20 août 2019, 16:30
Sept années plus tard pv RPG+
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Rentrée de Septembre 2044
1. Sept années plus tard
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Après une dernière étreinte pour son père et un signe de tête poli pour sa mère, Judith entra dans le train suivi de sa sœur. Elles traversèrent l'allée en veillant à ne pas bousculer ceux qui s'agitaient encore dans le couloir et s’arrêtèrent pour s'installer dans un compartiment presque vide. Seul un petit garçon à la mine renfrognée l'occupait. "Excuse-nous, on peut s'asseoir ?" demanda Judith avec un sourire.

Sans attendre la réponse du garçon Alana la bouscula pour entrer et s'installer. Judith leva les yeux au ciel devant le geste malpoli de sa petite sœur mais s'assit à ses côtés. "T'aurais pu choisir un compartiment vide, en plus y a moins de monde cette année" râla sa voisine.

- Ala... soupira Judith.Si tu fuis les gens comment veux-tu faire des rencontres ?

- Mais je veux pas faire de rencontres ! s'exclama t'elle, je connais déjà assez de monde.

Judith lui fit un sourire moqueur. Sa petite sœur était une véritable peste quand elle s'y mettait, mais elle ne pouvait s'empêcher de la trouver sympathique même ainsi. Elle aimait qu'elles se chamaillent et se taquinent.

Malgré tout elle était navrée pour l'inconnu qui n'avait rien demandé. "Excuse là, elle est comme ça parce que tu l'intimides" se moqua t'elle

- C'est faux ! s'énerva la plus jeune en lui mettant un coup de poing sur l'épaule.

Judith rit de bon cœur sans prendre la peine de se frotter l'épaule, sa sœur n'avait pas frappé fort. Elle repensa à ce qu'avait dit sa sœur plus tôt "il n'y a pas beaucoup de monde cette année"... Elle n'avait pas tort à vrai dire. Beaucoup n'étaient pas revenus à poudlard. Les problèmes familiaux se multipliaient ces temps-ci. Les sorciers subissaient un véritable équivalent de l'affaire Dreyfus, mais avec sans doute des enjeux de plus d'envergure.

Cette année était la dernière que Judith passait à poudlard. Sept ans... Elle connaissait tout du château et de ses habitants et pourtant son cœur se serrait à l'idée que son temps ici serait bientôt écoulé. C'était sa dernière rentrée. Elle se souvenait comme si ça avait été hier de sa première année, six ans plus tôt. Ses priorités de l'époque étaient bien différentes de celles d'aujourd'hui et elle regrettait ce temps où son seul problème était de savoir dans quelle maison elle serait envoyée.

Elle jeta un œil à sa sœur et leurs regards convergèrent vers un même point ; le petit garçon assis en face d'elles. De toute évidence il était bien plus jeune qu'elles, sans doute pas un premier année puisqu'il portait déjà un uniforme aux couleurs de sa maison.
Dernière modification par Judith Dumaray le 24 août 2019, 10:28, modifié 1 fois.

#375D81

24 août 2019, 10:22
Sept années plus tard pv RPG+
C'est reparti pour une année à Poudlard. Autant dire que l'idée ne t'enchante pas plus que ça. Enfin, tu vas pouvoir revoir Panthéa, et ça, c'est la seule chose qui t'empêche de vraiment déprimer. T'as dit au revoir à tes parents du bout des lèvres, sans effusion aucune. Faut dire que c'est pas vraiment le genre de la famille de se prendre dans les bras. Même Stolas n'a eu le droit qu'à une franche tape sur l'épaule de la part de ton père. Et après, direction le Poudlard Express. T'as eu vite fait de laisser ton frère retrouver ses amis pour chercher un compartiment libre. T'as pas envie de passer le trajet dans le bruit, ni même de parler à qui que ce soit. T'as besoin d'être seul. Ou envie, tu ne sais pas trop faire la différence. Et t'as vraiment cru que t'allais réussir ton coup. Après tout, il n'y a pas grand monde dans le train cette année avec tout ce qui se passe. Entre ceux qui sont restés à Poudlard et ceux qui ne peuvent pas prendre le train... Ton père a dit que ce n'était pas plus mal. Qu'au moins, vous ne seriez pas mélangés avec des Sang de Bourbe. Toi, tu t'en fous un peu. Y'en a des moins chiants que les "vrais" sorciers.

Mais voilà, alors que le train allait quitter la gare, deux filles débarquent dans ton petit coin de tranquillité. Et si la première demande si elles peuvent s'asseoir, la seconde ne cherche pas à comprendre et le fait. C'est à se demander pourquoi l'autre s'est embêtée à demander. Tu finis simplement par faire un signe de tête, de haut en bas. C'est pas comme si t'avais vraiment le choix maintenant qu'elles étaient là. Au moins, c'est pas des gamines de première année, elles devraient ne pas être trop dérangeantes. Tu les observes se chamailler du coin de l'oeil. La plus âgée te prend à partie, disant que tu intimides sa soeur. Tu esquisses simplement un léger sourire pour réponse. C'est que t'aimes bien l'idée d'être impressionnant, même si tu doutes sincèrement de l'être pour des filles bien plus âgées que toi.

Tu trouves ça bizarre, de voir deux soeurs qui semblent s'entendre aussi bien. C'est pas franchement le cas pour Stolas et toi. Disons que la scène ne se serait pas arrêtée à un simple coup de poing gentillet sur l'épaule, mais en véritable bagarre. A cause de toi, sans aucun doute. Il n'empêche que, des fois, t'aimerais que les choses se passent mieux entre vous. Mais tu ne peux pas t'empêcher de trouver du mépris dans chacune des paroles de ton frère. Ou chacun de ses actes. T'es rien, comparé à lui. Tes parents te l'ont bien fait comprendre. Et c'est comme s'il se complaisait dans cette situation, ne faisant rien face à eux pour que ça change. Tu lui en veux pour ça. Et pour ses surnoms ridicules. Et pour ses notes parfaites. Et son tas d'amis. Tu lui en veux d'être lui, sans voir que ça te fait du mal.

Perdu dans tes pensées, tu te rends compte que les deux filles te regardent. Aussitôt sur la défensive, tu leur lances un regard bien peu aimable dont tu as le secret. T'aimes pas ça. T'es sûr que c'est pour se moquer de toi. L'air encore plus renfrogné qu'auparavant, une seule interrogation passe tes lèvres, sur un ton relativement agacé.

- Quoi ?

24 août 2019, 11:29
Sept années plus tard pv RPG+
Il avait l'air sur les nerfs. Peut-être était-ce le stress de la rentrée ? Ou ce pouvait être dû à d'autres choses, plus personnelles. Judith compris qu'il soit sur la défensive. Après tout il était seul coincé avec deux sœurs plutôt bruyantes et celles-ci venaient tout juste de commencer à le dévisager.

Aussitôt qu'elle prit conscience que son comportement était malpoli, Judith s'excusa "Pardon, je crois ne t'avoir jamais vu auparavant... Comment t'appelles-tu ?"

Alana de son côté ne trouvait pas en quoi il était utile de s'excuser pour si peu, elle était autorisée à balader son regard où ça lui chantait, elle n'allait pas s'en priver. Elle se contenta de détourner les yeux en les levant au ciel. "Eh tu pourrais être plus agréable tout de même gamin !"

Judith savait que sa sœur avait ce genre de caractère plutôt fort, mais elle était toujours gênée quand elle devenait agressive avec un interlocuteur. Il était étonnant qu'elles s'entendent bien alors qu'un écart formé entre elles durant quelques années les avaient rendues totalement différentes l'une de l'autre.

D'un deuxième coup, cette fois de coude et dans les côtes, Judith fit comprendre à sa sœur que ce n'était pas un comportement à adopter. Alana répondit en le lui rendant plus violemment puis elle se pencha à son oreille :  "Commence pas à sympathiser, les petits comme ça sont grave collants et puis j'ai pas envie de passer mon trajet à discuter !

- Mais il à l'air tout mignon ! Et puis je fais juste un peu la conversation ça va... répondit-elle en chuchotant.

Alana sembla se renfrogner. Elle avait l'habitude que sa sœur sympathise avec tout le monde et elle trouvait son comportement particulièrement hypocrite. On ne pouvait pas aimer tout le monde, et faire semblant ne servait à rien, elle ne voyait pas pourquoi elle s'acharnait à essayer d'être gentille alors que ça ne pouvait lui apporter que des ennuis. Peut-être était-ce pour compenser ces années à se comporter en recluse ?

Alors que Judith essayait de sourire au garçon pour montrer que tout allait bien, Alana ,elle, croisa ses bras sur sa poitrine et fit mine de bouder. " Mignon, mignon... c'est vite dit... " marmonna t'elle

Si elle réagissait ainsi c'était aussi parce qu'elle comptait passer ce trajet avec sa sœur, et pas avec un parfait inconnu. L'an passé elles n'avaient pas énormément passé de temps ensemble et même si elle n'osait l'avouer elle voulait renforcer leurs liens tant qu'elle le pouvait encore. Il y avait certainement un peu de jalousie cachée derrière ses airs de méchante. Elle aurait voulu que sa grande sœur la trouve elle mignonne et cherche à en savoir plus sur elle plutôt que lui.

#375D81

24 août 2019, 18:56
Sept années plus tard pv RPG+
L'une des deux soeurs semble gênée que tu l'apostrophes ainsi après l'avoir pris en flagrant délit d'observation de ta personne. Elle s'excuse aussitôt, essaie de se justifier quant à son impolitesse. T'as bien envie de lui répondre que ton nom ne la regarde pas, mais si tu commences à être à ce point désagréable dès le début du voyage, la suite risque de te sembler encore plus longue que prévue. Et puis, ce ne serait pas très malin de ta part de te mettre des filles à ce point plus âgées que toi à dos, on ne sait jamais quel genre de sortilèges elles peuvent avoir envie d'essayer sur un gamin un peu trop téméraire. Mais tandis que tu t'apprêtes à répondre, l'autre enchaîne aussitôt, arguant que tu pourrais être plus agréable. Tu lui lances un regard noir avant de reporter ton attention sur sa soeur.

- Je m'appelle Azaël. Puis, te tournant vers l'autre, tu ajoutes quelques mots sur un ton renfrogné. Et m'appelle pas gamin.

C'est exactement le genre de réflexion qui peut te vexer très rapidement. Et te donner envie de sauter à la figure de ton interlocuteur pour lui casser le nez. Enfin, interlocutrice pour le coup. Et si sa soeur semble plutôt sympa puisqu'elle la reprend d'un coup de coude, tu n'apprécies pas tellement les messes basses qu'elles commencent à se faire entre elles. Elles ont vraiment du mal avec la politesse et le respect, celles-là ! A croire que leurs parents ne leurs ont rien appris. Tu retiens un soupir, mais tu ne retiens pas tes mots bien longtemps. C'est que t'aimes pas avoir l'impression d'être ignoré. Ni même celle de gêner. Et là, c'est clairement le cas puisqu'elles se parlent l'une dans l'oreille de l'autre. Un peu boudeur, tu leur fais la réflexion.

- Je suis là, hein, c'est pas très respectueux vos chuchotements...

C'est à se demander qui est le plus âgé ici. En tous cas, t'es bien persuadé d'avoir un peu mieux acquis les règles de politesse de base que les deux demoiselles qui te font face. Et pourtant, t'es clairement pas un modèle dans le domaine étant donné toutes les réflexions que tu peux te prendre à ce sujet. Elles devraient vraiment se remettre en question, là. Surtout que la plus jeune des deux semble être à présent... En train de bouder. C'est toi qui devrait l'être, c'est le monde à l'envers ! Ni une ni deux, tu croises les bras à ton tour sur la poitrine en une moue boudeuse. On va bien voir lequel de vous deux va gagner cette bataille. Et comme t'es pas du genre à t'arrêter en premier quand t'estimes qu'on t'a cherché, tu ajoutes quelques mots.

- Et puis d'abord, si t'es pas contente, t'as qu'à te trouver un autre wagon, j'étais là avant toi. Surtout que t'es même pas belle.

En fait, tu ne sais pas trop si elle est belle ou pas. Tu trouves les gens beaux quand tu les aimes bien. Panthéa est belle. Ton oncle Dagon est beau. Et... Et les autres sont tous des moches. Oui, ton cercle de gens que tu aimes bien est très restreint. Mais c'est de la faute des gens, sûrement pas la tienne !

24 août 2019, 19:28
Sept années plus tard pv RPG+
Azaël... c'était un joli prénom pensa Judith. Il sonnait un peu étranger. En tout cas elle ne l'avait encore jamais entendu et elle l'appréciait. Le petit Azaël, puisqu'il est dit qu'il fallait le nommer ainsi, ne semblait pas ravi par leur conversation. D'ailleurs il fit la remarque qu'il était impoli de parler entre elles alors que lui était toujours là.

Judith était étonnée qu'il exprime ses pensées à voix haute. D'habitude on ne faisait pas remarquer à des étrangers qu'ils étaient impolis, et encore moins laids. Mais elle avait conscience qu'il avait raison et s'excusa rapidement : " Désolé, il faut bien que je recadre cette chipie..."

En coin Alana lui jeta son regard le plus noir. Le surnom de "chipie" ne lui convenait visiblement pas et l'idée que sa sœur prenne le droit de la recadrer, non plus. " Moi c'est Judith, et elle c'est Alana. Elle est plus gentille parfois..." reprit-t-elle dans un sourire qui se fit plus timide.

Quand le jeune homme s'adressa à nouveau à Alana et cette fois pour l'insulter, Judith commença à sérieusement s’inquiéter pour lui. Mais à sa grande surprise sa sœur ne broncha pas et resta bras croisés très calme. " Il a raison. On devrait trouver un autre wagon. De toute façon le mioche y a pas d’intérêt à être belle aux yeux de gens comme toi. Et puis si tu crois qu't'es mieux..."

Judith commençait à trouver pesante cette atmosphère de conflit. Elle savait qu'arrivée elle en parlerait sérieusement à sa sœur, elle n'avait pas un comportement acceptable. Et leur petite bagarre était en tous points ridicules. Elle faillit rire de cette situation désespérante lorsqu’elle remarqua que le petit garçon avait lui aussi croisé ses bras sur sa poitrine et boudait en imitant sa sœur.

La septième année s’apprêtait à se lever pour définitivement abandonner et quitter le wagon lorsque soudain quelqu'un toqua à la porte de celui-ci et l'ouvrit. Dans l’entrebâillement apparût une petite tête brune : "ah les filles je vous ai trouvé ! Je vous ai perdu de vu en fait parce que je disais au revoir à papa et maman et et en fait après j'ai vu mon copain James mais du coup en fait bah...je vous voyais plus..."

C'était Elouan, leur petit frère, qui venait de faire son entrée. "Ah ! Je me demandais où tu étais passé. Tu veux venir t'asseoir avec nous ?

- euuuh je sais pas.... Oh mais vous êtes pas seules en fait ? Salut tu t'appelles comment ? "

Judith soupira lentement. Azaël devait déjà se sentir agressé avec deux des membres de leur fratrie, alors il était certain qu'avec une troisième personne il allait les trouver insupportables. Elouan vint s'asseoir à côté de lui à une distance correcte. Au moins elle savait que son petit-frère saurait se montrer poli.

#375D81

24 août 2019, 20:28
Sept années plus tard pv RPG+
La plus grande des deux a vraiment l'air bien plus gentille que l'autre. C'est décidé, la deuxième, tu l'aimes pas. Oui, tu prends ce genre de décision rapidement, et de façon plutôt arbitraire, mais il faut dire qu'elle l'a bien cherché à se montrer aussi désagréable. Surtout que tu boudes vachement mieux qu'elle, il faut bien le reconnaître. La preuve, tu envoies la petite pique qui va avec, alors qu'elle non. CQFD. La plus âgée les présente, et tu te contentes d'un hochement de tête pour lui faire savoir que t'as bien intégré leurs prénoms. La gentille, c'est Judith, et la nulle, c'est Alana. Du coup, elle, tu décides de ne pas retenir son prénom, juste pour l'embêter. Surtout qu'elle t'appelle encore le mioche. Elle va vraiment s'en mordre les doigts. Elle va voir un peu ! Quand tu lui auras cassé le nez, elle fera moins la maline.

- Bien sûr que je suis mieux. Et m'appelle pas le mioche.

Toujours boudeur, ta réponse a été donnée sur le ton de l'évidence même. Peut être qu'un peu de mépris envers elle en découle également, mais c'est naturel chez toi, il faut le dire. Et tandis que tu espères qu'elles vont quitter ton wagon - parce que oui, c'est TON wagon, t'étais là le premier - ou du moins qu'Alana va s'en aller, quelques coups résonnent contre la porte pour laisser passer une nouvelle tête. Cette fois-ci, c'est un garçon, d'environ ton âge, bien qu'il ne soit pas de ta maison. Et tu comprends à ses mots qu'il est le frère des deux autres. Tu écarquilles les yeux en le voyant s'asseoir à côté de toi après la proposition de Judith. C'est bien ta veine de te retrouver entouré par une fratrie alors même que tu voulais être tout seul.

Tu jettes un coup d'oeil au garçon. Son uniforme de Serpentard ne te plaît pas beaucoup. Déjà, c'est le même que celui de sa soeur insupportable. Et en plus, c'est le même que celui de ton frère, qui n'est pas plus supportable. Franchement, ça ne tombe que sur toi ce genre de chose. Surtout qu'il te demande comment tu t'appelles, alors même que tu viens de le dire à ses deux frangines. Ils peuvent pas communiquer dans leur famille ? Tu détestes te répéter. Et pourtant, tu fais l'effort, encore une fois.

- Azaël.

Tu ne lui poses pas la question en retour. Parce que tu t'en fiches, et que plus ça va, plus t'as envie de disparaître de ce wagon qui commence à être beaucoup trop plein à ton goût. Si une nouvelle personne débarque, tu pètes un plomb, c'est sûr. D'ailleurs, tu préfères demander directement.

- Vous êtes encore beaucoup ?

Non parce que trois c'est déjà deux de trop. Toi, tu veux bien que Judith reste, à la limite, elle a l'air gentille. Mais Alana si elle reste tu vas lui casser le nez. Et t'as du mal avec les enfants de ton âge. Ils font trop de bruit. Et en plus, ça finit toujours mal en leur présence. Tu ne sais pas pourquoi, mais dès que tu leurs montres à quel point tu leur es supérieur, ils s'énervent.

24 août 2019, 21:34
Sept années plus tard pv RPG+
Bien qu'Azaël ne le lui ai pas demandé, le garçon qui venait d'arriver donna son prénom "Super ! Moi c'est Elouan. Je passe en deuxième année, et toi ? On s'est déjà vu non ? Je suis sûr qu'on avait des cours en commun je me souviens de t'avoir vu !"

Consciente que le petit garçon n'était pas de bonne humeur, Judith pensa qu'il n'allait pas trop apprécier son frère. Elouan était tout sauf calme, et si Azaël projetait d'être seul et tranquille il allait très vite déchanter. La septième année trouvait qu'ils avaient déjà suffisamment embêté le jeune serdaigle comme ça et décida donc d'intervenir : "Elouan. Je ne crois pas qu'il ait très envie de parler là tout de suite…"

La remarque sur le fait qu'ils étaient trop nombreux fit prendre conscience à la jeune fille qu'il n'avait pas tort. Etre entouré de trois membres de la même fratrie devait avoir quelque chose d'assez angoissant. Mais avant qu'elle n'ai pu lui répondre en s'excusant à nouveau ses deux infernaux frères et sœurs prirent les devants : "Oh on est que trois à poudlard en ce moment..." commence Elouan

- Et de toute façon on fait c'qu'on veut minus, l’interrompit Alana

- Eh mais Alana tu me laisses finir d'abord ! râla Elouan

- Nan, tu parles trop.

- Je m'en fiche. Bon, j'allais dire qu'on a aussi un grand frère, Kean, mais là...

- LA LA LA LA

Alana tira la langue à son frère après l'avoir coupé bruyamment. "Oh mais toi... tu vas voir ce que tu vas voir !" s'écria le petit Dumaray. Et pour joindre le geste à la parole il se leva et se précipita sur sa sœur dans l'étroit compartiment, non sans heurter le genou de Judith au passage. "Hey ! Calmez-vous bon sang !" cria t'elle

Mais c'était peine perdue. L'autorité de Judith n'était d'aucune efficacité et les deux enfants se battaient désormais à coup de tirage d'oreilles et de cheveux, de guilis et de gentilles claques. Et à leurs gestes s'accompagnaient leurs cris qu'on devait entendre de loin. N'y tenant plus, Judith glissa sa main dans sa poche pour en sortir sa baguette. "Silencio"

Aussitôt on entendit plus qu'Elouan qui continua de crier quelques instants alors que sa sœur ouvrait vainement la bouche. Ils se calmèrent et se tournèrent vers Judith qui cette fois pût se faire entendre. " Elouan tu retournes avec tes amis s'il te plait ? "

À son ton crispé Elouan compris qu'il n'avait pas le choix et s'éclipsa en vitesse. Aussitôt tout redevint silencieux et la plus grande Dumaray pût en profiter pour se détendre un peu après avoir rompu le sortilège qui tenait sa sœur au silence.

#375D81

2 sept. 2019, 12:36
Sept années plus tard pv RPG+
Le gamin se présente à son tour, il est bien trop enthousiaste de parler avec toi alors même que tu ne lui as décroché qu'un mot. Sérieusement, c'est quoi cette famille bizarre, ils peuvent pas juste te laisser tranquille ? Tu voulais passer un trajet dans le calme et t'as l'impression qu'on vient de te coller en plein milieu d'une pièce de théâtre dont t'es le seul à ne pas avoir appris ton texte. Tu te contentes d'un très léger hochement de tête lorsque le gamin demande si vous vous êtes déjà vus. C'est évident, vous êtes dans la même année, vous avez des cours en commun. Il en a beaucoup des questions comme ça ? Vous ne vous êtes jamais parlé auparavant, et t'as pas franchement envie de commencer maintenant.

Tu restes donc silencieux, et sa grande soeur lui fait remarquer que tu n'as pas envie de parler. Au moins une qui comprend quelque chose. Comme quoi, c'est vraiment la mieux de toute la fratrie, la question ne se pose même pas. Le gamin te répond quand même qu'ils sont trois à Poudlard, mais il sous-entend clairement qu'ils ont d'autres frères et soeurs. L'angoisse totale. Toi, avec un frère, t'as déjà du mal à survivre, alors avec autant, tu ne sais pas comment tu ferais. Et voilà que l'autre désagréable essaie encore de jouer sa grande. Tu lui lances un regard empli de mépris, sans essayer de cacher l'agacement qu'elle provoque chez toi. Elle verra quand tu lui casseras le nez si elle fait ce qu'elle veut, non mais oh !

Et voilà que le petit s'en mêle, et que les deux commencent à se battre en hurlant. Tu vois bien qu'ils ne font que se chamailler, et que ce n'est pas pour de vrai. Mais les mouvements brusques et les cris, ça t'angoisse. T'aimes pas ça. T'essaies de passer outre, mais tu n'y arrives pas. Tu finis par remonter tes genoux contre ton torse et plaquer tes mains sur tes oreilles en fermant les yeux, essayant de passer outre le brassage d'air constant du compartiment à cause de la bagarre des deux autres. T'aimerais bien y participer, les mettre tous les deux KO pour enfin retrouver le silence, mais tu en es incapable, comme paralysé sur ton siège. Tu ne bouges plus, tu te contentes de te concentrer comme tu le peux sur ta respiration pour essayer de la calmer comme tu peux.

Parce que t'es en train de faire une crise d'angoisse, ici, au milieu de gens inconnus, dont une particulièrement hostile. T'aimes pas ça, t'aimes pas cette situation de faiblesse dans laquelle tu te trouves à cause du bruit qu'ils font. Mais peu à peu, tu finis par faire abstraction, pour rester seul dans ta tête, sans te soucier de ce qu'il passe autour. Tu ne te rends pas compte que tu n'entends plus leurs cris étouffés parce qu'ils ont cessé, ni même que tu ne sens plus leurs mouvements parce que la bagarre a pris fin. Non, t'es juste dans ta bulle, enfermé à double tour, en sécurité, loin des gens trop bruyants. Tu restes avec les mains plaqués sur les oreilles et les genoux contre le corps, posant ta tête sur le haut de ces derniers en conservant les yeux fermés. Si tu n'entends rien, que tu ne vois rien, et que tu ne prends pas beaucoup de place, ça va mieux. Surtout en sentant la chaleur que dégage ton corps.

7 sept. 2019, 11:55
Sept années plus tard pv RPG+
Judith jeta un œil à l'enfant qui les accompagnait. Il s'était replié sur lui-même comme pour se cacher et on ne voyait plus son visage. La scène avait dû trop le brusquer. La jeune femme ne pût s'empêcher de s'en vouloir à elle-même de ne pas avoir agis plutôt. Il devait se sentir mal à l'aise, seul au milieu de ces inconnus se chamaillant.

Elle rendit sa voix à Alana qui passa sa main sur l'une de ses côtes qui avait été heurtée par le combat même amical. Elle ne parla pas en voyant le regard courroucé que lui lançait sa sœur. Judith se demanda si elle devait lui demander de partir elle aussi mais elle savait que de toute manière elle allait se faire oublier dans les minutes qui suivraient.

La jeune femme ne savait pas trop comment s'y prendre quand quelqu'un allait mal, mais elle savait au moins ce qu'il valait mieux éviter de faire. Elle se leva et s'assit doucement à côté du garçon sans pour autant le toucher. En général les gens qui se repliaient sur eux même se sentaient encore plus en danger si on les touchait, surtout sans prévenir. Ensuite elle chercha longtemps ses mots, laissant un blanc incroyablement reposant s'installer dans le wagon. Enfin elle se mit à chuchoter : "Désolé, on est trop bruyant... Elouan est parti maintenant et on ne te dérangera plus."

Mais comment le calmer... Si elle le maternait il risquait de se braquer parce que c'était ce que faisaient les enfants de son âge quand on les traitait comme des petits. Mais si elle ne disait rien son état ne s'améliorerait pas... Des mots réconfortants c'était bien mais ça ne marchait pas à tous les coups et visiblement lui les mots c'était pas son truc.

La poufsouffle fouilla dans ses poches à la recherche de quelque chose qui puisse l'aider. Rapidement elle trouva ce dont elle avait besoin. Elle sortit une chocogrenouille et la posa sur la banquette à côté de lui : "Tiens, tu aimes les chocogrenouille ? Sinon j'ai des patacitrouilles et des crapauds à la menthe..."

C'était peu et ça n'avait rien de très réconfortant, mais la nourriture soignait bien des choses. Peut-être qu'étant enfant il serait plus à même de se calmer si on lui offrait quelque chose qu'il aimait, et tous les enfants aimaient les sucreries.

Judith s'aperçut qu'Alana la regardait avec des yeux de chien battu. Elle sourit amusée et lui tendit à elle aussi une sucrerie que sa sœur s'empressa de prendre et d'ouvrir. Elle la vit hésiter à parler pour signaler quelle carte elle avait eut mais finalement après un coup d’œil au gamin elle referma la bouche et se tût.

#375D81

7 sept. 2019, 22:41
Sept années plus tard pv RPG+
Tu comptes les secondes qui s'écoulent en t'efforçant de caler ta respiration dessus. Le noir t'aide à oublier tout ce qu'il se passe autour de toi. Tu t'y sens bien, en sécurité, comme si le fait de ne rien voir te rendait invisible aux yeux des autres. Un moyen de disparaître à tout jamais pour ne pas avoir à affronter tes faiblesses exposées. Les vibrations et les cahots du train te bercent agréablement, et tu en viens bientôt à te balancer très légèrement, d'avant en arrière, comme pour accompagner ce mouvement répétitif. C'est plus facile de respirer en rythme lorsque tu te balances en même temps que les secondes défilent dans ta tête. T'es déjà à plus de deux cent, et ça continue.

Arrivé à trois cent, tu te sens déjà mieux. Ta respiration est parfaitement calée, et tu sens les battements de ton coeur qui reprennent un rythme plus normal. Petit à petit, tu desserres les paupières, pour laisser la clarté revenir. Et tes mains se décollent de tes oreilles, très doucement, comme pour t'assurer que la voie est libre et que tu peux réellement revenir à la réalité sans risquer une nouvelle crise d'angoisse. Parce que tu sais très bien que tu ne pourras pas en gérer plusieurs d'affilée. Comprenant que la bataille était terminée, tu finis par totalement libérer tes oreilles. Tu sens une présence à côté de toi, aussi tu préfères garder tes genoux contre toi, comme un genre de bouclier.

Et lorsque la voix t'assure que tu ne seras plus dérangé sur un ton plutôt bas, tu ouvres les yeux. Tu prends une profonde goulée d'air frais, comme pour mieux t'ancrer de nouveau dans la réalité. T'es encore un peu hébété, tout pâle. Tu vois la fille que t'aimes pas beaucoup qui est toujours en face de toi. Et lorsque tu tournes la tête, tu te rends compte que sa soeur s'est approchée, et que c'est elle qui te parle doucement. Ton regard capte le sien à peine une seconde avant que tu ne le détournes. Et pourtant, tu t'accroches à la douceur qu'elle dégage dans ses mots, dans sa voix, et dans ses gestes. Elle te propose une Chocogrenouille, la déposant près de toi. Elle a d'autres friandises apparemment. T'hésites un instant, regardant l'emballage quelques secondes avant de te décider.

Tu finis par détendre doucement ton bras, très lentement, comme encore méfiant. Et tu attrapes la Chocogrenouille pour la déballer, l'enfournant aussitôt dans ta bouche pour libérer ta main et pouvoir regarder la carte que tu as obtenue. Une femme apparaît alors, et tu as vite fait d'avaler le chocolat pour laisser échapper un cri de joie.

- Mirabella Plunkett ! Je l'avais pas encore ! Merci !

Tu vas pouvoir ajouter la carte à ta collection. T'as hâte de la terminer. C'est que, t'aimes bien les choses bien rangées, et une collection finie, il n'y a rien de plus satisfaisant. Comme quoi, il t'en faut finalement peu pour être content. Des fois.