9 févr. 2019, 12:00
Moi.. Une sorcière ?!
Luce était assise sur le canapé de son salon, son père était assis à côté d'elle, et sa mère était en face. Son père lui posa alors une question qu'elle trouva bête au premier abord :
- Quel âge as-tu ma puce ?
Elle le regarda avec des grands yeux surpris, et lui répondit :
- Bah 8ans et demi, papa, pourquoi tu me demandes ça ?
Son père se tortillait sur le canapé, il avait toujours redouté ce moment mais il savait que cela arriverait un jour, et il avait convenu avec sa femme que ce serait lui qui dirait toute la vérité. Sa fille l’écouterait plus lui que sa femme, ils en avaient tous deux conscience.
- Tu es grande maintenant Luce, assez pour qu'on te parle de choses de grands.
Il savait qu'en disant cela, sa fille serait davantage encline à l'écouter, et au vue de l'air attentif que la jeune fille avait, il avait eu raison. " Bon je dois arrêter du gagner du temps, il faut lui dire... ". Alors il prit un semblant d'air assuré et se lança :
- Luce, tu sais tous les livres que tu lis à la bibliothèque, et bien tout ce qui y est inscrit, ce ne sont pas que des légendes.
Il vit l'incompréhension sur le visage de la jeune fille mais continua :
- La magie existe vraiment ma puce, et tu es un peu comme les personnages de tes livres.
C'est bon il l'avait dit, il sentit un poids qu'il portait depuis des années partir même s’il savait que la conversation était loin d'être finie. Il observa sa femme qui restait de marbre, comme simple observatrice de cette scène, alors que c'était quand même elle qui en était responsable ! " Qu'importe, pensa-t-il, il faut que je me concentre sur Luce. "
- Papa je suis pas sûre d'avoir compris ? J'ai des pouvoirs magiques ? Je suis quoi ? On est combien ?
Il la coupa dans toutes ses questions et posa une main sur celle de sa fille.
- Luce, tu es une sorcière.
Il continua malgré les yeux ahuris de la demoiselle :
- Mais les sorcières ne sont pas toutes méchantes comme dans tes livres, dit-il en sachant ce qu'elle allait lui dire. Et oui vous êtes nombreux, vous vous cachez parmi les humains qui ne doivent pas savoir que vous existez. Je ne suis pas un sorcier Luce mais ta maman oui. Chérie, explique-lui, dit-il en se tournant vers sa femme, qui prit alors la parole en s'agenouillant devant sa fille tout en sortant sa baguette.
- Regarde, voici ma baguette, c'est ce qui me permet de lancer des sorts. Toi aussi tu en auras une un jour mais avant tu as plein de choses apprendre.
Luce regarda ses parents à tour de rôle, totalement perdue dans tout ce qu'ils lui avaient dit. Elle... Une sorcière ! Elle n’avait pas une bonne image des sorcières, même dans ses dessins animés elles n'étaient pas très gentilles. Mais elle n’était pas très surprise qu'on lui annonce ça. Elle se rappela alors le jour où on lui avait annoncé le décès de sa grand-mère, ce jour-là elle s'était doutée qu'elle n'était pas normale... Ses pouvoirs avaient fait surface avec la grande tristesse et colère qu'elle avait éprouvée. Depuis, plusieurs fois, elle avait eu des doutes, mais elle pensait qu'en parlant de ça avec ses parents, ils la prendraient pour une folle.
- Donc je suis une sorcière, et un jour j'aurais une baguette ?
Elle avait peur d'une mauvaise blague de ses parents, et les regarda à tour de rôle pour vérifier qu'ils ne se moquaient pas d'elle.
Son père prit alors la parole :
- Je sais que c'est dur à accepter, mais tu as encore quelques années avant de rentrer dans l'école pour sorciers et sorcières, donc tu auras le temps de t'y faire.
- Je vais quitter mes amis ? Et je vais aller dans une nouvelle école ? dit-elle, alarmée.
Sa mère prit la parole avec un air dur, en ayant mare des pleurnicherie de sa fille:
- Oui tu vas quitter tout cela, pour devenir meilleure et t'entraîner dur.
Luce baissa la tête, honteuse, et se dit qu'elle avait encore le temps d'y penser, pour l'instant elle devait juste se réjouir d'être une sorcière. C'est sur cette pensée qu'elle fit un câlin à son père pour se rassurer quand même un peu, et qu'elle prit congé pour monter dans sa chambre et ainsi écrire tout ça dans son journal.
Elle passa un moment à regarder ses mains bêtement, après avoir écrit, comme si quelque chose allait en sortir. Elle finit par s'endormir, des rêves plein la tête de sa nouvelle condition, qu'elle acceptait plutôt bien, contrairement aux peurs de ses parents.
Un peu plus tard...
Cela faisait maintenant un an et demi que Luce avait appris son nouveau statut, et le temps n'avait pas été de tout repos : elle allait rentrer dans cette école dans plus ou moins un an, et sa mère veillait à ce qu'elle soit prête à cela.
Deux semaines après la nouvelle, la jeune fille avait posé beaucoup de questions, après quoi sa mère lui avait remis une pile de livres pour qu'elle puisse étudier tout sur ce nouveau monde, car elle voulait que sa fille soit la meilleure à Poudlard - ce qui n'était pas vraiment dans les ambitions de la jeune demoiselle, mais elle n'avait pas son mot à dire.
Luce était encore devant un des livres que sa mère lui avait donnés récemment, un livre si imposant qu'elle ne pouvait le bouger du bureau. Tout sur ce monde l'intéressait beaucoup, mais sa mère lui en demandait trop. Elle ne s’était jamais occupée d'elle, et maintenant voilà qu'elle était toujours sur son dos. Heureusement, son père était là pour motiver Luce et lui permettre de sortir un peu des gros manuels.
En parlent du loup... Sa mère venait de passer une énième fois la porte de sa chambre, et avec un grand sourire, elle posa une fois de plus milles et une question auxquelles la jeune fille dû répondre du tac au tac, au risque d'avoir sa mère encore davantage sur le dos. Même quand celle-ci travaillait, elle trouvait le moyen de l'embêter.
Luce en venait parfois à regretter de ne pas être comme son père, mais dès qu'elle pensait cela, elle regardait sa liste avec les avantages et inconvénients d'être une sorcière qu'elle s'était faite il y a un moment de cela, et tout de suite cela changeait sa façon de voir les choses.
- Luce ! Tu m’écoutes oui ?! Je t’ai posé une question ! Ce n’est pas en rêvassant que tu vas devenir une bonne sorcière et avoir des bons résultats à Poudlard.
Encore et toujours les même phrase, pensa la jeune fille qui frémit quand sa mère prononça le nom de sa futur école, « Poudlard ». Elle avait certes hâte d’y être, mais cette école la terrifiait, car sa mère lui en parlait comme une école n’acceptant que l’élite et renvoyant tous les élèves dans la moyenne. Luce avait peur de se faire renvoyer dès la première semaine si elle n’était pas à la hauteur, alors c’est avec la peur lui nouant le ventre qu’elle se remit au travail. Elle ne pouvait pas échouer, alors elle devait persévérer pour rendre enfin sa mère fière.
- Oui désolée maman, je réfléchissais juste sur un chapitre dont le manuel parlait sur lequel je me pose des questions.
Sa mère ravie, et n’ayant pas discerné le mensonge de sa fille, lui fit un grand sourire et partit de la chambre, lui conseillant fortement de continuer son apprentissage pour trouver les réponses à ses questions.
Heureusement, son père passa devant la chambre de la jeune fille une dizaine de minutes plus tard, et alla fermer le dit manuel en invitant sa fille à aller l’aider en cuisine. La jeune fille accepta avec joie en sachant que sa mère avait horreur de la cuisine, et qu’elle n’irait pas les déranger là bas.
Et c’était ainsi que se passaient les trois quarts du temps où sa mère n’était pas très loin, ce qui arrivait beaucoup plus régulièrement qu’avant. Le reste du temps, Luce retrouvait une vie normale et passait du bon temps avec son père tout en étudiant à son école moldue, ce qui n’était pour l’instant pas pour lui déplaire.
- Quel âge as-tu ma puce ?
Elle le regarda avec des grands yeux surpris, et lui répondit :
- Bah 8ans et demi, papa, pourquoi tu me demandes ça ?
Son père se tortillait sur le canapé, il avait toujours redouté ce moment mais il savait que cela arriverait un jour, et il avait convenu avec sa femme que ce serait lui qui dirait toute la vérité. Sa fille l’écouterait plus lui que sa femme, ils en avaient tous deux conscience.
- Tu es grande maintenant Luce, assez pour qu'on te parle de choses de grands.
Il savait qu'en disant cela, sa fille serait davantage encline à l'écouter, et au vue de l'air attentif que la jeune fille avait, il avait eu raison. " Bon je dois arrêter du gagner du temps, il faut lui dire... ". Alors il prit un semblant d'air assuré et se lança :
- Luce, tu sais tous les livres que tu lis à la bibliothèque, et bien tout ce qui y est inscrit, ce ne sont pas que des légendes.
Il vit l'incompréhension sur le visage de la jeune fille mais continua :
- La magie existe vraiment ma puce, et tu es un peu comme les personnages de tes livres.
C'est bon il l'avait dit, il sentit un poids qu'il portait depuis des années partir même s’il savait que la conversation était loin d'être finie. Il observa sa femme qui restait de marbre, comme simple observatrice de cette scène, alors que c'était quand même elle qui en était responsable ! " Qu'importe, pensa-t-il, il faut que je me concentre sur Luce. "
- Papa je suis pas sûre d'avoir compris ? J'ai des pouvoirs magiques ? Je suis quoi ? On est combien ?
Il la coupa dans toutes ses questions et posa une main sur celle de sa fille.
- Luce, tu es une sorcière.
Il continua malgré les yeux ahuris de la demoiselle :
- Mais les sorcières ne sont pas toutes méchantes comme dans tes livres, dit-il en sachant ce qu'elle allait lui dire. Et oui vous êtes nombreux, vous vous cachez parmi les humains qui ne doivent pas savoir que vous existez. Je ne suis pas un sorcier Luce mais ta maman oui. Chérie, explique-lui, dit-il en se tournant vers sa femme, qui prit alors la parole en s'agenouillant devant sa fille tout en sortant sa baguette.
- Regarde, voici ma baguette, c'est ce qui me permet de lancer des sorts. Toi aussi tu en auras une un jour mais avant tu as plein de choses apprendre.
Luce regarda ses parents à tour de rôle, totalement perdue dans tout ce qu'ils lui avaient dit. Elle... Une sorcière ! Elle n’avait pas une bonne image des sorcières, même dans ses dessins animés elles n'étaient pas très gentilles. Mais elle n’était pas très surprise qu'on lui annonce ça. Elle se rappela alors le jour où on lui avait annoncé le décès de sa grand-mère, ce jour-là elle s'était doutée qu'elle n'était pas normale... Ses pouvoirs avaient fait surface avec la grande tristesse et colère qu'elle avait éprouvée. Depuis, plusieurs fois, elle avait eu des doutes, mais elle pensait qu'en parlant de ça avec ses parents, ils la prendraient pour une folle.
- Donc je suis une sorcière, et un jour j'aurais une baguette ?
Elle avait peur d'une mauvaise blague de ses parents, et les regarda à tour de rôle pour vérifier qu'ils ne se moquaient pas d'elle.
Son père prit alors la parole :
- Je sais que c'est dur à accepter, mais tu as encore quelques années avant de rentrer dans l'école pour sorciers et sorcières, donc tu auras le temps de t'y faire.
- Je vais quitter mes amis ? Et je vais aller dans une nouvelle école ? dit-elle, alarmée.
Sa mère prit la parole avec un air dur, en ayant mare des pleurnicherie de sa fille:
- Oui tu vas quitter tout cela, pour devenir meilleure et t'entraîner dur.
Luce baissa la tête, honteuse, et se dit qu'elle avait encore le temps d'y penser, pour l'instant elle devait juste se réjouir d'être une sorcière. C'est sur cette pensée qu'elle fit un câlin à son père pour se rassurer quand même un peu, et qu'elle prit congé pour monter dans sa chambre et ainsi écrire tout ça dans son journal.
Elle passa un moment à regarder ses mains bêtement, après avoir écrit, comme si quelque chose allait en sortir. Elle finit par s'endormir, des rêves plein la tête de sa nouvelle condition, qu'elle acceptait plutôt bien, contrairement aux peurs de ses parents.
Un peu plus tard...
Cela faisait maintenant un an et demi que Luce avait appris son nouveau statut, et le temps n'avait pas été de tout repos : elle allait rentrer dans cette école dans plus ou moins un an, et sa mère veillait à ce qu'elle soit prête à cela.
Deux semaines après la nouvelle, la jeune fille avait posé beaucoup de questions, après quoi sa mère lui avait remis une pile de livres pour qu'elle puisse étudier tout sur ce nouveau monde, car elle voulait que sa fille soit la meilleure à Poudlard - ce qui n'était pas vraiment dans les ambitions de la jeune demoiselle, mais elle n'avait pas son mot à dire.
Luce était encore devant un des livres que sa mère lui avait donnés récemment, un livre si imposant qu'elle ne pouvait le bouger du bureau. Tout sur ce monde l'intéressait beaucoup, mais sa mère lui en demandait trop. Elle ne s’était jamais occupée d'elle, et maintenant voilà qu'elle était toujours sur son dos. Heureusement, son père était là pour motiver Luce et lui permettre de sortir un peu des gros manuels.
En parlent du loup... Sa mère venait de passer une énième fois la porte de sa chambre, et avec un grand sourire, elle posa une fois de plus milles et une question auxquelles la jeune fille dû répondre du tac au tac, au risque d'avoir sa mère encore davantage sur le dos. Même quand celle-ci travaillait, elle trouvait le moyen de l'embêter.
Luce en venait parfois à regretter de ne pas être comme son père, mais dès qu'elle pensait cela, elle regardait sa liste avec les avantages et inconvénients d'être une sorcière qu'elle s'était faite il y a un moment de cela, et tout de suite cela changeait sa façon de voir les choses.
- Luce ! Tu m’écoutes oui ?! Je t’ai posé une question ! Ce n’est pas en rêvassant que tu vas devenir une bonne sorcière et avoir des bons résultats à Poudlard.
Encore et toujours les même phrase, pensa la jeune fille qui frémit quand sa mère prononça le nom de sa futur école, « Poudlard ». Elle avait certes hâte d’y être, mais cette école la terrifiait, car sa mère lui en parlait comme une école n’acceptant que l’élite et renvoyant tous les élèves dans la moyenne. Luce avait peur de se faire renvoyer dès la première semaine si elle n’était pas à la hauteur, alors c’est avec la peur lui nouant le ventre qu’elle se remit au travail. Elle ne pouvait pas échouer, alors elle devait persévérer pour rendre enfin sa mère fière.
- Oui désolée maman, je réfléchissais juste sur un chapitre dont le manuel parlait sur lequel je me pose des questions.
Sa mère ravie, et n’ayant pas discerné le mensonge de sa fille, lui fit un grand sourire et partit de la chambre, lui conseillant fortement de continuer son apprentissage pour trouver les réponses à ses questions.
Heureusement, son père passa devant la chambre de la jeune fille une dizaine de minutes plus tard, et alla fermer le dit manuel en invitant sa fille à aller l’aider en cuisine. La jeune fille accepta avec joie en sachant que sa mère avait horreur de la cuisine, et qu’elle n’irait pas les déranger là bas.
Et c’était ainsi que se passaient les trois quarts du temps où sa mère n’était pas très loin, ce qui arrivait beaucoup plus régulièrement qu’avant. Le reste du temps, Luce retrouvait une vie normale et passait du bon temps avec son père tout en étudiant à son école moldue, ce qui n’était pour l’instant pas pour lui déplaire.