Angoisse nocturne
1 heure du matin, 6 mars 2046, couloir, près de la salle commune de Poufsouffle.Ce RP, et surtout son premier post, contiennent des descriptions de l’état de stress intense et de la crise de panique. Si ces sujets sont susceptibles d’heurter votre sensibilité, je vous déconseille de lire ce qui suit.
Argentella se réveilla en sursaut dans un des fauteuils de la salle commune, les yeux pleins de larmes. Elle tenta de ralentir sa respiration pour se calmer, mais elle ne faisait qu’accélérer. De l’air. Il lui fallait de l’air. Totalement paniquée, Argentella se leva et se rendit à une fenêtre qu’elle ouvrit d’un coup. Ce n’était pas assez. Il lui en fallait plus. Prise de vertige, elle se dirigea vers la porte. Une peur irrationnelle lui envahissait l’esprit. Elle s’engouffra dans le sas d’un pas chancelant et réussit à sortir dans le couloir. Elle s’appuya contre un mur. Elle tremblait. Ses joues étaient trempées de larmes. La jeune fille tenta tant bien que mal de continuer d’avancer. Prise de tremblement, elle sentit ses jambes se dérober sous son poids et elle tomba au sol. Elle avait chaud, elle étouffait. La transpiration se mêlait à ses larmes sur son visage. Son cœur battait à tout rompre. Sa poitrine lui faisait mal et son estomac se tordait dans son ventre. Elle frissonnait et avait l’impression de perdre le contrôle. Une puissante envie de hurler la tenaillait, mais elle en était réduite à hoqueter pathétiquement. La jeune fille avait l’impression qu’elle allait mourir, que son cœur allait cesser de battre ou sa respiration s’arrêter. Elle était seule, dans la nuit, en état de panique absolue et réduite au silence, sans personne pour la secourir.
@Emily Baker, j’espère que ça te convient !
Angoisse nocturne
[font=a gentle touch]
Autour de moi, tout est noir. Je ne vois ni n’entends rien, je suis comme privée de mes sens. J’avance à tâtons, avec l’impression de flotter, d’être invisible. A mesure que je m’approche de ma destination, je comprends. Je suis une bulle, c’est pour ça que je flotte sans rien ressentir. Je suis légère comme une plume, et un peu perdue dans un grand château qui m’est vaguement familier. Alors j’avance, prenant garde de ne pas trop m’approcher des murs, de peur d’éclater. Je suis si fragile et à la fois si forte. Je peux m’élever, surplomber l’immense bâtisse, dominer le monde. Mais le moindre contact causerait ma perte. Je dois m’éloigner, plus loin, plus vite. Je fonce à toute allure, me contentant de me tenir bien à l’écart du cadre défini par les murs et les escaliers. Je veux m’enfuir au plus vite, retrouver l’air libre pour y vivre ma vie sans craindre de me heurter à une cloison.
Quand soudain : boum. Je heurte violemment un obstacle que je n’avais pas remarqué, au sol, et me perce. J’ouvre les yeux, fesses à terre, et observe furtivement autour de moi, paniquée.
- Qu’est-ce que… ? Qu’est-ce que je fais ici ? Et t’es qui toi ? Et pourquoi est-ce que des bulles sortent de ma bouche quand je parle ? Yeux clos, je me concentre sur ma respiration afin de reprendre mes esprits. J’observe les alentours. Bon. Il fait nuit, les tableaux semblent venir de se réveiller, sans doute à cause de moi. C’est donc la nuit. Je suis dans un couloir, non loin de la salle commune, et j’ai trébuché sur une inconnue, qui, étendue sur le sol, a l’air assez mal-en-point. Et j'ai la bouche pleine de savon. Merlin, mais qu'ai-je encore fait ? Bon, je règlerai ce point plus tard. Je...oh, excuse-moi, je t’ai fait mal ? Désolée, je...j’suis somnambule.
Me penchant vers elle, je constate que son visage est trempé de sueur et de larmes. Je ne suis donc pas la cause de son mal-être, ni même du fait qu’elle soit par terre au milieu du couloir en pleine nuit. N’osant pas la toucher, craignant de lui faire peur, je murmure à son attention.
- Tu vas bien ? Enfin non, c’est évident...’scuze-moi. Tu veux que je t’emmène à l’infirmerie ?
Je commence à paniquer, ne sachant que faire. Aller réveiller un professeur, peut-être ? Le problème étant que ni elle ni moi n’avons de raison valable d’être en dehors de nos lits au beau milieu de la nuit.
C’est parfait pour moi, j’espère que pour toi aussi.
6 mars 2046
[/font]Autour de moi, tout est noir. Je ne vois ni n’entends rien, je suis comme privée de mes sens. J’avance à tâtons, avec l’impression de flotter, d’être invisible. A mesure que je m’approche de ma destination, je comprends. Je suis une bulle, c’est pour ça que je flotte sans rien ressentir. Je suis légère comme une plume, et un peu perdue dans un grand château qui m’est vaguement familier. Alors j’avance, prenant garde de ne pas trop m’approcher des murs, de peur d’éclater. Je suis si fragile et à la fois si forte. Je peux m’élever, surplomber l’immense bâtisse, dominer le monde. Mais le moindre contact causerait ma perte. Je dois m’éloigner, plus loin, plus vite. Je fonce à toute allure, me contentant de me tenir bien à l’écart du cadre défini par les murs et les escaliers. Je veux m’enfuir au plus vite, retrouver l’air libre pour y vivre ma vie sans craindre de me heurter à une cloison.
Quand soudain : boum. Je heurte violemment un obstacle que je n’avais pas remarqué, au sol, et me perce. J’ouvre les yeux, fesses à terre, et observe furtivement autour de moi, paniquée.
- Qu’est-ce que… ? Qu’est-ce que je fais ici ? Et t’es qui toi ? Et pourquoi est-ce que des bulles sortent de ma bouche quand je parle ? Yeux clos, je me concentre sur ma respiration afin de reprendre mes esprits. J’observe les alentours. Bon. Il fait nuit, les tableaux semblent venir de se réveiller, sans doute à cause de moi. C’est donc la nuit. Je suis dans un couloir, non loin de la salle commune, et j’ai trébuché sur une inconnue, qui, étendue sur le sol, a l’air assez mal-en-point. Et j'ai la bouche pleine de savon. Merlin, mais qu'ai-je encore fait ? Bon, je règlerai ce point plus tard. Je...oh, excuse-moi, je t’ai fait mal ? Désolée, je...j’suis somnambule.
Me penchant vers elle, je constate que son visage est trempé de sueur et de larmes. Je ne suis donc pas la cause de son mal-être, ni même du fait qu’elle soit par terre au milieu du couloir en pleine nuit. N’osant pas la toucher, craignant de lui faire peur, je murmure à son attention.
- Tu vas bien ? Enfin non, c’est évident...’scuze-moi. Tu veux que je t’emmène à l’infirmerie ?
Je commence à paniquer, ne sachant que faire. Aller réveiller un professeur, peut-être ? Le problème étant que ni elle ni moi n’avons de raison valable d’être en dehors de nos lits au beau milieu de la nuit.
C’est parfait pour moi, j’espère que pour toi aussi.
5ème année RP | Code couleur : #408080
En pause. Désolée.
En pause. Désolée.
Angoisse nocturne
Un choc. Qui eu cru qu’une personne qui vous percute puisse vous aider à vous sentir mieux ? Elle eu l’impression que son esprit était tiré vers le haut, qu’il reprenait petit à petit le contrôle. Une voix lointaine lui parvenait. Des mots épars. Argentella s’accrocha à ces sons pour se calmer. Elle allait bien. Elle avait déjà lu un livre sur les crises de panique. Son cœur ne pouvait pas lâcher. Il fallait juste qu’elle s’en convainque. Sa vision devenait petit à petit plus nette et ses sanglots avaient cessés, laissant place à des tremblements légers ponctués de hoquets. La voix se faisait plus nette. Elle releva un peu le visage. Il faisait sombre. Oui, c’est vrai, c’était la nuit. Elle était dans le couloir avec... quelqu’un. Une tache de couleur chaire entourée d’un halo noir. La dernière phrase lui parvint distinctement. L’infirmerie ? Mauvaise idée. Elle pouvait se calmer seule, elle en était certaine. Il fallait juste qu’elle respire. Doucement. Quand son cœur eu retrouvé un rythme presque normal, elle s’appuya au mur et se releva.
- N... non... c’est bon...
Sa voix était faible, tremblante, et sa bouche pâteuse. Ses jambes s’entrechoquaient légèrement, mais elle tenait debout. C’était un bon début. Il fallait juste qu’elle se calme encore un peu.
- Je voudrais... rentrer à ma... salle commune...
@Emily Baker, du coup j’ai fait ça, j’espère que ça va
- N... non... c’est bon...
Sa voix était faible, tremblante, et sa bouche pâteuse. Ses jambes s’entrechoquaient légèrement, mais elle tenait debout. C’était un bon début. Il fallait juste qu’elle se calme encore un peu.
- Je voudrais... rentrer à ma... salle commune...
@Emily Baker, du coup j’ai fait ça, j’espère que ça va
Angoisse nocturne
Apparemment, l’inconnue ne veut pas de mon aide, ou en tout cas, pas pour aller à l’infirmerie. Au fond de moi, je suis soulagée. Je n’ai jamais parlé de mon somnambulisme à l’infirmière, elle risquerait donc de ne pas me croire aujourd’hui, alors que je me trouve comme par hasard dehors en même temps qu’une camarade. Elle semble vouloir se relever en s’appuyant difficilement contre le mur froid et je la regarde faire, n’osant pas m’approcher davantage. A présent elle est debout, mais me semble bien faible, à moins que ça ne soit un effet d’optique causé par la lumière vacillante produite par les bougies. Cette fois je m’approche d’un pas franc, et place mon bras autour de sa taille, pour la soutenir.
- Je me permets...Voilà, je te tiens.
Elle souhaite rejoindre sa salle commune, et c’est à ce moment que je ne réalise que je ne connais ni son nom, ni sa maison. Je l’aiderais volontiers, mais je dois d’abord savoir où la conduire. La proximité avec ma propre salle commune laisse à penser qu’elle est à Poufsouffle, mais je n’en ai aucune certitude. Je ne crois pas l’avoir croisée auparavant, ou du moins, son visage ne m’est pas familier. Elle est probablement en première année, ce qui justifie le fait que je ne la connaisse pas. Le château est bien trop grand et les élèves bien trop nombreux pour que ma faible mémoire photographique me permette de n’oublier aucun visage. Le château est plongé dans la pénombre, si bien que je ne distingue pas la moindre couleur sur sa tenue.
- Ta salle commune, ok, je t’y emmène. T’es dans quelle maison ? Poufsouffle, non? Moi c’est Emily, au fait. Désignant le petit blaireau minimaliste cousu sur mon pyjama gris, j’ajoute avec un sourire. Poufsouffle.
Attendant la confirmation de celle-ci, je prête attention à son visage, qui me confirme que ni ses cheveux d’un blond vénitien, ni ses longs cils coiffant ses yeux d’un bleu intense ne me sont familiers. Son visage est toujours couvert de sueur, et sa voix tremblante ne me rassure guère. D’une voix timide, traduisant mon inquiétude, je l’interroge.
- Ca va un peu mieux ? Tu arpentes souvent les couloirs en pleine nuit ?
Je grimace, le goût du savon dans ma bouche est vraiment désagréable, bien plus encore que les bulles qui s’en échappent à chaque mot prononcé. Je n’ai aucune crédibilité, et elle me prend probablement pour une folle qui se nourrit de savon lorsque le château est endormi. Ridicule.
- Je me permets...Voilà, je te tiens.
Elle souhaite rejoindre sa salle commune, et c’est à ce moment que je ne réalise que je ne connais ni son nom, ni sa maison. Je l’aiderais volontiers, mais je dois d’abord savoir où la conduire. La proximité avec ma propre salle commune laisse à penser qu’elle est à Poufsouffle, mais je n’en ai aucune certitude. Je ne crois pas l’avoir croisée auparavant, ou du moins, son visage ne m’est pas familier. Elle est probablement en première année, ce qui justifie le fait que je ne la connaisse pas. Le château est bien trop grand et les élèves bien trop nombreux pour que ma faible mémoire photographique me permette de n’oublier aucun visage. Le château est plongé dans la pénombre, si bien que je ne distingue pas la moindre couleur sur sa tenue.
- Ta salle commune, ok, je t’y emmène. T’es dans quelle maison ? Poufsouffle, non? Moi c’est Emily, au fait. Désignant le petit blaireau minimaliste cousu sur mon pyjama gris, j’ajoute avec un sourire. Poufsouffle.
Attendant la confirmation de celle-ci, je prête attention à son visage, qui me confirme que ni ses cheveux d’un blond vénitien, ni ses longs cils coiffant ses yeux d’un bleu intense ne me sont familiers. Son visage est toujours couvert de sueur, et sa voix tremblante ne me rassure guère. D’une voix timide, traduisant mon inquiétude, je l’interroge.
- Ca va un peu mieux ? Tu arpentes souvent les couloirs en pleine nuit ?
Je grimace, le goût du savon dans ma bouche est vraiment désagréable, bien plus encore que les bulles qui s’en échappent à chaque mot prononcé. Je n’ai aucune crédibilité, et elle me prend probablement pour une folle qui se nourrit de savon lorsque le château est endormi. Ridicule.
5ème année RP | Code couleur : #408080
En pause. Désolée.
En pause. Désolée.
Angoisse nocturne
Argentella commençait enfin à reprendre ses esprits. En face d'elle se tenait une jeune fille bien plus grande qu'elle, sans doute âgée de quatorze ou quinze ans. Elle avait des cheveux courts et sombres, et son visage n'était pas familier à la première année. La plus âgée vint enrouler son bras autour de la taille de la blonde pour l'aider et Argentella la remercia d'une voix faible.
« Merci... Oui, oui, je suis à Poufsouffle... Argentella... »
La jeune fille passa fébrilement sa main sur son visage pour essuyer la fine pellicule de sueur qui le recouvrait et se tourna vers la brune avec un air désolé.
« Oui, je me sens mieux... Je suis désolée de t'avoir... »
De l'avoir quoi au juste ? L'avait-elle percutée ? Lui était-elle tombée dessus ? Elle se souvenait bien du choc, et elle avait vraiment repris conscience alors qu'elle était allongée par terre... mais elle était bien incapable de dire ce qui s'était exactement passé.
« Enfin, non, je ne sors pas la nuit d'habitude. C'est la première fois, et... À vrai dire, je ne sais pas du tout ce qui s'est passé. J'avais besoin d'air... je crois que j'avais l'impression de mourir... »
Elle regarda Emily d'un air d'excuse mêlé d'inquiétude envers elle-même et d'incompréhension. Enfin, c'était derrière elle, non ? Elle se sentait mieux maintenant après tout.
@Emily Baker
« Merci... Oui, oui, je suis à Poufsouffle... Argentella... »
La jeune fille passa fébrilement sa main sur son visage pour essuyer la fine pellicule de sueur qui le recouvrait et se tourna vers la brune avec un air désolé.
« Oui, je me sens mieux... Je suis désolée de t'avoir... »
De l'avoir quoi au juste ? L'avait-elle percutée ? Lui était-elle tombée dessus ? Elle se souvenait bien du choc, et elle avait vraiment repris conscience alors qu'elle était allongée par terre... mais elle était bien incapable de dire ce qui s'était exactement passé.
« Enfin, non, je ne sors pas la nuit d'habitude. C'est la première fois, et... À vrai dire, je ne sais pas du tout ce qui s'est passé. J'avais besoin d'air... je crois que j'avais l'impression de mourir... »
Elle regarda Emily d'un air d'excuse mêlé d'inquiétude envers elle-même et d'incompréhension. Enfin, c'était derrière elle, non ? Elle se sentait mieux maintenant après tout.
@Emily Baker