LIBRE The Shadow in the dark ...

Cette danse est libre pour une personne de 2ème année ou plus, voir un adulte, merci :cute:. Si possible passer par hibou avant <3


Fin de l’été Aout 2045

C’était les vacances de d’été
Tu étais revenue ici,
Comme tu l’avais fait au début de l’été.
Tu étais venue ici sans raison précise.
Juste pour fuir.
Fuir quoi ?
Tu ne sais pas.

Tes anciennes bottines étaient usées,
A force de claquer le sol à longueur de journée.
Tu portais aujourd’hui des simples baskets blanches.

Dissimulant ta tête avec un capuchon,
Tu te faufilais parmi les passants.
Seule.
C’était dangereux.
Surtout pour toi.
Étant née-moldue,
Le risque est plus grand.
Tu croise le regard de quelques enfants.
Mais tu t’empresse de le dégager.
Tout simplement parce que tu ne veux pas qu’ils remarquent la peur.
Celle qui se lit rien qu’en plongeant ton regard dans le sien.
Car ton visage est certes vide, et inexpressif.
Mais il est emplie d’une terreur.
Depuis que cette ombre est entrée dans ta vie.

Pourquoi tu courais partout ?
Tu ne savais pas.
Tu voulais juste quitter cet endroit.
Toi qui avait justement envie d’y retourner.

C’est alors que tu remarques un magasin.
Fleury et Bott.
Tu entres sans rien dire.
Même pas un bonjour.
Car cela voudrait dire lever la tête et encore adresser un faux sourire.
Un sourire qui n’en est même pas un.

Tu restes plantée là à regarder devant toi.
Tu n’étais jamais entrée ici.
Car cette été,
Tu avais eu peur.

5ème année RP • Sport et Soins • #404040• HibouChocog
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LIBRE The Shadow in the dark ...
[ FIN AOÛT 2045 ]
Fleury et Bott, Chemin de Traverse, Londres

Charlie, 15 ans.
3ème Année Double




Dans l’agitation de la boutique Fleury et Bott, Charlie était distinctement sur la pointe des pieds, étirée de toute sa taille, en train de parcourir les tranches des livres les plus hauts. Certains regards insistants se posaient sur elle ; toutefois, pour la plupart des Sorciers qui s’affairaient dans les rayons, ce n’était qu’une jolie gamine un peu grande.

Beaucoup d’enfants se préparaient à faire leur rentrée en Première Année à Poudlard, ainsi les listes de manuels identiques pullulaient dans les mains des parents ; auxquels étaient souvent accrochés leurs enfants surexcités.
*De l’élémentaire des… Soupirs et jérémiades du parfait…*. Pourtant, toute cette effervescence ne semblait pas déranger le moins du monde la Rouge et Or ; qui passait d’étagère en étagère, sans demander de l’aide à la Gérante. Cherchant par elle-même la disponibilité du livre qu’elle avait en tête ; il n’était pas certain qu’il soit vendu dans cette boutique.

De longues minutes — presque une heure — étaient passées depuis ses débuts de recherche. Elle avait seulement couvert le premier tiers de la boutique, sans avoir conscience que des livres étaient encore cachés dans quelques recoins qu’elle n’avait pas encore vu. Ainsi, la vitesse à laquelle elle parcourait les ouvrages lui convenait tout à fait.
De toute manière, le temps ne la pressait pas.
*Les fondements… Réceptacles… Vie et habitat des…*. Souvent, un seul mot lui suffisait à saisir le contenu de l’ouvrage, alors ses yeux semblaient fous dans leurs orbites, à faire des sauts aussi rapides que précis.

Charlie arrivait au terme du premier flanc droit de la boutique. *Hhaa…*.
Sans perdre une seconde, elle fit volte-face pour foncer sur l’autre côté — qui attendait sagement depuis des temps insoupçonnables. Le regard happé uniquement par l’autre versant qu’elle convoitait, la gryffonne ne fit pas attention à cette petite silhouette qui était figée sur le palier. Il y avait tant de mouvements aux alentours que l’immobile se fondait dans les couleurs et les teintes, comme drapés d’une précieuse cape d’invisibilité.

Un pas.
Deux pas.
Et un sursaut.
*’dieu !*. Au dernier moment — juste avant que le grand corps de Charlie rentre de plein fouet contre cette immobilité — son pied s’écrase contre le sol pour arrêter brusquement sa course. « Bordel ! », alors que l’élan et ses réflexes forcent ses deux mains à se plaquer contre le corps lui faisant face. *Mais qu’est-c’qu’elle fout là c’t’abrutie ?!*.
L’émeraude qui orne son visage se durcit.

Reste pas plantée là, ordonne-t-elle d’une voix légèrement calmée, mais qui n’a rien perdu de sa véhémence. Et ses mains se retirent pour contourner cette gênante. « Tss… ».

« Bienvenue chez Toi »