11 mai 2019, 22:19
Je t'apprécie... Ou pas !
-Mais dépêchez vous ! Par Merlin, nous arriverons en retard !Durant les vacances scolaires du mois d'avril
Maude Bailey et @William Barckeley
Pour chacun de ses rendez-vous avec des personnes extérieurs à notre famille, mon père qui était un adepte sans failles de la ponctualité, détestait se trouvait dans la situation inconfortable... du retard. Et puis, les rendez-vous avec des gens qui étaient plus rapprochés d'inconnus que d'amis étaient toujours importants, et déplacer une famille de 6 personnes étaient toujours difficile.
Ayant rencontré au Ministère de la Magie, un certain Monsieur Barckeley, mon père et lui s'étaient plutôt bien entendus. Évidemment, après quelques temps de discussion, ce dernier avait invité à dîner toute la famille, pour qu'ainsi ils apprennent à un peu mieux se connaître. Bien sûr, notre père avait été obligé de nous ramener nous, sa petite famille et en ce samedi soir, l'agitation régnait. Ma mère se pressait pour habiller ma petite soeur tandis que mon père s'occupait de mes jeunes frères.
Curieusement j'avais vraiment envie d'aller à Godric's Hollow, ce village abritant de nombreux sorciers, étant également un lieu chargé d'histoires, avec tout ce que l'on racontait, je pourrais sûrement en profiter pour une petite expédition dans les lieux cultes. Mais je doute vraiment que mes parents me laisseraient le faire... Mais suivant mon voeu de me montrer autonome, l'action pourrait bien évidemment se manifester seule.
Une trentaine de minutes plus tard, toute la famille était fin prête pour le départ. Mon père nous rappela des consignes de politesse, à nous les enfants, comme si nous n'étions pas assez bien élevés pour nous tenir correctement lors d'un dîner. Comme si nous étions complètement immatures, sans éducation et un peu trop hyperactifs. Depuis mon entrée dans ses vacances, je commençai à être un peu énervé par ces histoires où l'on me rappelait constamment que j'étais jeune. Trop jeune pour faire ce qu'il me plaisait. Pourtant, durant les cours, les professeurs nous expliquaient bien que nous n'étions plus des enfants pour nous comporter avec autonomie et correctement sans être repris tout le temps par des adultes. Le contraste des deux situations m'empêchaient de savoir laquelle était la bonne et ça m'embêtait un peu !
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Après avoir fermé la maison et être sortit dans la couleur, je sentis l'odeur de la forêt emplir mes narines. Les bruits des animaux au loin, les mouvements des branchage et cet aspect mystérieux. Tout cela me rappelait la Forêt Interdite, près de Poudlard, vu depuis mon dortoir dans la tour Ouest des Serdaigle. Je fus prise d'un certain sentiment de mélancolie en repensant au château et même si j'y retournais dans quelques jours, je sentais que c'était à présent ma vraie deuxième maison.
Mon père apporta alors un vieux chapeau tout effrité de couleurs brunes mais tellement sale qu'il tirait un peu sur le noir. Il nous expliqua alors d'une voix basse :
- Ceci est un portoloin que j'ai réussi à obtenir au département des transports magiques, à l'office des portoloins. Nous devrons alors tous nous tenir la main pour arriver jusqu'à Godric's Follow, vous ne vous cacherez qu'à mon "Top", vous avez tous compris ?
Nous acquiesces tous de la tête puis nous prîmes les mains. Mon père dit alors une simple formule et je me sentis aspirer vers l'avant, par le nombril, je gardais les yeux fermés mais je savais que j'étais dans un espère de trou noir qui n'amenait nul part tant que l'on ne l'arrêtait. Après de minutes qui me semblèrent interminables, j'entendis mon père dire "Top" et je lâchais mon frère Jean et Lola ma soeur.
Nous nous tombâmes alors lourdement sur le sol dur du village, naïfs enfants que nous étions tandis que nos parents redescendaient tranquillement du portail magique qui nous avait permis d'arriver jusqu'ici. Lorsqu'ils touchèrent le sol en souriant, ma mère annonça alors toute joyeuse :
- Nous voilà arriver à Godric's Hollow !
Nous observâmes alors les anciennes demeures en suivant mon père qui cherchaient alors le numéro de la maison dans laquelle habitait les Barckeley. Quand il s'arrêta devant le numéro 21 d'Ignata Wildsmith Street. Il alla frapper à la porte et nous recommanda de rester calme et poli lorsque on nous ouvrira. Au moment où un homme brun et plutôt grand vint ouvrir.
-Bonsoir Monsieur Barckeley, dit-il de sa voix suave.
Mau'
*Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité.*
*Nous sommes tous des étoiles, il nous suffit juste d'apprendre à briller*
*Écrire c'est ranger le désordre que l'on a dans la tête*
12 mai 2019, 15:15
Je t'apprécie... Ou pas !

22 Avril 2044
Je suis assis dans un fauteuil du salon, mon regard immobile, dans le vide. Je ne pense à rien, je constate, j'écoute l'agitation de la maison. Papa finit de mettre la table en jurant, il ne pensait pas qu'ils emmèneraient leurs enfants. Notre table n'est pas prévue pour une si grande assemblée.
Maman a métamorphosé le canapé du salon pour en faire une assez grande table, où mangeront les enfants. J'ai horreur de manger séparément des adultes, c'est humiliant, mais de ce que j'ai compris nous serons sept enfants, alors cela sera nécessaire.
La table est mise après quelques coups baguette supplémentaire. Je ne sais pas où sont Charles et Maman. Michael lui est juste à côté de moi, en train de faire semblant de se battre en duel. Il me regarde et je crois qu'il essaye de me faire rire. Je n'ai pas envie de rigoler, mais ses pitreries marchent toujours sur moi. Je détourne la tête et cache ma bouche pour réprimer un rire qui ne se traduira qu'en sourire. C'est bien le seul qui arrive à me faire sourire.
Papa, toujours pressé passe devant moi et remarque que je ne me suis pas changé. Il me presse de le faire.
Je monte mettre mes habits du dimanche, ceux que je mets pour aller à la messe.
Sur le chemin de ma chambre, je passe devant la salle de bain, la porte est légèrement entrouverte. Maman aide Charles à se laver. Il est assez grand pour le faire tout seul en temps normal, mais sa maladie l'empêche de le faire correctement*. Maman applique des soins sur ses plaies au cou et au visage. Cela semble douloureux pour mon petit frère qui gémit doucement, mais Maman chantonne pour le calmer. Cette vision me rend très triste et je détourne le regard.
Je n'ai compris qu'il y a peu que Charles pouvait ne pas s'en sortir. Le fait qu'il soit sorti de Saint-Mangouste me donne un peu d'espoir, mais Maman m'a fait comprendre que ça ne veut rien dire.
Dans ma chambre je m'habille en essayant de pas y penser, mais une boule pleine d'épines s'est déjà insinuée dans ma poitrine. J'ai très peur.
Après m'être habiller je m'assois quelques instants sur mon lit pour me calmer un peu puis vais pour redescendre.
En ouvrant ma porte je vois Charles qui a fini de se laver et qui s'est déjà habillé. Une capuche cache la moitié du visage où ses plaies et boutons sont visibles. Alors que je m'apprête à demander pourquoi il a ça je comprends que c'est pour ne pas effrayer les autres enfants. Mon petit frère a l'air un peu triste alors je me penche et ouvre mes bras. En me voyant faire il sourit, et vient immédiatement s'y blottir.
Alors que nous nous enlaçons je lui glisse à l'oreille: "Tu es très courageux", puis je me dégage et lui fait un grand sourire avant de redescendre.
Michael s'est calmé et lit. Maman est également assise dans un fauteuil et attend patiemment en triturant machinalement sa baguette. Papa lui finit les derniers préparatifs dans la cuisine.
Je m'assieds dans les escaliers en face de la porte d'entrée. Bientôt rejoint par Charles.
On frappe à la porte. Maman se lève et Papa arrive de la cuisine pour aller ouvrir.
Des escaliers je vois leur famille nombreuse.
-"Bonsoir Monsieur Barckeley.
Mon père serre alors la main de Monsieur Bailey et de sa femme tandis que ma mère reste à l'écart un petit moment.
-Bonsoir Bailey, entrez je vous en prie.
La famille Bailey entre petit à petit, mon regard croise celui d'une fille qui, je crois, est à Poudlard. Je détourne aussitôt le regard n'ayant pas envie de créer un contact.
Ma mère et son faux sourire vont dire bonjour à chacun des membres de leur famille en se contentant d'un simple hochement de tête pour les enfants.
Mon père, grand comédien, semble enjoué et nous désigne mes frères et moi d'un geste de la main.
-Je vous présente mes garçons. Michael, l'aîné, William son cadet et enfin Charles, le benjamin.
Nous nous contentons de dire bonjour en hochant la tête à l'appel de nos noms.
-Ne restez pas là voyons, posez vos vestes et venez vous installer. Les adultes mangent sur cette table, les enfants vous avez la table juste à côté."
Je me lève des escaliers et invite Charles à faire de même. J'ai envie de rester à côté de lui.
*Charles est atteint d'une maladie nommée Scrofungulus, une maladie magique de la peau qui apparaît sur le cou et s'étend jusqu'au visage.
L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP
17 mai 2019, 20:08
Je t'apprécie... Ou pas !
Excuse-moi pour ce mini-retard ! 
Monsieur Barckeley sert alors la main de maman et papa. Il indique alors toute la famille de rentrer. Nous avançons tous dans la jolie maison de Godric's Hollow. La maîtresse de maison, nous dit "bonsoir" à tous d'un air pincé tout en hochant la tête devant nous quatre. Je me sentais légèrement mal à l'aise ici et je ne savais vraiment pas ce qui allait réussir à me détendre.
Ensuite, l'homme ayant accueilli notre famille chez lui nous présenta ces trois fils, Michael, Charles ainsi que William. William Barckeley ! Je me rappelais bien avoir entendu ce nom-là quelque part. Il était en première année à Serpentard et était remplaçant-batteur dans l'équipe des Crochets d'Argent. L'autre garçon, le plus grand, l'ainé, semble lui aussi de Poudlard mais je ne ferais sûrement jamais le lien avec aucun événement dans lequel je l'aurai croisé. Le benjamin, un petit garçon menu paraît faible, il a l'air malade et je sens que toutes ses capuches doivent sûrement camoufler des quelconques blessures. Je le regardai alors avec un air de compassion.
Lorsque le père de famille nous expliqua alors que les parents allaient dîner sur une table et les enfants sur une autre, je tressaillis légèrement. Le climat était froid, faux et j'étais sûre qu'il allait naître un malaise sur la table. Les deux garçons suivirent leurs pères, qui étaient sur les marches de l'escalier se levèrent et tout le monde commença à s'installer à table pour dîner. J'observais du moins les différentes pièces que nous traversâmes. Du côté droit se trouvait un joli salon avec des fauteuils, un tapis devant une cheminée et l'ensemble donnait un aspect chaleureux mais chic avec les meubles utilisés. De l'autre côté, se trouvait la partie salle à manger avec les deux tables disposées pour le dîner.
Je m'installais du côté du mur pour avoir une vue d'ensemble sur toute la pièce ainsi que sur la table et préférai garder Lola ainsi que Jean à mes côtés pour être certaine qu'ils ne feraient pas de bêtises.
Puis ce fut le silence. Un silence gênant sur la table dura en longueur. Personne ne voulait parler, personne ne voulait répondre, aucune connexion n'était révélé. Les jumeaux riaient entre eux mais avec tant de discrétion que ça ne se voyait presque pas et je me demandais ce qui allaient permettre de libérer l'ambiance lourde en calme.
Puis, soudain, s'en doute sans le faire exprès, l'un des trois enfants Barckeley leva la tête durant peut-être une fraction de secondes, je lui souris, créant à ce moment une minuscule communication. Puis n'ayant aucune réponse, je soupirais légèrement et attendis la suite des événements.
Monsieur Barckeley sert alors la main de maman et papa. Il indique alors toute la famille de rentrer. Nous avançons tous dans la jolie maison de Godric's Hollow. La maîtresse de maison, nous dit "bonsoir" à tous d'un air pincé tout en hochant la tête devant nous quatre. Je me sentais légèrement mal à l'aise ici et je ne savais vraiment pas ce qui allait réussir à me détendre.
Ensuite, l'homme ayant accueilli notre famille chez lui nous présenta ces trois fils, Michael, Charles ainsi que William. William Barckeley ! Je me rappelais bien avoir entendu ce nom-là quelque part. Il était en première année à Serpentard et était remplaçant-batteur dans l'équipe des Crochets d'Argent. L'autre garçon, le plus grand, l'ainé, semble lui aussi de Poudlard mais je ne ferais sûrement jamais le lien avec aucun événement dans lequel je l'aurai croisé. Le benjamin, un petit garçon menu paraît faible, il a l'air malade et je sens que toutes ses capuches doivent sûrement camoufler des quelconques blessures. Je le regardai alors avec un air de compassion.
Lorsque le père de famille nous expliqua alors que les parents allaient dîner sur une table et les enfants sur une autre, je tressaillis légèrement. Le climat était froid, faux et j'étais sûre qu'il allait naître un malaise sur la table. Les deux garçons suivirent leurs pères, qui étaient sur les marches de l'escalier se levèrent et tout le monde commença à s'installer à table pour dîner. J'observais du moins les différentes pièces que nous traversâmes. Du côté droit se trouvait un joli salon avec des fauteuils, un tapis devant une cheminée et l'ensemble donnait un aspect chaleureux mais chic avec les meubles utilisés. De l'autre côté, se trouvait la partie salle à manger avec les deux tables disposées pour le dîner.
Je m'installais du côté du mur pour avoir une vue d'ensemble sur toute la pièce ainsi que sur la table et préférai garder Lola ainsi que Jean à mes côtés pour être certaine qu'ils ne feraient pas de bêtises.
Puis ce fut le silence. Un silence gênant sur la table dura en longueur. Personne ne voulait parler, personne ne voulait répondre, aucune connexion n'était révélé. Les jumeaux riaient entre eux mais avec tant de discrétion que ça ne se voyait presque pas et je me demandais ce qui allaient permettre de libérer l'ambiance lourde en calme.
Puis, soudain, s'en doute sans le faire exprès, l'un des trois enfants Barckeley leva la tête durant peut-être une fraction de secondes, je lui souris, créant à ce moment une minuscule communication. Puis n'ayant aucune réponse, je soupirais légèrement et attendis la suite des événements.
Mau'
*Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité.*
*Nous sommes tous des étoiles, il nous suffit juste d'apprendre à briller*
*Écrire c'est ranger le désordre que l'on a dans la tête*
19 mai 2019, 17:36
Je t'apprécie... Ou pas !
Quel retard ? 
Alors que nous sommes à table, un silence s'installe pour quelques instants, probablement dû au fait que tout le monde vient de s'installer. Mon père, un hôte expérimenté, ne peut laisser ce silence durer plus longtemps.
-"Laissez-moi vous servir à boire! J'ai de la bièreaubeurre, du whisky Pur-Feu, du vin, ou encore de l'explosard si vous êtes courageux et que vous ne rentrez pas en balais!
Mon père enchaîne par un rire discret mais sincère. Alors que les deux adultes indiquent leurs choix, le regard que mon frère fait peser sur Papa lui rappelle qu'il y a aussi des enfants qui attendent à boire. Il se tourne alors vers nous tous et nous demande:
-Pour vous il y a du jus de citrouille, de l'hydromel, du soda de branchiflore et de la bièreaubeurre éventuellement, si vos parents sont d'accord.
Je n'ai pas le droit de boire de la bièrreaubeurre, seul Michael a le droit dans notre famille, mais une seule. Chacun des enfants choisit sa boisson. Charles et moi avons pris du jus de citrouille, et Michael, profitant de la moindre liberté donnée par les parents, a bien sûr pris une bièreaubeurre.
Papa est parti chercher toutes les boissons. Maman en profite alors pour s'adresser à Madame Bailey:
-Thomas m'a dit que vous êtes romancière, ce doit être un métier passionnant! Je n'ai pas eu la chance de lire un de vos romans malheureusement."
Sentant que la discussion ne va pas m'intéresser, je me tourne vers Charles, et je lui chuchote:
-Je ne sais pas ce que Papa a cuisiné cette fois ci, j'espère que ce sera meilleur que son agneau de la dernière fois. "
Charles rigole doucement. Son rire est très communicatif et par conséquent je rigole moi aussi en essayant de rester discret.Papa revient en faisant léviter toutes les boissons du bout de sa baguette. Les verres s'entrechoquent quelque peu et j'ai peur que du liquide se renverse mais Papa est très agile et les bons verres arrivent devant chacun de nous.
Je trempe mes lèvres poliment dans mon verre puis le repose. Michael lui avale sa bièreaubeurre à toute vitesse et manque de s'étouffer comme un idiot. Cela me fait bien évidemment rire, tout comme Charles.
Les adultes discutent à côté du métier de la femme. Mes parents eux, ne pourront pas discuter de leur métier, ils n'ont pas le droit. J'aimerais bien savoir ce qu'ils font des fois, mais ils n'ont jamais laissé une information filer.
Alors que Michael se bat avec Maman pour avoir le droit de goûter du Whisky Pur-Feu, je tente un regard vers les enfants de l'autre famille. Je ne sais pas si un contact se créera au cours de la soirée.
Alors que nous sommes à table, un silence s'installe pour quelques instants, probablement dû au fait que tout le monde vient de s'installer. Mon père, un hôte expérimenté, ne peut laisser ce silence durer plus longtemps.
-"Laissez-moi vous servir à boire! J'ai de la bièreaubeurre, du whisky Pur-Feu, du vin, ou encore de l'explosard si vous êtes courageux et que vous ne rentrez pas en balais!
Mon père enchaîne par un rire discret mais sincère. Alors que les deux adultes indiquent leurs choix, le regard que mon frère fait peser sur Papa lui rappelle qu'il y a aussi des enfants qui attendent à boire. Il se tourne alors vers nous tous et nous demande:
-Pour vous il y a du jus de citrouille, de l'hydromel, du soda de branchiflore et de la bièreaubeurre éventuellement, si vos parents sont d'accord.
Je n'ai pas le droit de boire de la bièrreaubeurre, seul Michael a le droit dans notre famille, mais une seule. Chacun des enfants choisit sa boisson. Charles et moi avons pris du jus de citrouille, et Michael, profitant de la moindre liberté donnée par les parents, a bien sûr pris une bièreaubeurre.
Papa est parti chercher toutes les boissons. Maman en profite alors pour s'adresser à Madame Bailey:
-Thomas m'a dit que vous êtes romancière, ce doit être un métier passionnant! Je n'ai pas eu la chance de lire un de vos romans malheureusement."
Sentant que la discussion ne va pas m'intéresser, je me tourne vers Charles, et je lui chuchote:
-Je ne sais pas ce que Papa a cuisiné cette fois ci, j'espère que ce sera meilleur que son agneau de la dernière fois. "
Charles rigole doucement. Son rire est très communicatif et par conséquent je rigole moi aussi en essayant de rester discret.Papa revient en faisant léviter toutes les boissons du bout de sa baguette. Les verres s'entrechoquent quelque peu et j'ai peur que du liquide se renverse mais Papa est très agile et les bons verres arrivent devant chacun de nous.
Je trempe mes lèvres poliment dans mon verre puis le repose. Michael lui avale sa bièreaubeurre à toute vitesse et manque de s'étouffer comme un idiot. Cela me fait bien évidemment rire, tout comme Charles.
Les adultes discutent à côté du métier de la femme. Mes parents eux, ne pourront pas discuter de leur métier, ils n'ont pas le droit. J'aimerais bien savoir ce qu'ils font des fois, mais ils n'ont jamais laissé une information filer.
Alors que Michael se bat avec Maman pour avoir le droit de goûter du Whisky Pur-Feu, je tente un regard vers les enfants de l'autre famille. Je ne sais pas si un contact se créera au cours de la soirée.
L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP