1 mai 2021, 14:51
A deux sous les étoiles filantes
30 avril 2046
@Filobert Ragan
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l était assez tard mais j'avais décidée de venir ici, près de cet arbre à côté du lac. J'aimais beaucoup cet arbre ; c'est ici que j'allais quand je venais prendre l'air, c'est aussi ici que j'avais rencontrée le calamar géant. Ici que j'avais perdu mon collier fétiche, bref, ici.
Les étoiles commençaient à illuminées timidement le ciel. J'avais prévu de les observer. Pour m'améliorer en astronomie, même si j'ai de bonne note dans cette matière, on peut toujours s'améliorer si on persévère, mais aussi pour me repose, me détendre. Les étoiles sont si petites, si gracieuse vu d'ici. Elles sont magnifique et offre toujours un spectacle magnifique une fois la nuit tombée. Un spectacle que je ne raterai pour rien au monde.
Comme à mon habitude, je m'approchai du grand arbre, posa mes affaires part terre et m'adossa au tronc. Après avoir pris ma baguette magique et mon livre d'astronomie dans mon sac, je levais la tête vers le ciel pour observer les petites boules de lumières.
Elles dansaient.
Et chantaient.
J'avais l'impression que, si je tendais bien l'oreille, j'entendrai une petite voix mélodieuse récitant un poème et que, si j'ouvrais grand mes yeux, je verrais un ballet sans fin. J'avais la bouche entre ouverte et mes yeux pétillaient. Magnifique. Le vent s'était levé, alors je resserrait autour de moi ma veste bleu marine.

• Couleur RP : #400000 • Rédactrice • 3ème année RP • 12 ans •

2 mai 2021, 06:44
A deux sous les étoiles filantes
"La nuit qui tombe, c'est l'aube de la poésie"... Filobert se rappelait cette phrase, qui allait bien avec sa mélancolie qu'il ne parvenait pas à dépasser, et dans ces cas là, il avait un remède: les étoiles. Elles lui montraient sa vie, les immenses possibilités, tous les chemins possibles, avec partout, des lumières, des éclats à découvrir. Cela le mettait toujours dans la joie, dans l'espoir. Le parc venait de s'éteindre doucement. Les derniers oiseaux du jour allaient à leurs nichoirs, et ceux de la nuit commençaient à s'agiter. Les arbres devenaient fantômes, dansant sous le petit vent. Il était bien. Levant les yeux, certaines amies s'éclairaient déjà. Dès qu'il les voyait, elles prenaient leurs places dans son cœur, bien au chaud.

Et alors qu'il était en plein voyage dans les étoiles, non loin de lui, dépassant de l'arrière du tronc d'un arbre majestueux, une longue chevelure ondulait au vent. Une sorte de coucher de soleil orangé. Qui éclipsait les étoiles. Et en regardant bien, il vit dépassant légèrement une étoffe bleu marine, immobile. Son cœur se mit sans raison à battre fort. Il y avait quelqu'un. D'attentif, de silencieux, tout entier comme lui dans la contemplation du ciel. Il s'approcha. Il ne voulait surtout pas lui faire peur. Et d'un autre côté, il ne pouvait passer son chemin. Il voulait savoir qui se trouvait là. Le silence était beau. Filobert était ému. Il passa sur le côté pour qu'elle puisse le voir arriver, et peu à peu se détacha du tronc une silhouette mince, puis peu à peu il vit un joli visage, tout en douceur, avec en contraste des yeux qui frétillaient dans la nuit, le regardant avec étonnement et curiosité.

Il se trouvait maintenant à portée de voix. La nuit poussait doucement le jour. C'est sans réfléchir qu'il lui parla, sans se demander rien. A l'ombre des étoiles, les cœurs pouvaient parler plus facilement.

On croit être seul. Et puis un jour sans lune, une étoile se pose, et c'est elle qu'on regarde.

Il se reprit de suite. Il ne la connaissait pas, cela lui était sorti tout seul, et il ne voulait pas qu'elle le prenne pour un fou, ou qu'elle prenne peur. Alors de suite, il redescendit sur terre et se présenta (sans rien regretter de sa première phrase, il savait qu'elle resterait, entre eux d'eux.)

Bonjour. Excuse-moi, les étoiles me font toujours rêver... Je m'appelle Filobert Ragan, je suis en première année à Serdaigle, je n'ai pas pu m'empêcher de venir voir qui se trouvait ici, dans un lieu que j'aime tant...


@Gabrielle Gray

"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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2 mai 2021, 10:19
A deux sous les étoiles filantes
@Filobert Ragan


𝒟ans mes yeux, se reflétait l'éclat des étoiles. J'étais émerveillée par cela. Même quand les ténèbres sont là, il y à toujours de l'espoir, toujours une lumière qui nous guide. J'aurai continuée à les regarder pendant des heures jusqu'à avoir un torticolis mais ce ne fut pas la cas car je vis une ombre parmi les arbres sombres. Je fronçais les sourcils et, par instinct, pris ma baguette dans la main. Je ne comptait pas m'en servir avant de savoir qui ou quoi était là, mais par mesure de précotions. On ne sais jamais sur quoi on va tomber. Parfois sur le bonheur et un coup sur le malheur sans raison particulière.
Finalement, une silhouette se détacha des arbres et s'approcha de moi. Il s'approcha et était maintenant à porter de voix.
C'était un garçon. Je ne connaissais ni son nom, ni son année, ni même sa maison. Je ne l'avais jamais rencontrée. Malgré l'obscurité, je réussie à distingué la couleur de ses cheveux : brun. Quand je regardai ses yeux, je ne pu plus les lâcher. L'un était bleu et l'autre vert. Pas que j'étais choquée par cette différence, non, j'étais émerveillée plutôt. Ils étaient si différent et pourtant si semblable. Le garçon pris la parole pour dire une phrase que restera à jamais dans ma mémoire :
-On croit être seul. Et puis un jour sans lune, une étoile se pose, et c'est elle qu'on regarde.
C'était une très belle phrase. Magnifique même. Moi qui adore la poésie et la lecture je suis servis. Bizarrement, juste après, il semblait un peu tendu. Peut-être regrettait-il sa phrase ? Moi, j'étais heureuse qu'il me l'ai dit. Il repris peu après :
-Bonjour. Excuse-moi, les étoiles me font toujours rêver... Je m'appelle Filobert Ragan, je suis en première année à Serdaigle, je n'ai pas pu m'empêcher de venir voir qui se trouvait ici, dans un lieu que j'aime tant...

Alors il s'appelait Filobert Ragan et était en première année à Serdaigle. C'est sans doute pour cela que je ne l'avais jamais vu. Il semblait gêné d'avoir dit une phrase aussi belle, digne de figurer dans un poème :
-Bonjour Filobert, lui dit-je d'une voix douce accompagnée d'un sourire, Ravie de te rencontrée. Je suis Gabrielle Gray, en première année également mais à Gryffondor. Tu n'as pas à t'excuser pour cette phrase, elle était magnifique. J'adore la poésie. Toi aussi tu aimes bien venir ici ?

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3 mai 2021, 07:11
A deux sous les étoiles filantes
Voilà qu'en quelques mots elle l'avait rassuré... il sentit son cœur, et tout son être s'étendre, à l'infini, jusqu'aux étoiles, comme si elle l'avait connecté au monde, à lui, à toute la nature, à l'Univers qu'il sentait vivre et palpiter autour de lui. Oh oui qu'il aimait ce moment ! Il allait pouvoir lui répondre, et il sentait déjà qu'entre eux il y avait ce même émerveillement...

Le ciel, la terre, la mer, la montagne. Ces choses qui n'en sont pas, qui sont des êtres vivants, oh oui que j'aime m'y promener, du regard et dans mes pensées ! Alors oui j'aime venir ici, et près du lac, et partout où je peux sentir vibrer les choses, en moi. J'aime ceux qui comme toi sont capables de s'arrêter, de regarder en silence, de contempler. Ceux qui savent s'effacer.

Et de nouveau il se dit qu'il ouvrait déjà grand son cœur à une inconnue... Elle ne l'était déjà plus pour lui. Elle serait "la jeune fille des étoiles" dont il se souviendrait toujours.

Mais ne venait-elle pas de dire qu'elle aimait la poésie ? C'était tellement étrange, particulier, rare, qu'il ne l'avait pas compris tout de suite... Et elle le regardait avec un sourire. Et sa voix était douce comme une caresse. Était-il en train de rêver ? Ou alors, tout allait s'arrêter brusquement. Il entendrait une voix qui l'appellerait, elle, et elle partirait sans un mot. Il avait ce sentiment de vivre ce qu'on ne vit que de très rares fois dans sa vie: la chance de rencontrer une âme sœur. L'air vibrait encore de sa voix. Il ne pouvait pas laisser passer ce moment. Il voulait le fixer dans des mots, le faire vivre éternellement, qu'il soit pour eux d'eux un instant magique (et ne même temps le soir tombait, l'obscurité avançait, et cela devenait de plus en plus étrange parce que cela provoquait un sentiment d'intimité entre eux qui ne se connaissaient pourtant pas). Et puis sa voix retentit:

Tu disparais peu à peu dans les ombres de la nuit, et en moi en même temps une silhouette se forme, une image s'illumine, tes cheveux flamboient, tes mains sont couleur lune, tu es en moi le jour et la nuit, l'aube et le crépuscule...

Cette fois il n'eut pas peur. Il savait. Qu'elle pouvait l'entendre, écouter les mots qui coulent dans les veines, qui vont irriguer le cœur. Les mots en poésie... Il lui sourit.
Et là il ne pu s'empêcher de dire, très bas, de peur qu'elle n'entende:

Déjà, je ne veux pas te perdre

Puis, très vite, un peu trop haut sans doute:

Regarde... Les pléiades... neuf étoiles brillantes, les grecs déjà les avaient observées. Elles protègent les marins, sont milles choses, devenues enfin les muses des poètes.

Ils regardèrent ensemble le ciel. Longuement. Il ne manquait que sa main, pour que sa joie soit parfaite.

@Gabrielle Gray

"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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3 mai 2021, 19:08
A deux sous les étoiles filantes
@Filobert Rangan


ilobert rassuré. Il n'avait sans doute pas l'habitude de rencontré quelqu'un qui aime la poésie. Une vie sans poésie est comme un ciel sans étoile ; fade, ennuyant. Grâce à la poésie, on peut exprimer ses sentiments avec force et beauté. Je ne suis pas spécialement doué pour écrire des poèmes, mais parfois, quand l'envie me prend, j'attrape mon carnet et commence à noircir les pages de lettres. Ma plume vole sur le papier.
Le ciel, la terre, la mer, la montagne. Ces choses qui n'en sont pas, qui sont des êtres vivants, oh oui que j'aime m'y promener, du regard et dans mes pensées ! Alors oui j'aime venir ici, et près du lac, et partout où je peux sentir vibrer les choses, en moi. J'aime ceux qui comme toi sont capables de s'arrêter, de regarder en silence, de contempler. Ceux qui savent s'effacer.
Les paroles de Filobert était tout simplement magique. Je ne pouvais plus le quitter des yeux. Il était magique. Mes yeux brillaient d'une lueur inconnu, mais plaisante. Je ne voulais rien dire, j'étais sans voix face à tant de beauté.
Tu disparais peu à peu dans les ombres de la nuit, et en moi en même temps une silhouette se forme, une image s'illumine, tes cheveux flamboient, tes mains sont couleur lune, tu es en moi le jour et la nuit, l'aube et le crépuscule...

Quand ces paroles sortirent de sa bouche, je sentis mes joue rougir et mon cœur battre plus fort que la normal. J'avais toujours rêvée qu'une personne me parle en poésie. Je n'avais jamais eus de réel succès avec les garçons, de toute façon, là où j'habitais, ils étaient fier, insensible à la poésie et bruyant. Toujours à ne se mêler que de ce qui ne les regardaient pas. Mais j'avais toujours voulus qu'un jour, le garçon qui fera battre mon cœur me fasse sa déclaration en poème. C'était bien un rêve, je ne pense pas qu'il se réalisera un jour.
Pour en revenir à Filobert, juste après son poème, il le fini dans une phrase presque inaudible. J'en avais compris le sens car j'avais attraper quelque morceau de phrase. Ca devait être quelque chose comme ça : Je ne veux pas te perdre.
Il repris assez vite d'une voix plus forte :
Regarde... Les pléiades... neuf étoiles brillantes, les grecs déjà les avaient observées. Elles protègent les marins, sont milles choses, devenues enfin les muses des poètes.
Je suivis son doigt du regard et tombai sur les étoiles dont il parlait. Elles étaient belle, comme toute les étoiles, mais attirait plus mon regard que les autres. Je me rendis compte qu'il était toujours debout, alors je déblaçai mes affaires pour lui faire un place à côté de moi et lui fit signe de venir. Comme Filobert semblait également aimer la poésie, je lui dit timidement, toujours en regardant le ciel étoilée :
-Les étoiles sont la lueur des âmes montées au ciel. Elles sont l'éclats des yeux des morts, le reflet de leur âme perdue. Tout comme les yeux sont le reflet de l'âme des vivants.
Je tournais la tête vers lui et le regardais dans les yeux :
-T'es yeux brille. Plus que la moyenne et cela les rends magnifique. Les étoiles serons jalouse, avec un simple regard, tu les éclipsent.

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4 mai 2021, 07:06
A deux sous les étoiles filantes
Filobert vivait un rêve, il en était sûr. Il allait se réveiller, mais tant pis, il voulait vivre ce rêve jusqu'au bout, ne pas en perdre une miette pour pouvoir se le rappeler, tout au long de sa vie. Elle lui faisait une place près d'elle, lui parlait de son regard, et maintenant ils étaient parfaitement seuls, juste dans la lueur du ciel, et celle de leurs yeux.

Elle était toute proche. Il devait faire un effort pour ne pas la regarder constamment. Et soudain, alors que leurs regards étaient tous deux tournés vers le firmament, elle arriva, celle qui devait sceller quelque chose entre eux, leur offrir un espace où écrire quelque chose.

Une étoile filante.

Et tous les deux, soudain très émus, pensèrent la même chose: il faut faire un vœu !
Et dans le silence, sans oser se regarder, il le firent.
Pour Filobert, ce fut: "Que notre amour soit beau et sans fin...".
Cela lui vint comme ça. Il n'avait pas réfléchi, c'était une évidence.

Il se sentit rougir quand il se tourna vers elle, et d'un regard il sut qu'elle aussi en avait fait un.
Ils se taisaient. ils venaient de parler dans leurs âmes. Il n'y avait plus rien à dire d'autre.

Quelques minutes passèrent. il sentait si fort sa présence, ses moindres gestes, son souffle même qui lui disait qu'il ne rêvait peut-être pas, qu'il y avait un être qui vivait, respirait avec lui, tout à côté...

Et se tournant vers elle, il lui dit:

Il y a à tout moment ce que nous désirons le plus au monde. Et rarement c'est cela que nous faisons. Et pour une fois, je vais le faire. Mon plus grand désir, c'est de te connaître... Que tu me parles de toi, de ce que tu aimes, de ce qui fait ta vie... Et je commencerai bien par la lecture... Par les livres qui t'ont marqués, ceux que tu as adorés. Je ne veux pas te quitter sans quelque chose de toi !

@Gabrielle Gray

"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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4 mai 2021, 19:06
A deux sous les étoiles filantes
@Filobert Ragan


𝓙'étais un peu gêner d'avoir dit cela, après tout, je ne connaissais Filobert que depuis une quinzaines de minutes à peine ! Il s'assit bientôt à côté de moi et nous observâmes les étoiles en silence, trop émerveiller pour dire le moindre mot. Tout à coup, une trainée lumineuse déchira le ciel et disparu presque aussitôt. Cela c'était passer très vite, mais je l'avais vu. C'était une étoile filante.
D'après la tradition, quand on voit une étoile filante dans le ciel, nous devons faire un vœu et ce dernier doit se réaliser. Je fermai les yeux pour mieux me concentrer sur ma demande. Habituellement, j'aurais souhaitée protection à ma famille ou réussite dans le travaille que je voulais faire plus tard, mais aujourd'hui, mon vœu fut tout autre. Faite que Filobert et moi devenions amis. ai-je souhaitée. Puis j'ajoutais, les joues un peu rouge : Ou peut-être plus, même.
Quelques minutes passèrent dans un silence. Ce silence n'était pas gênant, au contraire, il était apaisant. Au bout d'un moment, Filobet se tourna vers moi et me dit :
-Il y a à tout moment ce que nous désirons le plus au monde. Et rarement c'est cela que nous faisons. Et pour une fois, je vais le faire. Mon plus grand désir, c'est de te connaître... Que tu me parles de toi, de ce que tu aimes, de ce qui fait ta vie... Et je commencerai bien par la lecture... Par les livres qui t'ont marqués, ceux que tu as adorés. Je ne veux pas te quitter sans quelque chose de toi !
Son souhait me fit sourire. Moi aussi, je voulais en apprendre plus sur lui, sa vie, ses loisirs,... Je lui répondit en souriant :
-Déjà, j'adore lire. La plupart du temps, je lis des livres moldus, je les adores. Surtout ceux parlant de mondes magique, voir la vision des moldus sur des mondes semblable au notre est intéressant. J'aime beaucoup la poésie, mais ça je crois que tu l'avais compris. J'adore le patins à glace, j'ai l'impression de voler. J'aime ma famille plus que tout au monde. Et toi ?
Je disais un peu tout ce qui me passais par la tête et je voulais savoir tout de Filobert.

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5 mai 2021, 06:26
A deux sous les étoiles filantes
C'était très direct finalement ces questions ! Et c'est lui qui avait commencé ! Evidemment poser une question sur la famille, cela semble naturel et normal. Et c'est justement un point qu'il est impossible pour lui d'aborder directement. Et le patin à glaces... Il avait été tellement maladroit quand il avait essayé un jour de décembre avec des cousins moldus, qu'il préférait aussi éviter pour le moment le sujet. Du coup sa timidité maladive revient en un coup. Un coup de fouet. Il se retrouvait seul, avec une fille qui aimait la poésie, la lecture, les mondes imaginaires comme lui, sans plus savoir quoi dire et quoi faire ! Il savait bien qu'il n'allait pas se dépêtrer de ce coup là. Il regarda le ciel, chercha une aide tout là-bas. Mais rien. Et elle le regardait, il sentait sa curiosité, son envie de le connaître, et là il était en train de se défiler à toutes jambes !

Et malheureusement dans ces cas là, il n'avait rien trouvé d'autre que la fuite ! Et c'est aussi dans ces circonstances que l'ancien sortilège revenait, celui de son oncle, un sortilège de séduction qui continuait à le poursuivre, et bien sûr malgré ses efforts pour l'arrêter, l'image de Ségola lui revient, elle qu'il trouvait affreuse, très fière d'elle même, ne s'intéressant qu'à son petit monde, s'imposa peu à peu, avec cette voix sans âge, qui lui disait "Fuis ! C'est Ségola que tu aimes". L'horreur. Et c'est en faisait un énorme effort sur lui, qu'il composa avec tout cela, et dit:

C'était une belle rencontre, Gabrielle. Je n'ai jamais connu quelqu'un qui soit comme toi aussi près des étoiles et des livres. J'aimerais écrire un livre un jour. Je te le dédicacerai. Mais tu vois il arrive que j'aie froid. Je le sens qui vient, qui me transperce les os. Je vais devoir m'en aller je pense. Je ne t'ai encore rien dis. Ne m'en veux pas. Je vis des choses pas banales, qui me rendent difficile à approcher. Dans ces moments ci, le plus terrible est que tout se vide. Et pourtant je te sens, il y a quelque chose qui me pousse aussi à rester. Je crois que c'est ta voix. Tu as une façon de me parler qui me dit qu'il y a bien quelque chose, derrière les regards, les êtres que nous rencontrons, quelque chose qui palpite, qui vit fort, et dont toute la poésie parle... Je m'excuse...

Et Filobert, très bizarrement, commence à reculer doucement, comme s'il voulait à la fois partir et rester en contact...

@Gabrielle Gray

"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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5 mai 2021, 18:33
A deux sous les étoiles filantes
@Filobert Ragan


𝒫eut-être était-ce ma réponse. Ou alors ma question, mais Filobert semblait tendu. J'avais dû dire quelque chose qu'il ne fallait pas et je m'en voulais énormément. Je comprenais car, moi même, je ne lui avais pas tout dit. On ne se connaissait que depuis peu, alors c'était normal. Certaines choses sont dur, voir impossible pour certaines personnes à exprimer. Comme moi. Et peut-être Filobert. Je ne lui en voulais pas de ne pas me donner de réponse, je n'allais pas le forcer. Mais je m'en voulais. Je l'avais mis mal à l'aise. J'avais envie de lui dire que j'étais vraiment désolée, j'avais envie de le rassurer, de l'aider. Mais je ne bougeais pas et me contentais de détourner le regard pour ne pas le déranger encore plus. Filobert brisa le silence qui, cette fois, était pesant :
-C'était une belle rencontre, Gabrielle. Je n'ai jamais connu quelqu'un qui soit comme toi aussi près des étoiles et des livres. J'aimerais écrire un livre un jour. Je te le dédicacerai. Mais tu vois il arrive que j'aie froid. Je le sens qui vient, qui me transperce les os. Je vais devoir m'en aller je pense. Je ne t'ai encore rien dis. Ne m'en veux pas. Je vis des choses pas banales, qui me rendent difficile à approcher. Dans ces moments ci, le plus terrible est que tout se vide. Et pourtant je te sens, il y a quelque chose qui me pousse aussi à rester. Je crois que c'est ta voix. Tu as une façon de me parler qui me dit qu'il y a bien quelque chose, derrière les regards, les êtres que nous rencontrons, quelque chose qui palpite, qui vit fort, et dont toute la poésie parle... Je m'excuse...
Ses paroles me laissèrent sans voix. Encore une fois je voulais le rassurer, lui dire que j'étais là pour lui si il avait le moindre problème, le serrer dans mes bras. Je lui répondit avec le plus de douceur possible, pour ne pas qu'il pense que je lui en veux car ce n'était absolument pas le cas :
- Merci Filobert, moi aussi, je n'ai jamais rencontrée quelqu'un comme toi. Et ne t'en fait pas, je ne t'en veux absolument pas. Repose toi bien et réchauffe toi.
Alors que Filobert était en train de partir, j'eus l'impression que je ne le reverrais jamais. Sans doute une impression idiote mais j'eus peur de ne plus voir ses yeux, ses cheveux, son visage. Je me tournai vers la silhouette que commençai à disparaitre et je m'approchai de lui, le cœur bâtant. Je sais qu'il aurait voulus être seul, mais il fallait vraiment que je lui dise cela sinon je m'en mordrai les doigts :
-Filobert.
Il se retourna et me fit face. Je n'osais pas le regardée dans les yeux :
-Accepterais-tu de me revoir ? Et de... devenir mon ami ?
J'espérai de tout mon cœur, de tout mon être qu'il dise oui. Maintenant qu'il avait croisée ma route, je ne voulais pas le perdre de vu, je voulais le revoir.

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6 mai 2021, 08:39
A deux sous les étoiles filantes
Gabrielle était différente. A chaque fois qu'il arrivait à Filobert d'être mal à l'aise, il était parti sans un mot, sans un peu de douceur. Et elle lui dit d'abord des paroles qui le réconfortèrent, qu'il prit comme des paroles d'adieu, mais délicates et il l'a remerciait au fond de lui.

Merci Filobert, moi aussi, je n'ai jamais rencontrée quelqu'un comme toi. Et ne t'en fait pas, je ne t'en veux absolument pas. Repose toi bien et réchauffe toi.

Voilà. Encore une fois ce serait tout. Il se détourna. La tristesse l'envahit. La nuit était noire. Le sortilège agissait en lui, il en était sûr. Il le détournait encore d'un peu de vérité, de beauté, de lumière. Il retournait à son destin.

Et puis il vit au loin une autre étoile filante. Comme un espoir. Et c'est alors qu'il entendit des pas, qui se rapprochaient, et une voix, qu'il reconnaissait maintenant entre toutes:

Filobert...

Il se retourna. Elle était là, les yeux baissés, les bras ballants, les deux mains entremêlées. C'était pour lui tellement étonnant. il était stupéfait.

Et elle parla...

-Accepterais-tu de me revoir ? Et de... devenir mon ami ?

La revoir. C'était juste ces mots qu'ils voulaient entendre, les seuls sons qui pouvaient le sortir de sa torpeur, de son histoire, de ses longues randonnées solitaires, des nuits sans étoiles, des matins sans soleils.

Il la regarda. Il voulait revoir son regard.

Une autre étoile vient de filer dans le ciel, Gabrielle. Et je n'ai plus rien à lui demander. Puisque tu es là, face à moi. Et je me dis que nous rirons ensemble aussi, que nous allons pouvoir maintenant nous retrouver sous le soleil, dans notre monde magique, nous offrir de la joie l'un à l'autre.

Alors il s'approcha tout près de son oreille, et tout doucement, il lui chuchota

Oui, et oui...

Il la sentait si proche. Mais elle avait bien dit "amis", et c'était déjà si extraordinaire pour lui, de pouvoir peut-être devenir son confident...

@Gabrielle Gray

"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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