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19 déc. 2020, 23:48
 Libre  Coup d’État
La nuit avait été très longue pour l’infirmier et il avait perdu l’habitude de dormir si peu à cause du travail. La veille, pendant un entraînement de Quidditch, un des élèves était tombé de son balai et s’était fracturé le tibia et le radius droit. C’était de toute évidence très douloureux mais ce n’était rien en comparaison avec la consolidation. Rafael avait passé la nuit à faire des aller-retours entre son bureau et la zone de soins au chevet du jeune poursuiveur. Finalement, ce dernier avait réussi à s’endormir confortablement et Rafael avait pu profiter de ces quelques heures pour obtenir un semblant de nuit. Après trois heures de sommeil, son réveil avait sonné et la douche chaude n’avait pas suffit à le sortir de cet état de fatigue intense. Il avait, malgré tout, pris le chemin de la Grande Salle, pour prendre un petit déjeuner plein de vitamines.

Il s’installa à la table du personnel et des enseignants du château et s’empressa de se servir un grand verre de jus d’orange qu’il but d’une traite. Il prit ensuite le temps de se servir un petit déjeuner copieux avec des morceaux de bacon, des œufs et du pain complet. Il se versa aussi un bol de café auquel il ajouta une goutte de lait, il se demanda s’il ne devait pas se servir un deuxième bol mais il décida de voir plus tard. Une fois que son assiette fut pleine, il commença à manger doucement en regardant les élèves assis en face de lui. Il avait quelques collègues autour de lui mais était trop fatigué pour engager une conversation, il préférait se réveiller petit à petit.

Quelques secondes plus tard, une agitation se fit ressentir dans la salle lorsque les volatiles entrèrent d’un même mouvement dans la Grande Salle. Rafael repéra très rapidement Artemis car il y avait peu de chouette aussi claire qu’elle. Cette dernière sembla le remarquer très rapidement elle aussi car elle fonça droit vers lui pour déposer le Gazette du sorcier. L’infirmier la remercia et s’empara de son courrier, il déplia le journal et s’arrêta sur le gros titre. Il ne s’était pas attendu à voir le renversement du Conseil des Sorciers et la prise de pouvoir de certains sorciers. Rafael s’empressa d’ouvrir le journal à la page dédiée à cette article et commença à lire. Il ne savait pas à quoi s’attendre en lisant tout ça, il imaginait mal que ces personnes seraient plus tolérantes que Miss Parkinson. Il s’arrêta d’ailleurs sur les noms, des noms qu’il avait déjà entendus. Et pour cause, certaines personnes étaient élèves à Poudlard, d’autres avaient fait parti de l’histoire mais ce n’est pas le nom sur lequel Rafael s’arrêta.

Dans la liste des sorciers ayant pris le pouvoir, il découvrit le nom de Taylor et Rafael n’eut pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre qu’il connaissait cette personne. Bien qu’il ne l’ait jamais vu, il en avait entendu parler et cela n’était pas pour le rassurer car cet homme s’était montré violent envers sa famille, envers sa fille! Joanne! Elle ne devait pas lire ce journal, pas devant les élèves, il se doutait que ce serait trop difficile pour elle. Par chance, elle n’était pas à la table des professeurs, il plia le journal et s’apprêta à gravir les escaliers jusqu’à son bureau. Il releva la tête et découvrit sa collègue en face de lui, au milieu de la Grande Salle. C’était trop tard.

Elle se tenait près de la table des Serpentard et tenait dans sa main le journal dont Rafael avait voulu la protéger. Il se leva et resta quelques secondes sans bouger, il ne savait pas comment elle allait réagir. Il la vit se figer au fur et à mesure que les secondes passaient, une jeune fille se retourna vers elle certainement pour comprendre ce qu’il se passait. Il ne faisait aucun doute qu’elle ne réagissait pas bien face à cette nouvelle, Rafael se devait d’intervenir. Il se contourna sa chaise et se dirigea sans perdre une seconde vers Joanne. Il essaya de ne pas marcher trop rapidement pour ne pas attirer le regard des élèves mais il ne voulait pas la laisser seule.

Une fois à sa hauteur, Rafael posa doucement sa main sur le bras de la jeune femme et il lui semblait percevoir un léger frissonnement. Son regard semblait être à mille lieux de Poudlard et les larmes emplissaient déjà ses yeux bleus. Il fallait qu’il la sorte d’ici, de tous ces regards qui avaient, de toute évidence, vu le nom Taylor dans le journal. Il n’eut pas l’impression que le contact de sa peau sortit l’enseignante de sa torpeur et il craignait qu’elle ne perde connaissance devant tout le monde. Il restait vigilant dans le cas où il devrait la rattraper puis dans le but de l’aider à bouger il parla d’une voix qu’il voulait rassurante.

« — Joanne, je suis là, tu n’es plus toute seule. Rafael ne savait pas ce qu’elle pensait mais il imagina qu’il était plus prudent qu’elle sorte, il essaya de lui faire cette proposition. Est-ce que tu veux aller dans mon bureau ? »

#005D76
Infirmier en 2045 — Professeur de Vol depuis 2046 — Directeur de Gryffondor depuis Mars 2047

20 déc. 2020, 00:24
 Libre  Coup d’État
Pourquoi devait-il toujours se trouver sur son chemin ? Sans arrêt ? Ne pouvait-il pas laisser les gens en paix ? Avait-il à tout prix besoin d’autant de pouvoir qu’il doive tout écraser, broyer sur le chemin qu’il emprunte ? Joanne eut un nouveau frisson. Les visages à côté du sien ne lui parlaient pas. Qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ? Qu’allaient-ils faire ? Les élèves à Poudlard étaient-ils en sécurité ? Rien n’allait dans le cheminement de pensée de Joanne et elle restait là, interdite. A contempler ce journal qu’elle n’aurait jamais du croiser.

Soudain, une présence se fit sentir sur le côté et la jeune femme fit vaciller rapidement sa tête sur le côté pour apercevoir l’individu. Les éclairs que lançaient ses yeux ne laissaient pas de place au doute : si cela avait été un élève, il aurait fait le choix de faire demi-tour plutôt que de rester là à subir les foudres de l’enseignante. Pourtant, la colère de Joanne s’évanouit aussitôt à mesure qu’elle découvrait la personne rendue à ses côtés. La voix de Rafael la ramenait doucement sur le moment présent et pas dans les eaux troubles dans lesquelles elle s’était penchée.

Secouant son visage de gauche à droite, symbole de son refus de s’en aller maintenant, elle lui répondit « Att … attends, juste un instant ». La main libre de Joanne s’était accrochée sur l’avant-bras de Rafael, comme une manière de rester sur la terre ferme, d’avoir son point d’ancrage qu’elle ne devait pas lâcher. Elle voulait savoir qui était les autres. Les noms. Elle ne mit guère longtemps à les trouver. Certains connus, d’autres moins, voire pas du tout. Mais un lui sauta au visage. « Harrison » qu’elle murmura plus pour elle-même que pour les autres.

Et c’est à cet instant qu’elle se rappela de la présence des autres élèves. Un sourire mauvais étira son visage. Reposant – non sans une certaine brutalité – le journal, elle se pencha vers Harrison / face à Harrison (la narratrice ne sachant plus trop la position des uns et des autres) et un murmure, suffisamment audible pour être entendu, s’éleva « Je vous aurais prévenu Carry, faites attention à vos actes au sein de l’école … ». Elle n’avait pas pris la peine de masquer sa menace. Se redressant et se retournant vers Rafael, elle prit une grande inspiration pour tenter – vainement – de faire disparaitre les perles salées qui voulaient rouler sur ses joues. « Allons-y oui ».

20 déc. 2020, 12:40
 Libre  Coup d’État
Carry attendit que la directrice de maison s’éloigne avant de se reprendre et s’affaler sur la table en plongeant sa tête dans les bras en bourgeonnant dans une rage contenue.

-Mais ce n’est pas possible, elle fait une fixette sur moi depuis le début de l’année celle-la ! Il ne se passe pas un instant sans qu’elle me menace... En tout cas elle sait casser la joie des autres. Ronchonna-t-elle vers Hannahen relevant la tête avec une moue ornant son visage à peine dissimuler.

Injustice, acharnement, voila bien des mots que Carry aurait voulu crier au monde entier mais qui l’écouterait si ce n’est qu’Hannah ? Ses pensées pour le moins impolie allaient devoir la contenter alors qu’elle imaginait encore par quelle moyen sordide cette bonne femme trouverait le moyen de lui pourrir encore plus la vie.

-Elle a déjà pris ma baguette, que veut-elle de plus ?
Reprit-elle pour elle-même avant de s’emparer du journal pour continuer de le lire et qui promettait de contenir que des nouvelles pour le moins intéressante.

Du moins c’est ce qu’elle pensait quand elle lut les différents noms de familles. Les Harrison y figuraient comme elle aimait le lire et le relire, les Sparks aussi y étaient et s’étaient tant mieux elle pouvait voir Hannah comme une amie et une alliée de premier choix. Mais au fil des secondes qu’elle parcouru la liste, le petit sourire satisfait de Carry se décomposa en lisant un nom en particulier : Taylor. La poigne rageuse de la fillette se referma lentement et fermement contre le journal. Les questions se bousculèrent dans sa tête et la première était d’une évidence exaspérante. S’agissait-il de la famille de miss Taylor ? La directrice de maison des Serpentard ? Cette maudite femme qui s’amusait à tourmenter son élève ? *Ça doit-être un homonyme, c’est la seule explication* essaya-t-elle de se rassurer. *Mais si ce n’était pas le cas et qu’il s’agissait vraiment de sa famille ? * A cette pensée, Carry posa le journal sur la table et le poussa avec force vers Hannah en soupirant de dégout.

-J’ai plus envie de le lire, tu peux le prendre. Annonça-t-elle sèchement en croisant les bras, agacée par la situation.

Renvoyée de Poudlard
4ème Année RP (2046-2047)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve

23 déc. 2020, 17:30
 Libre  Coup d’État
Pendant de longues minutes, la blondinette ne quitta pas sa directrice de maison du regard. Tête penchée, sourcils légèrement froncés, elle s’inquiétait pour Miss Taylor, qui paraissait véritablement bouleversée. Hannah ne l’avait encore jamais vue dans un tel état, les yeux emplis de détresse, à la merci de... d’une photo de journal... Qu’y avait-il donc dans la Gazette de si... déstabilisant ? Si seulement elle avait eu le temps de lire l’article en question, avant que l’enseignante ne récupère le quotidien. L’attente accentuait sa curiosité, tout en éveillant chez elle une certaine appréhension. La deuxième année hésita à répéter sa demande, mais elle se doutait qu’elle n’obtiendrait aucune réponse, tant la professeure de runes semblait avoir l’esprit ailleurs.

L’irlandaise détourna quelques instants le regard et aperçut Leta et William en pleine discussion, un peu plus loin à la table de Serpentard. Elle s’imagina facilement qu’eux aussi, fille et fils de deux autres clans, étaient concernés par les nouvelles du jour, au moins autant que Carry et elle-même. Peut-être aurait-elle plus de chance de récupérer un journal auprès d’eux. Au moment où elle s’apprêtait à se lever, Miss Taylor sortit de sa torpeur. En levant les yeux, Hannah constata la présence de l’infirmier, qu’elle n’avait pas remarqué jusque-là. Interloquée, elle ne manqua rien de l’avertissement que la directrice de Serpentard adressa à sa camarade, mais elle se garda bien d’intervenir. La blondinette garda le silence en suivant du regard l’enseignante, qui s’éloignait, soutenue par Monsieur Mason.

Elle reporta son attention sur Carry, lui adressant un sourire embêté. Avec ce qu’elle avait fait au bal d’Halloween l’année précédente, Harrison pouvait s’estimer heureuse d’avoir pu réintégrer Poudlard et devait s’attendre à rester dans le collimateur des professeurs jusqu’à la fin de sa scolarité. En guise de réponse, le deuxième année haussa simplement les épaules, conscience que le sujet était sensible. Elle se contenta d’observer l’anglaise qui relisait une nouvelle fois l’article, surprise de la voir passer de l’euphorie à la contrariété en si peu de temps.

La jeune Sparks récupéra finalement le journal et se plongea, enfin, dans sa lecture. Elle parcourut rapidement l’article, sans en comprendre la portée, et s’attarda plutôt sur la grande photo au milieu de la page, où elle reconnaissait son paternel, mais également son grand-père. Elle observa silencieusement un à un les protagonistes, reconnaissant les noms de certains de ses camarades, mais aussi celui de la directrice de maison.

« Tu crois que c’est... son père ? Il y a un air de ressemblance, en tous cas... »

Hannah avait reposé le Gazette devant la brune et lui désignait du doigt le dénommé James Taylor sur la photo. De son autre main, elle picorait ses œufs brouillés du bout de sa fourchette, tout en réfléchissant.

« Si Ursula Parkinson n’est plus là... C’est qui le nouveau chef du Conseil ? »

Ca veut surtout dire qu’on va rester à la Citadelle, et qu’on est pas près de rentrer à Galway...

La blondinette laissa échapper un petit soupir, avant de désigner du menton Leta et William, attablés un peu plus loin.

« Tu crois qu’ils discutent aussi de ça ? »

"Je pars avec le cœur lourd, mais l’esprit léger!"
3ème année RP

23 déc. 2020, 19:52
 Libre  Coup d’État
Après avoir tenté désespérément chercher une place parmi la foule, Elena fut contrainte de s'assoir à la table des Serpentard. Elle n'allait pas nier qu'elle ne s'y sentait pas réellement à sa place, d'autant plus qu'il s'avérait qu'elle avait vraiment une malchance fulgurante avec cette maison.

Il s'avérait que la jeune fille n'arrivait pas au moment opportun, elle entendait des exclamations et les voix s'élevaient. Prise de curiosité elle écouta discrètement la conversation. Il ne fallut que quelques mots pour qu'elle comprenne ce qui se passait : Ursula Pakinson était tombée. Toujours attentive à ce que ses camardes — si elle pouvait les appeler ainsi — disaient, la fillette fut assez étonnée face aux propos qu'elle entendait. Elena se sentait beaucoup moins à l'aise à présent, il n'y avait pas vraiment de doute possible, ses voisins étaient surement favorables à l'ancienne dictature de Parkinson c'est pourquoi elle ne voulut pas prendre part à la conversation.

Intérieurement, il y avait une part de réjouissance mais une crainte également, comme l'avait explicitement dit la jeune blonde : Qui était à la tête du Conseil des Sorciers à présent ? Peut-être, était-ce pire ? Qui savait ? Elena baissa la tête dans son assiette essayant de ne pas éveiller les soupçons des Serpentard autour d'elle. Malheureusement, il était trop tard pour trouver une autre place et elle était contrainte de rester là où elle était. Mais, peut-être était-ce l'opportunité d'écouter ce qui se racontait ?

Elena tendit donc l'oreille mais elle se rendit vite compte qu'ils n'avaient pas plus d'informations qu'elle.
Toujours la tête dans son assiette, tentant de se faire discrète, la Gryffondor était inquiète. De toute manière, les élèves auraient plus d'informations le moment venu, les informations fuitaient vite après tout...


Je me joins à vous, merci pour ce sujet !

Troisième année | 14 ans

25 déc. 2020, 09:36
 Libre  Coup d’État
Carry acquiesça discrètement d’un signe de tête en lançant un regard plus ou moins haineux vers le journal.

-Et si tu veux mon avis, je pense qu’ils ne sont pas les seuls à en discuter. Désignant la table des Gryffondor du menton, Harrison s’esclaffa en dévisageant de loin le garçon qui aimait se faire voir a la table des rouges. Je pense que ce seront nos familles qui dirigerons le pays maintennat, déclara Carry en étant presque sure de sa réponse. Du coup ça inclut, ta famille, La mienne, les Blackbirds, les Taylor, les Barckeley et… le reste je ne pense pas les connaitre.

Scannant de haut en bas la liste des nouveaux dirigeants, Carry essaya de faire une comparaison avec la liste qu’elle avait sous les yeux et les personnes du château qu’elle connaissait mais aucun ne lui vint a l’esprit pour l’instant. Malgré la citation de la possible famille de miss Taylor, Carry senti la joie la reprendre de nouveaux. Au pouvoir, après tout ce temps passé à vagabonder dans les ombres du monde, sa famille avait enfin réussi à se hisser au sommet du pouvoir. Pas le sommet d’une corporation ou d’une société, non, au sommet d’un pays tout en tier et ça, ça remplissait la jeune sang-pur d’une fierté sans pareil qui sentie sa honte disparaitre en instant se faisant remplacer peu a peu par une arrogance qui ne demander qu’à être exposé aux yeux de tous.

Certes ce n’était pas elle qui dirigeait le pays mais c’était sa famille et désormais le nom de familles de beaucoup de Serpentard seraient à respecter et à craindre. Des familles de Sang-pur surement prête à repousser la culture née-moldue en un presque rien. Le cœur de Carry se remit à battre à une vitesse vertigineuse tandis qu’elle leva les yeux au ciel imaginant sa famille en train de se féliciter au manoir.


-Nos familles sont au pouvoir, murmura-t-elle continuellement comme pour s’assurer que ce qui était en train de se passer était réel. On va pouvoir guérir notre monde, on va pouvoir enfin respirer comme on le souhaite, plus besoin de se cacher, plus besoin de lécher les chaussures de ces fichus sang-de-bourbes… On va les remettre à leur place et si possible six pieds sous-terre de maniere legal… Je le souhaite si fort…

Dans le brouhaha qui continuer de s’amplifier, Carry s’arrêta net quand un nom retentit dans la salle, du coin des Gryffondors. Ivelios Harrison, son père. Dans des gestes brusque, mélangée par la colère mais aussi la retenue, Carry repoussa le banc sur lequel elle était assise et se leva de la table en jetant un regard assassin a celui qui avait osé prononcer le nom de son père. Pardon Hannah, mais je crois que ça va cracher sur nos parents du côté des Gryffondors, je vais aller leur faire ravaler leur intestins, je reviens.Finit-elle, poing ferme en s’eloignant de la table pour rejoindre les rouges.

Renvoyée de Poudlard
4ème Année RP (2046-2047)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve

25 déc. 2020, 15:38
 Libre  Coup d’État
La conversation devenait plus que tendue et Elena tentait une fois de plus de se faire toute petite. La brune à coté d'elle semblait avoir une colère immense en elle, il y avait sans doute pire que cette harpie de Charlotte Lewis, apparemment. La Gryffondor failli même recracher l'intégralité de son verre d'eau lorsque le mot Sang-De-Bourbe arriva jusqu'à son oreille, elle fut presque emplie d'une peur soudaine tellement les paroles de sa camarade était d'une violence impétueuse.

Trop réservée pour faire preuve d'une quelconque autorité, Elena se contenta de regarder son assiette, ses horreurs lui avaient coupé l'appétit. Elle avait l'impression que l'on venait de lui donner un coup dans le ventre. Le stresse emplissait son corps entier jusqu'au bout de ses ongles rongés dont elle tentait de cacher les tremblements. Cette fille était folle, comment était-ce possible qu'il y est de telles personnes dans cette école. Elle n'était pas outrée mais dégoutée par les propos de cette inconnue.

Elena regarda les yeux de sa voisine de table, emplit d'une haine terrifiante. Elle se leva d'un coup sec, affirmant qu'elle irait remettre — soi-disant — les Gryffondor à leur place. Devant cette scène Elena aurait sans nul doute dû réagir pour que tout cela ne finisse pas en bain de sang mais elle resta figée.

« Eh Merde...» Murmura-t-elle.

Elena se retourna face à la table bruyante de sa maison et tenta de lancer un regard prévenant à ses camarades pour les avertir de la tempête qui arrivait…

Elle n'avait pas le courage de la suivre ou de la raisonner, bien qu'elle fut prise d'une hésitation, elle n'en fit rien. La jeune brune était trop aveuglée par la colère, personne ne pouvait rien y faire. Elena pressentait quelque chose de terrible ou, du moins, que le ton allait monter de plus en plus et que les tensions ne feraient qu'accroitre.

Troisième année | 14 ans