Le soleil de la matinée
Pendant la septième année à Poudlard de Craig
Dès sa troisième année, Craig s'était attaqué avec opiniâtreté à l’apprentissage pas si aisé des runes 1. A chaque signe déchiffré, il ancrait davantage ses acquis. Craig lisait de façon fluide désormais la langue, et surtout de façon logique. Cela se résumait pour lui à un triangle. A un son, un signe et un sens. Et il suivait de son regard assuré, comme on s’intéresserait à la géométrie, le défilement du triangle d’or sur la page de son cours. L’écriture petite, penchée, pointue mais soigneusement tracée faisait systématiquement résonner les sons et les sens dans son esprit.
En ce samedi ensoleillé de septembre, il se consacrait dès tôt à son activité, d’entre toutes la préférée : s’installer dans la bibliothèque illuminée par les premiers rayons du matin. Instant où un sourire rare se dessinait, spontané, sur son visage. Craig, un instant, essayait de ne plus contrôler ses expressions. La lumière était parfaite pour éclairer le livre de runes, et en ces instants plaisants, il lui semblait que la logique gouvernait le monde entier, pour assurer la meilleure de toutes les possibilités. Il savourait le silence et avançait doucement ses doigts pour tourner les pages de l’ouvrage. Le corps droit et sagement installé, il fut interrompu par un glissement venu de l’allée.
Légèrement étonné – les élèves qui se présentaient à cette heure de la matinée formaient un très petit comité – il le fut encore plus quand il se tourna, ayant vu passer un habit inconnu. C’était une fille plus jeune, il estimait... cela venait d'arrêter le déroulement bien huilé de son début de matinée. Il s'essaya à deviner l'identité de la nouvelle arrivée.
Peut-être une quatrième année ? Elle avait une force de volonté pour ainsi s’intégrer parmi les septième année, traits sérieux et un peu tirés, orientés vers leurs notes de présentation des ASPICs de début d’année. On était en septembre et ils venaient d’être expliqués, raison pour les plus futés de s’approprier le dossier d’introduction confié. Ou alors elle venait se préparer pour les BUSES ? Rares étaient les moments où son attention restait aussi longtemps sur un camarade qui n’était pas lui sans le critiquer lors de ces matinées plus portées sur les compagnons de papier. Il la vit s’installer à la place à côté, ce qui aiguisa encore sa curiosité. Il travaillait d’ordinaire toujours en solitaire et il préférait que personne ne s’aventure dans les parages, pour ne pas le détourner de son ouvrage. Mais cette fois était différente. Poser quelques questions lui permettrait de mieux reprendre son plan d’études de la matinée, il en était persuadé.
Après l’avoir salué, il commença : « Tu es en quatrième ou cinquième année. Je parie ! Tu comptes travailler sur quoi ? » Il la fixait avec intensité à la recherche de réponses. Elle avait un air mystérieux, il n’aurait pas su dire pourquoi, et tant qu’il ne l’avait pas résolu, il continuait de l’observer, avec constance, avec intensité. Elle avait bien choisi sa place, c’était la plus lumineuse et la plus agréable, il pouvait comprendre. Il commenta la présence du temps clément et ensoleillé. Ces observations de physicien spécialisé en météorologie étaient dites de son ton détaché qui montraient son peu d’aptitude à la conversation à l’ordinaire. Il finit par dire, un peu maladroitement, poussant légèrement son livre vers le bout de la table : « Bienvenue. »
Il l’avait senti. Son coude avait touché dans le mouvement le bras de la nouvelle arrivée. Quelle imprécision condamnable, cela ne lui ressemblait pas. Il ajouta, posant ses yeux vers ceux, bruns, de sa nouvelle voisine : « Désolé ? ».
Reducio
Note : 1 Craig est en filière tronc commun avec option runes
Ex-champion des couvre-feux aux cheveux couleur de feu.
Ex- "brick in the wall" de l'EE.
Le soleil de la matinée

NEJMA MATUKH
Début de 3ème année
La bretelle de son sac lui scie l'épaule et lui fait comprendre que si elle ne trouve pas une place assise dans peu de temps, son bras risque de bien souffrir.
Nejma passe à côté de plus âgés, des élèves de septième année sûrement. Après trois années à Poudlard, elle parvient facilement à deviner l'âge et l'année de ses nouvelles rencontres. Et là, les élèves qui sont sur sa droite sont en pleine révision. Pour travailler un samedi matin, il fallait avoir des examens à la fin de l'année. Ou alors s'appeler Nejma et trouver que l'odeur de la bibliothèque, les couleurs des reliures de livres et le silence opaque de la pièce valaient toutes les grasses matinées du monde.
Elle décide enfin de s'assoir à côté d'un de ces septième année. Au moment où elle s'apprête à sortir les parchemins qu'elle a emportés, la jeune fille entend des paroles qui semblent lui être destinées.
Elle sourit à son interlocuteur, amusée qu'il la prenne pour plus grande qu'elle ne l'est. Certes, elle dépasse en taille beaucoup de ses camarades et paraît si mature qu'on se demande si elle n'est pas adulte avant l'heure mais tout de même, cinquième année ! Elle prend la parole avec toujours ses lèvres qui forment un arc de cercle joyeux. "Bonjour ! Non pas vraiment, plutôt troisième année. Et toi, septième je parie ?" Nejma a volontairement repris la formulation du jeune homme. "Je voudrais faire des recherches en histoire de la magie, du travail sur Beauxbâtons."
L'école française l'avait diablement intéressée et même si elle a déjà fini son devoir, elle est encore curieuse d'en savoir plus.
Alors qu'elle s'apprête à se baisser pour attraper son sac, jeté par terre, elle sent quelque chose lui frôler le bras. Puis elle entend une excuse, prononcée par son voisin.
"Oh... Aucun problème, ça arrive à tout le monde !"
Elle se maudit de rougir légèrement - malgré sa peau mate - et se rappelle avec force qu'elle est ici uniquement pour travailler.
"Seven bricks in the wall"
Elfe en charge des cuisines depuis le 1er juin in RP
Le soleil de la matinée
Quelques poussières posées sur le livre se décollèrent en le poussant sur le côté, mais ce ne furent pas elles qui provoquèrent quelques coups de paupières étonnés de Craig. La nouvelle arrivée était en troisième année ?! La lumière de la matinée devait l’avoir drôlement aveuglé. Il avait donc doublement à se rattraper si on comptait parmi les maladresses son geste de coude mal maîtrisé. Ce n’était pas tout à fait son genre pourtant de se sentir redevable vis-à-vis des autres - peut-être était-ce le moment particulier de la matinée qui le métamorphosait doucement et le rendait un peu plus sociable et bienveillant. Il ne réfléchit pas aux causes et motifs en tout cas et ne se rendit pas compte de la différence de son comportement.
Craig posa premièrement ses deux mains sur la table pour plus de stabilité, et rééviter cet accident de coude imprudent, dont il était sincèrement désolé. Puis commença à parler du cadre agréable de la bibliothèque, se disant qu’il mettrait ainsi plus à l’aise la troisième année. La vérité, c'était que lui-même n’était guère à l’aise avec le contact des autres élèves - quelle que fusse leur année. Et que tout camarade qui aurait tendu l’oreille aurait eu de quoi sourire de ses tentatives actuelles de parler sur un ton bas de la bibliothèque après avoir auparavant parlé de la météo. Le contraste entre son air sérieux et ses paroles malhabiles n'était que plus étonnant.
Le regard azuréen de Craig se posa avec curiosité sur ce que venait de sortir la troisième année. Un livre d’histoire de la magie, qui ne manqua pas d’aiguiser son intérêt. Un léger hochement de tête ne la laissa pas douter du fait qu'elle était une personne de goût. Il réfléchit un instant avant de reprendre la parole. Il ne voulait en effet pas lui demander si elle avait besoin d’aide. A sa place, il aurait détesté être ainsi placé dans une position d’infériorité. Il tourna ses doigts autour de sa plume, continuant encore quelques instants à tout peser rationnellement.
Pour une fois qu’il se plaçait du point de vue de quelqu’un d’autre pour un autre objectif que d’avoir raison et de placer la situation sous son contrôle, cela méritait d’être noté. Bien que tout bien estimé, il était plus ou moins encore en train d’essayer de se maîtriser dans un langage et un comportement policés et de maîtriser ce qu’il se passait et qui lui échappait, chamboulant ses habitudes de matinée studieuse du samedi.
« L’histoire de Beauxbâtons », commença-t-il, « est très intéressante. J’admire beaucoup Nicolas Flamel. Quel idéal, produire l’élixir de longue vie. Disposer de l’éternité pour toujours plus apprendre. » Il s’approcha de quelques centimètres de sa voisine, haussant un peu le menton dans sa direction : « Et toi, qu’est-ce qui te plaît à Beauxbâtons ? » Etonnamment, il cherchait sincèrement à intégrer sa vis-à-vis dans la conversation, à ne pas parler que de lui. Il fallait croire qu’il cherchait vraiment à faire oublier ses premières maladresses - son coude et son erreur d’identité - pour parler ainsi.
C’était une de ses qualités : pour le peu de contact qu’il entretenait avec les autres, le contact qu’il avait était toujours poli, une puissante qualité qui pouvait presque faire oublier son manque essentiel et habituel d’empathie, qui étrangement se manifestait peu aujourd'hui. Par son travail, il se hissait toujours au sommet du savoir et il lui était commun de ne pas percevoir que d’autres n’étaient pas intéressés ou pas doués dans les domaines qui l’intéressaient. Et sa politesse était, pour ainsi dire, dans ce contexte, le costume que revêtait un dédain spontané de l'attitude, sans être réellement recherché. Qui aurait connu Craig aurait su que cette absence de dédain apparent du moment était déjà signe d'estime. Il arrêta de tourner ses doigts autour de sa plume et arrêta à nouveau un instant son regard sur la brune, avant de le détourner, attendant avec attention la réponse à sa question.
Ex-champion des couvre-feux aux cheveux couleur de feu.
Ex- "brick in the wall" de l'EE.
Craig posa premièrement ses deux mains sur la table pour plus de stabilité, et rééviter cet accident de coude imprudent, dont il était sincèrement désolé. Puis commença à parler du cadre agréable de la bibliothèque, se disant qu’il mettrait ainsi plus à l’aise la troisième année. La vérité, c'était que lui-même n’était guère à l’aise avec le contact des autres élèves - quelle que fusse leur année. Et que tout camarade qui aurait tendu l’oreille aurait eu de quoi sourire de ses tentatives actuelles de parler sur un ton bas de la bibliothèque après avoir auparavant parlé de la météo. Le contraste entre son air sérieux et ses paroles malhabiles n'était que plus étonnant.
Le regard azuréen de Craig se posa avec curiosité sur ce que venait de sortir la troisième année. Un livre d’histoire de la magie, qui ne manqua pas d’aiguiser son intérêt. Un léger hochement de tête ne la laissa pas douter du fait qu'elle était une personne de goût. Il réfléchit un instant avant de reprendre la parole. Il ne voulait en effet pas lui demander si elle avait besoin d’aide. A sa place, il aurait détesté être ainsi placé dans une position d’infériorité. Il tourna ses doigts autour de sa plume, continuant encore quelques instants à tout peser rationnellement.
Pour une fois qu’il se plaçait du point de vue de quelqu’un d’autre pour un autre objectif que d’avoir raison et de placer la situation sous son contrôle, cela méritait d’être noté. Bien que tout bien estimé, il était plus ou moins encore en train d’essayer de se maîtriser dans un langage et un comportement policés et de maîtriser ce qu’il se passait et qui lui échappait, chamboulant ses habitudes de matinée studieuse du samedi.
« L’histoire de Beauxbâtons », commença-t-il, « est très intéressante. J’admire beaucoup Nicolas Flamel. Quel idéal, produire l’élixir de longue vie. Disposer de l’éternité pour toujours plus apprendre. » Il s’approcha de quelques centimètres de sa voisine, haussant un peu le menton dans sa direction : « Et toi, qu’est-ce qui te plaît à Beauxbâtons ? » Etonnamment, il cherchait sincèrement à intégrer sa vis-à-vis dans la conversation, à ne pas parler que de lui. Il fallait croire qu’il cherchait vraiment à faire oublier ses premières maladresses - son coude et son erreur d’identité - pour parler ainsi.
C’était une de ses qualités : pour le peu de contact qu’il entretenait avec les autres, le contact qu’il avait était toujours poli, une puissante qualité qui pouvait presque faire oublier son manque essentiel et habituel d’empathie, qui étrangement se manifestait peu aujourd'hui. Par son travail, il se hissait toujours au sommet du savoir et il lui était commun de ne pas percevoir que d’autres n’étaient pas intéressés ou pas doués dans les domaines qui l’intéressaient. Et sa politesse était, pour ainsi dire, dans ce contexte, le costume que revêtait un dédain spontané de l'attitude, sans être réellement recherché. Qui aurait connu Craig aurait su que cette absence de dédain apparent du moment était déjà signe d'estime. Il arrêta de tourner ses doigts autour de sa plume et arrêta à nouveau un instant son regard sur la brune, avant de le détourner, attendant avec attention la réponse à sa question.
Reducio
Craig le rationnel en train de ressentir, c'est un amusement sans fin à écrire. Ce RP promet !
Ex-champion des couvre-feux aux cheveux couleur de feu.
Ex- "brick in the wall" de l'EE.
Le soleil de la matinée
Les yeux de Nejma cherchent, un peu hagards, un point sur lequel se poser. Elle n'aime pas particulièrement regarder ses interlocuteurs lors d'une conversation et veut à tout prix masquer au garçon le trouble qui l'a envahie il y a quelques instants.
Il l'intéresse cependant, ce septième année, encore plus timide qu'elle. Quel intérêt, soyons francs, de parler de la météo ou de la bibliothèque à une inconnue si ce n'est la possibilité de faire durer la conversation ? La jeune fille empêche toutefois cette pensée - digne d'une romance adolescente - de se frayer dans son esprit. Travailler, elle est là pour travailler.
Elle décide de prendre un petit air détaché lorsqu'il évoque le paradis qu'est la bibliothèque, même si elle est sûrement une des personnes qui comprend le mieux ce que le jeune homme veut dire.
Nejma aperçoit qu'il porte une pièce d'uniforme aux couleurs de Serdaigle, bleue comme son regard, et n'en est pas du tout étonnée. La remarque que le disciple de Rowena lui fait ensuite sur l'école de magie française appuie l'idée qu'elle commence à se faire de lui.
"Nicolas Flamel est certes un des plus grands alchimistes mais..." Elle hésite à continuer sa phrase, sa timidité fait surface et elle ne se sent pas de taille à argumenter ses pensées. Indécise, Nejma se dit cependant que ne pas répondre et bredouiller un non en fait, je ne sais pas serait du plus mauvais goût. Ce n'est pas tous les jours qu'un septième année attendrissant s'intéresse à elle...
"Je ne crois pas que l'immortalité et la recherche de l'éternité soient des quêtes vertueuses. On voit tous ses proches mourir, au final."
Penser qu'elle verrait disparaître sa famille, ses rares amis, professeurs et même Attie, l'effraie plus qu'elle ne le laisse paraître.
Il s'approche, l'interroge, pose son regard sur son visage et le détourne. Deuxième fois qu'il entreprend cette sorte de petit jeu. "J'admire l'élégance française et cette école est, pour moi, la parfaite représentation. Et je pense que le climat est bien plus agréable qu'à Poudlard !" achève-t-elle en souriant. Ses lèvres vont finir par être figées dans cette position si l'entrevue se continue de cette manière !
"Seven bricks in the wall"
Elfe en charge des cuisines depuis le 1er juin in RP
Il l'intéresse cependant, ce septième année, encore plus timide qu'elle. Quel intérêt, soyons francs, de parler de la météo ou de la bibliothèque à une inconnue si ce n'est la possibilité de faire durer la conversation ? La jeune fille empêche toutefois cette pensée - digne d'une romance adolescente - de se frayer dans son esprit. Travailler, elle est là pour travailler.
Elle décide de prendre un petit air détaché lorsqu'il évoque le paradis qu'est la bibliothèque, même si elle est sûrement une des personnes qui comprend le mieux ce que le jeune homme veut dire.
Nejma aperçoit qu'il porte une pièce d'uniforme aux couleurs de Serdaigle, bleue comme son regard, et n'en est pas du tout étonnée. La remarque que le disciple de Rowena lui fait ensuite sur l'école de magie française appuie l'idée qu'elle commence à se faire de lui.
"Nicolas Flamel est certes un des plus grands alchimistes mais..." Elle hésite à continuer sa phrase, sa timidité fait surface et elle ne se sent pas de taille à argumenter ses pensées. Indécise, Nejma se dit cependant que ne pas répondre et bredouiller un non en fait, je ne sais pas serait du plus mauvais goût. Ce n'est pas tous les jours qu'un septième année attendrissant s'intéresse à elle...
"Je ne crois pas que l'immortalité et la recherche de l'éternité soient des quêtes vertueuses. On voit tous ses proches mourir, au final."
Penser qu'elle verrait disparaître sa famille, ses rares amis, professeurs et même Attie, l'effraie plus qu'elle ne le laisse paraître.
Il s'approche, l'interroge, pose son regard sur son visage et le détourne. Deuxième fois qu'il entreprend cette sorte de petit jeu. "J'admire l'élégance française et cette école est, pour moi, la parfaite représentation. Et je pense que le climat est bien plus agréable qu'à Poudlard !" achève-t-elle en souriant. Ses lèvres vont finir par être figées dans cette position si l'entrevue se continue de cette manière !
"Seven bricks in the wall"
Elfe en charge des cuisines depuis le 1er juin in RP