Quelle idée saugrenue !
Été 2045
Lors de l’arrivée de la lettre de mon admission à Poudlard, maman avait été tellement heureuse qu’elle n’avait pu résister à l’envie d’acheter mes fournitures le surlendemain. Nous avions aussitôt quitté notre cher village de Eastry pour Londres, lieu d’habitation de papi et mamie. Nous aurions du leurs rendre visites plus tard dans les vacances d’été mais l’impatience de maman n’avait pas résisté. Malheureusement, ce n’était pas la seule en proie à l’excitation. À peine étions nous arrivés que mamie nous avait entraîné jusqu’au Chemin de Traverse pour que nous puissions faire nos achats. Papi avait, quant à lui, décider de rester dans la maison. J’étais certaine qu’à ce moment même il est déjà en train de fouiller le grenier en quête de ces anciens manuels de magies qu’il me donnera aussitôt à notre retour.
Je trouve stupide de vouloir absolument faire de moi une sorcière. C’est ridicule de penser que quelqu’un comme moi en serait capable. Comment peuvent-ils avoir la folie de penser que je puisse un jour lancer un sort ? Je ne suis même pas capable de prononcer un mot alors pour ce qui est de prononcer une formule... Je ne comprend pas pourquoi les adultes se voilent ainsi les yeux. Quand comprendront-ils que je ne serait jamais capable de faire de la magie ? Les autres enfants l’ont bien compris eux : je ne serais rien de plus qu’une incapable, une handicapée. Et je suis d’accord avec eux. Moi, tout ce que je veux c’est que l’on me laisse tranquille et que l’on arrête de vouloir faire de moi ce que je ne pourrais jamais être !
Et puis d’ailleurs, comment se fait-il que j’ai reçue un lettre de Poudlard ? Serait-il devenus fous, ou alors serait-ce une erreur ? Je ne vois pas d’autres raisons qui expliquerait l’arrivée de cette lettre.
Je ne comprend vraiment pas pourquoi l’on attend tout ça de moi. N’ont-ils pas compris que c’était peine perdu ? Que ce serait un échec avant même de commencer ! Et puis d’abord je n’ai pas envie de partir loin de chez moi pour aller me ridiculiser devant tout ces gens bavards.
Et puis, peu importe. Ce n’est pas le moment de penser à de telles choses. Maman et mamie ne voudraient sûrement pas me voir ainsi perdue dans mes pensées. Passons.
Il ne reste plus qu’une chose à acheter. Une baguette.
Un espèce de bâton qui me rendre l’air encore plus idiote que ce n’est déjà le cas. De quoi aurais-je l’air à remuer cette chose alors que tout le monde sait qu’il ne se passera jamais rien. Vous en avez déjà vu, vous, des sorciers muets ? Moi, non. Et je suis sûre que ça n’existe pas !
Et en fait, est-ce vraiment utile pour moi d'avoir une baguette ? Je ne pourrais probablement jamais lancer le moindre sort ! Et si Ollivander refusait de m’en donner une pour cette raison, serait-je tout de même obligé d’aller à Poudlard ? Et si il m’en donnait une quand même, mais par pitié ? Ce serait encore pire que de ne pas en avoir ! Je ne veux pas de baguette et je ne veux pas aller à Poudlard ! Un point c’est tout !
Sauf, que ce raisonnement est égoïste. Je m’en rend bien compte. Il faut que j’y aille, que je donne tout pour réussir à y entrer. C´est pour maman qu´il faut que je le fasse. Elle est tout le temps là à me soutenir, m´encourager et me féliciter, quoique je fasse. Elle dit toujours que ce que je considère en moi comme une faiblesse restera tel quel jusqu´à ce que je décide de me regarder autrement. Elle dit même qu´à ce moment-là, cette chose deviendra une force.
Bien sur qu´elle parle de mon mutisme. Mais en toute honnêté, je ne vois pas comment être muette peut devenir une force dans le monde magique. Croire en de telle chose, c´est de la naïveté.
D´un autre côté, je ne peux pas me permettre d’abandonner sans essayer. Que penserait-on de moi ? Que je suis lâche et que je ne respecte pas les souhaits de celle qui m’a donné la vie ? Ce serait blesser maman et papi mamie. Et je ne veux pas faire ça. Je ne veux pas avoir l’égoïsme de ne pas donner tout ce que j’ai pour atteindre ce que maman veut que je sois : une grande sorcière.
Alors, c’est décidé. À partir de maintenant, j'ai une résolutions. Je dois absolument tout faire pour m'échapper de ma médiocrité. Je dois m'échapper de mon idiotie. Et je vais tout faire pour y parvenir. Je travaillerais le plus durement possible. Je m'entrainerais jusqu'à ce que je ne puisse plus tenir debout ! J'apprendrais jusqu'à en avoir mal à la tête. Et ainsi, peut-être qu’un jour je deviendrais plus qu’une gamine débile et muette.
Lors de l’arrivée de la lettre de mon admission à Poudlard, maman avait été tellement heureuse qu’elle n’avait pu résister à l’envie d’acheter mes fournitures le surlendemain. Nous avions aussitôt quitté notre cher village de Eastry pour Londres, lieu d’habitation de papi et mamie. Nous aurions du leurs rendre visites plus tard dans les vacances d’été mais l’impatience de maman n’avait pas résisté. Malheureusement, ce n’était pas la seule en proie à l’excitation. À peine étions nous arrivés que mamie nous avait entraîné jusqu’au Chemin de Traverse pour que nous puissions faire nos achats. Papi avait, quant à lui, décider de rester dans la maison. J’étais certaine qu’à ce moment même il est déjà en train de fouiller le grenier en quête de ces anciens manuels de magies qu’il me donnera aussitôt à notre retour.
Je trouve stupide de vouloir absolument faire de moi une sorcière. C’est ridicule de penser que quelqu’un comme moi en serait capable. Comment peuvent-ils avoir la folie de penser que je puisse un jour lancer un sort ? Je ne suis même pas capable de prononcer un mot alors pour ce qui est de prononcer une formule... Je ne comprend pas pourquoi les adultes se voilent ainsi les yeux. Quand comprendront-ils que je ne serait jamais capable de faire de la magie ? Les autres enfants l’ont bien compris eux : je ne serais rien de plus qu’une incapable, une handicapée. Et je suis d’accord avec eux. Moi, tout ce que je veux c’est que l’on me laisse tranquille et que l’on arrête de vouloir faire de moi ce que je ne pourrais jamais être !
Et puis d’ailleurs, comment se fait-il que j’ai reçue un lettre de Poudlard ? Serait-il devenus fous, ou alors serait-ce une erreur ? Je ne vois pas d’autres raisons qui expliquerait l’arrivée de cette lettre.
Je ne comprend vraiment pas pourquoi l’on attend tout ça de moi. N’ont-ils pas compris que c’était peine perdu ? Que ce serait un échec avant même de commencer ! Et puis d’abord je n’ai pas envie de partir loin de chez moi pour aller me ridiculiser devant tout ces gens bavards.
Et puis, peu importe. Ce n’est pas le moment de penser à de telles choses. Maman et mamie ne voudraient sûrement pas me voir ainsi perdue dans mes pensées. Passons.
Il ne reste plus qu’une chose à acheter. Une baguette.
Un espèce de bâton qui me rendre l’air encore plus idiote que ce n’est déjà le cas. De quoi aurais-je l’air à remuer cette chose alors que tout le monde sait qu’il ne se passera jamais rien. Vous en avez déjà vu, vous, des sorciers muets ? Moi, non. Et je suis sûre que ça n’existe pas !
Et en fait, est-ce vraiment utile pour moi d'avoir une baguette ? Je ne pourrais probablement jamais lancer le moindre sort ! Et si Ollivander refusait de m’en donner une pour cette raison, serait-je tout de même obligé d’aller à Poudlard ? Et si il m’en donnait une quand même, mais par pitié ? Ce serait encore pire que de ne pas en avoir ! Je ne veux pas de baguette et je ne veux pas aller à Poudlard ! Un point c’est tout !
Sauf, que ce raisonnement est égoïste. Je m’en rend bien compte. Il faut que j’y aille, que je donne tout pour réussir à y entrer. C´est pour maman qu´il faut que je le fasse. Elle est tout le temps là à me soutenir, m´encourager et me féliciter, quoique je fasse. Elle dit toujours que ce que je considère en moi comme une faiblesse restera tel quel jusqu´à ce que je décide de me regarder autrement. Elle dit même qu´à ce moment-là, cette chose deviendra une force.
Bien sur qu´elle parle de mon mutisme. Mais en toute honnêté, je ne vois pas comment être muette peut devenir une force dans le monde magique. Croire en de telle chose, c´est de la naïveté.
D´un autre côté, je ne peux pas me permettre d’abandonner sans essayer. Que penserait-on de moi ? Que je suis lâche et que je ne respecte pas les souhaits de celle qui m’a donné la vie ? Ce serait blesser maman et papi mamie. Et je ne veux pas faire ça. Je ne veux pas avoir l’égoïsme de ne pas donner tout ce que j’ai pour atteindre ce que maman veut que je sois : une grande sorcière.
Alors, c’est décidé. À partir de maintenant, j'ai une résolutions. Je dois absolument tout faire pour m'échapper de ma médiocrité. Je dois m'échapper de mon idiotie. Et je vais tout faire pour y parvenir. Je travaillerais le plus durement possible. Je m'entrainerais jusqu'à ce que je ne puisse plus tenir debout ! J'apprendrais jusqu'à en avoir mal à la tête. Et ainsi, peut-être qu’un jour je deviendrais plus qu’une gamine débile et muette.
Sois plus fort que ta flemme !
Attention : personnage muet !