13 août 2019, 00:50
La goutte de trop
12 août - 10h30 - beau temps, quelques nuages en vue
Privé @Herschel Sherringford et @Ashley Swan. Ne répondez pas mais n'hésitez pas à lire!
Encore une journée qu'elle passera seule. Assise à l'arrière de la voiture, Beth regarde défiler devant ses yeux les rues de Londres, les lampadaires et les nombreux passants, les belles maisons ou encore les quelques arbres. Evidemment, passer une journée a Londres et loin d'être ennuyant mais ne vaudrait-il pas mieux passer une journée en compagnie de sa famille? Au volant se trouve sa mère et à sa gauche, Marcus, son mari.

Tout deux sont plongés dans une conversation d'aspect si interessant qui joue paisiblement dans le fond. Sa famille et elle ont décidé de venir passer quelques jours dans cette magnifique ville, et au commencement, Beth en était ravie. Tant de spectacles, de musées, de rues interessantes, de restaurant hors du commun, à découvrir mais au lieu de cela, chaque matin, Beth est déposée dans une rue près d'un parc ou d'un magasin tandis que sa mère, son conjoint et leurs enfants se rendent à une pièce de théâtre, ou encore simplement à une visite guidée d'un vieux chateau. Bien qu'elle soit peinée de les voir, sourire au visage, se diriger tous ensemble vers leur activité du jour, elle n'admettra jamais que son seul souhait serait de les rejoindre et se comporter comme une veritable famille.

La voiture effectue un dernier virage avant de s'arrêter doucement. Machinalement, Beth ouvre sa portière et met un premier pied dehors avant de se retourner vers les adultes.

'A bientôt'
dit-elle avant de claquer la porte, ne prennent pas la peine d'écouter se que lui disait sa mère.

Le coeur lourd, elle regarde autour d'elle d'un regard froid et inexpressif, espérant trouver l'endroit ideal pour y passer le plus clair de sa matinée. Mettant ses mains dans ces poches, elle marche sans avoir véritablement trouvé d'endroit où aller. Elle passe de nombreux magasins, regardant son reflet dans les vitrines, jetant des regards furtifs au dedans, hesitant parfois de s'y rendre.

Puis, quelque chose l'intrigue. Entre deux boutiques de grandes enseignes se trouve une minuscule bibliothèque dont la façade sombre passe presque inaperçue, de nombreux livres exposés en vitrine, l'intérieur caché par d'épais rideaux de velours violet. La poignée de la porte est d'un doré délavé, les vitres abîmées par le temps et la peinture de la devanture craquelée. Bien que le magasin ne soit pas le plus chaleureux, Elizabeth posa une main delicate sur la poignée, poussant relativement fort sous le poids impressionnant de la porte. Aussitôt que sa tête passa la porte, une forte odeur de lavande lui remplit les narines tandis que la cloche au-dessus d'elle sonna mélodieusement. L'envie de sourire lui vient mais Beth se força à garder une expression intimidante et arrogante, c'est ce dont elle a l'habitude après tout.

A première vue, la bibliothèque sembla vide, pas même de bibliothécaire au comptoir. Curieuse, Beth traverse les étroites rangées, admirant tous les vieux livres entassés jusqu'au plafond, la poussière s'étant déposée sur la majorité d'entre eux. Le parquet crisse sous ses chaussures, et reflète la douce lumière dorée de la vielle lampe posée sur le comptoir, qui s'éteint d'elle même occasionnellement. Ravie d'avoir enfin trouvé un endroit dans lequel elle restera plusieurs heures, elle traverse les rangées multiples qui ne semblent jamais s'arrêter, son index passant sur chacun des titres. Trop concentrée, elle n'entend même pas la douce musique de la cloche annonçant l'arrivée d'une personne.


13 août 2019, 02:00
La goutte de trop
PNJ présent :
Image

Ambre Swan, 16 ans
Septième année à Poudlard en 2044
Poufsouffle
Grand frère d’Ashley





Maman n’était pas d’accord.


Il faut jamais lui désobéir. Quand elle se fâche, c’est comme un orage monstrueux, comme la foudre qui s’abat sur Toi.
Elle a crié. Ambre aussi. Et Toi, t’avais peur. Tu voulais bien y aller, découvrir une nouvelle ville, découvrir Londres.
Londres.

Tu n’as jamais quitté Cork depuis ta naissance. Comme si cette ville était une cage de fer, un petit espace où tu étouffais, retenue de force par des chaînes invisibles dont t’avait pourvu ta mère.

Et puis Ambre avait gagné. Elle avait répliqué que si tu ne serais pas rentrée le lendemain avant 10 heures, plus jamais elle te laisserait revoir Ambre.
Il t’avait pris par la main, te traînant dehors avec un sourire victorieux.


Et te voilà. Tenant la main de ton frère. Les yeux écarquillés, aspirant chaque magasin, chaque affiche, chaque passant, chaque rue et voiture.



Et Maman n’était pas là.

- C’est grand, hein ?

Tu levais les yeux vers Lui. Il te souriait, te regardait avec douceur, de ses yeux bleus ciel. Tu hochais la tête.
Tu te sentais tellement bien avec Lui.

Ça fais longtemps...

- On ira voir Big Ben cet après-midi ! Ok ? Mais d’abord on fais un petit tour. Tu veux que je t’achète quelques choses ?

...Que vous n’étiez pas réunis.

Tu lui dis que non. Tu ne voulais rien d’autre que Lui. Être avec Lui. Passer du Temps avec Lui. Lui Parler et Lui tenir la Main. Le Regarder te sourire. Le laisser faire quand il te prend dans ses bras.

Ton frère.

Il t’avait tellement manqué...

Après La Dispute et La Lettre, tu ne l’avais plus revu. Il était parti, te laissant seule.
L’arrivée de Walter n’avait fait qu’empirer les choses. Tu le détestais. Il t’avait volé ta mère.
Et Papa...
Des fois, il arrive même plus à articuler. Des fois, il crie, il frappe, il pleure. Ça te rend triste. Tu as envie de le prendre dans tes bras, de lui dire que Toi, tu es là, que tu vas l’aider. Tu as envie de lui dire « je t’aime ».
Mais l’alcool est toujours le plus fort. Il entoure son cœur de ronces épineuses, il rend ses coups violents et ses mots dur. C’est Papa.


- Ambre ? Il y a trop de monde. On pourrait aller dans une bibliothèque ?

Tu montrais du doigt le bâtiment. D’un air inquiet, il te regarde longuement, puis hoche la tête et se dirige vers la bibliothèque.

- Bon... Si ça te prend, tu me préviens. T’es allé chez le médecin, y a pas longtemps ? Ça continue toujours ?

Tu poussais la porte, accueillie par la clochette de bienvenue.

- Ça n’a jamais arrêté.

Tu lâchais sa main avec un petit regard dans sa direction. Tu te dirigeais naturellement vers les étagères de poésie, Ambre te suivant silencieusement, te fixant toujours avec inquiétude.


Ta tête ne tourne plus. Ça va.

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.

15 août 2019, 17:38
La goutte de trop
    Papa faisait il ne savait quoi et il avait insisté pour les emmener, sortir leur ferait du bien avait-il dit. Découvrir Londres, et pas seulement le chemin de traverse auquel ils n'avaient de toute façon plus accès était une bonne expérience mais il devait avouer qu'à force de marcher, il en avait assez mal aux pieds. Leur père leur avait dit qu'ils avaient l'après-midi pour eux, ils e savaient pas ce que l'adulte ferait en attendant mais s'il ne leur en avait pas parlé, c'était parce que ça devait être un truc très important. Angélique, elle, avait tout de suite capté que leur père n'aurait pas été obligé de les embarquer, que c'était juste pour laisser un peu d'espace à leur mère, mais elle n'avait fait aucun commentaire. Premièrement, parce que Herschel n'avait pas comprit ça comme ça, et deuxièmement parce qu'elle savait que c'était la meilleure solution. Lui laisser un peu de temps, mais il lui semblait qu'ils leur en avaient déjà laissé beaucoup trop et qu'elle devait vraiment se remettre en question. Son frère et son père ne pensait pas comme ça, alors elle gardait ses critiques pour elle, espérant presque que sa mère et elle se disputeraient pour qu'elle puisse enfin tout lâcher.  

    -Angie ? 
    -Huuum ? S'passe quoi Hersch ?
    -On peut aller quelque part ? J'en ai marre de marcher. 

    Il pointa une jolie bibliothèque à la façade en boit brut et Angélique sourit en l’entraînant vers la porte. Elle savait que son frère adorait lire, il avait même tellement d'ouvrages qu'elle ne savait pas comme sa chambre pouvait restée rangée. Herschel avait toujours été très maniaque, mais si cela avait été elle, il y aurait eu des bouquins partout par terre, pas qu'il n'y en ai pas déjà dans sa chambre, de toute façon. Herschel remonta le col de sa petite robe bleue, celle qu'il avait reçu d'un hibou anonyme et qu'il aimait vraiment, avant d'entrer dans la bibliothèque suivit de près par sa sœur, qui eu un petit gloussement de joie quand elle découvrit un grand blond vers le fond de la pièce et vers qui elle se précipita à petits pas pressés. Elle n'avait fait attention à l'âge de ses amis, elle en avait autant de son âge que d'un age inférieur ou l'inverse. C'était une abeille, comme son frère, bien que celui-ci ai eu un peu plus de mal durant cette première année. Il était gentil, trop, et parfois -souvent même- ça ne plaisait pas entièrement aux autres. Trop naïf et empathique aussi, ça lui jouait des tours. 

    Il s'approche de la petite fille à côté du garçon auquel sa sœur parle.
    -Salut. 

IMPORTANT /!\
RDD, deuxième année RP

16 août 2019, 00:46
La goutte de trop
La Sonnette. Pas précipités.


Tu lèves lentement les yeux de l’ouvrage à la reliure rouge.

Ambre passe sa main dans ses cheveux, le regard malicieux, tourné vers une fille.
Une Fille ? Qui ?
Tu plisses les yeux. Qui est-elle ? Que lui veut-elle ? Se connaissent-ils ? Une vague de jalousie te submerge. Vous deviez être Tout les Deux. Il devait y avoir Personne d’Autre.
Ambre s’éloigne avec l’Autre.

- Hey Angélique ! Comment vas-tu ?

Angélique. Tu l’as déteste déjà.
Alors que tu leur lance des regards noirs, une voix t’interpelle à quelques centimètres. Tournant les yeux vers elle, tu découvris un petit Homme aux longs cheveux flammes. Un petit Homme qui avait l’air plus âgé que toi. Un petit Homme qui portait une jolie robe bleue.
Il te fixait avec ses jolis yeux d’un mélange vert-marron, brillant.

- Salut...

Ta voix chute. Tu baisses les yeux. Est-il avec « Angélique » ? Tu fermes le livre et le repose.
Tu ne sais plus où regarder. Que veut-il ?
Tu remets une mèche noir derrière ton oreille, nerveusement. Ton frère rie. Avec Angélique. Pourquoi ne peux-tu pas rester avec lui seul.
Seul. Est-ce trop demandé ?
C’est à cause de cette école. Ce château. Il a dû la rencontrer là-bas. Pourquoi est-il parti ? Pourquoi es-tu toujours Seule ?


Jalousie.


Elle te brûle le ventre et te déchire le cœur. Elle te rend fragile, et tu te rends compte que tu es toute petite, et que tu ne peux rien y changer. Rien.

Et le garçon qui est toujours là. Le garçon à la robe. La robe... T’aimes bien sa robe bleue. Elle est jolie sa robe bleue. Tu ne détestes pas les robes, c’est juste qu’elles ne te vont pas. Mais Lui, il est beau avec. Lui ? Comment le sais-tu ?
Il a des trait de garçon. Des bras de garçon. Des jambes de garçons. Un visage de garçon, couvert de ses longs cheveux de fille. Et sa robe de fille. Et son regard fille. Et une prestance de fille.

En fait, il est mi-fille, mi-garçon. Il est « Fillçon ». Ou « Garille ».

- J’aime bien ta robe.

Tu as osé ! Osé ouvrir ta bouche ! Tu rougis de plus belle et baisse les yeux au sol. N’as-tu pas honte ? Pourquoi as-tu fait ça ?
Ce n’est pas Toi.

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.

16 août 2019, 14:44
La goutte de trop
    Elle sourit à l'autre de toutes ses dents, les joues rougies de bonheur. Elle était ravie de le revoir. Elle entortilla une de ses mèches rousses autour de son indexe en répondant à sa question par l'affirmative avant de la lui renvoyer alors que les deux s'éloignaient de quelques pas, pour parler et échanger autour de leur année passée et de leur examens dans le calme. Herschel observa les deux s'éloigner en souriant. Angélique avait beaucoup d'amis, il savait de source sûre qu'elle avait de bonnes relations qui pourraient l'aider plus tard autant qu'elle se plaisait à leur parler. Il se tourna vers la petite fille qui lui avait répondu si bas qu'il n'avait presque pas entendu sa réponse. Elle semblait triste. Il fit une grimace en la regardant. Il était plus grand qu'elle, mais il lui semblait que sans les quelques cinq centimètres que lui ajoutaient ses talonnettes, il aurait eu la même taille. Il était petit. 

    Il rougit au compliment de l'autre fille. Une petite tache rose qui se couche sur les joues rebondies alors qu'il se balance lentement de gêne. 

    -Merci beaucoup ! Comment tu t'appelles ? Tu n'as pas l'air d'aller bien, tu as besoin de quelque chose ? Moi je suis Herschel, ravi de te rencontrer, dit-il en lui tendant la main en souriant. 

    Il est vrai que depuis cet été, il n'a pas vu beaucoup de monde, puisqu'il restait la plupart du temps dans sa chambre ou avec son chien. Forcément, niveau sociabilité, à part les lettres et les quelques visites qu'il avait fait à Londres, c'était un peu vide. Et William qui ne répondait pas à sa lettre.... Il avait vraiment l'impression d'avoir fait quelque chose de mal et ça lui faisait un peu peur que William l'ai mal prit. Qu'il soit sang pur ou pas, c'était un de ses meilleurs amis et il l'aimait vraiment. Mais peut-être qu'en fin de compte, ce n'était pas tellement réciproque. Il baissa les yeux quelques secondes. Était-ce parce qu'il était né-moldu ? Pourtant, William lui avait dit que ça ne faisait rien, qu'il était pas pareil que les autres. 

    -Ton frère est à Poudlard c'est ça ? Tu vas y entrer toi ? 

IMPORTANT /!\
RDD, deuxième année RP

16 août 2019, 19:39
La goutte de trop
Tout culminait en elle. Le fait d'être laissée seule dans les rues de Londres, voire sa famille partir le sourire aux lèvres, le peu d'argent dans sa poche, tout. Vraiment tout l'énervait. Le nez dans le premier livre venu, elle n'avait pas entendu le son de la cloche retentissant une deuxième fois dans cette petite bibliothèque. Ne sachant pas vraiment où aller pour lire tranquillement, elle marche droit devant elle en regardant les dessins impressionnants fait a l'encre accompagnant la description d'un fantôme étrange, vu près d'un chateau hanté. Cela la faisait rire, savant que les fantômes existaient réellement, que la magie était bien réelle, cela l'amusait de voire toutes ces speculations de Moldus étant sûr d'avoir aperçu une ombre maléfique au coin d'une rue. Le château. Sa famille était sûrement à ce moment même entrain d'errer dans les couloirs sans fin, suivant un guide leur décrivant chaque petit détail. Pourquoi ne pouvait-elle pas faire parti de la famille? Passer des après-midi entières avec sa mère? Aller en picnic dans une forêt? Se sentir aimée? Elle secoua sa tête et leva les yeux au ciel.
Je ne vais pas commencer à prendre pitié de moi-même. Je suis mieux sans yeux, je suis mieux toute seu-

Sans s'en rendre compte, rentra dans la personne située devant elle. Elle soupira bruyamment et leva les yeux vers elle, le regard froid et arrogant. Tiens. Un garçon? Avec un robe? Il doit avoir bien confiance en lui pour s'affirmer comme ça.

Elle le regarda dans les yeux, puis de haut en bas, le sourcil levé.

'Fais attention! Tu l'aurais vraiment regretté si j'étais tombée, crois-moi'

'J'avais pas remarqué que c'était déjà Hallowe'en, et puis heureusement que le ridicule ne tue pas'
dis-t-elle de manière moqueuse, un sourire en coin sur son visage.

'C'est ta petite amie elle? On t'as jamais appris à sourire, c'est cela?'
elle ajouta en regardant la jolie fille en face de lui.

La jalousie et la tristesse l'ont poussée, une fois de plus. Tenter de ne rien dire de piquant était comme lui demander de ne plus respirer, c'était indispensable. Certes, elle ne l'avouera jamais, mais faire de la peine aux autres semblait effacer la sienne, alors elle ne faisait que cela.

16 août 2019, 20:26
La goutte de trop
Tu fixais sa main qu’il te tendait. Herschel. C’était... spécial.

Il est ravi. De te rencontrer. Et Toi. Tu n’es pas bien.
La fougue du jeune garçon-fille te surpris, mais tu forçais ta main a rencontrer la sienne.
Un contact rapide, mais qui te dégoûta immédiatement. Ce n’était pas contre Lui. C’était dans ta tête. T’aime pas.
Qu’on te touche.
Tu recules.
Et baisse la tête.

- J’vais bien.

Tu essaies de t’en convaincre toi-même. Oui. Ça va.

Et il pose La question. Celle qui fâche Maman. Celle qui lui fais faire les gros yeux et qui déforme son visage. Il l’a rend monstre. Elle n’est plus elle. Elle est autre. Et ta peur. Et tu veux fuir mais tu ne peux pas. Cloîtrée au sol. Enchaînée à ses pieds. Et alors elle te regarde du haut de la montagne. Et l’avalanche qui dévale. Et la pluie sur ton visage.
Et la neige qui te recouvre et t’englouti. Qui te bouffe entière et qui te transperce de ses pics glacés. Te transperce le cœur. Et ton cœur qui saigne et qui hurle.
Subir. Voilà à quoi se résumait ta vie en présence de ta mère.


Mais tu n’eu pas le temps de lui répondre qu’une jeune fille lui rentra devant.
Elle n’avait sans doute pas fait exprès, mais quand tu croisa son regard, sa haine te fis reculer d’un pas.

Et elle déversa. Et tu la regardais, ébahie. Comment pouvait-on en vouloir tellement à une personne que l’on ne connaissait pas ? Comment pouvait-on dire des choses pareilles ?
Tu secouais la tête à sa dernière remarque, baissant une nouvelle fois les yeux.

- Ce n’est pas de sa faute !

Et le garçon à la jolie robe, comment allait-il le prendre ? Tu espérais qu’elle s’en ailles le plus vite possible. Pas de larme. Pas de pleure.
Il était joyeux. Et elle est arrivée.

Qu’elle dégage. C’est tout ce que tu voulais.

Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.

16 août 2019, 23:03
La goutte de trop
- Ce n’est pas de sa faute !

Elizabeth leva les yeux vers elle, et la fixa. Cela dura quelques secondes. Elle avait un sourire en coin, un regard inexpressif et plein d'emotions en même temps. Tristesse et haine se mêlaient pour former se melange étrange, oppressant. La fille lui avait adressé la parole, et c'est exactement ce qu'elle voulait, pouvoir se disputer, parler enfin a quelqu'un. Personne ne faisait attention a ce petit groupe d'enfant si innocent, et c'était bien l'avantage de n'avoir que onze ans. Personne ne prête réellement attention à ce qu'ils disent, les enfants. Alors Beth en profite.

'Pardon? Et c'est de la mienne peut-être? C'est cela?'

Comme cela faisait du bien de parler, de se disputer, que tout éclate enfin. Evidemment, Beth devait être prudente de ne pas attirer l'attention des plus grands, encore moins du bibliothécaire, si il y en avait un.

'Je ne me suis pas présentée, qu'elle impolie je suis. Beth, c'est tout ce que vous saurez. Et ne me dites pas vos noms, je les oublieraient aussitôt que je passerai cette porte, la-bas.'
dis-t-elle en pointant la porte du doigt de manière condescendante.

La journée ne faisait que commencer, et elle commençait bien. Quel dommage, cela ne l'aurait pas gêné de tenter de se faire une amie, la jeune fille paraissait peut-être adéquate, mais depuis le moment qu'elle avait défendu le garçon, ce ne pourra plus en être le cas. Beth repris son livre entre ses deux mains et, regardant les deux enfants l'un après l'autre, déchira la page sur laquelle se trouva le dessin étrange. L'un d'entre eux serait-il capable de lui tenir tête? Elle ne le pensait pas, et posa le livre sur l'etagère la plus proche avant de faire face aux deux enfants qui se trouvaient face à elle.

'Vous êtes ennuyants '
dit-elle, mettant les mains sur les hanches.

A quoi bon si aucun d'entre eux ne lui parlait? Elle regarda sa montre puis lança un regard furtif autour de la pièce. Oui, la journée risquait d'être longue.