Aux frontières du réel
Mots à placer pour "la cabane de cristal"
Il y a des jours, comme celui-ci, ou des songes frôlant la démence se décident à contrecarrer les plans de Morphée.
Fiss en fit l'amère expérience, en se livrant à ses recherches sur ce que les sorciers adultes ne daignaient faire apprendre à leurs jeunes élèves, sûrement afin de ne pas courrousser les né-moldu ou les sang-mêlé.
Il en avait beaucoup appris, en cours d'histoire de la magie, sur la manière dont Salazar Serpentard s'y était pris pour laisser un souvenir imperrisable à l'école, toutefois, il avait du mal à croire qu'un enfant d'un âge proche du sien ai pu vaincre la bête aussi facilement.
Selon lui, le basilic n'avait pas été vaincu; il avait certainement été retrouvé par des adultes faisant partie d'un grand complot sorcier, et capturé afin d'être lâché en terres moldus, afin de se débarrasser de non sorciers un peu trop curieux, et pouvoir broder une légende autour.
Peut être même un culte, afin d'avoir une emprise plus grande encore sur les moldus.
Dans tout les cas, Harry Potter n'était, sûrement sans même le savoir, qu'un bouc-émissaire servant des causes au moins aussi sombres que celles qu'il aurait soi disant vaincu, c'était une certitude pour le jeune Serdaigle!
Après tout, n'était-ce pas ça, le but premier du comité d'invention d'excuses à l'usage des moldus?
Si son père ne parlait jamais de son travail à sa femme, il y avait bien une raison.
Peut être même que jamais son père ne dévoila à celle-ci qu'il était sorcier, et peut être l'aurait t'il épousé pour pouvoir jouir de la moindre influence sur pouvait avoir cette dernière?
Perdu dans ses pensées, Fiss fit le chemin jusque dans le parc, armé de son sac de cours, d'une carte et de divers objets moldus, sans même se rendre compte qu'il avait gardé son jogging sous sa cape Serdaigle, jogging qui ne lui servait généralement que de pyjama.
Il n'avait pas dormi de la nuit, et si le grand nombre de tasses de thé ingurgitée au long de celle-ci, de par ses vertus exitantes, avait permis à ce dernier de ne pas être complètement apathique, il n'avait toutefois pas pu dissimuler les immenses cernes qui s'étaient creusés sur le visage de Fiss.
Voyant le grand arbre qui avait servi de point de repère sur la carte qu'il avait soigneusement recopié à partir d'un ouvrage de la bibliothèque au sujet de Poudlard, puis emmené avec lui, il s'arrêta, espérant trouver quelque chose, un passage, une trappe, n'importe quoi qui aurait permi de sortir le basilic du lieu où il avait été caché.
Et il y passa bien deux heures, deux longues heures à scruter à la loupe, dans la pénombre, chaque plante remarquable, chaque pierre de chaque mur environnant, notant scrupuleusement chaque chose qui pouvait lui paraître louche, tel que des fissures à peu près symétrique dans les murs, des fleurs sauvages, disposées de manière à représenter quelque chose, même s'il ne savait pas encore quoi. Il alla même jusqu'à prendre en compte les trajectoires des insectes environnants, notant sur un croquis quelle espèce allait dans quelle direction et à quel moment.
Toutefois, à sa grande deception, rien de concret ne parvint à ses yeux, aucun symbole véritablement éloquent et aucun artefact ne vint se présenter à lui, si ce n'est quelques emballages de chocogrenouille ou de patacitrouille, stigmates d'une mauvaise éducation de certains élèves, mais nullement d'un passage menant vers de sombres secrets...
Apparemment, les sorciers avaient été consciencieux pour cacher de manière assez correcte leur méfait.
Cela n'empêchera pas Fiss de repasser, avec de plus grands moyens, comme des moyens magiques.
Fiss regarda l'heure, la mine plus déconfite encore qu'à son arrivée, se rendit compte que les cours n'allaient pas tarder à commencer, et partit en direction de la grande salle, marmonant, afin de manger un morceau avant de commencer une journée d'élève, distrait et luttant de plus en plus contre Morphée, qui ironiquement, avait choisi cette heure pour daigner se montrer..
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Il y a des jours, comme celui-ci, ou des songes frôlant la démence se décident à contrecarrer les plans de Morphée.
Fiss en fit l'amère expérience, en se livrant à ses recherches sur ce que les sorciers adultes ne daignaient faire apprendre à leurs jeunes élèves, sûrement afin de ne pas courrousser les né-moldu ou les sang-mêlé.
Il en avait beaucoup appris, en cours d'histoire de la magie, sur la manière dont Salazar Serpentard s'y était pris pour laisser un souvenir imperrisable à l'école, toutefois, il avait du mal à croire qu'un enfant d'un âge proche du sien ai pu vaincre la bête aussi facilement.
Selon lui, le basilic n'avait pas été vaincu; il avait certainement été retrouvé par des adultes faisant partie d'un grand complot sorcier, et capturé afin d'être lâché en terres moldus, afin de se débarrasser de non sorciers un peu trop curieux, et pouvoir broder une légende autour.
Peut être même un culte, afin d'avoir une emprise plus grande encore sur les moldus.
Dans tout les cas, Harry Potter n'était, sûrement sans même le savoir, qu'un bouc-émissaire servant des causes au moins aussi sombres que celles qu'il aurait soi disant vaincu, c'était une certitude pour le jeune Serdaigle!
Après tout, n'était-ce pas ça, le but premier du comité d'invention d'excuses à l'usage des moldus?
Si son père ne parlait jamais de son travail à sa femme, il y avait bien une raison.
Peut être même que jamais son père ne dévoila à celle-ci qu'il était sorcier, et peut être l'aurait t'il épousé pour pouvoir jouir de la moindre influence sur pouvait avoir cette dernière?
Perdu dans ses pensées, Fiss fit le chemin jusque dans le parc, armé de son sac de cours, d'une carte et de divers objets moldus, sans même se rendre compte qu'il avait gardé son jogging sous sa cape Serdaigle, jogging qui ne lui servait généralement que de pyjama.
Il n'avait pas dormi de la nuit, et si le grand nombre de tasses de thé ingurgitée au long de celle-ci, de par ses vertus exitantes, avait permis à ce dernier de ne pas être complètement apathique, il n'avait toutefois pas pu dissimuler les immenses cernes qui s'étaient creusés sur le visage de Fiss.
Voyant le grand arbre qui avait servi de point de repère sur la carte qu'il avait soigneusement recopié à partir d'un ouvrage de la bibliothèque au sujet de Poudlard, puis emmené avec lui, il s'arrêta, espérant trouver quelque chose, un passage, une trappe, n'importe quoi qui aurait permi de sortir le basilic du lieu où il avait été caché.
Et il y passa bien deux heures, deux longues heures à scruter à la loupe, dans la pénombre, chaque plante remarquable, chaque pierre de chaque mur environnant, notant scrupuleusement chaque chose qui pouvait lui paraître louche, tel que des fissures à peu près symétrique dans les murs, des fleurs sauvages, disposées de manière à représenter quelque chose, même s'il ne savait pas encore quoi. Il alla même jusqu'à prendre en compte les trajectoires des insectes environnants, notant sur un croquis quelle espèce allait dans quelle direction et à quel moment.
Toutefois, à sa grande deception, rien de concret ne parvint à ses yeux, aucun symbole véritablement éloquent et aucun artefact ne vint se présenter à lui, si ce n'est quelques emballages de chocogrenouille ou de patacitrouille, stigmates d'une mauvaise éducation de certains élèves, mais nullement d'un passage menant vers de sombres secrets...
Apparemment, les sorciers avaient été consciencieux pour cacher de manière assez correcte leur méfait.
Cela n'empêchera pas Fiss de repasser, avec de plus grands moyens, comme des moyens magiques.
Fiss regarda l'heure, la mine plus déconfite encore qu'à son arrivée, se rendit compte que les cours n'allaient pas tarder à commencer, et partit en direction de la grande salle, marmonant, afin de manger un morceau avant de commencer une journée d'élève, distrait et luttant de plus en plus contre Morphée, qui ironiquement, avait choisi cette heure pour daigner se montrer..
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Aux frontières du réel
Trois nuits étaient passées depuis l'inspection d'une partie du parc par le jeune Serdaigle, et malgré son échec dernier, sa résolution à vouloir découvrir la vérité sur cette mascarade ne s'était nullement étiolée.
Durant ce temps, il passa ses soirées à la bibliothèque, à écumer d'innombrables ouvrages sur le château et sur la légende d'Harry Potter, ses nuits lui permettaient de méditer à tout cela, d'essayer de comprendre comment les sorciers avaient bien pu s'y prendre pour sortir cette immonde bête, comment le tout venant avait t'il imaginé un seul instant que tous ces contes à propos d'un enfant vainqueur du mal pouvaient être vrais, que voulaient dire les trajets-symboles laissés par les insectes.
Et surtout, à pourquoi il se lançait dans une telle quête de vérité qui le dépassait tant, cherchant à découvrir avec ses connaissances et capacités d'enfant ce que des sorciers avaient probablement mis des décennies, peut être des siècles à peaufiner leur sombré méfait, afin qu'aucun fouineur tel que lui ne vienne exposer au grand jour leurs exactions.
Ces pensées, ces questionnements, venaient le hanter jusqu'à ce que la fatigue le fasse choir, généralement en fin de nuit, et c'était donc souvent avec un aspect quasiment cadavérique que le jeune Fiss venait assister à des cours qu'il avait de plus en plus de mal à suivre et ou il arrivait avec plus ou moins de retard.
Par ailleurs, les rares fois ou il semblait éveillé durant ceux-ci, il semblait totalement perdu dans ses pensées, et sursautait généralement lorsqu'il se rendait compte que quelqu'un s'adressait, bruyamment, directement à lui.
C'est donc avec une tenue scolaire correcte et un aspect similaire à celui de ces derniers jours que Fiss se rendit à nouveau dans le parc, avec un sac rempli d'affaires de cours, de nombreux ouvrages et de diverses nouvelles cartes du château, qu'il a préalablement longuement étudié.
Il retourna à l'arbre qu'il avait pris comme point de repère, scruta les étoiles jusqu'à trouver l'étoile du berger, puis, tout en observant ses pieds, fit quarante trois pas vers l'Est.
Une fois sur place, il sortit sa baguette, lança "Lumos", puis, sans bouger ses pieds, il plaça trois ouvrages au sol, dans l'alignement d'un pan de mur qui faisait face à lui, tout en prenant soin de placer le second ouvrage très exactement entre ses deux pieds.
Cela fait, il se plaça sur le côté, puis ressortit deux cartes, qu'il plaça l'une sur l'autre, avant de mettre sa baguette derrière celles-ci, afin de permettre de voir les traits des deux grâce à la lumière de son sortilège.
Il scruta ensuite cette double carte, regardant tour à tour les livres, puis la carte, puis les livres, avant de les déplacer d'un pied vers le Nord, avant de regarder à nouveau la carte, puis les livres, avant de décrocher un léger sourire en coin.
Il recula de cinq bons mètres sans lâcher des yeux ce qu'il avait posé au sol, puis s'arrêta, avant de se concentrer sur là ou sont les ouvrages.
Après avoir mémorisé leurs emplacements, il visa ces derniers, lanca Nox, attendit quelques secondes sans lâcher la direction des livres de la pointe de sa baguette, puis, tout en formant une spirale vers l'intérieur, empreint d'une appréhension grandissante, prononça distinctement: Revelio
Fiss attendit un instant, tentant de garder le regard là où étaient visibles les livres, sans se laisser distraire par cette baguette dont le silence et l'obscurité pesaient de plus en plus.
De plus en plus nerveux, le jeune garçon réitéra, dessinant spirale sur spirale, répétant de manière de plus en plus hystérique.. Revelio... Revelio... Revelio, Revelio Reveliorevelioreve..
Puis il s'arrêta, resta immobile un instant, tentant de reprendre son souffle et ses esprits, avant de s'asseoir et de sortir un ouvrage de sortilèges d'année supérieure; il relança Lumos, puis tourna frénétiquement les pages, jusqu'à tomber sur celle relatant du sort de révélation, et de la relire scrupuleusement.
Tout lui semblait correct, la première prononciation avait l'air bonne, le mouvement de baguette aussi..
Et il avait passé assez de temps dans les ouvrages, et avait été assez méticuleux dans son déplacement et le placement de ses livres au sol pour savoir qu'il était au bon endroit, là où les sorciers avaient à coup sûr fait sortir le basilic.
Fiss ne comprenait pas, il ne pouvait pas, et surtout, ne voulait pas croire qu'il s'était trompé; et il ne songeait même plus à se remettre en question quant à la véracité des dires et des écrits sur l'histoire de Potter.
L'aube éclaira peu à peu le parc, et il était dès lors possible, pour qui s'arrêtait aux fenêtres le matin, de voir un jeune garçon aux couleurs des Serdaigle s'asseoir, se relever, faire des mouvements de baguette sans que rien ne se passe, se rasseoir, se relever, jusqu'à ce que le soleil soit assez haut pour lui faire comprendre que les cours approchaient à grands pas.
Ce dernier rassembla ses affaires, marquant de ses ongles l'emplacement de ses livres avant de les retirer du sol, puis partit en direction du château, la tête basse et le pas lent.
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Durant ce temps, il passa ses soirées à la bibliothèque, à écumer d'innombrables ouvrages sur le château et sur la légende d'Harry Potter, ses nuits lui permettaient de méditer à tout cela, d'essayer de comprendre comment les sorciers avaient bien pu s'y prendre pour sortir cette immonde bête, comment le tout venant avait t'il imaginé un seul instant que tous ces contes à propos d'un enfant vainqueur du mal pouvaient être vrais, que voulaient dire les trajets-symboles laissés par les insectes.
Et surtout, à pourquoi il se lançait dans une telle quête de vérité qui le dépassait tant, cherchant à découvrir avec ses connaissances et capacités d'enfant ce que des sorciers avaient probablement mis des décennies, peut être des siècles à peaufiner leur sombré méfait, afin qu'aucun fouineur tel que lui ne vienne exposer au grand jour leurs exactions.
Ces pensées, ces questionnements, venaient le hanter jusqu'à ce que la fatigue le fasse choir, généralement en fin de nuit, et c'était donc souvent avec un aspect quasiment cadavérique que le jeune Fiss venait assister à des cours qu'il avait de plus en plus de mal à suivre et ou il arrivait avec plus ou moins de retard.
Par ailleurs, les rares fois ou il semblait éveillé durant ceux-ci, il semblait totalement perdu dans ses pensées, et sursautait généralement lorsqu'il se rendait compte que quelqu'un s'adressait, bruyamment, directement à lui.
C'est donc avec une tenue scolaire correcte et un aspect similaire à celui de ces derniers jours que Fiss se rendit à nouveau dans le parc, avec un sac rempli d'affaires de cours, de nombreux ouvrages et de diverses nouvelles cartes du château, qu'il a préalablement longuement étudié.
Il retourna à l'arbre qu'il avait pris comme point de repère, scruta les étoiles jusqu'à trouver l'étoile du berger, puis, tout en observant ses pieds, fit quarante trois pas vers l'Est.
Une fois sur place, il sortit sa baguette, lança "Lumos", puis, sans bouger ses pieds, il plaça trois ouvrages au sol, dans l'alignement d'un pan de mur qui faisait face à lui, tout en prenant soin de placer le second ouvrage très exactement entre ses deux pieds.
Cela fait, il se plaça sur le côté, puis ressortit deux cartes, qu'il plaça l'une sur l'autre, avant de mettre sa baguette derrière celles-ci, afin de permettre de voir les traits des deux grâce à la lumière de son sortilège.
Il scruta ensuite cette double carte, regardant tour à tour les livres, puis la carte, puis les livres, avant de les déplacer d'un pied vers le Nord, avant de regarder à nouveau la carte, puis les livres, avant de décrocher un léger sourire en coin.
Il recula de cinq bons mètres sans lâcher des yeux ce qu'il avait posé au sol, puis s'arrêta, avant de se concentrer sur là ou sont les ouvrages.
Après avoir mémorisé leurs emplacements, il visa ces derniers, lanca Nox, attendit quelques secondes sans lâcher la direction des livres de la pointe de sa baguette, puis, tout en formant une spirale vers l'intérieur, empreint d'une appréhension grandissante, prononça distinctement: Revelio
Fiss attendit un instant, tentant de garder le regard là où étaient visibles les livres, sans se laisser distraire par cette baguette dont le silence et l'obscurité pesaient de plus en plus.
De plus en plus nerveux, le jeune garçon réitéra, dessinant spirale sur spirale, répétant de manière de plus en plus hystérique.. Revelio... Revelio... Revelio, Revelio Reveliorevelioreve..
Puis il s'arrêta, resta immobile un instant, tentant de reprendre son souffle et ses esprits, avant de s'asseoir et de sortir un ouvrage de sortilèges d'année supérieure; il relança Lumos, puis tourna frénétiquement les pages, jusqu'à tomber sur celle relatant du sort de révélation, et de la relire scrupuleusement.
Tout lui semblait correct, la première prononciation avait l'air bonne, le mouvement de baguette aussi..
Et il avait passé assez de temps dans les ouvrages, et avait été assez méticuleux dans son déplacement et le placement de ses livres au sol pour savoir qu'il était au bon endroit, là où les sorciers avaient à coup sûr fait sortir le basilic.
Fiss ne comprenait pas, il ne pouvait pas, et surtout, ne voulait pas croire qu'il s'était trompé; et il ne songeait même plus à se remettre en question quant à la véracité des dires et des écrits sur l'histoire de Potter.
L'aube éclaira peu à peu le parc, et il était dès lors possible, pour qui s'arrêtait aux fenêtres le matin, de voir un jeune garçon aux couleurs des Serdaigle s'asseoir, se relever, faire des mouvements de baguette sans que rien ne se passe, se rasseoir, se relever, jusqu'à ce que le soleil soit assez haut pour lui faire comprendre que les cours approchaient à grands pas.
Ce dernier rassembla ses affaires, marquant de ses ongles l'emplacement de ses livres avant de les retirer du sol, puis partit en direction du château, la tête basse et le pas lent.
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Aux frontières du réel
entre En d'étranges éternités et Vérités Indicibles
En ce début de soirée, Fiss ne savait que penser.
Sa quête n'avait jusqu'ici rien donnée, et avec tous les événements qui s'étaient passés ici, durant ces dernières semaines, et plus particulièrement, avec les modifications liées au terrain, le jeune Serdaigle craignait que ses pistes ne soient littéralement tombées à l'eau.
Toutefois, par un heureux hasard, il s'était dernièrement trouvé ce qu'il considérait déjà comme une alliée, de par l'intérêt qu'elle avait porté sur ses travaux, et de par le fait qu'elle était même parti dans le même sens que Fiss dans la discussion qu'il avaient eu l'occasion d'avoir en salle commune.
Peut être était-ce l'orgueil ou un besoin d'être rassuré qui avait conduit le jeune Serdaigle à la voir aussi vite comme une personne à ranger parmi ses proches sans faire preuve d'une quelconque méfiance.
Fiss s'assied les fesses au sol, et les genoux pliés face à lui à l'entrée du parc, regardant avec amertume ce qui lui servait de terrain de fouille, lorsque le monde s'affairait à des tâches ou plaisirs en intérieurs, tels que discuter de Quidditch autour d'un jus de citrouille ou encore travailler sur le dernier devoir reçu dans un cours quelconque.
Le jeune Serdaigle fouilla dans son sac, puis en sortit une lettre reçue aujourd'hui, et qu'il avait crû bon d'ouvrir loin des regards.
Visiblement, elle provenait de ses parents, et de par l'écriture serrée, il pouvait reconnaître la plume de son père; cela provoqua chez le jeune garçon un rictus de joie, il allait avoir des nouvelles de sa famille, sûrement allait t'il apprendre où il allait passer ses prochaines vacances, ou encore quelle nouvelle matière son père allait lui enseigner; il s'imaginait déjà lui racontant tout ce qui s'était passé, auprès du feu, avec la sérénité d'un enfant ayant vu des choses trop dures pour son âge, mais se retrouvant finalement auprès du feu, entre "papa maman", en sécurité, avec l'impression que tout ceci est déjà loin derrière lui, et que désormais, plus rien ne pouvait lui arriver.
Il s'imaginait aussi de quelles anecdotes il allait bien pouvoir parler, des nouveaux amis qu'il avait pu se faire.
Il avait hâte de rentrer, et de poser des millions de questions à son père concernant tous les doutes qu'il avait depuis des semaines, sur ce qui s'était réellement passé en différentes époques et en différents lieux.
Ce dernier plaça alors la lettre contre ses cuisses, puis la lit:
Il resta là durant plusieurs dizaines de minutes, le regard vide, perdu dans des pensées bien plus terre-à-terre que d’accoutumée.
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En ce début de soirée, Fiss ne savait que penser.
Sa quête n'avait jusqu'ici rien donnée, et avec tous les événements qui s'étaient passés ici, durant ces dernières semaines, et plus particulièrement, avec les modifications liées au terrain, le jeune Serdaigle craignait que ses pistes ne soient littéralement tombées à l'eau.
Toutefois, par un heureux hasard, il s'était dernièrement trouvé ce qu'il considérait déjà comme une alliée, de par l'intérêt qu'elle avait porté sur ses travaux, et de par le fait qu'elle était même parti dans le même sens que Fiss dans la discussion qu'il avaient eu l'occasion d'avoir en salle commune.
Peut être était-ce l'orgueil ou un besoin d'être rassuré qui avait conduit le jeune Serdaigle à la voir aussi vite comme une personne à ranger parmi ses proches sans faire preuve d'une quelconque méfiance.
Fiss s'assied les fesses au sol, et les genoux pliés face à lui à l'entrée du parc, regardant avec amertume ce qui lui servait de terrain de fouille, lorsque le monde s'affairait à des tâches ou plaisirs en intérieurs, tels que discuter de Quidditch autour d'un jus de citrouille ou encore travailler sur le dernier devoir reçu dans un cours quelconque.
Le jeune Serdaigle fouilla dans son sac, puis en sortit une lettre reçue aujourd'hui, et qu'il avait crû bon d'ouvrir loin des regards.
Visiblement, elle provenait de ses parents, et de par l'écriture serrée, il pouvait reconnaître la plume de son père; cela provoqua chez le jeune garçon un rictus de joie, il allait avoir des nouvelles de sa famille, sûrement allait t'il apprendre où il allait passer ses prochaines vacances, ou encore quelle nouvelle matière son père allait lui enseigner; il s'imaginait déjà lui racontant tout ce qui s'était passé, auprès du feu, avec la sérénité d'un enfant ayant vu des choses trop dures pour son âge, mais se retrouvant finalement auprès du feu, entre "papa maman", en sécurité, avec l'impression que tout ceci est déjà loin derrière lui, et que désormais, plus rien ne pouvait lui arriver.
Il s'imaginait aussi de quelles anecdotes il allait bien pouvoir parler, des nouveaux amis qu'il avait pu se faire.
Il avait hâte de rentrer, et de poser des millions de questions à son père concernant tous les doutes qu'il avait depuis des semaines, sur ce qui s'était réellement passé en différentes époques et en différents lieux.
Ce dernier plaça alors la lettre contre ses cuisses, puis la lit:
À la lecture de cette lettre, Fiss retint difficilement ses larmes, il sentait son corps agir étrangement, comme s'il s'affaiblissait soudainement, il était à la limite de défaillir, lui qui se faisait une joie de retrouver son noyau familial afin de se sentir en sécurité auprès de ses parents, le voilà lisant une lettre lui indiquant qu'il resterait éloigné de tout ce qu'il connaissait réellement et le faisait se sentir en sûreté, justement pour les mêmes raisons qui le poussaient à vouloir rentrer chez lui; tout un monde venait de s'effondrer autour de lui.Mon fils,
J'espère que tout se passe bien à l'école.
J'imagine que tu as entendu parler de ce qui s'est passé à Londres, nous t'avons envoyé quelques lettres récemment, mais tu n'as répondu à aucune de celles-ci, mais d'après certains parents, il est possible que les hiboux n'aient jamais eu l'occasion d'arriver jusqu'à l'école.
Le ministère est tombé, et des suprématistes du "sang sorcier" ont pris le pouvoir. Pour le moment, ils s'en prennent surtout aux né-moldus, mais nous avons toutefois décidé de te laisser à l'école cet été, le temps que les choses se tassent, car nous ne sommes pas à l'abri d'une nouvelle réforme venant à viser les sang-mêlés.
Crois-moi, ce n'est pas de gaieté de cœur que nous avons décidé cela, nous nous faisions une joie de te revoir, mais nous préférons nous assurer que tu ailles bien.
Je ne voulais pas t'en parler, mais je pense que tu as déjà dû en entendre beaucoup à ce sujet, alors oui, le ministère a été remplacé, et ceux qui avaient un poste au sein de ce dernier n'ont pas tous retrouvé un poste au sein du Conseil des sorciers, qui l'a remplacé.
Comme tu te doutes, de par notre situation familiale, j'ai fait partie de ceux qui n'ont pas retrouvé de poste au sein du Conseil, toutefois, les amitiés que j'ai pu nouer lorsque je travaillais là bas ainsi que mes connaissances en littérature m'ont permis de retrouver un travail assez facilement dans une librairie.
J'imagine que tu pourras profiter du temps que tu passeras à l'école ces prochains mois pour découvrir plus encore ce monde que tu n'as pas connu durant tes premières années.
Nous essayerons de prendre de tes nouvelles aussi souvent que l'habileté et la vélocité des hiboux nous le permettra.
Je t'aime fort, mon fils.
Dagan
Il resta là durant plusieurs dizaines de minutes, le regard vide, perdu dans des pensées bien plus terre-à-terre que d’accoutumée.
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Aux frontières du réel
Fiss, les yeux presque exorbités, les entrailles tiraillées par l'horreur que lui inspiraient les impies lectures que nombre de correspondances familiales purent finir par lui apporter, laissa une nouvelle fois son subconscient laisser entrer en son for intérieur quelques créatures du Mythe afin que ces dernières prennent place là ou il y a quelques temps, les plus alambiquées spéculations venaient torturer l'esprit de ce dernier.[...] Souvent je me suis demandé si tout cela, au fond, n'était pas un simple fantasme — le résultat d'un accès de fièvre, qui m'aurait saisi juste après mon évasion du vaisseau allemand. J'ai beau mettre en doute ces horribles souvenirs, cette vision hideuse me poursuit sans trêve. Je ne peux songer à la haute mer sans revoir, en frémissant, ces êtres sans nom qui nagent et pataugent dans leur lit de vase, adorant leurs vieilles idoles de pierre, gravant leur propre image sur des obélisques de granit immergé. Mon rêve étrange se poursuit et je vois le jour où ils s'élèveront au-dessus des flots pour engloutir l'humanité affaiblie par les guerres. Ce jour-là, les terres s'enfonceront, et le fond des sombres océans se dressera au-dessus des eaux pour envahir l'univers.
La fin est toute proche. J'entends un bruit à ma porte. Comme si un gigantesque corps rampant s'était
glissé jusque chez moi. Il ne me trouvera pas. Mon Dieu ! cette main ! La fenêtre ! la fenêtre !
Si la quête de vérité du jeune garçon face aux sombres complot entourant le monde magique l'avait profondément affecté psychologiquement, les recherches menées avec sa jeune camarade, Panthéa Johnson, l'avais amené vers des abîmes plus sinistres encore.
La facilité qu'avait le jeune Serdaigle à se jeter corps et âme dans les mythes, légendes et complots les plus sombres, ainsi que son affinité avec les histoires et théories les plus morbides, l'amenèrent à s'éloigner des écrits communément usées par les mains des camarades de son âge, au profit de vieux ouvrages qui, comme il pensait, n'auraient peut être jamais dû voir le jour, ce qui aurait permis au commun des mortels de continuer à voguer sur les calmes et paisibles flots de l'obscurantisme.
Plus le temps passait, et plus Fiss paraissait soucieux de tout ce qu'il l'entourait. C'était le cas pour nombre d'élèves de l'école, mais les raisons différaient toutefois.
Bien que son père ne soit, depuis quelques mois, pas dans une situation des plus fastes, selon les dernières nouvelles que de bien habiles et chanceux hiboux avaient pu apporter à Fiss, ce dernier ne s'en inquiétait plus le moins du monde, tant les indicibles horreurs dont il put apprendre l'existence hantaient son esprit, et accaparaient tout son temps libre.
Et une fois de plus, c'est les pensées occultées par d’innommables chimères que le jeune Serdaigle relevait les yeux sur l'étendue d'eau faisant face à lui depuis quelques mois, lorsqu'il venait se poser dans le parc, le soir venu, alors que le crépuscule luttait pour ne pas céder la place à l'obscurité désormais propice aux terreurs nocturnes pour l'influençable garçon .
Rêvant, sans lâcher le moindre son, il contemplait la marée faire peu à peu son office, tout en s'imaginant quelque créatures sortir de l'eau, venant bouleverser la monotonie de ses journées au château, alors que les cours avaient cessé durant l'été.
Ce dernier releva la tête, et vit la lune gibbeuse se cacher derrière de frêles nuages grisâtres, présageant une nuit des plus humides pour qui déciderait de ne pas respecter le couvre feu.
Il déglutit, faisant des corrélations issues de l'esprit fou de l'écrivain dont les écrits venaient perturber ses nuit, puis, avant que son imagination ne vienne jouer des tours à ses sens, ferma son ouvrage, avant de le ranger soigneusement dans son sac de cours malgré un léger tremblement, stigmate d'une peur viscérale qui commençait peu à peu à le prendre. Après cela, gauchement, encore la tête embrumée par le dernier paragraphe qui apparût devant ses yeux, il tenta de se relever doucement.
Il savait que certains le voyaient, et allaient murmurer que son père était la cause des soudains troubles psycologiques de Fiss, et il savait aussi, au fond de lui, que c'était à moitié vrai. Toutefois, il savait aussi que ces élèves étaient bien loin de la réalité, mais pensait que pour le bien de tous, il était préférable que ces derniers continuent à se complaire dans la pâle version des faits à laquelle ils se tenaient jusqu'ici.
Sentant les premières gouttes se heurter contre son visage, le jeune garçon attrapa son sac, puis partit en direction de l'intérieur du château, passant à côté des lieux ou eurent lieu ses anciennes et inutiles recherches visant à dévoiler des mystères qui lui paraissaient désormais presque insipides.
Les vieilles pierres décalées servant de mécanisme à un quelconque passage secret, les cercles tracés dans l'herbe, les artefacts laissés par les plus sales de ses congénères, tout cela ne l'amusait plus.
Il avait pris plaisir à faire ses recherches jadis, il en était presque devenu esclave par la suite, et désormais, il était, contre toute raison amenant à quelque chose de faste, à la fois terrifié et obnubilé par ses recherches. Comme s'il savait que ces dernières, quelque soit l'issue, aller le mener à sa perte, mais sans toutefois trouver la force ou ne serait-ce que le semblant de raison nécessaire à l'arrêt de celles-ci.
La porte s'ouvrit sous l'effort du jeune sorcier, et c'est les traits aussi tirés qu'hier et que demain qu'il reprit son chemin en direction de son dortoir.
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