L'Avenir est-il un long passé?


Hall de la Gallérie Nicolas Flamel, Ville de Paris,Cher journal,
En France, Début Octobre 2044
L’Automne offrait déjà l’un de ses plus beaux tableaux, le paysage s’était revêtu de son manteau coloré, un spectacle charmant que la nature nous offrait le temps d’une saison. Cependant l’événement principal de cette période était la nuit de l’épouvante, la fête d’Halloween hantait cette galerie par ses décorations et son atmosphère sombre. Dans l’air flottait une odeur de sucrerie, mais on ressentait principalement cette ambiance de joie et d’épouvante. Cela faisait un peu moins de trois ans que j’avais repris la tête de l’entreprise familiale et bien que notre boutique connaissait un accroissement de sa popularité, mon attitude était quand à lui légèrement ternie par une baisse de morale inexpliqué. Je ne pouvais exprimer clairement mes sentiments à cette époque, d’ailleurs il ne m’est guère plus aisé de le faire aujourd’hui. J’avais toutefois le cœur lourd et l’âme en peine, deux sensations qui prenaient de plus en plus de place dans ma vie. Je ressentais cette impression soudaine de ne plus tenir en place, ou simplement de ne pas être à ma place, allez savoir si je m’y suis déjà sentis un jour. A cette époque, il m’était difficile de rester au même endroit trop longtemps et père le savait…
Au détriment de cette évidence, il avait quand même cédé à mère et par conséquent, il m’avait donc confié la boutique. Je ne comprenais pas réellement son attention, moi qui rêvais de me faire un nom par mes propres moyens. J’avais quand même accepté, mais avec une certaine retenue et il est vrai que j’en avais tiré une grande satisfaction, ainsi qu’une grande fierté. Depuis ses derniers mois et après près de sept ans à travailler dans la boutique familial, j’ai pu voir ce que devenait l’entreprise que mon père avait bâti de ses mains et de voir ce qu’elle est toujours d’ailleurs, grâce à ma contribution. J’étais heureux d’avoir contribué à la bonne réputation de notre boutique et de notre nom par la même occasion. Le magasin entretenait de bon rapport avec ses éleveurs et la clientèle était certainement l’une des plus satisfaite d’Europe. Depuis le début de cette aventure, j’ai pu compter sur l’aide d’Angèle, comme père avant moi, j’avais pris la décision de former mon futur successeur. Sans aucun doute, ma petite sœur avait contribué bien plus que moi à cette renommée et je pourrais dire sans peine qu’elle ferait un bien meilleur dirigeant que moi. Son caractère bien trempé y jouait pour beaucoup, sans oublié son incroyable sens à s’adapter à chaque situation. Je réfléchissais déjà de plus en plus à lui céder la boutique, je savais qu’elle ne se sentait pas prête, ou même effrayé par une telle proposition. Toutefois j’étais sûr qu’elle y arriverait, il m’a fallu néanmoins attendre un événement déclencheur pour ne plus avoir le choix. Je savais ce qu’il me restait à faire, mais je ne savais pas où aller…
En plus de ses bons résultats, j’avais également fais la rencontre d’une jeune femme, Miss Frey. La jeune femme était une salariée de la toute nouvelle boutique de la galerie, la boutique « Fairy Style ». Un établissement spécialisé dans le « prêt à porter de luxe », un magasin qui avait tout pour réussir dans la plus chic des villes européen. La jeune Anglaise avait ainsi fui sa terre natale, afin de rejoindre sa mère et sa nouvelle famille. Mise à part ses informations et contrairement à moi, elle ne parlait pratiquement jamais de ses parents. Miss Frey quant à elle rêvait simplement d’être une grande figure de la mode et d’avoir une boutique dans le centre londonien quand elle reviendrait au pays. J’aimais terriblement sa compagnie, que je m’étais surpris à aller la retrouver chaque soir à la fermeture de la galerie. Il ne fallait pas non plus oublier le merveilleux soutient que m’offrait Chris, un soutient qui me poussait d’avantage dans les bras de cette charmante britannique, que de simplement devenir proche d’elle. Il avait toutefois raison, je ne devais plus m’interdire de vivre et de prendre plaisir à profiter de ma vie. Le passé ne devait plus me tenir enchaîner, une pensée que le destin n’entendit pas de cette oreille. Ainsi sans aucun préavis, il décida de me rappeler à l’ordre. Il a fallu que je retrouve une vieille connaissance pour me faire réagir, mon destin me poussait à réparer une faute de mon passé…
Angèle avait raison également, une fois de plus ma sœur montra son autorité et son aptitude à se sortir de toutes situations… Mais elle avait réussi là, où moi j’avais tant échoué. Si j’ai pu en arriver à l’endroit où je me trouve aujourd’hui, c’est bien grâce à ce qu’elle a fait en ce jour…
Dernière modification par Lysandre Germain le 28 sept. 2020, 13:28, modifié 6 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Hall de la Gallérie Nicolas Flamel, Ville de Paris,
En France, le 5 Octobre 2044
Cette histoire commença au début du mois, simplement quelques jours avant les événements qui me poussèrent à quitter la France. Je me souvenais encore que la vingt et unième heure de la journée avait sonné, l’horloge de la galerie avait toujours quelques minutes de retard et je me demande toujours pourquoi ce détail m’avait profondément marqué. Il était coutume que le propriétaire de la Ménagerie Magique ferme sa boutique en dernier, l’entretient de nos créatures demandait bien plus que les heures de travail conventionnelle. Cependant rien ne pouvais me faire perdre mon sourire naturel et malgré l’heure tardive, je devais me hâter pour sortir de la galerie marchande afin de pouvoir transplaner à mon domicile. Suite à des interdictions du ministère de la magie, il était interdit et impossible de transplaner dans les lieux public, car de nombreux cambriolage avaient eu lieu avec cette technique. Un procédé qui avait quand même eu bien plus d’impact chez les moldus que chez les sorciers. Cependant cette petite traversée nocturne dans la galerie me permettait de profiter d’un petit moment de détente, admirant au passage les sombres décorations d'halloween. Quand soudain, un bruit sourd avait retenti dans la galerie et entraîna alors ma curiosité à jeter un coup d’œil. Je découvris, une charmante jeune femme et instinctivement je lui ai proposé mon aide et disons pour faire simple, qu’à cette instant, je me trouvais maintenant en charmante compagnie.
• Présent •
Puis-je vous apporter mon aide « Milady » ?
Ohh ! Mr Germain vous arrivez à point nommé. Pourriez-vous me faire descendre se maudit store s’il vous plait.
• J’avais levé ma baguette •
Il ne fallut qu’une fraction de seconde pour que le store descende, Miss Frye dessina avec l’aide d’une craie, une rune sur le sol, puis celle-ci disparut magiquement ou plutôt comme si elle avait été absorbée par la terre. Un verrouillage runique ? Une méthode que l’on pouvait traduire d’archaïque et très peu utilisé en France. Les sortilèges de verrouillage étaient bien plus courants dans notre pays, une chose me semblait certaine, cette jeune femme était bien particulière.
En un coup de baguette, votre demande est accomplie. Ce qui me laisse penser que le ministère n’a toujours pas validé le permis de votre baguette ?
Comment savez-vous cela ?
Veuillez m’excuser, je ne voulais pas me montrer indiscret. Vous êtes bien plus charmante que les françaises et vous représentez remarquablement bien le charme anglais, d’où ce surnom de « Milady ». L’utilisation de runes est bien moins rapide qu’un sortilège de verrouillage, ce qui me laisse penser que vous n’avez pas de baguette, j’ai alors une chance sur deux que ceci soit due à une « confiscation provisoire » de votre baguette. Une procédure naturelle pour les jeunes sorciers rentrant dans notre pays sans autorisation pour le port de baguette.
Une chance sur deux. Et dans l’autre cas ?
Je dirais que vous êtes une charmante Cracmole ? Mais vous avez une assurance que les Sans-magie n’ont pas.
Tout n’est pas que blanc ou noir, mais il est clair que je ne suis pas un mystère pour vous Mr Germain? Votre première hypothèse est là bonne, mais il est bon d’avoir toujours plusieurs avis sur une personne. Il arrive que la première impression ne soit pas la bonne…
On peut dire que j’ai fait pas mal de recherche dans le passé, donc certains détails administratifs restent frais dans mon esprit. En ce qui vous concerne, je préfère croire que les femmes cachent bien plus de mystère qu’on le pense, mais si vous acceptez m’a présence à vos côté jusqu’à l’entrée de la galerie, je serais ravi d’entendre votre histoire.
Je doute que la galerie soit si longue que ça.
Je m’en contenterais, enfin pour le moment… A condition que vous me donniez votre nom, après tout vous connaissais déjà le mien, il serait de bonne usage de rétablir l’équilibre.
Un équilibre ? Je ne me sentais pourtant pas en position de force Mister Germain… Cependant je vous accorde cette faveur, je me nomme Evie ; Evie Frye.
Il était plus qu’évident que notre première rencontre avait marqué Evie, même si je me demandais si le sien n’avait pas eu le même impacte ? Je lui avais alors proposé mon bras et telle une lady, elle l’avait saisi avec grâce, ses joues légèrement rougit par cette pointe de honte. Je m’en étais aperçut, mais je ne pouvais néanmoins pas cacher ce sourire qui marquait mon visage.
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:27, modifié 2 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Devant la boutique « Fairy Style »,
Gallérie Nicolas Flamel, Ville de Paris,
En France, le 20 Octobre 2044
Il semblerait qu’une fois de plus mon charme ait fait l’affaire, mais j’osais croire que tout n’était pas dû qu’à celui-là. Je me demande encore ce que Miss Frye avait pu voir en moi, pour avoir l’idée de me revoir. La jeune femme était brillante, certes brillante et ravissante, sans oublié qu’elle était de très bonne compagnie durant les jours qui ont suivi notre rencontre. Comme un heureux hasard, qui à la longue n’en n’était plus un, nous avions pris l’habitude de nous retrouver chaque soir à la fermeture de la galerie. Grace à ces rencontres, j’ai pu apprendre de nombreuses choses la concernant. La jeune anglaise avait fait ses études à Poudlard, dans la maison Serdaigle. A la fin de ses études, elle avait décidé de travailler dans le monde de la mode. Elle rêvait d’être la future Mme Guipure, une boutique Londonienne qui hérita du nom de sa fondatrice. Entre autre elle aimait beaucoup parler de Londres et des commerces du célèbre « Chemin de Traverse ».
• Présent •
Une vingtaine de jour après ma rencontre avec Evie et après avoir passé plus d’une dizaine d’heure à écouter les conseils foireux de Chris, je m’étais enfin décidé à inviter la jeune anglaise de façon formel. Je m’étais alors rendu à la boutique de prêt-à-porter, afin d’exécuter ma démarche. C’était la première fois que j’apercevais la boutique ouverte et surtout, la charmante Evie en plein travail. J’osais croire que Miss Frye accepterait cette invitation, après tout ne suis-je pas le célèbre Lysandre Germain ?
Désirez-vous un conseille Mr Germain ?
Ai-je besoin d’un relooking Miss Frye ?
Puis-je croire que vous daigniez enfin suivre mon conseil Mr Germain?
Je ne suis pas tout à fait convaincu de celui-ci encore, mais disons que je suis toute ouïe.
Il est certain que votre style décalé, vous donne un air de gentilhomme et également ce côté « si craquant ». Toutefois nous somme bientôt en hiver et un simple pull ne vous protégera pas du froid, un manteau long ferait l’affaire.
Je savais que je n’étais guère loin de la perfection Haha ? Moi qui pensais que mon charme était à l’épreuve du temps.
Rien est parfait, même vous. Tenez !
Elle m’avait alors tendu un merveilleux manteau gris, avec d’innombrables finitions. Ornée de beaucoup de petit détail, comme certaines finitions noir sur les flancs, ainsi que des fermetures dorée et sans oublié les doublures des manches de couleur dorée. Bien que le design fût unique, je pouvais que contempler cette œuvre de mode. La veste était un parfait mélange entre la tendance actuelle et l’air victorien. Donnant l’impression que cette veste fut créée pour me tenter.
A vrais dire Mr Lysandre, c’est une pièce unique et elle n’est pas produite par la boutique. C’est un produit de ma création pour être franc avec vous.
Je vois, ainsi je la prends.
Vous êtes sur ? Il m’ait impossible de vous la vendre, enfin je n’ai aucun droit de vendre des marchandises autre que celles de mon patron. En vérité, elle est ce qu’on pourrait traduire comme étant un cadeau. Disons pour faire simple que si vous porter ce manteau, vous penserez à moi.
Dans ce cas, je la considère comme un cadeau d’intérêt. J’accepte donc ce présent et jure de le porter.
Un cadeau d’intérêt ? Je parlerais plus d’un coup de pub, il est claire que vous attirez l’œil Mr Germain, ce manteau aura donc une grande visibilité et les clients se présenteront en masse.
Je parlais plus d’un intérêt pour moi, il me permet de faciliter une démarche. J’en viens donc au faite, afin de vous remercier, que diriez-vous d’un restaurant ce soir ? Ce serait pour moi la meilleure façon de vous rendre l’appareil pour le conseil et le cadeau ?
Oui… Enfin je veux dire qu’il faut bien que je mange, donc je pense que si vous comblez mon estomac, il vous en sera redevable.
C’est noté, je me présenterais à vous à la fermeture alors.
J’ai hâte d’y être.
• J’avais alors enfilé ce manteau •
La jeune femme tourna les talons et retourna à son poste de travail, elle m’avait l’air comblé par cette demande et il semblerait que cette offrande lui ait fait plus plaisir qu’a moi. Je n’avais jamais aimé les vestes ou les manteaux, il était souvent lourd et j’étais moins libre de mes mouvements. Cependant malgré ses attaches en or et sa doublure, elle était incroyablement légère et je me sentais particulièrement alaise dedans. Elle était à la fois légère et coupait remarquablement du vent grâce à son long col. Ce manteau était également un bijou de finition, l’ensemble de la veste était travailler par différent motif noir et la doublure des manches offraient un fabuleux contraste à la tenue, une fois que les manches étaient retroussées. Elle possédait également des poches à l’intérieur, ainsi qu’un emplacement pour la baguette, placer de tel sorte à être enlever facilement en cas de mauvaise rencontre. Un vêtement parfait, qui à mesure que les minutes passaient, semblait avoir été fait pour moi seul. Je n’avais qu’une hâte, pouvoir remercier Evie de son attention et de son travail.
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:28, modifié 1 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

La Place Caché, Ville de Paris,
En France, le 20 Octobre 2044
Bien qu’il m’ait fallu un certain temps pour inviter Miss Frye à diner, ce petit cadeau m’avait offert une opportunité en or. Ce n’était que quelques heures plus tard, bien après la fermeture de la galerie, que nous avions pu nous retrouver. Evie n’était que très peu sortie depuis son arrivée en France, il m’était donc facile de trouver un endroit charmant pour ce rendez-vous. Nous nous sommes alors promener le long de la « Place cachée », non loin de la galerie Nicolas Flamel. La galerie étant un magnifique établissement de notre air, il ne fallait néanmoins pas oublier notre « vieille place », qui malgré le temps avait gardé tout son charme. Nous avions alors dîner dans un petit restaurant, situé dans une rue adjacente de la rue principale, la petite « rue Claudel ». C’était un vrai bonheur et le repas n’était pas mal non plus.
• Présent •
Bien que toute choses ait une fin, nous avions retardé l’inévitable quelques heures de plus. Ne voulant pas finir sur le repas, nous avions donc passé un long moment sur la place, errant sur les divers activé qu’offrait se lieu. Nous sommes alors sorties de la « Place Caché », afin de nous rendre dans le beau Paris. Il ne fallait pas oublier que le monde ne se fixait pas qu’à nos simples existence, car le Paris magique était bien celui que nous partagions avec les moldus. Nous nous sommes promenées le long des jardins parisiens, une première pour Evie qui ne côtoyait que très peu le monde Moldu.
La pyramide du Louvre est vraiment fantastique, dire qu’ils l’ont bâti sans magie.
Il est vrai que beaucoup de personnes oublient que ce monde est un tout. Je crains que le fassions que nous nous soyons tant séparés d’eux culturellement, un jour nos deux nations ne se confrontent. Pourtant j’ai partagé de bon moment en dehors de nos murs magiques et ce monde à tant à offrir, quand nous avons la vision complète de celui-ci.
Tu passes beaucoup de temps parmi les moldus ?
J’ai dû les côtoyer à l’époque, pour mon travail. Puis j’ai compris que nos deux mondes étaient si diffèrent, que je ne pouvais continuer de mentir aux gens que j’appréciais.
Je comprends, merci de m’avoir raccompagné.
Il serait plus gentleman de ma part, de vous ramener à votre domicile. Je n’aime pas ce coin là
C’est parfait ainsi Mr Germain et il ne serait pas très décent de ramener un homme, chez moi, le premier soir. Si cela vous rassure, je ne vis pas très loin d’ici, juste à quelques mètre.
Ce n’était pas ma pensée Evie, je ne savais pas qu’il y avait d’autre domaine que celui des Duprès ici. Après tout je ne suis pas venue ici depuis des lustres.
Merci Lysandre, cette soirée était parfaite. Je suis en sécurité ici.
Comme il vous plaira, à demain Miss Frye
• Evie s’était approché de moi et elle m’avait embrassé la joue •
Merci sincèrement… Bonne nuit Lysandre
Au revoir… Evie Frye.
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas passé une aussi bonne soirée, voir ne serait-ce qu’un instant de bonheur. Toutefois comme tous les instants, ceci ne duraient qu’un certain temps. Bien souvent il s’arrête brutalement et sans laisser que le gout d’un événement inachevé… C’est un peu prêt le sentiment que j’avais à cet instant, alors que cette magnifique jeune fille s’éloignait. Je décidai donc d’aller faire quelques pas avant de transplaner, une erreur que j’ai longtemps regrettée…
Tu restes fidèle à toi-même Germain.
Duprés ! Que fais-tu ici ?
Il se trouve que tu te trouves sur mon terrain Lysandre, l’ignorais-tu ou cela fait tellement longtemps que tu as oublié?
Non je ne l’ai pas oublié, le temps n’a pas encore été assez long. Enfin bref, il se trouve que le domicile d’une amie se trouve à proximité.
Une amie à toi vie ici, intéressant. Ohh je vois, tu parles d’Evie Frye?
Ça ne te regarde pas !
Quand tu es venue la dernière fois, ne m’as-tu pas dit de ne plus m’approcher de toi ou même de ta famille ?
Ça serait bien en effet que tu continues de le faire, en commençant par ne pas gâcher cette soirée par ta présence.
Ok Germain… Je ne te gâcherais pas ta soirée et d’ailleurs, j’aimerais que tu en fasses autant
Je vis à Paris maintenant, mais je souhaite ne pas avoir à te recroiser.
Si tu le dis, la suite s'annoncera divertissante ! Adieux Germain.
Après tant d’année à essayer d’oublier mon passé, voilà qu’un de mes fantômes renaissait sous mes yeux, tout droit sortie d’un de mes plus douloureux souvenirs. J’étais à ce moment précis angoissé et consterné de subir, une fois de plus, les méfaits de mon passé…
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:29, modifié 1 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Hall de la Gallérie Nicolas Flamel, Ville de Paris,
En France, le 21 Octobre 2044
La soirée avait été des plus agréables, à l’exception d’un petit détail évidement. Dire que je n’avais pas revu Duprés depuis des années, sept ans pour être exacte. Bien que notre dernière rencontre fût des plus marquantes, ce soir-là notre seul lien fut rompu. Pendant mon absence, il s’était vu offrir une opportunité qui lui fit perdre la tête. Il avait enfin eu l’occasion d’avoir des richesses et surtout d’avoir enfin ce qui souhaitait tant depuis des années. J’ai longtemps cru que cette proposition l’avait changé, mais j’avais tords hélas. Ce sentiment sommeillait en lui et durant toutes ses années, il rêvait de devenir le héros de son histoire et d’avoir de façon définitive, la seule personne qu’il lui était proche. Sans se rendre compte, il venait de tout condamné pour lui.
• Présent •
Le jour s’était levé depuis quelques heures et on pouvait clairement dire que la nuit fut longue. Les souvenirs m’avaient hanté du crépuscule à l’aube et je ne pouvais oublier les paroles de Francis. Jouait-il un jeu ou ses paroles avaient réellement un fondement ? La journée de travail allait pouvoir me donner de quoi occuper mon esprit, avant de pouvoir retrouver Evie. Enfin je n’avais pas à attendre plus longtemps, car à mon arrivé dans la galerie, je vis Miss Frye ouvrir sa boutique. N’écoutant alors que mon instinct, je m’étais approché afin de la saluer.
Je me trompe certainement, mais il semblerait que vous vous soyez trompé de boutique Mr Germain ?
J’espère que non, il s’agit bien de la boutique où travail la charmante jeune femme, avec laquelle j’ai passé une agréable soirée la veille ?
Dans ce cas, je crois finalement que vous vous trouviez au bon endroit Lysandre.
C’était parfait comme soirée, même si son dénouement était inattendu.
Le dénouement ? Qu’essayez-vous de me dire
Oh ce n’est rien, ça n’a même rien avoir avec vous, tout était parfait de ce côté-là. C’est juste qu’après vous avoir laissé, je suis tombé nez à nez avec une vieille connaissance. Un de tes voisins qui se trouvait être un vieil ami et que j’aurais mieux voulu évité.
Un voisin ? Il n’y a personne d’autre qui vit là-bas Lysandre, mise à part ma famille.
C’est exacte ma chère ! Enfin plutôt votre famille qui s’est rajouté à la mienne. Une union pour être plus précis. Mais il ne faut pas en vouloir à ce bon vieux Germain, il s’était absenté pendant de nombreuses années, il ignore tant de choses.
Francis ? Mais tu cherches véritablement les ennuis.
Lysandre, que ce passe-t-il ? Vous vous connaissez ?
Une fois de plus, tu te trouves sur mon terrain, c’est ma boutique. Pour vous répondre ma chère, il se trouve que Germain et moi partageons un douloureux passé. A voir le visage de mon ancienne ami, je dirais que notre présent est toujours aussi sombre. Germain je vais épargnez un gros moment de doute, tu flirt bien avec un membre de la famille Duprès. Donc mon ami, je dirais que je n’ai nulle besoin de chercher des ennuis, tu les attires toi-même.
Un membre de ta famille… Tu es une Duprès ?
J’ai l’impression en voyant ta tête, que tu as du mal à digérer la nouvelle. Tu en oublie même de saluer un vieil ami au passage, mais bon on est plus à sa près ! D’ailleurs je te prierais de laisser ma vendeuse faire son travail.
J’oublie en effet beaucoup de choses, mais certains détails restent fidèles à ma mémoire. Cependant j’ignore beaucoup de choses en effet, surtout sur ton arbre généalogique.
Je ne savais pas votre passif Lysandre, je vous le promets. Francis ça suffit, je ne sais pas ce qui vous lie tous les deux, mais je vous promets de répondre à toute vos questions. Il y a cinq ans, ma famille s’est uni à celle des Duprès, par un mariage.
Tu es sa promise ?
Ah je n’y crois pas, tu as si peu d’estime de moi que tu crois vraiment que ma compagne pourrait aller voir ailleurs. C’est pas jolie ça, mais rassure toi Germain, ce n’est que ma sœur.
Non Lysandre, c’est ma mère qui s’est remarié avec le père de Francis, j’ai donc suivit ma mère en France. Je vous raconterais tout ce soir, je vous le promets.
Vous aviez raison, une seule soirée n’aurait pas suffis à compter votre histoire… Je vous prie de m’excusez, je crains que la présence de ce lâche en ces lieux m’ait rendu nauséeux.
Oh seigneur, le voilà reparti. Nous ne sommes plus des enfants Germain. Nous sommes deux adultes qui avons pris nos responsabilités respectives et somme devenue des modèles pour notre société.
• Malgré mon rire mesquin, ma voix devenait colérique •
Nos responsabilités ! C’est drôle que tu connaisses se mots. Un modèle que personnes ne devrait suivre, le mien non plus d’ailleurs.
Je vous en prie, ce n’est vraiment pas le moment, la galerie est sur le point d’ouvrir et il serait mieux, que personnes n’assistent à ses retrouvailles.
La situation était plus que tendu, Miss Frye s’était retrouver entre des histoires de famille et bien que notre rivalité ne regardait que Francis et moi, elle avait également impacté les noms de nos deux familles et par conséquence, les Germains et les Duprès ne faisaient plus bon ménage. J’ignorais que Francis avait une boutique dans la galerie, ni même qu’Evie se trouvait en réalité être sa demi-sœur. Cette information ne changeait rien sur ce que je pensais de la jeune anglaise, cependant les événements ont fait que par la suite, j’allais certainement finir par ne plus garder contact avec celle-ci.
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:30, modifié 1 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Hall de la Gallérie Nicolas Flamel, Ville de Paris,
En France, le 21 Octobre 2044
Bien que mon attention fût en premier lieu de saluer la jeune femme qui avait partagé un bout de ma soirée, cette démarche m’avait tout droit conduit dans une situation compliqué. La galerie s’apprêtait à ouvrir ses portes, mais certains établissements n’avaient toujours pas ouvert leurs commerces et d’autre semblaient beaucoup plus intrigué par ce qui se passait à la boutique de prêt-à-porter, que de leur propre magasin. Notre dispute avec Francis avait attiré l’œil et si je ne me calmais pas, cela risquait clairement de tourner au drame. Pourtant une nouvelle fois, je me sentais trahis… Le pire c’est que je savais qu’Evie ni était pour rien, mais je ne le voyais plus à ce moment-là…
• Présent •
Tu peux te moquer et tu peux même tout me mettre sur le dos, vas-y je t’invite même à le faire.
Tu n’as rien à m’autoriser, tu te rends compte que tu as certainement détruit une vie Duprès… Tu te devais d’agir pour le bien de ton amie et toi, tu as pensé une fois de plus à ton intérêt.
Lysandre s’il te plait arrête, on en reparlera ce soir … Va ouvrir ta boutique, les portes de la galerie vont s’ouvrir dans un instant.
Vas-tu vivre dans le passé éternellement ? Je suis allée de l’avant, j’ai fait ce qui m’était légalement possible de faire, sans passé pour un lâche. Je ne me suis pas enfui face à l’adversité moi, j’ai affronté les démons. Ses parents suivaient les vieilles traditions familiales françaises, tu as beau avoir un nom connu qui te donne un semblant de noblesse, ça ne fais pas de toi un noble pour autant. Ne parle pas de choses dont tu ignores tout et continue ta vie.
Non je ne comprends pas comment on peut faire ça à une fille, ou à sa meilleure amie. Elle ne t’aimait pas, pas comme tu le souhaitais et du coup, elle a disparu en pensant qu’elle était seule.
C’en est assez ! Francis arrêt maintenant, sinon je dirais à père ce que tu fais de la bonne image de son entreprise. Régler vos comptes en public n’est pas une chose à faire Messieurs.
Occupe-toi de ton idéaliste et viens ouvrir la boutique après ! Je suis un homme aujourd’hui, plus un enfant et ces chamailleries ne sont plus de mon âge. J’ai fait mon devoir de conseiller un ami, libre à lui de le suivre ou pas, il est temps que tout le monde fasse ce qu’il à faire.
Espèce de…
• J’ai alors saisi le col de Francis avec fermeté •
Vas-y ! Fait-le. Ça fait quoi, cinq longues années que tu en rêve hein ! Montre le à tous, tu es une bête enragé, comme les monstrueuses créatures qui ornent ta misérable boutique !
Elle ne t’appartenait pas ! Et toi, tu l’as trahi ! Maintenant tu essayes de salir son nom et ce qu’elle était, afin de flatter ton ego ?
J’ai fait ce qu’il fallait faire Lysandre Germain, toi qui n’était pas là pour elle. Tu crois que l’exemple de la fuite elle l’a appris où ? Bah en observant son meilleur ami, qui après un désaccord avec son paternel, a décidé de fuir sans regarder derrière lui. Tu parles de trahisons, toi tu cachais comme un lâche ! Moi j’étais là pour elle, je lui ai proposé mon aide et elle aurait été éternellement débarrassée de sa famille d’idéaliste. Je tenais à elle, elle était comme tu le dis, mon amie aussi.
Pour toi protéger un aigle, c’est le mettre en cage ! Prudence était une femme libre, une femme qui ne rêvait que de voyager et sortir de sa condition. Tu as juste voulut dominer la bête, être le chasseur qui a réussi où tous avaient échoué hein !
Tu passes tes journées à vendre des bêtes domestiqué et c’est toi qui me dis cela ! Qui se moque de l’autre maintenant ? Elle a refusé mon aide, j’ai tenté de lui faire entendre raison, j’ai même consulté ses parents pour la convaincre.
Tu l’as trahi, tu as cherché à l’acheter et tu te disais son ami. Ne voyais-tu en elle qu’un objet ou une possession de grande valeur ?
Je ne te parle pas d’amour, je te parle de légitimité et d’alliance. Des mots que sa famille vénère bien plus que l’amour ou leur propre fille, je suis de sang-pur et ma famille connait une grande renommée. Je ne suis pas le créateur de ces pratiques, elles ont toujours existé. Mon père à mit fin à ces pratique, mais par chance ma mère était aussi de sang-pur. Donc je suis bien un héritier digne de la famille de Prudence, j’aurais pu utiliser ceci pour sauver l’honneur d’une amie et celle de son nom. Prudence aurait été heureuse et ses parents comblé par cette alliance, il était dans son intérêt qu’elle soit « confiée » à un ami, plutôt qu’à un homme qui ne tient pas à elle.
L’honneur ? Crois-tu que son honneur était plus important que sa liberté ? Elle était venue me voir, crois-tu vraiment que c’était pour me demander d’être son témoin ? Elle a cherché de l’aide, toi tu lui propose de t’épouser et de vivre sans amour ? Elle ne t’aimait pas et l’amour est la plus grande liberté offert à la vie.
Lysandre s’il vous plait, cessez cette folie et calmez-vous, parler de votre passé ne vous aideras pas.
• J’avais alors lâché le col de Francis, puis je lui avais tourné le dos •
Tu es ignoble, tu cherches toujours les intérêts avant l’humain. Elle ne t’aimait pas, mais je peux voir à quels points tu as brisé son cœur, en coupant votre lien pour l’honneur. Je souhaite ne plus te revoir, ne t’adresse plus à moi et si tu me croise, fais semblant de pas me connaitre… Tu sais jouer la comédie, ce ne sera pas dur pour toi.
Ne me parle pas sur ce ton, tu n’es rien pour moi. Tu oses salir mon honneur en public et ne me tourne pas le dos !
L’entrevue étant terminée à mes yeux, j’avais à ce moment pris congé de mon « vieil ami ». Une décision que mon interlocuteur n’entendait pas de la sorte, car à ce moment il me « tenait en joue » avec sa baguette. J’étais bon duelliste certes, mais je savais très bien que jamais je n’aurais eu le temps de sortir ma propre baguette, j’étais à sa merci. Un moment qu’il avait dû rêver depuis si longtemps, peut-être même plus que moi. Un moment si glorieux pour lui, qu’il ne pourrait résister à la tentation de me surpassé, comme il l’avait fait à l’époque avec Prudence. Quand Francis à l’avantage, rien ne pourrait s’interposer pour le faire changer d’avis. Pour une raison inconnue, mes souvenirs de Beaubâton m’étaient apparus dans mon esprit, comme une personne sur le point de mourir et qui voyait tous les bons moments de sa vie. Cette discussion allait connaitre cependant un tournant inattendu et je peux dire qu’à ce moment précis, j’ai eu beaucoup de chance…
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:31, modifié 1 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Hall de la Gallérie Nicolas Flamel, Ville de Paris,Mes retrouvailles avec Francis avaient pris une tournure bien trop importante à mon sens, bien que mon intention fût de quitter les lieux, mes actes ou mes paroles avaient certainement trop brusqué Duprés et alors que je m’apprêtais à partir, il me rappela à l’ordre sous la menace de son arme fétiche. Heurtant son égo, il n’avait pas hésité à sortir sa baguette et à la pointée sur moi. Je savais qu’à cet instant, si j’avais eu le malheur de sortir moi aussi ma baguette, je ne serais certainement plus là pour en parler. La discussion devenait à présent une joute verbale, dans laquelle se déroulait une scène digne d’un tribunal. Cependant la défense ne fléchirait pas face à l’accusation, bien qu’au final je ne serais dire qui deux nous deux était l’accusateur et qui était la défense.
En France, le 21 Octobre 2044
• Présent •
Regarde-moi !
Pour y voir quoi ? Un homme prêt à affronter une personne désarmé ? Tu parles d’un duel, quoique je comprends tout à fait ce choix, tu n’as jamais réussi à me désarmé à l’académie.
Francis !! Sa suffis maintenant, ton père n’approuvera pas !
Mais par pitié, veux-tu arrêté de parler Evie! Cet homme bafoue mon honneur depuis déjà tant d’année, alors que tout ceci est autant sa faute que la mienne, voire plus.
Tu peux directement m’achever, si c’est pour écouter ta mesquinerie.
Elle était venu te voir Lysandre, toi pas moi ! Elle n’aimait personne, elle ne connaissait pas l’amour, donc pourquoi avoir refusé l’offre qui lui aurait permis de fuir tous ses calvaires hein ? Pourquoi elle est d’abord venue de te voir, avant de venir me demander de renoncer à cette demande ? Il aurait été plus logique qu’elle me demande de revenir sur ma demande n’est-ce pas ? J’étais son ami après tout. Non elle s’est rendue en larmes chez toi !
Parce qu’elle te connaissait très bien et que tu ne renoncerais pas, sachant qu’a tes yeux, tu préférais l’avoir pour toi que de la laisser à un autre… Alors que je me serais opposé à cette folie.
Tu aurais détruit une famille à cause d’une idiote qui voulait être libre, pour finalement fuir comme une gamine. Je n’étais qu’une fois de plus le second choix, Lysandre par-ci, Germain par-là, elle avait couru voir ce chevalier Lysandre, afin qu’il la protège de son ami Francis. Alors que ne je cherchais qu’à la garder près de nous et à la protéger.
Tu te mens à toi-même ! Quand le destin t’offre le feu, toi tu cherches à le domestiquer et à l’enfermer dans un beau foyer en pierre. Mais hélas pour toi, une âme flamboyante brulera toujours ses chaines, tu voulais simplement lui offrir de nouvelles chaines dorées. C’est d’autant plus triste que si tu avais respecté qui elle était, tu aurais pu tout obtenir sans faire le moindre effort. Elle tenait à toi et par ta faute, nous avons tous les deux perdu notre amie.
Arrêtez ! Francis baisse ta baguette s’il te plait.
J’ai autant souffert que toi de sa disparition, avec sa famille nous avons tout tenté pour la retrouvée. Sauf qu’elle avait effacé toutes ses traces et contrairement à toi, j’ai préféré me rendre compte de l’évidence… Elle ne voulait pas qu’on la retrouve et elle m’avait tournée le dos.
As-tu souffert de sa perte quand tu as demandé ta réparation ? Dis-moi combien ses parents ont donné pour te faire taire Francis ? Une consolation assez alléchante pour que tu ne portes pas de préjudice à ses parents hein ?
Quoi ! Que dis-tu ?
Tu as fait une erreur Francis, je sais de quoi je parle. Je connais le « Sanguinem Pactum » et ce qui en résulte. Ce contrat se voyant non remplis, ta famille avait les droits de demander réparation pour effacer le tords et redorer l’honneur des camps… Cependant une autre alliance de sang était dorénavant impossible, Prudence n’ayant pas de sœur, mais qu’un frère. Il ne pouvait donc plus unir leur famille à la votre. Dans ce cas, le seul fils des Duprés, c’est-à-dire toi, avait le droit d’exiger le prix de cette affront et je parle bien d’une compensation en Gallions…
J’ai… Ce n’était pas mon attention, je voulais sauvez Prudence.
Ton père avait demandé un prêt au mien, afin de sauver son établissement de la faillite. Pendant ma formation, mon père m’a appris entre-autre à gérer les comptes de l’entreprise. J’ai remarqué alors que ta famille avait comblé sa dette et j’ai longtemps crue que cet argent avait simplement été rendu à la suite de vos bénéfices. Il n’en été rien, n’est-ce pas ?
C’est comme ça que vous avez sauvez l’empire familial, en trahissant vos alliées ?
Ne t’en mêle pas Evie, ça ne te concerne pas. Je t’ai laissé une chance Germain, je t’ai tendu la main. Je veux te sortir de cette obsession de trouver Prudence, elle est partie, cesse de la chercher et vie ta vie. J’ai pris cet argent, car il permettait à ma famille de prendre un nouveau départ et j’ai fait ce qu’il fallait faire.
Expelliarmus !
Angèle !
Espèce de sale vermine, menacer un membre de ma famille ! Tu n’as pas déjà causé assez de tort comme ça !
L’intervention d’Angèle arriva à point nommé et alors que la baguette de Francis volait à travers la galerie, ce geste attira encore plus les regards. Bien que la galerie venait à peine d’ouvrir ses portes, notre discutions avait immédiatement interpelé les regards songeurs des agents de sécurité. Angèle rangea ensuite sa baguette et marcha vers moi, avant de me prendre par le bras en souriant, qu’elle accompagna d’un petit clin d’œil.
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:32, modifié 1 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Hall de la Gallérie Nicolas Flamel, Ville de Paris,La baguette de Francis se trouvait à présent à terre, je me demande encore comment nous en étions arrivés là ? Francis s’était montré aux yeux de tous comme un vaurien, prêt à tout pour exprimer sa colère. Alors qu’Evie apprenait les actes et les secrets de sa nouvelle famille de la pire des façons, je me sentais à présent coupable de lui avoir fait un tel coup. Angèle avait dû intervenir pour m’aider et ainsi calmé l’atmosphère tendu. La scène avait attiré bien plus l’attention qu’on ne pensait et alors qu’un agent s’approchait de nous, ce fut Angèle qui s’avança vers lui.
En France, le 21 Octobre 2044
• Présent •
Tu la ferme et tu me laisse faire !
Tout ce passe bien Miss Germain ?
Parfaitement Geoffrey ! Nous avons pris le soin d’accueillir officiellement nos nouveaux collègue, avant l’ouverture et figure-toi qu’il s’agit en plus d’un ancien camarade de classe de mon grand frère… Je m’excuse pour le bruit suite à ses retrouvailles, nous avions prévu de prendre congé et d’aller ouvrir notre boutique de toute façon, donc nous ferons plus de « scandale ».
Ok Angèle, je me sens rassuré… De loin je croyais qu’il s’agissait d’une dispute, il est bon de savoir que vos établissements frôlent l’exemplarité. De nombreuses boutiques n’ont jamais reçu un tel accueil, bravo et bienvenue à vous Madame, Monsieur.
Mr Germain, la nuit n’a pas dû être facile, je suppose. Taché de vous reposer un peu. Je vous laisse alors et je vous souhaite une bonne fin de journée à tous…
Tu m’étonne, avec des accueils pareils, il n’y a pas de place pour la concurrence.
L’agent s’éloigna, Angèle souffla profondément. Je regardais à présent ma sœur, il était claire qu’elle avait de qui tenir, je revoyais notre mère en elle. J’étais certainement plus impressionné par son incroyable sang-froid, que ses talents de duelliste. Cependant elle avait réussi à me sortir d’un mauvais pas, plusieurs mauvais pas d’ailleurs.
Pourquoi n’as-tu rien dit ? Il te suffisait de me dénoncer.
Pourquoi n’as-tu rien dit ? Il te suffisait de me dénoncer.
Contrairement à toi, je soigne les relations avec mes collègues. Et dénoncer les travers de mes voisins n’en fais pas partie, notre famille comme tu le sais ne fais pas parti des collabos.
Ne t’attend pas à un merci de ma part, tu es comme lui.
Merci, ça me va droit au cœur. Tu vois tu sais dire de belle choses, quand tu ne parles pas avec ton cœur. Cependant je n’attendais rien de toi. D’ailleurs la prochaine fois que tu sortiras ta baguette pour menacer mon frère, tu finiras dans le ventre de mes créatures.
• Ma sœur au bras, je tournais alors le dos à mon passé •
J’espère que tu me pardonneras Lysandre.
Je n’ai rien contre toi, Evie et j’espère que c’est toi qui me pardonneras. C’est juste… Enfin c’est une vieille histoire qui n’est pas du tout réglé et qui ne le sera certainement jamais.
Evie, tu ferais mieux de lui dire adieu, il ne reviendra pas. Tu es une Duprès, de l’ail pour ses vampires de Germain.
Francis, va ramasser ta baguette au lieu d’ouvrir ta bouche, tu l’as assez fait là !
Je suis désolé Miss Frye, vous êtes une femme belle et loyale. Croyez toujours en vous !
Je suis qui je suis et apprenez qu’en moi, vous trouverez toujours le soutient que vous recherché. J’espère que vous retrouverez cette Prudence Monrose.
Qu’avez-vous dit ? Prudence Monrose ?
Je ne savais pas de qui vous parliez avant que son nom soit évoqué et j’ai supposé que c’était la Prudence de la photo sur le bureau de mon frère ?
Evie ! Il est temps d’ouvrir la boutique.
C’est donc ça, c’est pour ça que tu ne veux pas que je la retrouve… tu l’as retrouvé et c’était trop dur pour ton égo.
Contrairement à toi, je l’ai retrouvé et tu sais quoi, elle s’est mariée Lysandre.
Attend tu l’as caché car tu dis qu’elle s’est mariée ?
Elle nous a abandonné pour les beaux yeux d’un autre et surement pas assez bien pour sa famille, sinon elle serait revenue…On était rien pour elle et elle nous a remplacé directement. J’ai essayé de te dire d’abandonné, mais tu n’écoutes rien !
• Cette fois-ci, Angèle m’avait emporté avec elle •
Une chose m’intrigue ?
Tu parles de ce Geoffrey ? Dis-moi tu connais bien cette agent ?
T’es sérieux là ? Non mais tu as entendu comme moi ? C’est affligeant, ne te mêle pas de ma vie chère frère, ça serait mieux pour ton postérieur… mdr. C’est dommage, je l’aimais bien cette Evie.
C’est noté cher sœur. Evie s’en remettra, ce n’est pas la première a succombé au charme de ton frère, mais elles garderont toujours un merveilleux souvenir de moi.
Quelle modestie… Je ne suis pas sûr qu’une personne survive à ton égo.
Miss Frye venait de m’offrir un indice, voir une délivrance que je portais en moi depuis tant d’année. Comment Prudence avait pu effacer ses traces aussi facilement en partant à la hâte ? Il était clair qu’elle avait reçu de l’aide, mais de qui ? Elle n’avait que peu de véritables amis et en comptant Francis et moi, la liste devait être assez courte. Si elle était venue demander de l’aide après mon départ, mère n’aurait jamais laissé une jeune femme dans le besoin…
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:33, modifié 2 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Villa Fiona, proche de Florence,
En Italie, le 22 Octobre 2044
Les événements de la fin de semaine m’avaient tant travaillé et une journée n’avait pu suffire à me rendre les idées claires. Prudence et moi avions passé tant de temps à nous quereller dans notre enfance, que nous sommes souvent passés de l’amitié à la rivalité. Toutefois nous avions fini par être liée et si Prudence avait besoin de moi, je devais être présent… Même si à ce moment, c’était moi qui avait plus besoin d’elle… Il était temps de revoir mes parents.
• Présent •
Tu es sur de vouloirs faire ça ? Les réponses pourraient ne pas te plaire ?
Tu es sur que le raccordement à bien été fait ? Donc prend cette poudre et vas-y.
Bon les femmes et les enfants d’abord… Villa Fiona, Florence !
Je déteste vraiment le réseau de Cheminette… Villa Fiona, Florence !
• J’avais alors disparu dans les flammes vertes •
Bien évidemment, s’il y a la sœur…Le frère n’est pas loin. Je suppose qu’on vous manquait beaucoup ? Heureusement qu’on a raccordé cette cheminée sur le réseau.
Vous avez mis le feu à la boutique ?
Bien sûr que non, je ne suis pas une pyromane…Bon une fois, mais c’était un accident d’abord. Et pour te répondre mère, oui bien-sûr que tu nous manque. N’es-ce pas Lysandre ?
Je suis là pour Prudence
C’est un peu trop direct là !
Lysandre encore avec ça ? Tu m’avais promis en reprenant la boutique que tout ceci était derrière-toi.
Cette fois, il s’agit de Prudence Monrose !
Oh ! Tu l’as finalement appris.
Tu te moque de moi ? C’est ça ta réponse ?
Il serait peut-être temps qu’on se pose et qu’on discute de ça ? S’il vous plait, je ne veux plus que ma famille soit brisée.
Je ne savais pas ce que j’allais apprendre, mais je me souvenais des paroles de ma sœur et elle s’avérait être vrai, je n’aimais vraiment pas ces réponses. Nous nous sommes alors tous installé dans le grand salon, puis mère avait alors commencé son récit.
Une nuit ton amie se présenta à la porte de notre domicile, en Bretagne. Elle avait fait un long chemin et elle te cherchait. Elle nous implora de te joindre, nous avons alors compris la détresse de cette jeune femme. Elle nous expliqua tout et passa la nuit avec nous, puis le lendemain ton père l’a accompagné auprès de la famille Duprés, afin qu’on puisse trouver une solution pour cette jeune enfant.
Pendant que je m’entretenais avec le père de Francis, Prudence parla avec son ami. Tout semblait avoir été arrangé selon elle, cependant j’ai compris qu’il y avait un souci. Je suis donc parti du domicile, mais je suis resté non loin du foyer des Duprés. Le soir venue, j’ai vu ton amie fuir en douce la demeure, je l’ai interpellé et l’ai ramené à notre domicile à Carnac.
Pourquoi n’est-elle pas restée à la maison ?
Elle n’aurait pas été en sécurité ici, elle aurait pu subir une pression de sa famille ou pire des menaces. Je me moquais bien des menaces qu’aurait pu connaitre notre famille, mais ton amie n’entendait pas vivre dans une nouvelle prison. Cette jeune fille avait besoin d’être libéré, mais aussi d’un bienfaiteur. Elle nous parla de sa famille à l’étranger, des gens sur selon elle et nous lui avons alors fournis un moyen de la rejoindre.
Elle est donc chez sa famille en Angleterre ?
Nous avons des doutes sur ce sujet, car il semblerait qu’elle ne soit jamais arrivée à Londres. Dans le cas contraire, c’est que sa famille à Londres lui a apporté leur aide. Elle s’est montrée particulièrement forte et maline pour ne pas être retrouvé. Car tu peux éviter des services de recherche, mais réussir à passer entre les mailles de mon fils n’ait pas choses aisé.
Nous avons alors protégé le secret de cette jeune fille et nous nous sommes promis de couper tous liens entre nos familles, afin que son secret reste protégé. Elle accepta et demanda qu’on t’écarte également de ce secret, car tu chercherais un moyen de la ramener.
Dans l’autre cas, elle ne s’est pas rendue dans sa famille et elle a erré pendant des années !
Je te signale que tu t’es enfui et que tu as bien réussi à t’en sortir. Cette décision était bien meilleure que ce que tu pouvais lui proposé. Tu es un garçon brillant, mais sous le coup de tes émotions tu deviens instable. Il se trouve que tu es un vrai pit-bull et que si elle aurait voulu que tu l’as retrouve, elle nous l’aurait fait savoir.
• Je m’étais alors levé, avec l’attention de partir •
Il semblerait que tout le monde ait le même discours, j’ai fait ce qui était logique. La logique s’est quelle m’avait demandé… Pas qu’on lui bourre le crane d’idiotie. Je sais de quoi je parle, j’ai également fuit ma famille et j’en ai appris une chose, c’est que tôt ou tard on a besoin d’aide et moi, j’avais Chris !
Nous ne pouvons pas revenir en arrière et c’était notre choix de l’aider, maintenant si à tes yeux nous avons échoué, il est de ton devoir de la retrouver.
Dorian !
Ton fils est lié à cette femme, j’ai appris que lui tenir tête ne servait à rien. J’ai déjà tourné le dos à mon fils une fois…Si tu retrouves cette fille, tu es contient que ce sera à toi de la protéger.
C’est ainsi qu’après de nombreuse année à rechercher mon ancienne amie, ma famille me donna enfin le secret de l’histoire. Le destin avait décidé une fois de plus, de me mettre sur le chemin de cette quête à travers le globe et bien que je n’aie jamais trouvé aucun indice sur Prudence, c’est à la suite d’une rencontre et de retrouvailles que j’avais enfin une piste à suivre.
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:33, modifié 1 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie
L'Avenir est-il un long passé?

Boutique "Ménagerie Magique", Gallérie Nicolas Flamel,
Ville de Paris, en France, le 24 Octobre 2044
Petit à petit je retrouvais les pièces manquantes du passé et en les mettant bout à bout, je reformais enfin le puzzle. Je ne pouvais pas en vouloir à mes parents, ils avaient agis quand moi je n’avais pas pu le faire. J’étais frustré de leur décision de ne rien me dire et aujourd’hui, je m’apprêtais à reprendre une course avec une longueur retard. Sans avoir d’atout, je risquais de tournée encore longtemps…
• Présent •
Tu ne devrais pas être là mon frère, tu devrais vraiment me laisser gérer la boutique.
Tu ne vendras pas la peau de ton frère, je suis loin de la retraite.
Ne joue pas avec les mots.
La sonnette de la porte d’entrée retentit dans la boutique, faisant miauler de nombreux chat au passage. Alors qu’Angèle s’apprêtait à y aller, je lui fis signe de me laisser faire. J’avais besoin de me changer les idées et une vente serait le meilleur moyen de le faire, avant que ma sœur ne fasse un meilleur chiffre d’affaire que moi dans ma propre boutique. La jeune femme avait le dos tournée et admirait les chats…
Il est vrai qu’ils font une bien meilleure alarme que notre sonnette d’entrée.
Ils sont surtout magnifiques, bonjours Lysandre.
Evie ? Je ne t’avais pas reconnue.
Merci de ne pas me chasser de là !
Tu n’es pas une Duprès, je suis navrée que tu es étais mêlé à ça.
Tant mieux, car je suis venu pour t’aider. A la suite des événements de la semaine dernière, j’ai décidé de fouiller un peu dans les archives. Il y a plus d’un mois, une femme du nom d’Ivyblack s’est présentée à la boutique. Cette femme à des liens avec Prudence et elle avait reconnu la personne sur la photo comme étant une personne de sa famille.
Ivyblack ? Ce nom devrait me dire quelques choses ?
Cet homme n’était pas un sang-pur.
• Elle me fit voir un arbre généalogie •
La sœur du Grand-père de Prudence, elle s’est mariée à un anglais du nom d’Ivyblack. Cette femme est donc une personne de la famille lointaine de Prudence et on peut dire que cette union avait fait scandale…Je te laisse deviné pourquoi.
Ivyblack ? Ce nom devrait me dire quelques choses ?
Si j’étais Prudence, je serais allé vers un membre de ma famille qui ne partage pas ce gout du sang pur. Sans oublier que cette femme l’a appelé Monrose et donc elle l’a vu après sa disparition.
Enfaite, je peux expliquer le Monrose.
Ce n'est pas la peine, mais je suis heureuse que tu ais cherché à me dire la vérité. En cherchant dans les arbres généalogiques, j’ai vu le tien…Et vu le nom de ta mère, seulement il n’y a pas de Prudence. Ne t’en fais pas, Francis ne saura rien et il vaudrait mieux qu’il pense qu’elle soit mariée.
En vérité, je ne l’ai appris que ce week-end et on va dire que mes parents m’ont enfin informé de ce qu’il avait fait.
Je ne sais pas si ça peut t’aider, mais j’ai pu retrouver cette femme. J’ai pu non seulement avoir son nom, son adresse et je sais qu’il s’agit aussi d’une couturière talentueuse qui vit de l’autre côté de la Manche, elle fournit principalement les boutiques sur le Chemins de Traverse à Londres. Et J’ai surtout réussi à avoir un rendez-vous, tu n’auras qu’à te présenter à elle comme mon représentant.
Pourquoi fais-tu tout ça ?
Ce que nous avons vécu était court, mais vrai. Et je peux dire que j’en garde un magnifique souvenir, je ne veux pas qu’il soit gâcher par une histoire aussi moche. Et je suis ton ami et si je ne te vois plus, autant faire une chose pour t’aider.
Je ne pourrais jamais te remercier pour ça.
Si ! Retrouve là et ne la lâche plus.
• Présent •
L’Angleterre alors, elle a finalement fini par y aller.
Je suis un chien qui pense suivre la piste d’un lièvre, mais qui est sur les traces d’un renard.
Ta philosophie est vraiment nul mon frère, mais pour te répondre…Cesse d’être un chien et soit un loup et arrête de suivre la piste…Traque là !
Londres ! Je peux avoir un rendez-vous sur le « Chemin de Traverse ».
Ta valise est prête, tu pars à Londres dans les plus brefs délais.
Mais…
Tu es trop long à te décider aussi.
Ça remonte à plus d’un mois, je ne suis pas sûr que cette piste soit fiable. Au moins j’avais raison sur un point, je t’avais dit que les femmes que je quittais gardaient toujours un bon souvenir de moi.
J’y crois pas, tu ne serais pas mon frère…
J’avais tiré un trait sur mes recherches et j’avais appris à vivre sans et d’ailleurs, mon poste de gérant me plaisait particulièrement bien. J’étais toutefois sur le départ et mon but était de retrouver mon amie, ce fou de destin jouait encore avec moi… Il était peut-être temps de terminer cette partie, il me restait plus qu’à savoir dans quels camps j’allais finir…
A suivre...
Dernière modification par Lysandre Germain le 6 juil. 2020, 15:34, modifié 1 fois.
Ancien Gérant de la Ménagerie