Vérité !
PV avec @Joanne Taylor

Mercredi 19 Avril 2045, dans la nuit
Dortoir de Poufsouffle
Mort.
Tu te réveils en sursaut.
Ta respiration est plus rapide que la normale.
Affolée, tu regardes autour de toi.
Il fait nuit. Pourtant, tu arrives à reconnaitre ton dortoir.
La respiration calme et régulière de tes camarades t'aide à revenir à la réalité.
Tu inspires.
Tu expires.
Tu essayes de calmer la vitesse de ton cœur.
Devant tes yeux, le visage de ton grand-père, dénudé de vie.
Tu as beau fermer les yeux, te les frotter, il reste gravé dans ta pupille.
Tu as trop chaud.
Il fait nuit, le couvre-feu est bien dépassé, mais tu décides de sortir dehors.
Tu enfiles un sweat sur le tee-shirt qui te sert de haut de pyjama et garde ton leggings en bas. Tu lasses rapidement tes baskets en essayant de faire le moins de bruit possible.
Tu as réalisé ces mouvements avec des gestes qui ne paraissent pas vivants. Juste un automatisme qui, tu l'espères, va te permettre d'aller mieux.
Sans vie tu sors de ton dortoir pour rejoindre la salle commune.
Elle est vide.
Tu n'as aucune idée de l'heure mais il doit être tard pour que personne ne soit encore ici.
Alors, tu sors.
Dans les couloirs de Poudlard
Tu marches.
Tu n'as aucun but mais tu marches.
Seul le silence remonte à tes oreilles.
Le silence ? Pas tout a fais.
Il y a aussi le bruit lointain du vent dans les feuilles des arbres du parc, le hululement des chouettes... Alors que tout le monde dort, des animaux vivent. Il y a aussi le léger bruit de tes chaussures sur le sol du couloir.
Tu marches.
Les larmes coulent sur tes joues. Elles tombes sans bruit sur le sol.
Tu n'en peux plus.
La mort de ton grand-père est trop compliquée à supporter.
Pourquoi c'est-il arrivé à toi ? Tu ne sais pas. C'est comme ça.
Tes jambes lâchent alors.
Elles ne supportent plus ton poids. Celui de tes soucis.
Tu t’écroules donc dans un coin.
Tu sens le froid de la pierre contre ton leggings.
Pourtant, tu n'y fais rien.
Tu veux justes pleurer.
Pleurer toutes les larmes de ton corps.
Dernière modification par Julie Jing le 10 mai 2020, 18:19, modifié 2 fois.
Vérité !
Une nouvelle fois, Joanne scrutait les couloirs de Poudlard la nuit. L’avantage de ses rondes nocturnes, c’est qu’elle ne dormait pas. Et moins elle dormait, plus elle échappait aux cauchemars qui la réveillait hurlante et en sueur. Alors certes, elle croisait beaucoup trop souvent des adolescents en mal de sensation qui perturbaient leurs propres sommeils pour connaître la sensation grisante de violer le couvre-feu et les différents règlements de Poudlard. A ceux-là, Joanne réservait souvent un accueil un peu glacial et une retenue mémorable. Histoire que les élèves aient davantage peur de la retenue que l’envie de braver les interdits pour ressentir le petit frisson d’extase lié à l’adrénaline.
Quoiqu’il en soit, c’était une de ses nuits là où Joanne avait préféré garder les yeux ouverts et où elle déambulait dans les dédales de Poudlard, à la recherche des récalcitrants qui feraient la bêtise de sortir. En tournant dans un couloir, elle entendit un léger bruit. Comme de légers pleurs qui semblaient venir jusqu’aux oreilles de l’enseignante. Un nouveau virage et finalement, elle découvrit l’origine de ces faibles sanglots. Une élève était à même le sol, semblant pleurer toutes les larmes de son corps frêle.
Intérieurement, Joanne ronchonnait déjà. Pourtant la position de l’enfant ne semblait pas indiquer une quelconque envie d’adrénaline ou de bêtises nocturnes. C’est sans doute pour cela que la trentenaire s’exprima doucement, demandant à voix haute « Je peux savoir ce que vous faites ici en pleine nuit ? ». La voix était doucereuse bien sûr mais il n’empêche que c’était aussi une violation du couvre-feu alors Joanne devait forcément garder un certain cap. A voir ce que répondrait l’adolescente.
Quoiqu’il en soit, c’était une de ses nuits là où Joanne avait préféré garder les yeux ouverts et où elle déambulait dans les dédales de Poudlard, à la recherche des récalcitrants qui feraient la bêtise de sortir. En tournant dans un couloir, elle entendit un léger bruit. Comme de légers pleurs qui semblaient venir jusqu’aux oreilles de l’enseignante. Un nouveau virage et finalement, elle découvrit l’origine de ces faibles sanglots. Une élève était à même le sol, semblant pleurer toutes les larmes de son corps frêle.
Intérieurement, Joanne ronchonnait déjà. Pourtant la position de l’enfant ne semblait pas indiquer une quelconque envie d’adrénaline ou de bêtises nocturnes. C’est sans doute pour cela que la trentenaire s’exprima doucement, demandant à voix haute « Je peux savoir ce que vous faites ici en pleine nuit ? ». La voix était doucereuse bien sûr mais il n’empêche que c’était aussi une violation du couvre-feu alors Joanne devait forcément garder un certain cap. A voir ce que répondrait l’adolescente.
Vérité !
Pleurer.
Toutes tes larmes.
Pleurer.
Pour toujours.
Pleurer.
Encore et encore.
Pleurer.
Tous ce que tu souhaites faire c'est que ça s'arrête.
*Pourquoi est-il mort ? Te demandes-tu.
Tu aimerais avoir une réponse. La réponse.
Pourtant, c'est le néant.
C'est comme ça et puis c'est tout.
Tu entends alors un bruit.
Lointains mais présent.
Des bruits de pas.
Un professeur. Ou un préfet.
Tu pourrais fuir. Mais tu ne le fais pas.
Tu pourrais te cacher. Mais là non plus.
Tu n'en a pas la force.
Alors, tu attends.
Tu attends que cette personne arrive jusqu'à toi.
Tu attends le sermon.
Tu attends les reproches.
Tu attends la punition.
Les pas se sont bien rapprochés.
Et là, le moment arrive.
- Je peux savoir ce que vous faites ici en pleine nuit ?
Tu es étonnée.
Tu t’attendais à une voix dure. Pourtant celle-ci était assez douce. Ferme mais douce.
Alors, tu hésites.
Lever la tête ? Ou pas ?
Tu décides finalement de la relever. C'est préférable pour toi.
Devant toi ce trouve une femme.
Elle a des cheveux noirs. Ils te rappellent un peu les tiens.
Tu as du mal à discerner la couleur de ses yeux.
Tu ne l'as jamais eu en cours.
Elle te semble pourtant être une professeur.
Probablement une matière que tu n'as pas encore
Alors, ça question te traverse l'esprit.
Tu ne vas pas rester ici à rien faire.
Il te faut répondre.
* Mais quoi ?* Te demandes-tu.
Tu ne sais pas.
- Je... Commences-tu. J-Je...
Tu n'arrives pas à aller plus loin.
La peur peut-être.
Tu ne sais pas mais c'est comme ça.
Tu n'y arrives pas.
Toutes tes larmes.
Pleurer.
Pour toujours.
Pleurer.
Encore et encore.
Pleurer.
Tous ce que tu souhaites faire c'est que ça s'arrête.
*Pourquoi est-il mort ? Te demandes-tu.
Tu aimerais avoir une réponse. La réponse.
Pourtant, c'est le néant.
C'est comme ça et puis c'est tout.
Tu entends alors un bruit.
Lointains mais présent.
Des bruits de pas.
Un professeur. Ou un préfet.
Tu pourrais fuir. Mais tu ne le fais pas.
Tu pourrais te cacher. Mais là non plus.
Tu n'en a pas la force.
Alors, tu attends.
Tu attends que cette personne arrive jusqu'à toi.
Tu attends le sermon.
Tu attends les reproches.
Tu attends la punition.
Les pas se sont bien rapprochés.
Et là, le moment arrive.
- Je peux savoir ce que vous faites ici en pleine nuit ?
Tu es étonnée.
Tu t’attendais à une voix dure. Pourtant celle-ci était assez douce. Ferme mais douce.
Alors, tu hésites.
Lever la tête ? Ou pas ?
Tu décides finalement de la relever. C'est préférable pour toi.
Devant toi ce trouve une femme.
Elle a des cheveux noirs. Ils te rappellent un peu les tiens.
Tu as du mal à discerner la couleur de ses yeux.
Tu ne l'as jamais eu en cours.
Elle te semble pourtant être une professeur.
Probablement une matière que tu n'as pas encore
Alors, ça question te traverse l'esprit.
Tu ne vas pas rester ici à rien faire.
Il te faut répondre.
* Mais quoi ?* Te demandes-tu.
Tu ne sais pas.
- Je... Commences-tu. J-Je...
Tu n'arrives pas à aller plus loin.
La peur peut-être.
Tu ne sais pas mais c'est comme ça.
Tu n'y arrives pas.
Désolé pour l'attente
Vérité !
L’adolescente redresse la tête et regarde Joanne. Ses yeux semblent humide, trempés de perles salées. L’espace d’un court instant, Joanne se demande ce qu’elle a fait lors de sa venue au monde pour tomber sur tous les adolescents en mal de vivre. Il lui semblait qu’à chaque fois qu’elle faisait une ronde, qu’elle se baladait ou même lorsqu’elle restait simplement dans sa salle de classe, il pleuvait sur elle tous les malheurs des étudiants. C’est sur cette pensée qu’elle entendit la faible réponse de l’adolescente.
Joanne hocha la tête de droite à gauche et ajouta « Je ne suis pas certaine de comprendre si vous ne répondez pas Miss ». La voix restait toujours douce, de toute façon, à quoi aurait servi de se mettre en colère contre la petite sorcière ? Elle aurait juste été frustrée et Joanne n’aurait pas obtenu de réponse. Alors tant qu’à faire, autant se montrer patiente et douce, peut-être que cela aiderait la jeune fille à se confier. Peut-être que ça ne serait pas le cas, Joanne n’était pas dotée du troisième œil alors il faudrait faire avec ce que la jeune fille voudrait bien lui dire – si elle se mettait à parler. Ce qui n’était pas dit vu le premier échange qu’elles venaient d’avoir. L’enseignante ne baissait pas les bras, de toute façon l’adolescente ne pourrait pas restée là : il était tard et le couvre-feu était dépassé.
Joanne hocha la tête de droite à gauche et ajouta « Je ne suis pas certaine de comprendre si vous ne répondez pas Miss ». La voix restait toujours douce, de toute façon, à quoi aurait servi de se mettre en colère contre la petite sorcière ? Elle aurait juste été frustrée et Joanne n’aurait pas obtenu de réponse. Alors tant qu’à faire, autant se montrer patiente et douce, peut-être que cela aiderait la jeune fille à se confier. Peut-être que ça ne serait pas le cas, Joanne n’était pas dotée du troisième œil alors il faudrait faire avec ce que la jeune fille voudrait bien lui dire – si elle se mettait à parler. Ce qui n’était pas dit vu le premier échange qu’elles venaient d’avoir. L’enseignante ne baissait pas les bras, de toute façon l’adolescente ne pourrait pas restée là : il était tard et le couvre-feu était dépassé.
Vérité !
La professeur ne sembles pas satisfaite de ce que tu as dit.
C'est compréhensible.
Tu l'aurais été si tu avais été toi même professeur.
Mais tu ne l'es pas.
Tu n'es qu'une petite fille de presque 12 ans qui se trouve dans un couloir de Poudlard alors qu'elle n'a rien à y faire.
Il te faut parler.
Mais dire quoi ?
Tu ne sais pas.
Rester évasif ? Ou tout raconter ?
Là non plus tu ne sais pas.
Pourtant, cette femme semble gentille.
Elle aurait put de renvoyer d'en ton dortoir avec seulement une punition et pas la moindre attention. Non, elle t'a demandais ce que tu fais ici avec une voix douce.
Te confier ?
Pourquoi pas.
Il te faut dans tout les cas dire quelque chose.
Ne pas rester muette.
Alors tu te décides.
Tu parles.
- Je... Commences tu. Je suis sorti... parce-parce que j'avais besoin de respirer... De...
Tes paroles sont sortis comme un souffles. Prononcé sur le bout de tes lèvres.
Tu ne sais pas si cette phrase suffira.
Probablement pas.
Tu as la gorge sèche.
Tu as beau déglutir, ta salive semble avoir disparus.
Tu veux ajouter quelque chose mais quoi ?
La raison de cette sortie nocturne ?
Peut-être.
Tu te décides enfin.
- J-J'ai fais un cauchemar... le... le même depuis...
Tu n'arrives pas à aller plus loin.
Tu ne peux pas.
C'est trop compliqué.
C'est compréhensible.
Tu l'aurais été si tu avais été toi même professeur.
Mais tu ne l'es pas.
Tu n'es qu'une petite fille de presque 12 ans qui se trouve dans un couloir de Poudlard alors qu'elle n'a rien à y faire.
Il te faut parler.
Mais dire quoi ?
Tu ne sais pas.
Rester évasif ? Ou tout raconter ?
Là non plus tu ne sais pas.
Pourtant, cette femme semble gentille.
Elle aurait put de renvoyer d'en ton dortoir avec seulement une punition et pas la moindre attention. Non, elle t'a demandais ce que tu fais ici avec une voix douce.
Te confier ?
Pourquoi pas.
Il te faut dans tout les cas dire quelque chose.
Ne pas rester muette.
Alors tu te décides.
Tu parles.
- Je... Commences tu. Je suis sorti... parce-parce que j'avais besoin de respirer... De...
Tes paroles sont sortis comme un souffles. Prononcé sur le bout de tes lèvres.
Tu ne sais pas si cette phrase suffira.
Probablement pas.
Tu as la gorge sèche.
Tu as beau déglutir, ta salive semble avoir disparus.
Tu veux ajouter quelque chose mais quoi ?
La raison de cette sortie nocturne ?
Peut-être.
Tu te décides enfin.
- J-J'ai fais un cauchemar... le... le même depuis...
Tu n'arrives pas à aller plus loin.
Tu ne peux pas.
C'est trop compliqué.
Vérité !
La première phrase qui s’extirpe des lèvres de la petite sorcière renfrogne la trentenaire : elle est sortie parce qu’elle avait besoin de prendre l’air. Combien de fois l’enseignante avait-elle entendu ça ? Combien d’élève avait-elle trouvé en dehors de leurs dortoirs la nuit avec cette seule explication ? Elle ne les comptait plus mais elle était sûre d’en avoir croisé un bon paquet … Elle s’apprêtait à sermonner la jeune fille, à lui faire une morale mémorable, à lui passer un savon dont elle se souviendrait pour longtemps encore. Mais, fort heureusement, la jeune fille laissa quelque mot supplémentaire.
Des mots qui trouvaient écho dans le cœur de Joanne : elle aussi était sujette à de nombreuses insomnies. La perspective que Joanne passe un savon à la jeune fille semblait se réduire à peau de chagrin. La petite fille semblait avoir des soucis, n’était-ce pas dans le rôle de l’enseignante de l’aider ? De la conseiller si elle le pouvait ? Bien entendu, elle ne pouvait pas se contenter de ce que la fillette venait de dire, il lui fallait plus d’information mais elle savait qu’elle devait agir avec délicatesse. Il semblait à l’enseignante que si elle s’y prenait de manière trop abrupte, elle n’obtiendrait aucune information de l’adolescente. Alors, elle tenta doucement « Depuis quoi Miss ? Pouvez-vous m’en parler pour que je puisse vous aider ? ».
Des mots qui trouvaient écho dans le cœur de Joanne : elle aussi était sujette à de nombreuses insomnies. La perspective que Joanne passe un savon à la jeune fille semblait se réduire à peau de chagrin. La petite fille semblait avoir des soucis, n’était-ce pas dans le rôle de l’enseignante de l’aider ? De la conseiller si elle le pouvait ? Bien entendu, elle ne pouvait pas se contenter de ce que la fillette venait de dire, il lui fallait plus d’information mais elle savait qu’elle devait agir avec délicatesse. Il semblait à l’enseignante que si elle s’y prenait de manière trop abrupte, elle n’obtiendrait aucune information de l’adolescente. Alors, elle tenta doucement « Depuis quoi Miss ? Pouvez-vous m’en parler pour que je puisse vous aider ? ».
Vérité !
Tu as peur.
Peur de quoi ?
De la réaction de la professeur probablement.
Pourtant, elle semble se radoucir.
Pourquoi ?
Peut-être ta dernière phrase.
Tu as vue juste.
Elle te demande.
Et puis, t'aider ?
Tu veux bien.
Mais c'est compliqué.
Tu n'a réussit à prononcer ce mot si peu de fois.
Ça te coûte qu'il sorte de ta bouche.
Te ton cœur.
Ce mot si petit. Mais pourtant chargé de sens.
Tu ne le côtoyais peu voir pas avant.
Mais depuis le début du mois il est en toi.
Tu déglutis.
Il te faut le sortir.
- De-depuis...
Ta gorge se serre.
Ta voie s'étrangle.
Et les larmes recoulent.
Tu inspires, difficilement.
Tu expires.
- Depuis la... la mort...
C'est trop compliqué.
Tu n'arrives pas à aller plus loin.
Pourtant, tu te doutes de la réaction de la professeur si tu t’arrêtes là.
Sa prochaine question sera probablement, la mort de qui ?
Alors autant le dire maintenant.
Peut-être que ce mauvais moment comme plein d'autres passera plus vite. Ou pas.
Tu essayes de calmer les battement de ton cœur.
Tu finis ta phrase.
- ...de mon grand-père...
Et voilà.
C'est dit.
C'est fait.
Elle le sait maintenant pourquoi tu te trouves là en plein milieu de la nuit alors que tu n'as rien à y faire.
Son envie de te punir semble passée mais si elle le souhaite elle aura la raison.
Tu ré-enfouis ta tête entre tes jambes.
Pour continuer de pleurer.
Peur de quoi ?
De la réaction de la professeur probablement.
Pourtant, elle semble se radoucir.
Pourquoi ?
Peut-être ta dernière phrase.
Tu as vue juste.
Elle te demande.
Et puis, t'aider ?
Tu veux bien.
Mais c'est compliqué.
Tu n'a réussit à prononcer ce mot si peu de fois.
Ça te coûte qu'il sorte de ta bouche.
Te ton cœur.
Ce mot si petit. Mais pourtant chargé de sens.
Tu ne le côtoyais peu voir pas avant.
Mais depuis le début du mois il est en toi.
Tu déglutis.
Il te faut le sortir.
- De-depuis...
Ta gorge se serre.
Ta voie s'étrangle.
Et les larmes recoulent.
Tu inspires, difficilement.
Tu expires.
- Depuis la... la mort...
C'est trop compliqué.
Tu n'arrives pas à aller plus loin.
Pourtant, tu te doutes de la réaction de la professeur si tu t’arrêtes là.
Sa prochaine question sera probablement, la mort de qui ?
Alors autant le dire maintenant.
Peut-être que ce mauvais moment comme plein d'autres passera plus vite. Ou pas.
Tu essayes de calmer les battement de ton cœur.
Tu finis ta phrase.
- ...de mon grand-père...
Et voilà.
C'est dit.
C'est fait.
Elle le sait maintenant pourquoi tu te trouves là en plein milieu de la nuit alors que tu n'as rien à y faire.
Son envie de te punir semble passée mais si elle le souhaite elle aura la raison.
Tu ré-enfouis ta tête entre tes jambes.
Pour continuer de pleurer.
Vérité !
La douceur de Joanne semblait faire mouche auprès de l’adolescente. Petit à petit, elle arrivait à obtenir des réponses, quand bien même elles étaient relativement courtes et ne permettaient pas vraiment une quelconque aide que Joanne aurait pu offrir à la petite sorcière. Les mots sortent, difficilement, douloureusement. Elle évoque la mort de son grand-père, décès que Joanne imagine relativement proche. L’absence des êtres aimés est toujours douloureuse, même avec le temps. Mais ici, les sentiments de la jeune fille sont à fleur de peau, comme s’il était possible de les toucher du bout du doigt. C’était une perte récente, il faudrait probablement beaucoup de temps à la jeune fille pour panser sa plaie et Joanne ne pouvait pas lui mentir.
S’asseyant doucement le long d’un mur, Joanne soupira « Il n’y a malheureusement rien à faire dans ce genre de circonstance. Quelques soient les mots que je vous dirais, ils ne seront jamais assez forts pour vous aider. Il faut du temps pour faire le deuil de quelqu’un. Après, on n’oublie pas, non. On vit avec cette absence comme un poids sur le cœur ». Ce qui était étonnant pour Joanne, c’était la facilité avec laquelle elle parlait de cela alors qu’elle n’avait pas ressenti le moindre chagrin lorsque sa propre mère s’en était allée. Tout juste un soulagement perceptible sur sa poitrine, un poids en moins qui s’était envolé avec elle. Rien de plus que ça.
S’asseyant doucement le long d’un mur, Joanne soupira « Il n’y a malheureusement rien à faire dans ce genre de circonstance. Quelques soient les mots que je vous dirais, ils ne seront jamais assez forts pour vous aider. Il faut du temps pour faire le deuil de quelqu’un. Après, on n’oublie pas, non. On vit avec cette absence comme un poids sur le cœur ». Ce qui était étonnant pour Joanne, c’était la facilité avec laquelle elle parlait de cela alors qu’elle n’avait pas ressenti le moindre chagrin lorsque sa propre mère s’en était allée. Tout juste un soulagement perceptible sur sa poitrine, un poids en moins qui s’était envolé avec elle. Rien de plus que ça.
Vérité !
Tu es étonnée.
Peut-être n’aurais-tu pas pensée, imaginée que la professeur s'assoit le long du mur.
C'est étrange.
Inhabituelle.
Jusqu'alors, tu n'avais pas vraiment parlé avec les professeur.
Seulement lors des cours.
Ça n'était jamais allé vraiment plus loin.
Pourtant tu le sais.
Ils sont humains.
Comme toi.
Il y a des différence entre eux et toi.
Mais pas vraiment non plus.
Dans un soupire elle te réponds.
Tu sais qu'elle a raison.
Il n'y a rien à faire.
Quelque soit les mots.
C'était comme ça.
Seulement avec le temps, peut-être l'accepteras-tu un jour.
Vivras-tu avec.
Mais pour le moment, tu le sais, c'est compliqué.
Tu n'y arrives pas.
Cette première mort.
Jamais tu n'as connus quelqu'un qui est déjà mort.
Pourtant tu le sais, à chaque minutes, à chaque secondes des personnes meurent sur la Terre.
Quelque part.
Et était arrivé le moment pour ton grand-père.
Alors, une question te traverse l'esprit.
As-t-elle déjà connu quelqu'un qui est mort ?
C'est probable.
Elle est plus âgée que toi.
A-t-elle déjà ressenti la même chose que toi aujourd'hui ?
Tu ne sais pas.
Peut-être qui si tu n'étais pas toi tu aurais eu le cran de lui demander.
Mais tu es toi.
Timide.
Jamais tu n’oserais poser une telle question.
Tu t'essuies les yeux avec la manche de ton sweat.
La professeur est toujours là.
Il faut que tu dises quelque chose à ces paroles.
Un seul mot te viens à l'esprit.
Merci.
Tu ne trouves rien d'autres à dire.
Alors, tu te résignes.
Tu le lâches timidement.
Peut-être n’aurais-tu pas pensée, imaginée que la professeur s'assoit le long du mur.
C'est étrange.
Inhabituelle.
Jusqu'alors, tu n'avais pas vraiment parlé avec les professeur.
Seulement lors des cours.
Ça n'était jamais allé vraiment plus loin.
Pourtant tu le sais.
Ils sont humains.
Comme toi.
Il y a des différence entre eux et toi.
Mais pas vraiment non plus.
Dans un soupire elle te réponds.
Tu sais qu'elle a raison.
Il n'y a rien à faire.
Quelque soit les mots.
C'était comme ça.
Seulement avec le temps, peut-être l'accepteras-tu un jour.
Vivras-tu avec.
Mais pour le moment, tu le sais, c'est compliqué.
Tu n'y arrives pas.
Cette première mort.
Jamais tu n'as connus quelqu'un qui est déjà mort.
Pourtant tu le sais, à chaque minutes, à chaque secondes des personnes meurent sur la Terre.
Quelque part.
Et était arrivé le moment pour ton grand-père.
Alors, une question te traverse l'esprit.
As-t-elle déjà connu quelqu'un qui est mort ?
C'est probable.
Elle est plus âgée que toi.
A-t-elle déjà ressenti la même chose que toi aujourd'hui ?
Tu ne sais pas.
Peut-être qui si tu n'étais pas toi tu aurais eu le cran de lui demander.
Mais tu es toi.
Timide.
Jamais tu n’oserais poser une telle question.
Tu t'essuies les yeux avec la manche de ton sweat.
La professeur est toujours là.
Il faut que tu dises quelque chose à ces paroles.
Un seul mot te viens à l'esprit.
Merci.
Tu ne trouves rien d'autres à dire.
Alors, tu te résignes.
Tu le lâches timidement.
Vérité !
La jeune fille ne disait rien, rien de plus qu’un merci lâché doucement. Joanne n’était pas certaine de comprendre mais elle hocha la tête patiemment. L’enfant n’avait pas à la remercier, elle ne faisait que son rôle, que ce pourquoi elle était là. Enseigner aux enfants, principalement sa matière, bien entendu. Mais pas que. Vivre au sein d’un internat comme Poudlard, c’était avoir quelques cordes supplémentaires à son arc d’enseignante : c’était transmettre des savoirs, forcément, mais également tenter d’améliorer la vie en communauté pour les élèves. D’être là pour eux quand le besoin s’en faisait ressentir.
Oh, bien entendu, il était difficile pour Joanne de garder cette humeur égale et aidante d’un bout à l’autre de ses journées. Parfois, elle était beaucoup moins patiente et cela se ressentait dans sa manière de répondre aux élèves. D’autres fois encore, les problèmes de petits sorciers lui paraissaient si insignifiant au regard des siens qu’elle avait de la peine à être conciliante. Mais ce soir, ou plutôt cette nuit-là, il semblait qu’elle soit dans un de ses bons jours, de ceux qui lui permettent d’éviter aux autres de broyer du noir trop longtemps.
Alors, elle aussi, elle se contenta de garder le silence. Parfois, ce dernier valait plus que tous les mots. Elle appuya doucement sa tête contre le mur sur lequel elle était adossée et elle laissa ses réflexions suivre un cours qu’elle n’avait pas décidé. Peut-être qu’ainsi, la jeune fille s’ouvrirait davantage et lui confierait ce qu’elle avait sur le cœur.
Oh, bien entendu, il était difficile pour Joanne de garder cette humeur égale et aidante d’un bout à l’autre de ses journées. Parfois, elle était beaucoup moins patiente et cela se ressentait dans sa manière de répondre aux élèves. D’autres fois encore, les problèmes de petits sorciers lui paraissaient si insignifiant au regard des siens qu’elle avait de la peine à être conciliante. Mais ce soir, ou plutôt cette nuit-là, il semblait qu’elle soit dans un de ses bons jours, de ceux qui lui permettent d’éviter aux autres de broyer du noir trop longtemps.
Alors, elle aussi, elle se contenta de garder le silence. Parfois, ce dernier valait plus que tous les mots. Elle appuya doucement sa tête contre le mur sur lequel elle était adossée et elle laissa ses réflexions suivre un cours qu’elle n’avait pas décidé. Peut-être qu’ainsi, la jeune fille s’ouvrirait davantage et lui confierait ce qu’elle avait sur le cœur.