21 mai 2020, 12:02
Quand tout a commencé...

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Canterbury
15.08.2044
Canterbury
15.08.2044
- As'… Aster. Aster !
Aster se réveilla en sursaut et quelqu’un l’empêcha de justesse de tomber de son lit. Une peu surprise et agacée de se voir ainsi tirée du lit, elle bailla à s’en décrocher la mâchoire et s’intéressa à son interlocuteur. Caleb la secouait tout en avalant la fin d’un toast.
- Lève-toi petite sœur, sinon Maman dit que tu devras sauter le petit déjeuner.
- Hum… Je sais pas, j’ai pas faim… marmonna-t-elle.
- Si j’étais toi j’irais quand même, renchérit-il en lui adressant un clin d’œil.
Il sortit de la chambre de sa sœur, non sans lui adresser un sourire amusé. Suspicieuse, la jeune fille se redressa : que pouvait-il bien se passer pour que son frère se comporte aussi étrangement ? Il était hors question qu’elle tombe dans un de ses pièges idiots ! Caleb avait toujours été taquin et la semaine dernière encore il avait placé un plateau devant sa porte et Aster avait dévalé l’escalier dessus à la manière d’une surfeuse. Elle se résolut à ne pas l’écouter et rabattit la couette sur sa tête. Mais, malgré sa fatigue, la jeune fille ne parvenait à se rendormir. Rongée par la curiosité, elle finit par se lever d’un bond et, sans prendre le temps de quitter son pyjama aux couleurs des Comètes de Canterbury, elle ouvrit précautionneusement sa porte et, une fois s’être assurée d’être hors de danger, courut dans les escaliers jusqu’à la cuisine.
La pièce baignait dans la clarté des rayons de soleil, parant le parquet de teintes chaudes et les plantes grimpantes s’étiraient vers la source de lumière. Bien qu’immaculé, Aster trouva sa mère occupée lancer des sorts ménagers pour récurer le plancher. Elle remarqua alors, posée bien en évidence sur la table, une lettre cachetée de cire rouge. A sa vue, la jeune fille sentit son cœur se gonfler de joie. Enfin ! Sa lettre d’admission à Poudlard était arrivée ! Elle avait eu si peur de ne pas la recevoir ! Dans un glapissement, elle s’en saisit et la porta à ses lèvres pour l’embrasser. Sa mère la regarda en souriant.
- Tu vois que tu n’avais pas de souci à te faire !
- Oui, maintenant la cause de mon angoisse ne sera plus que la Répartition, dit Aster en levant les yeux au ciel. J’espère aller à Serdaigle comme Papa, Spence et Caleb ! « Tout homme s’enrichit quand abonde l’esprit ».
Elle fit une pirouette l’air cérémonieux et sa mère éclata de rire. Cette dernière avait, elle, étudié à l’Académie de Beauxbatons, en France, d’où elle était originaire et avait des difficultés à saisir le concept des maisons au grand dam de ses fils qui adoraient la leur et ne manquait pas une occasion d’en parler.
L’adolescente courut aussi vite qu’elle le put dans le jardin ou son père luttait, sa baguette à la main, contre un Voltiflor récalcitrant. Elle brandit sa lettre dans un cri de joie.
- Regarde ! Je l’ai reçue ce matin !
- Félicitations Aster, je savais que tu serais admise, cria-t-il le pouce en l’air.
La plante profita de ce moment d’inattention pour l’attraper par le pied et le secouer d’avant en arrière sous les éclats de rire de sa fille et Aster repartit vers la maison d’un pas léger.
Après une toilette et un déjeuner rapide, elle entreprit de préparer sa malle : elle plia soigneusement ses robes de sorcière et empaqueta le nécessaire à potions que Spencer lui avait donné. Ne manquait à ses bagages que ses livres et sa baguette qu’ils iraient acheter dans la semaine sur le Chemin de Traverse. Elle soupesait l’Histoire de Poudlard et le Guide des équipes de Quidditch de Grande Bretagne quand Spencer entra dans sa chambre.
- Alors comme ça ma petite sœur rentre à Poudlard ? dit-il en la serrant dans ses bras.
- Spence ! Tu es rentré quand ?
- A l’instant. Je ne voulais pas rater la première rentrée de ma sœur préférée.
- Tu n’as qu’une sœur Spencer et tu l’étouffes, marmonna Aster.
En vérité, elle adorait son frère ainé et rien ne lui faisait plu plaisir que son retour, à part son admission à Poudlard bien sûr.
- Et je voulais te filer ça, continua-t-il en sortant de son sac une écharpe bleue et argent. Vois ça comme un porte-bonheur. Et puis comme ça tu pourras soutenir ta Maison.
L’adolescente le remercia d’un sourire et attendit qu’il quitte la pièce pour essayer son cadeau. La jeune sorcière se laissa alors tomber sur son lit avec un sourire béat : tout se passait pour le mieux...