13 mai 2020, 15:36
le langage des brindilles
Mercredi 8 mars 2045
Le matin
@Isabel Almeida
@Deryn O'Connors
Le matin
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Deryn venait de rendre visite à son petit protégé et avait décidé d'aller marcher un peu. Elle était contente de voir qu'il s'approchait désormais d'elle à chacune de ses visites. Evidement, ils n'étaient pas sur la même branche; la fillette prenait soin de rester assez éloignée pour ne pas l'effrayer ou lui imposer une présence trop importante et risquer ainsi de le froisser. Cependant quelque chose la tracassait. Elle parlait doucement à la petite créature parfois mais, se demandait si cette dernière pouvait comprendre quelque chose.
Elle avait appris par le passé à lire les humeurs de son poney en fonction de sa façon de se positionner, de la regarder mais le langage botruc lui était totalement inconnu. Elle aurait aussi voulu lui donner un nom ou un surnom mais pour ça il fallait savoir si c'était un garçon ou une fille… Tout en marchant vers le lac, elle se mit à parler toute seule :
"Comment reconnait-on un botruc mâle d'un botruc femelle ? Si ça se trouve ils sont comme les escargots, à la fois mâle et femelle. Est ce qu'il y a des sorciers qui parlent le botruc, comme pour les serpents ? Ca s'appellerait le … "
Elle se tût soudain en apercevant une silhouette à proximité du lac. Elle s'arrêta un instant pour regarder les petites vaguelettes qui brillaient sous les rayons du soleil avant de reprendre son chemin. Quand elle reconnu Miss Almeida, la professeure de Soins aux Créatures Magiques, elle s'arrêta à nouveau. La première année n'avait pas encore de cours dans cette matière à son grand désespoir mais peut être que le professeur accepterait quand même de répondre à une ou deux questions sur les botrucs…
Deryn prit son courage à deux mains et se dirigea d'un pas décidé vers la personne qui avait potentiellement les réponses à toutes ses questions. La petite brune espérait cependant ne pas déranger la professeure en plein travail aussi, s'exprima t-elle d'une petite voix.
"Bonjour Miss Almeida. Excusez moi de vous déranger je… je pourrais vous poser une ou deux questions ?"
En vérité, la tête de la fillette débordait de questions mais mieux valait commencer par une ou deux.
Dernière modification par Deryn O'Connors le 20 mai 2020, 21:26, modifié 1 fois.
Poufsouffle vult !
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19 mai 2020, 10:51
le langage des brindilles
Depuis que l'école s'était retrouvée totalement entourée par les eaux du lac, Isabel Almeida se rendait régulièrement sur les rives. Cette nouvelle structuration avait changé beaucoup de choses pour les créatures aquatiques qui peuplaient ce lieu. De nouveaux environnements avaient été découverts tandis que d'autres avaient été modifiés. Les Êtres de l'eau notamment avaient été grandement chamboulés par tout ce vacarme, mais avaient rapidement vu la possibilité d'étendre leur royaume.
Ses quelques notions de langues aquatiques sous le bras, Isabel s'était aujourd'hui maladroitement entretenue avec l'un des membres du peuple Selkie afin de savoir où en était le royaume et si tout se passait bien. De ce qu'elle avait pu comprendre, un bon quart de la couronne d'eau qui cerclait le domaine était maintenant occupée par les Êtres de l'eau qui avaient fini de construire les nouvelles habitations avant la fin de l'hiver. Ravie de constater l'adaptabilité de ce peuple, Isabel avait souhaité une bonne journée au Selkie avant de se redresser et de jeter un œil au lac qui lui faisait face. Une voix féminine l'appela soudainement, la tirant de sa contemplation.
En se retournant, elle aperçut une jeune élève venir à elle. Elle ne l'avait pas en cours, ainsi il lui fallut fouiller dans sa mémoire avant de reconnaître la petite O'Connors qu'elle se souvenait avoir été répartie à Poufsouffle lors du banquet en début d'année.
"Vous ne me dérangez pas, dit-elle en souriant. Que puis-je pour vous ?"
Ses quelques notions de langues aquatiques sous le bras, Isabel s'était aujourd'hui maladroitement entretenue avec l'un des membres du peuple Selkie afin de savoir où en était le royaume et si tout se passait bien. De ce qu'elle avait pu comprendre, un bon quart de la couronne d'eau qui cerclait le domaine était maintenant occupée par les Êtres de l'eau qui avaient fini de construire les nouvelles habitations avant la fin de l'hiver. Ravie de constater l'adaptabilité de ce peuple, Isabel avait souhaité une bonne journée au Selkie avant de se redresser et de jeter un œil au lac qui lui faisait face. Une voix féminine l'appela soudainement, la tirant de sa contemplation.
En se retournant, elle aperçut une jeune élève venir à elle. Elle ne l'avait pas en cours, ainsi il lui fallut fouiller dans sa mémoire avant de reconnaître la petite O'Connors qu'elle se souvenait avoir été répartie à Poufsouffle lors du banquet en début d'année.
"Vous ne me dérangez pas, dit-elle en souriant. Que puis-je pour vous ?"
Magizoologiste de retour en Grande-Bretagne
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20 mai 2020, 22:02
le langage des brindilles
Deryn hésitait. Si ça se trouve elle n'avait même pas le droit d'approcher des créatures magiques en dehors des cours. Présenter ses bêtises à un professeur n'était peut être pas une si bonne idée que ça. Elle balaya ses hésitation; Tant pis, elle avait trop envie d'avoir des réponses pour s'arrêter maintenant.
"Cet hiver j'ai rencontré un botruc. Je suis allée lui rendre visite tous les jours sur son arbre et il commence à s'habituer à moi. Seulement, je ne sais pas trop comment lui parler. Est ce qu'ils ont un langage à eux ? Et est ce que…"
La petite brune s'arrêta et lança un regard très intéressé à ses pieds. Elle savait qu'elle avait tendance à s'embarquer dans des grandes explications et à poser des multitudes de questions quand elle était trop énervée.
"Pardon. Je ne me suis même pas présentée. Je m'appelle Deryn O'Connors, je… suis en première année. Je voudrais bien en savoir plus sur les botrucs pour échanger avec lui. J'ai lu des livres dans la bibliothèque mais je n'ai rien trouver sur leur façon de… communiquer. Je me disais que, peut être, vous pourriez me renseigner."
La fillette se dandinait en se tripatouillant les mains. Elle espérait vraiment que Miss Almeida puisse lui donner des clés pour continuer à progresser avec cette petite créature. Sinon tant pis, elle continuerait comme elle avait commencé. Avec du temps, elle finirait par comprendre des choses.
"Cet hiver j'ai rencontré un botruc. Je suis allée lui rendre visite tous les jours sur son arbre et il commence à s'habituer à moi. Seulement, je ne sais pas trop comment lui parler. Est ce qu'ils ont un langage à eux ? Et est ce que…"
La petite brune s'arrêta et lança un regard très intéressé à ses pieds. Elle savait qu'elle avait tendance à s'embarquer dans des grandes explications et à poser des multitudes de questions quand elle était trop énervée.
"Pardon. Je ne me suis même pas présentée. Je m'appelle Deryn O'Connors, je… suis en première année. Je voudrais bien en savoir plus sur les botrucs pour échanger avec lui. J'ai lu des livres dans la bibliothèque mais je n'ai rien trouver sur leur façon de… communiquer. Je me disais que, peut être, vous pourriez me renseigner."
La fillette se dandinait en se tripatouillant les mains. Elle espérait vraiment que Miss Almeida puisse lui donner des clés pour continuer à progresser avec cette petite créature. Sinon tant pis, elle continuerait comme elle avait commencé. Avec du temps, elle finirait par comprendre des choses.
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6 juin 2020, 21:48
le langage des brindilles
Isabel observait la jeune fille avec amusement et une certaine tendresse tandis qu’elle écoutait ce qu’elle était venue lui demander. L’enseignante aimait voir l’intérêt que pouvait porter de si jeunes sorciers aux créatures magiques. C’était pour elle un très bon signe pour la suite de la scolarité de ces adolescents et de leur bienveillance.
Elle était par ailleurs assez surprise d’apprendre que la Poufsouffle avait réussi à se faire accepter par un Botruc qui, semblerait-il, acceptait qu’elle vienne à son arbre. Ces petites bêtes pouvaient être de très bons compagnons, mais encore fallait-il réussir à les apprivoiser. Or la jeune O’Connors semblait être sur le bon chemin pour y arriver.
« C’est très intéressant ce que vous me dites là. Il n’est pas toujours facile de se faire accepter près d’un arbre occupé par un Botruc, c’est une belle preuve de maturité que d’être arrivé à un tel résultat à votre âge, annonça Isabel en souriant. »
La jeune femme s’éloigna un peu de la bordure du lac et invita la Poufsouffle à la suivre tandis qu’elle marchait sans but précis dans le parc de l’école.
« Les Botruc ont bien un langage qui leur est propre. Comme n’importe quelle espèce animale, en sommes. Pour ce qui est de communiquer directement avec eux, je pense que cela revient un peu au même que de communiquer avec un chat ou un chien. Il n’est pas forcément utile de leur parler dans leur langage – qu’il serait bien difficile d’imiter correctement. L’essentiel réside surtout dans l’intonation que nous utilisons. »
Isabel continua de marcher un peu tout en réfléchissant.
« Je n’ai jamais réellement communiqué avec un Botruc. Mais de par mes expériences avec d’autres créatures, si vos paroles, votre intonation et votre langage corporel sont en accord, il y a de grandes chances pour que l’animal vous comprenne, ou du moins comprenne vos intentions. Et si le Botruc dont vous me parlez a déjà commencé à accepter votre présence près de lui comme vous me le dites, c’est que vous communiquez déjà avec lui, sans même vous en rendre trop compte. »
La jeune femme adressa un sourire à la Poufsouffle.
« Comment vous y êtes vous prise pour trouver ce Botruc et pour vous faire accepter par lui ? » demande Isabel, curieuse d’en apprendre davantage sur cette rencontre et le lien qui avait pu commencer à se nouer entre les deux.
Elle était par ailleurs assez surprise d’apprendre que la Poufsouffle avait réussi à se faire accepter par un Botruc qui, semblerait-il, acceptait qu’elle vienne à son arbre. Ces petites bêtes pouvaient être de très bons compagnons, mais encore fallait-il réussir à les apprivoiser. Or la jeune O’Connors semblait être sur le bon chemin pour y arriver.
« C’est très intéressant ce que vous me dites là. Il n’est pas toujours facile de se faire accepter près d’un arbre occupé par un Botruc, c’est une belle preuve de maturité que d’être arrivé à un tel résultat à votre âge, annonça Isabel en souriant. »
La jeune femme s’éloigna un peu de la bordure du lac et invita la Poufsouffle à la suivre tandis qu’elle marchait sans but précis dans le parc de l’école.
« Les Botruc ont bien un langage qui leur est propre. Comme n’importe quelle espèce animale, en sommes. Pour ce qui est de communiquer directement avec eux, je pense que cela revient un peu au même que de communiquer avec un chat ou un chien. Il n’est pas forcément utile de leur parler dans leur langage – qu’il serait bien difficile d’imiter correctement. L’essentiel réside surtout dans l’intonation que nous utilisons. »
Isabel continua de marcher un peu tout en réfléchissant.
« Je n’ai jamais réellement communiqué avec un Botruc. Mais de par mes expériences avec d’autres créatures, si vos paroles, votre intonation et votre langage corporel sont en accord, il y a de grandes chances pour que l’animal vous comprenne, ou du moins comprenne vos intentions. Et si le Botruc dont vous me parlez a déjà commencé à accepter votre présence près de lui comme vous me le dites, c’est que vous communiquez déjà avec lui, sans même vous en rendre trop compte. »
La jeune femme adressa un sourire à la Poufsouffle.
« Comment vous y êtes vous prise pour trouver ce Botruc et pour vous faire accepter par lui ? » demande Isabel, curieuse d’en apprendre davantage sur cette rencontre et le lien qui avait pu commencer à se nouer entre les deux.
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Baroudeuse à la valise
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Baroudeuse à la valise
15 juin 2020, 22:37
le langage des brindilles
Un langage difficile à imiter… La fillette buvait les paroles de la sorcière, se concentrant pour tout mémoriser mais ne pouvait s'empêcher de partir dans ses réflexions. Pour entendre ce langage, il faudrait que ce botruc ne soit pas seul de son espèce… Elle se mit en marche aux côtés de la professeure, calant au mieux ses pas sur les siens. Elle était heureuse de partager son petit secret animalier avec quelqu'un qui semblait intéressé aussi essaya t'elle de raconter avec précision le début de cette petite aventure.
- En janvier, je suis allée faire un bonhomme de neige avec une amie dans le parc. J'ai repéré du gui sur un arbre et j'ai grimpé sans faire attention. Je me suis alors retrouvée nez à nez avec un botruc qui n'avait pas l'air des plus commodes. J'étais en équilibre sur une branche, j'ai eu une de ses frousses. Je crois…
Elle s'arrêta de parler et réfléchit un instant pour se remémorer au mieux cette étrange rencontre.
- J'ai commencé à lui parler en espérant qu'il ne m'attaque pas. C'était peut être un peu stupide mais je me suis présentée, et je lui ai expliqué que je ne voulais pas abîmer son arbre mais juste tirer le gui qui est un parasite. C'est ma mère qui dit toujours ça que c'est un parasite... Je crois que vous avez raison, il a du comprendre en partie car il s'est arrêté. Je n'ai pas traîné. J'ai sauté de l'arbre au plus vite avec ma petite branchette de gui.
Elle reprit un peu son souffle. Miss Almeida marchait à une bonne allure et la petite devait faire de grandes enjambées pour se maintenir à son niveau.
- Ensuite, j'ai fait comme pour les Veracrasses en début d'année. J'ai lu tout ce que j'ai pu trouver sur le sujet à la bibliothèque et puis j'ai décidé d'aller l'observer. Je me suis rappelée de la façon dont mon père apprivoise les agneaux à la maison en leur apportant à manger tous les jours. J'ai apporté des cloportes car ils sont faciles à trouver dans les couloirs du château. Et tous les jours je m'approchais un peu plus de l'arbre ou je restais un peu plus longtemps.
Elle leva les yeux au ciel en se mordillant la lèvre… Est ce qu'elle oubliait quelque chose…
- Ah oui... A chaque fois, je me présente quand j'arrive. Je frappe sur le tronc de l'arbre doucement comme sur une porte de maison. J'aimerais bien pouvoir lui donner un nom mais je ne sais pas si c'est un garçon ou une fille enfin… on dit comme ça ou il faut dire mâle et femelle ?
- En janvier, je suis allée faire un bonhomme de neige avec une amie dans le parc. J'ai repéré du gui sur un arbre et j'ai grimpé sans faire attention. Je me suis alors retrouvée nez à nez avec un botruc qui n'avait pas l'air des plus commodes. J'étais en équilibre sur une branche, j'ai eu une de ses frousses. Je crois…
Elle s'arrêta de parler et réfléchit un instant pour se remémorer au mieux cette étrange rencontre.
- J'ai commencé à lui parler en espérant qu'il ne m'attaque pas. C'était peut être un peu stupide mais je me suis présentée, et je lui ai expliqué que je ne voulais pas abîmer son arbre mais juste tirer le gui qui est un parasite. C'est ma mère qui dit toujours ça que c'est un parasite... Je crois que vous avez raison, il a du comprendre en partie car il s'est arrêté. Je n'ai pas traîné. J'ai sauté de l'arbre au plus vite avec ma petite branchette de gui.
Elle reprit un peu son souffle. Miss Almeida marchait à une bonne allure et la petite devait faire de grandes enjambées pour se maintenir à son niveau.
- Ensuite, j'ai fait comme pour les Veracrasses en début d'année. J'ai lu tout ce que j'ai pu trouver sur le sujet à la bibliothèque et puis j'ai décidé d'aller l'observer. Je me suis rappelée de la façon dont mon père apprivoise les agneaux à la maison en leur apportant à manger tous les jours. J'ai apporté des cloportes car ils sont faciles à trouver dans les couloirs du château. Et tous les jours je m'approchais un peu plus de l'arbre ou je restais un peu plus longtemps.
Elle leva les yeux au ciel en se mordillant la lèvre… Est ce qu'elle oubliait quelque chose…
- Ah oui... A chaque fois, je me présente quand j'arrive. Je frappe sur le tronc de l'arbre doucement comme sur une porte de maison. J'aimerais bien pouvoir lui donner un nom mais je ne sais pas si c'est un garçon ou une fille enfin… on dit comme ça ou il faut dire mâle et femelle ?
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3 sept. 2020, 17:09
le langage des brindilles
Isabel écouta attentivement les explications de la jeune fille. Sa petite rencontre avec ce Botruc était intéressante et pour le moins étonnante. Une chance pour elle qu’elle ne soit pas tombée sur un Botruc prêt à lui crever les yeux malgré ses bonnes intentions ! La réaction de la créature lors de ce premier échange laissait envisager de bons auspices pour la suite si la Poufsouffle souhaitait davantage interagir avec.
Le souffle court de l’élève après sa longue explication intima à Isabel de ralentir le pas. Elle finit par stopper complètement sa marche, s’arrêtant à l’ombre d’un arbre.
« Vous avez l’air d’avoir une très bonne intuition avec ce Botruc. Votre comportement avec lui semble en tout cas tout à fait lui convenir s’il ne vous a pas encore chassée de son territoire, ce qui est très bon signe, dit Isabel en souriant. »
Elle réfléchit ensuite à la question de la jeune fille.
« Définir le genre d’un Botruc n’est pas simple … La constitution de cette créature la rapproche beaucoup des végétaux, même dans son mode de reproduction. Mâles et femelles n’ont pas besoin d’accouplement pour se reproduire. En fait, la mort d’un individu entraine la naissance d’un nouveau, grâce à son propre corps. Un peu comme si chaque individu avait en lui la graine permettant de faire pousser un nouveau Botruc. Il existe bien des mâles et des femelles, mais leur différence est compliquée à distinguer. »
Le regard tourné vers l’eau du lac, Isabel tente de rassembler certains souvenir sur ce qu’elle avait pu apprendre sur les Botrucs.
« Les Botrucs aiment avoir leur propre territoire. Chacun a son arbre, et il est plutôt rare qu’ils le partagent. Mais une sorte de communauté se créer parfois entre les habitants de différents arbres voisins. Et il me semble qu’une différence de comportement peut se remarquer dans ces communautés entre les mâles et les femelles. Les femelles sont généralement celles qui chassent et qui trouvent les endroits les plus propices à la découverte de nourriture. Les mâles quant à eux auraient tendance à davantage rester dans leur arbre, et à assurer la protection du territoire, voire de l’ensemble des arbres habités. »
Isabel se tourne vers la Poufsouffle.
« Si votre Botruc semble du genre solitaire, je ne saurais pas trop vous aider pour connaître son genre. Mais comme je vous l’ai dit, le genre chez les Botrucs sert davantage à définir le rôle de chacun, et n’a pas de lien avec une quelconque reproduction. Vous pouvez toujours lui proposer plusieurs noms qui vous plaisent, peut-être qu’il réagira à l’un d’entre plus qu’à d’autres. »
Le souffle court de l’élève après sa longue explication intima à Isabel de ralentir le pas. Elle finit par stopper complètement sa marche, s’arrêtant à l’ombre d’un arbre.
« Vous avez l’air d’avoir une très bonne intuition avec ce Botruc. Votre comportement avec lui semble en tout cas tout à fait lui convenir s’il ne vous a pas encore chassée de son territoire, ce qui est très bon signe, dit Isabel en souriant. »
Elle réfléchit ensuite à la question de la jeune fille.
« Définir le genre d’un Botruc n’est pas simple … La constitution de cette créature la rapproche beaucoup des végétaux, même dans son mode de reproduction. Mâles et femelles n’ont pas besoin d’accouplement pour se reproduire. En fait, la mort d’un individu entraine la naissance d’un nouveau, grâce à son propre corps. Un peu comme si chaque individu avait en lui la graine permettant de faire pousser un nouveau Botruc. Il existe bien des mâles et des femelles, mais leur différence est compliquée à distinguer. »
Le regard tourné vers l’eau du lac, Isabel tente de rassembler certains souvenir sur ce qu’elle avait pu apprendre sur les Botrucs.
« Les Botrucs aiment avoir leur propre territoire. Chacun a son arbre, et il est plutôt rare qu’ils le partagent. Mais une sorte de communauté se créer parfois entre les habitants de différents arbres voisins. Et il me semble qu’une différence de comportement peut se remarquer dans ces communautés entre les mâles et les femelles. Les femelles sont généralement celles qui chassent et qui trouvent les endroits les plus propices à la découverte de nourriture. Les mâles quant à eux auraient tendance à davantage rester dans leur arbre, et à assurer la protection du territoire, voire de l’ensemble des arbres habités. »
Isabel se tourne vers la Poufsouffle.
« Si votre Botruc semble du genre solitaire, je ne saurais pas trop vous aider pour connaître son genre. Mais comme je vous l’ai dit, le genre chez les Botrucs sert davantage à définir le rôle de chacun, et n’a pas de lien avec une quelconque reproduction. Vous pouvez toujours lui proposer plusieurs noms qui vous plaisent, peut-être qu’il réagira à l’un d’entre plus qu’à d’autres. »
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5 sept. 2020, 10:06
le langage des brindilles
S'arrêter lui fit du bien. Elle ne s'était pas rendu compte qu'elles marchaient d'un si bon pas. Les explications sur le mode de reproduction des botrucs lui firent bêtement ouvrir la bouche de surprise. Alors il y avait un nombre défini de botruc sur la planète puisque chaque botruc donnait un nouveau botruc. A moins qu'il puisse y avoir des botrucs jumeaux ? Quand ils meurent... Le cerveau de la fillette tournait à plein régime tentant d’emmagasiner toutes les précieuses informations mais ne pouvant s'empêcher de penser aux conséquences de ces découvertes. Quand ils meurent...
- Mais si ça se trouve, il était en train de mourir de faim. C'est pour ça qu'il mettait du temps à approcher et qu'il ne m'a pas attaquée ! Si ça se trouve c'est un mâle et donc il reste sur son arbre mais en fin d'hiver, avec la neige et tout, il ne devait plus avoir grand chose à manger le pauvre. Si ça se trouve il aurait pu mourir de faim.
Cette pensée l'attristait. Elle se rendit compte qu'elle s'était attachée à cette étrange brindille. Est ce qu'elle aurait trouvé un bébé botruc en arrivant quelques jours plus tard ? Mais si un jeune botruc meurt, est ce qu'il peut renaître ? Probablement que non ou alors encore plus petit ?
- Est ce qu'il ne faudrait pas construire des mangeoires à botruc dans le parc ? Comme font les moldus pour les petits oiseaux ? Une sorte de réserve de cloportes pour qu'ils trouvent à manger en hiver ?
Elle s'arrêta soudain avant de reprendre dubitative.
-Mais d'ailleurs peut être qu'ils aiment autre chose que les cloportes. Vous pensez que ce botruc aimerait manger autre chose ou qu'autre chose lui ferait du bien ? Comme pour nous, peut être qu'il doit manger plus équilibré ?
Deryn fronça les sourcils. Elle prenait soudain très au sérieux cette histoire d'alimentation. Malheureusement, elle avait beau chercher, elle ne se souvenait pas avoir lu dans les livres d'autres aliments proposés pour ces créatures.
- Mais si ça se trouve, il était en train de mourir de faim. C'est pour ça qu'il mettait du temps à approcher et qu'il ne m'a pas attaquée ! Si ça se trouve c'est un mâle et donc il reste sur son arbre mais en fin d'hiver, avec la neige et tout, il ne devait plus avoir grand chose à manger le pauvre. Si ça se trouve il aurait pu mourir de faim.
Cette pensée l'attristait. Elle se rendit compte qu'elle s'était attachée à cette étrange brindille. Est ce qu'elle aurait trouvé un bébé botruc en arrivant quelques jours plus tard ? Mais si un jeune botruc meurt, est ce qu'il peut renaître ? Probablement que non ou alors encore plus petit ?
- Est ce qu'il ne faudrait pas construire des mangeoires à botruc dans le parc ? Comme font les moldus pour les petits oiseaux ? Une sorte de réserve de cloportes pour qu'ils trouvent à manger en hiver ?
Elle s'arrêta soudain avant de reprendre dubitative.
-Mais d'ailleurs peut être qu'ils aiment autre chose que les cloportes. Vous pensez que ce botruc aimerait manger autre chose ou qu'autre chose lui ferait du bien ? Comme pour nous, peut être qu'il doit manger plus équilibré ?
Deryn fronça les sourcils. Elle prenait soudain très au sérieux cette histoire d'alimentation. Malheureusement, elle avait beau chercher, elle ne se souvenait pas avoir lu dans les livres d'autres aliments proposés pour ces créatures.
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7 avr. 2021, 23:39
le langage des brindilles
Isabel sourit avec tendresse aux paroles de la jeune Poufsouffle. Cette adolescente semblait prendre avec sérieux le cas des Botrucs, et notamment de celui pour lequel elle semblait avoir développé de l'affection. Cette constatation faisait grandement plaisir à l'enseignante pour qui le monde serait bien plus tranquille si chacun pouvait se soucier ainsi de la santé des autres.
Elle laissa Deryn finir ses innombrables questions avant de lui répondre.
"Je ne peux pas vraiment vous dire si vous avez sauvé ce Botruc ou non, mais dans tous les cas il a sans nul doute de la chance de vous avoir rencontré vu l'attention que vous semblez lui donner," dit-elle en souriant.
Elle réfléchit un instant à l'idée de mettre des mangeoires dans les arbres du parc. Les Botruc faisaient leurs réserves, et vu la faune et la flore qui se développait dans l'enceinte du domaine, il était peu probable qu'ils manquent de quoi que ce soit même pendant l'hiver. Néanmoins cette idée de mangeoires n'était pas mauvaise, bien au contraire. Cela pourrait même permettre de sensibiliser certains élèves. Isabel hocha donc la tête.
"Cela pourrait se faire oui. Ca vous dirait de vous en occuper ? Vous pourriez en construire deux ou trois, et voir si cela plait aux Botrucs du parc. Si c'est le cas, je pourrais faire un atelier en cours pour en construire davantage, qu'en pensez-vous ?"
La jeune femme se disait que proposer à la Poufsouffle de prendre l'initiative de cette construction lui plairait sûrement. Après tout, il s'agissait de son idée, et Isabel était d'avis de laisser les élèves appliquer eux-mêmes leurs décisions.
"Les cloportes restent leur pêché mignon, avec les oeufs de fée. Ils sont riches en protéines et en graisses, ce qui est parfait pour l'hiver. Mais ils mangent à dire vrai toutes sortes d'insectes, et parfois quelques fruits, mais cela reste moins courant."
Une fois ces informations données, la jeune femme sourit de nouveau à Deryn, puis regarda vers le château.
"Je vais devoir aller préparer mon cours du matin, miss O'Connors. Mais j'adorerai rencontrer votre nouvel ami, à l'occasion. En tout cas je vous souhaite bonne chance pour poursuivre votre apprivoisement. Si vous avez de nouveau besoin d'information, n'hésitez pas !"
Elle laissa Deryn finir ses innombrables questions avant de lui répondre.
"Je ne peux pas vraiment vous dire si vous avez sauvé ce Botruc ou non, mais dans tous les cas il a sans nul doute de la chance de vous avoir rencontré vu l'attention que vous semblez lui donner," dit-elle en souriant.
Elle réfléchit un instant à l'idée de mettre des mangeoires dans les arbres du parc. Les Botruc faisaient leurs réserves, et vu la faune et la flore qui se développait dans l'enceinte du domaine, il était peu probable qu'ils manquent de quoi que ce soit même pendant l'hiver. Néanmoins cette idée de mangeoires n'était pas mauvaise, bien au contraire. Cela pourrait même permettre de sensibiliser certains élèves. Isabel hocha donc la tête.
"Cela pourrait se faire oui. Ca vous dirait de vous en occuper ? Vous pourriez en construire deux ou trois, et voir si cela plait aux Botrucs du parc. Si c'est le cas, je pourrais faire un atelier en cours pour en construire davantage, qu'en pensez-vous ?"
La jeune femme se disait que proposer à la Poufsouffle de prendre l'initiative de cette construction lui plairait sûrement. Après tout, il s'agissait de son idée, et Isabel était d'avis de laisser les élèves appliquer eux-mêmes leurs décisions.
"Les cloportes restent leur pêché mignon, avec les oeufs de fée. Ils sont riches en protéines et en graisses, ce qui est parfait pour l'hiver. Mais ils mangent à dire vrai toutes sortes d'insectes, et parfois quelques fruits, mais cela reste moins courant."
Une fois ces informations données, la jeune femme sourit de nouveau à Deryn, puis regarda vers le château.
"Je vais devoir aller préparer mon cours du matin, miss O'Connors. Mais j'adorerai rencontrer votre nouvel ami, à l'occasion. En tout cas je vous souhaite bonne chance pour poursuivre votre apprivoisement. Si vous avez de nouveau besoin d'information, n'hésitez pas !"
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7 avr. 2021, 23:59
le langage des brindilles
Deryn buvait les paroles de l'enseignante qui lui faisait face, tentant de tout mémoriser. Des œufs de fées. Elle avait peu de chance d'en trouver dans les coins sombres du château mais peut être pourrait-elle en acheter à la coopérative de l'école pour varier un peu les menus et pourquoi ne pas attraper d'autres bestioles de temps à autres. Il devait y avoir de quoi faire derrière les armures et les tableaux des couloirs.
"Je me lancerai dans la construction de mangeoires à l'automne prochain alors. Je suppose que c'est surtout en hiver qu'une telle chose pourrait servir et je ne manquerai pas de vous dire si les botrucs viennent ou non les visiter."
La jeune fille imita l'adulte en se tournant vers le château puis acquiesça poliment. Il est vrai que le temps passait vite et que miss Almeida devait avoir d'autres préoccupations.
"Merci beaucoup pour vos conseils et pour toutes ces informations. Je vais continuer à lui rendre visite régulièrement. Si j'arrive à l'apprivoiser, je viendrais vous le présenter. Mais je suppose que ça risque de prendre un bon bout de temps. Je crois... que je vais lui apporter une deuxième portion de cloportes avant midi comme ça, je l'observerai plus attentivement en pensant à tout ce que je viens d'apprendre. Encore merci !"
Sur ces mots, la jeune fille partit au petit trot dans la direction opposée au château. Elle trouverait bien quelques bestioles sur le chemin pour amadouer la petite brindille.
"Je me lancerai dans la construction de mangeoires à l'automne prochain alors. Je suppose que c'est surtout en hiver qu'une telle chose pourrait servir et je ne manquerai pas de vous dire si les botrucs viennent ou non les visiter."
La jeune fille imita l'adulte en se tournant vers le château puis acquiesça poliment. Il est vrai que le temps passait vite et que miss Almeida devait avoir d'autres préoccupations.
"Merci beaucoup pour vos conseils et pour toutes ces informations. Je vais continuer à lui rendre visite régulièrement. Si j'arrive à l'apprivoiser, je viendrais vous le présenter. Mais je suppose que ça risque de prendre un bon bout de temps. Je crois... que je vais lui apporter une deuxième portion de cloportes avant midi comme ça, je l'observerai plus attentivement en pensant à tout ce que je viens d'apprendre. Encore merci !"
Sur ces mots, la jeune fille partit au petit trot dans la direction opposée au château. Elle trouverait bien quelques bestioles sur le chemin pour amadouer la petite brindille.
Merci beaucoup pour ce RP !FIN
Poufsouffle vult !
6e année RP (promo 44) / color=#274E13
"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin" #PouffyFamily
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"Seul on va plus vite mais, ensemble, on va plus loin" #PouffyFamily