blanche et gagnait en intensité.
Miles parvint à esquiver de justesse le sort du mage noir. Alors que son sort faiblissait, il y mit fin pour se laisser deux secondes et quitter la zone d'impact. Ayant à peine le temps de souffler, il laissa s'abattre une pluie de sorts sur Kovač qui les annihila sans difficulté. Ce dernier ne lui laissa aucun répit et l'essoufflait. Il se demandait comment allait-il pouvoir le tromper pour prendre le dessus. Il ne s'agissait que d'une question de temps avant qu'il ne s'épuise, bien qu'il ne semblât pas encore au bout de ses forces.
Dans ce genre de situation, il suffit d'un instant pour déterminer l'issue d'un combat. Et ce moment arriva plus tôt que prévu. Miles, toujours en train de parer les coups de l'adversaire, de les dévier ou de riposter, faisait preuve d'une brillante maîtrise de l'art du duel. Il avait pu s'exercer durant ses études à L'Ecole Supérieure d'Excellence de Magie, en Finlande, et mettre en pratique ses apprentissages durant de nombreux entraînements – même après la vie universitaire. Tous les efforts qu’il avait dû réaliser pour développer sa puissance lui servaient plus que jamais à cet instant précis.
Cependant, la puissance seule ne ferait pas la différence dans ce duel alors que la stratégie et l’effet de surprise paieraient sans aucun doute. Alors qu’il se battait de toutes ses forces contre son adversaire, une idée risquée lui traversa l’esprit. Cette idée serait sûrement la clef qui le mènerait vers la victoire. Cependant, il devrait être méticuleux pour ne pas y laisser la vie. À ce stade, chaque erreur pourrait lui coûter cher et il le savait.
Miles avait en sa possession un talisman qu’il portait autour du cou depuis ses douze ans. Il s’agissait de l’héritage de Travis, le mari de Jenna qui lui avait sauvé la vie en l’extirpant des griffes des Démons de glace pour lui offrir une vie digne de ce nom. Pendant de longues années, Miles pensait que ce talisman était un simple médaillon qu’il avait choisi de porter en hommage à son propriétaire. Cependant, Jenna lui révéla sa nature magique quelques années plus tard. Ce talisman avait la propriété d’absorber une attaque de quelconque nature. Ce fabuleux pouvoir était tout de même limité car il fallait attendre un certain temps avant de pouvoir en refaire usage. Une fois que Miles avait découvert cela, ce dernier avait fait son possible pour comprendre comment il fonctionnait afin de s’en servir le mieux possible. Jusque-là, Miles avait réussi à s’en servir seulement deux fois par jour. Cependant, il n’avait pas encore déterminé jusqu’à quel point il pouvait absorber dans la mesure où le talisman n’avait jamais échoué à sa mission pour le moment et ce, contre des sorts d’une rare puissance.
Ceci serait sa botte secrète. Il n’avait plus d’autres atouts pour vaincre son adversaire et à mesure que le temps s’écoulait, son énergie magique s’épuisait. Il avait beau en avoir un sacré paquet, cela faisait plus de quarante minutes qu’il se battait corps et âme contre le mage noir. Il était donc temps de mettre un terme à ce duel. Sans plus tarder, Miles allait mettre son plan à exécution.
Kovač, toujours prêt à en découdre, lança une pluie de sorts sur Miles, que celui-ci para à moitié, se laissant toucher. Miles devait prétendre se faire battre et pour cela, il devait bien se prendre quelques coups afin de mieux tromper son adversaire. Il répéta cette stratégie plusieurs fois jusqu’à ce que le mage noir fasse jaillir de sa baguette un puissant filament vert. Notre héros comprit à ce moment-là que le sort lancé avait pour effet de tuer son adversaire. Cela serait parfait pour faire croire à Adem qu’il ne représenterait plus une menace et lui faire baisser sa garde. Cette fois-ci, Miles ne para pas mais se concentra pour activer le talisman. Une lumière rouge se mit à scintiller sous le pull de Miles où se dissimulait le médaillon. Kovač était trop loin pour s’en apercevoir mais remarqua son adversaire s’écrouler au sol.
Soudain, le mage noir hurla de joie et laissa s’échapper un rire machiavélique. Se rapprochant de son adversaire pour mieux savourer sa victoire, il s’exclama :
« Tu m’auras donné du fil à retordre, mais il était évident que tu ne pourrais pas l’emporter. Maintenant, je vais me charger de transporter ton.. »
Miles s’empressa de désarmer son adversaire et l’immobilisa en métamorphosant le sol pour y prendre au piège les pieds d’Adem. Sans baguette et sans pouvoir bouger, le sourire narquois s’effaça immédiatement du visage de Kovač. Pour ne plus l’entendre jacasser, notre héros l’empêcha de parler grâce au bon vieux sortilège bloclang. Désormais, la situation était totalement renversée.
Miles ne s’arrêta pas en si bon chemin. Sans même afficher un sourire suite à sa victoire, il pointa sa baguette et dit une dernière phrase à son adversaire :
« Alors, on fait toujours le malin ? J’ai rêvé des centaines de fois de ce moment, et je ne vois qu’une façon d’en finir... Il inspira profondément et prononça l’incantation suivante : Homusca ! »
Adem Kovač, puissant mage noir qui n’avait cessé de faire souffrir notre héros, se transforma en une fraction de secondes en vulgaire mouche. Sans plus attendre, Miles prit soin de le capturer dans une petite fiole. Il prit ladite fiole du bout de ses doigts et contempla la mouche se cogner contre les parois sans pouvoir s’échapper. Et un de moins.
Miles venait d’accomplir un effort incommensurable en transplanant à une distance conséquente de sa position initiale. Il avait beau maîtriser à la perfection cet art, il en avait usé énormément jusqu’ici et ne savait pas s’il lui restait encore la force de faire le trajet retour jusqu’à Jenna et Mary – surtout après le combat qui l’attendait. Seulement, il n’avait plus rien d’autre en tête que de s’assurer de mettre hors d’état de nuire son adversaire. Il pensait sincèrement pouvoir l’anéantir et était prêt à tout pour y parvenir. De plus, séparer les forces ennemies permettraient aux renforts de prendre le dessus sur Dragomir. Jusque-là, son choix avait été judicieux.
Miles avait usé beaucoup d’énergie dans son dernier combat. Cependant, l’état émotionnel dans lequel il se trouvait lui fit découvrir des ressources encore insoupçonnées. Il était prêt à en découdre et il savait que ce ne serait pas beau à voir.
Au moment où les deux mages transplanèrent, chacun fut expulsé dans une direction opposée. Tous deux se relevèrent aussitôt, baguettes brandies, se menaçant l’un et l’autre du regard. Adem prit une seconde pour observer l’environnement dans lequel ils se trouvaient puis s’exprima :
« Ne crois pas une seule seconde que tu peux faire le poids face à moi. Je me suis spécialisé dans l’assassinat des Ainsworth et je ne compte pas nuire à ma réputation. Tu auras beau m’isoler et m’emmener aussi loin que tu le veux, ça ne changera rien.
- C’est ce qu’on verra, s’empressa de dire Miles tout en inaugurant le duel. »
Il ne fallut pas plus d’une seconde pour que Miles lance une première incantation. Il se trouvait dans un terrain enneigée et ferait son possible pour en tirer profit. Sans plus attendre, il déclencha simultanément plusieurs bourrasques qui se rejoignirent pour former une tornade. Celle-ci fonça droit sur Adem. Il reproduisit l’expérience à deux reprises, tentant tout d’abord de submerger son adversaire.
Les trois tornades aspirèrent la neige environnante et déclenchèrent une tempête de neige. D’une, cela gênerait la visibilité de son adversaire, et de deux, une fois que les tornades étaient lancées, Miles pouvait les contrôler à sa guise.
Kovač, surpris par une telle maîtrise de la magie élémentaire, fit son possible pour les dévier de leur trajectoire respective. Concentré sur les tornades, il faisait son possible pour rester à l’affût des prochaines attaques. Alors que la visibilité était au plus bas, Miles arrivait à percevoir l’aura de son adversaire. De cette façon, il continua son offensive en produisant plusieurs lames d’air en direction d’Adem. Malgré la puissance que Miles mettait dans ses sorts, ce dernier parvint à les stopper et renvoya l’ensemble des lames sur une des tornades.
Kovač réussit à désagréger une des tornades, calmant quelque peu la tempête de neige qui faisait rage. Miles en profita pour les fusionner et lancer le fruit de sa magie sur son adversaire. Étonnamment, le mage noir se retrouva pris au piège, se faisant malmener par les puissants courants d’air qui l’envoyaient valser dans tous les sens. Adem poussa un puissant cri et invoqua une énorme quantité de magie noire pour se protéger et reprendre pied.
Miles se rapprocha de son adversaire et lui asséna des sorts de toute part afin d’éviter que ce dernier ne s’échappe de la tornade. Cependant, Kovač cria de nouveau, cette fois-ci de façon bien plus stridente et une colonne de fumée noire traversa la tornade de bas en haut pour l’annihiler.
Le mage noir regagna la surface, quelque peu essoufflé mais fit comme si de rien n’était. Il en profita même pour dire :
« Finalement, je t’ai bien appris à manier une baguette. Je suis presque fier de ce que j’ai créé.
- Tu n’y es strictement pour rien, rétorqua Miles, en revanche tu seras responsable de ta défaite. »
Les deux sorciers repartirent de plus bel pour un affrontement bien plus qu’intense. Les sorts fusaient à mesure que les secondes s’écoulaient. Les minutes s’égrenaient et tous deux restaient au paroxysme de leur puissance, concentrés et prêts à donner le coup de grâce à leur adversaire. Kovač tenta de prendre le dessus et invoqua un feudeymon monstrueux, atteignant pratiquement la taille de la tornade que Miles avait généré. Miles, sans sourciller, créa une barrière sans air autour du feudeymon pour l’éviter de gagner en taille. Le feudeymon étant fait de magie noire également, il ne lui serait pas possible de le vaincre simplement en privant la zone de son élément fétiche. Cependant, cette barrière lui permettrait au moins de ralentir sa croissance et de se focaliser sur son adversaire.
Laissant le feudeymon livré à lui-même dans sa cage, Miles continua son offensive de plus en plus intensément sur son adversaire. À mesure que le temps s’écoulait, il était de plus en plus difficile pour Adem comme pour Miles de maintenir leur sort respectif tout en combattant. Cependant, Kovač abandonna en premier et choisit de résorber son feudeymon pour concentrer le restant de son pouvoir sur Miles. Ce dernier put de cette façon annuler sa barrière anti-oxygène qui lui avait demandé un certain effort aussi bien physique que magique.
Cela faisait bientôt trente minutes que le combat faisait rage et pourtant, il n’y avait toujours aucun perdant. Adem Kovač commençait à s'énerver de ne toujours pas achever Ainsworth. Il s'acharna de plus bel en faisant jaillir un puissant sort qui se projeta sous la forme d'un puissant jet d'une intense lumière verte en direction de Miles. Ce dernier fut forcé de riposter et les deux sorts se percutèrent sans pour autant se désagréger. Les deux sorts s'affrontaient à leur façon, par l'intermédiaire de leurs sorciers qui leur influaient de plus en plus d'énergie. Les émanations de magie étaient à leur paroxysme. La lumière verdâtre prenait du terrain, petit à petit, sur la lumière blanche et gagnait en intensité.
Miles parvint à esquiver de justesse le sort du mage noir. Alors que son sort faiblissait, il y mit fin pour se laisser deux secondes et quitter la zone d'impact. Ayant à peine le temps de souffler, il laissa s'abattre une pluie de sorts sur Kovač qui les annihila sans difficulté. Ce dernier ne lui laissa aucun répit et l'essoufflait. Il se demandait comment allait-il pouvoir le tromper pour prendre le dessus. Il ne s'agissait que d'une question de temps avant qu'il ne s'épuise, bien qu'il ne semblât pas encore au bout de ses forces.
Dans ce genre de situation, il suffit d'un instant pour déterminer l'issue d'un combat. Et ce moment arriva plus tôt que prévu. Miles, toujours en train de parer les coups de l'adversaire, de les dévier ou de riposter, faisait preuve d'une brillante maîtrise de l'art du duel. Il avait pu s'exercer durant ses études à L'Ecole Supérieure d'Excellence de Magie, en Finlande, et mettre en pratique ses apprentissages durant de nombreux entraînements – même après la vie universitaire. Tous les efforts qu’il avait dû réaliser pour développer sa puissance lui servaient plus que jamais à cet instant précis.
Cependant, la puissance seule ne ferait pas la différence dans ce duel alors que la stratégie et l’effet de surprise paieraient sans aucun doute. Alors qu’il se battait de toutes ses forces contre son adversaire, une idée risquée lui traversa l’esprit. Cette idée serait sûrement la clef qui le mènerait vers la victoire. Cependant, il devrait être méticuleux pour ne pas y laisser la vie. À ce stade, chaque erreur pourrait lui coûter cher et il le savait.
Miles avait en sa possession un talisman qu’il portait autour du cou depuis ses douze ans. Il s’agissait de l’héritage de Travis, le mari de Jenna qui lui avait sauvé la vie en l’extirpant des griffes des Démons de glace pour lui offrir une vie digne de ce nom. Pendant de longues années, Miles pensait que ce talisman était un simple médaillon qu’il avait choisi de porter en hommage à son propriétaire. Cependant, Jenna lui révéla sa nature magique quelques années plus tard. Ce talisman avait la propriété d’absorber une attaque de quelconque nature. Ce fabuleux pouvoir était tout de même limité car il fallait attendre un certain temps avant de pouvoir en refaire usage. Une fois que Miles avait découvert cela, ce dernier avait fait son possible pour comprendre comment il fonctionnait afin de s’en servir le mieux possible. Jusque-là, Miles avait réussi à s’en servir seulement deux fois par jour. Cependant, il n’avait pas encore déterminé jusqu’à quel point il pouvait absorber dans la mesure où le talisman n’avait jamais échoué à sa mission pour le moment et ce, contre des sorts d’une rare puissance.
Ceci serait sa botte secrète. Il n’avait plus d’autres atouts pour vaincre son adversaire et à mesure que le temps s’écoulait, son énergie magique s’épuisait. Il avait beau en avoir un sacré paquet, cela faisait plus de quarante minutes qu’il se battait corps et âme contre le mage noir. Il était donc temps de mettre un terme à ce duel. Sans plus tarder, Miles allait mettre son plan à exécution.
Kovač, toujours prêt à en découdre, lança une pluie de sorts sur Miles, que celui-ci para à moitié, se laissant toucher. Miles devait prétendre se faire battre et pour cela, il devait bien se prendre quelques coups afin de mieux tromper son adversaire. Il répéta cette stratégie plusieurs fois jusqu’à ce que le mage noir fasse jaillir de sa baguette un puissant filament vert. Notre héros comprit à ce moment-là que le sort lancé avait pour effet de tuer son adversaire. Cela serait parfait pour faire croire à Adem qu’il ne représenterait plus une menace et lui faire baisser sa garde. Cette fois-ci, Miles ne para pas mais se concentra pour activer le talisman. Une lumière rouge se mit à scintiller sous le pull de Miles où se dissimulait le médaillon. Kovač était trop loin pour s’en apercevoir mais remarqua son adversaire s’écrouler au sol.
Soudain, le mage noir hurla de joie et laissa s’échapper un rire machiavélique. Se rapprochant de son adversaire pour mieux savourer sa victoire, il s’exclama :
« Tu m’auras donné du fil à retordre, mais il était évident que tu ne pourrais pas l’emporter. Maintenant, je vais me charger de transporter ton.. »
Miles s’empressa de désarmer son adversaire et l’immobilisa en métamorphosant le sol pour y prendre au piège les pieds d’Adem. Sans baguette et sans pouvoir bouger, le sourire narquois s’effaça immédiatement du visage de Kovač. Pour ne plus l’entendre jacasser, notre héros l’empêcha de parler grâce au bon vieux sortilège bloclang. Désormais, la situation était totalement renversée.
Miles ne s’arrêta pas en si bon chemin. Sans même afficher un sourire suite à sa victoire, il pointa sa baguette et dit une dernière phrase à son adversaire :
« Alors, on fait toujours le malin ? J’ai rêvé des centaines de fois de ce moment, et je ne vois qu’une façon d’en finir... Il inspira profondément et prononça l’incantation suivante : Homusca ! »
Adem Kovač, puissant mage noir qui n’avait cessé de faire souffrir notre héros, se transforma en une fraction de secondes en vulgaire mouche. Sans plus attendre, Miles prit soin de le capturer dans une petite fiole. Il prit ladite fiole du bout de ses doigts et contempla la mouche se cogner contre les parois sans pouvoir s’échapper. Et un de moins.
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32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »
#1.5 - Lorsque les masques tombent...
PARTIE VII | Un pas en avant, trois pas en arrière :
Miles souffla quelques instants pour se remettre de son affrontement contre Adem Kovač. Il était fier de son accomplissement mais n’en réalisait toujours pas l’ampleur. Reprenant ses esprits, une pensée émergea subitement : Mary ! Qu’en était-il de sa sœur ? Après lui avoir fait perdre connaissance, il avait transplané avec Adem et l’avait laissé avec tous les autres. S’inquiétant pour elle mais aussi pour tous ces fameux autres dont Jenna, il se focalisa sur la forteresse qu’il avait quittée il y a maintenant presqu’une heure et rassembla ce qui lui restait de magie pour transplaner.
Notre héros se retrouva de nouveau au milieu du champ de bataille, qui se trouvait d’ailleurs bien plus calme que lorsqu’il l’avait quitté. Allongé sur le sol, à bout de force, il se redressa et observa autour de lui afin de déterminer qui se trouvait encore sur les lieux. La fiole à la main, il avançait vers le groupement de silhouettes. À mesure qu’il s’approchait, il reconnut Jenna accroupie, et Eugenia qui avait la baguette à la main sans pour autant être sur ses gardes.
Le combat avait l’air terminé. Seulement, quelque chose clochait. Il ne savait pas encore quoi, mais il avait un mauvais pressentiment. À chaque pas, son cœur se serrait un peu plus. Jenna et Eugenia semblaient occupées voire préoccupées et pourtant la bataille n’était plus. L’incompréhension le gagnait de plus en plus.
Soudain, Jenna se retourna et aperçut Miles qui avançait en leur direction. D’un coup, elle se leva et se précipita vers lui. Miss Blackburn, une larme à l’œil mais heureuse de retrouver son protégé en vie, ne put s’empêcher de le prendre dans ses bras. À ce moment-là, elle fondit en larmes et se confondit d’excuses :
« Miles, je suis désolé, on n’a rien pu faire. Mary a tué deux aurors. Elle était si déchaînée que la seule façon de mettre fin à ce carnage… Je suis désolé, je sais à quel point tu voulais la libérer mais.. C’était soit elle, soit nous… »
Alors que Jenna s’excusait, Miles posa son regard sur le corps de Mary qui n’avait jamais semblé si paisible. Un sourire esquissait son visage mais aucun signe de vie. Des larmes se mirent à couler sur le visage de Miles. Ce dernier était en état de choc. Il ne pouvait accepter une telle nouvelle. Aucun son ne sortait de lui et son esprit était comme gelé. Rien ne s’y passait. Jenna recula et laissa Miles se rapprocher du corps de Mary. Serrant de plus en plus fort la fiole qu’il tenait toujours au creux de sa main, il sentait ses émotions le submerger peu à peu.
Le temps s’était arrêté pour Miles. Il avança lentement vers sa sœur. Pas à pas, il se rapprochait d’une vérité qu’il ne voulait ni entendre, ni intégrer. Il n’en voulait pas et pourtant il n’avait pas d’autre choix que de l’accepter. Alors qu’il s’agenouillait auprès du corps de Mary, les larmes s’intensifièrent. Il la regarda intensément. Un flot de souvenirs se mit à envahir son esprit. Le peu qu’il se rappelait de son enfance émergea et cela le fit entrer dans un état de colère et de tristesse impossible à contrôler. Plus les souvenirs passaient et plus il serrait ses poings, en les frappant au sol. Il était révolté et se mit à crier en frappant le sol de plus en plus fort, jusqu’à fracasser la fiole et son contenu. Sans même se rendre compte qu’il venait d’achever Adem Kovač, notre héros hurla sans pouvoir se retenir. Ses émotions étaient incontrôlables. Du sang coulait de sa main et Miles ne s’en rendait même pas compte.
Alors qu'Ainsworth se trouvait dans un état de désespoir profond mêlé à de la colère, il n’avait même pas aperçu que juste à côté du corps de Mary se trouvait Eugenia et Dragomir. Le mage noir était paralysé, sous l’influence du sortilège de la cheffe du contingent d’aurors. Cette dernière était parvenue à neutraliser l’autre mage noir. Bien qu’Antonovitch s’était enfui, le monde se porterait mieux après ce jour. L’anéantissement de Kovač et l’arrestation de Petrov permettraient au monde de se porter un peu mieux qu’hier. D’autres corps étaient disposés non loin de celui de Mary. La bataille avait apporté son lot de pertes et ce, des deux côtés. La moitié des aurors venus en renfort avait perdu la vie lors de cet affrontement. Seulement, leur mort ne serait pas vaine.
Miles essuya les larmes qui ne s’arrêtaient plus de couler, et se leva brusquement. Il se mit à courir sans réfléchir vers où il se dirigeait. Il courrait, comme si l’éloigner de Mary lui permettrait d’éviter d’avoir à considérer davantage la mort de sa sœur. Notre héros avait besoin de digérer cette bien triste nouvelle et pour ce faire, il préférait être seul. Suffisamment éloigné, il s’arrêta à nouveau, se laissa tomber sur les genoux, et se mit à hurler. Rage, mélancolie, nostalgie, soulagement, tous ces sentiments étaient entremêlés dans la tête de Miles. Il saisit sa tête de ses deux mains. Il avait l’impression que celle-ci allait exploser tant le flux d’émotions qui la parcourrait était intense. Il ne s’était pas retrouvé dans un tel état depuis son adolescence, lorsqu’il avait appris la sombre nouvelle de la mort de ses parents.
Miles souffla quelques instants pour se remettre de son affrontement contre Adem Kovač. Il était fier de son accomplissement mais n’en réalisait toujours pas l’ampleur. Reprenant ses esprits, une pensée émergea subitement : Mary ! Qu’en était-il de sa sœur ? Après lui avoir fait perdre connaissance, il avait transplané avec Adem et l’avait laissé avec tous les autres. S’inquiétant pour elle mais aussi pour tous ces fameux autres dont Jenna, il se focalisa sur la forteresse qu’il avait quittée il y a maintenant presqu’une heure et rassembla ce qui lui restait de magie pour transplaner.
Notre héros se retrouva de nouveau au milieu du champ de bataille, qui se trouvait d’ailleurs bien plus calme que lorsqu’il l’avait quitté. Allongé sur le sol, à bout de force, il se redressa et observa autour de lui afin de déterminer qui se trouvait encore sur les lieux. La fiole à la main, il avançait vers le groupement de silhouettes. À mesure qu’il s’approchait, il reconnut Jenna accroupie, et Eugenia qui avait la baguette à la main sans pour autant être sur ses gardes.
Le combat avait l’air terminé. Seulement, quelque chose clochait. Il ne savait pas encore quoi, mais il avait un mauvais pressentiment. À chaque pas, son cœur se serrait un peu plus. Jenna et Eugenia semblaient occupées voire préoccupées et pourtant la bataille n’était plus. L’incompréhension le gagnait de plus en plus.
Soudain, Jenna se retourna et aperçut Miles qui avançait en leur direction. D’un coup, elle se leva et se précipita vers lui. Miss Blackburn, une larme à l’œil mais heureuse de retrouver son protégé en vie, ne put s’empêcher de le prendre dans ses bras. À ce moment-là, elle fondit en larmes et se confondit d’excuses :
« Miles, je suis désolé, on n’a rien pu faire. Mary a tué deux aurors. Elle était si déchaînée que la seule façon de mettre fin à ce carnage… Je suis désolé, je sais à quel point tu voulais la libérer mais.. C’était soit elle, soit nous… »
Alors que Jenna s’excusait, Miles posa son regard sur le corps de Mary qui n’avait jamais semblé si paisible. Un sourire esquissait son visage mais aucun signe de vie. Des larmes se mirent à couler sur le visage de Miles. Ce dernier était en état de choc. Il ne pouvait accepter une telle nouvelle. Aucun son ne sortait de lui et son esprit était comme gelé. Rien ne s’y passait. Jenna recula et laissa Miles se rapprocher du corps de Mary. Serrant de plus en plus fort la fiole qu’il tenait toujours au creux de sa main, il sentait ses émotions le submerger peu à peu.
Le temps s’était arrêté pour Miles. Il avança lentement vers sa sœur. Pas à pas, il se rapprochait d’une vérité qu’il ne voulait ni entendre, ni intégrer. Il n’en voulait pas et pourtant il n’avait pas d’autre choix que de l’accepter. Alors qu’il s’agenouillait auprès du corps de Mary, les larmes s’intensifièrent. Il la regarda intensément. Un flot de souvenirs se mit à envahir son esprit. Le peu qu’il se rappelait de son enfance émergea et cela le fit entrer dans un état de colère et de tristesse impossible à contrôler. Plus les souvenirs passaient et plus il serrait ses poings, en les frappant au sol. Il était révolté et se mit à crier en frappant le sol de plus en plus fort, jusqu’à fracasser la fiole et son contenu. Sans même se rendre compte qu’il venait d’achever Adem Kovač, notre héros hurla sans pouvoir se retenir. Ses émotions étaient incontrôlables. Du sang coulait de sa main et Miles ne s’en rendait même pas compte.
Alors qu'Ainsworth se trouvait dans un état de désespoir profond mêlé à de la colère, il n’avait même pas aperçu que juste à côté du corps de Mary se trouvait Eugenia et Dragomir. Le mage noir était paralysé, sous l’influence du sortilège de la cheffe du contingent d’aurors. Cette dernière était parvenue à neutraliser l’autre mage noir. Bien qu’Antonovitch s’était enfui, le monde se porterait mieux après ce jour. L’anéantissement de Kovač et l’arrestation de Petrov permettraient au monde de se porter un peu mieux qu’hier. D’autres corps étaient disposés non loin de celui de Mary. La bataille avait apporté son lot de pertes et ce, des deux côtés. La moitié des aurors venus en renfort avait perdu la vie lors de cet affrontement. Seulement, leur mort ne serait pas vaine.
Miles essuya les larmes qui ne s’arrêtaient plus de couler, et se leva brusquement. Il se mit à courir sans réfléchir vers où il se dirigeait. Il courrait, comme si l’éloigner de Mary lui permettrait d’éviter d’avoir à considérer davantage la mort de sa sœur. Notre héros avait besoin de digérer cette bien triste nouvelle et pour ce faire, il préférait être seul. Suffisamment éloigné, il s’arrêta à nouveau, se laissa tomber sur les genoux, et se mit à hurler. Rage, mélancolie, nostalgie, soulagement, tous ces sentiments étaient entremêlés dans la tête de Miles. Il saisit sa tête de ses deux mains. Il avait l’impression que celle-ci allait exploser tant le flux d’émotions qui la parcourrait était intense. Il ne s’était pas retrouvé dans un tel état depuis son adolescence, lorsqu’il avait appris la sombre nouvelle de la mort de ses parents.
*
Une heure après la fin des événements, Miles se trouvait toujours au même endroit. Les larmes avaient fini par sécher – probablement parce qu’il n’y en avait plus en réserve tant il avait pleuré. Soudain, il sentit qu’une personne se rapprochait de lui. Finalement, Jenna fit son apparition aux côtés de notre héros. Elle s’assit à ses côtés et attendit quelques minutes avant de prendre la parole.
« Je suis désolé de venir te déranger avec cela, mais Eugenia voulait que je te demande quelque chose. Elle s’arrêta quelques instants, pour laisser Miles reprendre ses esprits, puis reprit son propos : Eugenia va procéder à l’incarcération de Petrov et de ses sbires qui ont pu être arrêtés. Mais elle voulait savoir ce qu’il en était de Kovač... Faut-il lui préparer une cellule ?
- Pas besoin, conclut notre héros avec une certaine froideur. »
Jenna et Miles, sans émettre aucun son, regardaient au loin l’horizon. Alors qu’ils avaient remporté la bataille, tous deux savaient qu’ils n’étaient pas parvenus à leur finalité. Si deux puissants mages noirs avaient été vaincus aujourd’hui, Miles venait de perdre le dernier membre de sa famille. Pour lui, cela revenait à une défaite cuisante. Sa sœur était morte et Antonovitch se trouvait toujours en liberté. S’il avait été plus fort, les événements auraient pris une toute autre tournure.
Les deux sorciers, silencieux, étaient plongés dans leurs pensées. Jenna ne savait pas quoi dire ni faire d’autre mais ne voulait pas laisser Miles seul. Il s’agissait d’un moment crucial dans son existence et elle souhaitait être là pour lui. Après une dizaine de minutes à contempler l’horizon, remplis de culpabilité, Miles brisa le silence qui leur tenait compagnie.
« Pourquoi, Jenna… Pourquoi faut-il toujours que le destin s’acharne contre nous ? »
À cette question, il n’y avait aucune réponse. Miles le savait, et Jenna aussi. Elle ne s’essaya pas à trouver des arguments afin de rétorquer mais lui prit la main en signe de soutien. Tous deux étaient toujours en vie, et c’était un signe que l’avenir leur réservait une toute autre fin. À cela, ils ne pouvaient qu’être reconnaissants. Notre héros, loin d’avoir le recul sur la situation au vu de la tournure des événements, se leva brusquement. Il regarda Jenna, comme s’il s’agissait de la dernière fois qu’il la verrait, et transplana.
« Je suis désolé de venir te déranger avec cela, mais Eugenia voulait que je te demande quelque chose. Elle s’arrêta quelques instants, pour laisser Miles reprendre ses esprits, puis reprit son propos : Eugenia va procéder à l’incarcération de Petrov et de ses sbires qui ont pu être arrêtés. Mais elle voulait savoir ce qu’il en était de Kovač... Faut-il lui préparer une cellule ?
- Pas besoin, conclut notre héros avec une certaine froideur. »
Jenna et Miles, sans émettre aucun son, regardaient au loin l’horizon. Alors qu’ils avaient remporté la bataille, tous deux savaient qu’ils n’étaient pas parvenus à leur finalité. Si deux puissants mages noirs avaient été vaincus aujourd’hui, Miles venait de perdre le dernier membre de sa famille. Pour lui, cela revenait à une défaite cuisante. Sa sœur était morte et Antonovitch se trouvait toujours en liberté. S’il avait été plus fort, les événements auraient pris une toute autre tournure.
Les deux sorciers, silencieux, étaient plongés dans leurs pensées. Jenna ne savait pas quoi dire ni faire d’autre mais ne voulait pas laisser Miles seul. Il s’agissait d’un moment crucial dans son existence et elle souhaitait être là pour lui. Après une dizaine de minutes à contempler l’horizon, remplis de culpabilité, Miles brisa le silence qui leur tenait compagnie.
« Pourquoi, Jenna… Pourquoi faut-il toujours que le destin s’acharne contre nous ? »
À cette question, il n’y avait aucune réponse. Miles le savait, et Jenna aussi. Elle ne s’essaya pas à trouver des arguments afin de rétorquer mais lui prit la main en signe de soutien. Tous deux étaient toujours en vie, et c’était un signe que l’avenir leur réservait une toute autre fin. À cela, ils ne pouvaient qu’être reconnaissants. Notre héros, loin d’avoir le recul sur la situation au vu de la tournure des événements, se leva brusquement. Il regarda Jenna, comme s’il s’agissait de la dernière fois qu’il la verrait, et transplana.
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FIN
32 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »