Des Inquiétudes envolées Privé

Avec @Lancelot O'Lake

Octobre 2045



J'étais assis sur une table de la bibliothèque et je me ressassai les évènements de la semaine. Ma journée avait été longue et je n'avais parlé à personne aujourd'hui. Mon arrivée à Poudlard ne s'était pas passé aussi bien que prévu. J'avais peu de discussions avec les autres élèves et encore moins avec ceux d'autre maison. J'avais imaginé mon arrivée à Poudlard comme un renouveau, une chance de rencontrer plein de gens et de vivre plein d'aventures. Malheureusement, ça ne s'est pas passé comme prévu. Ma famille me manquait énormément et je ne savais pas comment j'allais faire pour tenir toute une année sans jamais parler à personne. J'essaya de me concentrer sur mon devoir mais mes pensées divaguait entre ma maison et mes frères et soeurs. Je ne savais pas comment je faisais, mais mes notes n'étaient pas si catastrophiques, seulement, je n'avais pas de vie sociale. Je m'étais lancé un défi, il y a quelques jours, c'était de parler à une personne plus âgée que moi, voire, à un adulte. Je décida de le réaliser maintenant. Je regarda autour de moi et essaya de trouver quelqu'un à qui parler. Je vis le responsable de l'équipe éducative de le bibliothèque et je me lança. Je m'approcha de lui et je lui dit :

- "Excusez-moi de vous déranger, mais j'ai besoin de vous parler, est ce que l'on peut s'asseoir?"

C'était sorti tout seul, je ne savais pas comment j'allais faire mais une fois que le train est lancé, il faut savoir y rester. Voilà que je commençai à divaguer. Je m'assis sur une table près de l'endroit où l'on était et il fit de même. J'allai lui parler de mes soucis, c'était peut-être comme ça que ça allait mieux aller.

- "Je voulais vous parler car je ne me sens pas très bien en ce moment, ma famille me manque. Je m'appelle John Taylor." dis-je d'une voix tremblotante

J'espérait vraiment qu'il allait m'écouter et qu'il allait me donner quelques conseils.

J'espère que ça vous convient. :)
Dernière modification par John Taylor le 13 avr. 2021, 13:41, modifié 1 fois.

2eme année RP / 2ème année Devoir
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Des Inquiétudes envolées Privé
Inlassablement occupé à ranger chaque livre inutilisé dans leur rayonnage respectif, je goûtais du peu de répit que m’octroyait parfois mon travail. Je l’appréciais, en admirais même chaque possibilité d’obtention ; il n’était pas simple de profiter de son antre personnel quand on possédait pour mission l’offrande de toutes les informations nécessaires à la réussite des recherches scolaires ou documentalistes. Pourtant, cela n’était guère un fardeau ; on apprenait à atteindre le bonheur en quelques jours, en quelques heures, en quelques minutes, ou encore, en quelques secondes. Mais au travers de cette réussite dont les cartes étaient à obtenir, je devais maintenir le calme et le repos du lieu. Comment pouvaient-ils s’instruire sans la sérénité et la sensation de ne pas confectionner un travail sous une pression intense ?

Alors, ce fut dans le silence que je réalisais chacune de mes actions avant de me faire aborder par un jeune élève ; il devait certainement être en première année, et au vu de son regard, je recevais les mots quiets appartenant lexicalement au champ de la tristesse et du mal-être. Et cela fut confirmé quand je l’entendis avoir le besoin de discuter. M’installant donc face à lui, je tentai de découvrir ses raisons amenant à cette confrontation ; il semblait si effondré au fond de lui : son âme paraissait brisée par l’absence familiale et cela pouvait se concevoir.

— Enchanté, monsieur Taylor, ne vous en faites pas pour cela, vous ne me dérangez pas. Cela me fait même plaisir de vous écouter, je gis aussi là pour cela.

Je lui laissai le droit de voir le sourire délicat qui se figeait sur mon visage, alors que je posasse ma main sur l’une de ses épaules, la lui serrant d’une manière rassurante.

— Ne vous sentez pas honteux de ressentir le manque familial, nous le vivons tous en entrant à Poudlard, il apparait juste différemment chez chacun d’entre nous. Voulez-vous en parler plus en détail ? Quelle que soit votre réponse, je vous écouterai avec beaucoup d’attention.

@John Taylor, veuillez m'excuser pour l'attente de cette réponse :sweatingbullets:.


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Une fois assis, il me posa la main sur mon épaule et me fit un sourire délicat qui lui donnait un air tout à fait gentil. Ces attentions me détendirent et je me sentais prêt à lui confier mes peines. Il me répondit alors :

— Ne vous sentez pas honteux de ressentir le manque familial, nous le vivons tous en entrant à Poudlard, il apparait juste différemment chez chacun d’entre nous. Voulez-vous en parler plus en détail ? Quelle que soit votre réponse, je vous écouterai avec beaucoup d’attention.

C'est vrai qu'il avait raison, je ne voulais pas paraître comme un petit garçon de 11 ans, je voulais ressembler à un grand. On m'avait si souvent dit que j'étais l'aîné, que j'étais le plus grand et que je devais prendre soin des autres qu'il m'arrivait de ne pas savoir à qui m'adresser, à qui me confier. Je me sentait prêt mais mes mains étaient toujours crispés et j'avait le visage encore tendu. Je lui répondit alors :

- Ma famille me manque depuis longtemps mais depuis peu, ma mère a du partir car c'est une moldu et elle a peur pour sa vie. Elle fuit Ursula Parkinson depuis la chute du Ministère.

Je lui avait dit une des raisons de mes inquiétudes mais j'en avais beaucoup, plus ou moins grandes et à différents degrés d'intensité. Depuis la prise du Ministère par Ursula Parkinson, ma vie avait été bouleversé et mon départ à Poudlard fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. J'étais de nature joviale et enfantine mais après ces évènements, j'étais devenu plus froid avec les autres, je faisais moins confiance aux autres ... Je décida de continuer de parler et de lui expliquer plus en détail ma peine.

- Ma mère était ma confidente et malgré la chute du Ministère, je la voyais quelques fois. Mais Poudlard a coupé nos liens et je ne fais que penser à elle et à ma famille.

C'était la première fois que je me confiais autant à quelqu'un et je ne sais pourquoi, cela me faisait du bien. J'essaya donc de me détendre et de respirer trois fois pour chasser toutes mes crainte. C'était une des techniques de ma mère pour se calmer.

@Lancelot O'Lake
J'espère que ça vous plaît.

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Les mots de John volèrent rapidement en ma direction. Son mal-être se faisait maintenant bien pesant dans la pièce, mais il avait besoin de cette conversation ; il devait se sentir allégé de tous les remords qui lui rongèrent le cœur en cet instant. Il n’était qu’un enfant en manque de sa famille ; je le comprenais. Oh oui, nous étions bien trop semblables sur de nombreux points : il était privé de sa mère qui vivait cachée de notre monde à cause de sa nature ; j’étais un adulte qui eut à « fuire » ses parents pour les protéger de ma magie. Les sentiments devaient être identiques. On ne pouvait compter que sur nous-mêmes en cette période.

— Je vous comprends et vous ne devez pas vous en vouloir ou penser que cela est de votre faute. Ce n’est pas vrai, vous êtes — comme bon nombre de sorciers — victime de ce changement de système et de fonctionnement sociétal. Vous êtes innocents.

Il l’était pour moi ; il demeurait un enfant séparé de sa mère par le fait qu’un régime ne considérait pas les moldus ou leurs descendants d’un bienveillant œil. Et en lui disant ces mots, je me les rappelais à moi-même ; je me sentais aussi coupable d’avoir déchiré ma famille pour les laisser subsister loin de la crainte de me voir mourir à cause de ma différence.

— Je sais que cela peut être difficile à concevoir, mais votre maman a pensé à votre sécurité avant la sienne. Les moldus cherchaient à faire prisonnier de nombreux sorciers, même ceux vivant avec du sang moldu en eux. Vous, comme moi, auriez pu être de ces victimes, et par amour, votre mère a préféré vous protéger vous et votre famille, car quoiqu’il arrivait, nos deux sociétés se débutaient une guerre non silencieuse. Au même titre que votre mère, j’ai pris la solution de quitter mes parents pour rester dans le monde magique dans l’intention de les préserver de la vision de me découvrir condamné. L’affection peut engendrer bien des souffrances, mais quand tout cela sera fini entre nos deux peuples, les retrouvailles ne seront que plus belles. Vous reverrez votre famille, Monsieur Taylor, n’en doutez pas… Si vous le souhaitez, cependant, je pourrais effectuer un trajet à Pré-Au-Lard pour vous afin d’y transmettre une lettre à envoyer à votre famille. Elle, tout comme vous, a besoin de nouvelles mutuelles, car si elle vous manque, vous leur manquez aussi.

J’espérai lui redonner l’expectation des rapprochements malgré les temps sombres que nous vivions en ce moment. Il n’était pas toujours facile de comprendre ce qu’il se passait en extérieur quand nous nous retrouvions dans le cœur de Poudlard. Cependant, il était inconcevable pour moi de laisser cet enfant sans l’amour et les nouvelles de sa famille. Il lui fallait une espérance, et je désirai la lui offrir.


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Ma confiance en cet homme grandissait, de plus, il était bienveillant avec moi, il ne cherchait pas à partir, il me comprenait, il m'écoutait. Ça me faisait tellement de bien que j'aurais pu lui sauter au cou si j'étais moins timide. Il me répondit :

— Je vous comprends et vous ne devez pas vous en vouloir ou penser que cela est de votre faute. Ce n’est pas vrai, vous êtes — comme bon nombre de sorciers — victime de ce changement de système et de fonctionnement sociétal. Vous êtes innocents.

Ce qu'il disait était totalement vrai, totalement justifiée. J'étais une de ces personnes victimes de ce régime terrible. Ce régime m'avait fait peur au début, et maintenant, je le détestais, je le haïssais. J'aurais voulu le combattre mais j'étais encore petit et je sentais que mes actions seraient vaines. J'aurais voulu crier à toutes les personnes qui les aimait qu'ils étaient des traîtres sans pitiés, qu'ils avaient un coeur de pierre. Cependant, mes paroles restaient bloqués au fond de ma gorge, elle ne voulait pas sortir. Elles étaient comme un oiseau qui ne veut pas sortir dehors car il a peur du loup et des dangers. Voilà ce que je ressentais, j'avais peur d'elle et de son maudit gouvernement. Il continua à me parler et j'écouta d'une oreille car mes pensées vagabondaient. Et là, il me dit que lui aussi, il avait fui les siens, il avait fait les mêmes actions que ma mère. Soudain, ma joie remonta en flèche quand il me dit qu'il pourrait envoyer une lettre à ma mère à Pré-Au-Lard. J'étais très content et ma réponse portait cette joie. Mon visage avait retrouvé un semblant de sourire, mes mains se desseraient, elles étaient moins crispés. Je lui répondit d'une voix qui essayait de transmettre toute l'émotion possible :

- Oh, Merci beaucoup !

Maintenant, que j'étais sûr de pouvoir écrire à ma mère, je m'ouvra à lui le plus sincèrement. Un autre caractère n'avait pas facilité ma rentrée, c'était ma timidité. J'avais essayé de la vaincre mais je n'avais jamais réussi. Je lui demanda alors :

- Quelque chose d'autre me tracasse, voilà, je suis très timide et je n'arrive pas à aller vers les autres. Vous ne savez pas les efforts que j'ai fait juste pour vous parler.

Je venait de lui dire toute ma pensée et j'attendais ces conseils. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais trouvé la bonne personne à qui me confier. Il m'avait d'abord donné des conseils et puis, il m'avait dit qu'il enverrait une lettre à ma mère. Je savais qu'il était gentil et généreux, il avait une aura positive autour de lui qu'il transmettait aux autres par ses mots.

@Lancelot O'Lake
Dîtes moi si ça vous va ?
Excusez moi pour l'attente.

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Un sourire et ce fut tout ce qui pouvait me faire plaisir ; il acceptait à sa façon ma manière de parler, de rassurer. Il voulait de ces nouvelles, et je les lui offrirais, maintenant cela en était une certitude. Qu’aurais-je été si j’avais réalisé le contraire de mon acte : un vicieux, un homme frigide ? Certainement, mais, en cet instant, je ne désirais pas le savoir et ne le souhaitais toujours pas.
Je me permis de lui sourire une nouvelle fois, j’allais quoiqu’il pût arriver être capable d’analyser la moindre de ses mimiques. Il ne devait pas souffrir plus que ce qu’il ne faisait déjà. Il était difficile de vivre dans de telles périodes, mais même si on y réfléchissait bien, quelqu’un pouvait devenir — du jour au lendemain — une source de lumière pour nous emmener à l’autre bout du tunnel.

Toutefois, je devins témoin de son besoin de rompre avec la timidité ; un trait de sa personnalité certain. Bien que la pusillanimité pût être — généralement — perçue comme étant négative ; il ne se doutait pas de toutes les sagesses qu’elle procurait. Je pouvais le comprendre, mais en même temps cela me touchait de le voir si attristé à cause de sa propre personnalité. Je souris doucement.

— La timidité n’existe pas que défavorablement, elle apporte bien des vertus. Alors, la supprimer entièrement pourrait demeurer comme une mauvaise idée. Je dirais donc qu’il vous faudrait la travailler, la présenter en tant qu’une force. Oublier tout le négatif de ce que l’on pense de la timidité pourrait vous aider à mieux la dresser. Sachez que la timidité engendre des avantages : elle vous génère une pincée de sensibilité. Et cela serait vous mentir d’énoncer que la sensibilité ne touche personne. La sensibilité accroche toute la société, et puis ce n’est pas tout le monde qui apprécie les personnalités à fort caractère. Ensuite, elle vous apporte de la modestie pour vous-mêmes et vos camarades, elle vous octroie le droit d’être gardien des secrets, du fait que vous pouvez rester discret. Elle vous permet de respecter tous les individus vous entourant tout comme l’empathie, la gentillesse et l’humilité. Des qualités qui gisent des plus belles. Il ne faut ainsi pas avoir horreur de sa timidité, car en ayant peur d’elle, vous irez vers ses points d’ancrage négatif. Acceptez-vous comme vous êtes et faites de cette frilosité votre plus jolie force. Et même si vous avez réalisé des efforts pour venir me parler, vous l’avez fait avec perfection et altruisme ; vous m’avez prouvé que la timidité n’est qu’une caractéristique de votre personnalité et elle ne m’a point été déroutante. Il faut, parfois, voir le positif à chaque trait de notre personne.

Je terminai ma tirade sur un clin d’œil tout en me permettant de passer l’une de mes mains dans ses cheveux afin de légèrement les ébouriffer. Il avait un grand cœur et cela se ressentait à des kilomètres ; il ne devait donc pas avoir de son propre tempérament. Il pouvait rester celui qu’il était en continuant d’exploiter la positivité de la timidité pour se faire le plus de compagnons sincères possible. Il avait les plus belles cartes entre les mains ; j’en fus certain.


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J'étais content de pouvoir m'exprimer à un adulte mais aussi d'avoir trouvé cet homme, qui m'avait apporté énormément et qui me donnait des conseils de la plus grande utilité. Il me regarda et il ma parla, il était plein de sagesse, il ne me disait pas que j'étais bon, par gentillesse, mais il me montrait mes vrais qualités et comment les affirmer, comment les transformer et les rendre encore meilleur. Il me disait que la timidité était un atout, et qu'elle permettait d'en garder d'autres comme l'humilité ou savoir garder un secret. C'était vrai, ces qualités que je ne soupçonnait pas, que je ne voyais pas, il me les montrait. Ces paroles me remplirent de bonheur car ils ne valorisaient et ne considéraient pas les personnes selon leur physique ou selon leur sang mais plutôt selon leur morale et leurs qualités. Cependant, je savais que je n'arriverais pas à aller de l'avant, même si je faisais des efforts, je ne pourrais pas réussir à m'intégrer normalement, comme un autre élève. Je lui dit alors :

- Merci beaucoup pour vos conseils, mais, je ne pourrais pas réussir à m'intégrer dans un groupe, je le sais. Je n'arriverais pas à aller de l'avant, même si je connais mes qualités, je ne pense pas réussir à aller parler aux gens qui m'entourent.

Je le regarda et je ne voulais pas qu'il voie du regret dans mes yeux. Le regret de n'être pas à la hauteur de ces attentes. Je savais que c'était stupide, qu'il s'en fichait, je ne voulais pas lui faire de la peine en montrant que je n'avais pas toutes ces qualités qu'il m'avait énoncé. Je me sentais heureux mais triste à la fois. Heureux d'avoir trouvé une personne à qui parler et en plus, qui pourrait envoyer me lettre à ma mère. Mais triste, de savoir que je ne serais pas à la hauteur de ces attentes et que malgré ces conseils, je ne réussirais pas à m'affirmer. Je lui dit :

- Désolé de vous décevoir, mais je n'ai pas toutes les qualités que vous m'avez donné.

Je ne le regardais même plus, de peur de sa réponse. Je savais qu'il était gentil mais ne pas avoir autant de qualité que lui, me mettait dans un état de tristesse et de dépression profond.

@Lancelot O'Lake
J'espère que ça vous va.

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Ses mots volèrent avec une tristesse assez grave ; il n’avait donc aucune confiance en lui. Pourtant, de ce que j’observai, il réussissait là où il disait échouer, dire qu’il ne s’intégrerait à aucun groupe alors qu’il venait d’en créer un avec moi ; il avait fabriqué ce binôme grâce à son besoin de discuter. Je ne comprenais ainsi pas son envie perpétuelle de se rabaisser, de se contredire. Je souris finalement, il n’avait pas seulement désir de conseil, il avait soif de quelqu’un qui serait à son écoute et qui l’aiderait à s’élever ; il devait faire confiance en cette personne et en lui-même.
Je retirai, dès lors, la main que j’eusse mise précédemment dans ses cheveux et pris, ensuite, contact avec l’un de ses poignets, la serrant avec l’ambition de le rassurer davantage et encore. Il ne devait pas se torturer de la sorte ; il ne devait pas laisser son manque de sérénité se révéler comme étant un despotisme ; il devait faire toute la différence. Néanmoins, il ne serait pas seul dans cette épreuve ; il serait épaulé de tous les côtés. Des personnes le soutiendraient à surmonter cette timidité et l’aideraient à faire apparaître le jeune homme qui sommeillait — en cet instant — dans ses entrailles.

— Ne doutez pas de vous, jeune homme, vous n’en avez pas le droit. De ce que j’ai pu voir jusqu’à maintenant, vous êtes un jeune garçon bien courageux. Qui voudrait se confier à un bibliothécaire ? Normalement personne, surtout avec la règle absolue du silence dans un lieu comme celui-ci. Pourtant, vous, jeune élève, l’avez fait. Alors, je vous prierai de ne pas vous sous-estimer, et surtout de ne pas faire comparaison entre nous… Vous n’avez que onze ans tandis que j’en ai trois fois plus, nos parcours d’existence sont donc très différents. Après, vous avez le temps de grandir et de vous découvrir en tant qu’individu.

Je ne désirais pas le voir se descendre de la sorte ; il n’était qu’un enfant et pourtant, il avait toute la vie face à lui. Il pouvait encore croître et faire ses preuves. Nous étions très différents de par notre âge et notre parcours. Le sien, il ne faisait que commencer. Il avait donc encore beaucoup de temps devant lui pour apprendre à se connaître.

Veuillez m'excuser pour ce retard, l'IRL fut assez chargé.:sweatingbullets:


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J'écouta ces paroles qui me faisait du bien, me réchauffait mon coeur. Il avait confiance en moi, et en mes capacités. Tout ce qu'il me disait depuis le début m'avait fait transporter sur un nuage, telle un sortilège de lévitation ou du moins, il m'avait apporté du bonheur. J'écoutai ces paroles, m'abreuvant de son savoir, qui était immense ces paroles qui était si juste, si belle. Il avait réussi à comprendre mes problèmes, comme si c'était lui qui les avait crypter et il était franc, il parlait vraiment, du moins, j'en avais l'impression. Je le regarda et me demanda, comment je pourrais faire pour le remercier, de tout ce qu'il avait fait pour moi, et sans le moindre jugement, sans la moindre fermeture d'esprit. Je voudrais lui remercier, de tout ce qu'il avait fait pour moi, lui crier ma joie, mais je me ravisa, voyant qu'on était resté dans une bibliothèque. Je lui dis d'une voix sincère, un peu triste mais sincère, qui portait mes mots :

- Merci de cette confiance, et merci pour tout. Je ne sais pas comment exprimer ce que je veux dire. J'aimerais crier partout merci, vous montrer que j'ai une très grande confiance en vous. Je ne sais pas quoi dire d'autre, à part merci.

Je me remis de ce que je venais de dire, regardant ses cheveux, soigneusement arrangés par une brosse sans doute, qui ressemblait peu au mien qui était en pétard, comme disait ma mère. Je voyais dans ces cheveux, les caractères, dessinés au grand jour. Et tout cela n'était pas injustice, mais seulement, la juste valeur des choses. Il était quelqu'un de bien et toute sa tenue, le montrait et pas que ses paroles. Je devais lui rendre la pareille et il fallait que moi aussi, un jour, je puisse l'aider, lui porter conseil, peut-être, mais l'aider. Je lui dis :

- Si jamais vous avez besoin d'aide, dîtes le moi, je me ferais une joie de vous aider. Je veux vous remercier et sachez qu'à la moindre occasion, vous pourrez compter sur moi.

Je mis mes mains dans ma poche, touchant du bout de mes doigts, ma baguette et un objets métalliques, qui devait être un bout de chaine que j'avais du trouver par terre.

@Lancelot O'Lake, je sens que cette danse touche à sa fin. ^^
Je trouve vos mots incroyables, et vos pas ne réchauffent pas que le coeur de mon protégé.

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Un discours plein d’espoir ; un regard retrouvant doucement sa joie de vivre ; j’avais comme réussi à le remettre sur le chemin de la bonne humeur. Il le méritait, il n’y avait guère doute dessus ; ce jeune garçon pouvait, lui aussi, posséder une force du cœur incommensurable pour continuer son chemin avec une route qu’il dessinerait de lui-même. Je n’étais donc pas incertain de ce qu’il vivrait ; son parcours serait bien plus impressionnant qu’il ne pouvait l’imaginer. La vie apportait un lot de surprises bien conséquent lorsque l’on prenait soi-même son destin entre les mains.

Néanmoins, sa première saisie de conscience me fournit comme un baume sur la croyance que je lui portais ; son désir de me venir en soutien à l’avenir dans le but que mon service devînt son rendu me poignit spéciale, sincère et parfaitement contrôlée. Il avait choisi le côté du cœur, ce qui dans son cas ne paraissait nullement égoïste ; certes, cela n’était pas réfléchi, mais la justification était authentique ; celle qu’il voulait la plus nécessaire pour lui-même. Il n’allait ainsi pas lâcher de sitôt, alors, je répondis pour la lui accepter comme un engagement silencieux.

— Très bien, Monsieur Taylor, je prends note de votre envie de m’aider en retour et je n’hésiterais pas à le faire savoir. Toutefois, actuellement, je vais me charger de ce que je vous ai promis, transmettre la moindre lettre à votre mère et en votre nom. Cela est fait avec plaisir, et c’est avec ce même plaisir que je veux voir vos yeux briller de lumière. Vous le méritez, n’oubliez pas cela. Vous avez un grand cœur et c’est ce dernier que vous ne devez pas laisser tomber ainsi que votre espoir. Restez celui que vous êtes et n’écoutez pas les remarques négatives des autres à votre égard.

Je souris et lui ébouriffai les cheveux, une ultime fois, les rendant bien plus désordonnés que les miens avant de me lever et de lui offrir, ce qui serait, peut-être mon dernier regard pour la journée.

— N’hésitez pas à revenir me voir si vous avez besoin d’une personne avec qui parler, je serais ravi de venir vous épauler ainsi que de vous observer grandir comme vous le souhaitez. Et qui sait, peut-être la prochaine fois, vous serez celui qui m’apprendra plus de choses sur ma manière d’être ou de faire ?

Une tergiversation ou une certitude secrète sur la volonté de l’enfant me fit sourire avant que je ne disparusse dans le méandre de mes étales, peut-être avec l’espoir d’aider en une nouvelle circonstance mon semblable.

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Il s'agit de la fin pour moi, c'était un plaisir d'écrire les mots de Lancelot et je ne les regrette guère, cela sera donc avec plaisir de RP une nouvelle fois à vos côtes. :yes:


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