La maison des Barckeley
-Située au: 21, Ignata Wildsmith Street
-Plutôt grande mais modeste tout de même, style ancien.
-Quatre chambres, une salle de bain, une bibliothèque, un large salon/salle à manger une cuisine, un grenier.
-Habitée par: Murphy Barckeley, Thomas Barckeley, Michael Barckeley, William Barckeley, Charles Barckeley
-Animaux: Un hibou nommé Quaduc (Murphy), Un corbeau nommé Sfrizen (Thomas), un hibou nommé Spoonge (Michael) une chatte nommée Poetry (famille)
Traîtresse ou Maman
La famille de traître, n°1
09/06/2044
Murphy est assise sur une chaise de la salle à manger, elle regarde ses doigts pianoter en cadence sur la table. De son autre main, elle se tient la tête avec élégance, comme si elle était entourée de personnalités importantes. Mais elle est seule. Thomas est sorti, Charles dort dans sa chambre, et les deux restants sont à Poudlard.
Elle réfléchit. Récemment, sa vie et celles des membres de sa famille ont été chamboulées. Tout a changé. Un régime dont elle attendait secrètement la venue a enfin fait surface. Dallan Blackwave n'est plus, voici venir Ursula Parkinson.
L'animosité des Cobb et des Barckeley envers les moldus remontent à plusieurs générations. En fait il serait impossible de dire quand cela a commencé. Ce qui est certain c'est que c'est ça qui a rapproché les deux familles, et notamment Thomas et Murphy. D'ailleurs, leurs frères et sœur respectifs se sont également mariés entre eux, symbole du lien fort qui uni les deux familles.
Cependant, Murphy et Thomas n'ont pas inculqués cette méfiance des moldus à leurs enfants, ils avaient trop peur que ceux-ci soient stigmatisés. Malheureusement, leurs attitudes fantômes, celles qu'ils ont sans le vouloir, ont finis par déteindre sur leurs enfants, et plus particulièrement sur William et Charles.
Maintenant que ce régime est en place, ils n'auront plus aucuns scrupules à enseigner la supériorité des sorciers sur les moldus, et également les valeurs du sang.
Non, ce n'est pas ça qui taraude Murphy. Saint-Mangouste s'est protégé, le nouveau régime n'a pas réussi à mettre la main dessus. Mais Charles est malade, depuis plusieurs mois maintenant. Il est sorti de l'hôpital, son état s'est stabilisé et il devrait guérir d'ici quelques semaines ou quelques mois dans le pire des cas. Pourtant, le Médicomage du service des virus et microbes magiques a bien indiqué à Murphy qu'une rechute n'était pas impossible, et qu'au moindre doute sur l'état de santé du garçon, il fallait le ramener immédiatement.
Depuis quelques jours, Murphy est Manteau Noir, et cela l'empêche de pouvoir envoyer son fils à Saint-Mangouste si besoin il y a. Elle se rassure en se disant que le lieu ne tiendra pas longtemps face aux forces armées de la Cheffe du Conseil des Sorciers.
Les doigts de Murphy cessent de gigoter. Ils sont comme suspendus dans les airs et le temps. L'index levé, elle le laisse retomber lentement sur la table puis elle se lève pour aller se coucher.
Dans l'escalier, elle pense au fait qu'elle deviendrait folle si jamais un de ses garçons venait à disparaître. Elle imagine les pires tortures pour l'ordure qui oserait toucher à un seul cheveu des ses enfants. Elle se souvient des rumeurs qui disent que le petit garçon de Dallan Blackwave a été assassiné, bien qu'elle était au ministère à ce moment-là, la situation était trop chaotique pour qu'elle ait vu quoi que ce soit. L'idée que ce soit vrai la met mal à l'aise et elle préfère oublier cette histoire.
En direction de chambre, elle passe devant celle de Charles. La porte est légèrement entrouverte et elle entend la respiration lente de son fils endormi. Elle rentre sans faire de bruit et s'assied délicatement sur le lit. Elle dégage une mèche du front de l'enfant et se penche pour embrasser la partie non infectée de celui-ci. Puis elle chuchote:
"Je ne laisserais rien t'arriver. Jamais."
Elle sourit tristement puis part pour rejoindre son lit.
Dernière modification par William Barckeley le 27 juin 2019, 12:50, modifié 1 fois.
L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP
La maison des Barckeley
Retour à la maison
20/06/44
Papa traîne ma grosse valise derrière moi, je ne suis pas assez fort pour la porter en continu. Michael lui soulève la sienne non sans efforts. Nous déambulons dans le village plutôt désert, c'est le début de soirée. En marchant de ces rues que je connais bien, je suis surpris de voir plusieurs maisons les volets fermés, le jardin non entretenu et visiblement vidées tout habitant. Certaines maisons ont même été dégradées, des vitres cassées ou des portes enfoncées sont visibles.
Cela me fait froid dans le dos, mais j'avance sans y réfléchir, porté par l'idée que je vais revoir Charles dans peu de temps. Maman n'est pas avec nous, elle est allé acheter des chocogrenouille pour Charles comme je lui ai demandé.
Un claquement sec, comparable à un fouet résonne dans la rue où nous nous trouvons. En me retournant, j'aperçois Maman avec 3 ou quatre Chocogrenouille dans les mains et un large sourire se dessine sur mon visage. Michael réagit:
-"Oh! Tu m'en passe une Maman?
Je prends une mine contrariée avant d'objecter:
-Non! Tu touches pas, c'est pour Charles!
-Eh, ça va, moi aussi je suis ton frère j'te ferai remarquer!
Maman lui tend une chocogrenouille en me jetant un regard qui signifie probablement "n'insiste pas, il y'en a assez pour les deux". Vexé, je me détourne d'eux et avance la mine renfrognée.
Nous arrivons à l'angle de notre rue. Alors que jusque-là, ma vision était emprisonnée par les maisons alentour, la disposition des maisons ici me laisse une vue large.
J'aperçois ce que Maman a appelé la citadelle, de grandes tours noires surplombent le village entier accompagnées de gigantesques façades tout aussi sombres. La structure est impressionnante et je reste sans bouger durant quelques instants.
-Il va falloir vous y habituer les enfants. Je préfère que vous ne vous en approchiez pas trop, même si c'est assez sûr, on ne sait jamais."
Je crois deviner les raisons de l'inquiétude de Maman, quand j'aperçois au loin, volant à proximité de ces tours, des silhouettes encapuchonnées encore plus ténébreuses que la citadelle. Je déglutis et presse le pas pour arriver le plus vite possible à la maison.
Une fois là-bas, je suis le premier à ouvrir la porte, du moins à essayer. Elle est fermée. Papa approche, pose ma valise et tend sa baguette vers la serrure. Il prononce quelques formules bien plus compliquées qu'un simple Alohomora et la porte se déverrouille.
J'entre, hâtif. Je cris le nom de mon petit frère. J'entends bouger à l'étage puis le bruit de pieds nus qui descendent l’escalier à toute vitesse. Le blondinet se précipite dans mes bras et je le serre fort contre moi. Je sens Michael se joindre à l'étreinte et nous restons ainsi pendant un petit moment. J'entends mon père lâcher un "comme c'est mignon" , ce qui me décide à me dégager.
Cela me fait froid dans le dos, mais j'avance sans y réfléchir, porté par l'idée que je vais revoir Charles dans peu de temps. Maman n'est pas avec nous, elle est allé acheter des chocogrenouille pour Charles comme je lui ai demandé.
Un claquement sec, comparable à un fouet résonne dans la rue où nous nous trouvons. En me retournant, j'aperçois Maman avec 3 ou quatre Chocogrenouille dans les mains et un large sourire se dessine sur mon visage. Michael réagit:
-"Oh! Tu m'en passe une Maman?
Je prends une mine contrariée avant d'objecter:
-Non! Tu touches pas, c'est pour Charles!
-Eh, ça va, moi aussi je suis ton frère j'te ferai remarquer!
Maman lui tend une chocogrenouille en me jetant un regard qui signifie probablement "n'insiste pas, il y'en a assez pour les deux". Vexé, je me détourne d'eux et avance la mine renfrognée.
Nous arrivons à l'angle de notre rue. Alors que jusque-là, ma vision était emprisonnée par les maisons alentour, la disposition des maisons ici me laisse une vue large.
J'aperçois ce que Maman a appelé la citadelle, de grandes tours noires surplombent le village entier accompagnées de gigantesques façades tout aussi sombres. La structure est impressionnante et je reste sans bouger durant quelques instants.
-Il va falloir vous y habituer les enfants. Je préfère que vous ne vous en approchiez pas trop, même si c'est assez sûr, on ne sait jamais."
Je crois deviner les raisons de l'inquiétude de Maman, quand j'aperçois au loin, volant à proximité de ces tours, des silhouettes encapuchonnées encore plus ténébreuses que la citadelle. Je déglutis et presse le pas pour arriver le plus vite possible à la maison.
Une fois là-bas, je suis le premier à ouvrir la porte, du moins à essayer. Elle est fermée. Papa approche, pose ma valise et tend sa baguette vers la serrure. Il prononce quelques formules bien plus compliquées qu'un simple Alohomora et la porte se déverrouille.
J'entre, hâtif. Je cris le nom de mon petit frère. J'entends bouger à l'étage puis le bruit de pieds nus qui descendent l’escalier à toute vitesse. Le blondinet se précipite dans mes bras et je le serre fort contre moi. Je sens Michael se joindre à l'étreinte et nous restons ainsi pendant un petit moment. J'entends mon père lâcher un "comme c'est mignon" , ce qui me décide à me dégager.
"Tiens", je dis en arrachant une chocogrenouille des mains de Maman pour la tendre à Charles. Celui ci la laisse bondir une fois puis la mange avec un rire cristallin d'enfant.
Son rire me fait chaud au cœur et pendant peu de temps je ressens une béatitude profonde.
Puis je monte dans ma chambre pour y sortir mes affaires.
Je ne sors pas mes affaires. Je m'allonge sur mon lit, puis tourne mon regard vers la fenêtre.
Une tour me fait de l'ombre.
L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP
La maison des Barckeley
La pureté du Sang
La famille de traître n°4
La famille de traître n°3
La famille de traître n°2
La famille de traître n°1
23/06/44
Mes jambes se balancent dans le vide. Moi et mes frères sommes assis autour de la table de la salle à manger. Maman et Papa veulent nous parler. La dernière fois qu'on s'est réunis de cette façon, c'est quand Grand-Papy est mort, ça veut peut-être dire qu'un autre arrière-grand-parent est décédé. J'en sais rien.
Nous sommes tous les trois silencieux et le seul son qui nous parvient aux oreilles, ce sont les voix de Papa et Maman qui se trouvent à l'étage, étouffées par le plafond. Les voix se taisent, et nous entendons les parents descendre les escaliers. Ils sont souriants, sereins même. Ils s'installent à leur tour autour de la table. S'en suit un bref silence, puis Maman commence:
-"Les enfants, nous sommes conscients que c'est une période pleine d'interrogations pour vous, c'est pourquoi nous allons prendre un moment ensemble, maintenant, pour tout clarifier.
Je reste silencieux, c'est ce que j'attendais depuis tout ce temps. Elle reprend:
-Vous êtes tous les trois grands maintenant, assez grand pour comprendre. Ce qui s'est passé en mai dernier s'appelle un coup d'État. C'est quand un gouvernement est destitué par la force pour être remplacé par les instigateurs de l'attaque. Cela peut être une bonne chose comme une mauvaise chose.
Elle s'arrête et regarde Papa. Dans ce regard, ils s'échangent des tonnes de trucs puis sourient de plus belle. Maman se retourne vers nous.
-En l’occurrence, nous pensons qu'il s'agit ici d'une bonne chose. Nous n'en avons jamais vraiment parlé avec vous avant, mais nous trouvions que les précédents gouvernements étaient trop laxistes. Qu'ils ont laissé la place à toute sortes de dérives.
-Comme quoi? Intervient Michael.
Maman le regarde calmement et explique:
-Par rapport aux moldus par exemple. Ces personnes sont grossières et ont persécuté les sorciers pendant des générations par pure jalousie. Papa et moi ne trouvons pas ça normal de devoir se cacher de ces gens alors que nous les surpassons en tout point.
Comprenez-vous? Nous sommes traités comme des êtres inférieurs à eux, comme des parasites de leur monde qui feraient mieux de rester cachés dans les placards.
La voix de Maman a haussé sur ses dernières paroles, mais son sourire bienveillant ne l'a pas quitté une seule seconde. S'en est presque effrayant. Je fronce brièvement les sourcils, effrayant? Qu'est-ce que je raconte? C'est Maman! Elle n'a rien d’effrayant.
Je demande:
-Alors on aura plus besoin de se cacher? Et les nés-moldus?
-Plus à Godric's Hollow en tout cas. C'est maintenant un village totalement sorcier, mais pour l'instant, dans le reste de l'Angleterre, il faut toujours faire attention.
Quant aux nés-moldus, il vaut mieux ne pas les fréquenter, ils viennent d'un monde sans magie et régi par les moldus, ils sont presque aussi dangereux qu'eux si ce n'est plus. Cela m’amène à vous parler d'un autre sujet important: la Pureté du Sang.
Je me repositionne sur ma chaise, j'en ai déjà parler avec Adaline.
- Il existe plusieurs statuts de Sang chez les sorcier. Né-moldus, Sang-mêlé et enfin Sang-Pur. Sang-Pur est le statut qui a le plus de prestance, qui signifie que vous êtes des sorciers hors du communs, non souillés par du sang moldu. L'ancien gouvernement ne reconnaissait pas ce ce statut, et bien qu'il existât un registre -sur lequel nous n’apparaissions pas pour une obscure raison- celui-ci n'avait aucune valeur. Maintenant ça a changé, et vous avez tous les trois obtenu le statut de Sang-Pur.
Son sourire s'allonge encore un peu plus.
-Cela veut dire que vous faites parti de la crème de la crème des sorciers! Il est inutile de s'en vanter bien sûr, mais en avoir conscience en est déjà bien.
Si cela est une chance, ça implique aussi beaucoup de responsabilités! Je veux que vous soyez digne de ce statut, vous ne devrez pas tomber amoureux d'une née-moldue ou d'une Sang-mêlé. Vous devrez beaucoup travailler à l'école, être les meilleurs de vos années, toujours vous comporter de manière digne. Aussi et surtout, vous ne devrez jamais contester votre statut, le nouveau gouvernement ou porté un quelconque intérêt pour les moldus.
Quelqu'un qui ne respecte pas ces responsabilités est appelé un "Traître à son sang", et c'est la pire honte qui puisse s'abattre sur vous. Vous m'avez comprise?
J'assimile, j'assimile, j'assimile et hoche la tête. J'ai une confiance totale en mes parents. Charles lâche un "oui Maman!". Michael reste interdit. Il semble très contrarié et sur le point de craquer.
-Michael?
Le sourire de Maman a disparu et elle le regarde avec insistance. J'ai peur de ce regard.
"Hmm" finit-il par lâcher.
Le sourire revient, les bras s'ouvrent.
-Allez, venez dans mes bras les enfants.
Je me hâte et vais m'y blottir suivit de très près par Charles. Michael soupir mais nous rejoins et enfin Papa nous prend tous les quatre dans ses larges bras.
-Nous serons toujours une famille." Susurre-t-elle.
À cette époque, je ne le savais pas encore, mais cette déclaration ne pouvait être plus fausse.
L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP
La maison des Barckeley
Retour en enfer
01/09/2044
9h15
Je croise mon propre regard dans le miroir tandis que je me brosse les cheveux. J'ai la boule au ventre, j'y avais vraiment cru... J'avais vraiment cru qu'il y aurait une solution pour que je n'y retourne pas. Quel idiot. Bien sûr que j'y retourne.
Cette année sera encore bien différente, peut-être même plus difficile. Peut-être? Non, sans aucun doute est une formule plus appropriée. Je pose la brosse sur le lavabo, mes cheveux ne sont absolument pas coiffés. Tant pis, je m'en fous de toute façon.
-"William! Descend ta valise!
C'est Papa. Je sors de la salle de bain et me dirige dans ma chambre depuis laquelle je traîne ma valise jusqu'à l'escalier. Elle est lourde et je suis trop petit pour la soulever.
-Attend, je vais t'aider!
C'est Charles, il m'aide à soulever ma valise pour la descendre dans l'escalier. Je lui fais un grand sourire. Mais je suis si triste. Je ne vais plus le voir pendant plusieurs mois. Je ne sais pas comment je vais faire sans lui, en revenant à la maison cet été, je me suis demandé comment j'ai réussi à tenir une année sans le voir.
En bas Maman m'attend et Michael est déjà prêt avec sa valise et son hibou. Ça y est, c'est vraiment là. Le retour en enfer.
-Allez Will, dis au revoir à Papa et à Charles, on y va.
Je me dirige vers mon père et l'enlace, puis vers Charles que j'enlace à son tour. Mais nous ne nous décollons pas, et vite je sens mes yeux s'embuer. J'entends Charles renifler, puis nous nous mettons à pleurer.
J'entends Maman soupirer.
-Allez Will, ce n'est qu'un au revoir, et puis tu pourras lui écrire des lettres.
Constatant mon manque de réactions, Maman me tire pas le bras pour me dégager de mon frère. Ce manque de contact avec lui me met dans un état de panique, comme si on me privait de nourriture ou de quelque chose de vitale. Maman me tient fermement par le bras mais j'essaye de m'en dégager.
-Non... Non Maman je veux pas y aller s'il te plaît, s'il te plaît!
Maman fronce les sourcils.
-Will...
Je me débat encore.
-S'il te plaît Maman, non je veux pas y aller.
-Will!
-Non, non, je t'en supplie !
-WILLIAM!
Je me stoppe net dans mes mouvements et dans mon caprice. Des larmes coulent encore sur mes joues. Je baisse les yeux et Maman m'attrape par le menton, en me pinçant les joues.
-Regarde moi William.
Je ne réagis pas.
-William Barckeley, tu me regardes dans les yeux.
Je lève les yeux vers elle. Elle s'est penchée pour être à ma hauteur et son visage est très proche du mien.
-Écoute moi, tu es plus fort que ça William. Tu es plus fort qu'une bande de gamins prétentieux et bien pensants, que tes professeurs moralisateurs. Tu es bien plus fort que les autres. Tu vas aller à Poudlard, tu vas donner tout ce que tu as, tu vas travailler comme tu n'as jamais travaillé, tu vas avoir des O dans chaque matières, à chaque devoirs, et quand tu reviendras l'année prochaine, tu sera fier, fier de toi et de ton travail et tu te sentira plus puissant.
Moi aussi je serais fier, et Charles le sera encore plus.
Regarde moi Willam, tu seras fort. Est-ce que c'est compris?
Je hoche la tête. Ma bouche est entrouverte et mes joues me font mal. Je suis un peu perdu et je tente d'encaisser ce que vient de dire Maman.
Je regarde le 11 tatoué sur le dos de sa main. Oui je serais fort. Comme elle.
C'est sans un dernier regard vers Charles que je quitte la maison pour prendre mon train vers l'enfer.
L'immortalité c'est tous les autres qui tombent.
Cinquième année RP
La maison des Barckeley
10 juillet, 21h30
Le soleil se couche sur Godric's Hollow. Le ciel orangé teinte la toiture sombre des Barckeley d'un doux vermeil. À l'intérieur de la vieille maison, les lumières s'allument au rez-de-chaussé. Les rideaux sont tirés mais du mouvement est tout de même perceptible. Quelqu'un semble courir.
À l'extérieur, rien ne bouge. Seuls des yeux jaunes et des oreilles pointues peuvent apparaître dans un éclair. Les chats sont les rois de la nuits. Mais tout reste silencieux.
Un chat s'arrête d'une traite dans sa chasse à la mouche. Il lève la tête et ses oreilles pivotent de gauche à droite. Il semble attendre quelque chose. Sans prévenir, un craquement déchire le silence du soir. Le chat a disparu mais au milieu de la rue se tient un homme apparu de nulle part. Il a les mains dans ses poches et l'air grave. Son regard est fixé sur la porte des Barckeley mais il demeure immobile.
Les rideaux sont en mouvement à la fenêtre du salon. Un œil complètement noir regarde l'homme quelques secondes puis les rideaux reprennent leur place initiale. À la porte, plusieurs bruits sonores de serrures qui se déverrouillent résonnent et c'est à ce moment là que l'homme se décide à avancer. Il marche lentement jusqu'à la porte qui s'ouvre alors en grand.
Murphy Barckeley et Logan Tremblay se font face. Lorsqu'il arrive à sa hauteur, ils se regardent tous deux avec une mine sévère.
"Maman?"
La voix d'enfant extirpe les deux amants de leur contemplation. Logan rentre dans la maison et Murphy referme la porte derrière. Lorsqu'elle se tourne vers son fils, un grand sourire s'étend sut son visage.
De ses yeux totalement noirs et de ses veines sombres qui cheminent son visage, on pourrait croire Murphy Barckeley monstrueuse, mais malgré tout ces attraits physiques hors du commun, elle reste assez charismatique.
" C'est pour le travail mon chéri, et tu sais ce que ça veut dire? "
Charles acquiesce.
"Je monte dans ma chambre et j'y reste. Pas le droit d'écouter! Comme ça je pourrais lire et relire ma lettre!"
Murphy embrasse le front de son fils et le laisse monter dans sa chambre. D'un coup de baguette elle lance un Passibilis sur le plancher du plafond, sous la chambre de l'enfant.
Elle se tourne vers Logan.
"Il a reçu sa lettre pour Poudlard. Il fait sa rentrée avec ses frères en septembre. Déjà..."
Elle regarde au sol avec un air mélancolique.
"Où est ton mari?" Demande Logan.
"À la Citadelle, il travail encore." Un silence s'installe, l'atmosphère est tendue. "Tu es sûr de ton choix? Tu ne vas pas le regretter?"
Logan secoue la tête.
"Evidemment que je suis sûr. Et toi?"
La femme reste immobile. Elle réfléchit.
"C'est la mère de tes enfants..."
"Je sais."
Les deux soupirent ensemble. Un long soupir.
Murphy se dirige vers l'entrée et ouvre la porte.
"Bien. Allons-y."
La nuit est noire maintenant. Les yeux de Murphy disparaissent dans l'obscurité. Elle lance un sortilège en direction de sa maison, un dôme se forme brièvement avant de disparaître.
Dans la rue, les deux amants se prennent la main.
La Cheffe des Chimères fronce les sourcils.
Ils transplanent.
Le soleil se couche sur Godric's Hollow. Le ciel orangé teinte la toiture sombre des Barckeley d'un doux vermeil. À l'intérieur de la vieille maison, les lumières s'allument au rez-de-chaussé. Les rideaux sont tirés mais du mouvement est tout de même perceptible. Quelqu'un semble courir.
À l'extérieur, rien ne bouge. Seuls des yeux jaunes et des oreilles pointues peuvent apparaître dans un éclair. Les chats sont les rois de la nuits. Mais tout reste silencieux.
Un chat s'arrête d'une traite dans sa chasse à la mouche. Il lève la tête et ses oreilles pivotent de gauche à droite. Il semble attendre quelque chose. Sans prévenir, un craquement déchire le silence du soir. Le chat a disparu mais au milieu de la rue se tient un homme apparu de nulle part. Il a les mains dans ses poches et l'air grave. Son regard est fixé sur la porte des Barckeley mais il demeure immobile.
Les rideaux sont en mouvement à la fenêtre du salon. Un œil complètement noir regarde l'homme quelques secondes puis les rideaux reprennent leur place initiale. À la porte, plusieurs bruits sonores de serrures qui se déverrouillent résonnent et c'est à ce moment là que l'homme se décide à avancer. Il marche lentement jusqu'à la porte qui s'ouvre alors en grand.
Murphy Barckeley et Logan Tremblay se font face. Lorsqu'il arrive à sa hauteur, ils se regardent tous deux avec une mine sévère.
"Maman?"
La voix d'enfant extirpe les deux amants de leur contemplation. Logan rentre dans la maison et Murphy referme la porte derrière. Lorsqu'elle se tourne vers son fils, un grand sourire s'étend sut son visage.
De ses yeux totalement noirs et de ses veines sombres qui cheminent son visage, on pourrait croire Murphy Barckeley monstrueuse, mais malgré tout ces attraits physiques hors du commun, elle reste assez charismatique.
" C'est pour le travail mon chéri, et tu sais ce que ça veut dire? "
Charles acquiesce.
"Je monte dans ma chambre et j'y reste. Pas le droit d'écouter! Comme ça je pourrais lire et relire ma lettre!"
Murphy embrasse le front de son fils et le laisse monter dans sa chambre. D'un coup de baguette elle lance un Passibilis sur le plancher du plafond, sous la chambre de l'enfant.
Elle se tourne vers Logan.
"Il a reçu sa lettre pour Poudlard. Il fait sa rentrée avec ses frères en septembre. Déjà..."
Elle regarde au sol avec un air mélancolique.
"Où est ton mari?" Demande Logan.
"À la Citadelle, il travail encore." Un silence s'installe, l'atmosphère est tendue. "Tu es sûr de ton choix? Tu ne vas pas le regretter?"
Logan secoue la tête.
"Evidemment que je suis sûr. Et toi?"
La femme reste immobile. Elle réfléchit.
"C'est la mère de tes enfants..."
"Je sais."
Les deux soupirent ensemble. Un long soupir.
Murphy se dirige vers l'entrée et ouvre la porte.
"Bien. Allons-y."
La nuit est noire maintenant. Les yeux de Murphy disparaissent dans l'obscurité. Elle lance un sortilège en direction de sa maison, un dôme se forme brièvement avant de disparaître.
Dans la rue, les deux amants se prennent la main.
La Cheffe des Chimères fronce les sourcils.
Ils transplanent.
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