Premiers pas en ce monde
Été 2043
Nous nous précipitâmes, ma mère et moi, main dans la main, jusqu’à l’entrée d’un bar miteux, à l’écart du centre ville. Les passants ne semblaient pas prêter attention à ce lieu dont l’enceinte violette était marqué par son nom : le Chaudron Baveur. Ce nom m’amusa et je me surprit à devenir impatient d’y pénétrer. Nous poussâmes la porte boisée de l’établissement, où quelques discussions engagées en sortaient déjà. Nous nous investirent aux côtés de sorciers ayant en main quelques breuvages pour la plupart atypiques. Brusquement une silhouette efféminée avec une bière à la main, se précipita dans mes bras. Une partie du contenu de son verre, se déversa sur le sol, faisant dorénavant office de piège collant, pour quiconque viendrait par ici. L’individu recula alors de quelques pas, me laissant alors l’avantage de découvrir son visage. Je la reconnue alors presque instantanément.
Ces cheveux blonds aux pointes bouclées, ses yeux bleutés, son petit sourire enfantin, la rendait toujours aussi expressive. Marguerite était bien en face de moi, avec sa chemise blanche, son fameux collier, son béret, sa fine ceinture de cuir et sa longue jupe en toile noire. Nous nous installèrent dans la bonne humeur et dans la surprise, autour d’une petite table de bois usé et ronde où de pauvres tabourets y siégeaient. Ma cousine française Marguerite était l’expéditrice de cette fameuse lettre, qui avait poussé ma mère à nous amener dans ce bar. Une question brûlée les lèvres de ma cousine et ne pu s’empêcher de la poser.
- Alors Max, qu’est-ce que ça fait d’être un élève de Poudlard ?
Un homme à l’âge bien entamé entendit la conversation et lança quelques mots d’amitié.
- Pardonnez-moi jeune homme, félicitation ! J’espère entendre parler de vous dans quelques années !
Il me serra instinctivement la main, malgré ma gène, j’acquiesçait de la tête et le remercia avec sympathie. Je me retournais alors une nouvelle fois vers ma cousine en laissant mon visage s’éclaircir par ma récente découverte, qu’est la magie. Étant complètement époustouflé, mes mots agissaient librement.
- C’est incroyable comment tout cela est possible ! Je suis perdu mais aussi émerveillé !
Ma cousine lança un petit regard taquin dont-elle a le secret.
- Et encore tu n’as rien vu la bleu saille !
Elle prit alors une grande gorgée de sa bière qui rejetait une fine odeur de beurre. Puis d’une traite, un morceau de papier blanc finement courbé et un petit plumeau apparurent en flottant, devant la table. Ma mère se mit à lui commander quelque chose, comme s’il s’agissait d’une vraie personne.
- Deux bières au beurre
Le plumeau se mit à écrire avec vivacité sur la fine feuille blanche, avant de repartir vers le long comptoir bondé. Nous eûmes à peine le temps de nous remémorer avec nostalgie, tous les souvenirs que nous avions eut en France, qu’arrivèrent deux grosses chopes de bière. Elles planèrent jusqu’à la table et en raclèrent son bois, pour s’y poser ensuite. C’est alors que je me rendit compte de quelque chose d’important. Si Marguerite était bien ici, c’est qu’elle aussi connaissait le monde de la Magie.
- Marguerite, toi aussi tu es…une sorcière ?
Elle regarda avec déception ma mère, puis me regarda à nouveau en se penchant vers moi. J’eux tout d’abord l’air gêné et surprit et me pencha légèrement en arrière.
- Est-ce que tu m’en veux de ne pas te l'avoir dit ?
- Pas vraiment, j’étais jeune et si mon père l’avait apprit…
J’interrompit ma phrase et me tournait vers ma mère. C’était donc inévitable que mon père apprenne la vérité sur les sorciers. Mais notre famille avait l’air de craindre ça réaction d’après le visage expressif de Marguerite.
- Ne vous inquiétez pas, Julian, ton père reviendra, il vous aime trop vous laisser tomber. Aujourd’hui est un jour spécial, aujourd’hui tu entres dans le Monde des Sorciers ! Dit-elle avec assurance.
La joie spontanée de Marguerite nous contamina, comme toujours. Je prit alors quelques gorgées de ma bière au beurre, voyant ma cousine s’en abreuver goulument. Quelques questions me vinrent en tête après m’avoir hydraté. L’une d’elle faisait l’unanimité dans mon esprit.
- Mais alors y a t’il une école de sorcellerie en France ?
- Bien évidemment qu’il y en à une ! C’est la meilleure école d’Europe après Poudlard !
Elle s’exclamait avec fougue. Il semblerait que tous les clients de l’établissement l’aient entendu. Certains se mirent t’a rire jovialement, d’autre se mirent à en débattre et le reste passèrent à de nouveaux sujets de conversations. Mais comme dans mes souvenirs, cela ne gène pas ma chère cousine, au contraire elle s’en amusait. Après avoir vidé leurs boissons, Marguerite posa quelques piécettes d’une monnaie que je ne connaissais pas. Nous prîmes nos vestons et nous levons chacun notre tour de nos tabourets. Marguerite et maman me menèrent jusqu’à une porte discrète, installée dans le fond de l’établissement. Ma cousine tourna lentement la poignée et s’écria, comme pour présenter une surprise, tout en ouvrant brutalement la porte.
RP 2ème année (2044 - 2045)
- Avatar commun avec Debra Brunn -
l'amour est l'argent du bonheur - Maximilian