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5 oct. 2019, 21:00
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Avec l'autorisation de@Dallan Blackwave

Lieux: Azkaban
@Alice Sangblanc

Morrigan Harrison (Carry Harrison)
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Dorian Sanblanc (Alice Sangblanc)

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Azkaban. Un endroit que personne ne voulait aller et encore moins y finir ses jours. Dans la tempête qui couvrait la gigantesque prison triangulaire, un carrosse noir tiré par des sombrals arrivait à traverser sans problème l’orage qui se dressait entre lui et la prison. Une fois à bon port, deux gardes de la prison s’avancèrent et se placèrent à chaque extrémité de la porte du transport. Une fois les deux hommes en place, la porte du carrosse s’ouvrit doucement, laissant entendre un long grincement brisant le silence intérieur. Pleinement ouverte, une silhouette féminine sombre habillée d’une longue robe noire encapuchonnée descendit les marches sans peine et s’engouffra sans attendre dans les couloirs étroits de la fameuse prison.

Les couloirs étaient humides et sombres. Si sombre que ce fût obligatoire d’avoir comme source de lumière une torche ou une baguette pour pouvoir voir quelque chose dans ce labyrinthe. De temps en temps, des pas pouvaient se faire entendre, c’étaient les autres gardes qui faisaient leurs rondes habituelles. Mais dans ces couloirs, il n’y avait pas que des hommes qui patrouillaient.  Les detraqueurs étaient là eux aussi. Des humanoïdes capables de voler à grande vitesse pour rattraper leur proie et les vider de leur essence. Facilement reconnaissables, ces bestioles étaient enveloppées entièrement dans une cape et ne laissent paraître que leurs mains crochues et grisâtres. Malgré le fait qu’ils soient très mobiles, il était facile de dire quand ils étaient proches car quand ils arrivaient toute sensation de bonheur disparaissait. Pensées, souvenirs, sentiments, plus rien de joyeux n’existait. Le pire, c’était la chute de température grotesque qui était capable de geler n’importe qui jusqu’aux os. Ce froid avait un nom : la peur.

Escorter par les deux hommes justes derrière elle, la femme continua de marcher en faisant mine d’ignorer les spectres qui rodaient en silence dans les couloirs. Mais même en les ignorants, ses jambes tremblaient de peur et son souffle se faisait plus court quand elle marchait. Mais tout ça disparaissait aussitôt qu’elle s’éloignait de la créature qui ne fit même pas attention à elle car la jeune femme n’était pas à surveiller. Après cinq minutes de marche, le petit groupe arriva dans une pièce octogonale éclairer à chaque coin. En soi, cet endroit n’avait rien de particulier. Le sol était fait de pierres, un long bureau en bois coupait cette pièce symétriquement et derrière celui-ci quatre à cinq personnes étaient assises à écrire sur une sorte de livre qui semblait être un registre. Ne voulant pas perdre une seconde de plus, la femme s’avança vers le bureau et se racla la gorge juste assez forte pour que l’homme en train d’écrire lève les yeux vers elle.

-Je viens voir Dorian Sangblanc, ex-chef du bureau des Aurores. Lança-t-elle d’une voix neutre a qui voulait l'entendre.

-Et vous êtes ? Comprenez bien que nous ne pouvons pas laisser n’importe qui allez et venir ici. Lui lanca un homme derriere le comptoir sans meme daigner la regarder

La jeune femme rabattue sa capuche et repris du même ton.
-Morrigan Harrison, garde noire de la Citadelle, je suis en mission pour la tour des Manteaux noirs, envoyée par le chef de la Garde Noire, Paulino.

-Je vois… Veuillez m’excuser ce n’est pas toujours que nous avons des visites par ici. Nous allons vous vous conduire jusqu’à sa cellule. L’homme posa son regard sur la longue manche noire de la jeune femme qui contenant sa baguette, comme s’il savait qu’elle avait toujours été là. Aussi, je vous demanderai de bien vouloir laisser votre baguette au comptoir avant qu’on ne vous laisse pénétrer la zone des détenus.

Sans rien dire, Morrigan sortie sa baguette de la manche de sa robe et la déposa doucement sur le bureau en bois en lançant un regard noir à son interlocuteur. Évidemment que de se débarrasser de sa baguette la dérangeait, c’était son arme, son outil de défense et sans elle, elle se sentait quasiment nue. Une fois la baguette remise, un homme voilé arriva par la porte qui se situait juste derrière le bureau et tint la lourde porte en métal avant d’inviter la garde noire à entrer d’un signe de tête.

Morrigan passa la porte sans adresser un regard en arrière et attendit que son guide prenne la tête pour la guider jusqu’à la cellule de la personne qui allait devenir son beau-père. Dans les sombres couloirs de la prison, des cries pouvaient se faire entendre, des pleures mais aussi des gémissements de douleur. Quel genre de torture psychologique subissaient-ils pour crier ainsi ? Morrigan ne savait pas et ne voulait pas savoir. Elle devait se concentrer sur sa mission qui était de ramener Dorian Sangblanc dans le camp du Conseil Sorcier. Si elle y arrivait, alors la faction gagnerait grandement en puissance grâce à cet unique homme.

Après avoir zigzagué pendant plusieurs minutes à travers la prison. L'homme cagoulé s’arrêta bruyamment devant une grosse porte barrée avant de taper dessus bruyamment à plusieurs reprises. Quelque chose bougea à l’intérieur, il faisait trop sombre pour voir mais Morrigan savait déjà qu’il s’agissait de Dorian. Elle s’approcha doucement de la porte à barreaux avant de commencer à s’adresser au prisonnier.

-Monsieur Sangblanc ? C’est moi Morrigan Harrison… Je suis ici pour vous rendre visite… J’ai dû passer à travers de nombreux papiers d’administrations pour pouvoir vous parler… Je sais que ça peut paraître stupide comme question mais… Comment vous sentez vous ?

Morrigan avait parlé d’une voix douce car elle savait que c’était idiot de demander à quelqu’un comment il se sentait en prison. Mais elle s’inquiétait réellement pour lui et sa Sante. Elle avait entendu des rumeurs qui disaient que cette prison rendait ses résidents fous et elle voulait à tout prix préserver Dorian de cette folie dont elle avait tant entendue parler.
Dernière modification par Carry Harrison le 8 nov. 2019, 20:25, modifié 1 fois.

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7 oct. 2019, 09:02
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Son nez touchait presque le sol pour s’en prendre poignée, et revenir à aussitôt. Chacun de ses muscles le lançait à chaque fois que ses bras se tendaient et se détendaient, lui rappelant qu’il était vivant. C’était important, ici rien n ne l’était plus que cela.
Dorian resta un moment figé, ses bras tendus, les paumes de ses mains humides à force de transpirer. Il regardait le sol noir de sa cellule comme si il pouvait y voir plus que la moisissure et la crasse. Lorsque ses muscles menacèrent de le lâcher, il se releva péniblement, son corps épuisé par les efforts que Dorian s’obligeait a fournir et, surtout, par sa condition misérable. Comment parvenait-il encore à tenir debout chaque jour ? Lui même l’ignorait. Il mangeait peu, s’était même mis en apprécier les quelques insectes qui s’aventuraient parfois dans sa cellule. Parfois, il s’agissait de rongeurs, tous bien plus gras que lui. Le chef des Aurors des Royaumes-Unis aurait fait peine à voir à n’importe qui tant son état était lamentable. Sous ses mains calleuses, il sentait ses côtes comme jamais il ne les avait senti. Son ventre, autrefois plat et entretenu, s’était creusé et lui devenait douloureux un peu plus chaque jour. L’élégance qui le caractérisait lorsque le monde tournait dans le bon sens s’était évanouie. Son visage qu’il savait séduisant s’était recouvert d’une barbe grisâtre qu’il ne pouvait raser. Ses cheveux d’un blanc immaculé était rendu gris par la crasse et la poussière de sa cellule. Ils tombaient dans sa nuque comme le crin d’un cheval le long de son échine. Le bilan était alarmant, quand bien même il s’entraînait quotidiennement, ne serait-ce que pour conserver un soupçon de ce qu’il était autrefois.

Ses jambes fléchirent lorsqu’il fut à nouveau debout. Dorian se retint au mur. Chaque geste du quotidien le meurtrissait un peu plus. Et si physiquement sa condition était terrible, psychologiquement il survivait péniblement. Lorsque le Conseil l’avait jeté à Azkaban sans le moindre procès, Dorian avait craint une chose : les détraqueurs. Ces immondes créatures sans âme qui se délectait des émotions des sorciers le hantaient chaque jour. Il n’avait plus le droit de ressentir une quelconque once de bonheur, pas le moindre fragment de plaisir ne devait l’étreindre. La peur et la douleur étaient les seules choses que Dorian pouvait avoir.
Il le refusait.
Pas un jour ne passait sans qu’il ne cherche au plus profond de lui un souvenir qui le rendait heureux. Le sourire de sa mère, les rires de ses sœurs, l’étreinte de son épouse, la joie de ses enfants, tout cela lui permettait de tenir debout chaque jour. Dorian savait qu’il ne pouvait, ne devait pas flancher. Si le désespoir venait à s’immiscer en lui, alors il serait perdu.

Tout à coup, trois coups sortirent le Sang-Pur de sa torpeur soudaine. Son regard pâle se dirigea lentement vers la porte de sa cellule. Sa vision était trop flou, bien trop flou, il ne parvenait pas à voir qui s’était approché de la porte. Finalement, est-ce que quelqu’un était vraiment là ? Son cruel geôlier c’était peut-être seulement amusé, ce ne serait pas la première fois. Un rictus souleva furtivement les lèvres grisâtres de Dorian. C’était un drôle de jeu.

Et puis, une voix s’éleva. Il prit un temps considérable pour la reconnaître. Morrigan. Morrigan ? Qui était Morrigan ? Doucement, Dorian s’approcha de la porte, le mur glissant sous ses doigts. Sa démarche était faible, quand bien même il cherchait à se mouvoir comme avant. Son autre main vint attraper les barreaux. Enfin, il pu voir le visage de la femme. Une gamine, juste une gamine vêtue comme une adulte. Une de ces adultes qui avaient attaqués le Ministère de la magie, des semaines, des mois, des années auparavant. Une garde noire. Morrigan.
Dorian resta silencieux un instant, observant seulement la femme. Des cheveux noirs comme l’ébène, des yeux perçants... Le tout se tenant au côté du visage blafard de son fils, dans un passé plus joyeux qu’en ce jour.

« - Ma belle fille qui revête la robe de l’ennemi... j’aurais préféré être surpris...

Sa voix n’était qu’un murmure se mêlant aux hurlements plaintifs de ces voisins de cellule. Depuis combien de temps n’avait-il pas parlé parler ? Sa gorge lui semblait sèche, sa bouche pâteuse. C’était étrange, sa voix ne semblait plus être la sienne. A quoi ressemblait-elle, autrefois ? Peut-être plus grave, plus assurée, qui ne laissait aucune place au doute. Ce qu’il entendait aujourd’hui n’était plus qu’un râle rocailleux, presque animal.

Dorian avait ses yeux presque blancs dans ceux de l’enfant. Il y lisait beaucoup de choses, plus qu’il ne le désirait. Il avait toujours été empathique, d’aussi loin qu’il pouvait s’en souvenir. Entre ses murs froids et humides, avec des créatures sans visages pour geôlier, ce don ne lui servait qu’à peu de chose. Pouvoir se plonger dans un autre regard lui semblait presque inespéré.

- Il y a encore quelques années... c’est à votre place que j’étais. Je ne vous cache pas que me retrouver aujourd’hui à celle d’un criminel ne m’enchante guère, alors ne me faites pas perdre mon temps avec des banalités et venez en au fait... »

Dorian dû reprendre sa respiration, l’effort que lui avait demandé ses paroles était important. Il ferma les yeux un instant pour mieux accueillir cette vague de douleur qui vint meurtrir sa poitrine.

«  Force et dignité, Fils. Force, et dignité »

L’héritier Sangblanc reposa son dos contre le mur froid. Le contact de l’humidité contre sa peau nue lui arracha un frisson bienvenue. Chaque petit geste devait être utilisé pour rappeler à son corps qu’il était bel et bien vivant.

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9 oct. 2019, 06:37
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Morrigan se sentait coupable de lui avoir posé la question. Évidemment qu’il n’allait pas bien mais elle le faisait par attention et rien d’autre. L'homme fier qu’elle avait rencontré brièvement lors du nouvel an, n’était plus. Aujourd’hui elle faisait face à un prisonnier. Un homme dans une tenue grise rayée bleu. Les cheveux sales, les ongles noirs, le visage immaculant de sueurs avec une barbe extrêmement mal taillée. Quel choc de le voir ainsi, cela ne faisait pourtant que quelques mois qu’il était ici et il donnait l’impression d’y avoir passée plusieurs années. S’il ne sortait pas, il finirait fou et si jamais cela arrivait alors elle devra l’expliquer à son époux, cas qu’elle aimerait éviter.

-Garde, Laissez-nous.

L'homme cagoulé ne bougea pas d’un pouce, au lieu de ça il tourna sa tête en direction de Morrigan. Elle ne pouvait pas voir son visage mais elle devinait que celui-ci la dévisageait du regard. Bien sûr,’il n’avait pas confiance, une fois qu’on entre dans cette prison peu importe le titre que la personne avait, elle devenait un ou une suspecte potentielle. La prison était réputée pour y garder ses prisonniers jalousement alors il fallait imaginer à quel point c’était dur pour parvenir à y entrer pour faire une visite mais Morrigan avait réussi à entrer et tout ce qu’elle devait dire à Monsieur Sangblanc devait rester entre eux.

-Je suis en mission pour le Conseil Sorcier, je vous prie de ne pas interférez s’il vous plait. Finit-elle par dire en désignant le tournant du couloir a un peu plus au fond.

Le gardien émit un grognement et se retourna avec lourdeur en direction que Morrigan lui avait désignée. Au moins de là-bas il ne pourrait pas entendre ce qu’ils se disaient mais ils pouvaient tout de même la garder à l’œil. Ne quittant pas des yeux le garde d’Azkaban jusqu’à ce qu’il ait atteint sa position, Morrigan ne manqua pas de regarder ce qui se passait tout autour d’elle. Tout comme avant, les prisonniers criaient, pleuraient, gémissaient voire même chantaient dans leur folie. Les scènes auxquelles assistaient Harrison faisait froid dans le dos a un tel point qu’elle s’imagina pendant une micro seconde à leur place avant de chasser cette idée de sa tête. Non, elle ne finirait pas à Azkaban car elle avait su faire les bons choix jusqu’à maintenant…

Elle se rapprocha de la cellule de Dorian et déboutonna le haut de son long manteau noir pour laisser apparaitre sa bouche. Maintenant, il pouvait voir l’expression neutre de sa belle-fille. Elle n’était pas indifférente à sa situation bien au contraire, mais quand on voulait devenir garde noir, il fallait savoir tuer ses émotions en public pour ne laisser aucune place au doute. Le problème c’est qu’en tuant ses émotions, on en oublie comment les récupérer. Morrigan voulait pleurer mais elle n’y arrivait pas, ses sentiments ne lui donnaient pas la tristesse nécessaire pour la laisser verser une larme et ce, malgré la douleur vive qu’elle ressentait dans sa poitrine.

-Dorian...commença-t-elle dans un demi-sourire, je peux vous tenir au courant de ce qui se passe dehors si vous le souhaiter. Vous êtes mon beau-père et parce que c'est la moindre des choses que je puisse faire pour vous, je peux vous tenir au courant de ce qui se passe dehors...  Posez-moi des questions et j’y répondrai du mieux que je peux... Après, je vous donnerai la raison de ma visite. Morrigan inspira profondemment avant d'expirer tout le stress qu'elle avait en elle. Que voulez-vous savoir... ?

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10 oct. 2019, 23:51
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Sa tête blanche contre le mur froid de sa cellule, Dorian demeurait silencieux alors que Morrigan échangeait avec le geôlier. Il peinait à rester debout, voulait couler le long de la pierre et s’échouer au sol le temps d’un instant, un cours instant. Cela lui aurait fait un bien considérable, et pourtant, Dorian forçait ses muscles à le soutenir. Ses jambes tremblaient sous l’effort, mais il ne cédait pas. Sa mâchoire serrée, il écoutait, et observait l’enfant jouer à l’adulte. Elle était en mission pour le Conseil des Sorciers ? Dorian souriait, sans joie. Morrigan ne doutait de rien.

Un frisson parcouru l’échine du sorcier lorsqu’il sentir de longues pattes chatouiller sa nuque. L’araignée marcha le long de sa gorge, s’arrêta un court instant, puis revint au mur sans se préoccuper de l’homme. Il la suivit du regard un instant, jalousant sa facilité à se déplacer, avant de reposer son regard terne sur sa belle fille revenue à lui. Il ne pipa mot lorsqu’elle prit la liberté de l’appeler par son prénom, fermant même les yeux tant il était agréable d’entendre quelqu’un le prononcer. Ce n’était certes pas sa Renesmée et sa voix de velours, mais Dorian était prêt à faire un effort d’imagination ne serait-ce que pour sentir la caresse de ses mots à son oreille. Sa voix, c’était tout ce dont il parvenait à se souvenir d’elle. Son visage semblait s’être effacé de son esprit, ses traits qu’il avait autrefois connu par cœur s’étaient évanouis . Terrible chose que cela.

«  Des questions... » répéta Dorian d’une voix rauque. Il inspira longuement. C’était volontiers qu’il l’aurait envoyé paître avec sa sollicitude. Mais, il fallait se rendre à l’évidence, de nombreuses questions brûlaient ses lèvres. Comment la vie se déroulait-elle a l’extérieur ? Qui avait rejoint les rangs de Parkinson ? Est-ce que Poudlard était tombé ? Finalement, il n’en posa qu’une, la plus importante de toutes. «  Comment vont mes enfants ... et ma femme ? »

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12 oct. 2019, 23:26
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Ces enfants et sa femme ? Était-il vraiment sage de poser ce genre de question ? Bon après en tant que père et chef de famille il était tout à fait normal de vouloir des nouvelles des personnes qui lui comptaient le plus au monde. Le problème, c’est que les nouvelles n’allaient pas forcement dans le sens qu’il voudrait et Morrigan savait pertinemment qu’il aurait souhaitée juste entendre un « ils vont tous bien » Mais dire ça équivaudrait à lui mentir et la garde noire voulait à tout prix rester le plus sincère le plus possible. Cependant lui dire la vérité lui porterait un coup énorme au morale et Dorian avait déjà l’air bien assez faible comme ça. Morrigan faisait face a un dilemme. D’un côté mentir et rassurer le vieil homme, de l’autre lui dire la vérité et le plonger plus dans le désespoir.

-Comme promis je vais répondre à toutes vos questions,dit-elle en inspirant profondément avec une voix neutre. Votre femme est devenue la secrétaire personnelle de miss Parkinson…Par ailleurs, elle ne porte plus le nom de Sangblanc et a reprit son nom de jeune fille, Nerrah…Pour Thomas, il est devenu un manteau noir et est resté avec Rénésmée. Votre petite fille, Alice a fuit la maison et habite apparemment avec une famille de Ne-moldu mais continu d’aller à Poudlard, quant au dernier, Jacob…il est porté disparu… Je suis désolée …

Morrigan n’aurait jamais pensé que donner si peu d’information pouvait être aussi éprouvant. A chaque mot qu’elle avait prononcé un sentiment de malaise se faisait ressentir et devenait plus lourd au fil des secondes. Était-ce vraiment ça qui la rendait aussi mal à l’aise ou était-ce cet endroit corrompu qui trompait les sens de la garde noir ? Elle ne savait pas et comme toujours, elle ne voulait pas savoir. Tout ce qui lui importait c’était de tenir au courant monsieur Sangblanc de l’état de sa famille qui vivait en dehors.

Dans le couloir de la prison, Morrigan sentie ses doigts se geler, son souffle se rafraichir. Un vent glacé assez turbulent se faufila dans la prison, se faisant entendre par tout ce qui rencontraient son passage donnant l’impression qu’un monstre était en train de rugir dans toute la prison. Au vent froid qui lui caressait le visage et au bruit du vent, Morrigan se figea à son tour en regardant le long couloir sombre qui donnait accès à la sortie. Au fond de ce même couloir se trouvait une porte en bois massive. A travers de celle-ci la une main voilée et crochue passa à travers pour tourner la poigner de l’intérieur laissant finalement apparaitre un humanoïde voilée entièrement qui flottait lentement dans leur direction : Un detraqueur. La garde noire n’avait jamais rencontré de pareille créature auparavant et pour une première fois, Morrigan n’arrivait pas à détacher son regard du gardien d’Azkaban. Ce n’était donc pas un mensonge quand la légende disait que tout trace de joie disparaissait en leur présence.

La main sur la porte de la cellule de monsieur Sangblanc, Morrigan continuait de regarder la créature qui elle aussi semblait l’observer. Elle se rapprochait encore et encore jusqu’à finalement n’être qu’a quelques mètres de la garde noire. Il ne bougeait plus, il passait son regard de monsieur Sangblanc a celui de Morrigan qui avait des sueurs froides couler le long de son front.

-Un detraqueur…Murmura-t-elle, Mais que veut-il ? Morrigan se tourna de nouveaux vers monsieur Sangblanc. Est-ce que vous avez d’autre questions Monsieur Sangblanc ?

Renvoyée de Poudlard
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14 oct. 2019, 23:31
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Dorian écoutait silencieusement les mots que prononçaient la jeune femme. Il n’y avait aucune surprise : son épouse avait fait le meilleur choix pour exister dans ce nouveau monde, Thomas avait écouté les bons conseils de sa mère, Alice vivait sous la protection de Kenneth et Imogen, quant à Jacob ... le cœur du père se resserra dans sa poitrine. Disparu ? Que c’était-il passé ? Pourquoi n’était-il pas à son école de droit ? Malgré lui, Dorian se mit à envisager les pires scénarios, tous plus terribles les uns que les autres. Où était son garçon si gentil, si aimable, son garçon si doux qui ne désirait que rendre ce monde meilleur ?
Par Merlin, et si on le lui avait arraché ?
L’inquiétude grimpait en lui comme la glace paralysait un corps. Elle s’immisçait dans ses muscles et dans ses os, tétanisait le moindre soupçon de son être. Bientôt, Dorian ne sentir plus que la peur.

Une vive douleur dans sa main puis, le néant.

Tout était de nacre sous ses yeux d’argent. Quelques dorures sillonnaient ce ciel pâle, suivaient une ligne imposée qui venait mourir sans un coin, pour repartir vers le bas. Suivant cette ligne, Dorian devinait un plafond, puis des murs lorsque sont regard s’abaissa un peu. Étirant ses doigts engourdis, il rencontra le froid d’un sol blanc nervé de rose pâle. Du marbre, peut-être. Un grand lit à baldaquin dominait la pièce, ses voiles dansant au gré du vent qu’offrait la soirée.
Doucement, Dorian se releva du divan sur lequel il s’était réveillé. La chemise blanche qu’il portait était ouverte, la caresse du tissu le long de ses hanches lui arracha un frémissement. Alors, guide par un appel silencieux, Dorian marcha jusqu’au balcon, où flottait la longue traîne d’une robe ivoire. Une cascade de boucle blonde coulait le long de la soie, elle semblait ne jamais s’arrêter. Les épaules étaient dénudées, délicates, la lune se reflétait un peu sur sa peau.

«  Les astres jalousent ta beauté, mon aimée. Ne leur fait pas affront plus longtemps, et reviens moi. Ta chaleur me manque. »

Sans qu’elle n’eut à se retourner, Dorian devina son sourire. Il s’avança, jusqu’à pouvoir enlacer son épouse.

«  Hab ich die reine Seele ? »


Dorian referma les yeux un instant, inspirant et expirant lourdement. Le détraqueur n’était plus qu’à quelques mètres, il le sentait dans sa chaire. Ses ongles plantés dans sa paume, le sang coulait le long de ses phalanges. La douleur lui était salvatrice, devenue nécessaire pour ne jamais sombrer.

«  Dites moi ce que vous me voulez, et partez » murmura Dorian vers l’enfant. «  Ne restez pas plus que nécessaire, cela finira par vous desservir ... »

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29 oct. 2019, 20:03
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
-Me desservir ? Je suis ici en toute légalité Dorian, il ne m'arrivera rien. Je suis ici parce que je me suis battue pour pouvoir vous voir à Azkaban…

Le froid était devenu plus mordant que quelques secondes plus tôt. La température était si basse que la garde noire arrivait à voir la buée sortir de sa bouche sous forme de fumée disparaissant dans les airs quelques secondes après sa libération. Du coin de l’œil, Morrigan regarda le detraqueur en train flotter sur place juste à côté d’elle et essaya de repérer le moindre mouvement suspicieux de la créature. Le fait qu’elle ne l’avait déjà pas attaqué était la preuve qu’elle avait l’autorisation de se trouver dans la prison ce qui n’était sans doute pas le cas de Dorian Sangblanc qui devait sans aucun doute subir le baiser du detraqueur bien souvent.

Plus elle regardait le detraqueur et plus elle commençait à ressentir cette envie de partir de la prison. A l’intérieure d’elle-même, elle pouvait sentir tout sentiments positifs en train de se désintégrer pour finir par disparaitre ne laissant que souvenirs haineux et colère en guise de compagnons. Elle savait qu’elle allait devoir faire vite mais avec ce qu’elle allait demander, il était impossible pour elle de se dépêcher. Ce qu’elle allait faire pouvait paraitre comme de la haute trahison mais elle n’en avait que faire pour l’instant car il s’agissait de la sécurité sœur cette fois et qu’elle serait prête à tout pour qu’elle soit en sécurité que cela soit maintenant ou dans un futur.

-Dorian…Commença Morrigan un peu hésitante. Voilà ce que je vous propose… Votre liberté en échange de vos services pour le Conseil … Je tiens personnellement à votre libération, vous n’aurez plus à rester dans cette cellule à souffrir, vous pourrez retrouver votre fille, votre fils et votre fille pour qu’en échange vous servez Miss Parkinson… Morrigan marqua une pause avant de s’approcher des barreaux de la cellule de son beau-père. Je pense déjà connaitre votre réponse mais je vous en supplie, réfléchissez-y. Faites-le pour votre famille, vous retrouverez votre femme, Thomas et vous pourrez partir à la recherche d’Alice et Jacob tout ce que vous devez faire c’est de travailler avec nous, Dorian… Je me porterai garante de vous...

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4 nov. 2019, 10:02
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Les perles de sang s’échouaient sur le sol. Dorian les entendait s’écraser au sol avec une lenteur appréciable. Il se concentrait sur cette douleur qui irradiait à sa main , ne se procurait plus de la jeune femme près de lui. Le froid qui mordait ses chaires devenait plus hargneux au fil des secondes. Tenir, encore un peu. Le temps que l’immonde bête décharnée ne s’éloigne. Tenir, pour ne pas d’effondrer
Pour ne pas mourir.

De longs doigts vinrent s’enrouler autour de son poing blessé. Ils étaient chauds, comme les rayons d’un soleil printanier, réchauffaient sa peau gelée. Dorian ferma posa ses yeux sur les boucles blondes de son épouse, qui soulevait le poing sanguinolent de son époux à ses lèvres vermillon. Il les voyait distinctement, ces lèvres, celles la même qu’il avait embrassé de longues heures, qu’il réclamait dans les ombres comme un crève-la-faim.
Ses longues boucles blondes coulaient le long de son visage. Dorian aurait tant aimé apercevoir son regard, de plonger dans ses yeux clairs comme l’eau. Il en avait besoin.

« Dorian ... »

La chaleur quitta son poing qui retomba lourdement contre son flanc. Ses yeux se refermèrent, accueillant silencieusement le froid qui s’immisçait sous ses ongles. Seul la douleur qui s’endormait dans sa paume le maintenait debout.
La douleur, et les baisers de sa femme qui parcouraient sa nuque raide.

«  Entends-tu la proposition de notre belle-fille » murmura Renesmée, ses lèvres effleurant l’oreille de Dorian. «  Te soumettre à celle qui a fait de toi cette âme décharnée... Travailler pour ceux qui t’ont précipité dans cet enfer ... »

Ses mains quittèrent le corps froid de Dorian alors que celui ci rouvraient ses yeux ternes.

«  Vous me demandez... de travailler pour Ursula Parkinson ... cette femme sans honneur ... qui fait assassiner une mère et son enfant devant les yeux d’un père ... Êtes vous réellement venue me demander d’offrir mon allégeance.. à cette personne, Morrigan ? »

Avec difficulté, Dorian se détacha du mur pour venir s’accrocher aux barreaux de sa cellule, tapissant le métal de son sang. Il s’approcha, toujours un peu plus, jusqu’à ne plus rien voir d’autre que le visage enfantin de l’aînée des enfants Harrison. Elle n’était pourtant pas idiote, cette fillette.

«  Je préfèrerais mourrir plutôt que d’associer mon nom, mon sang, ma famille .. à un gouvernement aussi sale que celui d’Ursula Parkinson... je ne sais pas quelle folie vous a conduit à penser ... que je pourrais accepter une telle proposition... »

Chaque mot lui provoquait une douleur terrible, chaque respiration meurtrissait ses poumons. Et pourtant, il continuait.

« Mes enfants ... n’ont pas besoin ... que leur père roule leur nom, leur patrimoine ... dans la boue. Ne me confondez pas ... avec votre mère...  »

Dorian laissa aller son front contre les barreaux, étreint par l’épuisement. Il avait fourni trop d’effort en trop peu de temps.

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8 nov. 2019, 21:07
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Morrigan s’attendait à cette réponse, elle en était sûre a quatre-vingt-dix pour cent qu’il allait décliner l’offre de rejoindre Ursula. Quoi de plus normal venant de la part de l’ancien chef du bureau des Aurores qui avait refusée de collaborer et avait été jetée en prison comme un malpropre. Cependant, l’homme fit mention de quelque chose que ne plus guère a la garde noire qui sentit la colère monter comme un pic en elle. D’après lui, il n’allait pas trainer le nom de sa famille dans la boue comme l’avait fait sa mère.

Ces mots résonnèrent dans la tête de la jeune femme qui recula d’un pas et leva la tête pour inspirer un coup cet air glaciale qui planait dans les airs.  Il ne fallait pas céder à la colère, c’était bien la pire chose à faire mais elle ne s’attendait pas à ce que son sang-froid soit mise à aussi rude épreuve. Mais il fallait comprendre le chef de famille, il était resté fidèle a lui-même et avait préférée la prison tandis que les parents Harrison eux avait acceptée de collaborer pour le bien de leurs enfants. Calme de nouveau, Morrigan se réavança d’un pas et s’appuya contre la porte de la cellule en essayant de regarder tout autour d’elle avant de s’adresser à son beau-père avec un regard désolée et un sourire gêné.

-Ma mère a fait ce qu’il fallait pour la sécurité de notre famille. Contrairement à la nôtre, votre famille est en train de se disloquer, la mienne est entière et souder et c’est ce que je veux pour vous aussi Dorian. Vous comptez pour moi, Dorian. Plus que vous ne pouvez le pensez. Tout ça je le fais pour vous…Si vous refusez alors j’aimerai alors conclure un marché avec vous…

L’air se faisait encore plus froid et les paroles de Morrigan commençaient doucement à faire écho dans les couloirs de la prison accompagné du vent terrible que provoquait la tempête dehors avec la pluie. Dans la prison, la garde noire, aperçu le père Sangblanc s’approcher à son tour de la grille pour s’écraser contre celle-ci. Il était tors nue, crasseux, ses cheveux étaient passée de blanc a Gris et le pantalon qu’il portait avait l’air de se décolorer avec le temps. Harrison pensait que les conditions de vies étaient atroces mais elle ne s’imaginait pas que ça allait aussi loin. Torse nue ? Par un froid pareil ? Etonnant qu’il ne soit pas tomber malade et mort d’une bronchite. Plus elle le regardait et plus elle avait envie de voir son beau-père sortir. Ce n’était pas une façon de traiter les prisonniers, il n’était pas Ne-moldu et donc ne méritait pas ce genre de traitement.

Le voyant se vider de ses forces, elle posa un genou a terre pour essayer de lui faire faire le moins d’effort possible avant de reprendre la conversation avec lui d’une voix douce.

-Je sais que vous ne me portez pas dans votre cœur, ni moi ni ma famille…Mais j’aimerai vous demandez un service qui pourrait passer pour de la haute trahison…Si le Conseil Sorcier tombe, alors je finirai soit morte soit à Azkaban… Morrigan avala difficilement sa salive en réalisant ce qu’elle venait de dire. Cependant je ne veux pas que ma petite sœur soit victime de chose dont elle n’a jamais pris part…Je vous le demande en tant que belle-fille…S’il vous plait…Si le Conseil Sorcier venait à tomber…Prenez Carry avec vous et protegez la… Penser à l’échec du Conseil était en effet considérée comme de la trahison mais Morrigan s’en fichait, sa priorité c’était la vie de sa petite sœur et rien d’autre. 


-Je sais que votre femme déteste Alice et je sais que si votre fille se fait attraper, ils l’utiliseront surement pour faire pression sur vous et Rénésmée ne bougera un doigt pour elle…Si vous me promettez de prendre soin de Carry…Je vous promet que je me battrai pour la sécurité de votre fille si elle se retrouve entre les mains du conseil… Peu importe sous quelle forme… Elle sera toujours en sécurité et je ferai tout pour la faire liberer… Je vous en prie…réfléchissez… Tout ce que je veux…C’est que Carry ait un futur… En echange je vous promet qu'Alice ne craindra plus rien...

Renvoyée de Poudlard
5ème Année RP (2047-2048)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve

12 nov. 2019, 10:52
Les Negociations  Azkaban   Alice Sangblanc 
Dorian ne voyait plus, n’entendait plus, ne sentait plus. Seul le froid, de sa cruelle caresse, parvenait à le garder éveiller. Les abysses l’appelaient, il ressentait leurs murmures.
L’enfant, que disait-elle ? Que diable disait-elle? Dorian ne parvenait plus à relever la tête pour tenter de lire sur ses lèvres. Respirer, seulement respirer, était une torture. Fallait-il s’en infliger une seconde pour quelques bribes de paroles prononcés par une bouche manipulée ?

« Ses mots ne sont que poison. Elle ose parler du déclin de notre famille comme si elle nous comprenait, elle qui se repaît de notre chagrin. »

Sa voix s’éteint avec le fracas de la pluie contre les murs de la prison. Morrigan était-elle vraiment venue pour seulement changer des banalités et faire des propositions idiotes ? Peut-être avait-il placé trop d’espérance sur cette fillette, ce ne serait pas la première fois qu’il se méprenait sur une conquête de son fils ainé.

« Te souviens-tu de la petite asiatique que notre fils a eu le bon goût de nous présenter, il y a quelques années ? La pauvrette était incapable de prononcer le moindre mot en anglais, et pourtant Thomas nous vantait son intelligence. Comment s’appelait-elle, déjà ? »

Hua Yao. Pourquoi était-ce toujours si facile de se souvenir du nom des petites amies de son fils ? Pourquoi y accordait-il toujours une telle importance ?
Pourquoi pensait-il toujours que chaque fille présentée serait la dernière ? Ce n’était pourtant pas le cas avec Morrigan. Il sentait qu’elle ne serait qu’un passage dans la vie de son fils. Du moins, il l’espérait. Oh oui, il l’espérait si fort.

L’héritière Harrison s’abaissa pour être à sa hauteur. Elle parlait d’une voix doucereuse, attirait l’attention de Dorian par quelques mots. Un service, de la haute trahison ... Les yeux d’argent du français s’ouvrirent enfin pour se poser sur Morrigan. Il l’écouterait sans avoir besoin de l’assistance de sa femme, cette fois.

Et Dorian ne regretta pas une seule seconde d’avoir écouté. Des promesses. L’enfant voulait faire des promesses. Une protection mutuelle, un échange. Morrigan demandait la protection de sa sœur, contre celle d’Alice. Dorian inspira profondément alors qu’une vague de colère s’immisçait en lui. «  En échange je vous promet qu'Alice ne craindra plus rien... »

Les longs doigts de Dorian glissèrent à travers les barreaux pour venir épouser la nuque de l’anglaise. Il approcha son visage de la porte jusqu’à coller ses pommettes contre elles. Ils étaient proche l’un de l’autre, si proche que sa respiration se mêlait à celle de la jeune fille.

«  Morrigan... Alice est votre famille, vous devriez la protéger sans avoir à passer le moindre accord avec moi ... Si votre famille tombe, je n’ai nullement besoin... que l’on me propose un quelconque pacte ou que sais je... pour prendre soin d’une innocente ... »

Il caressait lentement la peau de Morrigan. Un simple geste, qui pourtant provoquait en lui une sensation qu’il avait cru oublier. Sentir la peau d’une femme sous ses doigts était vivifiant.
Douloureusement, Dorian releva la tête, abaissa celle de l’enfant, et vint déposer un baiser sur son front.

«  A présent... que les choses sont claires entre nous, Morrigan... » murmura Dorian contre sa peau. «  Partez... dites à ma femme à quel point je l’aime... et à mon fils ... de veiller sur sa sœur... »

Ses lèvres se détachèrent de Morrigan, sa tête glissant lentement sur le côté de son corps. C’était trop à présent, trop qu’il ne puisse supporter. Il lui fallait se reposer. Quelques heures ... Se laisser aller dans les bras tendre de son épouse...

«  Das Leben ist schwer, mein Liebling...Ich wurde es mögen, wenn es einfacher wär... »

Cinquième année RP - 741B47
Étudiante à Beauxbâtons depuis Janvier 2046
Fondatrice du MERLIN