De découverte en découverte
* La Salle Commune était sans doute mon endroit préféré dans le château. J'y trouvais toujours un coin tranquille pour vaquer à mes occupations. La plupart du temps,
celles-ci consistaient à regarder par la fenêtre, à tenter d'apercevoir quelque chose dans les eaux troubles du lac noir.
Je n'apercevais jamais rien, en général. Hormis une fois, où j'ai cru voir un strangulot passer devant mes yeux, si vite que j'eus à peine le temps de réaliser ce qui venait de se passer.
Je ne m'intéressais pas aux livres, ni aux conversations qui se déroulaient autour de moi. J'étais toujours le nez collé à cette fenêtre, et quand mes yeux étaient fatiguées, je m'exerçais aux sortilèges. J'admirais parfois ma baguette sans même savoir pourquoi, ce que j'attendais de voir. J'étais tellement fasciné par la magie qu'elle occupait mon esprit à longueur de journée. Rien d'autre n'avait d'importance;
les autres élèves ne signifiaient rien à mes yeux. Et de toute façon, je n'étais pas ici pour me faire des amis. Si je devais un jour adresser la parole à quelqu'un, ce serait seulement par utilité, rien de plus. Soit parce que cette personne me serait utile d'une manière ou d'une autre, soit parce que j'y serais forcé.
Ce soir-là, le dîner était terminé, et la plupart des Volatiles et Aiglons s'étaient retirés dans leurs dortoirs, ou dans la Salle Commune ou encore à trainasser dans les couloirs, comme moi. J'étais assis sur l'un des banc et j'observais la valse des élèves à la fin du souper , en jouant avec ma baguette entre mes doigts. Je sentais un regard posé sur moi, mais je n'y fit pas attention. Je tentais de ranger un peu mon esprit, et ce que j'avais pu ressentir comme sensations nouvelles aujourd'hui. J'avais vu un élève dévaler à plat ventre les escaliers en ratant une marche, et je n'avais pas sursauté quand il avait crié, comme les autres élèves l'avaient fait. Je l'avais observé sans rien dire, et j'avais regardé le sang imbibé le tissu de son pantalon au niveau de son genou, pendant que d'autres s'affairaient pour l'aider à se relever et l'emmener à l'infirmerie. J'aurais peut-être dû réagir comme eux. Comme une personne normale,
mais la compassion et l'empathie ne faisaient pas partie de mes qualités. Pourtant, il me semblait bien être le seul à avoir ce genre de problème.
Ce regard était toujours posé dans mon dos, je le sentais, si près de moi qu'il était presque palpable. Je finis par me retourner. *
celles-ci consistaient à regarder par la fenêtre, à tenter d'apercevoir quelque chose dans les eaux troubles du lac noir.
Je n'apercevais jamais rien, en général. Hormis une fois, où j'ai cru voir un strangulot passer devant mes yeux, si vite que j'eus à peine le temps de réaliser ce qui venait de se passer.
Je ne m'intéressais pas aux livres, ni aux conversations qui se déroulaient autour de moi. J'étais toujours le nez collé à cette fenêtre, et quand mes yeux étaient fatiguées, je m'exerçais aux sortilèges. J'admirais parfois ma baguette sans même savoir pourquoi, ce que j'attendais de voir. J'étais tellement fasciné par la magie qu'elle occupait mon esprit à longueur de journée. Rien d'autre n'avait d'importance;
les autres élèves ne signifiaient rien à mes yeux. Et de toute façon, je n'étais pas ici pour me faire des amis. Si je devais un jour adresser la parole à quelqu'un, ce serait seulement par utilité, rien de plus. Soit parce que cette personne me serait utile d'une manière ou d'une autre, soit parce que j'y serais forcé.
Ce soir-là, le dîner était terminé, et la plupart des Volatiles et Aiglons s'étaient retirés dans leurs dortoirs, ou dans la Salle Commune ou encore à trainasser dans les couloirs, comme moi. J'étais assis sur l'un des banc et j'observais la valse des élèves à la fin du souper , en jouant avec ma baguette entre mes doigts. Je sentais un regard posé sur moi, mais je n'y fit pas attention. Je tentais de ranger un peu mon esprit, et ce que j'avais pu ressentir comme sensations nouvelles aujourd'hui. J'avais vu un élève dévaler à plat ventre les escaliers en ratant une marche, et je n'avais pas sursauté quand il avait crié, comme les autres élèves l'avaient fait. Je l'avais observé sans rien dire, et j'avais regardé le sang imbibé le tissu de son pantalon au niveau de son genou, pendant que d'autres s'affairaient pour l'aider à se relever et l'emmener à l'infirmerie. J'aurais peut-être dû réagir comme eux. Comme une personne normale,
mais la compassion et l'empathie ne faisaient pas partie de mes qualités. Pourtant, il me semblait bien être le seul à avoir ce genre de problème.
Ce regard était toujours posé dans mon dos, je le sentais, si près de moi qu'il était presque palpable. Je finis par me retourner. *
Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est.

De découverte en découverte
Encore un repas passée en compagnie de ces imbéciles sans cerveau... Encore un repas à devoir raconter n'importe quelle histoire à ses acolytes serpentard, bien évidemment en admiration devant elle! Des acolytes? Vraiment? Plutôt des fidèles, des simples d'esprits, des pions! Amy avait beau n'en avoir rien à faire de ces gens, il lui servait au moins de moyen de distraction fonctionnant plutôt bien. Et puis, son plan avançait de plus en plus vers son objectif. La petite brune implantait délicatement et discrètement la graine sombre de sa haine envers une dénommée Crystal dans la tête de ses camarades rouges et ors, elle allait bientôt commencer une phase exutoire de son plan qu'elle avait élaboré tout l'été contre cette fille qui n'avait cessé de la rabaisser l'année précédente.
La jeune fille se pavanait dans les dortoirs féminins, revenue de la Grande Salle en quatrième vitesse. Elle se dirigeait vers sa chambre, ses cheveux s'écartant de son dos mince au rythme de ses pas et son regard fixé sur son objectif. Après ce diner un peu trop hypocrite, elle n'était pas d'humeur à continuer pour l'instant, sa mâchoire la démangeait à force de sourire aux simplets. Elle avait plus important à faire, comme changer de vêtements et mettre quelque chose de plus classieux. La petite brune pénétra dans le couloir en direction de son dortoir, faisant claquer la porte de la grande salle et provoquant un sursaut chez l'ex capitaine de quidditch Drayryfore qui était apparemment occupée à recoudre son pantalon, à force de faire du sport en tenue de ville, ça devait arriver! En remarquant qu'elle n'était pas seule, Amy redevint de suite la parfaite petite Amy et lui fit un grand sourire gênée accompagné d'un petit "oups" qui aurait pu être prononcé par une Serdaigle coincée. Sans un mot de plus, la rouge s'enfonce dans la masse d'élève agglutiner afin de rejoindre son dressing pour troquer son uniforme de Poudlard contre une chemise noire raffinée et un pantalon en toile à carreaux noirs encadrés de ligne blanche. Avant de continuer sa course vers sa salle commune, Amy resta figée quelques instants devant un miroir. Son reflet si parfait semblait bouger tout seul vers elle. Quelque peu perturbée par cette vision, la jeune fille cligna fortement des yeux mais, au lieu de dire coucou à son reflet original, elle se retrouva nez à nez avec Gilbert, blanc comme neige et la regardant d'un regard vide. Elle n'eut le temps que de reculer que le garçon avait déjà disparu. Mais que lui arrivait-il? Soit, Amy n'avait pas le temps de se laisser apeurer, les morts ne reviennent pas à la vie! Le couloir était assez bruyant. Ici même plusieurs élèves se reposaient, discutaient, jouaient, chahutaient, menaient leur vie d'élève embourber dans leur quotidien redondant. Finalement elle s'installa sur un siège et en tapota le dossier de ses petits doigts fins. Finalement, elle n'avait rien à faire ici non plus mais elle n'avait pas envie de remonter, elle était trop confortablement installée.
Alors qu'elle balayait l'espace, son regard vint se poser sur la nuque d'un garçon, un nouveau? Elle ne l'avait jamais vu. Il ne bougeait pas. Amy le contempla pendant des dizaines de secondes, ou de minutes? Elle n'en savait rien mais ce garçon l'intriguait. Un sentiment de curiosité l'envahissait, elle voulait savoir qui il était. La petite brune décida alors de se lever et vint s'asseoir de la manière la plus chic et féminine qui soit auprès du garçon. Elle découvrait enfin son visage qui soit dit en passant, n'était pas moche. La jeune Gold se tourna vers lui avec un grand sourire et prit la parole d'une voix chaleureuse et bienveillante, masquant son petit côté pétasse habituel.
"Tu m'as l'air bien perdu au milieu de tout ces bons à rien, nouveau?" dit-elle.
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et continua de parler en lui tendant la main.
"Enchanté, Amy Archer, je serais ravie de te faire sortir de cette ambiance de nullards."
La jeune fille se pavanait dans les dortoirs féminins, revenue de la Grande Salle en quatrième vitesse. Elle se dirigeait vers sa chambre, ses cheveux s'écartant de son dos mince au rythme de ses pas et son regard fixé sur son objectif. Après ce diner un peu trop hypocrite, elle n'était pas d'humeur à continuer pour l'instant, sa mâchoire la démangeait à force de sourire aux simplets. Elle avait plus important à faire, comme changer de vêtements et mettre quelque chose de plus classieux. La petite brune pénétra dans le couloir en direction de son dortoir, faisant claquer la porte de la grande salle et provoquant un sursaut chez l'ex capitaine de quidditch Drayryfore qui était apparemment occupée à recoudre son pantalon, à force de faire du sport en tenue de ville, ça devait arriver! En remarquant qu'elle n'était pas seule, Amy redevint de suite la parfaite petite Amy et lui fit un grand sourire gênée accompagné d'un petit "oups" qui aurait pu être prononcé par une Serdaigle coincée. Sans un mot de plus, la rouge s'enfonce dans la masse d'élève agglutiner afin de rejoindre son dressing pour troquer son uniforme de Poudlard contre une chemise noire raffinée et un pantalon en toile à carreaux noirs encadrés de ligne blanche. Avant de continuer sa course vers sa salle commune, Amy resta figée quelques instants devant un miroir. Son reflet si parfait semblait bouger tout seul vers elle. Quelque peu perturbée par cette vision, la jeune fille cligna fortement des yeux mais, au lieu de dire coucou à son reflet original, elle se retrouva nez à nez avec Gilbert, blanc comme neige et la regardant d'un regard vide. Elle n'eut le temps que de reculer que le garçon avait déjà disparu. Mais que lui arrivait-il? Soit, Amy n'avait pas le temps de se laisser apeurer, les morts ne reviennent pas à la vie! Le couloir était assez bruyant. Ici même plusieurs élèves se reposaient, discutaient, jouaient, chahutaient, menaient leur vie d'élève embourber dans leur quotidien redondant. Finalement elle s'installa sur un siège et en tapota le dossier de ses petits doigts fins. Finalement, elle n'avait rien à faire ici non plus mais elle n'avait pas envie de remonter, elle était trop confortablement installée.
Alors qu'elle balayait l'espace, son regard vint se poser sur la nuque d'un garçon, un nouveau? Elle ne l'avait jamais vu. Il ne bougeait pas. Amy le contempla pendant des dizaines de secondes, ou de minutes? Elle n'en savait rien mais ce garçon l'intriguait. Un sentiment de curiosité l'envahissait, elle voulait savoir qui il était. La petite brune décida alors de se lever et vint s'asseoir de la manière la plus chic et féminine qui soit auprès du garçon. Elle découvrait enfin son visage qui soit dit en passant, n'était pas moche. La jeune Gold se tourna vers lui avec un grand sourire et prit la parole d'une voix chaleureuse et bienveillante, masquant son petit côté pétasse habituel.
"Tu m'as l'air bien perdu au milieu de tout ces bons à rien, nouveau?" dit-elle.
Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et continua de parler en lui tendant la main.
"Enchanté, Amy Archer, je serais ravie de te faire sortir de cette ambiance de nullards."