Montée infernale : Limite du corps et de l'esprit Libre

Rp totalement libre. Vous pouvez intervenir comme bon vous semble, pas besoin de hibouter.


Un week-end de janvier 2046 après les vacances de Noël.


Cela faisait quelques jours que Lucy était revenue au château pour donner suite à la fin des vacances de Noël. Ses occupations étaient les mêmes qu'à son habitude. Parfois jouait-elle avec elle-même aux échecs dans sa tête, d'autres fois elle lisait et travaillait sur ses devoirs. Il faisait froid dans le château à cette période de l'année et c'était l'une des rares fois où elle n'avait pas oublié de mettre un mentaux par-dessus sa robe d'époque. Ça avait l'avantage de la maintenir au chaud. En ce jour Lucy flânait entre les salles, piochant par moment un petit bonbon au piment. Elle s'amusait à répertorier les tableaux dans sa mémoire entre deux coups de sa partie d’échec imaginaire, leur souhait le bonjour et une belle journée avec beaucoup de politesse. Elle aimait parfois parler avec les tableaux, elle avait l'impression d'en apprendre plus sur l'histoire. Elle ne restait jamais plus de deux minutes par tableaux, dans le cas contraire elle ne pouvait échanger avec tous. La petite Irlandaise avait emprunté presque tous les escaliers du château, pour être précise elle était passée par cent-vingt d'entre eux sur les cent quarante-deux.

Une fois qu'elle eut fini de souhaiter le bonjour aux différents tableaux elle se mit en tête de rentrer dans la salle commune des Serdaigle afin de reposer son corps. Ses pieds étaient endoloris par les allez retours et ses jambes menaçaient en tout point de rompre sous la masse du petit corps de la fillette. Prenant le chemin de la tour ouest et du sixième étage elle se mit à compter les marches. « 97, 98, 99, 100, 101 » un compte qui ne devait pas être interrompu. Pourtant, c'est ce qu'il se passa, son esprit dans un moment de distraction hésitait entre deux nombres. Elle redescendit l'intégralité des marches puis reprit son compte. Cette fois-ci elle arriva jusqu'au cinquième étage avant de perdre le compte. Une nouvelle fois elle descendit l'intégralité de l'escalier. Elle n'était pas encore énervée, ça lui arrivait parfois de les redescendre ou les remonter huit ou neuf fois. Elle savait que dans la tour ouest il y avait six étages pour rejoindre la salle commune de Serdaigle, avec quarante-six marches par étage.

Elle continua ses aller-retours, mais alors qu'elle redescendait les marches pour la quinzième fois, son corps mit le holà. Il devait se reposer, il ne pouvait encaisser plus, Lucy était essoufflée et malgré son rythme d'escargot elle ne pouvait plus monter une marche de plus avant quelques minutes. Prenant le temps d'admirer sa collection de fleurs durant une trentaine de minute, elle sentit ses jambes fondre comme des petites guimauves trop proches d'une source de chaleur intense. Elle soupira et se releva. Elle montait une nouvelle fois les marches. Cette fois-ci elle arriva au sommet « 275 » c'était son compte. Il en manquait une... Six étages avec quarante-six marches par étage faisait deux cent soixante-seize marches. Elle craqua, ses nerfs ne pouvaient supporter une erreur comme celle-ci. Une fois en bas des marches pour ce qui était la seizième ou la dix-septième fois. Ses yeux se mirent à lâcher quelques larmes. Elle était profondément frustrée et la fatigue bien trop intense pour garder son calme. Elle décida de s'asseoir sur la première marche. Elle Prit ses genoux dans ses bras et commença à pester contre elle-même. Elle eut un petit sanglot puis fondit en larme dans la seconde. Ses jambes étaient si douloureuses qu'elle avait du mal à supporter celle-ci. Elle posa son menton sur ses genoux tenus par ses bras. Elle était dans une position totalement recroquevillée. Lucy attendait que le temps passe sans vraiment avoir autre but que d'évacuer la frustration et la tension qui s'étaient emparées de son corps et son esprit. Laissant ses larmes couler sur sa peau sans prendre le temps de les sécher, une fois au bout du chemin elles chutaient et assombrissait le sol.

- J'en ai marre... Lâchait-elle dans un soupir, alors que sa voix était meurtrie par une respiration saccadée.

Couleur des dialogues : #004080

Montée infernale : Limite du corps et de l'esprit Libre
Argentella descendait les nombreux escaliers de la tour ouest, un peu perturbé. Elle venait de monter du troisième étage au sixième avant de se rendre compte qu’elle se trouvait devant la salle commune des bleus et bronze, une pièce à laquelle elle ne pouvait définitivement pas accéder. Elle avait donc haussé les épaules avant de redescendre, sans réellement comprendre ce qui lui était passé par la tête. Elle descendit donc les six étages et s’arrêta à quelques marches du rez-de-chaussée. Sur la dernière marche, une jeune fille aux longs cheveux roux était assise, la tête entre les genoux. Argentella descendit une nouvelle marche, plus lentement, et s’aperçut que la jeune fille en question était agitée de légers sanglots. Elle s’approcha lentement, comme on le ferait avec un animal blessé, craignant sa réaction. Elle était à présent suffisamment près pour voir des larmes lisses comme des billes tomber sur le sol et pour entendre le murmure que la jeune fille lâcha dans un souffle. Argentella hésita un instant, remit une mèche blonde derrière son oreille puis s’assit à une distance toute fois respectable d’elle. La jaune se pencha d’un air soucieux vers elle et lui demanda :

- Euh... est-ce que ça va ?

Elle avait dit cela d’une voix douce et basse, où perçaient des inflexions étonnamment inquiètes pour une inconnue.

Dialogue #778899 | fourth year


Montée infernale : Limite du corps et de l'esprit Libre
Bienvenue, merci pour ce pas, c'est avec plaisir de découvrir Argentella.

Alors que son esprit était orienté toujours sur le mal qui la rongeait quelque chose perça le silence qui régnait entre deux sanglots. La première réaction produite par le petit corps de l'Irlandaise fut de se contracter, ses muscles se tendaient si fort qu'elle avait l'impression d'avoir une carapace infranchissable. Lorsque son corps lâcha du leste, sa tête se mit à tourner dans la direction d'où provenait les quelques mots qui avaient été prononcés d'une voix douce. Lucy cligna des yeux à plusieurs reprises, ceux-ci étaient inondés par les larmes et il était très difficile de discerner avec beaucoup de détails cette fille qui venait d'arriver. Sans balayer l'humidité qui régnait dans ses yeux, elle entendit que l'image soit plus claire. Il y avait une fille, posté à proximité d'elle. Blonde avec des yeux d'un bleu intense. Elle aimait beaucoup ses yeux, le bleu qui perçait le monde était vraiment magnifique. Lucy semblait quelque peu hébétée.

- Bonjour… Fit-elle à l’attention de la jeune fille qui se trouvait devant elle.

Elle ne savait pas vraiment quoi penser, bien sûr qu'elle n'allait pas bien, mais il n'était que peu convenable de se plaindre. Néanmoins, cela l'était aussi de mentir, quoique. Prise dans un étau elle ne savait que faire. Elle ne pouvait dire qu'elle allait bien, cela serait manquer de respect à son interlocutrice qui voyait très bien que non. Lucy opta pour un juste milieu.

- Pas trop et vous ? Répondit-elle alors que sa tête faisait non.

Sa voix était fracturée par les petits sanglots qui semblaient ne pas se calmer, rendant son accent irlandais moins clair que d'habitude.

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