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6 juin 2019, 20:01
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
Maddie était là car elle avait obéi à la consigne disant de se rendre dans la grande salle, rien de plus. Elle sentait cependant bien qu’il se passait quelque chose de grave. La tension était palpable, elle avait même croisé des élèves en pleurs dans les couloirs. Tout cela nourrissait son angoisse. Elle se sentait mal, assise là sans savoir pourquoi, entourée mais pourtant seule. Dans le flot d’élèves, elle n’avait pas pu trouver ses amis, ni Jeffrey. Elle s’était assise là où elle avait pu, l’heure n’était pas aux caprices. Son premier réflexe avait été de scruter les bancs du regard à leur recherche mais la vision de deux personnes, dont un enfant, attachées à leur chaise la fit se stopper net.

*Il se passe quoi là ? Et c’est qui tout ceux-là ?* s’interrogea la petite blonde en remarquant également la présence de tout ces étrangers. Elle n’eut cependant pas le loisir de poursuivre ses pensées, la Directrice de l’école prenant la parole. Ce qu’elle annonça lui coupa le souffle. L’école, son école avait été attaquée. Terrifiée, son esprit parti au quart de tour et la ramena à ce fameux soir où Dai Hong Dao avait fait immersion dans la grande salle. *C’est ce dont elle parlait, les sept lignées* songea-t-elle alors que ça gorge se resserrait.

Elle fixait désormais du regard la personne accusée par Kristen Loewy, du moins le peu qu’elle pouvait en voir entre les mouvements des professeurs qui faisaient barrage. L’homme attaché prit la parole et annonça que le Ministère de la Magie et d’autres institutions étaient tombés entre les mains des mêmes personnes qui avait attaqué Poudlard. La deuxième année plaqua la main sur sa bouche, médusée. Elle prenait conscience qu’elle était en danger, qu’ils l’étaient tous. Elle avait l’impression que tout s’écroulait.

Alors qu’elle était perdues dans ses tristes pensées, une femme interpella le prisonnier. Il n’était apparemment pas celui que son image laissait paraître. Il faisait parti d’un clan dont la jeune fille avait déjà oublié le nom. Tout cela la perturbait, il y avait de quoi. La conversation qui suivit était effroyable, Maddie n’avait absolument pas envie de savoir tout cela même s’il fallait qu’elle sache à quoi s’attendre dans ce nouveau monde qui lui était dépeint. Pour elle l'univers de la Magie était un monde merveilleux. Forcément, elle ne la connaissait que par le biais du chemin de Traverse et de son école. Certes depuis le 4 mars, elle en avait vu un autre visage mais s’était accrochée fortement à ses convictions. Elle ouvrait désormais pleinement les yeux.

Pour poursuivre dans la stupéfaction, elle apprit même l’existence d’une école où la magie Noire était inculquée. Elle n’était pas la seule à ne pas être au courant. La quasi totalité des adultes de cette pièce venait de l’apprendre à cette instant même. C’était tout aussi effrayant que la nouvelle. De plus, ils semblaient encore plus inquiet. Alors comment était censée se sentir une enfant de douze ans face à cela ? Le ciel lui tombait sur la tête. C’est alors que la Directrice laissa sous-entendre que eux, élèves de Poudlard allaient devoir se battre. Maddie cilla et se questionna sur elle-même : *Je pourrais ?* elle ne s’était jamais réellement posé cette question. A quoi cela aurait-il servi ? Elle s’était mise en position de duel plus d’une fois dans le cadre de questions dans ses devoirs mais tout cela n’était qu’imaginaire. Jamais elle ne s’était dit qu’un jour allait peut-être devoir se battre pour sa vie. Cependant, à l’opposée de l’attitude faible qu’elle avait pu avoir depuis le début de ce conseil, elle sentait monter en elle une certitude : elle ne resterait pas les bras croisés.

Dans un nuage de fumée, cinq nouvelles personnes arrivèrent. Comme pour les autres, Maddie ignoraient leur identité mais appris que l’un d’eux était Ministre. Elle écouta avec attention toute son intervention ainsi que les paroles du chapeau. Ces dernières raisonnaient encore dans sa tête. *Il y a pleins de trucs de grandes valeurs ici, c’est vieux comme le monde* pensa la jeune fille qui ne voyait pas ce qu’il y avait d’étonnant là-dedans. Elle ne comprit pas bien la suite de la conversation n’ayant pas les connaissances nécessaires pour suivre correctement. Elle entendit cependant bien la voix qui avait annoncé la fin du gouvernement de  Dallan Blackwave et s’en était mordu la lèvre. Heureusement une bonne nouvelle arriva enfin, Sainte Mangouste était protégée.

Le sujet revint sur la « chose » de valeur que renfermerait Poudlard. Maddie comprit qu’il ne s’agissait probablement pas d’un objet précieux au sens où elle l’entendait. Que cela dépassait certainement tout ce qu’elle pouvait imaginer. *Quoi ? Un dragon !* hurla-t-elle intérieurement en écarquillant les yeux. Ses yeux s’écarquillèrent encore plus quand elle vit se lever un Poufsouffle. *Il est fou, qu’est-ce qu’il fait ?*. Maddie resta sans voix en entendant son intervention. Comment deux élèves pouvaient-ils savoir quelque chose que même la Directrice ignorait ?

La conversation au sujet de l’arbre captiva totalement Maddie. Elle n’en perdit pas une miette, fascinée bien que tout cela la dépassait. Son imagination prit ensuite le relais et l’image de l’arbre ne tarda pas à venir dans son esprit. Elle revint à la réalité quand dans un même mouvement l’ensemble des adultes se saisirent de leur baguette. Une sorcier sans doute indien prit la parole. Maddie se redressa d’un coup en l’entendant prononcer ces mots : « Vous devriez également permettre à vos élèves de contribuer à cet effort. Qui ne chercherait pas à protéger son propre toit ? » Étrangement cela ne lui fit pas peur. Elle avait envie de participer, d’aider, de protéger son école et ses occupants. Elle ne ferait sans doute pas grand-chose, elle était consciente que ses capacités étaient minime mais elle voulait contribuer. C’est même sans s’en rendre qu’elle hocha la tête pour acquiescer aux paroles de la Directrice lorsqu’elle s’adressa à l’ensemble des élèves.

La deuxième année se leva en même temps que ses camarades et suivit le mouvement pour gagner le parc. Elle essaya une nouvelle fois de trouver une tête connue mais n’y parvint toujours pas, sa petite taille compliquant les choses dans cette foule compacte. Elle apprécia tout de même de pouvoir dégourdir ses jambes et de prendre l’air. Elle regarda toutes ses baguettes pointées vers le ciel et en fut émue. Ce n’était cependant pas le moment de se laisser aller à ses émotions. Elle suivit  le sorcier qui s’occupait des plus jeune et écouta son récit avec attention. Elle enregistra également les instructions et se mit aussitôt à chercher un sortilège à utiliser. Elle ne mit pas longtemps à trouver. Le sortilège s’imposa de lui-même. Lashlabask était le tout premier sortilège qu’elle avait appris à Poudlard. C’était donc un choix sentimental qu’elle faisait pour contribuer à la défense de son école.

Elle s’avança vers le bâton tout en se remémorant ses cours *concentration, visualisation, gestuelle, prononciation et émotions. Allez* Elle lança son sortilège avec succès et ressenti une décharge émotionnelle qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. Elle observa le ciel et ce dôme doré qui se propageait. Elle vivait un instant unique et en avait conscience. L’arbre naquit ensuite et s’éleva jusqu’au dôme. Maddie observa tous les changements avec un regard moins enfantins, moins émerveillés qu’ils ne l’auraient été quelques heures plus tôt. En effet, c’était assurément magnifique mais elle ne pouvait pas oublier que tout cela était mis en place car ils courraient tous un grave danger.

5ème année RP
Préfète - Capitaine des Hel's Angels - Membre du club de Bavboules.
Code couleur : 3d85c6

7 juin 2019, 22:16
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
La grande salle, bien que pleine d'élèves, de professeurs, de directeurs d'école de magie et d'autres créatures était on ne peut plus silencieuse. La quantité d'informations qui venait d'être données était impressionnante et, aux yeux d'Emelyne, quelque peu incompréhensible. Elle réussit néanmoins à relier les dires du Professeur Montmort avec son absence du mois de novembre, à saisir que St-Mangouste résistait et – à priori – ne courait plus aucun risque et qu'une école de magie noire non connue inquiétait les adultes... mais il restait tant de choses incompréhensibles. Qu'est-ce que les « Lignées » ? Y-avait-il un lien avec les « sang-purs » ? Que voulait cet homme « change peau » ? Qu'est-ce qu'un « change peau » ? Pourquoi le Ministre de la Magie Bulgare était là et non celui d'Angleterre ? D'Ailleurs, qu'était-il arriver au Ministre de la Magie de Londres et au Ministère en général ? Son père était-il toujours en vie ? Comment pouvait-elle en apprendre plus, quand il lui était incapable de comprendre ce qui se passait réellement ?

Puis le nom d'Yggdrasil fut prononcé, ramenant Emelyne à l'instant présent. Elle apprit ainsi que quelque part sous ses pieds vivait un arbre, rejeton de l'arbre vie qu'elle connaissait bien. Placer là dans un seul but, attendant sagement qu'on le lui demande : protéger l'école. Apparemment quatre élèves de troisièmes années l'avaient déjà utilisés l'année précédente. C'était donc un arbre d'une grande puissance. Et on leur proposait désormais d'intervenir pour protéger l'école. Pour Emelyne, la question ne se posait même pas : en tant qu'élève de Gryffondor, elle se devait de protéger son école et ses camarades. Et puis elle voulait devenir Auror, autant prouver dès à présent qu'elle en était capable. La demande était assez clair cela dit sur la possibilité éventuelle de leur mort proche. Mais Emelyne se dit qu'elle n'avait grand chose à perdre à mourir maintenant. Elle devait protéger ce et ceux qui lui avaient tant apporter depuis la rentrée : ses amis, son école, ses camarades et ses professeurs. Si sa propre mort avait suffit à tous les sauver elle n'aurait pas même hésiter un instant.

Elle suivit donc Ennis et les autres qui se dirigeaient vers l'extérieur. Le directeur de l'école indienne leur dit de jeter un sort sur son bâton de sorcier, afin de s'en servir comme catalyseur pour faire pousser deux arbres. Elle s'exécute, lançant un bombarda sans trop réfléchir, toutes ses pensées allant vers la croissance des ses arbres, dont la vie de ses amis dépendait.

Peu à peu, l'école est transformée en une île avec deux grands arbres et un dôme protecteur devenu invisible. Cela fit penser à la boule à neige que Kelly lui avait un jour offert : c'était comme s'ils étaient enfermés dans l'une d'elle. Tant que les protections tiendraient, le château était désormais imprenable.
Ennis O'Belt a écrit : 6 juin 2019, 13:10 - "[/i]Impressionant" lâche Ennis sans savoir si ses voisins de tout à l'heure son les mêmes qu'en cet instant.
- Oui, c'est vrai... C'est très impressionnant. Tu crois que ça tiendras longtemps ?

@Ennis O'Belt @Gabryel Fleurdelys

4ème Année RP - Vive Gryffondor ! - JFF
Ma volière est ouverte ;)
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !

8 juin 2019, 16:30
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
Lundi 2 mai, 10h37.
Interventions 5 jusqu'à la fin.

La suite se passa vraiment très vite aux yeux de Nora. Elle vit deux femmes sortir du portail magique qui avait été installé par Dai Hong Dao. Ce fut ensuite au tour des trois petits chinois de faire leur apparition, ceux qui étaient là il y a quelques mois. Elle n'aurait pas su mettre leur nom sur leurs visage si on ne les avait pas appelé juste avant. Nora regarda tout cela d'un air second, comme si elle n'était plus tellement capable de réagir. Elle sursauta pourtant lorsque la vouire noire fit son apparition, forçant le passage à l'intérieur du château. Elle n'écoutait ni Dai, ni personne parler, mais sa voix attira son attention. La jeune fille reporta son attention sur le cours du pauvre garçon, qui s'anima aussitôt. Nora en resta bouche bée, si bien quelle plia les jambes pour se retrouver à genoux, les mains toujours sur la rampe, regardant la scène à travers les barreaux de bois. Elle resta les yeux fixée sur Lupus Malefoy jusqu'à ce que Nathaniel la sorte de sa stupeur en lui attrapant le bras, la tirant pour suivre le mouvement.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


Lundi 2 mai, 11h.
Interventions 12 jusqu'à la fin.

Son coeur s'arrêta lorsque Nora reconnu James Silvershade sortir de la foule pour s'exprimer. *Merde, merde, merde, merde, merde.* se répéta mentalement la jeune fille, ne souhaitant vraiment pas raviver ces souvenirs. Il commença à évoquer qu'il s'avait quelque chose, puis s'arrêta avant de chercher quelqu'un des yeux dans la foule d'élèves. Nora eut tendance à se ratatiner sur place, mais le fait de s'être placée au premier rang ne l'aidait pas beaucoup. Le regard du garçon se posa rapidement sur elle, qui dû prendre sur elle pour s'avancer et parler à son tour.

"Je pense qu'il faut qu'on leur montre, et qu'on leur raconte". dit-elle simplement à l'adresse de son camarade, tentant de l'inciter à continuer sans elle. Il commença donc à expliquer de quoi il s'agissait, sans réellement donner de détails. A ce moment, Nora comprit qu'elle ne pouvait tout lui déléguer ainsi, et qu'il lui fallait ravaler sa peur et son ressentiment pour aider l'école. Elle compléta donc les informations :

"Un rituel permet de... d'activer, en quelque sorte, le pouvoir de l'arbre. Un pouvoir qui prend possession de tout le domaine et ne semble pas avoir de limite. Le rituel doit être accompli par quatre personnes représentant chacune les valeurs d'une des maisons de l'école", dit-elle. Elle continua plus bas, après une légère hésitation : "Peter Cadwallader, Katy Smith, James Silvershade et moi-même l'avons fait, en septembre 2042."

Nora avait le coeur qui battait si fort qu'elle n'entendait presque que cela, bien qu'elle ai conscience des murmures qui s'élevaient constamment derrière elle. Ses joues rosirent de malaise. Elle écouta les réflexions de Miss Loewy et regarda James, ne sachant si leur intervention devait se prolonger d'avantage ou non. Chacun lança des hypothèse, Nora y alla donc de la sienne afin de conclure avec une pointe de recherche dans ses paroles.

"S'ils ne peuvent pas le voler, peut-être qu'ils veulent s'approprier les lieux pour l'utiliser comme bon leur semble. Je ne sais pas si on peut y aller sur demande, mais on ne le saura pas si personne n'essaie."

Elle se mordit l'intérieur de la joue après avoir parlé, n'ayant pas entendu ce que Miss Kwon avait dit une seconde plus tôt. Peut-être bien qu'elle aurait du se taire et rentrer dans le rang, au final. Elle reprit pleinement conscience des événements lorsque la directrice les incita tous à aider pour développer les défenses de l'école. Elle empoigna sa baguette magique, comme beaucoup. Aux derniers mots de Miss Loewy, incitant les élèves à prendre part à ce sort, Nora prit conscience qu'effectivement, ce genre de choses ne se vivaient qu'une fois dans une vie. Elle n'aurait peut-être pas dit qu'il s'agissait d'un moment épique, mais du moins il était mémorable. Tous sortirent dans le parc et prirent place. Nora marcha jusqu'à l'herbe, dans un coin où aucun arbre ne la dérangerait. Elle tourna la tête pour y découvrir Nath, qui l'avait suivi. Ils se sourirent, puis regardèrent le ciel. La Gryffondor pointa sa baguette magique vers le bleu sans fin d'une belle journée du mois de mai. Elle puisa dans ses connaissances les plus poussées.

"Protego Totalum."

Un lumière blanche sortit de sa baguette pour s'ajouter, haut dans le ciel, au flux magique des autres sorciers. Ce flux se transforma en une étendue qui descendait tout doucement sur les côtés, englobant totalement le domaine de Poudlard. Le dôme de magie disparut de leur vue lorsque leur tâche fut accomplie. Elle tourna à nouveau la tête vers son ami.

"Tout ira bien, on s'en sortira."

UTC+9 (Corée du Sud). Présence partielle jusqu'au 12/05 inclus.
In-RPG : Etudiante en 2ème année à la GEAD ; Ma couleur:#B22222
Membre de l'équipe KEN et de la maison Abadass. #EkipFamily #TeamPicsou

13 juin 2019, 10:19
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
Résolutions 16 à 18, @Megan Arrington


Les plus grands élèves et les adultes pointèrent leurs baguettes vers le ciel. Un dôme commença à se former. C'était terriblement impressionnant. Autant de puissance magique concentrée en un seul objectif, Ethan se demandait s'il revivrait un tel moment une seconde fois dans sa vie.

Son attention fut attirée par le vieux monsieur qui s'était proposé de s'occuper des plus jeunes. Il les emmena sous le point culminant du dôme en formation et commença à leur narrer une histoire de deux arbres ancestraux. Apparemment ils devaient donner vie à des arbres similaires. Comment des arbres pouvaient les protéger, il n'en avait aucune idée, à moins qu'ils soient comme le saule cogneur. Mais du coup le parc deviendrait l'endroit le plus dangereux du monde. Non, ça devait être autre chose.

Chaque élève passait à son tour devant le professeur pour apporter sa petite pierre à l'édifice. Ethan avait suivi Megan qui s'était insérée dans la file. Il put réfléchir au sortilège qu'il allait lancer. Ce serait vraiment dommage qu'il se loupe. Que penserait Orphéa? Il chassa cette réflexion, il s'en fichait désormais de ce qu'elle pouvait bien penser de lui. D'ailleurs il était plutôt satisfait d'avoir fait comme si elle n'existait pas depuis qu'ils étaient sortis dans le parc. Mais son moral rebaissa de plusieurs crans en repensant à la Serpentard.

Ethan avait pu constater que Megan s'en était très bien sorti pour lancer son sort. Distrait qu'il était par ses pensées démoralisantes, il décida machinalement de lancer le dernier sortilège qu'il avait appris en cours. Il se concentra autant qu'il le put malgré le tumulte ambiant. Il sortit Oprhéa de sa tête autant qu'il le put afin d'éviter de ressentir cette tristesse lancinante et se focalisa sur l'objectif à atteindre. Alors qu'il dessinait le signe infini, il prononça "Avifors" avec toute la conviction qu'il possédait sur l'instant. A peine eut-il lancé le sort qu'il se rendit compte de son imbécillité. Allait-il transformer le bâton en une volée d'oiseaux? Heureusement, rien ne se produisit. Le bâton ne broncha pas le moins du monde et canalisa la magie qui lui avait été envoyée. C'est fort confus qu'Ethan rejoignit Megan. Même s'il savait qu'il avait focalisé ses pensées sur un arbre qui grandissait et non sur la volée d'oiseaux, la magie pouvait parfois se révéler surprenante et contrariante.

- J'ai failli tout compromettre, dit-il rouge de honte à sa camarade.

Il était indiqué dans les astres que ce deux mai serait jusqu'au bout le pire jour de sa courte vie.

Deuxième année RP
Recruteur au MERLIN
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily

15 juin 2019, 17:31
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
Tour 14 à la fin

Le directeur de l’école indienne était très impressionnant. La magie émanait de lui, comme un parfum envoutant. Il semblait s’amuser de la situation et prendre un immense plaisir à observer les yeux des élèves briller de fascination et d’excitation. Gabryel l’apprécia instantanément.

Le jeune Écossais suivit Emelyne, Ennis et ses autres camarades jusque dans la cour. Faire pousser deux arbres géants et doter Poudlard d’un dôme, tout cela rendait le garçon euphorique. Il peinait à masquer son émotion, un large sourire ne le quittait plus.
Ce qui se passait à ce moment présent, même empreint d’un contexte quelque peu effrayant, lui donnait le sentiment d’être privilégié. Il n’en maîtrisait pas les tenants et les aboutissants. Il gardait en tête que des gens souffraient et qu’un climat de violence s’était emparé du monde de la magie. Le Rouge et Or pensait à ses parents, à sa maman née moldue, et aurait aimé les serrer dans ses bras et s’assurer que tout irait bien. Mais la présence bienveillante du sorcier indien le rassurait tout de même un peu.

Bien sûr, il avait bien conscience que ses pouvoirs étaient encore très limités mais il repensa à l’histoire du colibri :
Un jour que la forêt était en feu, tous les animaux les plus robustes fuirent dans la clairière la plus proche. Ils virent alors passer un colibri, quelques gouttes d’eau dans son bec se diriger vers le bois afin de les y déverser sur les flammes. Les autres animaux se moquèrent de lui : « Penses tu vraiment que tes gouttes éteindront l’incendie ? ».
Le colibri fit son aller-retour, puis les observa : « Et vous, que faites-vous pour aider ? L’important est que chacun apporte sa contribution, aussi modeste soit-elle, à la hauteur de ce qu’il peut ».

Gabryel lança comme les autres sur le bâton de sorcier l’un des sortilèges qu’il avait appris depuis son arrivée, « Bombarda ».
Après quelques minutes, deux majestueux arbres poussèrent jusqu’à ce que les dernières feuilles de leurs cimes ne forment un ciel protecteur à Poudlard, le tout réhaussé d’un spectaculaire et gigantesque dôme magique. L’école était maintenant une île. Tout était féérique, presque comme dans un rève.

- Ennis : « Impressionant... »

- Emelyne : « Oui, c'est vrai... C'est très impressionnant. Tu crois que ça tiendra longtemps ? »

Gabryel prit la main de sa camarade :

- Gabryel : « Tant que nous aimerons Poudlard et que nous mmmmettrons tout notre coeur à le protéger... »

La tête levée vers le ciel, ses yeux brillaient comme des étoiles filantes.

Fin de ma participation à ce RP

@Ennis O'Belt @Emelyne O'Brien
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 19 juin 2019, 23:44, modifié 1 fois.

Gabryel Fleurdelys (avec deux « Y »)
4ème année RP Gryffondor / MMG
Auteur de « La touille, c'est la vie »
« Je suis Steve »

15 juin 2019, 18:12
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
2

◆ UNIS PAR LA MAGIE ◆
Tours 4 à Fin

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Mes yeux sont fermés.

Toujours, cet acte m’a permis de mieux ressentir. De mieux écouter. Comme si la Noirceur obscurcissait toutes les distractions visuelles sur lesquelles mes yeux s’arrêtaient, pour se concentrer uniquement sur tout le reste. Autrement dit : sur Tout. Toutes les sensations, de celles qui parcourent mon cœur à celles qui émanent des Autres ; toutes les odeurs, qui surgissent autour de moi ; tous les sons, même les plus imperceptibles, qui résonnent aux alentours ; même l’air que je respire me donne une impression différente lorsque mes paupières sont closes. Cette Noirceur est rassurante. Elle n’est pas totalement sombre, en réalité. Pas totalement noire. C’est plus une lumière blanche et éblouissante, recouverte par un voile charbon. *Charb...* Certaines choses sont également des distractions, profondes distractions, mon esprit doit les ignorer. Noirceur. Voilà, la Noirceur. Obscurcissant l’Inutile, elle me révèle que mes alentours recèlent d’Imperceptible. M’envolant de la lande de la Vision-Aveugle, je me laisse porter par les flux aériens jusqu’à la mer stellaire du Ressenti-Tout-Puissant. Toute de pierre, la Grande Salle est tendue. De la plus petite roche du mur au dernier Autre de la rangée. J’en suis certaine. L’ambiance est tendue, silencieuse malgré les Grands qui parlent, et le Temps est étendu à la limite de la rupture. Comme si quelque chose s’était rompu, réellement, et que nous risquions de faire pareil. Poudlard risque de se rompre, de se casser, de se briser, de s’oublier, de se perdre. Et ici, tous le ressentent. Sinon, nul ne retiendrait son souffle. Le mien n’est plus retenu. L’Abaissement de mes paupières et l’obscurcissement de la foule a remis en place ma respiration. Presque calme, malgré la tension, malgré la terreur. Respirer calmement me fait encore plus flipper. Me prenant aux tripes, Peur ne veut plus me lâcher. Si puissante, si dévastatrice. Peur nous tue tous. Si ces inconnus ne nous tuent pas, c’est Peur qui nous achèvera. Je crois que je préfèrerais que ces gens-qui-Osent, ces attaquants qui s’attaquent à la puissance du Château-tout-de-pierre, nous éradiquent eux-mêmes. Peur est bien plus vicieuse, bien plus terrifiante. Elle se nourrit de tout cela. Chaque seconde où l’Âme-du-Château retient son souffle profite à Peur, chaque seconde où la tension persiste lui permet de survivre encore. Plus que survivre : vivre, se développer. Commencer sa marche. Bientôt tous nous détruire. Tous nous achever. Explosion temporelle. Le Temps déjà si étendu vacille ; il va se rompre, j’en suis certaine. À l’avance, j’en suis certaine. C’est ce genre de pressentiment sans nom qui s’empare des cœurs quelques fractions de seconde avant l’impact. Ma respiration bruyante se fait plus douce, ralentit jusqu’à s’arrêter presque, dans l’espoir de percevoir les paroles des adultes qu’elle me cachait précédemment. Toussotement ; perception presque imperceptible. Associée à un vieil homme entraperçu quelques secondes avant, mais déjà des années pour moi.

« C’est étrange. Je n’arrive pas à l’appeler. »

*Appeler*. L’appeler. C’est le genre d’appel qui est un Appel, je crois. Sans comprendre. Qui est-ce ? Pour la première fois, je me concentre réellement. De toutes mes forces. *L’appeler*. Sentir que quelque chose est la clé d’un instant sans savoir ce qu’est ce quelque chose est horrible. Cet Appel est crucial. Cet Appel qui est une forme de chose transperçant les limites ; ce vieux est ici, au cœur des plus grands, il est précieux. Il accomplit une chose immense, j’en suis certaine.

« Ce Arseni Stoyanov, êtes-vous certains qu’il soit réellement… mort ? »

Pensées qui se suivent, qui se heurtent. Un peu brisées, au fond.
*Stoyanov*. Mage. Mage comment ? Mage blanc, non, mage noir. Arseni. Blanc, oui, mage blanc. Non ? Peut-être pas. Stoyanov, Stoyanov. Merlin, j’ai lu ce nom, plein de fois. Mes bouquins sur l’histoire sorcière. Important, ce mage. Allez, réfléchis. Stoyanov, Stanislav. Voilà. Mage noir, lui. Bulgarie ? Pourquoi Bulgarie ? Quel rapport ? Stoyanov-mage-noir, pour l’un. L’autre, celui dont ils parlent ? Je ne sais pas. Ministre, oui. On verra après. Puisque la suite me percute.
*Mort-pas-mort*. Oh, non, je ne pense pas à ce Stoyanov-mage-de-couleur-incertaine.
Un mort... qui ne serait pas mort. Mort. Ou pas. *Maman*. Des éclairs d’émotions me traversent ; peur, haine, colère, amour, tristesse. Toujours mes yeux fermés, les paupières qui pressent sur mes orbes pour résister à la tentation de s’ouvrir. NON ! Les paroles défilent. Horcruxe. Âme. Légende. Pas-entièrement-mort. Avec votre autorisation, bla-bla-bla, l’inviter autour de cette table ! *NON !* se révolte à nouveau ma conscience. Voir un homme portant en lui l’âme d’un autre. *Maman-pourquoi-t’avais-pas-d’Horcruxe*. Si évidente, la réponse. Maman était douce, gentille, belle. Jamais elle n’aurait tué quelqu’un ; elle aurait préféré se tuer elle-même. Par tous les Mages ! en le faisant, elle m’a abandonné. Elle n’y avait pas pensé, à ça, n’est-ce pas ? Maman.

Loewy-l’Ombre parle. Acquiesce. Ajoute... continue. « Académie des Arts Obscurs » Magnifique. Terrifiant. Doux ? Non, dur. Sublime mais terrifiant. Pas bien dur de comprendre de quoi il s’agit. Peut-être même est-ce la première chose que je comprends, ou la première à laquelle je m’intéresse. Le Poudlard des Mages Noirs. Encore une façade. Une seule fondation là où il en faudrait deux. Nul par l’équilibre n’est-il donc rétabli ? Nul par le Blanc et le Noir se réunissent-ils donc pour former le Yin-Yang ? Mais peut-être ces Arts Obscurs sont-ils malgré tout plus puissants que le savoir parfois si creux que l’on apprend ici. Peut-être. Comment savoir ? *Y aller*. Impossible. De toute manière, Colère est là. Peur me fait flipper, mais Colère est plus forte que Peur, en cet instant. Colère est là car le Château se fait attaquer, et que ce lieu que je hais tant est le seul où je peux me délecter de Connaissance. Peu importe si ces Arts Obscurs sont plus forts ; je les hais, profondément. Poudlard est un carcan, mais c’est mon Carcan. On ne l’attaque pas ! On ne le détruit pas. Indestructible, voilà comment il est. Si Poudlard flanche, si Poudlard perd, alors plus rien ne peut être indestructible.

« ... je suis certaine que nombre d'entre eux seraient prêts à se battre pour ce qui est juste. »

*Ce qui est juste* tonne mon cœur. J’ai reconnu Loewy malgré mes yeux fermés ; l’Ombre a une voix qui diffère de celle des autres. Elle parle de nous, me souffle une petite voix, elle parle de toi. Se battre ; me battre. Pour ce qui est juste. Qu’est-ce qui est juste ? Toujours, je me suis défiée de la justice et de l’injustice. Ce ne sont que des notions vides de sens. *Ce qui est juste*. Je sais ce qui est juste. Seulement, je ne le comprends que maintenant. Me battre pour ce qui est juste. Me battre pour la Connaissance, pour l’Âme-du-Château, pour la bibliothèque, pour la Salle-de-la-Solitude, pour cette salle-de-bains qui reste figée dans le Temps, pour moi-même, pour ce que j’aime et pour ce qui doit être. En suis-je capable ? Jamais je ne me le suis demander. Mais maintenant, je me le demande. En suis-je capable ? *Oui*, me souffle mon cœur. L’obscurité m’aide à comprendre. Il est certain que je n’aurais pas su, les yeux ouverts. J’en suis capable. Je suis capable de me battre, ou plutôt, je veux le faire.

Je ne le vois pas arriver mais je le ressens. Aussitôt je comprends. Sans même savoir comment. C’est si évident. Jamais je n’ai approché d’aussi près cette facette de la Magie. Mei et Chu-Jung étaient bien différents, et bien plus loin. Ici, je le ressens. C’est lui, celui dont ils parlaient tous. Mes yeux fermés restent comme ils sont, mais mes paupières tressaillent. Stoyanov. Mage de l’Obscur. Regarder serait sans doute magnifique, mais ressentir est encore plus sublime. Sa présence est immense, intense. J’en tremble un peu. Et sa voix me fait vibrer, tant elle est tout aussi présente. Toute entière plongée dans l’obscurité, je ressens son aura. Différente de celle de Loewy, mais avec quelque chose en commun. Cette puissance, obscure. Presque envoutante. Elle m’attire, mais quelque chose me retient. Sans que je ne sache quoi exactement. Comme une impression qu’un pouvoir incommensurable existe, mais que le prix à payer est encore plus immense que le pouvoir lui même. Peut-être est-ce ce qu’ils nomment Magie Noire. Ou autre chose. Je ne sais pas. *J’le saurais*. Comme une promesse à moi-même, une promesse de tout découvrir. Et pourtant, pas maintenant. L’heure n’est pas encore là.
Une voix surmonte soudain toutes les autres. Quelque chose cloche dans son ton, une incohérence, mais je n’arrive pas à saisir quoi. Ses paroles sont bien plus importantes. Le Château cache quelque chose, quelque chose de nature inconnue mais quelque chose de puissant, d’intéressant, de suffisamment rare pour que des Mages puissants soient prêts à attaquer Poudlard pour s’en emparer. Je me fiche bien de leurs motivations. Mais la simple évocation de la puissance que doit posséder cette chose me fait frémir d’envie. De peur ? Non, uniquement de désir. Le désir de savoir ce que c’est ; pas de m’en emparer, de découvrir, de découvrir toujours plus pour devenir puissante. Pour Tout savoir. Mais je sens que les adultes vont nous éloigner de tout cela, nous empêcher de savoir, nous

« ... l’administration Blackwave avait été renversée... »

*Shaina !*. Mon cœur bondit, une nouvelle fois. Aussitôt, je m’en veux. Pourquoi, pourquoi je pense à elle ? C’est une traitresse, une horrible femme qui me vole mon père, je la déteste ! Mais elle travaille au Ministère, le Ministère vient de se faire renverser, et si elle *SI ELLE EST MORTE C’EST TANT MIEUX !* tente mon esprit. Mais c’est faux, je sais bien que c’est faux. Shaina est une protectrice. D’où me vient cette pensée ? Je la déteste. La pensée, comme Shaina. Si elle est morte, c’est bien fait pour elle ! Si elle est à Azkaban, c’est bien fait pour elle ! Elle n’avait qu’à pas épouser Papa ! Elle n’avait qu’à pas... Et puis je me souviens qu’à Noël, Shaina m’a appris des choses sur Ilvermorny. Comme je lui avais demandé. Son cadeau, le pendentif en cristal caché au fond de ma valise, n’est pas si moche. Et même plutôt beau... *Tais toi tais toi tais toi !*.

Mes bras commencent à trembler. De mes paupières closent s’échappe une unique larme, parfaite et glacée, qui coule sur ma joue. Pleurer les yeux fermés, comme si j’étais seule *j’suis pas seule !* me rappelé-je soudain. Autour de moi, il y a des Autres. Je ne peux pas me permettre de pleurer ! Même s’ils ne me voient pas. Alors je respire de manière hachée, mais je respire. Mon souffle commence à se calmer, mais mon cœur bondit toujours dans ma poitrine. J’ai peur. Peur. Peur !
Oubliée, la pensée sur cette chose inestimable. Oublié, le pouvoir. Je suis simplement envahie par une bien proche amie, Peur.
Lorsque l’élève prend la parole, je fronce les sourcils mais ne chuchote pas comme tous les Autres. Mais lorsque Nora-aux-Frontières poursuit, ma tête se penche légèrement. Intérêt. Nora connait des choses, elle me l’a prouvé. J’ai envie de rire en me disant que des élèves savent quelque chose que Loewy-l’Ombre ne sait pas, c’est un plaisir personnel. Sans raison. Mais je ne peux pas le faire, une boule dans ma gorge me l’interdit. Parler de l’Âme de Poudlard a quelque chose d’étrange. Pourquoi serait-ce un arbre, au cœur d’un lieu de pierre ? Quelque chose me souffle que l’Âme de Poudlard, c’est la pierre qui a donné naissance au Château. Mais, qu’y a-t-il, en soit, d’étonnant ? La nature qui est l’âme de la pierre, c’est comme le froid qui n'existe pas sans le chaud ; logique. Et encore une source de pouvoir. Au sein du Château semblent se trouver des myriades de pouvoirs, tous plus différents et puissants les uns que les autres. Une envie de tous les trouver me prend. Puis, derrière la barrière de mes paupières, j’entends la voix d’une femme. L’Arbre-Monde. Ce nom a quelque chose de terrifiant par sa grandeur. Comme si la Terre elle-même était un gigantesque arbre. Ou peut-être est-ce cet arbre qui relierait le Ciel et la Terre ? Toutes les légendes se mélangent dans ma tête, pourtant je sais que je connais la légende d’Yggdrasill, l’Arbre-Monde. Il me semble qu’elle est belle. Alors posséder un arbre y ressemblant, au cœur du Château, a presque quelque chose de rassurant.

Lorsque les adultes évoquent le fait de protéger Poudlard, je laisse mes pensées filer vers tout ce qu’ils ont dit auparavant. La protection ne me concerne pas — cette idée laisse un goût amer dans ma gorge —, et je peux rêver tranquillement. Attaqué, l’équilibre devient soudain plus intéressant. Jamais je ne m’étais rendue compte que le monde des sorciers possédait suffisamment d’intérêt et de contradictions pour que qui que ce soit ne le renverse. La politique d’Ici ne m’intéresse pas, aucune politique ne m’intéresse, mais j’ai peur que celle-ci me concerne. Et s’il se passait quelque chose de grave ? Et si Shaina était tuée ou emprisonnée pour avoir soutenu l’ancien Ministère ? Et si il se passait quelque chose à la maison ? Et si ce qui se déroulait me concernait, moi, alors que je ne veux rien d’autre qu’être tranquille ?
Je n’ai pas le temps de me pencher sur cette dernière question, la plus terrifiante. Avant que j’essaye, une nouvelle voix me parvint. « Vous devriez également permettre à vos élèves de contribuer à cet effort. Qui ne chercherait pas à protéger son propre toit ? » Le sursaut qui me prend est irrépressible. *Je ne comprends pas*. De quoi parle-t-il ? Protéger son propre toit, qu’est-ce que ça veut dire ? Mon toit, c’est le Domaine, il n’est pas menacé ! *Protéger Poudlard*. Soudainement, j’ai réellement envie de rire. Pas un rire sincère, juste un rire nerveux et porteur d’incompréhension. Je ne le fais pas, mais ce rire nait à l’intérieur de moi, dans mon esprit. C’est stupide ! Les sorts que je connais peuvent me permettre de me battre, mais pas de protéger. Sans doute est-ce mieux ainsi, d’ailleurs. Je ne suis pas sûre d’avoir envie de protéger Poudlard.
*Bien sûr que j’ai envie de protéger le Château*. La pensée est si surprenante que je manque d’ouvrir les yeux. Dans un immense effort, je parviens à les garder clos. Pourquoi voudrais-je protéger mon Carcan ? La réponse vient avec les paroles de Loewy, la Femme-Ombre.
Bien sûr que je m’en sens capable.
Bien sûr que c’est mon école.
Bien sûr que je veux montrer ma maitrise de ma Magie devant tant de grands sorciers en même temps.

La force des ces vérités parvint enfin à me faire ouvrir les yeux. Il me faut quelques instants pour me réhabituer à la clarté ambiante, et tout est encore un peu flou. Soudainement, mes autres sens sont moins développés. Mais je fixe Loewy, comme si je voulais bouffer du regard tout ce qu’elle avait à m’offrir. Prise de conscience. Poudlard est un horrible Carcan, mais je n’ai pas l’intention de le laisser tomber, car c’est mon Carcan, c’est mon école. Alors lorsque tout le monde sort dans le parc, je sors également. Marcher au milieu de toute cette foule, même si ce sont tous des Autres, même si aucun ne m’aime et que je n’en aime aucun, c’est comme appartenir à quelque chose. Agir, compter, être importante. Être un groupe. Avoir un but. Je crois que j’aime ça. Ainsi, quand tous lèvent leur baguette vers le ciel, j’attrape la mienne et suis le mouvement. Dans une parfaite harmonie. La proposition d’un homme à la sagesse étrange — je crois que c’est celui de tout à l’heure, mais sa voix ne me parait pas la même maintenant que mes yeux sont ouverts — est douce. Servir de catalyseur. Nous permettre, me permettre, de protéger le Château. Comme si le lieu si empli de Magie avait besoin de moi ; j’aime qu’on ait besoin de moi.

L’histoire de l’homme n’est pas assez détaillée ou puissante à mon goût, mais elle est douce. Je me sens calme, soudain. Quand il nous ordonne de lancer un sort à son bâton, je dresse d’abord ma baguette devant mes yeux, la contemple quelques instants puis la dresse vers le ciel. Comme une promesse envers Poudlard. Et lorsque je dirige ma Sœur-de-Bois vers son bâton, je ressens réellement ma Magie. Je la sens bouillonner dans mes veines, attendre que je l’utilise pour créer quelque chose de beau. Il n’y a pas à réfléchir. Le sort à utiliser est évident. Tout est créé par son contraire, ou par son ennemi. Une chose peut détruire les arbres. Elle peut sans doute les créer. Alors je prononce lentement, en savourant chaque syllabe, ce sort si particulier. Celui qui me fait me sentir si bien, celui qui provoque une sensation si puissante, celui avec lequel j’ai toujours eu un lien particulier.

« Incendio ! »

Par le feu nait l’arbre, je crois. Par le feu meurt l’arbre, aussi. Mais pas cette fois. Juste pour cette fois, ma Magie se mêle avec celle des Autres. Et je sais que j’ai réussi quelque chose. Quand je regarde autour de moi, je suis certaine que j’ai réussi quelque chose, que nous avons tous réussi quelque chose. Quand je vois les esprits-fantômes, je ne peux m’empêcher de me demander si Maman en fait partie, et c’est une réussite parce que je suis un peu moins triste que je ne le devrais. Quand je vois la Magie primitive des chinois, je l’observe avec calme et fascination, et c’est une réussite parce que je ne suis plus jalouse. Quand je vois des tranchées se creuser puis se remplir d’eau au rythme d’une musique, je trouve ça magnifique, et c’est une réussite parce que je me rends compte que je suis capable de voir du Beau quelque part dans ce monde. Quand je vois les deux arbres entrelacés s’élever si rapidement et fleurir, je suis fière de me dire que c’est un peu grâce à moi, et c’est une réussite parce que je me sens faire partie de quelque chose. Quand je vois la créature d’ombre, je sens que les Magies se réunissent ici, et c’est une réussite parce que c’est bien rare que les différences soient oubliées. Même juste pour un instant. Parce que quand je vois Poudlard devenu une île où personne ne peut entrer, mais où personne ne peut nous plus sortir, je ne suis pas certaine que ce soit complètement une réussite. Car s’il faut s’isoler à ce point, je suis encore plus loin de Papa, Éole et Shaina que d’habitude. Je suis seule. S’isoler du monde, c’est s’isoler d’un danger : alors tous ceux qui ne sont pas dans Poudlard sont en danger. Je ne me sens pas très bien. Je tremble un peu. Alors je ferme de nouveau les yeux.

Je crois que j’ai peur.
Dans tous les Mondes, quelque chose s’est rompu. À Poudlard, tout a changé.
Et mes yeux se sont fermés.

« don’t fall in love with her, she said,
don’t fall in love »

18 juin 2019, 23:23
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
@Orphéa Cooper tour 14 à fin

La fille sanglote sur mon épaule tandis que moi, je n'arrive pas à m'enlever l'image de ma maison, la porte défoncée, l'intérieur dévasté, des traces de sang sur les murs et trois cadavres au sol. Mon regard reste vide. Si le ministère est renversé, on va basculer dans une terreur nationale.

Elle prétend avoir juste fin. SI on pleurait à chaudes larmes à chaque petit creux le monde serait dépressif. 

Moi aussi… Je m'inquiète pour… mes … mes moldus. 

Ils ont finis de parler. Je n'entends plus le grattement de ma plume sur le parchemin. Je souffle une fois dessus pour faire sécher l'encre puis le range dans la poche intérieur de ma robe de sorcier. 
Les directeurs des grandes écoles de magie et les élèves de Poudlard se dirigent vers la sortie de la salle. Je l'aide à marcher une main derrière son dos en lui tendant un mouchoir propre. Arrivé dehors, étant donné notre incapacité à produire un sortilège de dôme protecteur autour de Poudlard, on nous demande d'aller jeter un sort sur un bâton, notre magie sera ensuite retransmise au dôme. Je lance un sortilège qui me ressemble sur le bâton. Un sortilège qui blesse.

Furocreatum

J'attends qu'elle lance le siens puis l'emmène vers l'infirmerie, la portant à moitié, voir Mrs Lloyd pour qu'on lui administre un philtre calmant. 

6ème année RP
couleur : #1FA055
Formateur du MERLIN et fou à temps partiel.

19 juin 2019, 22:34
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
Tour 14 à la fin
@Rufus Williams

O.C R.W O.C R.W O.C

Orphéa reste à sangloter sur son épaule pendant quelques minutes, en faisant totalement abstraction de tout ce qui se passe autour d’elle. Elle n’écoute plus vraiment ce qui se dit entre les adultes. Le Serpentard dont elle ignore toujours le nom lui confie que lui aussi est inquiet pour ses proches. Elle ne lui a pourtant rien dit de sa situation, mais dans un tel contexte, elle n’est que peu surprise qu’il devine la source de ses tracas.

Soudain dans la salle tout le monde se lève et se dirige vers le parc. Le camarade d’Orphéa l’aide gentiment à marcher en lui tendant un mouchoir dans lequel elle se mouche bruyamment. Une fois dehors, les élèves les plus âgés se mettent à jeter des sortilèges de protections partout autour du château, et un vieux monsieur s’avance vers les premières années en leur indiquant de lancer un sortilège sur son bateau pour canaliser le flux de magie. La pauvre petite Serpenard se sent molle et ne sait pas vraiment quoi faire. Elle cherche Ethan du regard, mais celui-ci semble vouloir éviter son regard. Elle finit par lancer un Gonflus sur le bâton du vieux sorcier, en se demandant si celui-ci allait grossir et finir par exploser. Mais quand enfin celui-ci est gorgé de magie, il fait surgir de la terre deux magnifiques arbres entrelacés poussent jusqu’au point culminant du dôme magique formé par les sortilèges de protection. Malgré ses pensées moroses Orphéa est impressionnée par ce qui vient de se dérouler. Après quelques instants, le garçon de tout l’heure l’accompagne à l’infirmerie. Un peu de repos lui fera du bien.
Dernière modification par Orphéa Cooper le 29 nov. 2021, 19:38, modifié 1 fois.

Bientôt de retour, pour vous jouer un mauvais tour
Quatrième année RP, filière Sciences
Ce que beurre et whisky ne peuvent soigner est incurable - Proverbe Irlandais

23 juin 2019, 15:53
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
Une des amies de Julie, Violet, s'approcha de la blonde avec sa cousine Solenn. La plus jeune salua les autres avant de se concentrer de nouveau sur le discours de la directrice. Lorsqu'un homme aux cheveux plus blancs que blonds expliqua avec un accent oriental que le ministère était tombé entre ses mains, la bouche de Julie s'ouvrit en grand. Elle commençait à comprendre ce que cela signifiait. Quentin avait sans doute été enfermé à Azkaban ou pire à l'heure qu'il était. Il ne pouvait pas s'être plié à la volonté de cet homme. L'image de son grand frère torturé dans une cellule sombre en haut d'une tour dans une mer déchainée s'imposa dans son esprit. Ce ne pouvait être possible. Ses parents qui l'avait chassée, Rufus qui était mort, Cokings qui n'avait pas put les héberger plus longtemps que quelques jours et maintenant Quentin qui avait disparu ? S'en était trop pour la Serpentard. Il ne lui restait que Antoine, qui devait se trouver dans cette salle. Elle le vit, entouré de ses proches amis, et anéanti. En observant mieux l'assemblée, elle aperçut de nombreux enfants dont les parents avaient sans doute été capturé. *Tant de souffrances pour rien...* Violet lui saisit la main. Avait-elle aperçut les larmes qui roulaient silencieusement sur la joue de Julie, ou bien cherchait-elle à se rassurer. La fille aux yeux d'émeraudes serra la main de son amie pour se raccrocher aux paroles de mme. Loewy. L'homme blond commença à changer physiquement : ses cheveux blonds se colorièrent en brun foncé, et le garçon,  Lupus d'après Julie, fut éloigné de l'homme qui se faisait passé pour son père. La curiosité de Julie fut piqué à vif et Quentin disparut de son esprit pour qu'elle puisse mieux écouter les paroles des personnes importantes réunies dans la Grande Salle. Cet homme était apparement un Change-Peau, quelqu'un qui pouvait changer physiquement. L'image d'une deuxième Julie arriva dans son esprit, mais la vraie Julie la chassa pour mieux se concentrer. Les adultes commencèrent à parler trop compliquées pour la jeune fille. Elle se résigna à ne pas écouter et imagina les propositions qui avaient sans doute été proposée à son grand frère : sans  doute mourir ou se plier à la volonté de ces personne peu recommandables. L'image du corps de Quentin ensanglanté arriva devant Julie, et elle ne put réprimer un sanglot. Tout mais pas ça... La voix de Violet la ramena à la réalité. Elle demandait ce que les autres en pensait.
-Mon frère travaille au Ministère de la Magie... balbutia la jeune fille. Que lui ait-il arrivé ?
Solenn demanda des explications concernant le discours, mais Julie ne lui en donna pas. Quentin avait disparu.
@Violet Romans et @Solenn Cooper

3ème année RP (2044-2045) - M.E.R.L.I.N : Bruce
En glissant je viens, en rusant je vaincs, le sommet j’atteins

23 juin 2019, 19:10
Réaction à l'aventure des treize royaumes  S2.E04 
Tour 14-fin

Je n'écoute absolument plus rien. De toute façon je ne comprends pas ce qu'ils disent, alors ça n'a aucune importance. Je me demande si j'ai le droit de sortir de la salle, mais en regardant autour de moi, je constate que tout le monde est resté assis. J'aimerais partir, vraiment. 

Ça parle d'arbre, de rituels, et de je ne sais quoi, je soupire. Encore une fois j'y pense: pourquoi nous faire venir si c'est pour parler comme si on n'était pas là. 

Au bout d'un moment, La Femme nous toise et nous demande de participer à la protection de l'école en nous insinuant qu'il s'agit là d'une manière de montrer notre magie à ces "grands sorciers". Je ricane intérieurement, comme si j'avais besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. 

Plus tard, nous somme tous sortis en suivant un vieil homme, la magie déployée pour l'école est impressionnante, et devant mes yeux, des véritables prouesses se déroule. Je ne peux m'empêcher d'ouvrir légèrement la bouche devant tant de grandeur. 
Le vieux nous demande simplement de viser son "bâton de sorcier" et de lancer n'importe quel sort. Plein d'élèves s'agglutinent autour de l'homme et me barre le chemin. Je suis dans l'incapacité de m’exécuter et cela me convient très bien tout compte fait, je n'avais même pas sorti ma baguette.

Quand tout est enfin fini, je retourne simplement à la salle commune.

L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Quatrième année RP