5 janv. 2021, 17:58
Privé + Ainsi
Mélodieuse. Pardon. Départ.

Tant de temps pour si peu de choses. Ma vie semble faire du sur place. Et pourtant le Temps passe trop vite. Qu'est-ce que j'ai fait de mes deux derniers mois ?
Rien. J'en ai l'impression. Tant de chose ont changés. Ma Rose. Je sais que Maman ne la gardera pas en vie sans Magie. Peu importe les efforts. Elle n'est probablement plus , désormais.
Elle n'est de toute évidence plus rien. Inutile de garder un espoir infondé. Tout ce qu'elle représentait est partit en fumée en même temps qu'elle. Leur Amour. Est de l'histoire ancienne.
Mais tout ça tourne. Même si les conditions ne sont plus les mêmes j'ai l'impression d'encore les entendre se disputer. S'aimer de nouveau. Et se disputer encore.
Quasiment rien n'a changé. Quasiment. Pourtant la lettre que m'a envoyé Maman à mon anniversaire change tout. Pour moi, en tout cas.
Mais ses mots. Ont assez chamboulé mon Moi-même pour le moment. Je ne veux plus penser à elle, tant que je ne pourrais pas la revoir. Et lui dire tout ce que je pense, en face. Le mal, bien sûr. Mais le bien, surtout. Je ne veux plus lui en vouloir. Je suis fatiguée.
Je ne pourrais pas la voir. Et je ne veux pas lui écrire. Là-bas. À Poudlard. L'école m'a manqué. Mais plus que jamais je ne me sens pas en sécurité. Une femme y est morte.
Ce souvenir m'arrache un haut-le-cœur, j'ai essayé de ne plus y penser pendant les vacances. Mais je ne peux m'en empêcher maintenant que je retourne à Poudlard. Revoir la Grande Salle. Me souvenir de ce jour. Du corps. Et des filles, Ella la muette, et les deux Serdaigle inconnues.
Je ne sais plus où j'en suis et pourtant ça me semble si normal. Comme si c'était mon état d'esprit habituel. Être perdue.
Ce début d'année me semble si différent de ceux des années précédente. Moi, je suis différente.
J'ai grandis. En taille, beaucoup. Contrairement aux années précédentes, je ne me suis pas faufilée grâce à ma petite taille pour trouver un compartiment. Mes bottes à talons me font presque me sentir grande. Mon corps a pas mal changé aussi.
Et je me suis coupée les cheveux. Jusqu'en haut du cou. C'est Julia qui m'y a encouragé, bien sûr. Elle m'a apporté beaucoup. Je ne me sens pas belle. Mais maintenant au moins. Tout ça. C'est moi.
Ma Rose me manque. Mais je me suis faite à son absence depuis décembre. Je l'aimais tant. Je l'aime toujours. Mais elle est certainement morte. En même temps que mon espoir que leur Amour renaîtra. Peut-être que c'est ça qu'elle représentait finalement. Mon espoir. Pas leur Amour. Même si elle était tout un symbole.
Une boule se forme dans ma gorge. Mais je n'ai pas le droit d'être triste. Il faut que je grandisse, mentalement. Je ne la remplacerais jamais. Mais j'ai besoin de nouveaux symboles. De nouveaux espoirs.
Au moins, je ne suis pas seule. Jolivia m'accompagne dans ce voyage. Et dans cette vie. Elle est si mignonne. Et elle est exactement ce dont j'avais besoin. Sans que je leur en est parlé, Papa et Julia l'ont adopté. Pour moi.
Nous avons beaucoup sympathisé pendant les vacances. A vrai dire, elle ne quitte plus beaucoup mon épaule ou elle n'est jamais très loin. J'ai hâte de lui faire découvrir Poudlard.
A côté d'elle, se trouve la boîte à musique de Maman. Celle qu'elle m'a offert à mon anniversaire. Ou plutôt qu'elle a fait parvenir à Arthur. Elles sont entrées dans ma vie le même jour. Jolivia et la boîte à musique.
Le son qui en dégage est fabuleux. Il a retiré tout le reste de haine que j'avais envers Maman.
Je l'ai souvent écouté pendant les vacances, j'ai cherché son secret. La boîte est de fabrication Moldue, et pourtant elle a un pouvoir enchanteur. Je ne savais même pas que Maman l'avait. Mais elle a dit que ça l'avait calmé quand elle en avait besoin. Quand on était parti, sûrement. Quand elle se disputait avec Papa. Quand elle tentait de calmer Horty, en vain. Lors de sa fausse couche, probablement.
Elle n'a jamais eu une vie facile. J'en oublierais presque qu'elle a brisé le cœur de Papa. J'ai fais comme si je l'avais oublié, pour ne plus lui en vouloir. Parce qu'elle ne mérite pas qu'on lui en veuille.

Je tourne la manivelle, encore une fois. La mélodie, m'a enchanté peut-être. Et c'est très bien comme ça.

Troisième année RP.
happy to be a l i v e

19 janv. 2021, 22:27
Privé + Ainsi
Un nouveau départ, une nouvelle année.
Une boule se forma dans la gorge de la jeune fille lorsqu'elle aperçut le train, et la foule qui se dépêchait d'y monter. Cela faisait seulement quelques minutes qu'elle était arrivée et elle se sentait déjà bien trop oppressée. Elle avait passé deux mois de pur bonheur loin du bruit et des Autres, dans la maison familiale, mais malheureusement, il fallait bien retrouver la réalité un jour ou l'autre.
Anna avait quitté ses parents sans un mot, sans une étreinte, juste d'un léger signe de main. Ils s'étaient sûrement habitués après tout, car ce comportement l'avait suivi tout l'été. Elle n'avait pas parlé à ses parents de ce qui s'était passé, de ce qui se trouvait dans sa tête, de rien. Elle s'était seulement contentée de les ignorer, pour pouvoir passer son été seule comme à son habitude, à profiter de la chaleur estivale en noircissant les pages de son carnet par ses pensées. La jeune fille leur avait sûrement fait comprendre qu'elle ne voulait pas en parler, car ils ne l'avaient pas embêtée, et elle était reconnaissante pour cet effort. Sa petite sœur n'avait désespérément pas compris, contrairement à son frère, et après quelques réprimandes de la part de ses parents, elle était seulement restée avec elle en silence lorsqu'Anna se décidait à jouer du piano.

C'était donc avec tristesse et appréhension que la Rouge monta dans le train, en essayant de se frayer un passage parmi la foule.
Inspire, expire.
Elle n'avait pas oublié.

De peur qu'une crise d'angoisse vienne à elle dès les premières minutes de sa rentrée, Anna entra en trombe dans un wagon qu'elle avait aperçu, qui semblait quasiment vide. L'Autre présente dans le wagon l'avait sûrement prise pour une folle, mais mieux valait cela plutôt que d'être prise de tremblements incontrôlables dès son arrivée.
Elle s'assit contre la fenêtre et regarda la personne avec qui elle allait partager son voyage. Le visage de la jeune fille lui était familier, Anna lui avait déjà parlée l'année passée.
La fille allergique aux hiboux, je m'en souviens.
La Rouge l'avait appréciée, elles avaient passé un plutôt bon moment ensemble, entre le silence et les plumes volantes. Elles s'étaient vaguement recroisées avant la fin de l'année, étant dans la même maison, mais sans forcément s'être reparlées.
Sociabilise, fais un effort.
Une promesse faite à elle-même pour essayer de passer une année plus agréable.
*Le silence est bien plus attrayant.*
Et voilà que le débat recommençait, comme un ange contre un démon. Mais pendant que les deux pensées se combattaient, le temps ne s'arrêtait pas, loin de là, et le silence entre elles commençait à s'installer. A vrai dire, ce n'était pas un vrai silence, car une douce mélodie sortait d'une boîte à musique Moldue qu'Anna avait déjà aperçu chez son ancienne meilleure amie. Le son produit n'était pas désagréable, et aidait à combler le silence qui régnait dans le wagon.
Pour faire la part des choses, Anna adressa un léger sourire ainsi qu'un petit signe de main en guise de bonjour à sa camarade, pour lui montrer qu'elle l'avait bien reconnue.
Pour éviter un nouveau malaise, elle posa sa tête contre la vitre et regarda au loin pour que ses yeux partent dans le vide, tout comme son esprit bercé par la musique. Rien n'avait changé depuis mai dernier, à part peut-être le fait qu'elle contrôlait un peu plus La Voix et qu'elle arrivait à sourire légèrement. Mais un voile de tristesse venait toujours traverser ses yeux, sans qu'elle ne sache pourquoi, et ses bavardages habituels n'étaient toujours pas revenus.
*Tu croyais quoi après tout ? Deux mois ça ne change rien.*

Hâte d'écrire avec vous, Plumes :cute:
@Welmina MacMaulan @Ella Davis

Dans l'équipe des FlashArdentes

Couleur RP : 674ea7

16 avr. 2021, 09:06
Privé + Ainsi
Le son n'est sensé toucher qu'un seul de mes sens. Mais il est enveloppant, il forme comme une bulle autour de moi. M'écrasant autour de mes formes, tout en me laissant respirer. Il laisse derrière lui, une odeur spéciale et étonnement elle me rappelle Maman. Un mélange entre son parfum fleuri et les tartes aux pommes bien sucrées qu'elle nous faisait. J'éprouve une telle sensation de confort que les sièges du train me paraissent dignes des sofas les plus confortables.
J'ai cru que rien ne pouvait m'enlever à cet agréable sentiment mais l'ouverture brusque de la porte m'en sort subitement. Mon cœur fait un bond puis se calme, laissant place à un sentiment de rancœur. Mon cerveau le rassure, lui assurant que ce n'est pas si grave et que la boîte à musique est toujours là. Prête à recréer l'allégresse probablement encore un peu visible sur mon visage.
Désormais disposée à m'occuper d'autre chose que cet envoutant son, j'observe celle qui vient d'entrer. A peu près sûre qu'elle est à Gryffondor, je me rappelle l'avoir vue lors de l'invasion des hiboux dans la grande Salle, on avait un peu discuté et elle avait même approché un oiseau.
En me rappelant ce souvenir, mes yeux visualise ce moment. Elle semblait en pleine connexion avec cet oiseau et je me rappelle avoir trouvé ça beau.
La musique résonne toujours et j'ai peur que celle-ci la dérange. La Fille - Anna, je m'en souviens maintenant - n'a pas parlé mais son arrivée en trombe me laisse croire qui lui est arrivé quelque chose. Essayait-elle d'échapper à quelque chose ? Ou justement de trouver quelque chose ?
Si c'est le calme, je suppose que la boîte à musique de Maman n'aide pas beaucoup. Il n'y a, je pense, aucun moyen pour la couper avant qu'elle s'arrête alors je l'implore silencieusement de se taire. Même si je pourrais l'écouter pendant tout le reste du trajet, ma liberté commence là où s'arrête celle des autres. C'est un principe.
Elle m'adresse un sourire et me fait signe, je me demande si elle m'a reconnu. Probablement, ce n'était qu'un moment banal pour elle et mon visage l'est encore plus. Seulement, son souvenir me touche toujours et savoir qu'une réminiscence est partagée plaît toujours. Enthousiaste et en prenant soin de rester discrète, je lui rends son signe.
Tout en sachant le mal de ce voyeurisme, je la regarde un peu, cherchant à comprendre cette venue soudaine. Mais ni quelque chose sur elle, ni les personnes dans le couloir ne me le font deviner. Délicatement, je détourne ma tête et m'excuse mentalement pour ce manque de réserve.
Ma curiosité a pris le dessus sur mon bon sens, et tout en prenant soin de ne pas paraître intrusive, je tente de trouver le moyen de rattraper cette erreur.

« Est-ce que tout va bien ? »

Presque un murmure mais il reste audible. Mon ton de voix semble se caler sur l'harmonie du coffret, coupé une seconde avant.
Je baisse les yeux en me faisant la réflexion que personne ne répond jamais sincèrement, sous prétexte probablement d'avoir une certaine force d'esprit. On devrait dire non, parfois, quand on va mal. Du moins lorsqu'on sent la question sincère, et pas là par pur intêret. La mienne s'est voulue désintéressée et véritable, mais je ne sais pas si c'est comme ça qu'elle la percevra.
Mes doigts s'aventurent doucement sur la banquette à mes côtés, et Jolivia en profite pour venir s'y frotter. Je l’effleure du bout des doigts et prend la boîte de mon autre main. Machinalement, mes phalanges trouvent la manivelle et je dois faire un effort pour ne pas la tourner. Le contact de la boîte constitue du bien-être, en soi. Je ne sais par quel sort elle a été envoutée mais celle-ci paraît presque magique. C'est impossible, bien sûr, Maman est Moldue.

L'Amour, sûrement.

Je suis navrée de ce retard, Plume d'Anna. J'essayerais de faire en sorte que ça ne se reproduise pas mais je ne peux rien promettre, je m'excuse d'avance.

Troisième année RP.
happy to be a l i v e