Emotion Primaire

Nélya Marks, première année 12 ans BBCode= #800000
@Gabryel Fleurdelys
Dimanche 8 Janvier 2045
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🧥 débardeur blanc, chemise blanche manches remontées aux coudes, cravate Gryffondor tenue lâche, robe de sorcière ouverte, chaussettes hautes noires, jupe noire plissée, vielles converses noires
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Le Week-end, elle l'avait attendu avec tant d'impatience! Et enfin il était là. Comme promit après les vacances, dès son arrivée elle avait aussitôt envoyé une lettre à ses parents pour leur dire qu'elle était bien à Poudlard, et depuis elle n'arrêtait pas de recevoir des lettres, quasiment tous les jours! Mais enfin, elle venait de terminer de répondre à toutes dans une sacré grande lettre, sûrement n'avait-elle jamais autant écrit jusqu'à aujourd'hui!
La main endolorie et les doigts quasiment figés dans leur position pour tenir sa plume, elle avait fui son dortoir, et même le petit salon. Elle avait besoin d'air. D'air pur à respirer et non pas celui pollué par toute l'encre qu'elle déversait sur ses lettres.

Tandis qu'elle se massait la main et les doigts, l'enfant se rendit compte qu'il n'y avait pas que sa main qui lui était douloureuse. Sa tête. Elle la sentait lourde, chaude, bouillonnante même! Prise dans un élan simplet, elle avait tout bonnement répondu aux lettres en suivant exactement le fil de celles reçus, réécrivant ainsi plusieurs fois la même chose sans s'en rendre compte, avant de raturer, pour finalement réécrire quand l'encre terminait de salir la lettre qui finissait quasiment illisible. Au total, elle avait recommencé plus de fois qu'elle n'avait de doigts.
Après ce week-end entier passé le nez dans l'encre et les enveloppes, elle n'avait toujours pas comprit. Elle ne comprenait toujours pas, pourquoi ses parents étaient-ils si bizarre? Tout chez eux était bizarre d'après la petite sorcière, allant de leur comportement, à leurs paroles, à leurs lettres. Et malgré tout, pendant ces vacances de noël ils n'avaient eu de cesse de répondre à ses questions que " ce n'est rien", pour finalement se contredire en se parlant entre eux à coup de "on ne peut pas dire ça" et le rien devenait quelque chose, mais quelque chose qui quand Nélya demandait redevenait un "et si tu allais jouer?" Alors elle ne comprenait pas. Pourquoi ses parents qui disaient toujours tout clairement, n'avaient pas voulu lui expliquer cette fois? Elle avait entendu de nombreux morceaux de conversations, dont ses parents pensaient à chaque fois qu'elle n'avait pas connaissance, soit parce qu'elle dormait, soit parce qu'elle n'était pas là, soit parce qu'ils étaient assez loin...
" Ursula et sa Garde"... "les lignées du Nord"... "chasse aux sorcières"... "attentat et enlèvements"... "chasse aux sorcières"
Tous ces mots, que voulaient-ils dire ? Qu'est-ce que tout cela signifiait? Et pourquoi on ne lui expliquait pas?

Tous ces mots incompréhensibles rebondissaient à l'intérieur de sa tête. Balle de questions cherchant dans le noir son but de réponses. Ces mots, ces questions, tout s'entrechoquait, et elle avait mal à la tête. Tout se cognait si fort là-dedans, qu'elle eut l'impression que cette balle se cognait maintenant encore plus fort, qu'elle pourrait percer ses oreilles pour s'enfuir et rebondir partout!
Aussitôt elle plaqua ses mains sur ses oreilles, il ne fallait pas que cette balle passe à travers son oreille, mais au vu du choc qu'elle avait entendu, c'était peut-être déjà trop tard. Doucement, elle releva la tête de ses pieds, chercha tout autour d'elle sans retirer de ses oreilles ses mains encore fermement plaquées. Non, il n'y avait pas de balle brouillonne faite de questions et de mots. Elle avait vérifié, au cas où, une seconde fois. Et la réponse restait la même, il n'y avait rien d'inhabituel, mise à part ce bruit incessant, mais il ne venait pas de sa tête. Les sourcils légèrement froncés, elle regarda à nouveau autour d'elle, puis sur le mur à sa droite, puis sur l'arbre derrière elle, en enfin, en l'air.

Bingo.

Là, sur le sommet du mur de la serre, au bord du toit, il y avait quelque chose qui bougeait. Nélya recula de quelques pas, gardant inconsciemment ses mains toujours sur les côtés de sa tête, et elle la vit, cette chouette qui battait des ailes frénétiquement. Pourtant, malgré toute la puissance qu'elle mettait dans ses coups d'ailes, elle ne s'envolait pas. Et en l'observant, Nélya la trouva similaire aux insectes qui, une fois sur le dos, s'excitent sans cesse en bougeant dans tous les sens pour se retourner. Mais ce n'était pas un insecte coincé sur son dos cette chouette, alors qu'est-ce qu'elle avait?

On peut changer le titre, j'avais pas trop d'idée T-T
Reducio
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pour mieux se situer: je les imagine près du point 3, les serres.

Quand y'a des PBM, y'a la KAN qui s'en mêle !
7° année RP_18ans|#800000| Résurrectrice de la Fanfare|Participez au Coucou Rapeltout|

ColorCODE: 800000
référence physique: Meika Woollard; modifiée

Emotion Primaire
Dimanche 8 Janvier 2045
11h


Gabryel aimait ces promenades du dimanche matin. C’était devenu une habitude, presque un rituel : Marcher dans le parc sans but précis, se laisser happer par le souffle froid de l’hiver, observer les arbres dépouillés et les lourds nuages au-dessus du château.

Cette année-là, il n’était pas rentré chez lui pour Noël. Ses parents avaient jugé plus prudent qu’il reste à Poudlard, à l’abri, tandis qu’eux-mêmes devaient faire face aux remous du monde extérieur. Ursula Parkinson et ses partisans agitaient le pays, les rumeurs parlaient de disparitions et d’attaques, et nul ne pouvait dire où tout cela mènerait. Dans ce climat instable, mieux valait que leur fils demeure entre les murs protecteurs du château.

À présent, les vacances de Noël étaient terminées. Le retour des élèves avait redonné vie aux couloirs, mais ce dimanche matin de début janvier, le parc demeurait paisible. Gabryel profitait de ce calme pour marcher, comme à son habitude, pour laisser place à ses rêveries.

Ce jour-là, ses pas l’avaient mené plus vite que d’ordinaire vers les serres. Il n’aurait su dire pourquoi. L’air semblait le pousser dans cette direction, et il sentait cette vibration familière dans son ventre, ce pressentiment particulier qui ne le trompait jamais : On avait besoin de lui.

Alors il l’aperçut.

Au sommet du mur de la serre, une chouette agitait ses ailes avec une détresse certaine. L’oiseau se débattait frénétiquement, sans parvenir à s’envoler. Gabryel plissa les yeux et distingua sa patte, prise dans un crochet ou dans un morceau de ronce. Quoi qu’il s’agisse, celà retenait l’animal prisonnier.

Une douleur sourde naquit dans la poitrine du garçon. Comme toujours face à une créature blessée ou piégée, il eut l’impression d’être appelé directement, comme si la souffrance de l’animal résonnait en lui. Il n’hésita pas. Ses pas se firent plus rapides, presque pressés.

En approchant, il remarqua qu’il n’était pas seul. Une silhouette frêle se tenait non loin, les mains plaquées sur ses oreilles, le visage tourné vers la chouette. C’était une élève qu’il ne connaissait pas, probablement arrivée depuis peu. Elle paraissait inquiète, les yeux rivés sur l’oiseau prisonnier.

Gabryel ralentit en arrivant à sa hauteur. Ses bottes craquaient doucement sur le sol gelé. Il leva à nouveau les yeux vers la chouette. Le battement affolé des ailes résonnait dans le silence glacé, au point qu’il le sentait jusque dans sa propre poitrine.

Il inspira profondément, puis s’adressa à la jeune fille d’une voix douce, posée, pour ne pas la déstabiliser plus qu’elle ne semblait déjà l’être :

- Tu l’as vue aussi, n’est-ce pas ?

Ses yeux se posèrent de nouveau sur l’oiseau prisonnier, et déjà ses doigts le démangeaient, impatients d’agir.

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR

Emotion Primaire
La petite brunette gardait le nez levé vers le toit plat des serres pour observer la chouette, les mains restées suspendue en l'air de part et d'autre de son visage pendant son observation. Perdue dans ses pensées interrogatives au sujet de l'oiseau, elle ne remarqua pas l'approche d'un second élève, jusqu'à finalement l'entendre.
La gamine sursauta, ouvrant de grands yeux ronds de surprise en se tournant vers l'origine de la voix. Après quelques rapides clignements de paupières la fillette répondit enfin, sans la moindre de moquerie ou ironie dans son ton. « Bah... Oui, j'l'ai vu. Parce que mes yeux fonctionnent. » Une réponse parfaitement sincère et naïve, à son image. Nélya était presque confuse par la question du garçon qu'elle ne remettait pas immédiatement à travers ses souvenirs qui lui cherchaient par réflexe une correspondance.

Son regard resta accroché au garçon, trop longtemps selon les critères sociaux, à la recherche de la moindre réponse à force de retracer ses souvenirs, mais rien de bien précis n'éclaira ses pensées quant à son identité. Ses bras retombèrent finalement le long de son corps sans se départir de son regard scrutateur rivé sur le garçon. « T'es à Gryffondor ? » Finit-elle par demander.

Mais sans lui laisser plus de temps pour continuer de s'intéresser au garçon, l'agitation de la chouette qui battait frénétiquement des ailes, ponctuant ses gestes de vocalises pressantes attira à nouveau son attention. « Mais pourquoi i' vole pas? C'est bizarre qu'i' vole pas alors qu'i' bouge les ailes. » Sa déclaration s'éleva en même temps que son visage se plissa d'incompréhension face à ce spectacle qui ne trouvait pas de réponse dans son esprit, et qui ne semblait réussir à susciter de compassion face aux cris de l'animal qui ne faisait qu'aggraver le froncement perplexe de son visage rond.

@Gabryel Fleurdelys

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Emotion Primaire
Quelque chose venait de changer dans la manière de bouger de l’animal. Ce n’était pas que la panique d’être pris au piège. La chouette luttait contre quelque chose d’invisible, et ce n’était ni une ronce, ni aucun élément naturel. Une petite lueur illumina la patte de l’oiseau, sur laquelle l’Écossais aperçut de loin une forme de lien. Cet objet ne s’était guère enroulé sur les griffes de l’oiseau par accident. C’était clairement un acte cruel intentionnel. La chouette poussa un cri strident car le filament se resserrait sur elle. Instinctivement, Gabryel se dirigea vers le mur de pierre. Il posa sa main dessus, puis souffla un coup afin de se concentrer.

- Ascensio !

Un instant plus tard, le jeune Gryffondor atteignit le plus haut endroit du mur que sa magie avait pu lui permettre. Ses doigts s’agrippèrent au rebord pour les derniers mètres, puis il se hissa à la force de ses bras. Une fois à genoux, le Rouge et Or avança vers l’oiseau avec prudence. Les battements de son cœur de sorcier s’accélérèrent un peu. Le deuxième année tendit sa baguette vers la patte de l’oiseau, étrangement docile face à lui, et se concentra de toutes ses forces.

- Finite !

Une étincelle s’extirpa du bout de son catalyseur pour frapper le filament. La chouette hurla un court instant. Gabryel resta allongé quelques secondes devant elle. Le filament magique avait disparu, dissous par le sort du garçon. Il se redressa lentement, jeta un regard vers sa camarade qui l’attendait en bas, et lui fit un signe rassurant. Enfin, il approcha très calmement les mains vers l’oiseau.

Avec toutes mes excuses pour cet impardonnable retard…

Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR