15 févr. 2021, 21:27
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Les vacances prenaient fin et il était enfin temps pour la petite O'Reilly, de se rendre à Londres pour prendre, ce qui-là transporterai jusqu'à l'école de sorcellerie Poudlard. En ce premier septembre Lucy s'était levée aux aurores, dans le but d'être absolument sûr de ne rien oublier. C'est son père qui ferait le voyage avec elle jusqu'à Londres, avant de la laisser partir pour le château. Lucy vérifiait toutes les dix minutes environ le contenue de sa malle, faisant une check liste pour vérifier si rien ne s'était envolé, comme le faisait l'or de farfadet. Il fallait être là-bas avant onze heures, afin d'être sûr de ne pas manquer le train. Quand le père de la petite rouquine se leva, il somma à Lucy de se préparer, celle-ci s'exécuta et elle rejoignit la salle de bain dans ce but précis. Elle enfila une robe de couleur jaune poussin et attacha ses cheveux avec un ruban noir. Elle se dirigea ensuite dans la cuisine afin de prendre son petit déjeuner, elle engloutit une bonne portion de bacon luisant de jaune d'œuf puis, fini son repas avec quelques pancakes recouvert de sirop d'érable. Elle fonça dire au revoir à sa sœur puis à sa mère, dans un câlin débordant d'amour. Aux alentours de neuf heure les deux sorciers utilisaient le réseau de cheminé dans le but de se rendre à Londres. Ce n'est qu'une fois là-bas, que Reece fit signe à un taxi pour aller jusqu'à la gare. Une fois la malle et les autres bagages de Lucy dans le coffre, les deux sorciers s’installèrent à l’arrière et observaient le paysage Londonien défiler devant leurs yeux. Une fois la voiture immobile, le père de Lucy paya le chauffeur et les O’Reilly empruntèrent un chariot, pour éviter de tirer et de porter les lourds bagages remplit. Lucy regardait le ticket de train finement dorée indiquant la voie 9¾, elle se mit à chercher la voie mais impossible de savoir où elle était. Néanmoins, son père lui savait très bien et il expliqua alors la marche à suivre pour trouver la voie. Une barrière se trouvait entre la voie 9 et la voie 10, Reece regarda sa fille, se mit à son niveau en s’accroupissant et lui indiqua qu’il fallait foncer sur la barrière juste devant eux.

- T’es malade ! S’écria Lucy qui pensait à juste titre qu’ils allaient se fracasser contre celle-ci

Reece lui demanda de lui faire, confiance, il savait très bien ce qu'il faisait et il prit Lucy par les sentiments en lui racontant que la porte du château n'était que la seconde étape vers la connaissance magique. Lucy le regarda, gonflant une de ses joues, souffla et se résigna à foncer avec son père sur la barrière. Elle était si peu courageuse qu'elle se contenta de fermer les yeux pendant l'entièreté de sa course en direction de la barrière. Elle sentait l'air sur son visage et une fois à l'arrêt, une odeur lui fit ouvrir les yeux. Elle se trouvait à présent devant une magnifique locomotive rouge et noir qui sur l’aplomb de celle-ci indiquait « Poudlard Express ». C'était une très vieille locomotive, un véritable monstre du passé qui émerveillait l'aspirante Poufsouffle. Elle était énorme et Lucy n’imaginait pas la puissance qu’il fallait, pour tirer tous ces wagons qui étaient accrochés. Son cœur tentait à nouveau de s'échapper de sa poitrine, il cognait si fort que Lucy avait l'impression de devoir le retenir avec sa main droite. La petite O'Reilly écouta attentivement les consignes de son père. Elle devait envoyer un hibou pour tenir informée sa famille de sa répartition et tout simplement pour savoir si elle était bien installée. Après un long moment à attendre sur le quai, Lucy finit par dire au revoir à son père et se dirigea vers la locomotive. Il était à présent bientôt onze heures et Lucy était bien déterminée à trouver une cabine calme. Elle parcourait les différents wagons et elle finit par tomber sur une cabine totalement vide. Elle s'installa à une place proche de la fenêtre et se mit à attendre le départ du train. La banquette était confortable, suffisamment moelleuse pour y être bien installé, mais suffisamment dur pour y passer la journée sans que cela ne devienne douloureux. Perdu dans ses pensées, elle avait mis par-dessus sa robe jaune poussin, une robe de sorcier qu'elle avait achetée chez Mme Guipure. Dans sa poche intérieure, était soigneusement rangée sa magnifique baguette magique, qui avait choisi de devenir la partenaire de Lucy pour le reste de sa vie.

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16 févr. 2021, 08:24
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Le jeune Pierceavait reçu sa lettre il y avait maintenant trois semaines, et avait déjà faits ses achats de fournitures au Chemin de Traverse. Sa mère étant sorcière, il l'avait déjà accompagnée une ou deux fois auparavant dans cette grande allée regroupant des dizaines de magasins, et des centaines de marchandises différentes.
Mais cette fois, pour Joseph, c'avait été différent ! Il avait préparé son entrée à Poudlard.
Ce jour-ci, nous étions le premier Septembre, et Joseph allait embarquer dans le Poudlard Express pour la journée, pour aller vers sa nouvelle maison, Poudlard !
Le jeune garçon n'avait aucune idée de la maison dans laquelle il allait se retrouver. Cela ne le dérangeait pas, pour l'instant.
Sa mère l'appela. Oh, déjà sept heures trente ? Mais il fallait qu'il vérifie sa valise, qu'il se change, qu'il... Joseph se mit à courir dans toute la maison familiale. Il s'habilla rapidement des premiers habits qui allaient bien ensemble (le jeune Pierce n'était pas réputé pour sa façon de s'habiller, il est vrai), puis il vérifia une énième fois sa valise. Tout semblait être en ordre : ses fournitures, ses livres, ses habits de chez madame Guipure... Tout était là.
Il descendit en vitesse l'escalier pour prendre son petit-déjeuner dans la salle à manger. Il grignota quelques bouts de pain avec du chocolat, mangea une banane, but un verre de jus d'orange (qu'il espérait trouver aussi à Poudlard !) et prit un petit sachet de dragées surprise de Bertie Crochue, que sa mère lui donnait régulièrement.
Sa mère l'appela de l'extérieur. Il était l'heure de partir. C'était elle qui, à juste titre, allait l'emmener à la gare de Kings-Cross (orthographe à vérifier).
Joseph remonta prendre sa valise et laissa un mot qu'il avait préparé pour son père, qui n'avait pas pu rester pour les accompagner, étant un moldu, et ne pouvant donc pas dire au directeur du collège où il travaillait qu'il avait accompagné son fils à son premier jour dans une école de magie.
Il sortit de la maison, tenant sa lourde valise à deux mains. Il la déposa dans le coffre de la voiture. Il s'assit sur le siège de droite, sa mère sur le siège conducteur à gauche.
Le voyage dura une bonne heure, et ils eurent beaucoup de mal à trouver une place devant la gare. Ils finirent par en trouver une à une centaine de mètres plus loin, dans une petite ruelle. La mère du jeune Pierce l'accompagna jusqu'à l'entrée de la gare, où elle prit un chariot pour déposer la valise et les quelques sacs de Joseph.
Ils arrivèrent devant la barrière entre les voies 9 et 10. La mère du jeune garçon lui dit qu'il devait traverser cette barrière. Il demanda :


- Tu ne viens pas ?

Sa mère secoua la tête. Le ministère avait refusé de lui accorder sa mâtinée, alors qu'elle savait pertinemment qu'il l'accordait à tous les autres.
Joseph se mit à courir, seul. Il ferma les yeux, redoutant le choc... Qui ne vint pas. Le jeune garçon rouvrît les yeux. Il était devant le panneau voie 9 3/4. Elle, sur le quai, il y avait des dizaines de familles de sorciers, enfin, un train était embarqué. Le Poudlard Express ! Qu'il était beau, ce train, avec sa locomotive rouge et noire emblématique !
Joseph n'attendit pas. Il prit sa valise, mit ses sacs sur son dos, et il embarqua. Il chercha un compartiment non plein, il n'en trouva pas, jusqu'à tomber sur… la marchande de friandises. Il acheta deux paquets de chocogrenouilles pour quatre mornilles et quelques noises, puis il reprit sa quête. Il finit par trouver un compartiment où ne se trouvait qu’une personne : une jeune fille qui faisait à peu près la même taille que le jeune Pierce. Ce dernier trébucha soudain sur sa propre valise, et se rattrapa de peu. Il se releva, et demanda :


- Est-ce que je peux m’asseoir dans ce compartiment, ou la place est déjà prise ?

Qu’est-ce qu’elle allait bien lui répondre, se demandait Joseph ? Et comment allait-elle réagir à ce petit rigolo qui avait manqué de s’éborgner avec sa propre valise ?|/i]

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16 févr. 2021, 18:59
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Le calme de la cabine fut rompu, un jeune garçon qui semblait avoir l'âge de Lucy avait manqué de peu une blessure due à sa maladresse. Il avait vraisemblablement trébuché sur sa valise se rattrapant avant de toucher le sol. Celui-ci apparaissait de taille relativement similaire à la petite O'Reilly, il avait de long bras, mais de tout petits doigts qui tenaient ses affaires, des cheveux bruns, yeux bleus et un nez relativement petit et légèrement crochu. Lucy ne pouvait s'empêcher de sursauter tout en se tournant instinctivement vers le vacarme. Elle regarda le garçon qui semblait, comme elle avait fait avant lui, chercher une cabine pour s'y installer. Tout juste relevé, celui-ci ouvrit la bouche pour lui demander s'il pouvait prendre place.

- Est-ce que je peux m’asseoir dans ce compartiment, ou la place est déjà prise ?

Lucy, silencieuse le regardait, elle ne pouvait pas s'empêcher de se demander s'il avait conscience que la cabine était relativement vide et qu'elle ne pourrait en aucun cas l'empêcher de s'asseoir s'il avait décidé de faire ainsi. Elle ouvra la bouche, mais aucun son, ne sortit, aussitôt elle referma sa mâchoire entre ouverte. Elle lui fit un petit signe l'invitant à s'asseoir sur la place qu'il voulait. Alors que son signe était fait, elle se demanda si le jeune garçon le comprendrait ou l'avait vu, afin d'être claire elle brisa le silence qui s'était à nouveau installé.

- Sauf s’il y a des Demiguises, je pense que tu peux prendre celle qui te plait. Dit-elle d’un ton calme et réfléchie

Elle regarda à nouveau par la fenêtre, mais au même moment une petite secousse signala que le train s'était mis en mouvement. L'aspirante Poufsouffle se tourna alors pour vérifier que le jeune garçon était bien sur ses deux jambes, en équilibre et non les quatre fers en l'air. Le regard en direction du garçon, elle se leva pour ouvrir un sac bleu, rangé au-dessus de sa tête dans les rangements pour bagage de la cabine, où, elle avait disposé plusieurs livres. Elle se servit de sa vue afin de faire le bon choix et une fois le livre voulu, pincé par sa main, elle le retira du sac et fit le parcours inverse pour s'installer à nouveau sur la banquette. Le livre qu'elle avait décidé de prendre n'était autre que l'histoire de Poudlard écrit par Garius Tomkink. C'était un manuel scolaire obligatoire qui devait surement être utilisé en histoire de la magie. Lucy l'avait parcourue plusieurs fois, mais elle n'avait pas tout retenu le contenu plutôt dense de celui-ci. Alors qu'elle ouvrit l'ouvrage pour se perdre dedans, Lucy était calme, comme si rien ne pouvait l'atteindre, la mettre en colère ou encore l'attrister. Elle dégageait une sorte d'aura flegmatique, que personne ne pouvait briser. Cela arrivait surtout quand elle était bien, comme en harmonie entre le monde et son âme, c'était plutôt rare quand elle était chez elle, mais dans ce train, il y avait une atmosphère particulière. Les sens qui lui permettaient de ressentir le monde, lui était d'une douceur qu'elle avait rarement expérimentée. L'odeur du tissu des banquettes, les couleurs à l'intérieur des cabines, le bois vernis, sans oublier les paysages défilants et le mouvement rectiligne que la locomotive induisait. Tout était parfaitement, parfait aux yeux de la petite Lucy. Même ce garçon contribuait malgré lui, à rendre le cadre agréable. Son ouvrage ouvert, elle se mit à parcourir celui-ci, lisant si rapidement les passages qu'elle connaissait déjà, qu'elle donnait l'impression juste de feuilleter celui-ci. Il arrivait parfois qu'elle s'attarde sur des passages plus ou moins longtemps en fonction de ce qu'elle avait réussi à retenir du contenu. Alors qu'elle parcourait l'histoire de Poudlard finement écrit, sa main gauche semblait s'amuser seule, avec le rideau de la fenêtre. Il ondulait à cause des petites rotations que les doigts de la fillette faisaient pour s'occuper. Elle avait pris cette manie d'occuper son corps pendant que son esprit était plus ou moins concentré sur autre chose. Un petit sentiment de chaleurs l'étouffa une fraction de seconde, la forçant à retirer l'affreuse robe de travail noire qui était obligatoire pour l'école, laissant sa robe jaune poussin apparaitre à nouveau dans ce moment parfaitement, parfait.

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16 févr. 2021, 19:50
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Joseph finit par obtenir la réponse à sa question :

- Sauf s'il y a des Demiguises, je pense que tu peux prendre celle qui te plait. Répondit la jeune sorcière.

Joseph sourit légèrement en déposant ses affaires sous ses pieds, puis en s'asseyant. La banquette était très confortable. Le jeune Pierce avait maintenant l'une de ses multiples robes de travail noires comme habit, dont il n'avait pas acheté trois, mais cinq exemplaires, pour être sur d'en avoir toujours des propres.
Il s'assit, et se mit à regarder le paysage par la vitre. Le train n'était pas encore partit depuis longtemps, et l'on apercevait toujour la ville de Londres au loin. Joseph sortit un livre de moldus, qu'il se mit à feuilleter tranquillement. C'était un roman policier sur un homme tué dans un train, un texte publié bien avant sa naissance, mais ce texte le passionnait. Il aimait cette sentation de suivre l'action avec l'enquêteur, et de ne pas encore savoir ce qui allait suivre. Les moldus appelaient cela le suspense. L'autrice avait vraiment réussie à faire cela.
Cependant, au bout de quelques temps (presque une heure si l'on en croyait la place du soleil dans le ciel), il commença à avoir faim, et il reposa le livre non loin de lui. Il sortit son paquet de dragées surprises de Bertie Crochue. Il l'ouvrit légèrement, prit l'un des bonbons et gouta. Il manqua de recracher la dragée. Elle avait un gout d'herbe.
C'est alors qu'il remarqua qu'il n'en avait pas proposés à la jeune fille qui se trouvait assise en face de lui. Il lui demanda d'une voix forte :


- Désolé, tu en veux ? Je ne sais pas si tu connais, ce sont des dragées surprises. Prends-en une si tu veux. Au fait, je m'appelle Joseph !

Peut-être que cette voix était un peu trop forte, même. Il prit le paquet d'une main, le montrant à la jeune fille, dont il ne connaissait d'ailleurs toujours pas le nom. Il sourit.
Il attendait visiblement qu'elle prenne un dragée, ou, du moins, qu'elle réponde.
Dernière modification par Joseph Pierce le 17 févr. 2021, 08:00, modifié 2 fois.

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16 févr. 2021, 22:20
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Alors que la ville s'éloignait peu à peu, Lucy était toujours plongée dans son livre. Le temps passait lentement, à sa grande surprise et satisfaction le garçon était calme, lui aussi avait un livre entre les mains pour tenter d'écourter son voyage. La petite O'Reilly ne chercha pas à regarder ce qu'il lisait, on lui avait toujours appris à demander, plutôt qu'épier quelqu'un du regard. Le son des pages de papier se tournant lui rappelait la bibliothèque, son endroit phare, où elle avait dépensé une grande partie de sa vie. À part sa mésaventure qui lui avait privé de bibliothèque moldu, elle n'avait jamais, au grand jamais fait d'autre écart lui interdisant ce lieu. À vrai dire depuis l'incident, elle était exemplaire, sur ses notes, son comportement et bien d'autres aspects de la vie scolaire. Quand elle eut fini de lire les passages de son livre qui était encore flou, elle posa celui-ci sur sa robe noire se trouvant juste sur sa droite. Elle observa le garçon en face d'elle lire, celui-ci avait l'air de vivre l'aventure qui était écrite. Elle sourit un instant puis se tourna vers la fenêtre, révélant un monde bien différent de la ville de Londres. Il y avait des prairies d'un vert étincelant, un ciel bleu qui laissait flotter en son sein quelques nuages ressemblant à de la barbe à papa. Lucy, perdu dans ses pensées, continuait de jouer avec le rideau, admirant ce paysage anglais pour la première fois de sa vie. Elle ne put s'empêcher de se demander pourquoi il n'y avait pas un réseau de cheminée, ou un portoloin pour s'y rendre, après tout, une locomotive aussi magique et confortable soit elle, rallongeait le trajet d'une bonne demi-journée. Elle chassa ces pensées, il devait y avoir une explication logique, après tous les sorciers, bien qu'ils semblaient dépassés par la technologie moldu, avait une variable de taille : la magie. Lucy était persuadée que si la magie pouvait régler cette histoire de trajet elle le ferait, mais dans la réalité il devait y avoir certaines contraintes, les obligeant à se servir de cette massive locomotive. S'arrêtant de jouer avec le rideau la petite fille tapotait alors la banquette avec l'ongle de son index, aucun son ne s'échappait de celle-ci, juste un peu de poussière, mais il fallait avoir une vue suffisamment aiguisée pour le remarquer. Toujours dans l'abîme de sa matière grise, Lucy remarqua que le garçon s'était agité, sans pour autant regarder dans sa direction, le son que produisait son agitation dont il faisait preuve, le trahissait. Il brisa le silence pour proposer quelque chose à la petite sorcière.

- Désolé, tu en veux ? Je ne sais pas si tu connais, ce sont des dragées surprises. Prends-en une si tu veux. Au fait, je m’appelle Joseph !

Si de premier abord elle était choquée intérieurement qui l'ait l'audace, de lui demander si elle connaissait les friandises pour sorcier, alors qu'elle connaissait une bonne partie, des sortilèges de première année, des créatures magiques, pleins de trucs plus ou moins varié sur Poudlard et surement un tas d'autres choses qui ne lui venaient pas à l'esprit. Elle se contenta de ne laisser paraitre aucune émotion. Calme et mesurée, elle détourna le regard dans la direction du garçon qui lui tendait une sorte de paquet en forme de chapiteau carré.

- Lucy O'Reilly répondit-elle dans un premier temps d'une voix calme. Elle laissa un silence, puis reprit avec la même douceur qu'elle avait fait preuve jusqu'à maintenant. Non merci, j'évite tout ce qui se réfère au hasard.

Le hasard en voilà une question, s'il y avait bien un truc qui ne l'amusait pas, c'était de laisser le monde décider pour elle, tout et n’importe quoi. Rien ne pouvait plus la faire bouillir intérieurement que cette notion peut intéressante. Toujours avec flegme elle reprit la parole.

- Quel est l’arôme que tu aimerais piocher ? Dit-elle tout en montrant le paquet avec son doigt d’un geste lent. Elle reprit avant qu’il ait eu le temps de répondre. Et le livre que tu lisais… quel en est l’essence ?

Ses yeux hazel reflétait les rayons du soleil, laissant apparaitre dans le marron et l'or, quelques touches de vert. Ils étaient tous deux, tourné vers le garçon qui lui semblait sympathique. Peut-être pas des plus futé, mais cela n'avait que peu d'importance en cet instant, elle était dans un moment agréable et ça lui suffisait.

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17 févr. 2021, 06:57
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
La jeune fille refusa les bonbons en disant d'une voix douce :

- Lucy O'Reilly. Non merci, j'évite tout ce qui se réfère au hasard.

Joseph perdit son sourire, quoiqu'il ne veuille pas le montrer, mais il se reprit, et rangea le paquet dans sa valise. Le paysage était maintenant plein de collines, de montagnes et de verdure.

- Quel est l'arôme que tu aimerais piocher ? Demanda Lucy, avant de rajouter : Et le livre que tu lisais... Quelle en est l'essence ?

Le jeune Pierce réfléchit aux questions de la jeune O'Reilly. Il avait l'impression de se retrouver devant un adulte, du fait des paroles de la jeune fille. Il répondit d'une voix toute autre qu'avant, d'une voix calme et posée :

- J'aimerai beaucoup piocher une dragée à la pomme. Cela peut sembler étonnant, mais c'est l'arôme qui me plait le plus, parce qu'il est simple. Pour ce livre, je ne vois pas ce que tu entends par essence, mais je peux te dire qu'il n'y a rien de magique dans ses pages. C'est un roman moldu.

Le jeune Joseph repoussa ses cheveux en arrière, qui commençaient à lui barrer la vue, car il ne les avaient pas vraiment coiffés ce matin là, comme tous les autres matins, d'ailleurs. Il regarda ensuite la jeune Lucy dans les yeux. Il se dit qu'elle le prenait surement pour une sorte de clown depuis son arrivée. Il reprit pourtant son sourire, et il rajouta soudainement, avant qu'elle ne puisse répondre :

- Si tu n'aimes pas le hasard, tu aimes quand même le chocolat ! J'ai des chocogrenouilles. Comme dit je ne sais plus qui, 9 personnes sur 10 aiment le chocolat. La dixième ment.

Il se tut, attendant maintenant la réponse de Lucy. Il la regardait en souriant, joie de vivre incarnée.
Il avait bien fait de choisir ce compartiment !

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17 févr. 2021, 12:51
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Alors que les collines et les montagnes défilaient lentement au loin, le paysage se trouvant devant les yeux des jeunes petits sorciers, défilait à une vitesse folle. C'était amusant de voir qu'en fonction de la distance, la perception du grand et du petit était différent, mais aussi celle de la vitesse. Après tout Lucy savait que tous les instruments moldu en orbite avaient des vitesses qui dépassaient l'entendement et pourtant, de son point de vue ce n'était ni plus ni moins, qu'un petit point lumineux scintillant et terriblement lent. Dans la cabine une sorte de discussion s'était installé, elle était calme et douce pour le plus grand plaisir de la petite O'Reilly.

- J'aimerai beaucoup piocher une dragée à la pomme. Cela peut sembler étonnant, mais c'est l'arôme qui me plait le plus, parce qu'il est simple. Pour ce livre, je ne vois pas ce que tu entends par essence, mais je peux te dire qu'il n'y a rien de magique dans ses pages. C'est un roman moldu.

Le garçon aimerait tomber sur l'arôme de pomme, il rajouta une justification qui n'avait que peu d'importance aux yeux de la jeune fille. Elle savait très bien que les goûts étaient absolument subjectifs, elle le savait tellement bien, qu'elle avait réussi à aimer manger les aliments qui la répugnaient. D'après le garçon la pomme avait un arôme simple, c'est vrai que la pomme, c'est de la pomme, lorsque la fillette commença à retomber dans les souvenirs de la cuisine de sa mère, elle se rendit compte que le goût des pommes pouvaient subtilement varier d'une à l'autre, ou suivant la préparation. Certaines pommes étaient plus sucrées que d'autre et suivant les variétés on pouvait parfois retrouver un tas d'autre goût. Joseph n'avait visiblement pas compris ce qu'elle entendait par essence, pour dire vrai ce n'était pas le seul, il arrivait souvent que ses anciennes camarades d'école soit larguée par le vocabulaire parfois trop finement choisit par l'aspirante Poufsouffle. Elle pouvait même parfois être totalement incompréhensible pour les personnes de son âge. Sa façon de s'exprimer, bien qu'elle soit différente au sein de sa famille et à l'extérieur, comme à l'école, démontrait une culture aspirée de tous les livres qu'elle avait pu parcourir pendant sa scolarité moldu. Le revers de la médaille qu'elle ne voulait pas montrer, c'était qu'elle était parfois bien dépassée quand il fallait suivre une discussion plus banale, elle avait du mal à s'exprimer pour ne rien dire. Il fallait entendre par cela, que tous les sujets de conversation lui paraissant peu profond, n'ayant pas la place à la réflexion, constituait une bonne opportunité de se taire. Néanmoins, pour donner suite à de longue discussion avec sa mère, Lucy savait que parfois il fallait prendre sur elle pour apparaitre plus sociable afin d'avoir des relations équilibrées. Comme toute sa connaissance sur le monde, elle maîtrisait parfaitement la théorie, mais en pratique c'était une autre paire de manche. Parfois, elle était si concentrée sur la construction même de la discussion, qu'elle en perdait le sens. Cependant, ce n'était pas encore le cas ici, elle n'eut pas le moindre temps pour répondre, que Joseph avait déjà soudainement rajouté quelques choses.

- Si tu n'aimes pas le hasard, tu aimes quand même le chocolat ! J'ai des chocogrenouilles. Comme dit je ne sais plus qui, 9 personnes sur 10 aiment le chocolat. La dixième ment.

Du chocolat, il lui proposait du chocolat avec une maxime qu’elle n’avait jamais entendu. Bien qu’elle voulût le contredire, ça serait mentir. Elle était partagée entre son envie irrésistible de mettre à mal cette maxime et son envie de chocolat, finalement, ce n’était pas aujourd’hui qu’elle rendrait l’affirmation du garçon fausse. Elle le regardait, il avait un sourire et une joie de vivre si sincère à ses yeux. Elle se contenta d’accepter avec un grand respect, une de ces uniques et fabuleuse confiseries magiques.

- Avec plaisir, c’est gentil répondit-elle toujours avec flegme et douceur.

Sans expliquer pourquoi elle ressentit un instant une sensation d'être redevable, heureusement pour elle cela s'estompât dans le temps. Il semblait, que le jeune garçon était d'un naturel gentil, ça lui changeait quand même bien de son habitude, avec tous les abrutis de l'école moldu qui voyait en elle une sorte de petite intello insupportable. Elle se saisissait de la boite violette ornée d'or et le remercia, ajoutant un sourire, laissant pour une fois ses émotions être communiquées. Ouvrant délicatement la boite dans le but de piéger la grenouille en chocolat, elle regardait à travers la fine fente, que l'ouverture de la boite laissait transparaitre. Elle ajouta néanmoins à l'attention de Joseph.

- Tu espères être répartie dans une maison particulière ?

Son petit accent irlandais était bien plus audible sur cette phrase que toute celle qu'elle avait prononcée jusque-là, elle semblait baisser sa garde au fur et à mesure que la discussion avançait.

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17 févr. 2021, 18:02
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Le jeune Joseph était en train de se demander si le train était magique ou d'origine moldue, qund Lucy accepta finalement une chocogrenouille, en rajoutant ces mots :

- Avec plaisir, c’est gentil !

Joseph lui en passa une avec grand plaisir et grand sourire. Il était ravi de ne pas être seul durant ce long voyage, et, surtout, en de si bonne compagnie, du moins, de ce qu'il avait vu jusqu'à maintenant. Il allait se remettre à regarder le paysage, en mangeant des chocogrenouilles (quand il commençait, il fallait forcément que quelqu’un soit derrière lui pour l’arrêter, où il avalait facilement tous les bonbons, la boîte avec), et en réfléchissant à la vitesse du train, quand la jeune O'Reilly demanda soudainement, avec douceur et flegme et un petit accent irlandais :

- Tu espères être répartie dans une maison particulière ?

Joseph réfléchit à cette question. Il ne se l'était jamais posée, car il n'en avait franchement aucune idée ! Chaque maison possédait des élèves aux qualités bien différentes, mais chacune de ces qualités étaient particulières, et s’il pouvait choisir, le jeune Pierce choisirait de les posséder toutes. Il répondit finalement :

- Franchement, je me le demande bien moi, dans quelle maison j'aimerai et je vais être réparti ! Poufsouffle, Serdaigle, Serpentard, Gryffondor… Comment choisir parmi toutes ces maisons avec des qualités intéressantes pour chacune ? Je ne sais pas. Mais je te retourne la question ! Peut-être as-tu une idée, toi ?

Il pensait qu'elle allait surement répondre Serpentard. Ou peut-être bien Serdaigle, car elle semblait plutôt intelligente, calme, et posée.
Il prit une autre chocogrenouille, qu’il avala prestement. Il regarda le paysage quelques secondes. Dans le ciel, le soleil commençait déjà à se baisser. Joseph calcula qu'il devait rester à peu près trois à quatre heures de voyage, peut-être un peu plus, puisque sa mère lui avait dit que le train accostait quand la nuit était tombée.
Il attendait donc la réponse de la jeune Lucy O'Reilly.

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17 févr. 2021, 21:30
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Alors que Joseph était en train de lui répondre, la grenouille en chocolat lui sauta sur le visage, trouvant place sur son nez. Son flegme disparut en un instant et Lucy laissa un gros sursaut largement visible, elle n'aimait pas ces situations ou quelque chose de pourtant prévisible devenait tout à coup imprévisible. La grenouille tombait alors sur ses genoux, elle regarda le plafond de sa cabine, le tout en expulsant l'air de ses poumons dans le but de se dire que le pire était passé. La petite O'Reilly avait peur de beaucoup de choses, mais ce qu'elle redoutait le plus c'était la surprise elle-même, qui s'accompagnait d'un son bruyant, d'une image incongrue ou de quelque chose pouvant la toucher au même moment où elle apparaissait. Alors qu'elle reprenait son souffle en se tenant le cœur qui battait aussi fort qu'un tambour, elle attrapa la friandise ensorcelée et là mangea comme pour se venger de son affront. Joseph lui avait retournée sa propre question, elle prit le temps de réfléchir alors que sa respiration redevenait normale. Elle avait lu beaucoup de choses sur Poudlard et ses fondateurs, mais elle était tellement conditionnée par son père qui voulait absolument que ses filles soient à Poufsouffle, qu'elle avait monté une sorte de déni autour de sa propre future répartition. En gros, elle n'en savait rien... Elle prit un long moment pour apporter sa réponse. Son camarade ne savait pas laquelle choisir, il trouvait en chaque maison une opportunité et des qualités intéressantes, néanmoins, Lucy avait construit un avis différent.

- Gryffondor semble bien trop animé pour moi, Serpentard trop fatiguant, Poufsouffle bien que ce soit la maison où mon père aimerait que je tombe, risque d’être ennuyant, quant à Serdaigle... Elle reprit une ou deux secondes de réflexion et bien Serdaigle est pour les érudits, et je suis loin d’en être une. Dit-elle avec un accent irlandais bien plus marqué.

Elle était relativement frustrée, elle ne savait pas pourquoi, elle ne trouvait pas d'objection à intégrer cette maison. Chassant cela de son esprit, c'était la première fois qu'elle s'était sérieusement questionnée sur ce sujet. Elle regarda sa robe jaune poussin un instant, Lucy semblait préoccupée, comme si d'un coup tout semblait n'avoir que peu d'importance. La petite O'Reilly posa sa main sur le tissu de celle-ci, le frotta légèrement, puis finalement reprit ses esprits. Se contentant d'afficher un faux sourire derrière son flegme. Cette question de répartition l'embêtait, autant, que le hasard et c'est seulement maintenant qu'elle en prenait réellement conscience. Elle regarda la boite vide de la chocogrenouille, elle n'avait rien préparé pour le déjeuner et cette grenouille en chocolat était la seule chose que la fillette avait mangé jusqu'à maintenant. Il arrivait parfois que la rouquine oublie de manger, son esprit trop happé dans les livres ou tout simplement en étant suffisamment dans la lune pour oublier qu'elle avait faim. Elle déplaça son petit corps dans le but de s'allonger, elle avait poussé son livre, laissant la banquette confortable. Son regard scrutait le plafond. Elle se rendait compte que l'excitation avait laissé place à une certaine forme d'appréhension, son flegme avait totalement disparut, laissant son corps trahir ses émotions du moment.


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18 févr. 2021, 17:13
Duo Chapitre 5 : Le monstre de fer rouge et noir
Tandis qu’il lâchait sa réponse, Joseph n’avait même pas remarqué l’hysterie dans laquelle s’était plongée la jeune Lucy : la chocogrenouille qu’il lui avait offerte avait sauté sur sa tête, et Lucy avait sursauté d’un coup’ sans même que le jeune Pierre s’en rende compte.
La jeune O’Reilly finit par répondre avec un accent irlandais que Joseph remarqua vraiment bien cette fois :


- Gryffondor semble bien trop animé pour moi, Serpentard trop fatiguant, Poufsouffle bien que ce soit la maison où mon père aimerait que je tombe, risque d’être ennuyant, quant à Serdaigle... et bien Serdaigle est pour les érudits, et je suis loin d’en être une.

Joseph, cependant, ne fut pas dupé. Il avait bien remarqué la frustration de la jeune Lucy à la fin de sa phrase. Et il voyait bien que Lucy était tout sauf une imbécile ! Au contraire, elle devait souvent se faire remarquer par ses paroles réfléchies, ses questions pertinentes, bref, par ses paroles, son calmé et son intelligence. Il demanda alors à la jeune fille :

- Mais c’est seulement si tu sais dans quelle maison tu veux aller que tu ira. Sinon, tu devras laisser le choixpeau faire, et il risquera d’y avoir une part de hasard.

Il sourit à cette phrase malicieuse. Il espérait confirmer ses pensées, voyant bien que Serdaigle attirait tout de même un peu plus la jeune O’Reilly que les autres maisons. Mais il avait appris de sa mère qu’il ne fallait jamais poser des jugements sans preuves, et voulait d’abord tenter de confirmer ses dires.
Il attendait la réponse de la jeune fille avec impatience, et lissait le haut de sa robe en patientant. Il rajouta tout de même :


- Enfin, ce n’est pas vraiment du hasard. Moi, par exemple, je ne sais quelles qualités j’ai, mais le choixpeau le saura, lui, c’est évident, et il saura me diriger vers la maison correspondante, j’en suis sûr ! Et je l’espère pour toi aussi.

Il reprit son sourire, attendant la réponse de la jeune Lucy.

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