Sans contrefaçon, je suis un garçon.
Fin Juillet, Oxford.
Il avait tanné sa sœur une bonne semaine pour qu'elle demande enfin à leur père de les emmener à Oxford. Finalement, les deux avaient accepté après quelques négociations de l'y emmener, mais pas tout seul. Donc au final, il se retrouvait dans une boutique avec sa sœur pendant que son père était retourné à la ferme pour terminer ses corvées du jour. Ainsi devant le magasin de chaussures, il avait l'impression d'être un roi. Il allait entrer, prendre ce qu'il voulait et ressortir et ça ne dépendait que de son bon vouloir à lui. C'était lui qui décidait et personne d'autre, et il devait avouer que la sensation de pouvoir faire ce qu'il voulait de la façon dont il voulait s'habiller lui plaisait bien. Là il n'y avait personne pour donner son avis, dire si c'était bien ou non, juste lui qui choisissait et son seul avis pour référence. Et il en était très heureux, rayonnant presque de bonheur alors qu'il poussait la porte de la boutique, Angélique sur ses talons qui se dépêcha bien vite de la refermer sous les petits bruits que faisait la petite cloche suspendue au dessus. Elle partit en direction du rayon "Femmes" et lui alla dans celui pour les garçons après avoir finalement décidé que porter des robes ne l'obligeait pas pour autant à mettre de petites baskets roses fuchsia. D'autant plus qu'elles étaient affreusement laides.
Il remarqua seulement bien vite que les chaussures masculines pour les enfants n'étaient pas beaucoup plus belles non plus et qu'il n'en trouverait aucune avec au moins un petit talon pour le surélever au moins un peu. Il tomba finalement sur des petites talonnettes noires. Elles étaient simples mais il n'en demandait pas plus. Au moins, elles n'avaient pas de paillettes et pas de talons si hauts qu'il aurait pu se casser la cheville rien qu'en marchant avec trois pas. Sachant qu'il ne savait de toute façon pas marcher, avec des talons de plus de trois centimètres ou quatre, il se serait à coup sûr explosé par terre avec douleur et fracas. Il s'empara des chaussures et les essaya, satisfait des quelques centimètres en plus qu'elles lui apportaient. Il avait rapidement comprit que, de presque tous ses amis, seuls deux n'étaient pas terriblement plus grands que lui, alors que tous les autres le dépassaient de dix bons centimètres. S'en était humiliant au bout d'un moment, de se balader à leurs côtés en paraissant avoir deux ans de moins qu'eux. Bien sûr, des talonnettes ne régleraient pas son problème, mais le feraient paraître au moins un peu plus grand. Juste un peu, et c'était suffisant. Il ne demandait pas à devenir géant, de toute façon.
Il trouva bien vite sa sœur qui s'était trouvée une paire de baskets rouges et noires et s'en allèrent avec leurs achats une fois payés. Sa sœur essayait toujours de lui redonner sourire après la remarque froide du vendeur quand ils quittèrent la boutique. Il ne pouvait pas toujours tomber sur des gens gentils, certains étaient juste intolérants sur ce point là, mais même s'il le savait et qu'on lui avait répété, les regards noirs des autres et les messes basses faisaient mal. Angélique s'en serait fichue, parce qu'elle avait confiance en elle, mais lui n'avait pas confiance en lui, pas du tout et il avait l'impression d'avoir une pancarte qui hurlait aux gens qu'il n'était ps normal quand on lui faisait une remarque sur le fait qu'il portait des robes ou que, mon dieu, ce n'était pas normal qu'un garçon soit comme ça.
Avec @Anathema Lyndon
Il avait tanné sa sœur une bonne semaine pour qu'elle demande enfin à leur père de les emmener à Oxford. Finalement, les deux avaient accepté après quelques négociations de l'y emmener, mais pas tout seul. Donc au final, il se retrouvait dans une boutique avec sa sœur pendant que son père était retourné à la ferme pour terminer ses corvées du jour. Ainsi devant le magasin de chaussures, il avait l'impression d'être un roi. Il allait entrer, prendre ce qu'il voulait et ressortir et ça ne dépendait que de son bon vouloir à lui. C'était lui qui décidait et personne d'autre, et il devait avouer que la sensation de pouvoir faire ce qu'il voulait de la façon dont il voulait s'habiller lui plaisait bien. Là il n'y avait personne pour donner son avis, dire si c'était bien ou non, juste lui qui choisissait et son seul avis pour référence. Et il en était très heureux, rayonnant presque de bonheur alors qu'il poussait la porte de la boutique, Angélique sur ses talons qui se dépêcha bien vite de la refermer sous les petits bruits que faisait la petite cloche suspendue au dessus. Elle partit en direction du rayon "Femmes" et lui alla dans celui pour les garçons après avoir finalement décidé que porter des robes ne l'obligeait pas pour autant à mettre de petites baskets roses fuchsia. D'autant plus qu'elles étaient affreusement laides.
Il remarqua seulement bien vite que les chaussures masculines pour les enfants n'étaient pas beaucoup plus belles non plus et qu'il n'en trouverait aucune avec au moins un petit talon pour le surélever au moins un peu. Il tomba finalement sur des petites talonnettes noires. Elles étaient simples mais il n'en demandait pas plus. Au moins, elles n'avaient pas de paillettes et pas de talons si hauts qu'il aurait pu se casser la cheville rien qu'en marchant avec trois pas. Sachant qu'il ne savait de toute façon pas marcher, avec des talons de plus de trois centimètres ou quatre, il se serait à coup sûr explosé par terre avec douleur et fracas. Il s'empara des chaussures et les essaya, satisfait des quelques centimètres en plus qu'elles lui apportaient. Il avait rapidement comprit que, de presque tous ses amis, seuls deux n'étaient pas terriblement plus grands que lui, alors que tous les autres le dépassaient de dix bons centimètres. S'en était humiliant au bout d'un moment, de se balader à leurs côtés en paraissant avoir deux ans de moins qu'eux. Bien sûr, des talonnettes ne régleraient pas son problème, mais le feraient paraître au moins un peu plus grand. Juste un peu, et c'était suffisant. Il ne demandait pas à devenir géant, de toute façon.
Il trouva bien vite sa sœur qui s'était trouvée une paire de baskets rouges et noires et s'en allèrent avec leurs achats une fois payés. Sa sœur essayait toujours de lui redonner sourire après la remarque froide du vendeur quand ils quittèrent la boutique. Il ne pouvait pas toujours tomber sur des gens gentils, certains étaient juste intolérants sur ce point là, mais même s'il le savait et qu'on lui avait répété, les regards noirs des autres et les messes basses faisaient mal. Angélique s'en serait fichue, parce qu'elle avait confiance en elle, mais lui n'avait pas confiance en lui, pas du tout et il avait l'impression d'avoir une pancarte qui hurlait aux gens qu'il n'était ps normal quand on lui faisait une remarque sur le fait qu'il portait des robes ou que, mon dieu, ce n'était pas normal qu'un garçon soit comme ça.
Sans contrefaçon, je suis un garçon.
C’était bientôt son anniversaire. Ce qui voulait surtout dire, au-delà du fait de fêter sa naissance, qu’il y aurait pleins de cérémonies, de rites et rituels. Il ne pouvait plus entrer dans la Salle des Jeux du Château car il avait plus de onze ans, il était censé entrer dans le monde. Mais à vrai dire, ça lui allait très bien : cette salle remplie de vieux jouets puait la poussière et un temps révolu. Il ne s’y sentait pas à sa place et c’était toujours une obligation que d’y aller. Et puis, ça n’aidait pas son asthme et ses allergies. C’était vraiment trop étouffant.
Généralement, il n’avait pas de cadeau. Du moins, pas de cadeau que lui choisissait, étant donné qu’ils obéissaient tous à une Tradition, une Etiquette désuète et oubliée dont il avait appris les règles. Il avait mis du temps, avant de comprendre qu’il lui fallait intégrer tout ça. Non pas par sens du devoir mais pour être tranquille derrière. Il avait rapidement intégré le fait qu’acquiescer, donner son accord et paraître volontaire permettait qu’on le laisse tranquille assez efficacement. Et la plupart du temps, ça marchait. Mais pas longtemps. Parce qu’il donnait des paroles et une affirmation creuse, sans actes derrière. Donc, il se faisait inévitablement punir.
Au-delà de ça, il avait aussi intégré le fait que, s’il voulait avoir quelque chose qui lui plaisait pour son anniversaire, il devait aller l’acheter lui-même et se l’offrir le jour même. Ou bien se le faire offrir en passant par une nécessité. Il avait donc accompagné sa mère à Oxford. Elle devait se rendre à la l’université pour il ne savait trop quelle histoire. Mais il préférait éviter de poser des questions, parce que c’était source de conflit. Surtout en ce moment, depuis Mai, où son géniteur semblait rayonner de joie tandis que sa mère semblait s’enfoncer dans un mutisme et un éloignement de plus en plus marqué. Quelque chose à voir avec les moldus, apparemment et du fait qu’il ne fallait pas les fréquenter. Alors qu’elle donne des cours dans les deux mondes, parce que les deux mondes ont besoin d’un langage pour leurs rites et leur religion. C’était tout ce qu’il avait compris et avait insisté pour l’accompagner, en secret. Afin de pouvoir aller en ville et s’acheter des fusains qu’il avait vu dans une boutique. Il voulait ces fusains pour pouvoir faire des dessins de paysages. L’encre et la plume avec lesquels il dessinait des plantes et des coquilles d’escargot, il n’en manquait pas, étant donné qu’il utilisait aussi ces ressources pour prendre des notes pendant les cours. Mais des fusains ? Ce n’était pas quelque chose d’obligatoire, ça ne lui était pas nécessaire. C’était uniquement pour le loisir, donc mal vu. Donc il les voulait, ces fusains.
Arrivé à l’université, il s’en était donc détaché pour aller en ville. Il avait déambulé et marcher droit, évitant les gens le plus possible. Eût-il été moldu ou élevé parmi eux, il aurait mis sur ses oreilles un de ces cache-oreilles qui diffuse de la musique. Ça, c’était probablement la plus belle des inventions du monde, parce que ça masquait tous les bruits pour mettre de la musique à la place. Il aime la musique. Sa mère lui a d’ailleurs payé des cours de piano, dispensés par un vieux né-moldu sorti de l’académie de musique de Londres. Il lui avait enseigné les classiques, surtout du Bach. Et les autres classiques, surtout du Elton John. Il avait donc un répertoire assez vaste et fredonnait « Honky Cat » en essayant d’oublier le fait qu’il y a du monde, du bruit et qu’il fait chaud sous ses vêtements amples. Car évidemment, il était en robe de sorcier. Mais pour être honnête, ça passait pour une blouse d’écolier d’un autre temps, surtout avec son short en-dessous. Il avait insisté, pour ça, parce qu’il aime les vêtements qui le serrent. Ça le rassurait.
Il marchait donc à l’inconnu dans cette ville qu’il devrait connaître vu que le Château familial, invisible pour les Moldus si ce n’était quelques ruines d’un autre temps, se trouvait à moins d’une heure d’ici. Il marchait à l’inconnu, sans argent, pour aller regarder le magasin de fournitures d’art. Il s’y dirigeait, plutôt rapidement d’ailleurs, mais un éclat de cuivre attira son attention. C’était quelque chose de plus ou moins connu, dans cette ville d’inconnu. Ses bouclettes dodelinent tandis qu’il s’arrête, fixant le frère et la sœur sortant d’une boutique de vêtements. Il s’arrête, au milieu de la rue, parce qu’il n’a pas vraiment conscience des voitures ou des passants. Il lui disait quelque chose, le rouquin. Mais d’où ?
En tout cas, ce n’était pas lui qui lui donnerait de quoi acheter ses fusains. Contrairement à lui, il n’était pas vêtu de soie ou de lin.
Généralement, il n’avait pas de cadeau. Du moins, pas de cadeau que lui choisissait, étant donné qu’ils obéissaient tous à une Tradition, une Etiquette désuète et oubliée dont il avait appris les règles. Il avait mis du temps, avant de comprendre qu’il lui fallait intégrer tout ça. Non pas par sens du devoir mais pour être tranquille derrière. Il avait rapidement intégré le fait qu’acquiescer, donner son accord et paraître volontaire permettait qu’on le laisse tranquille assez efficacement. Et la plupart du temps, ça marchait. Mais pas longtemps. Parce qu’il donnait des paroles et une affirmation creuse, sans actes derrière. Donc, il se faisait inévitablement punir.
Au-delà de ça, il avait aussi intégré le fait que, s’il voulait avoir quelque chose qui lui plaisait pour son anniversaire, il devait aller l’acheter lui-même et se l’offrir le jour même. Ou bien se le faire offrir en passant par une nécessité. Il avait donc accompagné sa mère à Oxford. Elle devait se rendre à la l’université pour il ne savait trop quelle histoire. Mais il préférait éviter de poser des questions, parce que c’était source de conflit. Surtout en ce moment, depuis Mai, où son géniteur semblait rayonner de joie tandis que sa mère semblait s’enfoncer dans un mutisme et un éloignement de plus en plus marqué. Quelque chose à voir avec les moldus, apparemment et du fait qu’il ne fallait pas les fréquenter. Alors qu’elle donne des cours dans les deux mondes, parce que les deux mondes ont besoin d’un langage pour leurs rites et leur religion. C’était tout ce qu’il avait compris et avait insisté pour l’accompagner, en secret. Afin de pouvoir aller en ville et s’acheter des fusains qu’il avait vu dans une boutique. Il voulait ces fusains pour pouvoir faire des dessins de paysages. L’encre et la plume avec lesquels il dessinait des plantes et des coquilles d’escargot, il n’en manquait pas, étant donné qu’il utilisait aussi ces ressources pour prendre des notes pendant les cours. Mais des fusains ? Ce n’était pas quelque chose d’obligatoire, ça ne lui était pas nécessaire. C’était uniquement pour le loisir, donc mal vu. Donc il les voulait, ces fusains.
Arrivé à l’université, il s’en était donc détaché pour aller en ville. Il avait déambulé et marcher droit, évitant les gens le plus possible. Eût-il été moldu ou élevé parmi eux, il aurait mis sur ses oreilles un de ces cache-oreilles qui diffuse de la musique. Ça, c’était probablement la plus belle des inventions du monde, parce que ça masquait tous les bruits pour mettre de la musique à la place. Il aime la musique. Sa mère lui a d’ailleurs payé des cours de piano, dispensés par un vieux né-moldu sorti de l’académie de musique de Londres. Il lui avait enseigné les classiques, surtout du Bach. Et les autres classiques, surtout du Elton John. Il avait donc un répertoire assez vaste et fredonnait « Honky Cat » en essayant d’oublier le fait qu’il y a du monde, du bruit et qu’il fait chaud sous ses vêtements amples. Car évidemment, il était en robe de sorcier. Mais pour être honnête, ça passait pour une blouse d’écolier d’un autre temps, surtout avec son short en-dessous. Il avait insisté, pour ça, parce qu’il aime les vêtements qui le serrent. Ça le rassurait.
Il marchait donc à l’inconnu dans cette ville qu’il devrait connaître vu que le Château familial, invisible pour les Moldus si ce n’était quelques ruines d’un autre temps, se trouvait à moins d’une heure d’ici. Il marchait à l’inconnu, sans argent, pour aller regarder le magasin de fournitures d’art. Il s’y dirigeait, plutôt rapidement d’ailleurs, mais un éclat de cuivre attira son attention. C’était quelque chose de plus ou moins connu, dans cette ville d’inconnu. Ses bouclettes dodelinent tandis qu’il s’arrête, fixant le frère et la sœur sortant d’une boutique de vêtements. Il s’arrête, au milieu de la rue, parce qu’il n’a pas vraiment conscience des voitures ou des passants. Il lui disait quelque chose, le rouquin. Mais d’où ?
En tout cas, ce n’était pas lui qui lui donnerait de quoi acheter ses fusains. Contrairement à lui, il n’était pas vêtu de soie ou de lin.
Method in the Madness
Ière année RP : 2043-2044
Théana : there's alchemy between us