D'outre-tombe

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Toilettes abandonnées
31.10.2044
Toilettes abandonnées
31.10.2044
Je ne crois pas aux revenants. Je crois au portes qui grincent et aux parquet qui craquent. Je crois aux esprits comme Sir Nicholas. Je crois au élèves déguisés. Je ne crois pas qu'on puisse se relever après avoir reçu un coup fatal. Mais paradoxalement, j'ai peur de toutes ces choses. Et Poudlard en est continuellement envahi.
Ce soir à lieu le Bal. Celui d'Halloween. Ce soir, la frontière entre la Mort et la Vie est réduite à un voile. Dans l'école, qui sait ce qui peut se passer ? Au vu de la quantité de légendes dont regorge cet endroit, je ne serais pas surprise d'apprendre qu'il y a une salle de torture ou des catacombes quelque part au fond des cachots. Ça me donne des frissons... Qui peut dire exactement combien de choses hantent ses lieux ? Rien qu'à cette idée, j'ai envie de me blottir dans mon lit, roulée en boule sous ma couette. Il est encore temps de faire demi-tour et de m'installer confortablement avec un livre.
Cette année, j'ai décidé de participer à la fête. Je ne dois pas l'avoir fait depuis mes sept ans je crois. À partir du moment où ce rite ne se résumait plus à frapper à la porte des Moldus environnants pour récolter des bonbons poisseux. À partir du moment où nous ne pouvons plus nous permettre d'être insouciants. Mais, aujourd'hui rien ne me retient. Bon, je n'ai été invitée par personne mais ce n'est pas trop grave, si ? Une fois déguisée je devrais réussir à me fondre sans problème dans la foule... Je l'espère.
Mes inquiétudes ne me quittent pas pendant que je me prépare. J'appose mon pinceau sur ma joue. C'est étrange mais je me sens totalement différente. Plus mystérieuse. Plus sûre de moi. Une fois mon œuvre terminée, j'observe le reflet. La fille du miroir est pâle comme la Mort. Ses grands yeux bleus sont cernés de noir, comme si elle n'avait pas dormi depuis une semaine. Ses cheveux blonds tout emmêlés sont négligemment retenus par un ruban de velours carmin. Elle porte une sorte de chemise de nuit blanche déchirée au niveau du cou. Je lui sourit. Elle me rend mon sourire. Je suis plutôt satisfaite du résultat. Quittant le dortoir, je me met en route de la salle de bal.
Devant les portes, j'hésite. J'aurais bien aimé être accompagnée tout de même. Là, maintenant j'ai peur d'y aller seule. Et si on se moquait de mon déguisement, de ma solitude ? Je ne me sens plus du tout sûre de moi. Je ne vais peut-être pas entrer en fait... Non. Finalement, je retourne sur mes pas, en espérant que personne ne m'ait aperçue. Mes pieds me guident dans les couloirs. Je passe la première porte que je trouve. Une salle de classe ? Une remise ? Non. Des... toilettes. Si on peux appeler ça comme ça. L'ensemble est macabre et la nuit n'aide pas à me rassurer. Je me glisse tout de même à l'intérieur. D'ici, j'entends la musique s'échapper de la salle de bal. Ce n'est pas terrible mais ça a le mérite d'exister. Je m'assois sur le rebord de la fenêtre tout en surveillant mes arrières au cas où une créatures de cauchemars surgirait sans prévenir. Et dans la lumière de la lune, je fredonne doucement.
[...]
@Charlotte Lewis j'espère que mon Pas te convient...
Dernière modification par Aster Fowler le 7 avr. 2021, 15:25, modifié 1 fois.
D'outre-tombe
Les aigles sifflent. Non, ils hurlent. Tels des êtres enclins au désespoir, ils chantent à l'agonie leur malheur incessant qui m'envahit. Leurs cris résonnent dans ma tête et me percent le crâne à m'en donner la nausée. Pourquoi ? Les deux mains plaquées sur mes oreilles je tente en vain de les faire taire. Je les vois, voler au dessus de moi, tels des vautours guettant leur proie dans une plaine désertique. Oui, des vautours voilà ce qu'ils sont. J'ai toujours détesté les oiseaux, ils sont mes cauchemars depuis l'enfance, sans jamais que je ne puisse les apercevoir mais toujours parfaitement les entendre. Des messagers de la mort venus me tourmenter. Je ne veux pas les écouter, je ne peux plus !
Une voix me fait tressaillir un bref instant et paniquée à l'idée de faire face à qui que ce soit, je prends mes jambe à mon cou, et cours. Tel un condamné en course contre la vie, je détale à vive allure sans prendre le temps de réfléchir à une quelconque destination. Je me sens comme un animal pris au piège, l'envie de fuir est plus forte que tout, presque instinctive. Les pierres et portraits défilent devant mes yeux tandis que j'arpente les couloirs déserts au pas de course ne sachant où mes jambes me portent. J'arpente l'étage à la recherche d'un trou où me cacher, voir peut être y rester pour l'éternité, mon souffle encore irrégulier. Vidée de toute énergie, je m'adosse au mur pour venir glisser, en boule sur le sol. Laissant les larmes, enfin, couler à flot.
Dire que tout à commencer avec une simple mauvaise blague, la vie peut être injuste parfois. Pourquoi a t-il fait ça ? Pourquoi m'a t-il fait ça à moi ? Enfin, après tout qu'est ce que je croyais, qu'il suffirait que je porte une jolie robe pour être heureuse ? Ce costume de pirate à la robe noire me semble désormais bien ridicule, tout comme le temps que j'eut perdu à coiffer ma chevelure en deux nattes. Un peu de fard pour une vie pleine d'éclat, du mascara et tu seras comblée de joie puis une peu de crayon pour les sensations. Tu parles, il est temps de revenir à raison.. à la maison. Avec rage, je réalise que je ne suis pas seule, un envol de vautour tonnant autour des mes pensées, d'abord pointant puis se rapprochant. Il est donc impossible d'obtenir un peu de silence ? Je ne m'entends plus penser, assez ! A bout, je me frappe l'arrière de la tête espérant les faire taire mais n'en tire qu'une vive douleur. Abrutie.
Je cri.
Seule dans un couloir froid et sombre, ma voix vient se heurter la pierre humide pour rebondir dans un écho. Quel cauchemar cette soirée.
Puis, une voix. Enfin non, un souffle, chaud et clair à la fois. Relevant la tête, le visage barbouillé de larmes, la petite flaque qui trône entre mes pieds le prouvant, j'aperçois la porte entrouverte des toilettes abandonnés. Ce pourrait il que la folie eut raison de moi ? Me voilà désormais à entendre des voix... ma curiosité piquée à vif je me redresse et avance en direction de ce son si énigmatique. Après tout, je n'ai plus rien à perdre et ma soirée si foutue soit elle ne pouvait décidément pas s'empirer, non ? A mon premier pas, une flaque, au second du carrelage, par Merlin que la pièce est glauque en ce soir d'Halloween. Mais étonnement, le clapotis de l'eau, les mélodies de la salle de balle et le vent s'infiltrant par les fenêtres ont eut raison de mes oiseaux. Une ombre féminine me fait face, et dans un "gloups" je me surprends à imaginer un scénario digne d'Halloween.
- Il y a quelqu'un ? Excuse moi si je dérange mais j'ai entendu une voix et je me disais que.. enfin... Salut, moi c'est Charlotte Lewis.
@Aster Fowler et désolée pour le retard... j'ai eut beaucoup de mal à visualiser comme entrer en piste mais me voilà !
Une voix me fait tressaillir un bref instant et paniquée à l'idée de faire face à qui que ce soit, je prends mes jambe à mon cou, et cours. Tel un condamné en course contre la vie, je détale à vive allure sans prendre le temps de réfléchir à une quelconque destination. Je me sens comme un animal pris au piège, l'envie de fuir est plus forte que tout, presque instinctive. Les pierres et portraits défilent devant mes yeux tandis que j'arpente les couloirs déserts au pas de course ne sachant où mes jambes me portent. J'arpente l'étage à la recherche d'un trou où me cacher, voir peut être y rester pour l'éternité, mon souffle encore irrégulier. Vidée de toute énergie, je m'adosse au mur pour venir glisser, en boule sur le sol. Laissant les larmes, enfin, couler à flot.
Dire que tout à commencer avec une simple mauvaise blague, la vie peut être injuste parfois. Pourquoi a t-il fait ça ? Pourquoi m'a t-il fait ça à moi ? Enfin, après tout qu'est ce que je croyais, qu'il suffirait que je porte une jolie robe pour être heureuse ? Ce costume de pirate à la robe noire me semble désormais bien ridicule, tout comme le temps que j'eut perdu à coiffer ma chevelure en deux nattes. Un peu de fard pour une vie pleine d'éclat, du mascara et tu seras comblée de joie puis une peu de crayon pour les sensations. Tu parles, il est temps de revenir à raison.. à la maison. Avec rage, je réalise que je ne suis pas seule, un envol de vautour tonnant autour des mes pensées, d'abord pointant puis se rapprochant. Il est donc impossible d'obtenir un peu de silence ? Je ne m'entends plus penser, assez ! A bout, je me frappe l'arrière de la tête espérant les faire taire mais n'en tire qu'une vive douleur. Abrutie.
Je cri.
Seule dans un couloir froid et sombre, ma voix vient se heurter la pierre humide pour rebondir dans un écho. Quel cauchemar cette soirée.
Puis, une voix. Enfin non, un souffle, chaud et clair à la fois. Relevant la tête, le visage barbouillé de larmes, la petite flaque qui trône entre mes pieds le prouvant, j'aperçois la porte entrouverte des toilettes abandonnés. Ce pourrait il que la folie eut raison de moi ? Me voilà désormais à entendre des voix... ma curiosité piquée à vif je me redresse et avance en direction de ce son si énigmatique. Après tout, je n'ai plus rien à perdre et ma soirée si foutue soit elle ne pouvait décidément pas s'empirer, non ? A mon premier pas, une flaque, au second du carrelage, par Merlin que la pièce est glauque en ce soir d'Halloween. Mais étonnement, le clapotis de l'eau, les mélodies de la salle de balle et le vent s'infiltrant par les fenêtres ont eut raison de mes oiseaux. Une ombre féminine me fait face, et dans un "gloups" je me surprends à imaginer un scénario digne d'Halloween.
- Il y a quelqu'un ? Excuse moi si je dérange mais j'ai entendu une voix et je me disais que.. enfin... Salut, moi c'est Charlotte Lewis.
@Aster Fowler et désolée pour le retard... j'ai eut beaucoup de mal à visualiser comme entrer en piste mais me voilà !
Moond restera mon vilain bougre.