25 déc. 2020, 16:48
Séjour à Londres
Londres. Une ville magnifique et pleine de monuments. Mais une ville ou la pluie et le brouillard sont maîtres. En cette période neigeuse, je traversais les rues de Londres sous la pluie en tirant ma grosse valise derrière moi. Il faisait si froid que je soutenais le haut de mon manteau pour essayer de le tirer au maximum vers ma gorge. Je grelottais, les rues étaient uniquement remplies de personnes pressés et réservés. Il faisait presque nuit, ce qui assombrissait encore plus le paysage.

J'ai ouvert un petit portillon et j'ai montée quelques marches. Une porte noire avec un heurtoir doré se dressaient devant moi. La maison victorienne traditionnelle de Londres, dans toute sa splendeur.
J'ai frissonnée, et sans vouloir retirer mes gants, j'ai utilisée le heurtoir pour indiquer ma présence.
- Jean ! Tu es déjà arrivée ! Entre vite il fait froid !
Ma tante Erin me tira à l'intérieur. J'ai regardée la maison de tous les coins : pas de vaisselle qui se faisait toute seule, pas de plumeau qui balayait tout seul, ni d'aiguilles à tricoter qui fabriquaient un ravissant chale toutes seules. Erin était une moldue, et c'était toujours amusant de voir à quel point elle s'intéressait à ce que je faisais à l'école, même si elle n'avait aucune référence de certains mots magiques. Bien sûr, elle a grandie avec ma mère, la seule sorcière de la famille, ce qui fait qu'elle buvait les paroles de sa soeur dès qu'elle rentrait de Poudlard. Et quand ma mère eue enfin le droit d'utiliser sa baguette en dehors de l'école, lors de ses 17 ans, elle fut tout simplement extasiée par les sorts qu'elle pouvait réaliser.

Une partie de moi savait que ma tante avait toujours un peu enviée sa soeur cadette. Elle était passionnée par notre monde et voulait toujours en savoir davantage. Mais, je savais aussi qu'elle m'aimait beaucoup, et que même si mes parents s'intéressent aussi à moi, leur travail les empêches souvent de profiter de moments privilégiés avec leur fille. Erin, elle, avait tout son temps et cela me plaisait bien.

- Je vais te montrer ta chambre, s'excita Erin en montant les escaliers.
Erin souriait toujours. C'était un fait.

Ma chambre était formidable. Un grand dressing, un grand lit douillet, une petite table de chevet avec une lampe et des tiroirs pour que je puisse ranger mes livres, et une petite bibliothèque pour que je puisse ranger tout mon bazar.
- J'ai également laissée un petit coin vide pour le perchoir de ton hibou, ma tante m'indiqua du doigt un coin vide de la pièce.
- Merci beaucoup tante Erin ! J'étais touchée par tant d'attention.
- Je te laisse t'installer, je vais faire cuire le poulet.
Je me suis assise sur le lit, profitant de la chambre quelques secondes. Puis j'ai défait ma valise. Mon hibou a volé sur mon perchoir, mes vêtements étaient pliés dans le dressing, mes affaires de classe était entassés dans la bibliothèque, mes livres dans le tiroir de la table de chevet, et ma baguette était juste à côté de la lampe.

Je suis tombée sur un article de la Gazette du sorcier pendant que je vidais ma valise. Je l'ai lue en me relevant, puis je l'ai jetée à la poubelle avant de descendre rejoindre ma tante. La une de la gazette parlait de ma mère et son équipe de Quidditch.

N'aie pas pitié des morts, aie plutôt pitié des vivants et par-dessus tout de ceux qui vivent sans amour...