Solo Quelques lettres...

« Les paroles s’envolent, les écrits restent »


Au fur et à mesure que le monde évolue, que les avancées technologiques envahissent notre espace, il y a une valeur sure pour certains qui est la correspondance épistolaire. Des échanges les plus banales aux lettres investies d’une plus grande mission, il y en a pour toutes les âmes. Quelques fois griffonnées à la hâte, d’autres fois le fruit final de plusieurs tentatives, des lettres, mais tellement plus, un morceau d’âme inscrit dans l’encre, une intimité mise à jour par hasard ou par une trop grande curiosité.

Ces morceaux de papier témoins d’une existence, de relations passées voire à venir, juste quelques mots mais parfois à la symbolique plus forte. Néanmoins ne vous attendez pas ici à trouver la correspondance qui pourrait bouleverser votre vie ou même l’histoire. Dans cet endroit, vous trouverez uniquement de modestes lettres envoyées pas une jeune professeure de Poudlard. Pour vous, cette lecture ne changera peu de chose à votre destinée, pour elle, ces lettres ont marqué son existence, d’une façon ou une autre. Bonnes ou mauvaises nouvelles, légèreté ou profondeur du contenu, elles se sont inscrites sur son chemin comme elles se sont inscrites dans le temps.

Un célèbre proverbe dit « les paroles s’envolent, les écrits restent », pourtant ces dernières se sont envolées par le biais d’émissaires emplumés, pour rejoindre leurs destinataires, en espérant que certaines restent un peu dans les mémoires de ceux qui les reçoivent.

Quelques lettres :

Une invitation nuptiale.
Un nouveau rôle.

"La vie ce n'est pas attendre que les orages passent, c'est d'apprendre à danser sous la pluie sans penser."
"La gentillesse est la noblesse de l'intelligence.
"La vengeance est le plaisir des âmes faibles, étroites et mesquines."

Solo Quelques lettres...
Une invitation nuptiale


Lundi 21 décembre 2043

Arwen O’Sullivan était tranquillement en train de corriger des copies, lorsqu’un hibou frappa à sa porte. Elle lui ouvrit, curieuse de savoir ce qu’il pouvait contenir pour elle. Ne reconnaissant pas le hibou, le mystère de la provenance de la lettre restait encore entier. Elle décrocha l’enveloppe, intriguée, et remarqua qu’elle avait devant elle une missive sobre mais raffinée. Elle décacheta cette dernière pour sortir un faire-part ivoire qui l’invitait au vin d’honneur célébrant l’union de sa collègue et de son futur époux. C’était une délicate attention que cette invitation, si bien qu’elle prit son temps pour l’observer. D’un côté un texte simple pour convier Miss O’Sullivan, de l’autre un morceau d’intimité des deux jeunes mariés par la représentation de quatre photos. Notre enseignante s’attarda sur le visage enfantin d’Amy et sourit. Après ce temps d’observation, elle sortit sa plume afin de rédiger sa réponse.
Chers Amy et Scott,

Recevez par ce présent mot toutes mes félicitations pour votre projet. Je vous remercie pour votre invitation qui me va droit au cœur. Je serais honorée d’être à votre côté pour cet heureux événement, comptez donc sur ma présence. Je viendrais normalement accompagnée.
Je vous réitère mes plus sincères félicitations et vous souhaite bon courage pour les préparatifs.

Avec toute mon affection,
Arwen O’Sullivan.
Une fois sa réponse rédigée, elle ferma l’enveloppe et s’en alla vers la volière du château. Elle choisit un hibou, et envoya sa lettre. En regardant l’oiseau partir, elle se dit qu’elle aurait beaucoup de questions à poser à sa collègue. Avaient-ils réalisé une liste de mariage ? Est-ce qu’il y avait un code couleur ? Elle avait dit qu’elle viendrait accompagnée, mais elle ne savait pas qui tiendrait son bras, sûrement Aydan, sa moitié ou alors son meilleur ami. Elle avait encore quelques temps pour y réfléchir ainsi que pour trouvez une tenue. Il était agréable de pouvoir se mettre sur son 31 et cela s’annonçait particulièrement intéressant de voir ses collègues dans un autre cadre que le travail. Quand le hibou ne fut plus qu’un infime point dans le ciel, elle quitta la volière pour vaquer à ces occupations.

@Amy Holloway : Ma réponse est très tardive mais comme promis, elle est là.

"La vie ce n'est pas attendre que les orages passent, c'est d'apprendre à danser sous la pluie sans penser."
"La gentillesse est la noblesse de l'intelligence.
"La vengeance est le plaisir des âmes faibles, étroites et mesquines."

Solo Quelques lettres...
Un nouveau rôle


Début Janvier 2044


Lorsqu’elle reçut cette lettre aux retours de vacances, elle fut surprise. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas communiqué avec sa caractérielle amie, la vie ayant continuée son long fleuve tranquille. Elle ouvrit avec intérêt la lettre et lut son contenu :
Chère Arwen,

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas pris le temps de t’écrire, et encore plus que l’on ne s’est vu. 10 ans déjà. Après ton départ, je ne me doutais pas qu’un jour nos vies se recroiseraient et quelle n’a pas été ma surprise lorsque pendant les vacances de Noël, mon fils t’a cité comme étant sa nouvelle directrice de maison. Ainsi que professeure de runes il me semble. Félicitations à toi. Poudlard vient de se doter d’une talentueuse sorcière même si je pensais que la métamorphose était plus ton domaine. Tu brillais autrefois, je me souviens qu’à 13 ans, tu étais déjà plus douée que d’autres élèves plus âgés. Un peu trop, n’est-ce pas ? Enfin, tu te doutes, j’imagine, que je ne t’écris pas uniquement pour ressasser le passé. Je m’inquiète beaucoup pour Rey. Je ne voulais pas y croire mais les preuves sont là, c’est un empathe, comme mon frère. Si son don est encore faible aujourd’hui, tu es la mieux placée pour savoir ce qu’il peut un jour devenir. Je t’en prie, protège-le de lui-même, je ne veux pas le perdre comme j’ai perdu Kyrill. Après tout, tu es sa marraine et tu me dois bien ça. Je t’ai protégé autrefois, à ton tour maintenant de protéger mon fils.

Au souvenir,
Arilde
Elle n’était point surprise par la tournure des mots, Arilde avait toujours eu une façon bien à elle de communiquer. Si cela pouvait exaspérer notre enseignante par moment, elle avait appris à s’en accommoder et elle était apte à voir la lumière chez son amie. Elle avait bien remarqué son jeune fils, filleul d’Arwen, mais elle n’avait pas fait le lien. Elle avait cherché à qui ce jeune garçon pouvait lui faire penser puis elle était passée à autre chose, trop préoccupée par son petit train-train professoral. Elle prit un morceau de papier et commença à inscrire sa réponse.
Chère Arilde,

Le temps passe effectivement vite, notre dernière rencontre remonte à si loin ainsi que nos dernières conversations. Je suis désolée, je n’ai point pris le temps non plus de prendre de tes nouvelles et encore moins celle de mon filleul. Quelle piètre marraine ai-je fais jusque-là, trop autocentrée sur moi-même. Je vois que tu as gardé un bon souvenir de mes années scolaires, peut-être un peu trop enjoué ? Je ne sais si je brillais autant que tu sembles le penser, j’avais mes qualités et elles m’ont bien servie. J’étais effectivement professeur d’Etudes de Runes mais un départ soudain, m’a permis d’évoluer et reprendre la matière de Métamorphose. Comme quoi, tu n’étais pas si loin dans le fond.
Alors comme ça mon filleul est amené à un grand avenir. Sache d'ailleurs que nul besoin de me rappeler nos liens passés et ce que je te dois, ne te rappelles dont tu pas de quelle maison je viens ? La loyauté coule dans mes veines. Je prendrais soin de ton fils, ne t’inquiètes pas.

Au plaisir de te relire et te revoir bientôt,
Arwen.
Sa lettre écrite, elle en rédigea une plus succincte pour son nouveau protégé.
Cher Rey,

Je souhaiterais vous parler d’une affaire personnelle. Je vous prie de bien vouloir me rejoindre à la fin de vos cours demain, dans mon bureau de directrice de maison.

A demain,
Arwen O’Sullivan.
Elle envoya ces deux parchemins et laissa ses pensées vagabonder sur sa future potentielle relation.

La lettre d'Arilde a été écrite par @Rey Sifferlen et postée avec son accord.
La rencontre se passe dans le bureau d'Arwen à Poufsouffle.

"La vie ce n'est pas attendre que les orages passent, c'est d'apprendre à danser sous la pluie sans penser."
"La gentillesse est la noblesse de l'intelligence.
"La vengeance est le plaisir des âmes faibles, étroites et mesquines."