30 avr. 2019, 21:01
Peurs
Geneva regarda le lac, et ses reflets pâles à sa surface. Elle regarda au lointain, ses yeux cherchant comme un point d'appui, un lieu où poser son regard, comme s'il allait se noyer s'il ne trouvait pas d'imperfection au lac. Il était assez déstabilisant : plat, calme, net. C'était à peine si un animal géant ne vivait pas sous sa surface.
Mais, à cette heure-ci, il ne bougeait pas. Il était comme de glace, gelé par un froid qui commençait à disparaitre.
Le soleil avait disparu depuis un moment déjà, et le repas dans la Grande Salle était sûrement terminé, songea la Serdaigle. Mais, elle ne bougea pas pour autant, restant planter là, droite et le regard cherchant toujours un endroit où s'accrocher.
Elle avait les point serrés, ses ongles assez longs s'enfonçant dans la paume de sa main, ses phalanges blanchissant. Elle se sentait désemparer, et des larmes brouillèrent sa vue, sans pour autant couler le long de ses joues. Elles restèrent longtemps dans ses yeux sans rouler sur ses cils, sans couler sur son visage rond. Elle ne voulait pas qu'elles coulent, elle voulait les retenir. Alors, elle enfonça encore plus ses ongles dans sa peau, à s'en faire mal. Et là, une larme coula. ¨
Puis deux.
Puis trois.
Puis beaucoup trop pour qu'on puisse compter.
Et elle les laissa couler. Elle se sentait libérer d'un poids.
La lune, dans le ciel, apparaissait doucement. Pâle, claire, c'était un croissant. Elle était presque réconfortante à travers ses larmes, tout aussi claire que les cratères.
Cheveux dans la brise du soir, elle se sentait libre, mais à la fois enfermée. Ses sentiments étaient confus, elle ne savait pas où se placer par rapport à eux. Elle était en colère de tout ce qui se disait sur les Cracmols et donc indirectement sur sa mère, mais elle avait aussi peur que son secret se découvre. Car, même si elle ne l'avouerait jamais, sa mère était un peu sa honte secrète : même être né Moldu était mieux vu que d'avoir de la famille Cracmole, et elle aurait parfois aimé être comme la majorité des élèves à Poudlard : une simple sorcière, sans se poser de questions.
Pourtant, elle s'en posait (pas sur le coup, là, maintenant, près du lac, mais dans la vie en général) : depuis qu'elle se savait sorcière, elle n'avait pas l'âme tranquille. Les problèmes de jalousie que sa mère éprouvait à l'égard de sa fille, qui étudiait la magie pratique et pas que théorique alors qu'elle non, les problèmes de culpabilité de Geneva, qui s'en voulait d'exercer la magie "à la place" de sa mère, et tous les autres, liés à différentes choses comme l'apprentissage, les devoirs, l'amitié et la magie en général.
Tout, dans sa tête, se bousculait, alors qu'elle était là, au bord du lac, à attendre des solutions qui ne viendraient pas toutes seules, mais qu'elle attendait, comme un miracle tombant du ciel. Arriverait-il seulement, ce miracle ?
Elle ruminait. Elle ne savait pas ce qui lui arrivait, mais ça ne lui plaisait pas. Elle savait qu'elle n'aimait pas ça mais elle avait la mauvaise impression, qui pourtant en elle sonnait normal, bien que ce ne le soit ni en large, ni en long, qu'elle méritait de sentir tous ses sentiments confus et mélangés, des sentiments très peu heureux et trop mal pour elle.
C'est ce qu'on appelle une dépression.
Et, sous la lune, ses larmes continuèrent de couler.
ÉDIT : Un RP qui a été éprouvant à écrire, mais aussi intéressant. Je vais laisser le post, mais n'irait pas plus loin dans ce RP, ayant changer le futur que j'ai pour Geneva.
Mais, à cette heure-ci, il ne bougeait pas. Il était comme de glace, gelé par un froid qui commençait à disparaitre.
Le soleil avait disparu depuis un moment déjà, et le repas dans la Grande Salle était sûrement terminé, songea la Serdaigle. Mais, elle ne bougea pas pour autant, restant planter là, droite et le regard cherchant toujours un endroit où s'accrocher.
Elle avait les point serrés, ses ongles assez longs s'enfonçant dans la paume de sa main, ses phalanges blanchissant. Elle se sentait désemparer, et des larmes brouillèrent sa vue, sans pour autant couler le long de ses joues. Elles restèrent longtemps dans ses yeux sans rouler sur ses cils, sans couler sur son visage rond. Elle ne voulait pas qu'elles coulent, elle voulait les retenir. Alors, elle enfonça encore plus ses ongles dans sa peau, à s'en faire mal. Et là, une larme coula. ¨
Puis deux.
Puis trois.
Puis beaucoup trop pour qu'on puisse compter.
Et elle les laissa couler. Elle se sentait libérer d'un poids.
La lune, dans le ciel, apparaissait doucement. Pâle, claire, c'était un croissant. Elle était presque réconfortante à travers ses larmes, tout aussi claire que les cratères.
Cheveux dans la brise du soir, elle se sentait libre, mais à la fois enfermée. Ses sentiments étaient confus, elle ne savait pas où se placer par rapport à eux. Elle était en colère de tout ce qui se disait sur les Cracmols et donc indirectement sur sa mère, mais elle avait aussi peur que son secret se découvre. Car, même si elle ne l'avouerait jamais, sa mère était un peu sa honte secrète : même être né Moldu était mieux vu que d'avoir de la famille Cracmole, et elle aurait parfois aimé être comme la majorité des élèves à Poudlard : une simple sorcière, sans se poser de questions.
Pourtant, elle s'en posait (pas sur le coup, là, maintenant, près du lac, mais dans la vie en général) : depuis qu'elle se savait sorcière, elle n'avait pas l'âme tranquille. Les problèmes de jalousie que sa mère éprouvait à l'égard de sa fille, qui étudiait la magie pratique et pas que théorique alors qu'elle non, les problèmes de culpabilité de Geneva, qui s'en voulait d'exercer la magie "à la place" de sa mère, et tous les autres, liés à différentes choses comme l'apprentissage, les devoirs, l'amitié et la magie en général.
Tout, dans sa tête, se bousculait, alors qu'elle était là, au bord du lac, à attendre des solutions qui ne viendraient pas toutes seules, mais qu'elle attendait, comme un miracle tombant du ciel. Arriverait-il seulement, ce miracle ?
Elle ruminait. Elle ne savait pas ce qui lui arrivait, mais ça ne lui plaisait pas. Elle savait qu'elle n'aimait pas ça mais elle avait la mauvaise impression, qui pourtant en elle sonnait normal, bien que ce ne le soit ni en large, ni en long, qu'elle méritait de sentir tous ses sentiments confus et mélangés, des sentiments très peu heureux et trop mal pour elle.
C'est ce qu'on appelle une dépression.
Et, sous la lune, ses larmes continuèrent de couler.
ÉDIT : Un RP qui a été éprouvant à écrire, mais aussi intéressant. Je vais laisser le post, mais n'irait pas plus loin dans ce RP, ayant changer le futur que j'ai pour Geneva.
Deuxième année RP
“Je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient”, Lomepal
“Je n'avouerai jamais que certaines de mes propres émotions m'effraient”, Lomepal