11 févr. 2021, 22:30
Sincèrement, qu'est-ce qui déconne chez moi ?

AVERTISSEMENT
Harriet est atteinte de DÉPRESSION et d'un TROUBLE ANXIEUX. Je fais donc référence dans cet Écrit à CERTAINES PENSÉES "DÉPRESSIVES" ET IDÉES SUICIDAIRES mais aussi à des CRISES D'ANGOISSE et à l'ANXIÉTÉ en général. Je préfère donc mettre un avertissement afin que la sensibilité de ceux qui ne sont pas à l'aise avec ces sujets ne soit pas touchée. Après, libre à vous de lire cet Écrit ou non, dans tous les cas vous êtes averti.
[Solo]
Répétition (Deuxième année)
Cabinet de psychiatre, Londres
27 juillet 2045
vers 11h30
27 juillet 2045
vers 11h30
Vous attendiez, toutes les deux dans cette lugubre salle d'attente, depuis dix minutes maintenant. Ni ta mère ni toi ne parlait, seul le bruit de ta jambe qui tapait à rythme régulier contre le parquet osait percer le douloureux silence. Vous savez, quand vous êtes dans une pièce, seul.e avec votre père ou votre mère, et que personne n'ose ouvrir la bouche car vous êtes tous angoissés de découvrir une vérité. Aujourd'hui, ces gens-là qui attendaient sans prononcer mot une réponse à vos - enfin plutôt à tes - questionnements, c'étaient Maman et toi. Derrière l'unique porte qui se trouvait dans la pièce si l'on oublie celle par laquelle vous étiez rentrées et celle des toilettes, des voix discutaient, tranquillement. Sur cette porte était écrit Docteur Stevenson, mais qui s'était au juste ? Un psychiatre, d'accord, mais c'est quoi un psychiatre ? Enfin à quoi ça sert ? Selon Maman, c'était "Un médecin qui va pouvoir t'aider." Mais t'aider à quoi, en fait ? Tu n'avais pas la variole, enfin je crois, ni un gros rhume alors pourquoi alliez-vous voir un médecin ?
Tu t'éclipsas dans les toilettes et, sans lever la cuvette, t'assis. En réalité, ta vessie était complètement vide et tu avais juste cherché un endroit pour ne pas être dans la même pièce que ta mère. C'était pesant, cette ambiance. Vous voyez, c'était comme lorsque l'on est à un enterrement. Enfermée, tu réfléchissais à la raison pour laquelle tu te retrouvais chez un médecin, en plein milieu des grandes vacances. Enfin de toute façon, c'était au moins une distraction puisque tu n'avais même pas pu aller à York à cause de la Chasse aux Sorcières et que Maman et toi habitiez maintenant une toute petite maison dans un village réservé aux sorciers, et protégé par tout un tas de sortilèges. Seulement, il n'y avait pas de docteur dans ce village, et encore moins de psychiatre. Elle t'avait dit que vous veniez ici pour rencontrer quelqu'un à qui tu pourrais parler de ce qui ne va pas, de ce à quoi tu penses. Car oui, Harriet, une Maman, ça voit quand son enfant va très mal. Et tu allais très mal. Alors elle voulait juste t'aider, rien de plus. Que tu comprennes pourquoi tu étais comme ça, pourquoi tu pensais comme ça, pourquoi tu agissais comme ça.
Mais il était temps de retourner dans la salle d'attente. Les toilettes étaient sympas, ils sentaient le pchit pchit à la fleur de Tahiti et il y avait des tableaux d'enfants qui jouaient au ballon et à la corde à sauter, mais à tout moment le psychiatre pouvait débarquer pour vous faire enfin entrer dans son cabinet. Tu rouvris donc la porte et regardant ta mère. Elle n'avait pas bougé d'un poil, toujours les yeux fixés sur la porte sur laquelle était écrit le nom du docteur. Quelque chose la préoccupait, tu en étais certaine. Maman n'avait jamais cette attitude-là, ces expressions-là. Elle était inquiète de quelque chose, mais tu ne savais pas ce qu'était cette chose. Peut-être qu'elle s'en faisait à propos de Will qui était resté tout seul à York ? Peut-être était-elle inquiète pour Mamabé et Pépito qui n'avaient pas voulu quitter leur maison ? Peut-être avait-elle très mal dormi ? Tu étais en plein analyse de ta mère lorsque la porte s'ouvrit et laissa apparaître une dame qui n'arrêtait pas de se gratter le crâne ainsi qu'un vieux monsieur en blouse blanche qui avait visiblement mangé trop de gâteau au chocolat. La femme passa devant vous avant de pousser la porte de sortie sans enlever sa main de ses cheveux et le gros monsieur se tourna vers ta mère et toi. C'était à votre tour, ou plutôt devrais-je dire à ton tour.
Dernière modification par Harriet Greenwood le 6 mai 2021, 00:00, modifié 3 fois.
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Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
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12 févr. 2021, 10:36
Sincèrement, qu'est-ce qui déconne chez moi ?
"Mlle Harriet Greenwood ? Vous me suivez ?"
Tu jetas un regard affolé à ta mère en comprenant qu'elle ne t'accompagnerait pas dans le cabinet. Pourquoi le docteur voulait-il te voir, toi et toi seule ? D'habitude, tu faisais toujours les rendez-vous médicaux accompagnée de ta mère, mais là tu devrais faire face à cet inconnu toute seule. Maman t'envoya un sourire en guise d'encouragement et, après avoir avalé ta salive, tu suivis le monsieur à la blouse blanche dans une petite pièce où se trouvait un bureau et trois chaises. Il t'indiqua de la main les deux en bois, évidemment la plus confortable lui était réservée. Sans avoir dit un mot, tu t'assis pendant que le docteur fermait la porte et s'installait en face de toi. Son bureau était très en désordre, tout un tas de dossier étaient mélangés et un vieil ordinateur poussiéreux était posé sur le côté gauche du meuble. Ton regard balaya la salle, elle n'avait rien de particulier, mise à part une grande bibliothèque et un tableau représentant des éléphants. Ta jambe continuait de trembler de plus belle et tu tordais tes doigts, les yeux fixés sur tes converses. Tu ne voulais pas le regarder en face, il te faisait peur. C'est toujours un peu effrayant, les médecins, pour les gamins comme toi. Mais tu fus obligée de reporter ton attention sur son visage joufflu lorsqu'il s'adressa à toi.
"Alors. Bonjour, Harriet. Je me présente, le docteur Stevenson. J'ai cru comprendre que tu étais là parce que le moral n'était pas au top. Tu pourrais me dire ce qui ne va pas ?"
En réalité, rien n'allait. Tu étais fade, inutile, vide. Tu n'avais aucune motivation pour rien, il était même dur de te laver ne serait-ce que les dents. Tu avais perdu goût à la vie, en quelque sorte. Un géant monstre invisible transformait les couleurs du Monde en des nuances de gris. Et ce même monstre aspirait tout ce qui te rendait heureuse. Tu pensais beaucoup à la Mort. Elle t'attirait. Après tout, à quoi ça servait de vivre ? *À rien*. Alors pourquoi ne pas mourir ? *Je sais pas*. Tu aurais bien aimé ne jamais naître, ne rester qu'une poussière dans l'univers. Ou bien être une étoile. C'est beau les étoiles, comparé à l'immonde chose que tu étais. Ça faisait chier tout ça bordel ! Et puis il y avait aussi ce petit monstre invisible qui te prenait par moments, de plus en plus souvent, pour t'étouffer, te faire trembler et mélanger tes pensées en un cyclone pour te forcer à t'accroupir, te boucher les oreilles et attendre que ça passe en sentant le Monde disparaître autour de toi. Pendant quelques minutes, tu avais l'agréable sensation que tu allais mourir mais finalement non, tu rouvrais les yeux sur les horreurs de la Vie. C'était comme ça depuis deux ans maintenant, enfin tu étais comme ça depuis deux ans. Plus rien ne t'intéressait, tu ne pensais qu'à mourir, tout le temps.
"Mmh... Je répète ma question au cas où tu n'as pas compris : qu'est-ce qui ne va pas ?"
Oh et puis merde, tu ne savais pas. Tu ne savais pas si ça allait, tu ne savais pas si n'allait pas. Tu ne savais même pas si tu étais réellement réelle ou irréellement irréelle. Peut-être qu'après tout, tout ça avait lieu dans ta tête. En fait, je pense que tu n'étais pas vraiment toi, pas vraiment Harriet. Tu étais simplement le pantin d'un terrifiant vagabond qui produisait ses spectacles de ville en ville. Tu étais une coquille vide, une poupée de bois sans âme qui se laisse guider, souffre en silence et rêve de s'enfuir loin. Tu étais une flamme qui brûle depuis trop longtemps maintenant et attend impatiemment d'être éteinte. Tu étais un fantôme qui erre sans être vraiment là, une Artiste ratée qui n'a pas la force de colorer son tableau. Tu étais un monstre qui fait du mal à tout son entourage mais surtout à lui même, comme un trou noir qui détruirait tout ce qui s'approche d'un peu trop près. Une étoile vagabonde. Tu étais tout ça et à la fois rien du tout. Mais surtout tu avais mal, beaucoup trop mal. Et tu te haïssais plus que personne. Tu n'avais juste plus la force ni la raison de te battre, tu voulais juste crever.
"J'aimerais juste pouvoir me lever chaque matin sans un avoir envie de crever dans la journée."
Tu jetas un regard affolé à ta mère en comprenant qu'elle ne t'accompagnerait pas dans le cabinet. Pourquoi le docteur voulait-il te voir, toi et toi seule ? D'habitude, tu faisais toujours les rendez-vous médicaux accompagnée de ta mère, mais là tu devrais faire face à cet inconnu toute seule. Maman t'envoya un sourire en guise d'encouragement et, après avoir avalé ta salive, tu suivis le monsieur à la blouse blanche dans une petite pièce où se trouvait un bureau et trois chaises. Il t'indiqua de la main les deux en bois, évidemment la plus confortable lui était réservée. Sans avoir dit un mot, tu t'assis pendant que le docteur fermait la porte et s'installait en face de toi. Son bureau était très en désordre, tout un tas de dossier étaient mélangés et un vieil ordinateur poussiéreux était posé sur le côté gauche du meuble. Ton regard balaya la salle, elle n'avait rien de particulier, mise à part une grande bibliothèque et un tableau représentant des éléphants. Ta jambe continuait de trembler de plus belle et tu tordais tes doigts, les yeux fixés sur tes converses. Tu ne voulais pas le regarder en face, il te faisait peur. C'est toujours un peu effrayant, les médecins, pour les gamins comme toi. Mais tu fus obligée de reporter ton attention sur son visage joufflu lorsqu'il s'adressa à toi.
"Alors. Bonjour, Harriet. Je me présente, le docteur Stevenson. J'ai cru comprendre que tu étais là parce que le moral n'était pas au top. Tu pourrais me dire ce qui ne va pas ?"
En réalité, rien n'allait. Tu étais fade, inutile, vide. Tu n'avais aucune motivation pour rien, il était même dur de te laver ne serait-ce que les dents. Tu avais perdu goût à la vie, en quelque sorte. Un géant monstre invisible transformait les couleurs du Monde en des nuances de gris. Et ce même monstre aspirait tout ce qui te rendait heureuse. Tu pensais beaucoup à la Mort. Elle t'attirait. Après tout, à quoi ça servait de vivre ? *À rien*. Alors pourquoi ne pas mourir ? *Je sais pas*. Tu aurais bien aimé ne jamais naître, ne rester qu'une poussière dans l'univers. Ou bien être une étoile. C'est beau les étoiles, comparé à l'immonde chose que tu étais. Ça faisait chier tout ça bordel ! Et puis il y avait aussi ce petit monstre invisible qui te prenait par moments, de plus en plus souvent, pour t'étouffer, te faire trembler et mélanger tes pensées en un cyclone pour te forcer à t'accroupir, te boucher les oreilles et attendre que ça passe en sentant le Monde disparaître autour de toi. Pendant quelques minutes, tu avais l'agréable sensation que tu allais mourir mais finalement non, tu rouvrais les yeux sur les horreurs de la Vie. C'était comme ça depuis deux ans maintenant, enfin tu étais comme ça depuis deux ans. Plus rien ne t'intéressait, tu ne pensais qu'à mourir, tout le temps.
"Mmh... Je répète ma question au cas où tu n'as pas compris : qu'est-ce qui ne va pas ?"
Oh et puis merde, tu ne savais pas. Tu ne savais pas si ça allait, tu ne savais pas si n'allait pas. Tu ne savais même pas si tu étais réellement réelle ou irréellement irréelle. Peut-être qu'après tout, tout ça avait lieu dans ta tête. En fait, je pense que tu n'étais pas vraiment toi, pas vraiment Harriet. Tu étais simplement le pantin d'un terrifiant vagabond qui produisait ses spectacles de ville en ville. Tu étais une coquille vide, une poupée de bois sans âme qui se laisse guider, souffre en silence et rêve de s'enfuir loin. Tu étais une flamme qui brûle depuis trop longtemps maintenant et attend impatiemment d'être éteinte. Tu étais un fantôme qui erre sans être vraiment là, une Artiste ratée qui n'a pas la force de colorer son tableau. Tu étais un monstre qui fait du mal à tout son entourage mais surtout à lui même, comme un trou noir qui détruirait tout ce qui s'approche d'un peu trop près. Une étoile vagabonde. Tu étais tout ça et à la fois rien du tout. Mais surtout tu avais mal, beaucoup trop mal. Et tu te haïssais plus que personne. Tu n'avais juste plus la force ni la raison de te battre, tu voulais juste crever.
"J'aimerais juste pouvoir me lever chaque matin sans un avoir envie de crever dans la journée."
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Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
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12 févr. 2021, 22:01
Sincèrement, qu'est-ce qui déconne chez moi ?
C'était ça, tu avais juste envie de pouvoir te lever chaque matin sans avoir envie de crever dans la journée. Tu voulais juste te réveiller sans espérer ne jamais te recoucher. Cette envie de mourir était coincée dans ta tête tout le temps, en permanence. Étais-tu la seule à n'avoir aucune envie, aucune motivation, aucun plaisir ? Étais-tu complètement timbrée ou alors totalement normale et tu te faisais des films dans ta tête ? Et en quoi ce docteur allait-il pouvoir t'aider ? C'était toi et seulement toi, le problème. C'était toi, le monstre. Enfin, il y avait aussi ce géant monstre qui t'empêchait de voir la vie en couleurs comme tous les Autres, et le petit qui te prenait par moments mais finalement, tout ça c'était de ta faute. Enfin, c'est ce que tu pensais. Tu te détestais. Tu avais juste envie de lui cracher à la gueule que tu te haïssais, que tu avais une putain d'envie de mourir qui te rongeait et que tu n'en pouvais plus, de tout ça. Ce n'était plus possible. C'est tellement dur, la Vie. C'est un putain d'enfer et tu en avais marre de faire comme si tout allait bien, alors que ça n'allait pas. Non ça n'allait pas bordel ! Tu serras tes poings si fort qu'une larme coula sur ta joue droite en même temps que ta bouche se tordait. C'était si dur.
"Bon, je vois. Ça va aller. Je vais juste te poser quelques questions, et tu me répondras par un hochement de tête, ou par quelques mots si tu y arrives. Compris ?"
Tu hochas la tête en réponse à ses propos. Le docteur semblait s'être adouci en voyant que tu n'étais vraiment pas bien. D'un côté c'était positif, car ça voulait dire qu'il te comprenait un minimum et ne te mettrait pas trop la pression durant le rendez-vous. À vrai dire, rien que le fait qu'il t'autorise à ne pas raconter ta vie en détails était rassurant pour toi. Mais de l'autre, son attitude laissait traduire qu'il y avait donc bien quelque chose de bizarre en toi. Tu étais donc réellement trop différente, réellement un monstre, un trou noir destructeur et détruis. Tu recroquevillas ensuite tes jambes contre ton corps et les serras fort avec tes bras mais en restant tout de même assise sur ta chaise. C'était la position que tu prenais quand tu étais angoissée, très angoissée. Et cette discussion-là dans cette pièce-là avec ce médecin-là ne te mettait pas du tout, mais alors pas du tout à l'aise. Tu te demandais quelles seraient les questions qu'il allait bien pouvoir te poser, ce vieux et gros monsieur en blouse blanche.
"Tout d'abord, est-ce que tu peux me dire depuis combien de temps ça ne va vraiment pas, depuis combien de temps tu souffres réellement, depuis combien de temps tu as envie de mourir ?"
"Deux ans."
Oui, ça faisait deux ans, enfin presque. Ces idées suicidaires étaient apparues peu après ta rentrée à Poudlard. Bien sûr, tu avais déjà cette souffrance avant, certainement à cause de l'abandon de ton connard de père et la Vie n'avait jamais été facile pour toi, mais t'éloigner de ta Mère et de ton Frère pour aller dans une école où tu détestais tous les élèves et dans laquelle tes "bonnes connaissances" - si je puis les appeler ainsi - se comptaient sur les doigts d'une main, ça avait joué, c'était sûr. Ça faisait donc deux ans que tu vivais avec cette souffrance sans en avoir parlé à personne, et tu ne me croiras jamais mais tu pouvais être fière d'avoir tenu jusque-là, parce que deux ans c'est long putain. En attendant, ton regard restait fixé sur tes converses, celles avec marqué "Sainte-Anne" avec des perles sur les lacets. Et si tu avais choisi ces lettres c'était parce que cette chanson de Fauve faisait étrangement écho à ce que tu ressentais.
"D'accord. Et, je vais sûrement poster une question stupide mais, est-ce que tu t'aimes ?"
"Bon, je vois. Ça va aller. Je vais juste te poser quelques questions, et tu me répondras par un hochement de tête, ou par quelques mots si tu y arrives. Compris ?"
Tu hochas la tête en réponse à ses propos. Le docteur semblait s'être adouci en voyant que tu n'étais vraiment pas bien. D'un côté c'était positif, car ça voulait dire qu'il te comprenait un minimum et ne te mettrait pas trop la pression durant le rendez-vous. À vrai dire, rien que le fait qu'il t'autorise à ne pas raconter ta vie en détails était rassurant pour toi. Mais de l'autre, son attitude laissait traduire qu'il y avait donc bien quelque chose de bizarre en toi. Tu étais donc réellement trop différente, réellement un monstre, un trou noir destructeur et détruis. Tu recroquevillas ensuite tes jambes contre ton corps et les serras fort avec tes bras mais en restant tout de même assise sur ta chaise. C'était la position que tu prenais quand tu étais angoissée, très angoissée. Et cette discussion-là dans cette pièce-là avec ce médecin-là ne te mettait pas du tout, mais alors pas du tout à l'aise. Tu te demandais quelles seraient les questions qu'il allait bien pouvoir te poser, ce vieux et gros monsieur en blouse blanche.
"Tout d'abord, est-ce que tu peux me dire depuis combien de temps ça ne va vraiment pas, depuis combien de temps tu souffres réellement, depuis combien de temps tu as envie de mourir ?"
"Deux ans."
Oui, ça faisait deux ans, enfin presque. Ces idées suicidaires étaient apparues peu après ta rentrée à Poudlard. Bien sûr, tu avais déjà cette souffrance avant, certainement à cause de l'abandon de ton connard de père et la Vie n'avait jamais été facile pour toi, mais t'éloigner de ta Mère et de ton Frère pour aller dans une école où tu détestais tous les élèves et dans laquelle tes "bonnes connaissances" - si je puis les appeler ainsi - se comptaient sur les doigts d'une main, ça avait joué, c'était sûr. Ça faisait donc deux ans que tu vivais avec cette souffrance sans en avoir parlé à personne, et tu ne me croiras jamais mais tu pouvais être fière d'avoir tenu jusque-là, parce que deux ans c'est long putain. En attendant, ton regard restait fixé sur tes converses, celles avec marqué "Sainte-Anne" avec des perles sur les lacets. Et si tu avais choisi ces lettres c'était parce que cette chanson de Fauve faisait étrangement écho à ce que tu ressentais.
"D'accord. Et, je vais sûrement poster une question stupide mais, est-ce que tu t'aimes ?"
Dernière modification par Harriet Greenwood le 5 mai 2021, 23:54, modifié 1 fois.
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12 févr. 2021, 22:27
Sincèrement, qu'est-ce qui déconne chez moi ?
Lorsque tu entendis cette question, ton corps entier frissonna et tu te recroquevillas encore plus, laissant couler une énième larme. Ta jambe se mit à trembler encore plus vite qu'elle ne tremblait déjà et tes idées commençaient à se brouiller. Ça sentait la crise d'angoisse arriver. Tant bien que mal, tu essayais de te concentrer pour comprendre la question du docteur Stevenson et pouvoir y répondre. *Et quand j'me r'garde dans le miroir j'y vois un mec bizarre, pâle, translucide, tellement livide, à faire sourire un génocide.* Dire que tu te détestais était un Mot bien trop faible pour décrire le regard que tu portais sur ta personne. Car à vrai dire, tu n'avais aucune estime de toi, vraiment aucune.
"J'me hais."
"Mmmh... ok. Est-ce que tu arrives à dormir ? Et comment va ton appétit ?"
*Et pourtant vous voyez, ça fait maintenant 6 mois que je dors à peine, que j'peux n'rien bouffer pendant deux jours sans même m'en apercevoir.* Même si tu avais toujours été insomniaque et avais appris à vivre avec un sommeil extrêmement agité ce qui faisait que ton besoin de repos était très faible, il est quand même nécessaire de préciser que depuis deux ans tu ne dormais quasiment plus - encore moins qu'avant - et d'ailleurs ça se voyait à tes cernes qui étaient gigantesques et d'un violet intense. Elles s'étaient installées sur ton visage et l'avaient pas mal changé. Et pour ton appétit, tu n'avais jamais faim et ne mangeais que très peu, par seul principe de prendre un "repas". On peut donc se mettre d'accord sur le fait que ce n'était pas le top.
"Non. Mal."
Le docteur marqua une pause, certainement le temps de prendre quelques notes. Depuis le début du rendez-vous, il griffonnait sur un dossier auparavant vierge avec une écriture presque illisible les quelques Mots que tu parvenais à lui dire et surtout ton comportement, la manière dont tu étais, tes réactions à ses questions et bien d'autres choses encore. Il t'observait de haut en bas, t'analysait en long, en large et en travers et faisait comme un rapport sur toi. Il paraissait très inquiet pour ton cas, et écrivait de plus en plus vite comme s'il fallait presser le temps, comme si c'était soudain devenu urgent.
"Et, comment tu te sens toi ?"
Tu ne te sentais pas. Enfin si, tu te sentais comme une carcasse vide, une poupée russe qui a perdu ses soeurs, la dernière goutte d'un ruisseau ou le doudou qu'un gamin a oublié sur le parking du supermarché et qui restera là jusqu'à ce que quelqu'un le trouve et le jette. Tu étais tellement différente du Monde et te sentais tellement à part. C'était comme si le Monde t'attaquait. Et puis tu avais envie de faire les choses mais n'en avais pas la force. Tu avais plein de rêves en tête mais n'essayais même pas de les faire devenir réalité. En fait, tu te sentais comme un trop-plein de choses et en même temps comme rien du tout. Comme un brin de vent, un grain de sable, une boîte vide. Tu te sentais tout et en même temps rien. C'était confus.
"Vide."
"Je m'en doutais. Bon, question difficile. Est-ce que tu te fais du mal, ou alors as-tu souvent envie de te faire du mal ?"
*Docteur j'rigole pas, faut que vous fassiez quelque chose pour moi, prenez un marteau et pétez-moi les doigts, je sais pas, parce que là je peux vraiment plus.* À part te planter les ongles dans la peau, te griffer fort ou te taper la tête et les genoux contre les troncs des arbres, non. Mais en réalité, ces comportements étaient déjà synonymes de mal. C'est alors que ton cerveau se brouilla entièrement, que tous les membres de ton petit corps se mirent à trembler de plus en plus fort et que tu peinas à respirer pendant que tout semblait disparaître autour de toi. C'était le petit monstre invisible, il était là. C'était la crise d'angoisse.
"J'me hais."
"Mmmh... ok. Est-ce que tu arrives à dormir ? Et comment va ton appétit ?"
*Et pourtant vous voyez, ça fait maintenant 6 mois que je dors à peine, que j'peux n'rien bouffer pendant deux jours sans même m'en apercevoir.* Même si tu avais toujours été insomniaque et avais appris à vivre avec un sommeil extrêmement agité ce qui faisait que ton besoin de repos était très faible, il est quand même nécessaire de préciser que depuis deux ans tu ne dormais quasiment plus - encore moins qu'avant - et d'ailleurs ça se voyait à tes cernes qui étaient gigantesques et d'un violet intense. Elles s'étaient installées sur ton visage et l'avaient pas mal changé. Et pour ton appétit, tu n'avais jamais faim et ne mangeais que très peu, par seul principe de prendre un "repas". On peut donc se mettre d'accord sur le fait que ce n'était pas le top.
"Non. Mal."
Le docteur marqua une pause, certainement le temps de prendre quelques notes. Depuis le début du rendez-vous, il griffonnait sur un dossier auparavant vierge avec une écriture presque illisible les quelques Mots que tu parvenais à lui dire et surtout ton comportement, la manière dont tu étais, tes réactions à ses questions et bien d'autres choses encore. Il t'observait de haut en bas, t'analysait en long, en large et en travers et faisait comme un rapport sur toi. Il paraissait très inquiet pour ton cas, et écrivait de plus en plus vite comme s'il fallait presser le temps, comme si c'était soudain devenu urgent.
"Et, comment tu te sens toi ?"
Tu ne te sentais pas. Enfin si, tu te sentais comme une carcasse vide, une poupée russe qui a perdu ses soeurs, la dernière goutte d'un ruisseau ou le doudou qu'un gamin a oublié sur le parking du supermarché et qui restera là jusqu'à ce que quelqu'un le trouve et le jette. Tu étais tellement différente du Monde et te sentais tellement à part. C'était comme si le Monde t'attaquait. Et puis tu avais envie de faire les choses mais n'en avais pas la force. Tu avais plein de rêves en tête mais n'essayais même pas de les faire devenir réalité. En fait, tu te sentais comme un trop-plein de choses et en même temps comme rien du tout. Comme un brin de vent, un grain de sable, une boîte vide. Tu te sentais tout et en même temps rien. C'était confus.
"Vide."
"Je m'en doutais. Bon, question difficile. Est-ce que tu te fais du mal, ou alors as-tu souvent envie de te faire du mal ?"
*Docteur j'rigole pas, faut que vous fassiez quelque chose pour moi, prenez un marteau et pétez-moi les doigts, je sais pas, parce que là je peux vraiment plus.* À part te planter les ongles dans la peau, te griffer fort ou te taper la tête et les genoux contre les troncs des arbres, non. Mais en réalité, ces comportements étaient déjà synonymes de mal. C'est alors que ton cerveau se brouilla entièrement, que tous les membres de ton petit corps se mirent à trembler de plus en plus fort et que tu peinas à respirer pendant que tout semblait disparaître autour de toi. C'était le petit monstre invisible, il était là. C'était la crise d'angoisse.
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16 févr. 2021, 16:34
Sincèrement, qu'est-ce qui déconne chez moi ?
Voyant bien que tu étais en pleine crise d'angoisse, le docteur te donna un espèce de cachet à avaler avec un verre d'eau et jugea qu'il ne valait mieux pas te poser plus de questions pour le moment. Et effectivement, tu n'étais pas dans le meilleur état possible pour lui répondre, recroquevillée sur ta chaise avec la tête dans tes genoux. Après avoir vérifié que tu avais correctement avalé le cachet, il se leva, fit quelques pas et ouvrit la porte pour demander à ta mère de vous rejoindre. Elle entra donc à son tour et s'installa à côté de toi, sur une chaise en bois également. Ta mère ne t'avait jamais vue en crise, et le fait qu'elle te voit là maintenant te mettait extrêmement mal à l'aise. Tu sentais son regard posé sur le petit être que tu étais, et tu savais que cet instant serait pour elle une sorte de claque pour la ramener à la réalité. Peut-être qu'elle se rendrait compte que tu allais vraiment mal. Elle approcha doucement sa main et la posa sur ton épaule, comme pour t'apaiser. Mais tu bougeas brusquement pour la dégager, n'aimant pas être touchée dans ses moments.
"Bonjour mme Greenwood. J'ai discuté un petit peu avec votre fille, mais elle n'est pas très bavarde. Et comme vous pouvez le voir, elle n'est plus dans l'état de continuer la discussion. Mais peu m'importe puisque j'ai obtenu les informations les plus importantes que seule Harriet pouvait me donner. En revanche, je n'ai pas eu le temps de remplir son dossier, donc vous allez m'aider à le faire."
La voix du docteur t'était insupportable. Te bouchant les oreilles, tu essayais de te concentrer sur ta respiration mais écoutais toujours la discussion. Il posa alors une ribambelle de questions d'ordre général comme tes prénoms et ton nom, ta date de naissance, votre lieu de résidence, le nom de tes parents et combien tu avais de frères et soeurs (pour construire ton schéma familial), si tu avais des maladies plus ou moins graves ou des allergies, si tu t'étais déjà faite opérée... Il posa aussi des questions sur ton enfance, ce que tu avais vécu de préoccupant, si tu te sentais bien dans ton école, si tu avais des amis... Enfin bon, le genre de questions que posent généralement les médecins pour créer le dossier d'un nouveau patient. Sauf que les réponses qui sont normalement très faciles à donner étaient bien plus compliquées pour ton cas. Ce médecin était un médecin moldu puisque ta mère n'avait pas trouvé de psychiatre sorcier, et en raison du contexte de guerre actuelle, vous ne pouviez pas vous permettre de dire une seule chose qui puisse servir à vous soupçonner de sorcellerie. Ainsi, ta mère n'avait pas menti pour les informations les plus banales (nom, prénoms, date et lieu de naissance, schéma familial...) mais avait dû donner une fausse adresse (heureusement, ta grand-mère avait une nièce moldue qui habitait Londres), une fausse école londonienne etc.
Enfin bon, le dossier se complétait petit à petit pendant que tu essayais de te calmer. Tes poings se desserraient lentement et la vitesse du rythme auquel ta jambe tremblait diminuait. Tu te demandais ce qu'allait bien pouvoir dire le docteur Stevenson, après avoir reçu toutes ces informations. Est-ce qu'il allait vous renvoyer, ta mère et toi, en vous disant que tu n'avais rien de particulier et qu'il ne fallait pas t'inquiéter ? Est-ce qu'il allait juste te filer des médocs ? Est-ce qu'il allait t'envoyer à l'hôpital ? Est-ce qu'il allait t'annoncer ta mort sous peu ? Comme tu n'avais aucune idée de ce que tu avais, il y avait une multitude possibilités. Mais il fallait patienter. Il fallait attendre que le psychiatre ait récolté toutes les informations qu'il jugeait nécessaires pour étudier ton cas, attendre qu'il réfléchisse à la raison de ton mal-être, attendre. Il fallait toujours attendre, toujours. Et tu n'aimais pas ça du tout. Tu détestais même, après tout à quoi ça servait d'attendre ? Et bien à rien, voilà où était le problème.
"Bonjour mme Greenwood. J'ai discuté un petit peu avec votre fille, mais elle n'est pas très bavarde. Et comme vous pouvez le voir, elle n'est plus dans l'état de continuer la discussion. Mais peu m'importe puisque j'ai obtenu les informations les plus importantes que seule Harriet pouvait me donner. En revanche, je n'ai pas eu le temps de remplir son dossier, donc vous allez m'aider à le faire."
La voix du docteur t'était insupportable. Te bouchant les oreilles, tu essayais de te concentrer sur ta respiration mais écoutais toujours la discussion. Il posa alors une ribambelle de questions d'ordre général comme tes prénoms et ton nom, ta date de naissance, votre lieu de résidence, le nom de tes parents et combien tu avais de frères et soeurs (pour construire ton schéma familial), si tu avais des maladies plus ou moins graves ou des allergies, si tu t'étais déjà faite opérée... Il posa aussi des questions sur ton enfance, ce que tu avais vécu de préoccupant, si tu te sentais bien dans ton école, si tu avais des amis... Enfin bon, le genre de questions que posent généralement les médecins pour créer le dossier d'un nouveau patient. Sauf que les réponses qui sont normalement très faciles à donner étaient bien plus compliquées pour ton cas. Ce médecin était un médecin moldu puisque ta mère n'avait pas trouvé de psychiatre sorcier, et en raison du contexte de guerre actuelle, vous ne pouviez pas vous permettre de dire une seule chose qui puisse servir à vous soupçonner de sorcellerie. Ainsi, ta mère n'avait pas menti pour les informations les plus banales (nom, prénoms, date et lieu de naissance, schéma familial...) mais avait dû donner une fausse adresse (heureusement, ta grand-mère avait une nièce moldue qui habitait Londres), une fausse école londonienne etc.
Enfin bon, le dossier se complétait petit à petit pendant que tu essayais de te calmer. Tes poings se desserraient lentement et la vitesse du rythme auquel ta jambe tremblait diminuait. Tu te demandais ce qu'allait bien pouvoir dire le docteur Stevenson, après avoir reçu toutes ces informations. Est-ce qu'il allait vous renvoyer, ta mère et toi, en vous disant que tu n'avais rien de particulier et qu'il ne fallait pas t'inquiéter ? Est-ce qu'il allait juste te filer des médocs ? Est-ce qu'il allait t'envoyer à l'hôpital ? Est-ce qu'il allait t'annoncer ta mort sous peu ? Comme tu n'avais aucune idée de ce que tu avais, il y avait une multitude possibilités. Mais il fallait patienter. Il fallait attendre que le psychiatre ait récolté toutes les informations qu'il jugeait nécessaires pour étudier ton cas, attendre qu'il réfléchisse à la raison de ton mal-être, attendre. Il fallait toujours attendre, toujours. Et tu n'aimais pas ça du tout. Tu détestais même, après tout à quoi ça servait d'attendre ? Et bien à rien, voilà où était le problème.
Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
5 mai 2021, 23:54
Sincèrement, qu'est-ce qui déconne chez moi ?
L'attente d'une conclusion de la part du docteur te sembla interminable. Des secondes, des minutes ou des heures, tu ne pouvais dire combien de temps vous étiez restées assise là, ta mère bien droite les jambes croisées et toi recroquevillée. Elle approcha sa main de ton épaule une seconde fois, mais tu l'esquivas de nouveau. Tu n'aimais pas être touchée en crise, même par ta mère, même par personne. Aucune de vous deux n'osait ouvrir la bouche. Seul le bruit des touches de clavier enfoncées à une vitesse folle par le psychiatre ainsi que ta respiration saccadée et celles plus régulières des deux adultes osaient briser le silence. De temps en temps, le gros monsieur en blouse blanche jetait un coup d'oeil à sa feuille ou à toi pour rajouter une petite annotation quelque part. C'était affreux de vous laisser attendre comme ça putain, affreux.
Maman aussi semblait tendue. Même si elle était très instable mentalement, elle était rarement aussi stressée. Son regard faisait des allers-retours entre le médecin et toi, et ses ongles tapaient sur la table à un rythme régulier. Elle aussi, devait trouver ça long. Surtout, imaginez-vous dans un cabinet avec votre fille à vos côtés qui se trouve dans un état dans lequel vous la voyez pour la première fois et qui est, on peut se l'avouer, assez inquiétant. Imaginez-vous devoir assister à ce dramatique spectacle mettant en scène votre propre enfant, secoué de tremblements, respirant difficilement, reniflant en permanence et serrant ses poings si fort qu'ils paraissent collés ainsi. Et puis imaginez-vous en face d'un psychiatre, je cite, médecin spécialiste des maladies mentales et des troubles psychologiques qui écrivait depuis le début du rendez-vous sans vous tenir au courant de son avancée. Et oui, je pense que vous comme moi n'aimerions pas se retrouver à la place d'Emily Greenwood en cette journée de juillet 2045. Puis, le docteur se racla la gorge.
"Alors. Madame, je dois vous annoncer que votre fille Harriet souffre actuellement d'une dépression, et d'un trouble anxieux. La dépression est une maladie mentale qui se caractérise souvent par un état de vide et de tristesse, une démotivation et une disparition de goût pour un grand nombre de choses, une perte importante de confiance en soi, des troubles du sommeil, de l'attention et de l'appétit, et autres. Elle se traite avec un suivi psychologique ainsi que des médicaments, plus connus sous le nom d'anti-dépresseurs, que je vais vous prescrire."
C'était donc ça, le grand monstre invisible ? Celui même qui effaçait les couleurs de la Vie pour ne laisser que des nuances de gris. Celui aussi qui t'empêchait de travailler correctement, de profiter de petites choses et de faire des actions basiques du quotidien comme te laver, ranger tes affaires... Il s'appelait donc dépression. C'était ça, son petit nom, à ce connard. Alors, intérieurement, tu rugissais. *Nique ta mère la dépression !* Et tu étais secouée de sanglots. Est-ce que des cachets de médicaments allaient réellement pouvoir te sortir de cet état dans lequel tu étais emprisonnée depuis deux ans maintenant ? C'était impossible, impossible. Tes ongles s'enfonçaient dans tes paumes de mains dans une douleur atroce, seule chose pour laquelle tu avais suffisamment de force. Tu voulais disparaître, maintenant, tout de suite. Mais tu devais rester assise à côté de ta mère qui te dévisageait, les larmes aux yeux, face à ce docteur qui continuait de déballer tout ce qui n'allait pas en toi, enfin tous tes alarmants problèmes.
"Quant au trouble anxieux, il se manifeste chez Harriet par des crises de panique qui l'envahissent dans les moments où il y a beaucoup de bruit, de monde ou simplement une grande source de stress. En réalité, ce trouble est dû à une anxiété générale extrêmement forte, paralysante mais surtout très difficile à gérer. Pour cela, je peux également vous prescrire des petits cachets à prendre lorsqu'elle sens ces crises monter. Oh, et votre fille est également hypersensible, ce qui est assez fréquent mais peut être difficile à vivre."
Le petit monstre qui te prenait parfois, c'était donc ça. C'était un trouble anxieux. *Foutu trouble anxieux de tes morts !* Hurlais-tu en toi. Tu aurais voulu une solution miracle pour faire dégager ce monstre rapidement, mais il n'y en avait apparemment pas. Alors tu étais contrainte de subir sa présence, et d'éviter son apparition au maximum en portant ton casque anti-bruit en permanence, ce que tu avais appris à faire depuis que William te l'avait envoyé. L'hypersensibilité, en revanche, tu savais ce que c'était et étais au courant que tu en étais atteinte. Encore une fois, ce n'était pas quelque chose de simple avec lequel vivre, mais tu faisais avec. Et au moins, le rendez-vous touchait à sa fin. Le docteur Stevenson échangea quelques mots avec ta mère, signa des papiers, lui demanda de l'argent, et vous ouvrit la porte à toutes les deux. Tu traversas la salle d'attente le regard braqué sur tes converses, et manquas de peu de tomber en sortant. Une fois dehors, tu relevas tes yeux vers ceux de ta mère, et t'effondras dans ses bras.
Maman aussi semblait tendue. Même si elle était très instable mentalement, elle était rarement aussi stressée. Son regard faisait des allers-retours entre le médecin et toi, et ses ongles tapaient sur la table à un rythme régulier. Elle aussi, devait trouver ça long. Surtout, imaginez-vous dans un cabinet avec votre fille à vos côtés qui se trouve dans un état dans lequel vous la voyez pour la première fois et qui est, on peut se l'avouer, assez inquiétant. Imaginez-vous devoir assister à ce dramatique spectacle mettant en scène votre propre enfant, secoué de tremblements, respirant difficilement, reniflant en permanence et serrant ses poings si fort qu'ils paraissent collés ainsi. Et puis imaginez-vous en face d'un psychiatre, je cite, médecin spécialiste des maladies mentales et des troubles psychologiques qui écrivait depuis le début du rendez-vous sans vous tenir au courant de son avancée. Et oui, je pense que vous comme moi n'aimerions pas se retrouver à la place d'Emily Greenwood en cette journée de juillet 2045. Puis, le docteur se racla la gorge.
"Alors. Madame, je dois vous annoncer que votre fille Harriet souffre actuellement d'une dépression, et d'un trouble anxieux. La dépression est une maladie mentale qui se caractérise souvent par un état de vide et de tristesse, une démotivation et une disparition de goût pour un grand nombre de choses, une perte importante de confiance en soi, des troubles du sommeil, de l'attention et de l'appétit, et autres. Elle se traite avec un suivi psychologique ainsi que des médicaments, plus connus sous le nom d'anti-dépresseurs, que je vais vous prescrire."
C'était donc ça, le grand monstre invisible ? Celui même qui effaçait les couleurs de la Vie pour ne laisser que des nuances de gris. Celui aussi qui t'empêchait de travailler correctement, de profiter de petites choses et de faire des actions basiques du quotidien comme te laver, ranger tes affaires... Il s'appelait donc dépression. C'était ça, son petit nom, à ce connard. Alors, intérieurement, tu rugissais. *Nique ta mère la dépression !* Et tu étais secouée de sanglots. Est-ce que des cachets de médicaments allaient réellement pouvoir te sortir de cet état dans lequel tu étais emprisonnée depuis deux ans maintenant ? C'était impossible, impossible. Tes ongles s'enfonçaient dans tes paumes de mains dans une douleur atroce, seule chose pour laquelle tu avais suffisamment de force. Tu voulais disparaître, maintenant, tout de suite. Mais tu devais rester assise à côté de ta mère qui te dévisageait, les larmes aux yeux, face à ce docteur qui continuait de déballer tout ce qui n'allait pas en toi, enfin tous tes alarmants problèmes.
"Quant au trouble anxieux, il se manifeste chez Harriet par des crises de panique qui l'envahissent dans les moments où il y a beaucoup de bruit, de monde ou simplement une grande source de stress. En réalité, ce trouble est dû à une anxiété générale extrêmement forte, paralysante mais surtout très difficile à gérer. Pour cela, je peux également vous prescrire des petits cachets à prendre lorsqu'elle sens ces crises monter. Oh, et votre fille est également hypersensible, ce qui est assez fréquent mais peut être difficile à vivre."
Le petit monstre qui te prenait parfois, c'était donc ça. C'était un trouble anxieux. *Foutu trouble anxieux de tes morts !* Hurlais-tu en toi. Tu aurais voulu une solution miracle pour faire dégager ce monstre rapidement, mais il n'y en avait apparemment pas. Alors tu étais contrainte de subir sa présence, et d'éviter son apparition au maximum en portant ton casque anti-bruit en permanence, ce que tu avais appris à faire depuis que William te l'avait envoyé. L'hypersensibilité, en revanche, tu savais ce que c'était et étais au courant que tu en étais atteinte. Encore une fois, ce n'était pas quelque chose de simple avec lequel vivre, mais tu faisais avec. Et au moins, le rendez-vous touchait à sa fin. Le docteur Stevenson échangea quelques mots avec ta mère, signa des papiers, lui demanda de l'argent, et vous ouvrit la porte à toutes les deux. Tu traversas la salle d'attente le regard braqué sur tes converses, et manquas de peu de tomber en sortant. Une fois dehors, tu relevas tes yeux vers ceux de ta mère, et t'effondras dans ses bras.
Je sais que certain.e.s attendaient la suite (et fin) de cet Écrit, alors la voici. Un immense merci à celleux qui ont lu ces Mots, sachez que ça me touche énormément. D'ailleurs n'hésitez-pas à me faire un retour si vous le souhaitez !
Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
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