Des étincelles, beau brasier.

Novembre 2044
RPG
elle va te préférer.
c'est ce que tu te tues à dire. tu retiens ta respiration avec tellement d'aplomb que l'apnée te semble éternelle. et t'oses pas lever les yeux tout de suite gamin, vers les personnes en face, parce que tu sais que la silhouette devant toi ne sera pas la sienne. sa voix, ta voie - franchissable à ses côtés lorsqu'elle était pourtant tortueuse. elle rendait tout possible, cette âme à la beauté perdue, à la beauté presque retrouvée. mais t'as choisi l'impossible. et t'es encore trop idiot pour mesurer si c'était la meilleure ou la pire décision. ce cœur, ces battements brisés jusque dans ses voyelles, se charge de laisser bourgeonner au fond de toi un semblant de jugement, et il a déjà un arrière-goût de remords. tu l'entends la fêlure, mais bien tard. et tu la sens comme si elle t'appartenait. parce que c'est comme ça depuis toujours ; ses larmes sont les tiennes, ses joies calment tes peines. et quand tu saignes gamin, c'est que c'est dans son dos que la lame est planté. si elle s'en va, ton être la suit. si elle ne reviens pas, ton âme t'abandonne. et ça fait bien longtemps que cette fleur fanée n'a pas daigné à se montrer.
T'es déjà allongé toi. Mélancolique sous le ciel triste. Les nuages qui tapissent le bleu, le rendant gris de sens. Un Novembre bien malheureux en soit. Tu apprécies la beauté du ciel, quand le Soleil tend vers toi son regard. Mais ce même ciel te touche encore plus, quand sombre il est, quand il fait gris ou noir. Les jours passent. Les mois aussi. Les minutes, les secondes. Tout coule et s'écoule, t'abandonne et te laisse à tes démons, bouffés de faim. Presque immondes. Des démons que tu n'as jamais connu avant ça, qui ne veulent peut-être rien dire. Qui ne sont sûrement pas si graves. Sûrement pas si destructeurs. Mais pour toi, le vide dans ta poitrine est peut-être, déjà salvateur. Comme une drogue vers laquelle on se tourne, à la recherche de l'infini. Le vide en toi s'en mêle, de cet infini. T'es déjà allongé toi. T'es allongé comme le ferait un bambin devant ses jouets. Tes mains devant ta frimousse, cachant à tes yeux, l'éclat de cette lumière. Une lumière si faible mais pourtant si forte. Elle te brûle les yeux cette lumière.
Elle te brûle tout en entier, elle n'en a que faire, de toi.
Il y a bien des gens autour de toi. Il y en a oui. Beaucoup d'élèves qui, contrairement à toi, parlent entre eux. Il y en a plein des élèves. Mais personne ne regarde le ciel. Personne ne lève les yeux. Si seulement le faisaient-ils non ? Les présences qui t'entourent sont rares. Nombreux sont ceux qui, sous les arbres, se marrent. L'une d'elle a déjà sa place, juste à tes côtés. Une ombre assise, qui venait sur ton torse se refléter. Et puis peut-être qu'elle était là par hasard. Qu'il n'y avait plus de place, sous les arbres. Alors elle est venu à découvert. Sous ton Ciel. Tu ignores tout de cette vagabonde, mais tu parles. Avide de compagnie. Bien trop avide. Assez pour que ta voix s'élève comme un murmure qui caresserait lui-même le souffle du vent, un murmure qui bercerait l'herbe sans effort. Un murmure qu'elle n'a d'ailleurs pas entendu. Mais tu es bien incapable de te taire. Bien incapable de rester trop souvent, seul. "Pourquoi es-tu seule ?" Pas si original. Mais assez pour comprendre. Pourquoi était-elle là. Pourquoi ne riait-elle pas plus loin. Avec l'insouciance qui berce l'enfance. Oui, pourquoi. Toujours pourquoi.
Tu es bien trop curieux.
@Rafaëla White et voilà
L'allégorie de l'art me repousse.
Artiste ment, artiste triste.
#BF0000
Artiste ment, artiste triste.
#BF0000
Des étincelles, beau brasier.
RAFAËLA, 11 ans
~PREMIÈRE ANNÉE~
• Novembre 2044 •
Lac, Poudlard
~PREMIÈRE ANNÉE~
• Novembre 2044 •
Lac, Poudlard
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Je n'aimais pas vraiment le mois de Novembre, tout était gris et fade, aucun petit rayon de soleil dans ce ciel nuageux de couleur gris et qui, de temps en temps, tire sur les tons noir.
Je me sentais triste aujourd'hui, va savoir pourquoi... Je ne voulais pas aller dans ma salle commune, ni être dans le château d'ailleurs. J'avais besoin de respiré donc j'ai pris la décision d'aller au Lac, mon endroit préféré de tous Poudlard.
J'arrivais au niveau du parc, il y avait tellement d'élèves en train de rigoler et s'amuser même avec un temps nuageux et sombre d'un mois de Novembre. Alors pourquoi, moi, je n'étais pas heureuse, pourquoi je ne rigolais pas avec mes amis...
J'étais enfin au lac, je m'assis sous un arbre, j'aperçus un jeune garçon qui lui aussi semblait comme un peu perdue dans ses pensés, il ne s'amusait pas non plus.
Je n'y fis pas plus attention jusqu'à ce qu'une voix faible, comme un murmure, ce fit entendre, c'était lui.
Malgré le faible tons qu'il employait, j'ai réussis à comprendre, il me demanda pourquoi j'étais seule. Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre, puisque même moi je ne savais pas vraiment pourquoi...
Je ne savais pas vraiment si lui faire confiance, à mon avis, oui, il n'avait pas vraiment l'air méchant.
Alors je lui dit tout simplement.
-A vrai dire, je ne sais pas trop. Je voulais juste être seule un instant et ça m'a fait du bien. Et toi pourquoi tu es seul ?
Je me demande bien pourquoi il est seul...
@Anwar Elriani 
• 7ème année RP • Filière complète, option vol
Hiboutez-moi pour des RP !
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