Frohe Weihnachten
Le départ
Le voyage n’avait pas été des plus simples à organiser, mais grâce au poste d’émissaire de la Citadelle de Magnus la chose avait été rendu possible. Aliosus n’avait pas connaissance de tous les détails, mais il avait fallu s’adresser à la Tour du Trafic de la Citadelle, à Godric’s Hollow. Le formulaire à remplir auprès du Service de Régulation des Voyages à l’Étranger avait été une formalité pour Nerrah père, de part son poste nécessitant de nombreux aller-retour à l’étrangers, il était un des habitués du bureau. En revanche, ni Willow ni Aliosus n’avaient échappé au sévère contrôle qui concernait toute personne voulant quitter le territoire. Pièces d’identités, certificats de statut de sang et même une enquête de proximité afin de se prémunir de tout risque de fuite d’un éventuel opposant au régime de Parkinson. Aliosus eut donc le loisir de contempler le premier palier froid et austère de la Citadelle, emplacement ironique pour la “Tour” du Trafic.
Lorsque tout fut en règle et que la famille Nerrah fut en droit de quitter le territoire de Grande Bretagne, Magnus, Willow et Aliosus passèrent d’abord par le réseau sécurisé de cheminées de la Citadelle. Magnus connaissait bien le directeur de l’Office de régulation des trajets en cheminée et cela leur permit de passer directement de Tipp à Godric’s Hollow grâce à une “Autorisation exceptionnelle d’utilisation de cheminée privée” qui concernait spécifiquement “la cheminée à haut manteau de tuf de la salle à manger de la résidence principale de monsieur Nerrah Magnus et Nerrah (née Craobhaigh) Willow”. Mais ce n’était qu’une partie du voyage.
De Godric’s Hollow, la famille avait dû se rendre à Norwich, environ deux cents kilomètres à parcourir en voiture banalisée de la Citadelle. Anciennement voitures du Ministère de la Magie, elles avaient été peu utilisées jusqu’aux événements de Sainte Mangouste, après quoi elles étaient préférées pour les trajets des membres du gouvernement au détriment des balais afin de ne pas risquer un repérage par des sources moldues. C’est donc dans un intérieur spacieux, car agrandi par la magie, et confortable qu’Aliosus se reposa, sur le conseil de sa mère.
“Croyez-moi mon enfant, il vaut mieux que vous soyez en forme pour la suite.”
Arrivés à Norwich, la dernière étape administrative à laquelle se soumettre fut un questionnaire redoutable de la Brigade de contrôle des frontières portant sur des détails de leurs précédentes déclarations auprès du SRVE et de rédactions manuscrites. L’ensemble, comparés aux documents conservés par les services administratifs, devait exclure tout risque d’usurpation d'identité. Puis ce fut les habituels sortilèges de révélation et enfin une mise en attente réglementaire de deux heures afin de s’assurer de la fin des effets d’une éventuelle potion de polynectar.
La montée sur les balais fut un soulagement pour le garçon qui avait depuis longtemps fini son roman et commençait à trouver le temps si long qu’il en perdait sa contenance pourtant si chère aux yeux de son père. Correctement emmitouflé dans un manteau épais, ce fut avec Willow qu’il grimpa, Magnus préférant être seul dans le cas où une déconvenue adviendrait pendant le vol.
Le plan de vol validé auprès du SRVE longeait la côte des Pays-Bas pendant plusieurs centaines de kilomètres. Il avait été convenu de limiter au strict nécessaire le survol de terres, aussi les conditions n’étaient pas idéales. Aliosus gelait littéralement sous les effets combinés de l’humidité marine et du froid de l’altitude. Lorsque Willow s’en rendu compte, elle murmura un sort qu’Aliosus ne connaissait pas avant qu’il ne sente une douce chaleur réconfortante envahir sa poitrine et se propager jusqu’à ses extrémités.
Finissant par s’endormir, malgré les conditions, il ne vit pas la fin du trajet à balai qui les amena dans une localité dont il apprendrait le nom seulement quand son père l’évoquera au dîner : Friedrichskoog. C’était une terre étrange, avec des marais salants à perte de vue. Le soleil était en train de se coucher et son aura rouge sang illumina pendant quelques minutes le scintillement de la mer du Nord. Il fut tiré de sa contemplation par une voix grave et inconnue.
“Sie sind zu spät, Bruder.”
RP garantis 0% IA et 100% humain
Le voyage n’avait pas été des plus simples à organiser, mais grâce au poste d’émissaire de la Citadelle de Magnus la chose avait été rendu possible. Aliosus n’avait pas connaissance de tous les détails, mais il avait fallu s’adresser à la Tour du Trafic de la Citadelle, à Godric’s Hollow. Le formulaire à remplir auprès du Service de Régulation des Voyages à l’Étranger avait été une formalité pour Nerrah père, de part son poste nécessitant de nombreux aller-retour à l’étrangers, il était un des habitués du bureau. En revanche, ni Willow ni Aliosus n’avaient échappé au sévère contrôle qui concernait toute personne voulant quitter le territoire. Pièces d’identités, certificats de statut de sang et même une enquête de proximité afin de se prémunir de tout risque de fuite d’un éventuel opposant au régime de Parkinson. Aliosus eut donc le loisir de contempler le premier palier froid et austère de la Citadelle, emplacement ironique pour la “Tour” du Trafic.
Lorsque tout fut en règle et que la famille Nerrah fut en droit de quitter le territoire de Grande Bretagne, Magnus, Willow et Aliosus passèrent d’abord par le réseau sécurisé de cheminées de la Citadelle. Magnus connaissait bien le directeur de l’Office de régulation des trajets en cheminée et cela leur permit de passer directement de Tipp à Godric’s Hollow grâce à une “Autorisation exceptionnelle d’utilisation de cheminée privée” qui concernait spécifiquement “la cheminée à haut manteau de tuf de la salle à manger de la résidence principale de monsieur Nerrah Magnus et Nerrah (née Craobhaigh) Willow”. Mais ce n’était qu’une partie du voyage.
De Godric’s Hollow, la famille avait dû se rendre à Norwich, environ deux cents kilomètres à parcourir en voiture banalisée de la Citadelle. Anciennement voitures du Ministère de la Magie, elles avaient été peu utilisées jusqu’aux événements de Sainte Mangouste, après quoi elles étaient préférées pour les trajets des membres du gouvernement au détriment des balais afin de ne pas risquer un repérage par des sources moldues. C’est donc dans un intérieur spacieux, car agrandi par la magie, et confortable qu’Aliosus se reposa, sur le conseil de sa mère.
“Croyez-moi mon enfant, il vaut mieux que vous soyez en forme pour la suite.”
Arrivés à Norwich, la dernière étape administrative à laquelle se soumettre fut un questionnaire redoutable de la Brigade de contrôle des frontières portant sur des détails de leurs précédentes déclarations auprès du SRVE et de rédactions manuscrites. L’ensemble, comparés aux documents conservés par les services administratifs, devait exclure tout risque d’usurpation d'identité. Puis ce fut les habituels sortilèges de révélation et enfin une mise en attente réglementaire de deux heures afin de s’assurer de la fin des effets d’une éventuelle potion de polynectar.
La montée sur les balais fut un soulagement pour le garçon qui avait depuis longtemps fini son roman et commençait à trouver le temps si long qu’il en perdait sa contenance pourtant si chère aux yeux de son père. Correctement emmitouflé dans un manteau épais, ce fut avec Willow qu’il grimpa, Magnus préférant être seul dans le cas où une déconvenue adviendrait pendant le vol.
Le plan de vol validé auprès du SRVE longeait la côte des Pays-Bas pendant plusieurs centaines de kilomètres. Il avait été convenu de limiter au strict nécessaire le survol de terres, aussi les conditions n’étaient pas idéales. Aliosus gelait littéralement sous les effets combinés de l’humidité marine et du froid de l’altitude. Lorsque Willow s’en rendu compte, elle murmura un sort qu’Aliosus ne connaissait pas avant qu’il ne sente une douce chaleur réconfortante envahir sa poitrine et se propager jusqu’à ses extrémités.
Finissant par s’endormir, malgré les conditions, il ne vit pas la fin du trajet à balai qui les amena dans une localité dont il apprendrait le nom seulement quand son père l’évoquera au dîner : Friedrichskoog. C’était une terre étrange, avec des marais salants à perte de vue. Le soleil était en train de se coucher et son aura rouge sang illumina pendant quelques minutes le scintillement de la mer du Nord. Il fut tiré de sa contemplation par une voix grave et inconnue.
“Sie sind zu spät, Bruder.”
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