Débordement sentimental
[RP solo] En réponse au jeu Magic'Art 2.0 sur le thème des Quatre saisons.
Elle courrait. Elle courrait à en perdre haleine. Des larmes ravagés son visage poupon. Elles étaient difficilement perceptibles car entremêlées de pluie. La jeune fille voyait flou, elle n’arrivait pas à distinguer ce qui se trouvait à dix mètres d’elle. Le ciel déversait sa tristesse sur elle et cela lui procurait un sentiment de satisfaction. Elle n’était pas seule à souffrir.
Ses cheveux blonds lui collaient au visage et au cou. Elle finit par ralentir le rythme, sa respiration sifflante à travers ses poumons. La jeune fille haletante tenta de discerner ce qu’il y avait autour d’elle ; elle vit l’étendue d’eau sombre qui entourait le château depuis plusieurs mois maintenant. Elle tenta de repérer le rocher sur la rive sur lequel elle aimait se prélasser les jours de beau temps. Elle avança d’un pas lourd avant de s’emmêler les pieds et de tomber face contre terre. Elle sanglota de plus belle.
Elle resta quelques instants là, sa robe de sorcière poissée lui collant au corps, frissonnante. Elle se releva et constata le piteux état dans lequel elle se trouvait. Elle était souillée de boue et de brindilles d’herbe. Lasse, elle continua d’avancer vers la rive. Elle repéra le rocher, il lui tendait ses bras de roc pour l’accueillir. Elle se jeta sur lui et sanglota… Pleura… Cria…
Le ciel n’avait de cesse de la couvrir de sa caresse humide. Elle frissonna. Elle tenta de se reprendre. Dans un geste réconfortant, elle sortit sa baguette de sa poche et se mit à la faire tourner entre ses doigts. Ce tic était apparu lorsqu’elle était allée se cacher dans les toilettes des filles après qu’une cinquième année lui eut fait une mauvaise blague. Sa baguette malmenée entre ses doigts émit une faible lueur et sensible à l’humeur de sa détentrice, fit tomber de la grêle juste au-dessus de la tête de la jeune sorcière. Elle poussa un cri de surprise mêlée à de la douleur et laissa choir sa baguette. Les grêlons cessèrent immédiatement de tomber... Pas la pluie.
Elle finit par émettre un ricanement, elle se trouvait ridicule. Ridicule de se retrouver dans un tel état. Tant d’autres jeunes épleurés avaient dû vivre cette expérience… Le rejet. Elle tenta de ne pas repenser à cette personne… Elle ne méritait même plus que son prénom ne traverse son esprit… Malgré elle, la scène s’imposa à elle. Tout lui avait paru bien se passer jusqu’à présent, elle avait cru déceler qu’iel était assez réceptif-ive. Qu’iel avait même fait preuve d’intérêt plus qu’amical à certains moments… Mais non ! Son visage s’était déformé entre surprise et dégoût quand elle lui avait révélé ses sentiments.
Elle abattît brutalement son poing sur la roche. Et le regretta dans l’instant, elle hurla de douleurs. Elle agrippa son poing ensanglanté et jura, grimaça et jura de nouveau.
Elle s’obligea à se ressaisir. Elle fit les exercices de respiration que lui avait appris sa mère quand elle était petite. Elle souffrait d’impulsivité qui l’avait mené plusieurs à des situations impossibles. Elle inspira… Expira… Inspira… Expira… Jusqu’à ce que son rythme cardiaque ralentisse. Elle leva alors la tête vers le ciel. La pluie s’était calmée. Au loin elle percevait une éclaircie. La jeune fille se balança d’avant en arrière pour s’apaiser encore plus.
Son esprit apaisé lui permit de voir plus clair et réalisa très vite que cette réaction n’était pas uniquement due à ce rejet, mais plutôt à un tout. Les cours, les devoirs, les prises de tête, le départ d’une amie, sa famille éloignée, l’épée de Damoclès au-dessus des têtes de ses parents du fait de leur profession… Mais qu’est-ce qui leur prenait aussi d’étudier et de publier des ouvrages sur l’histoire du point de vue sorcier ET moldu par les temps qui courent !?
Les balancements apaisèrent de plus en plus la jeune sorcière qui s’allongea en boule sur le rocher, épuisée. Elle s’assoupit.
Ce sont ses frissonnements qui lui firent ouvrir les yeux de nouveau. Le ciel était à présent dégagé et dardé ses rayons de soleil sur le Lac dont les remous les faisaient chatoyer. Malgré la douceur environnante, la jeune fille était frigorifiée. Elle enroula ses bras autour d’elle et constata que sa robe était gorgée d’eau, de boue et autres saletés. Elle se pencha au-dessus du rocher pour regarder son reflet dans l’eau. Le reflet lui renvoya l’image d’une jeune fille les joues couvertes de boue divisée par des sillons de larmes. Ses yeux étaient tout bouffis et rouges. Ses cheveux sales et emmêlés donnaient l’impression d’avoir servi de piste d’atterrissage à une poule.
La comparaison la fit rire ce qui lui fit du bien. Elle décida qu’elle en avait fini de fuir et surtout, qu’elle avait grand besoin d’une douche bien chaude avant d’attraper la mort. Elle releva la tête pour profiter encore un peu des rayons de soleil sur son corps. Leur tiédeur lui fit du bien et détendit ses épaules. Un courant d’air frais la rappela à l’ordre et elle fila en direction du Château. Il était temps de se reprendre après avoir relâché le contrôle quelques heures.
Elle sentit la douceur du soleil avant de franchir les portes du Hall d’entrée et le perçut comme un dernier geste d’encouragement. Elle sourit, confiante. Avant de faire demi-tour et de se précipiter vers le rocher. Sa baguette, elle avait oublié sa baguette ! Heureusement, elle l'attendait bien sagement, posée sur le roc. Elle s'en saisit, caressa le bois. Elle se souvint des grêlons qui étaient venus rencontrer son crâne. Elle regarda avec perplexité sa compagne de vie. Elle qui se pensait avec un pouvoir qui n'en faisait qu'à sa tête, elle était surprise de voir qu'elle avait réagi à son humeur, sans qu'elle eût besoin de penser ou formuler un sortilège. Elle décida qu'elle irait s'informer plus tard sur ce phénomène à la bibliothèque par exemple et la fourra dans la poche de sa robe détrempée.
Elle rentra cette fois-ci pour de bon, au Château pour prendre cette fameuse douche !
Le dimanche 7 mai 2045
Elle courrait. Elle courrait à en perdre haleine. Des larmes ravagés son visage poupon. Elles étaient difficilement perceptibles car entremêlées de pluie. La jeune fille voyait flou, elle n’arrivait pas à distinguer ce qui se trouvait à dix mètres d’elle. Le ciel déversait sa tristesse sur elle et cela lui procurait un sentiment de satisfaction. Elle n’était pas seule à souffrir.
Ses cheveux blonds lui collaient au visage et au cou. Elle finit par ralentir le rythme, sa respiration sifflante à travers ses poumons. La jeune fille haletante tenta de discerner ce qu’il y avait autour d’elle ; elle vit l’étendue d’eau sombre qui entourait le château depuis plusieurs mois maintenant. Elle tenta de repérer le rocher sur la rive sur lequel elle aimait se prélasser les jours de beau temps. Elle avança d’un pas lourd avant de s’emmêler les pieds et de tomber face contre terre. Elle sanglota de plus belle.
Elle resta quelques instants là, sa robe de sorcière poissée lui collant au corps, frissonnante. Elle se releva et constata le piteux état dans lequel elle se trouvait. Elle était souillée de boue et de brindilles d’herbe. Lasse, elle continua d’avancer vers la rive. Elle repéra le rocher, il lui tendait ses bras de roc pour l’accueillir. Elle se jeta sur lui et sanglota… Pleura… Cria…
Le ciel n’avait de cesse de la couvrir de sa caresse humide. Elle frissonna. Elle tenta de se reprendre. Dans un geste réconfortant, elle sortit sa baguette de sa poche et se mit à la faire tourner entre ses doigts. Ce tic était apparu lorsqu’elle était allée se cacher dans les toilettes des filles après qu’une cinquième année lui eut fait une mauvaise blague. Sa baguette malmenée entre ses doigts émit une faible lueur et sensible à l’humeur de sa détentrice, fit tomber de la grêle juste au-dessus de la tête de la jeune sorcière. Elle poussa un cri de surprise mêlée à de la douleur et laissa choir sa baguette. Les grêlons cessèrent immédiatement de tomber... Pas la pluie.
Elle finit par émettre un ricanement, elle se trouvait ridicule. Ridicule de se retrouver dans un tel état. Tant d’autres jeunes épleurés avaient dû vivre cette expérience… Le rejet. Elle tenta de ne pas repenser à cette personne… Elle ne méritait même plus que son prénom ne traverse son esprit… Malgré elle, la scène s’imposa à elle. Tout lui avait paru bien se passer jusqu’à présent, elle avait cru déceler qu’iel était assez réceptif-ive. Qu’iel avait même fait preuve d’intérêt plus qu’amical à certains moments… Mais non ! Son visage s’était déformé entre surprise et dégoût quand elle lui avait révélé ses sentiments.
Elle abattît brutalement son poing sur la roche. Et le regretta dans l’instant, elle hurla de douleurs. Elle agrippa son poing ensanglanté et jura, grimaça et jura de nouveau.
Elle s’obligea à se ressaisir. Elle fit les exercices de respiration que lui avait appris sa mère quand elle était petite. Elle souffrait d’impulsivité qui l’avait mené plusieurs à des situations impossibles. Elle inspira… Expira… Inspira… Expira… Jusqu’à ce que son rythme cardiaque ralentisse. Elle leva alors la tête vers le ciel. La pluie s’était calmée. Au loin elle percevait une éclaircie. La jeune fille se balança d’avant en arrière pour s’apaiser encore plus.
Son esprit apaisé lui permit de voir plus clair et réalisa très vite que cette réaction n’était pas uniquement due à ce rejet, mais plutôt à un tout. Les cours, les devoirs, les prises de tête, le départ d’une amie, sa famille éloignée, l’épée de Damoclès au-dessus des têtes de ses parents du fait de leur profession… Mais qu’est-ce qui leur prenait aussi d’étudier et de publier des ouvrages sur l’histoire du point de vue sorcier ET moldu par les temps qui courent !?
Les balancements apaisèrent de plus en plus la jeune sorcière qui s’allongea en boule sur le rocher, épuisée. Elle s’assoupit.
Ce sont ses frissonnements qui lui firent ouvrir les yeux de nouveau. Le ciel était à présent dégagé et dardé ses rayons de soleil sur le Lac dont les remous les faisaient chatoyer. Malgré la douceur environnante, la jeune fille était frigorifiée. Elle enroula ses bras autour d’elle et constata que sa robe était gorgée d’eau, de boue et autres saletés. Elle se pencha au-dessus du rocher pour regarder son reflet dans l’eau. Le reflet lui renvoya l’image d’une jeune fille les joues couvertes de boue divisée par des sillons de larmes. Ses yeux étaient tout bouffis et rouges. Ses cheveux sales et emmêlés donnaient l’impression d’avoir servi de piste d’atterrissage à une poule.
La comparaison la fit rire ce qui lui fit du bien. Elle décida qu’elle en avait fini de fuir et surtout, qu’elle avait grand besoin d’une douche bien chaude avant d’attraper la mort. Elle releva la tête pour profiter encore un peu des rayons de soleil sur son corps. Leur tiédeur lui fit du bien et détendit ses épaules. Un courant d’air frais la rappela à l’ordre et elle fila en direction du Château. Il était temps de se reprendre après avoir relâché le contrôle quelques heures.
Elle sentit la douceur du soleil avant de franchir les portes du Hall d’entrée et le perçut comme un dernier geste d’encouragement. Elle sourit, confiante. Avant de faire demi-tour et de se précipiter vers le rocher. Sa baguette, elle avait oublié sa baguette ! Heureusement, elle l'attendait bien sagement, posée sur le roc. Elle s'en saisit, caressa le bois. Elle se souvint des grêlons qui étaient venus rencontrer son crâne. Elle regarda avec perplexité sa compagne de vie. Elle qui se pensait avec un pouvoir qui n'en faisait qu'à sa tête, elle était surprise de voir qu'elle avait réagi à son humeur, sans qu'elle eût besoin de penser ou formuler un sortilège. Elle décida qu'elle irait s'informer plus tard sur ce phénomène à la bibliothèque par exemple et la fourra dans la poche de sa robe détrempée.
Elle rentra cette fois-ci pour de bon, au Château pour prendre cette fameuse douche !
Justina GOMEZ
Sorcière de premier cycle
Ecole de magie Poudlard
Ancienne devise de Serpentard - "Même le plus petit des Serpents a du venin !"