Soleils d'Automne
Privé avec @Emma Pan
D'ordinaire, elle préférait le mois d'automne pour cette activité.
Les feuilles rousses jonchant le sol du jardin, les champignons poudrés de rosée entre les racines noueuses, une bonne odeur d'humus frais et de terre mouillée.
Il fallait se couvrir chaudement, prendre pour la première fois des gants, ressortir les écharpes et s'enfoncer avec délice entre les herbes folles pour rejoindre les arbres solitaires ou entrelacés qui avaient poussé malgré le vent.
En Irlande, ils étaient robustes, s'appuyant les uns aux autres ou se tenant fiers et droits malgré le vent.
Ou bien, ils étaient doucement courbés vers le sol, les longues branches des saules caressant les bruyères, leurs feuilles léchant doucement le sol comme la mer le ferait avec le sable.
Un paysage déchiqueté automnal, qu'elle ne voyait pas pour la deuxième année consécutive.
En Écosse, il faisait froid plus tôt.
Les arbres étaient moins diversifiés, surtout dans l'enceinte du château.
Aujourd'hui, le vent soufflait assez pour geler les doigts des imprudents osant s'aventurer hors des murs protecteurs, mais pas assez pour la dissuader de mettre le nez dehors.
L'herbe craquait doucement sous ses pas, tandis que dans le ciel, un rayon de soleil arrivait difficilement à percer la couverture duveteuse des nuages.
Des jeux de lumières se faisaient sur tout le parc, diverses feuilles s'illuminant ou au contraire, disparaissant, happées par les remous des ombres.
Comme si le paysage lui-même avait décidé de se noyer dans le lac, pour brouiller tous ses contours et aspirer le reste du monde avec lui.
Soudain, elle se figea, les sens aux aguets.
Elle brinquebalait violemment au bout d'un mat d'or, frémissant de froid et d'impatience, au bord même de se jeter dans le Lac.
Elle plissa les yeux, incertaine de la vision qu'elle venait d’apercevoir.
Mais non, l'autre continua innocemment à sautiller, tourbillonnant comme une toupie magique sur elle-même, puis s'affranchissant des limites de la gravité, elle s'élevait en un dernier soupir avant de retomber, pendant quelques secondes, inerte.
Essoufflée.
Mais l'appel de l'eau glaciale devait la motiver. Assez pour tenter un grand plongeon, malgré le soleil farceur et froid.
Elle pressa le pas, d'abord doucement, puis de plus en plus vite.
Ses semelles laissaient de grandes traces humides sur le sol, sa respiration s'accéléra, et elle courrait avant même de s'en rendre compte.
L'autre dansait toujours, défiant le vent de l'emporter et de la faire tomber.
*Regarde,* disait-elle.
*Regarde comme je Danse.
Je suis belle, tu ne trouves pas?
Je suis invincible.
Je ne tomberai pas.
Tu auras beau me pousser, me faire tourner,
Je ne tomberai pas.*
*Regarde comme je Danse.
Je suis belle, tu ne trouves pas?
Je suis invincible.
Je ne tomberai pas.
Tu auras beau me pousser, me faire tourner,
Je ne tomberai pas.*
Ses pieds martelaient le sol, ses cheveux filaient sur ses tempes, s'emmêlant derrière sa tête, ses mains avaient enfoncées leurs ongles dans sa peau blême.
*Merlin, fais pas d'conneries, toi !*
Elle ne courait plus : elle volait.
Ses pieds frôlaient à peine le sol, une flèche d'onyx dans toute la brume des jours d'automne.
Le vent fouettait son visage, s'amusant à vouloir faire perler des larmes à ses yeux, qu'elle retint en secouant vivement la tête.
Brutalement, la forme lâcha.
Elle dégringola, lentement d'abord, puis de plus en plus vite, vers l'eau trouble et sombre.
Vers le froid, les illusions, les ridules qui l'emporteront au milieu du lac, courant qu'on ne sentait que lorsqu'on était trop loin de la rive pour s'en rendre compte.
Elle avait vécu l'éloignement avec la rive, une fois.
Une seule et unique fois, au milieu de ce même Lac, assise sur un pan de glace à-moitié fondu, transie de froid et d'autre chose d'inqualifiable, immobile parmi les statues de neige, une ombre parmi tant d'autres.
Ses poumons commençaient à la brûler sérieusement, aussi fit-elle un dernier sprint pour arriver devant l'eau, et rattraper la vision de sa main droite, tendue comme un arc.
"J't'ai!!!"
Dans sa paume, la feuille mordorée et délicatement ciselée semblait la narguer.
Ahanant un sourire, elle laissa quelques panaches de fumée sortir de sa bouche pour tenter de récupérer son souffle.
"T'as failli m'échapper, hein!"
Cela faisait deux semaines qu'elle la guettait. Deux semaines sans répit, où elle avait craint de se lever trop tard, de sortir trop tôt, de manger trop lentement, ou trop vite, de rentrer de ses cours en avance, de ne pas être à l'Heure, de manquer le Moment où la chute commencerait, d'être trop loin pour l'attraper.
Elle avait exploré des livres entiers pour arriver à lancer ne serait-ce qu'un stupéfix juste au cas où, sans succès.
Cela l'avait énervée, elle avait été irascible pendant quelques jours.
A ne pas en dormir le soir, à ronger son frein avant la sonnerie, à traîner dans les couloirs, à rester alors que les autres étaient dehors et inversement.
Mais cela avait fini, dès qu'elle l'avait tenue dans sa paume.
La peur, la rancœur, sa folie passagère si on voulait la qualifier ainsi, tout s'était évaporé, rien qu'avec ce contact.
La feuille frêle, nimbée d'or et de pourpre, la feuille qui s'était amusée à descendre tardivement de son trône.
La dernière feuille à tomber de l'arbre.
Chère Plumette, ravie de découvrir ta Plume! 
Dernière modification par Alison Morrow le 8 mai 2021, 11:10, modifié 2 fois.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Soleils d'Automne


Emma PAN. Première année.

Cela faisait maintenant trois heures que j'étais dans le parc. Trois foutues heures à rechercher la mystérieuse créature vue la veille. J'en étais sûre, c'était un blaireau. Ou un blaireautin, parce qu'il était minuscule, aussi petit qu'un chat. En tout cas, il fallait que je le cherche, peut-être était-il perdu ? Je le savais, il m'avait appelé. Peut-être pas forcément moi, mais dans ses yeux se lisaient la douleur orpheline. Et la peur, ce petit être était mortifié par la peur. Tout l'indiquait, son regard, sa posture, sa façon de marcher, gauche, maladroite. Je le savais, ou du moins, je le sentais, il avait besoin d'aide.
Mais ce matin, impossible de remettre la main dessus. Il était parti. J'espérais qu'il ai retrouvé sa famille ou quelqu'un pour le protéger, le nourrir, mais je ne me faisais pas trop d'espoirs, il était petit, et sans défense. Si seul au fond.
Mes pas s'accéléraient, m'enfonçant de plus en plus dans le sol boueux des jours d'automne. Pire que des sables mouvants ces choses là. Ramenant ma main contre ma gorge, je ralentis l'allure et pivotais les talons. Inutile d'aller plus loin, il n'était surement pas dans l'eau, les blaireaux sont incapables d'y survivre. Ou pouvait-il bien être ?
- Petit, petit... Allez sors de ta cachette où es-tu ?
Un craquement de feuilles se fit entendre juste derrière moi. Mon souffle se coupa. M'aurait-il entendue ? Je m'immobilisai totalement et cessai tout mouvement qui aurait pu l'affoler. M'accroupissant, je tendis l'oreille, et attendu. Un long silence me précéda où seul les cris des oiseaux et les piaffements des chevaux au loin se firent entendre. Tout était d'un calme magistral c'en était presque inquiétant. Je me relevai doucement et fis quelques pas. La terre et les feuilles craquèrent sous mon poids. Mais rien d'autre. Aucun son. A croire que j'étais dans un cimetière.
- J't'ai !!!
Mes chevaux se dressèrent sur ma tête. Une voix de fille venait de se faire entendre. Une voix forte, qui portait loin. Je pivotais la tête vers elle. Elle devait être à quelques mètres de moi mais nous étions cachés par des arbres. Je ne distinguais que sa silhouette entrecoupée par des branches qui m'en obstruaient la vue. Qu'avait-elle ? Que détenais t-elle ? Tout d'un coup, mon sang se figea, et si elle parlait du blaireau ? Non, arrête Emma, arrête de t'inventer des histoires. Quelle débile étais-je ! Il existait bien d'autres choses qu'on pouvait avoir dans ce parc. Mais, ma curiosité piquée je fis les quelques pas qui me distançaient des arbres, et par la même occasion, d'elle.
- T'as failli m'échapper, hein !
Mais, par Merlin, de quoi diable parlait-elle ?! J'écartais les branches qui me cachaient d'elle, et me trouver nez-à-nez avec l'autre. Mes yeux allèrent de la feuille qu'elle tenait dans sa main, à sa tête, que je fixais sans comprendre. Le rouge pivoine s'empara de mes joues, et je fis quelques pas maladroits en arrière. Quelle conne. Elle devait me prendre pour une fille qui n'avait rien d'autre à faire de sa vie que d'espionner celle des gens. Vraiment, il n'y avait que moi pour se retrouver dans une situation pareille. Inutile de me ridiculiser une fois de plus.
Elle ne criait que pour une feuille, et moi qui croyait qu'elle avait vu le petit être, il n'en était rien. La frustration se mêla à ma colère. Si cette idiote n'avait pas crié bêtement, j'aurais surement retrouvé le blaireautin. Mais à cet instant il devait déjà être loin, ou... Non, Emma, arrête. Il allait très bien, mais il devait avoir faim. Depuis combien de jours n'avait-il pas mangé ? Rah, si seulement cette fille ne s'était jamais trouvé ici. J'en étais sûre, sans elle, je l'aurais retrouvé depuis longtemps.
J'avalais ma salive et ma voix monta sans prévenir :
- Pourquoi tu cries ?
Puis fixant sa paume où tenait presque écrabouillée une feuille :
- Tu cries pour ça ? Mais t'as quel âge ?
@Alison Morrow, ravie de Danser avec toi aussi ❤
fille de la merveilleuse maiy lewis♡
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
Je suis la fille cachée de Miss Loewy mais personne ne le sait car elle a peur que des paparazzis nous attaquent.
Soleils d'Automne
"Les émotions se comparent à l'eau :
Tantôt calmes et parfois colériques, mais toujours intenses."
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Tantôt calmes et parfois colériques, mais toujours intenses."
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La délicate feuille dans la main, elle la fit tourner sous le soleil joueur, regardant les reflets irisés qui couraient sur ses courbes, se perdant dans ses veines dorées, son ombre presque translucide dansait sur les herbes agitées par un léger vent.
Ramenant le bout de son écharpe jaune et noire devant elle qui avait voulu se barrer, elle ouvrit sa sacoche pour en sortir son carnet, avec une infinie délicatesse.
Les pages claquaient dans le vent, évoquant le bruit des voiles tendues par Zéphyr, lui arrachant un sourire.
Des semaines pour une feuille, une seule, une Unique. La dernière à décider de prendre son envol. Mais c'était bien plus que cela. C'était une vieille histoire que lui racontait sa grand-mère quand elle plongeait sous les couettes, chez elle, la chouette effraie de sa grand-mère, Cassiopée, perchée au-dessus de son lit.
C'était l'histoire d'un murmure d'air qui recueillait la dernière feuille de l'automne, qui l'emmenait faire le tour du monde. Mais au cours de leur voyage, le Murmure croisait les vents puissants, qui lui soufflaient comment devenir grand. Et le Murmure devint de plus en plus grand, jusqu'à devenir presque un de ces vents. Il en oublia presque la petite feuille, qui descendit sur terre, et se perdit. Là où elle tomba, un grand arbre bleu et orange sortit du sol, immense, éphémère.
Une légende raconte que si l'on porte sur soi la Dernière feuille de l'Automne, alors on se souviendra toujours de ce qui compte réellement pour nous.
Revenant au présent, elle eut un soupir nostalgique. L’Irlande lui manquait, et les lettres qu'elle échangeait avec sa grand-mère et Anaë ne remplaçaient pas les musiques des voix.
Puis soudainement, une gamine apparut dans son champ de vision.
Haussant un sourcil, elle esquissa un mouvement de surprise, se demandant bien comment elle avait pu faire pour ne pas entendre l'autre arriver. *Foutus souvenirs trop bruyants!*
Détaillant rapidement la gamine qui devait être une première année, elle fut encore plus surprise de voir le rouge colorer les joues de l'autre, et de la voir reculer.
Quoi, elle faisait peur à ce point avec ses cheveux en bataille à cause de la course, son carnet dans une main et sa feuille dans l'autre? *Bien fait ! Ça va pas d'arriver comme ça? On dirait un Demiguise qui a peur d'son ombre!*
Se redressant du plus qu'elle put, elle toisa la fille, bien décidée à lui faire comprendre qu'elle n'en avait rien à foutre de sa présence, et qu'elle était bien plus intéressée par sa feuille d'arbre, le Silence et le Soleil.
Et puis quoi, encore? Se soucier de tous ceux dans le château qui avaient des manies bizarres, des animaux *bleus* ou orange, ou violets à pois verts (mais qu'est-ce qu'elle s'en moquait!), des cheveux trop longs, des oreilles écrasés, des visions ou encore des balafres sur la tronche : ce n'étaient pas ses affaires, cela ne l'avait jamais été, et ce n'était pas près de le devenir!
Tout le monde avait ses soucis, elle aussi, bien plus complexes que tous ceux des Autres crétins qui arpentaient le château, et ce n'était absolument pas aujourd'hui que ça allait changer !
Elle referma sèchement le carnet et s'apprêtait à ignorer l'autre, lorsque une voix forte trancha l'air, l'interpellant brutalement.
"Pourquoi tu cries ?"
Surprise, elle se retourna, ses cheveux valsant devant ses yeux avant de retomber, inertes. Foudroyant l'autre du regard, elle retint ses paumes de trembler, signe annonciateur de la colère.
"Tu cries pour ça ? Mais t'as quel âge ?"
Le dédain était si présent dans la voix de la mioche qu'elle se retint de ne pas aller lui flanquer sa main dans la tronche. Même si, Ô Merlin, l'autre le méritait tellement. Elle se serait délectée de la marque rouge sur la peau blanche et du couinement de l'autre idiote.
Se retenant à grand-peine de ne pas hurler à son tour, elle ouvrit la bouche pour cracher, d'une voix orageuse et toute aussi forte que celle de l'autre stupide :
"Mais qu'est-c'que tu m'veux s'pèce de débile?"
Ses lèvres se replièrent sur ses dents à la manière d'un loup prêt à mordre.
S'avançant devant l'autre qu'elle dominait en taille, elle ficha ses yeux furibonds dans les siens, la prit par le col de son vêtement, et asséna, catégorique :
"J'peux savoir c'que tu fous en train de t'planquer dans les herbes comme, et après brailler comme un lutin d'cornouailles en colère sur les autres ?"
Mais quelle charmante rencontre !
J'aurais bien voulu protester en te disant que pour une fois, Alison était de bonne humeur mais on ne Les contrôle pas !
Je ne te promets pas de te rendre Emma entière à la fin de cette Danse... Alison est déjà bien partie en vrille ! ><
J'aurais bien voulu protester en te disant que pour une fois, Alison était de bonne humeur mais on ne Les contrôle pas !
Je ne te promets pas de te rendre Emma entière à la fin de cette Danse... Alison est déjà bien partie en vrille ! ><
Dernière modification par Alison Morrow le 13 avr. 2021, 13:56, modifié 1 fois.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Soleils d'Automne
J'étais énervée. Ohh, oui, bien trop énervée. Ou pas assez par rapport à cette fille. L'Autre s'approcha de moi à dangereux pas, ces lèvres se retroussant sur ses canines, lui donnant l'air d'un loup assoiffé de sang, et je me dis à cet instant précis que j'aurais largement préféré me retrouver confortablement assise dans un des canapé moelleux de notre salle commune plutôt que là, sur le champs de bataille. La brune saisit avec une force incroyable le col de ma veste, me coupant le souffle. La colère avait laissé place à la terreur. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine, et elle me cracha à la figure :
- J'peux savoir c'que tu fous en train de t'planquer dans les herbes comme, et après brailler comme un lutin d'cornouailles en colère sur les autres ?
Je la dévisageai, stoïque. Ce devait être une farce, jamais une élève aussi dérangée n'aurait pu être admise à Poudlard. Ses yeux furieux accrochèrent les miens, et je tournai la tête dans l'espoir de trouver un échappatoire. Avançant de quelques pas, ou plutôt, voulant avancer de quelques pas, je me rendis compte qu'elle me tenait toujours fermement par le manteau, mes pieds ballottant dans le vide comme une poupée de chiffon. Stop. Cela aller cesser maintenant, je n'était pas son esclave, et Madame n'était pas mon maître. Lui assénant un coup suffisant dans le ventre pour qu'elle puisse me lâcher, je bondis en arrière et me maintenais à une distance de sécurité qui lui empêchait de lever la main sur moi. Préférable.
Me gonflant à bloc, je songeai que j'avais perdue toute dignité dans les quelques instants passés, et je ferai tout pour la retrouver. Je rajustai maladroitement le col de ma veste, qui portait la marque des ses affreux ongles. Cette fille était vraiment plus toquée que tous les gens que je connaissais, Daphné compris. Mes pas décidés me menèrent juste devant ses yeux, ou toute peur m'avait quittée. J'allais enfin lui montrer qui elle était.
- Qu'est-ce qui m'prends ? Qu'est-ce qui m'prends ?! Je me poserai moi-même la question si j'étais toi ! T'es vraiment malade, j'crois ! Nan, mais, pour qui tu t'prends ? La reine d'Angleterre ? J'me permets de te rappeler que tu restes une élève de Poudlard, même si les folles comme toi n'ont rien à y faire...
Je jubilai. Après avoir perdu mon égo, celui-ci revenait, et chargé à bloc en plus ! Mes poumons se vidèrent et je me sentais soudain très fière. Voilà, une réplique dont Mère aurai était satisfaite. Malheureusement, ici, il n'y avait que moi et.. Elle.
- T'sais, j'venais juste t'poser une question, mais si moi tu m'traites comme ça, j'ose même pas imaginer tes amis ! Enfin, tu dois pas en avoir beaucoup à voir ton comportement.
J'esquissai un rictus comme pour souligner ma réplique. Un méchant sourire goguenard se figea sur mes lèvres. C'était vilain, je le savais, mais, elle l'avait cherché. A enguirlander sans cesse les gens, on fini par se retrouver bien seul, c'est ce qu'elle devait être en train d'expérimenter. Bien fait, elle n'avait qu'à plus réfléchir aux conséquences de ses actes. Sans m'en apercevoir, je m'étais dangereusement approchée de la fille, c'est pourquoi je fis quelques pas en arrière. Simple précaution.
ôh, Emma n'est pas irréprochable non plus
mais... je crois que je vais l'arrêter avant de voir Alisonette la détruire...
- J'peux savoir c'que tu fous en train de t'planquer dans les herbes comme, et après brailler comme un lutin d'cornouailles en colère sur les autres ?
Je la dévisageai, stoïque. Ce devait être une farce, jamais une élève aussi dérangée n'aurait pu être admise à Poudlard. Ses yeux furieux accrochèrent les miens, et je tournai la tête dans l'espoir de trouver un échappatoire. Avançant de quelques pas, ou plutôt, voulant avancer de quelques pas, je me rendis compte qu'elle me tenait toujours fermement par le manteau, mes pieds ballottant dans le vide comme une poupée de chiffon. Stop. Cela aller cesser maintenant, je n'était pas son esclave, et Madame n'était pas mon maître. Lui assénant un coup suffisant dans le ventre pour qu'elle puisse me lâcher, je bondis en arrière et me maintenais à une distance de sécurité qui lui empêchait de lever la main sur moi. Préférable.
Me gonflant à bloc, je songeai que j'avais perdue toute dignité dans les quelques instants passés, et je ferai tout pour la retrouver. Je rajustai maladroitement le col de ma veste, qui portait la marque des ses affreux ongles. Cette fille était vraiment plus toquée que tous les gens que je connaissais, Daphné compris. Mes pas décidés me menèrent juste devant ses yeux, ou toute peur m'avait quittée. J'allais enfin lui montrer qui elle était.
- Qu'est-ce qui m'prends ? Qu'est-ce qui m'prends ?! Je me poserai moi-même la question si j'étais toi ! T'es vraiment malade, j'crois ! Nan, mais, pour qui tu t'prends ? La reine d'Angleterre ? J'me permets de te rappeler que tu restes une élève de Poudlard, même si les folles comme toi n'ont rien à y faire...
Je jubilai. Après avoir perdu mon égo, celui-ci revenait, et chargé à bloc en plus ! Mes poumons se vidèrent et je me sentais soudain très fière. Voilà, une réplique dont Mère aurai était satisfaite. Malheureusement, ici, il n'y avait que moi et.. Elle.
- T'sais, j'venais juste t'poser une question, mais si moi tu m'traites comme ça, j'ose même pas imaginer tes amis ! Enfin, tu dois pas en avoir beaucoup à voir ton comportement.
J'esquissai un rictus comme pour souligner ma réplique. Un méchant sourire goguenard se figea sur mes lèvres. C'était vilain, je le savais, mais, elle l'avait cherché. A enguirlander sans cesse les gens, on fini par se retrouver bien seul, c'est ce qu'elle devait être en train d'expérimenter. Bien fait, elle n'avait qu'à plus réfléchir aux conséquences de ses actes. Sans m'en apercevoir, je m'étais dangereusement approchée de la fille, c'est pourquoi je fis quelques pas en arrière. Simple précaution.
ôh, Emma n'est pas irréprochable non plus
fille de la merveilleuse maiy lewis♡
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
Je suis la fille cachée de Miss Loewy mais personne ne le sait car elle a peur que des paparazzis nous attaquent.
Soleils d'Automne
Divertissement.
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La gosse ne semblait pas le moins du monde apeurée.
Enfin, elle crut ça jusqu'à ce que l'autre tourne la tête dans tous les sens. *Ben voilà, on dirait un hibou affolé.*
Le coup dans son ventre la prit totalement au dépourvu.
Pas vraiment douloureux, mais assez surprenant pour qu'elle lâche la gamine. *Ben finalement tu sais faire quelque chose de tes dix doigts.*
Elle n'était pas fâchée, simplement étonnée, comme on le serait devant un boursouflet un peu agressif et d'une couleur ou d'une odeur étrange.
Aux paroles de la fille, un sourire parfaitement sadique releva ses lèvres.
Parfaitement maîtrisé, il ne dévoilait pas ses dents, mais était assez flippant pour que l'autre lui fiche la paix. Du moins elle le pensait très fort.
Une partie d'elle en voulait à mort à la Gamine pour lui avoir collé son poing dans son ventre, mais une deuxième partie trouvait cela foutrement drôle.
Un hoquet de rire nerveux vint la parcourir, celui-là pas du tout contrôlé et elle se retint à grand-peine de ne pas exploser de rire à la fin de la tirade.
*Folle? Mais c'est c'que tu crois que j' suis? Tu t'trompes. Mais cela peut s'arranger...*
Évidemment, la boursouflette en rogne en face d'elle ne l'impressionnait pas du tout avec ses piaillements qui lui cassaient juste les oreilles.
Elle était parfaitement comme la bestiole : minuscule, inutile, invisible. Du genre que l'on pouvait écarter du plat de la main quand elle jacassait trop fort.
*J'ai un peu plus d'considération qu'ça pour les boursouflets, quand même. Mais pas pour elle.*
Son petit air décidé était vraiment tordant. Comme si elle pouvait seulement être plus forte qu'elle.
*Merlin, t'es complètement à-côté de la plaque...Ça fait vraiment pitié.*
Le sourire moqueur s'accentua encore tandis qu'elle regardait la gamine furibonde dire n'importe quoi sous l'effet de sa propre hargne.
Affichant un visage parfaitement calme, toujours avec ce sourire déplacé qui lui mangeait la moitié du visage, sachant que ça risquait de bien plus lui faire peur ou l'énerver que si elle se mettait à hurler à son tour, elle attendit patiemment que l'autre eût fini de lui balancer tous ses trucs à la figure. La gamine l'amusait avec son sourire niais étalé sur ses lèvres, et ses jambes qui obéissaient contre sa volonté. D'ailleurs, l'autre dut percevoir qu'elle était trop près car elle recula subitement.
Pour bien lui montrer qu'elle se foutait de son opinion, elle rouvrit même son carnet, ramassa une feuille rouge aux veinures dorées *Érable argenté.*
Fière de sa trouvaille, elle la coinça entre deux feuilles d'un vieil exemplaire de la gazette ramassé dans les dortoirs et refixa son attention sur l'autre, comme si elle venait uniquement de se rappeler sa présence.
"Oh, mais c'est là toute la différence entre toi et moi", débuta-t-elle avec nonchalance.
Tournant la tête pendant quelques secondes vers le Lac, ignorant parfaitement la gamine, elle savoura le silence avant d'asséner, catégorique et froide :
"T'as pitoyablement besoin d'tes... "Amis" pour te faire sentir Grande et assurée."
Le mot amis était particulièrement dégoulinant d'ironie et de sarcasme. *Parc'que tu crois qu'à taper les gens, t'en auras plus? Laisse-moi rire, t'es si crédule boursouflette !*
"Moi j'suis totalement libre, et j'ai b'soin d'personne pour m'juger ou approuver ce que j'fais, ou pas. Sans les Autres, t'es Rien. Un grain de poussière au milieu d'autres poussières. Rien du tout."
Elle s'était délectée des derniers mots et ne prenait même plus la peine de regarder la gamine.
Si elle la prenait pour une folle : tant mieux, elle en serait débarrassée ! Si elle répandait des rumeurs sur elle comme quoi il lui manquait une case, elle s'en moquerait pas mal, mais la retrouverait certainement pour lui faire passer un sale quart d'heure.
Quand on voulait lui faire des reproches, c'était en face, et pas lâchement en divulguant des bruits de couloirs.
Et si elle s'énervait, eh bien... *Pffft, une boursouflette énervée. Vraiment lamentable.*
"Mais t'avais pas une question?"
Elle prit son ton le plus indolent tout en se dirigeant à nouveau vers l'arbre, totalement nu.
Après avoir observé les mouvements souples de ses branches dans le vent, une oreille tout de même ouverte aux criaillements de la boursouflette au cas-où elle essayerait de lui lancer un sort, elle retourna à examiner les feuilles sur le sol, droite comme un I.
Navrée, mais Alison me fait mourir de rire...
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Soleils d'Automne
La fille en face de moi avait décidemment du gagner le prix du sourire le plus terrifiant de la Terre. Si bien que je reculai de quelques pas en fronçant les sourcils. Quelle étrange fille. Etrange était bien un mot trop faible, celle en face était littéralement timbrée. De telles personnes n'avaient rien à faire ici. Ce devait être encore une sale née-moldue qui se pense supérieure. Si seulement elle ne me dépassait pas d'une tête ou deux, je lui aurai bien dis ses quatre vérités. Au lieu de cela, je restai en arrière comme une pauvre fille qui avait peur de son ombre. Pitoyable.
Je ne savais même plus ce que je faisais avec elle. Il fallait que je parte. Maintenant. Une douce brise s'infiltra sous mon col transpercé par ses ongles et un frisson me parcouru l'échine. Tournant la tête vers la foret, je plaquai mon regard au loin, résolue à partir. Mes talons pivotèrent et je la fixai, l'œil mauvais une dernière fois quand sa voix railleuse m'interpela. *T'as pitoyablement besoin d'tes... Amis pour te faire sentir Grande et assurée.* Je tournai la tête vers l'Autre. Qui était-elle pour me dire ça ? Une pauvre née-moldue du pays des impurs s'autoriserai à me parler sur ce ton ?
Mais je ne fis rien, tiraillée dans les profondeurs de mon être par sa remarque acerbe.
Je n'avais pas besoin de mes amis, comme elle disait, je n'étais pas douée pour eux. Je n'étais pas douée pour aimer. Sa remarque me fit grincer des dents. Malgré tout, je m'abstins de sauter sur cette fille, une folle furieuse comme elle devait avoir plus d'un tour dans sa poche.
*Un grain de poussière.* Un grain de poussière au milieu d'autres poussières. Je m'avançai rapidement vers elle, devant l'arbre où elle se tenait, de dos. Ma main partie toute seule sur sa joue. D'elle-même elle frappa la chaire de l'Autre et claqua dans un bruit aiguë contre sa pommette droite - la seule que je pouvais atteindre -. C'était si délicieux. Le doux bruit mélodieux de mes doigts finissant leur course folle sur sa peau. C'en était presque satisfaisant. Quand ma main retomba le long de mon corps, je me distançai de quelques mètres de la fille.
Elle n'était rien et pourtant elle avait osée m'insulter. Qui plus est m'humilier. J'étais de Sang-Pur. Mon éducation si stricte m'avait appris une chose, on humilie pas les Sangs-Pur. Je défiai la folle d'un regard mauvais, aussi froid que la pierre. Elle ne me faisait plus peur. Rengorgée par ma gifle je me permis même l'effronterie de la regarder dans le blanc des yeux, et de lui dire :
- Il fallait bien qu't'ai c'que mérite les personnes comme toi.
@Alisonette chérie je te promets de la tenir en laisse la prochaine fois...
Je ne savais même plus ce que je faisais avec elle. Il fallait que je parte. Maintenant. Une douce brise s'infiltra sous mon col transpercé par ses ongles et un frisson me parcouru l'échine. Tournant la tête vers la foret, je plaquai mon regard au loin, résolue à partir. Mes talons pivotèrent et je la fixai, l'œil mauvais une dernière fois quand sa voix railleuse m'interpela. *T'as pitoyablement besoin d'tes... Amis pour te faire sentir Grande et assurée.* Je tournai la tête vers l'Autre. Qui était-elle pour me dire ça ? Une pauvre née-moldue du pays des impurs s'autoriserai à me parler sur ce ton ?
Mais je ne fis rien, tiraillée dans les profondeurs de mon être par sa remarque acerbe.
Je n'avais pas besoin de mes amis, comme elle disait, je n'étais pas douée pour eux. Je n'étais pas douée pour aimer. Sa remarque me fit grincer des dents. Malgré tout, je m'abstins de sauter sur cette fille, une folle furieuse comme elle devait avoir plus d'un tour dans sa poche.
*Un grain de poussière.* Un grain de poussière au milieu d'autres poussières. Je m'avançai rapidement vers elle, devant l'arbre où elle se tenait, de dos. Ma main partie toute seule sur sa joue. D'elle-même elle frappa la chaire de l'Autre et claqua dans un bruit aiguë contre sa pommette droite - la seule que je pouvais atteindre -. C'était si délicieux. Le doux bruit mélodieux de mes doigts finissant leur course folle sur sa peau. C'en était presque satisfaisant. Quand ma main retomba le long de mon corps, je me distançai de quelques mètres de la fille.
Elle n'était rien et pourtant elle avait osée m'insulter. Qui plus est m'humilier. J'étais de Sang-Pur. Mon éducation si stricte m'avait appris une chose, on humilie pas les Sangs-Pur. Je défiai la folle d'un regard mauvais, aussi froid que la pierre. Elle ne me faisait plus peur. Rengorgée par ma gifle je me permis même l'effronterie de la regarder dans le blanc des yeux, et de lui dire :
- Il fallait bien qu't'ai c'que mérite les personnes comme toi.
@Alisonette chérie je te promets de la tenir en laisse la prochaine fois...
fille de la merveilleuse maiy lewis♡
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
Je suis la fille cachée de Miss Loewy mais personne ne le sait car elle a peur que des paparazzis nous attaquent.
Soleils d'Automne
Et avant même de pouvoir finir sa phrase, dans sa totalité, une main floue apparue dans son champ de vision. Elle ne réagit pas, surprise et narquoise. Que pouvait bien lui vouloir une m...?
La brûlure sur sa joue la fit sursauter, et elle pivota directement vers l'autre, tout sourire évaporé.
Elle voyait les pupilles glaciales, la fierté stupide de l'autre débile, tandis que sa propre main se portait à sa joue. Elle était certaine que les doigts de la fille devaient se détacher sur sa peau. *J-j...*
Mais qui était-elle? Qui était-elle, cette idiote qui Osait? Qui la frappait? Cette bête, cet animal qui n'avait pas appris l'usage des mots? Qui était-elle pour arriver et lever la main sur elle? *Comme...Comme...*
Elle enfouit au fond de sa poitrine son envie de pleurer.
C'était injuste. C'était injuste, ça ne se faisait pas, elle n'avait pas le droit, c'était interdit, elle n'avait rien fait, elle, elle...
Ses pensées s'embrouillaient tandis que l'autre décidait enfin de se servir (trop tard) des Mots.
"Il fallait bien qu't'ai c'que mérite les personnes comme toi."
*C-c...Comme moi?*
Ça voulait dire quoi, ça? Elle était comment? A quoi pensait l'autre? Pourquoi ? Hein, pourquoi? Ça voulait dire quoi, "comme toi" ? Elle était différente? C'était ça? Dérangée, en dehors des cases, étrange ? Et on frappait les étranges?
Et puis, c'était quoi ces premières années qui se croyaient tout permis ?
Sa main redescendit, molle, tandis qu'elle toisait l'autre. Lentement, son corps reprenait ses marques. Il lui faisait signe de se révolter, faire quelque chose.
Mais est-ce que ça n'allait pas énerver l'autre de la voir ne rien faire? *Hors de question que j'reste plantée là comme une idiote.*
Sa baguette se retrouva dans sa main sans qu'elle sût comment. C'était interdit de jeter des sorts sur les autres élèves. *C'est pas bien, mauvaise idée, c'pas bien, pas du tout, c'est... Elle a commencé.*
Forte de cette résolution, elle se recula de deux pas et laissa juste la terrifiante vague de colère qui brûlait dans son âme se déverser dans son corps.
Sa baguette se tendit devant elle, brutale, tandis que le sort lui vint immédiatement en tête. S'entraîner avait du bon.
"Expelliarmus."
Sans attendre de voir si son sort avait fonctionné, elle en lança immédiatement un autre.
"Tarentallegra."
Sa baguette fendit l'air pour dessiner le tracé vu et revu dans son manuel. Elle avait été surprise de voir qu'un tel sort avait été créé, elle s'en souvenait à présent. *Page 48, le Sortilège de Danse Endiablée. *
Il y avait tellement de froideur et de méchanceté dans ce simple mot qu'elle ne put empêcher un sourire de flotter sur ses lèvres. Contrastant franchement avec ses orbes orageux.
Juste voir l'autre danser. Danser jusqu'à ce qu'elle tombe, qu'elle en crève de fatigue.
Et puis, quoi ? Elle n'était pas méchante. Elle voulait simplement donner un cours de danse à cette ridicule petite morveuse qui avait osé la frapper.
Ce n'était qu'un retour des choses.
*J'aurais qu'à dire qu'on s'entraînait pour un duel. Et si elle pas trop stupide, elle va pas démentir. 'Fin, j'peux toujours rêver.*
Navrée de ce retard... Je te laisse voir si les sorts d'Alison ont fonctionné, je suis quasi-sûre que l'expelliarmus oui, mais je te laisse voir pour le second ! Et s'il n'a pas fonctionné, il est probable qu'Alison le recommence jusqu'à ce qu'il marche... 
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.