Les Cartes d'amitié
Le 28 Juin 2044,
Emelyne n'avait pas oublier, loin de là, les événements qui ont eu lieux à Poudlard avec Lupus Malefoy et son faux-père... Elle avait réfléchit longtemps avant de trouver une solution potable à ce problème. Elle voulait donner des cartes secrètes à ses amis les plus proches. Des cartes qui permettraient de vérifier leur véritable identité et que les autres ne pourraient pas découvrir et utiliser facilement. Elle avait donc fabriquer les cartes. Mais en tant que jeune sorcière, elle ne maîtrisait pas assez bien la magie pour pouvoir faire la suite de son plan. Elle avait donc décider d'en parler avec son père, sans lui dire exactement tout, mais en lui expliquant l'affaire Malefoy, elle était certaine d'obtenir de lui ce qu'elle ne pouvait pas faire elle-même : enchanter les cartes.
Elle prit donc sa petite vingtaine de cartes d'amitié et descendit pour aller voir son père dans son bureau. Elle passa devant la chambre des jumeaux qui étaient en train de jouer ensemble avec un jeu de bataille-explosive. Pas forcément de la bonne manière, mais bon... Au moins, ils ne viendraient pas l'embêter, trop occupés à faire des bêtises. Elle allait frapper à la porte du bureau quand elle entendit la voix de sa mère :
- Tu as eu des nouvelles de tes collègues du Ministère ? Comment ça se passe, en ville ? Sommes-nous réellement en sécurité, ici, loin de tout ?
Elle fit une pause et seul le son de ses pas se fit entendre. Emelyne comprit alors qu'elle s'avançait un peu plus du bureau : son père devait être assit dans son fauteuil, en train de réfléchir, l'air grave, elle en était presque certaine. Il faisait souvent ça.
- Connor... Ne devrions-nous pas déménager ? Les enfants seront peut-être plus à l'abris si nous allions ailleurs, non ?
- Non, tu sais bien que ça ne changera rien Anya... Parkinson est désormais à la tête du pays... Nous ne pouvons absolument rien faire pour l'instant et nous ne seront nulle part en sécurité. Ne pas bouger et rester calme est la meilleure sécurité. Tant que nous ne sommes pas une menace, Parkinson et ses sbires ne nous feront rien.
- Sauf que je te connais Connor... Tu ne peut pas ne rien faire face à ces horreurs. Tu vas vouloir agir. Moi-même, si il n'y avait pas les enfants, tu sait bien que je serait la première à me battre contre le régime de Parkinson ! Mais nous sommes parents Connor ! Ne l'oublie pas, je t'en pris. Ne prends pas de risques en vain. Penses uniquement à ta famille : tu dois protéger tes enfants avant toute autre personne.
- Je le sais, je le sais... C'est pourquoi j'ai penser que peut-être... Je devrais partir. Justement pour vous protéger tous. Partir sans vous dire où, et agir dans l'ombre... Les Ogilvy ont quittés également le Ministère et je ne serait pas étonner qu'il entre en résistance...
- Connor... Ne le fais pas. Tu sais très bien que ça ne changera rien ! Nous seront exposer à la minute où tu nous quitteras ! Et puis je te rappelle que c'est moi qui doit travailler désormais, comme tu as décidé de quitter ton travail, ce que je ne te reproche absolument pas, mais... Si tu pars, et si je travaille, qui s'occupera des garçons et de Ruby ? Tu y a penser ?
- Emelyne... Emelyne aussi. Je sais bien... C'est bien pour ça que ce n'est encore qu'une hypothèse.
- Emelyne est plus grande, tu sais bien qu'elle trouve toujours le moyen de se débrouillée, je m'inquiète moins pour elle, car c'est une grande fille.
- Mais elle reste ta fille et une enfant de douze ans seulement, ne l'oublie pas. On en a déjà parler Anya, mais tu te repose trop sur le fait que ta fille sait se débrouillée seule. Elle a quand même besoin de toi et de moi.
- Je le sais, je le sais... Et tu sais que les garçons et Ruby...
- Te demande plus d'attention car plus aptes à faire n'importe quoi, je le sais bien. Mais ce n'est pas une raison pour l'oublier Anya : Emelyne reste une enfant qui a besoin de ses parents.
- Je ne l'oublie pas Connor ! Je le sais plus que quiconque ! Tu crois que je ne sait pas lire dans les yeux de ma propre fille ?! Je vois combien elle me déteste chaque fois que je la regarde ! Je vois combien je la blesse sans cesse ! Mais ne crois pas que moi non plus, je ne suis pas blesser ! Dois-je te rappeler ce qu'il s'est passer l'hiver dernier ?!
La voix de sa mère est tremblante et elle a élever le ton. Emelyne comprit immédiatement qu'elle pleurait et était en colère. Et elle comprit aussi que ses lettres avait réellement fait du mal et brisé tout espoir de réconciliation entre-elles.
- Anya, calme-toi. Je le sais très bien... Mais peut-être que si nous le lui avions dit au bon moment...
- Quel bon moment ? Y'en a-t-il un dans ce genre de situation ? J'ai fait ce qu'une mère doit faire : je l'ai protéger du mieux que j'ai pu ! Je ne voulais pas qu'elle pense que c'était de sa faute ! Qu'elle pense qu'allez à Poudlard en était la raison ! Sa place est dans cette école, Connor, elle y apprendra la magie et deviendra une merveilleuse sorcière. La meilleure. Tu pense que lui annoncer, dès son arrivée à Poudlard, lui aurait permit d'apprécier Poudlard à sa juste valeur et de lui donner l'envie d'y rester ? Je ne crois pas... Elle aurait haït l'école et aurait faire de son mieux pour en partir. Je l'ai protéger de mon mieux. C'était le mieux à faire. De la même façon que tu ne lui as pas...
- Chut ! ... Elle est derrière la porte. Emelyne, entre, veux-tu.
Emelyne grimaça et ouvrit la porte. Elle baissa les yeux au sol et se justifia :
- Je ne voulait pas écouter votre conversation... J'était venue demander quelque chose à papa... Je suis désolée. Je... Je peux revenir plus tard, ce sera sans doute mieux.
- Non, demande-moi.
Emelyne jeta un coup d’œil en direction de sa mère, avant de fuir son regard. Celle-ci, visiblement agacée par l'attitude de sa fille, sortie de la pièce en disant à son mari :
- On en reparlera Connor.
Connor hocha la tête et Anya quitta la pièce, se dirigeant vers la chambre de sa cadette.
- Assiet-toi donc, ma fille. Que voulait-tu demander à ton cher papa ?
- Je... En fait, à Poudlard, il y a eu un incident impliquant la famille Malefoy. Tu es sans doute déjà au courant ?
- En effet... Continue.
- J'ai penser, que je n'aimerais pas du tout me retrouver dans la même situation, avec mes amis...
Emelyne déposa les cartes d'amitié sur le bureau, face à son père.
- J'aimerais que mes amis et moi, on ai un moyen secret de se reconnaître entre-nous. Je voulais créer comme des sorte de carte invisible aux yeux des autres, sauf de nous... Qui puisse permettre de nous prouver nos identités en cas de doute. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire...
- Parfaitement bien oui... Ce n'est pas une mauvaise idée. Je dirait même que c'est une idée brillante, et une sécurité supplémentaire bienvenue. Tu es une brillante sorcière, ma fille. Brillante...
Connor se leva de son fauteuil, arborant un air fier. Il sortit sa baguette et lança plusieurs sort qu'Emelyne ne reconnut pas du tout et aurait été bien incapable de reproduire. Les cartes brillèrent un court instant à la suite des sorts qu'elles avaient subit, avant de reprendre leur forme tout à fait banal. Son père en saisit une rapidement et en tendit une autre à sa fille. Puis il lui expliqua :
- Les gens qui ne détiennent pas ses cartes les oublieront au bout de dix minutes. Seuls ceux qui en possède une, comme nous actuellement, s'en souviendrons et sauront, une fois que tu leur aura expliquer, comment elle fonctionne. Ainsi, si jamais quelqu'un de malfaisant viendrait à les avoir entre les mains, tu aura un autre moyen de savoir qu'il n'est pas censé en avoir une : car seul ceux qui sont informer de leur fonctionnement sauront de quoi il s'agit réellement. Je vois que tu en as une belle quantité... Tu as tant d'amis que ça ?
- Non... Certaine sont pour toi et maman... Vous devrez les garder toujours sur vous, d'accord ? Comme ça, si jamais on se voit en dehors de la maison, je saurait que vous êtes bien mes parents et pas un imposteur, d'accord ?
Connor s'approcha d'elle et lui ébouriffa les cheveux.
- Je te le promets. Je suis très fier de toi, Emelyne. Tu le sais, n'est-ce pas ?
- Oui papa. Je le sais. Et je sais aussi que vous m'aimez beaucoup... Je sis vraiment désolée d'être une mauvaise fille. Je ne voulais pas faire de peine à maman, tu sais ?
Connor regarda sa fille droit dans les yeux, s'accroupit à sa hauteur et lui dit :
- Tu es très loin d'être une mauvaise fille Emelyne Diane O'Brien. Tu es la plus gentille et la plus mature des petite fille de ce monde et je t'assure que ta maman ne t'en veut pas autant qu'elle s'en veut à elle-même de pas avoir su te protéger et te soutenir de la perte de ton amie. Elle est en colère contre elle-même. Car elle sait que tu a eu très mal à cause d'elle.
- Mais ce n'était pas de sa faute pourtant... Et je l'ai blâmer pour ça.
- Tu avait mal et tu était très triste, ce n'est pas vraiment de ta faute. Ta maman le sait très bien. Mais tout comme toi, elle est très têtue et fière. Aucune de vous n'ose faire le première pas vers l'autre... Il vous faut plus de temps. Laisse le temps agir Emelyne, et tu verra : tout s'arrangera.
Emelyne hoche la tête, se lève, fait un câlin et un bisou à son père. Elle récupère ses cartes d'amitié, en laissant deux à son père, et se prépara à sortir du bureau.
- Une seconde petite chipie... A mon tour de te demander quelque chose.
Emelyne se retourne, un peu étonnée.
- Oui ?
- Qu'as-tu entendu exactement ?
- Entendu ?
- De la conversation entre ta mère et moi ?
Emelyne n'aimait pas mentir, mais là, elle n'avait pas le choix :
- Pas grand chose... Juste que maman disait qu'elle avait faits de son mieux pour me proteger et que c'était le mieux à faire.
Connor arqua un sourcil, mais avant qu'il puisse ajouter quoi que ce soit, Emelyne s'enfuit hors de la pièce. Il n'était pas dupe du tout : sa fille avait tout entendu, et elle avait encore du travail à faire pour mieux dissimuler ses mensonges. La mère et la fille se ressemblaient à un point... Cela fit naître un sourire sur les lèvres de Connor, qui secoua la tête avant de retourner à ses occupations.
6ème Année RP - Vive Gryffondor ! - JFF
Ma volière est ouverte 
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !
Garde le sourire, c'est ta meilleure arme !