14 févr. 2021, 17:48
Solo Os Irlande Chapitre 3 : La lettre

Lucy, dans l'harmonie de son âme, la veille de son anniversaire, était en train de s'occuper en répondant à des énigmes tout en lisant une encyclopédie, des sorcier et sorcière célèbre, qui se trouvait dans la bibliothèque de son père. Elle survolait les énigmes avec une certaine facilité, quand elle commençait à s'ennuyer, elle prenait alors, une toile et un pinceau et s'essayait à diverses formes de peinture. Elle attendait, sereine la fameuse lettre dont lui avait parlé son père. En effet le lendemain Lucy serait alors âgé de onze ans, l'âge nécessaire pour l'entrée à l'école de sorcellerie Poudlard. Le lieu, où son père avait vécu plein d'aventure magique. La petite O'Reilly n'était pas friande des aventures, mais sa curiosité maladive faisait de ce lieu bien unique, un bon rat de laboratoire. Il était intéressant de voir que Melody elle, qui était alors âgée de huit ans, être très différente de Lucy. Elle avait des yeux marrons et des cheveux aussi noirs que son père, sans oublier la personnalité qui était bien différente. Si Lucy était plus ou moins curieuse, créative et surtout suffisamment intelligente pour survoler l'école moldu dans tous les domaines, surtout, dans les langues étrangères. Melody, elle était d'une patience à rendre folle sa sœur, bien plus persévérante et comparé à son ainé, devait, pour avoir deux tiers des notes de Lucy, fournir un travail qui dépassait l'entendement. Il n'était pas rare parfois de voir Lucy aider sa sœur pour les devoirs, mais elle était si peu patiente qu'elle s'énervait relativement vite quand Melody ne comprenait pas quelque chose qui était pourtant, évident à ses yeux. Le lendemain quand le soleil fit ouvrir les yeux des deux sœurs c'était le jour d'anniversaire de Lucy. Par chance la pluie avait cessé, le soleil était suffisamment doux pour réchauffer la peau sans la bruler et sans pour autant faire transpirer à grosses gouttes, les personnes qui décideraient de sortir à l'extérieur des habitations. Lucy étira son petit corps et senti tous ses muscles s'engourdir puis revenir à un état d'éveil. C'était le grand jour, d'après les dires de son père on lui avait préparé une fête d'anniversaire comme jamais auparavant elle en avait eu. Pour l'occasion il avait fallu choisir et créer, plein de déguisements, l'ainé avait choisi Circé, qui d'après les cartes de chocogrenouille ainsi que certaines encyclopédies, était une sorcière, vivant sur l'île d'Æa. Elle était capable de transformer les gens en animaux. Sa sœur, Melody, avait choisi un costume en rapport avec sa sœur qui, il fallait bien l'avouer était un peu l'héroïne. Elle enfila donc un costume de blaireau. Melody avait les mains qui dépassaient à peine, le costume était un rien trop grand, mais c'était suffisant pour qu'elle puisse se mouvoir avec une certaine maladresse.

Les filles ne savaient pas à quoi s'attendre, c'était une surprise totale de leur père qui avait préparé cette journée pour que les filles s'amusent comme des petites folles. Il était partisan du « plus on est de fou plus on rit » et c'est pourquoi, il avait invité son frère ainsi que ses deux enfants. Les cousins et cousine des deux aspirantes Poufsouffle, était bien plus âgés, le cousin avait dix-sept ans et la cousine dix-huit ans. Ils avaient tous deux terminé leurs scolarités à Poudlard, si le cousin était à Gryffondor, la cousine, elle, avait été répartie à Poufsouffle. Lorsque les deux fillettes arrivèrent dans la salle à manger, elles pouvaient alors découvrir la mise en scène très spectaculaire mise en place par leur père. À peine arrivé, celui-ci s'exclama


- Approchez Circé et son fidèle acolyte ! approchez… Il laissa un blanc pour créer un petit suspens avant de reprendre. Le monde cour un graaave danger, il a besoin de vous pour être sauvé. Vous devez retrouver le trésor perdu de la reine Maëva.

La reine Maëva était une sorcière très célèbre, au point d’être considérée comme légendaire pour y avoir formé des sorciers en Irlande, avant même l’ouverture de Poudlard. Lucy la connaissait bien, elle avait lu un tas de choses sur elle dans les livres. Reece continua d’un ton très dramatique, il incarnait très bien le narrateur. Tandis que, ce qui semblait être un vieux barbu et une sorte de guerrier roux enveloppé dans des vêtements dignes de la Grèce antique qui se tenaient derrière Reece d’un air amusé, le père des deux filles reprit.

- Mais ce ne sera pas tâche aisée ! ainsi pour vous aider dans votre fabuleuse quête, acceptez l'aide modeste d'illustre sorcier... il se retourna vers les cousins qui étaient eux aussi déguisés en d'illustre sorciers célèbre. Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore commandeur du Grand-Ordre de Merlin, voulez-vous accepter cette noble tâche ?

- Je l’accepte

- Et vous !? Andros L’invincible ?

La réponse fut aussi positive que le cousin qui incarnait Dumbledore pour l’occasion. Lucy elle avait des paillettes dans les yeux rien que d’entendre ces noms fabuleux qui faisait vivre, avec plus ou moins de fidélité, ces illustres personnages.

- Bien...bien Reece se tourna vers Lucy et ajouta. Ta quête commence ici Circé, il te faudra déjouer de nombreux pièges pour sauver le trésor de la reine Maëva. Tu devras faire preuve de courage, de ruse, d'intelligence, mais surtout de loyauté envers tes camarades d'aventure. N'oublie jamais qu'au-delà des apparences se cache bien souvent la vérité. Circé toi qui porte en toi le soleil, laisse le te guider vers cette vérité.

Aussitôt sa phrase finie, il disparut. Laissant les jeunes réfléchir sur la marche à suivre. Les cousins réfléchissaient sur les dernières paroles du narrateur. Il ne comprenait pas un triste mot. Le petit blaireau regarda sa sœur et lui posa la question.

- Lucy ? tu sais ce que ça veut dire ?

- L’est… Répondit elle après avoir réfléchit quelques instants.

Les deux cousins ne comprenaient pas du tout comment elle pouvait passer de phrases aussi mystérieuses, à une réponse aussi simple que « L’est ». Ils avaient à peine le temps de se poser la question que Lucy était déjà en train de marcher d’un pas rapide en direction de Tudor Lauwn les rues qui étaient mitoyenne à Dangan Heights. Une fois arrivé sur place le petit groupe faisait une petite enquête afin de trouver le lieu exact. Pour ça ils interrogèrent le voisinage qui avait été mit au courant, ce qui montrait que Lucy avait trouvé le bon endroit. Lucy se répétait sans cesse à voix haute le récit intégral de son père. Jusqu’à trouver finalement la solution exacte.

- Il faut avancer, il y a une sorte de parc plus loin, ça doit être une épreuve de courage.

Alors qu'elle avançait d'un pas rapide, tout en tenant la main à sa sœur, pour ne pas que celle-ci, s'éloigne trop. Les cousins eux étaient largués et se contentaient de demander comment elle avait pu deviner l'est puis la tâche de courage. Néanmoins, Lucy se contentait de répondre qu'elle leur expliquerait plus tard et qu'elle avait besoin de rester concentrée pour ne pas perdre le fil du jeu. Quand le petit groupe arriva à l'endroit exact, il découvrait un labyrinthe posé sur la pelouse. Lucy s'approcha de l'entrée de celui-ci. Il semblait être sombre au point de ne rien y voir, ce qui n'était pas du tout au gout de Melody qui détestait encore, toute forme d'obscurité. Lucy regarda Melody, elle aussi avait d'une certaine façon un peu peur, alors qu'elle savait très bien que ses parents ne les métraient jamais en danger, mais en même temps, pourquoi leur avoir fait l'honneur de la présence de deux jeunes sorciers adultes, si ce n'est, pour ne pas pouvoir se servir de la magie. Surtout qu'une fois dans le labyrinthe personne ne pouvait voir ses cousins et cousine se servir de la magie. Elle prit le temps de réfléchir, elle repensait une nouvelle fois aux paroles de son père. Puis elle s'adressa aux autres.

- Bon on va rentrer, Mr Dumbledore ouvrira le pas, je crois en lui c’est un double Gryffondor. Melody sera juste derrière lui puis j’emboiterais à mon tour le pas pour garder un œil sur mon blaireau préféré, enfin, L’invincible fermera la marche. Vous serez nos boucliers, j’ai une confiance aveugle en vous. On progressera à notre rythme et si on peut éviter le moindre affrontement on le fera. Vous deux vous utiliserez le sortilège Lumos afin qu’on puisse y voir et que Melody ne panique pas.

- Comment tu connais ce sortilège toi ? lança sa cousine

- Tu crois que je vais attendre d’être au château pour ouvrir un livre ? Bien, aller, on y va.

Le petit groupe put lire une petite plaque juste avant d'entrer, « Ici, vit le minotaure » C'était une créature mi-taureau mi-homme, présent dans la mythologie. Lucy était à présent sûr qu'une fois vaincu elle aurait un nouvel indice pour se rapprocher du coffre. Alors que les quatre sorciers s'engouffraient de plus en plus loin dans le dédale. La tension des bruits produit par le faux minotaure était tout de même angoissant. L'atmosphère était bien entendu très fidèle et si c'était un jeu, on avait tout de même la faculté de vite l'oublier dans ces conditions. Personne n'avait retenu le chemin qu'ils avaient parcouru, sauf Lucy qui avait appris le chemin et qui le répétait à sa sœur pour que celle-ci l'apprenne par cœur au fur et à mesure. Lucy détestait absolument tout ce qui était des apprentissages sur le bout des doigts de quelque chose inutile, toutefois ce n'était pas le cas de Melody, qui était excellente pour apprendre tout un tas de poème et de texte, en prenant du plaisir à cela. Après de longues minutes, le petit groupe faisait enfin face à la bête. Le costume était diablement réussi et l'épée en bois avait l'air d'être en argent, à moins que cela n’était du véritable argent ? Melody et Lucy n'étaient pas l'aise et bien qu'elles sussent que ce n'était qu'un jeu, une petite partie de leur cerveau ordonnait aux filles de fuir. Le minotaure chargea le groupe qui était encore en formation, mais le faux Albus Dumbledore lança un expeliarmus très bien exécuté. L'épée du minotaure tomba sur le sol et Andros qui était interprété par la cousine lança un stupefix. Néanmoins, le sortilège ne fit rien. Lucy demanda alors à son cousin de ramasser l'épée, celui-ci s'exécuta et une fois l'épée en main, là passa à la petite sorcière. Elle toucha le métal qui était bien trop chaud pour en être, ça ressemblait à du bois peint maintenant qu’elle l’avait en main. Alors qu'elle examinait la lame elle découvrit qu'il y avait certaines runes gravées dessus. Les deux jeunes adultes, finirent par venir à bout de la marionnette ensorcelé puis ils se concentrèrent à nouveau sur le jeu. Au fond du dédale un autre texte était écrit, mais aussi la présence d'un livre interpella Lucy. Sur le mur on pouvait lire « Laisse les anciens te guider ». Lucy pouvait lire sur la lame les symboles suivants.
«ᛚᛟᚱᛊqᚢᛖ ᛚᛖ ᛊᛟᛚᛖᛁᛚ ᛖᛏᛖᛁᚾᛏ ᛚᚨ ᛏᛖᚱᚱᛖ, ᛚᛖᛊ ᛏᛖᛏᛖᛊ ᛊᛟᚱᛏᛖᚾᛏ ᚺᚨᚾᛏᛖᚱ ᛚᛖ ᛗᛟᚾᛞᛖ»
En utilisant le livre, le petit groupe parvint sans mal à décoder le message en vieux futhark sur la lame. Lucy écrivit la traduction sur un morceau de papier et on pouvait lire alors sur celui-ci « Lorsque le soleil éteint la terre, les têtes sortent hanter le monde ». Cependant, le livre paraissait bien plus lourd que le nombre de page le laissait penser. C'est pour cette raison que Lucy chercha page par page quelque chose sans vraiment savoir quoi. C'est à la fin du livre qu'elle découvrait une vieille clef en argent, bien trop lourde pour être composée que d'argent pur.

Le petit groupe se servait du petit blaireau afin de retrouver son chemin. Si la pauvre petite bête était apeurée dans cet espace bien sombre, il arrivait quand même à donner les bonnes indications pour trouver la sortie. Quand la lumière du jour fut atteinte, Lucy regarda le soleil, il ne devait pas être loin de midi et la faim commençait à s'installer. Ainsi le petit groupe décida de s'activer vers la maison afin de se sustenter. Une fois le bon repas mangé, les aventuriers se mirent à nouveau en marche tout en réfléchissant à leur prochaine direction. Sans savoir vraiment ou aller à part à l'ouest le petit groupe tomba sur une sorte d'homme, dans un grand manteau noir. Celui-ci avait trois gobelets devant lui et une balle en mousse. Il semblait attendre les aventuriers du jour pour leur proposer une partie de bonneteaux. Se laissant prendre au jeu les quatre sorciers jouèrent ensemble. Ils gagnaient relativement facilement puis, devant sa défaite flagrante, l'homme en noir inversa les rôles et leur dit, que si au moins un des quatre arrivaient à le duper, il leur donnerait un indice précieux. Le cousin commença, il faisait bouger les gobelets avec une vitesse folle, mais quand il posa la question, l'homme trouva la balle. La cousine fit la même chose, mais ajouta des transferts faisant passer la balle d'un gobelet à l'autre quand ceux-ci se croisaient. Encore une fois, ce ne fut pas suffisant pour duper l'homme en noir. Il dégageait une aura mystérieuse et la seule fois où il ouvrit la bouche ce fut pour dire que personne ne pouvait tromper celui que l'on appelait l'œil de taupe. Ce fut au tour de Melody d'essayer mais c'était bien trop simples pour mettre en erreur ce mystérieux homme. Lorsque Lucy s'avança vers la table pour tenter sa chance elle prit la boule et la posa sous le gobelet de droite. Elle s'arrêta pour regarder l'homme dans les yeux, avant de détourner le regard de celui-ci. Il sembla s'impatienter, car Lucy ne bougea pas. Elle semblait se concentrer fortement. Une voiture qui tourna dans la rue détourna un instant les yeux des gobelets pour tout le monde. Quand tout le monde se concentra à nouveaux sur les gobelets, Lucy commença son mélange. Elle fit passer le gobelet de droite à gauche, puis au centre, puis encore à droite, gauche, droite, centre, gauche, centre, gauche, droite et ainsi de suite jusqu'à stopper sur la même ligne les trois gobelets. L'homme tendant le doigt avec assurance sur le gobelet qui se tenait au centre. Mais celui-ci était vide. Il ne comprenait pas comment il avait pu se tromper, c'était impossible, la balle devait se trouver là. Il s'empressa de soulever les deux autres gobelets, eux aussi, étaient vides. Lucy regardait l'homme en noir, tout en ouvrant sa main gauche. La petite balle de mousse apparut en reprenant sa forme de base comme le ferait une éponge après avoir été pressée.

Lucy avait retenu que la seconde épreuve qui se tiendrait devant eux était celle de la ruse. Elle avait donc avant même de commencer à mélanger les gobelets, triché en enlevant la balle de mousse. L'homme en noir, leur donna alors l'indice. La seconde clef serait apparemment dans l'arrière-cour de la propre maison des petites O'Reilly. Encore une fois, le groupe pressa le pas, il entra dans la maison avant de se précipiter dans l'arrière-cour qui avait subtilement, été aménagée dans le but de ressembler à une sorte de temple Grec. Une hydre ensorcelée en papier se dressa devant eux. Elle était suffisamment grande pour les dépasser en termes de taille les deux sorciers adultes, elle devait faire aux alentours des cinq mètres. Celle-ci avait neuf têtes. Alors qu'une des têtes se jeta sur Melody, Lucy donna un coup d'épée en bois sur le sommet de la tête de celle-ci qui se déchira. Néanmoins, peu de temps après la tête repoussa comme par magie. Il fallut pas mal de temps au petit groupe pour trouver la solution, malgré le patronus de la cousine coupant toutes les têtes d'un seul coup, ou encore, les tentatives de sortilèges du faux Dumbledore pour en venir à bout. Cette fois c'était Melody qui avait trouvé la solution en proposant de tout bruler. Une fois les têtes coupées, le feu était évidemment efficace sur les moignons des têtes. Lorsque l'hydre disparu dans les flammes pour de bon, elle laissa une clef de bronze sur le sol à son emplacement. Il y avait aussi un autre indice qui stipulait : « Dans la pointe d'un triangle je t'attends » on ne pouvait être plus claire il fallait désormais se rendre devant la maison dans l'une des pointes, du rondpoint en triangle. Ce fut plutôt facile de trouver la suite, vu que comme par magie, un nouveau protagoniste venait comme hasard de s'installer. Celui-ci avait déposé une sorte de table en marbre, marquée par un damier parfaitement carré. Des pièces d'échec étaient posées dessus. Les règles étaient simples, les quatre sorciers devaient jouer à tour de rôle, les pièces blanches sans pouvoir dire un seul mot. Ils joueraient contre les noirs qui étaient contrôlés uniquement par Ena, qui s'était déguisée pour l'occasion. La difficulté était bien évidemment de devoir anticiper les différents coups de ses coéquipiers, ainsi que rattraper les erreurs qui pouvaient être commises. C'était à Lucy, d'ouvrir la partie. Contre toute attente elle avança un cavalier et non un pion, afin d'être sûr qu'ils seraient bien déployés. Si elle avait plus ou moins confiance en sa sœur qui jouait souvent avec elle, Lucy ne connaissait pas du tout le niveau de ses cousins. Elle préférait donc prévoir une mauvaise ouverture de leur part, en jouant une ouverture différente et atypique. Cela marcha, car les cousins semblaient faire véritablement n'importe quoi, à tel point que les deux fillettes se demandaient s'ils ne le faisaient pas exprès pour les faire perdre. Plus la partie avançait et plus les blancs semblaient désorganisés et les noirs proches de gagner. Lucy connaissant sa sœur et surtout, Melody savait à quoi s'attendre lorsque sa sœur faisait ce coup, elle entreprit alors de réaliser un grand roque pour libérer la tour située à gauche du plateau. Sa sœur positionna sa tour de droite comme Lucy avait l'habitude de le faire. Les cousins eux, était en train de jouer la dame de façon défensive pour ne pas se la faire prendre, soit par un fou soit un cavalier. Une fois que c'était à Lucy de jouer, celle-ci commença la manœuvre et positionna sa tour de façon à bloquer le roi dans la partie supérieure de l'échiquier. Melody elle, commença la manœuvre avec la seconde tour pour mettre en échec le roi, qui n'avait pour seule possibilité, de reculer un peu plus. Quelques coups plus tard les cousins avaient compris la manœuvre et tout le monde joua les tours comme si elles remontaient l'échiquier en escalier. Une fois le roi noir dans la dernière ligne du plateau celui-ci était bloqué, néanmoins, les noirs utilisèrent un cavalier pour sortir le roi de l'échec. Le cousin joua alors un pion qui restait et les noirs étant immobilisés, sans pouvoir faire quoi que ce soit d'autre, la partie prit un terme sur une égalité par Pat. Jugeant que les blancs avaient bien réussit à survivre, Ena leur donna néanmoins une clef en or pour leur permettre d'avancer. Elle se garda néanmoins de leur donner le moindre indice sur la suite. On était désormais en milieu d'après-midi et les quatre aventuriers continuaient de chercher dans le quartier une épreuve leur permettant d'avancer.

Lorsqu'ils rencontrèrent par le détour d'une rue un homme costumé, ils comprirent alors que c'était surement la suite. Tout le monde s'avança vers l'homme en mauve et celui-ci leurs expliqua les règles du prochain jeu. Ils les mettaient au défi par un concours d'énigme. À tour de rôle chaque équipe posera une énigme et l'équipe qui arrivera à bloquer l'autre gagnera. L'homme en blanc commença il raconta une histoire d'un aurore. Celui-ci raconte alors, qu'un homme âgé d'une cinquantaine d'année, fait une nuit blanche pour travailler sur sa passion. Le lendemain alors qu'il est au travail, lors du repas de midi il décide de faire une sieste, quand il se met à rêver, il rêve que celui-ci fait un tas de choses comme prendre en filature des gens, manger avec des stars du Quidditch et alors, qu'il entreprend un voyage avec une des stars en question il reçoit un sortilège qui le tue sur le coup, au moment même où le sortilège le touche, l'homme se réveille mais fait une crise cardiaque et meurt instantanément. Il demanda alors au petit groupe de prouver que cette histoire était fausse. Les cousins fidèles à eux-mêmes commençait à discuter pour trouver la solution tandis que Lucy se contenta de murmurer quelque chose dans le creux de l'oreille appartenant à Melody. La plus petite des sœurs ne put s'empêcher de répondre alors que l'histoire était fausse parce que l'on connaissait exactement le rêve et qu'il était mort tellement rapidement qu'on n'aurait pas pu le raconter. L'homme en blanc acquiesça et se fut au tour du groupe de poser leurs énigmes. Après plusieurs énigmes, ce fut au tour de Lucy, qui posa sa troisième énigme. Elle prit le temps de réfléchir avant de se lancer.


- Etincelant, je touche les étoiles, dans l’espérance je trouve 45 raisons de renvoyer toute la lumière incidente d’où elle provient. Qui suis-je ?

Pour la première fois l’homme en blanc qui cachait son visage mais dont Lucy avait bien une petite idée sur son identité, ou plutôt, il était plus juste de dire, qu’elle savait parfaitement qui se trouvait sous le capuchon blanc, semblait réfléchir bien longtemps sans savoir par ou chercher. Lucy le regardait avec un grand défi dans les yeux avant de lui lancer, de mots lourds de sens.

- C’est terminé, la clef s’il vous plait, avant que je vous transforme en cochon.

L'homme la regarda, bien qu'il demandât la solution l'aspirante Poufsouffle se contentait de tendre la main sans pour autant répondre à la question. Après de longue et interminable minutes, l'homme se décida enfin à donner la clef à la petite équipe. Celui-ci se sentait bien bête d'être bloqué comme cela et bien qu'il cherchât encore et encore, rien ne semblait lui venir pour répondre à l'énigme de la plus grande des sœur O'Reilly. Dans un grognement il donna l'indice et la clef pour accéder à la dernière épreuve. Il fallait visiblement rentrer sans se noyer. Le point d'eau le plus proche était sans nul doute le Corrib qui n'était pas du tout sur le chemin de la maison, mais bien à l'opposé derrière la route que les parents des deux sœurs avaient comme interdiction formelle de traverser. Rentrant au 77 Dangan Heights le petit groupe avait la surprise de voir une fausse rivière, qui prenait forme sur un tapis s'étendant dans toute l'allée de la petite maison. La fin d'après-midi était là et le soleil commençait à se coucher d'une bien douce manière. Le petit groupe réfléchissait comment il pourrait s'y prendre pour traverser cette fausse rivière sans la toucher, il était impossible d'utiliser la magie, les voisins risquaient de les voir et les méthodes moldu s'emblaient bien pauvre actuellement. Finalement, fatiguée Lucy commença à rouler la moquette, jusqu'à pouvoir l'enjamber aussi facilement qu'une petite marche d'escalier. Une fois dans la maison, une forme humaine encapuchonnée dans une sorte de cape noir, leur demanda ce qu'ils désiraient. Lucy reconnu aussitôt l'inspiration de cette dernière épreuve c'était sans nul doute le conte des trois frères, présent dans le livre pour enfant Beedle le barde. Ce ne fut pas la seule chose que la petite sorcière de onze ans reconnus, il y avait le même petit accent que l'homme en blanc précédemment qui ne pouvait être que son propre père. Le cousin demanda, la baguette de sureau, la petite O'Reilly ne put s'empêcher de rouler les yeux au ciel, la cousine demanda la pierre de résurrection. Lucy souffla, elle semblait avoir déjà lu dans le jeu de son père, elle hésitait toutefois entre deux réponses, mais elle ne savait pas ce qui satisferait le plus celui-ci. Evidement Melody, demanda la cape d'invisibilité. Quand ce fut au tour de Lucy, elle retourna de fond en comble sa mémoire et se rappela les toutes premières consignes, il fallait surtout faire preuve de loyauté, mais elle se rappelait aussi ses discutions à propos des reliques de la mort quand son père lui lisait l’histoire. Elle ouvra alors la bouche pour donner sa réponse.

- Je ne veux pas de récompense, si vous trouvez la réponse à l’énigme que j’ai posé à l’homme en blanc vous pourrez me prendre, néanmoins tant que vous n’avez pas la réponse, vous laisserez tous mes camarades tranquilles, vous pourrez les suivre, mais pas les prendre.

Cette mort, avait une faiblesse, elle était aussi humaine que Lucy pouvait l'être et elle avait donné son point faible dans l'épreuve d'avant. La mort s'inclina et disparu, laissant derrière elle, une clef de diamant et un mot invitant le groupe à se rendre dans la chambre des filles. Une fois la porte poussée, le groupe put apercevoir un énorme coffre, avec sur sa face, cinq serrures. Une fois toutes les clefs à l'intérieur, il s'ouvrit laissant apparaitre le butin. Il était rempli de pièce d'or, de confiseries, il y avait même des balais volants, un vif d'or et d'autres objets magiques. Néanmoins, une chose attira l'œil de Lucy. Elle savait pertinemment que son père n'aurait pas pu se permettre de remplir ce coffre avec autant d'or, c'était donc de l'or de farfadet, qui disparaitrai d'ici quelque temps. Elle n'avait que faire des confiseries et encore moins des autres objets qu'il y avait dans le coffre. Elle se contenta de se pencher dans celui-ci pour attraper une lettre, qui était adressée à une certaine
Lucy O’Reilly
77, Dangan Heights
Newcatle
Galway
H91 W6KW
Irlande
La lettre était dans une enveloppe faite en parchemin jauni et celle-ci était lourde et épaisse. L'encre qui inscrivait sa destinataire, était d'une couleur d'un vert émeraude. Lorsque Lucy retourna la lettre, elle put y voir un sceau de cire frappé par la lettre P, avec tout autours, des écussons représentant un lion, un serpent, un aigle et bien évidemment, le blaireau, qu'elle connaissait bien désormais. Ses mains étaient tremblantes elle savait très bien ce qu'elle y trouverait à l'intérieur et si l'excitation était à son paroxysme, l'aspirante Poufsouffle arrivait tant bien que mal à garder son calme. Elle s'approcha du bureau pour y prendre un ouvre lettre dans le but bien précis, de ne pas abimer celle-ci. L'atmosphère était presque digne d'une cérémonie officielle, tout le monde regardait en silence, Lucy, qui admirait cette lettre. Ses parents s'étaient joints aux autres ne voulant pas manquer le moment magique que leur fille allait vivre. Des années que la petite O'Reilly attendait cette lettre, des années qu'elle leur répétait qu'elle avait hâte de la recevoir. Dans un bruit de papier, la petite épée qui servait de coupe-papier retira le sceau. Dans divers mouvements lents, d'un calme presque olympien, Lucy sortait le contenu de l'enveloppe. Son cœur n'avait jamais battu aussi fort, il donnait l'impression qu'il voulait s'échapper, elle le sentait dans tout son corps, même dans le bout des doigts serrant le parchemin jauni. Elle prit une grande inspiration et sortit une bonne fois pour toute, le contenu. Il y avait une lettre écrite avec la même encre d'un vert émeraude.
Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d’ores et déjà d’une inscription au collège Poudlard.
Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité, ainsi qu’un formulaire d’inscription à retourner.
Très cordialement,
La directrice,
Kristen Loewy
Un autre papier était présent, celui-ci indiquait les fournitures à acheter et pour finir un formulaire à retourner était aussi présent dans l’enveloppe. Il fallait renvoyer celui-ci remplit, afin de pouvoir rentrer le premier septembre. Lucy avait jusqu'au trente et un juillet pour renvoyer celui-ci mais c'était sûr et certain, qu'elle le renverrait bien avant. Une fois le mysticisme de la scène envolée tout le monde pris place à table pour diner. Le reste de la soirée se déroula dans une ambiance conviviale et les cousins posèrent la question de comment elle avait pu trouver l'est aussi vite.

- Il a dit, tu possèdes le soleil en toi, Lucy provient du latin Lucia il peut être rattaché à lux qui signifie lumière en latin, le soleil que j’avais en moi c’était la lumière de celui-ci qui se lève à l’est comme tous les matins, or on était le matin quand celui-ci devait nous guider. Répondit Lucy comme si tout était normal.

- Et pour l’énigme ? Lança Reece qui ne parvenait toujours pas à trouver la réponse

- Jte le dit pas, cherche... Dit-elle juste avant de bailler.

- Il y a une réponse au moins ?

- Évidement qu’il y a une réponse.

Tout le monde, une fois le repas fini, se dirigea dans le salon pour y regarder une chaine de télé anglaise. Si Lucy était fatiguée elle arrivait encore à tenir, mais ce n'était pas le cas de sa sœur qui s'était littéralement endormie sur les petites jambes de Lucy. La plus grande des sœurs jouait avec les cheveux de Melody, tout en écoutant la télé qu'elle trouvait, il fallait bien le dire, un peu stupide. À la fin de l'année scolaire son père lui avait promis qu'elle pourrait essayer son balai volant reçu avec la lettre chez un ami à lui, qui disposait d'un terrain suffisamment grand et suffisamment loin pour apprendre à voler, sans que les moldus deviennent un problème.



Couleur des dialogues : #004080