10 févr. 2021, 19:32
Solo OS Irlande Chapitre 1 : Les naissances
Le 77, DANGAN HEIGHTS est l'adresse d'une petite maison, semi détachée, situé dans le quartier de Newcastle, au nord-ouest de Galway en Irlande. Cette maison typique irlandaise, était parfaitement située, dans un endroit calme, bien qu'elle soit imbriquée entre deux autres maisons à l'apparence bien similaire. Les résidents qui l'occupaient était un jeune couple n'ayant pas encore passé la trentaine, Mr. Et Mrs. O'Reilly. Mr O'Reilly était un jeune homme a la carrure plutôt fine. En effet ses épaules n'étaient pas plus larges que son bassin et sa taille plutôt grande lui donnait vraiment un aspect d'asperge. Mrs O'Reilly elle, était plutôt petite, elle arborait une longue et soyeuse chevelure rousse, qui descendait jusque dans le bas de son dos. Le couple avait pour habitude de se lever aux aurores, mais cette fois, il avait bien l'intention de rester couché quelques minutes de plus. Ce n'est qu'une demi-heure plus tard que Mr O'Reilly sorti du lit en premier. Il emprunta l'escalier afin de descendre dans la cuisine. Il appuya sur le bouton rouge d'une machine et un liquide sorti aussitôt pour remplir la tasse, qui était déjà prête, sous la machine. Il se dirigea dans son allé, à l'extérieur, pour y récupérer le journal du jour, qui semblait l'attendre au bout de celle-ci. Lorsque Mr. O'Reilly attrapa le morceau de papier enroulé sur lui-même, il entendit son voisin le saluer par son prénom, Reece. Reece salua à son tour son voisin et ils discutèrent de la météo du jour. Après quelques échanges de politesse, Reece se mit à marcher vers la porte d'entrée de sa maison, qu'il venait de quitter. Mais avant qu'il puisse passer le montant de la porte, il entendit ce même voisin lui demander avec conviction.

- Alors ! c’est pour bientôt ?

Reece s’arrêta un instant, il prit le temps de respirer deux bouffés d’air frais, puis répondit amuser.

- Je l’espère Jack, je l’espère !

Il tourna les talons et retourna dans la cuisine, afin de reprendre la préparation de son déjeuner typiquement anglais. Il avait disposé sur un plateau en bois, une assiette remplie de quatre saucisses aux herbes, dont deux étaient enroulés en spirale, des haricots blancs, une grappe de tomates cerise et une tartine de pain avec des œufs brouillé. Il finit par mettre un grand verre de jus d’orange et la tasse de thé à la bergamote, avec des soupçons d’arômes de pêche. Il prit le plateau et remonta les escaliers afin de déposer le plateau au plus proche du lit, du côté de sa femme. Il y ajouta un mot écrit finement.

« Je vais au travail, s’il y a quoi que ce soit tu m’appelle. A ce soir, je t’aime »


Dans la seconde où il déposa le mot il disparut. Il réapparut devant un bâtiment plutôt vieillot en apparence extérieure. À vrai dire il avait même une apparence plutôt miteuse, le bâtiment avait une plaque qui se balançait légèrement à cause du vent, donnant que peu envie, d'y entrer. Elle indiquait « Chaudron Baveur ». Reece ne se démonta pas pour autant devant l'apparence du bâtiment, il posa la main sur la poignée et poussa la porte pour y entrer. Il salua le barman puis se dirigea à l'arrière du bar dans une petite cour entourée de mur. Il sortit une baguette en bois et toucha à trois reprises une brique. La brique en question laissa place à une arche lui permettant de passer. Il continua de marcher sur la route en pavé qui serpentait, jusqu'à tomber sur la devanture d'une boutique qui s'appelait « Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers ». Il entra dans la boutique et se dirigea vers le fond à droite en slalomant entre les présentoirs et les robes. Un paquet lui était réservé. Il se tourna vers la gérante et lui dit.

- Merci, c’est parfait

Il déposa une petite bourse remplit de pièce et se dirigea vers les cabines d'essayage. Il ôta son linge de nuit et s'habilla avec son nouvel uniforme flambant neuf. Il mit le reste dans le paquet qui venait de prendre la forme d'un sac, puis s'empressa de quitter la boutique en ne manquant pas de saluer une nouvelle fois la gérante. Il emboîta un pas rapide pour se diriger cette fois dans la direction d'un grand bâtiment blanc et aussi étincelant que la neige reflétant le soleil, aux aspects d'un temple grec. Il franchit le portail de bronze puis la grande porte argentée tout deux ouvertes par des gobelins. Reece traversa l'énorme hall de marbre tourna vers une porte et pénétra dans celle-ci. Mr O'Reilly travaillait pour la banque la plus prestigieuse de grande-bretagne, la banque pour sorcier et sorcière : Gringotts. Il n'avait pas un poste très haut placé, il s'occupait principalement de la gestion des coffres-forts. Son uniforme écarlate lui, lui avait demandé beaucoup de travail pour le porter et alors que le jeune Reece sortait à peine de Poudlard, la plus prestigieuse école de sorcellerie, il avait décidé de continuer ses études dans la finance et la gestion pour pouvoir s'en vêtir un jour. Ce n'est qu'après plusieurs années de dur labeur que celui-ci avait réussi à passer les recrutements très rigoureux de Gringotts. Le principal problème que Mr O'Reilly avait rencontré, c'était qu'il avait croisé le chemin d'une Irlandaise lors d'un voyage à Dublin, pour aller voir ses grands-parents. Même si Reece était originaire de Manchester et qu'il y avait grandi, il avait pour sur des origines irlandaise grâce à son père. La jeune Irlandaise dont il était sérieusement tombé amoureux n’était autre que Mrs O’Reilly depuis que le jeune sorcier l’avait épousé. La seule chose qu’il n’avait pas prévu c’était les voyages depuis l’Irlande vers son lieu de travail à Londres. Même si Le jeune marié arrivait à transplaner, celui-ci était loin de pouvoir le faire tous les jours sans se desartibuler. C’est après une plus ou moins longue séparation qu’il avait trouvé la solution. Il utiliserait soit le réseau de cheminé, soit un portoloin. Un portoloin était un objet magique qui permettait de se déplacer d’un point A à un point B rapidement, en attrapant simplement l’objet. C’est exactement ça qu’il avait fait après avoir déposé le mot pour sa femme. Evidement les portoloin était largement surveillés et on ne pouvait pas en créer un, sans en faire la demande. Parfois Reece se demandait, si sa vie entière n’était pas basée sur de la chance tant tout semblait lui sourire.

Lorsqu'il eut terminé sa journée, il rentra chez lui en saisissant une sorte d'amulette de bronze. Bien entendu il ne s'en servait pas à l'intérieur de Gringotts, parce que ce n'était pas possible à cause des protections magiques et il était bien déterminé à garder son travail. Ce n'était pas toujours passionnant, mais il gagnait suffisamment d'argent pour permettre à ses futurs enfants de faire leur scolarité normalement. Ereinté il se dirigea vers le dressing de sa chambre et se changea. Il prit une sorte de robe mauve. Il aimait bien cette couleur cela faisait ressortir ses cheveux courts d'un noir ébène. Il emprunta les escaliers pour la troisième fois aujourd'hui et rentra dans le salon. C'était un magnifique salon aux murs d'un blanc étincelant mettant en valeur un parquet de bois parfaitement ciré. Un long canapé d'angle faisait face à une cheminée incrustée dans le mur blanc. La maison qui ne payait pas de mine de l'extérieur, se révélait être un véritable nid douillet, bon ce n'était pas non plus le luxe, mais cela suffisait amplement à ce petit couple. Reece s'approcha de sa femme, il déposa délicatement ses lèvres sur les siennes puis s'assit à côté d'elle.

- Comment ça s'est passée ta journée ? dit Reece d'une voie calme et reposé

- Très agréable répondit Ena O'Reilly, elle s'empressa de rajouter Et toi mon sorcier préféré ?

- Plutôt fatigante, il y avait beaucoup de registre à mettre à jour... dit-il tout en soufflant, sans oublier... Il s'arrêta un instant, avant de reprendre ahf, cette partie est régie par le secret bancaire.

- Et tu n'as pas des tours de magie pour rendre la tâche moins pénible ?

- Oh, il y a bien quelques sortilèges acquiesça-t-il néanmoins il y a parfois certaines tâches qui méritent qu'on s'y attarde.

Il vint se blottir contre sa femme puis, il déposa sa main sur le ventre de celle-ci. Le ventre d'Ena avait la forme d'un ballon de baudruche qu'on avait gonflé de façon excessive. Le silence régna un instant puis lorsque la respiration de Reece se ralentit, il ouvrit délicatement la bouche.

- Et lui ? questionna t’il Comment va-t-il ?

- Bien répondit t’elle calmement, il a donné quelques coups mais il est bien plus calme aujourd’hui.

Mr et Mrs O'Reilly attendait bel et bien un enfant. Non désireux de savoir si c'était une fille ou un garçon, ils parlaient de lui en utilisant principalement le terme « le bébé ». Leurs familles respectives se demandaient avec beaucoup d'aplomb, pourquoi ils avaient refusé de connaitre le sexe du bébé à l'avance. Certain, c'était notamment le cas des oncles, espéraient que ça serait un garçon tandis que d'autre, comme les grands-mères, espéraient secrètement que ça serait une fille. D'autres comme le parrain ou la marraine se fichaient bien que ce soit l'un ou l'autre. Pour ce qui est du couple il n'avait pas de préférence non plus, mais il fallait avouer que Mr et Mrs O'Reilly avaient été bien plus imaginatif sur les prénoms masculins à ce jour. Chacun d'entre eux avait fait une liste de cinquante-deux prénoms pour les garçons contre seulement sept pour les filles. Entre autres il y avait beaucoup de prénom irlandais et anglais qui se battaient la première place et très peu de prénom issu d'une autre origine en fin de classement. Le couple était largement heureux même si Ena commençait à être fatiguée des nausées et autre petit désagrément lié à sa grossesse. Ça tombait bien, elle devait accoucher dans la semaine qui arriverait juste après ce petit week-end, petit week-end où certains membres de la famille viendraient voir le couple pour la dernière fois avant que celui-ci fasse place à une petite famille. Si d'apparence la maison pouvait sembler petite il y avait tout de même trois chambres, ce qui était bien assez pour accueillir des proches ou des amis. Mr O'Reilly se releva et prit soin de parcourir la maison afin d'enlever tous les cadres de photographie qui bougeait par magie comme si c'était des vidéos. Si lui avait eu la chance d'être un sorcier, ce n'était pas le cas de sa femme qui ne possédait aucun pouvoir magique, ce qui faisait d'elle une moldue et cela était le cas pour sa famille entière. C'était sa sœur qui venait la voir, enfin sa sœur et évidemment son idiot de fiancé. Il était si désagréable et macho qu'Ena se trouvait désemparer face à lui et avait même abandonnée l'idée de le raisonner voir même de simplement discuter. Outre son éducation au sein d'une famille qui partageait ses idéaux, il croyait fermement à tous les complots que l'on pouvait voir fleurir sur internet et autres supports d'information. Ena ne comprenait pas ce que sa propre sœur pouvait trouver à un homme aussi insupportable, qui, s'écoutait parler avec grande satisfaction dès qu'il pouvait déblatérer des âneries sur le gouvernement moldu, les aliens, les riches et sa dernière trouvaille, des créatures mythiques qui existeraient encore.

Le lendemain Reece se leva à son heure habituelle. Il commença sa routine matinale de la même manière que les autres jours, tout était très millimétré, au point où l'on pouvait se poser la question si celui-ci n'avait pas une montre intégrée à son cerveau. Alors qu'il était dans l'allée pour récupérer le journal du jour, il observa le quartier qui était bien calme en ce samedi 22 avril. Il posa ses yeux sur la voiture de sa femme, qui était un modèle plutôt récent de marque anglaise de couleur orange criard. Ena se servait de sa voiture régulièrement pour aller faire des achats de première nécessité, ou bien avant d'être en arrêt maternité, pour se rendre à son travail. Ena travaillait dans une grande entreprise de voiture de luxe justement celle qui lui avait prêté sa voiture de fonction. Celle-ci n'était vraiment pas pratique, elle ne possédait que de deux places et un tout petit coffre à l'avant qui ne lui permettait de mettre que le strict nécessaire. Si la voiture dénotait avec le quartier elle savait très bien qu'elle ne pourrait de sa vie, jamais au grand jamais, se payer une voiture comme celle-ci. Elle y avait eu droit grâce à ses choix plus que judicieux en termes d'image marketing de la marque. Reece ne savait pas conduire ce genre d'engin, la seule fois où il était monté avec sa femme, il avait eu la peur de sa vie. Il y avait bien trop d'information et trop de voitures qui lui fonçaient dessus et il préférait de loin les moyens que les sorciers utilisaient pour se déplacer, bien plus sur et même plus rapide que ces engins des enfers. Il vit deux trois enfants des voisins faire du vélo autour d'une sorte de rondpoint en triangle qui se trouvait devant chez lui. Il déplia le journal puis se mit à lire la première page tout en se déplaçant d'un pas lent vers la porte d'entrée. Il retourna dans la cuisine où il vit sa femme prendre un verre d'eau avec quelque goûtes de citron. Il lui demanda quand devait arriver sa sœur et son beau-frère. Celle-ci lui répondit

- En fin de matinée et je ne sais pas quoi leur faire à manger.

Reece réfléchit un instant, il posa son journal et fini par ouvrir le réfrigérateur pour voir ce qu'il s'y trouvait. Il y avait plein de nourriture diverse et variée, il parcourut le bac à légume et proposa simplement de faire quelques légumes blanchi et rissolé tout en les accompagnant par une viande de volaille. Il attrapa d'une main la volaille et de l'autre main les légumes verts et les mit dans un plat qu'il réserva dans le même réfrigérateur d'où il les avait pris. Les heures passèrent et il finit par ressortir le plat du froid pour s'atteler à la préparation. Il mit une casserole d'eau sur le feu de la gazinière et il embrocha la volaille sur un pic de tournebroche en prenant soin de régler la température du four. Lorsque l'eau se mit à bouillir il déposa les légumes taillés dans l'eau bouillante, pendant une à deux minutes avant de les sortir et les mettre dans une poêle avec une noisette de beurre fondu. Il fit rissoler le tout et quand les légumes arboraient une belle couleur dorée il baissa le feu afin d'éviter de les bruler. Il finit par couvrir les légumes et quand il s'aperçut que la volaille ne semblait pas cuire comme il le voulait, il regarda d'un œil vif derrière son épaule pour voir si personne, autre que sa femme, ne verrait ses prochaines actions. Il sortit sa baguette en bois et fit quelque geste de baguettes tout en baragouinant ce qui s'apparentait à une formule magique. Aussitôt la volaille, était parfaitement rôtie et farcie de quelques champignons. Il laissa comme c'était et il partit rejoindre Ena dans le salon devant la télévision.

Quand la sœur et le beau-frère d'Ena arrivèrent tout le monde passa à table et Mr O'Reilly se mit à servir le repas. Le beau-frère ne put s'empêcher de faire une remarque comme quoi c'était bien arrangeant d'être enceinte, permettant de fuir ce qu'il pensait être la responsabilité de la femme de servir le repas. Alors qu'Ena discutait avec sa sœur principalement de la maternité, le beau-frère lui entama la discussion avec Reece.

- C’est pour sur une belle machine que vous avez dans l’entré dit-il avec assurance la bouche a moitié pleine

Reece se contenta d'acquiescer, il ne s'y connaissait pas en voiture et ne comptait pas s'y connaitre davantage. À vrai dire lui c'était plus les balais volant et autres objets magique ses centres d'intérêt, mais il se garda bien de lui parler de tout ça. Alors que le beau-frère faisait des blagues peu distinguées sur le châssis des voitures et celui des femmes, Reece faisait semblant d'écouter tendant l'oreille sur la discussion des filles qui se passait à côté. La discussion semblait bien plus intéressante que le monologue interminable du crétin de fiancé de sa belle-sœur. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser comme sa femme et de se dire que peut-être il était encore temps que la sœur d'Ena se débarrasse de lui. Mr O'Reilly tourna les yeux dans un soupir quand son camarade ou plutôt celui qui lui prenait la tête fortement depuis maintenant une bonne heure commença à s'aventurer sur son sujet préféré : les complots. Tout le monde y passait des dirigeant qui était en réalité des sortes de lézard de l'espace, aux vaccins qui rendaient les enfants homosexuels ou débiles voir des riches qui faisaient exprès de s'arranger avec les lézards de l'espace pour contrôler toutes les ressources du monde dans l'unique but, bien précis, de rendre la population du monde inculte pour rétablir l'esclavage. Toutefois, il se concentra d'avantage quand celui-ci aborda les fameuses créatures mythiques. Pour la plupart c'était des fantasmes, mais parfois certaines descriptions ou créature correspondait avec la réalité du monde sorcier, Reece était bien capable d'écouter attentivement cette partie-là pour voir ce qui aurait pu fuiter. Mais rien n'était solide et tout était imbriqué dans un amas de raisonnement que très peu de personnes ne prenait ou prendrait au sérieux. Quand il fut temps du dessert Reece s'éclipsa dans la cuisine qui était ouverte sur la salle à manger, ouvrit le réfrigérateur, prit quatre crèmes brulées qui les fit caraméliser au chalumeau. Il manqua de justesse de se bruler, mais à son grand soulagement ce ne fut pas le cas. Il avait du mal avec tout ce qui était technologie moldu, il pouvait même apparaitre maladroit pour certains. Il servit les crèmes brulées, qui ne fut pas touché par Ena et la suite du repas se déroula comme il avait commencé.

Quand le soir arriva tous étaient devant la télé et discutait devant un film choisi par les filles, un vieux, très vieux film qui s'appelait "Titanic." C'était plutôt agréable lorsque l'on arrivait à faire abstraction des commentaires du beau-frère. Alors qu'on approchait de la fin du film, Ena se retourna vers Reece toute paniquée. On sentait de la peur dans son regard puis d'un coup elle ressentit une très forte douleur dans l'abdomen. Le visage de Reece devint d'un blanc pale, aussi blanc que les murs du salon dans lequel ils étaient tous installés. Il balbutia quelques mots incompréhensibles et se fit interpeler par la sœur d'Ena lui indiquant de l'emmener à l'hôpital, car le bébé arrivait. Prit de panique Mr O'Reilly pensa à ses moyens de locomotion mais c'était impensable, pas devant les deux moldu. Il pensa alors à la voiture, mais impossible il était incapable de conduire ce bolide et celui-ci était si rigide que ça ne ferait qu'aggraver la situation.


- Appel les urgences Reece ! enfin ! lança le beau-frère

Impossible il n'avait pas de téléphone non plus et il ne savait vraisemblablement pas s'en servir. Agacée par la situation et Mr O'Reilly qui semblait perdu au milieu d'une forêt, la sœur d'Ena attrapa son téléphone et composa le numéro des urgences, elle expliqua la situation et donna l'adresse. Il ne fallut pas énormément de temps pour que l'ambulance arrive au domicile des O'Reilly. Reece aida sa femme qui hurlait à présent de façon constante toutes les cinq minutes environ, à marcher et monter dans l'ambulance. Une fois dans l'ambulance, les O'Reilly écoutaient les médecins qui donnaient leurs instructions. Ena se rappelait les cours qu'elle avait vaguement suivi et commença à respirer comme un petit chien. Sans comprendre pourquoi Reece donna la main à sa femme et limita. Le trajet apparaissait d'une longueur interminable et ils se sentaient bien mieux quand l'ambulance s'immobilisa devant l'hôpital de Galway. Les Médecins transportèrent Ena sur une sorte de brancard jusqu'à une chambre. Reece suivait d'un pas rapide pour ne pas les perdre. Une fois dans la chambre des médecins ouvrirent la porte pour examiner Ena. L'irlandaise avait un mal de chien et Reece se posait la question si elle n'était pas sous l'emprise d'un sortilège impardonnable. Il balaya cette idée farfelue de sa tête et synchronisa sa respiration sur celle de sa femme. Après de longues minutes et des instructions, qu'Ena arrivait à peine à entendre et écouter, le rythme des douleurs s'accéléra. Ce fut aux alentours de minuit soit quatre heures après leur arrivée que le calvaire prit fin. Un médecin prit le bébé et le posa sur Ena devant le jeune papa qui voyait ses yeux se remplir de larme. Fièrement le médecin annonça.

- Félicitation vous avez une petite fille

Reece se pencha et avança sa main tremblante comme s'il voulait toucher l'objet le plus fragile du monde. Des larmes de bonheur s'écoulaient à présent sur ses joues rosi. Il plongea son regard dans celui de sa femme. Bien qu'il connût la magie il ne se rappelait pas, d'un moment aussi magique et fort dans toute sa vie. Alors que le corps médical reprenait le bébé après de longues minutes. Quelqu'un demanda comment cette chose si fragile devait s'appeler. Reece se remémora la liste de prénom féminin qu'il avait fait et la liste de sa femme. Il s'éclaircit la voix, avant de lancer le prénom qui figurait en haut de la liste d'Ena.

- Lucy dit il d’une voix tremblante qui décrocha vers la fin.

Alors qu'on l'invitait à sortir pour laisser la jeune maman se reposer, il déposa un baiser sur le front de celle-ci puis il sortit de la chambre. Il tourna en rond dans la salle d'attente pendant des heures, enchaînant les boissons chaudes. Ce n'est que vers cinq heures du matin, soit deux heures après qu'il a vu sa fille pour la première fois qu'il trouva le sommeil. Ses rêves étaient orientés dans un seul but, faire en sorte d'être le papa le plus magique possible. Lorsqu'il se réveilla aux alentours de huit heures, il prit un le magicobus pour aller jusqu'à chez lui. Il rentra et se dirigea vers la chambre qu'il avait préparée avec Ena spécialement pour Lucy, bien entendu il faudrait refaire la décoration, mais ce n'était pas important pour le moment. Surtout qu'en un tour de baguette magique il pourrait changer la tapisserie et la décoration de la chambre. Il se contenta pour le moment de prendre des affaires pour son nouveau-né et descendit à nouveau l'escalier pour retourner à l'hôpital voir à présent, les deux amours de sa vie. Une fois à l'hôpital il discuta avec sa femme tout en regardant Lucy dans les bras de celle-ci. Il était à présent complètement perdu et des questionnements traversait sans cesse son esprit. Et si ce n'était pas une sorcière ? Si j'étais un mauvais papa ? Ena qui avait l'habitude maintenant de voir son mari dans cet état le rassura. En fin de matinée la sœur et le beau-frère de Mrs O'Reilly arrivèrent. Si la tante de la petite Lucy était ravie de la voir, son oncle lui n'arrivait pas à cacher sa déception en ayant appris que c'était une petite fille. Prenant des faux airs bienveillants il félicita le couple. Peu après Reece les raccompagna jusqu'au bus leur permettant de rentrer chez eux.

Ce n'est que le lendemain que la petite famille pouvait rentrer chez elle. Alors qu'Ena déposait sa fille dans le lit pour bébé, tout en la regardant avec tendresse, Reece lui s'amusait à redécorer la chambre. Il enchanta même un mobile pour bébé en bois avec des petits blaireaux qui tournaient au-dessus de Lucy, en faisant de la musique. Ancien Poufsouffle il était bien déterminé à faire en sorte d'envoyer sa fille dans la même maison que lui. Lucy regardait à présent les petits blaireaux de bois puis elle finit par s'endormir. Nul sans vous dire que les premiers jours furent compliqués pour les deux jeunes parents. Mais une fois que l'entièreté de la famille soit passé, ils pouvaient à nouveaux respirer. Enfin, respirer...C'était relativement un doux euphémisme, car la petite aspirante Poufsouffle hurlait régulièrement la nuit, tantôt pour manger, tantôt pour être avec sa maman ou son papa. Toutefois, elle avait la chance d'être dans une famille aimante, qui se mettait en quatre pour s'organiser et répondre à toutes ses demandes parfois mystiques puisque rien ne fonctionner pour la calmer. Les mois passèrent et la petite famille avait pris son rythme, Ena avait même fait un prêt pour acheter une petite voiture toutefois plus adaptée à la vie de famille. Bien entendu elle garderait sa voiture de fonction orange criard, mais il était question de pouvoir s'y assoir a trois tout en ayant la place de ranger la poussette, ainsi que d'autre équipement nécessaire aux nouveau-nés. Lucy découvrait de plus en plus le monde qui l'entourait et semblait parfois émerveillée, parfois blasé. Elle était toutefois très réceptive aux chansons de sa maman et aux histoires de son papa.

Deux ans plus tard Lucy avait bien grandi, c'était un bambin à part entière et ses parents étaient fière que celle-ci, ne soit pas en retard sur tous les points que les autres parents, spécialistes et autres leur expliquaient. Outre la petite barrière qui empêchait la petite Lucy de se jeter dans les escaliers, celle-ci pouvait marcher de partout sans exception. Lucy semblait découvrir le monde et affichait une certaine curiosité poussée pour les choses qu'elle trouvait intéressante. Bien entendu à son âge les choses intéressantes n'étaient pas les plus intelligentes, néanmoins elle aimait particulièrement les livres, surtout ceux qui avaient des images dessus. Dans les objets qu'elle adorait il y avait les blaireaux de Poudlard qui avaient miraculeusement grossi pour ne pas qu'elle puisse les avaler, mais aussi d'autres objets plus ou moins commun. Parmi les objets moins courants qu'elle aimait il y avait des serres tête et des couronnes. Pour des raisons de sécurité elle avait droit qu'à des couronnes en carton que les moldus utilisaient pour la fête des rois. Si elle pouvait marcher seule dans tout l'étage supérieur de la maison, il arrivait souvent qu'elle se retrouve sur les fesses voir sur le ventre, ou encore en train de rouler comme une balle qu'on aurait jetée sur le sol. Parfois sa maman ou son papa l'emmenait jouer sur des licornes en bois dans le salon ou dans l'arrière-cours. Mais du haut de ses trois ans elle était loin de se douter de ce qu'il se passerait ce jour-là. Elle se contentait de jouer ou de chasser les papillons. Elle fronça les sourcils quand elle vit arriver sa tante et son oncle et même si elle ne se souvenait pas vraiment d'eux, elle foudroya du regard son oncle en lui tirant la langue. Pour l'instant la petite Lucy n'avait montré aucun signe de magie, ce qui avait la particularité de faire angoisser son papa, qui avait peur qu'elle ne puisse pas aller à Poudlard et s'épanouir comme lui avait pu le faire dans sa jeunesse. Quand elle vit ses parents partir, elle se mit à pleurer, mais sa tata s'empressa de la divertir avec des jouets qui traînaient dans le salon. Alors qu'elle jouait avec une peluche qui comme par hasard avait l'apparence d'un blaireau, elle babilla des mots incompréhensibles qui avaient l'air de beaucoup l'amuser. Elle regarda son oncle qui avait son regard sur la licorne, Lucy s'empressa de courir vers la licorne en hurlant. À mi-chemin elle tomba à plat ventre, elle finit sa course à quatre pattes, avant de se relever et de prendre dans ses bras la licorne à roulette en bois. Elle cria d'autres mots incompréhensibles tout en tapant du pied sur le sol et en regardant son oncle d'un air sévère.


- Je vais pas te la voler ta licorne stupide lança t’il avant d’ajouter surtout que si il y a bien une créature qui n’existe pas, c’est bien les licornes

L'oncle alluma la télévision et se désintéressa de Lucy qui babilla d'autre mot qu'aucun adulte sans traducteur ne pouvait comprendre. L'après-midi se passa relativement vite entre les jeux avec sa tante, la sieste forcée et d'autre activité comme la peinture que l'aspirante Poufsouffle avait mis partout sur le parquet. Les dessins et les taches bien que simpliste formaient une sorte de blaireau disproportionné aux couleurs rose, bleu et jaune. Il n'en faisait aucun doute, que la petite était très créative pour son âge. Lorsqu'elle vit ses parents rentrer elle se précipita vers eux et eu la surprise de voir une sorte de poupée enroulait dans une couverture. Elle ne se doutait absolument pas qu'elle devrait partager à présent sa chambre avec sa toute nouvelle petite sœur. Sa maman lui parla, mais Lucy ne comprit pas un mot et se contenta de simplement répondre avec des babillements. Alors que le soir tombait, Lucy qui était installée dans son lit, regardait sa sœur en se demandant ce que ça pouvait bien être. Alors que ses yeux regardaient à travers les barreaux du lit, elle s'énerva et les ampoules présentes dans la pièce s'allumèrent avant d'exploser. De retour dans un noir approximatif Lucy regarda les blaireaux de bois tourner au-dessus de sa tête, avec pour seule détermination de les attraper. L'aîné semblait s'être désintéressée de sa petite sœur et se contenta de jouer dans son lit avant de sombrer dans le sommeil. Le lendemain alors que Lucy, qui était la petite princesse jusque-là, devait à présent partager toute l'attention avec sa nouvelle meilleure amie et pire ennemie à la fois : sa petite sœur. Toutefois, les O'Reilly arrivaient à bien partager le temps et après quelque jour Lucy finit par comprendre d'elle-même que ce n'était pas si terrible que ça. Petit a petit elle se mit même à lui lire des livres composés d'image et il faut bien le dire, de mot incompréhensible. Alors qu'elle était en train de lui lire des aventures d'une tortue et d'un lapin, elle vit dessiné sur une autre page un loup qui soufflait sur une maison de paille. À la vue du loup Lucy lâcha le livre et se mit à courir vers sa maman qui la regardait amusée. Si son papa avait vu la scène il aurait pensé sans nul doute, que sa fille ne risquait pas d'aller à Gryffondor vue son manque de courage.


Couleur des dialogues : #004080