Ne plus jamais partir...
J'suis pas bien dans ma tête, maman.
J’ai perdu le gout de la fête, maman.
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VENDREDI 22 JUIN 20H
CANELLE JOHNSON, LAC NOIR
Première année, 12 ans, RP +
TW: Pensées sur la mort, le coma
J’ai perdu le gout de la fête, maman.
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VENDREDI 22 JUIN 20H
CANELLE JOHNSON, LAC NOIR
Première année, 12 ans, RP +
TW: Pensées sur la mort, le coma
Seule. C'était bien l'état dans lequel tu étais. Que ce soit au milieu du parc, seule face aux ombres inquiétantes des arbres. Ou que ce soit dans la vie de tous les jours. Ton ressenti. Depuis plus d'un mois maintenant, tu avais cette sensation. Celle de ne plus rien avoir. Celle ne plus avoir de raisons d'être heureuse. C'était peut-être le cas, mais tu essayais de le cacher. Tu n'avais pas envie de faire du mal à tes proches. *Comme toujours* Pourtant, il y avait bien cette sensation. Ce vide intense qui te donnait atrocement mal aux ventres. Par moment, il disparaissait pour laisser place aux rires et à la joie avec tes amis. Mais toujours, il était là, tapis dans l'ombre, attendant juste le bon moment pour sortir. En y repensant bien, il te faisait penser aux monstres de quand tu étais petite. Ils n'existaient pas, mais pour toi, ils étaient bien là. Cachés sous ton lit en attendant le bon moment. Mais tu les préférais encore à ce qui te hantes aujourd'hui.
Pourtant, tu aurais dû être heureuse. C'était bientôt les vacances. Le banquet de fin d'année allait avoir lieu le lendemain. Une occasion pour faire la fête. *Mais j'veux pas faire la fête* Ta maison avait perdu la coupe des quatre maisons, mais cela t'était particulièrement égal. Ce n'était qu'une coupe. Vous pourrez toujours tenter de la remporter l'année d'après. Tu aurais dû t'en soucier plus que ça. Tu étais une Serdaigle après tout, c'était dans ton caractère. *Mon caractère* Tu avais toujours pensé aller dans la maison des jaunes. Pensé ? Ou espéré ? Tu ne savais plus quel était le mot juste pour exprimer tes sentiments. Ta mère était allée à Poufsouffle. Peut-être avais-tu voulu y aller pour la rendre fière ? A vrai dire, tu ne t'en souvenais plus, c'était il y a si longtemps.
Tu avanças jusqu'au lac pour observer sa surface. Plate. Lisse. Si calme au milieu de tous les tourments de ta vie. Tu l'enviais, un peu. Tu aurais aimé être aussi calme et avoir autant de soucis qu'un lac. *Ca doit être cool d'être un lac* Pas d'inquiétudes. Pas de stress. Contrairement à toi qui avais bien le stress de rentrer chez toi. *Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire* Tu ne voulais pas rentrer chez toi. Revoir ton père. Tes frères. Cela te semblait être une étape insurmontable après tout le tumulte du coma de ta mère. Tu aurais voulu qu'elle soit encore là, la retrouver directement à la sortie de Poudlard Express. Mais c'était impossible et tu le savais bien trop. *Elle me manque*
Lassée de regarder la surface plate de l'eau, tu te laissas glisser devant cette surface noire éclairée par la faible lueur du soleil qui se couchait. Tu allait bientôt devoir prendre ton repas. *Pas faim* Tu t'étais toujours demandée si les repas étaient obligatoires au château ou si tu pouvais les rater. C'était l'occasion de le découvrir. Agenouillée au bord de l'eau, tu étais faible. *Trop faible* Tu avais beaucoup minci ces derniers temps, le ventre bien trop rempli par la tristesse ou l'inquiétude. Pourtant tu savais qu'il fallait que tu manges, tu étais déjà mince, tu n'avais pas besoin de n'avoir plus que la peau sur les os. Mais tu n'y arrivais pas. Tu étais comme bloquée face à une assiette et une seule bouchée te demandait un effort surhumain. *J'suis faible*
Les bras autour de tes jambes, tu tremblais. De peur ? De froid ? Tu n'aurais su le dire. Tu n'arrivais même plus à comprendre tes propres émotions. Puis les larmes coulèrent sans que tu ne le veuilles. Tu aurais voulu les arrêter, mais tout à coup, tu ne savais plus comment faire. *J'suis faible* Alors tu te laissas aller, un torrent d'eau salée dévalant tes joues bronzées.
@Alison Morrow
Dernière modification par Canelle Johnson le 3 août 2023, 17:50, modifié 6 fois.
Evie Supremacy - vive les patates
Aimer la rose, c'est aimer ses épines
Quatrième année RP / Color RP: color=#84774d
Ne plus jamais partir...
*Il était minuit. Minuit passé.*
Cela faisait un petit moment qu'elle n'avait pas vu le soleil embrasser le Lac.
Le paysage se nimbait alors d'une palette de rouges et d'oranges comme on en voyait rarement.
Elle aimait se dire que c'était au milieu de ces couleurs qu'elle pouvait le plus s'oublier. Elle ne devenait qu'une Ombre, une petite tâche noire reléguée au second plan et qu'on oublie facilement.
*Ce n'était pas de l'ennui. J'étais un peu fatiguée.*
Ses pieds trébuchaient parfois sur des mottes d'herbes un peu roussies.
Le soleil pouvait se montrer aussi éclatant que le froid en hiver, à vous enfoncer ses aiguilles brûlantes dans la peau et à rosir vos joues.
Resserrant son emprise sur la lanière de sa sacoche, qu'elle avait passée en bandoulière comme à son habitude, elle se laissait emportée par la pente douce jusqu'au Lac.
Elle aimait cette atmosphère d'éther, ce silence après le vacarme de la journée, la quiétude du Lac retrouvée. C'était le moment qu'elle préférait pour mettre la tête dehors, lire un peu ou s'entraîner à des sorts jusqu'à ce que l'heure fatidique du couvre-feu arrive et qu'elle doive rebrousser chemin. *Ou pas.*
*J'ai pris un dernier verre. Puis une cigarette.*
Cette chanson lui tournait dans la tête sans qu'elle sache bien d'où elle venait. Et étrangement, elle résonnait parfaitement dans le cadre d'ombres et de lumières.
Les arbres se dressaient telles des sentinelles pour préserver ses pas, elle dévalait la pente en glissant à-moitié, elle sentait un vent chaud déraper sur son visage, emmêler ses cheveux et se jouer de ses vêtements.
Une odeur d'humidité et d'herbe flottait en cette fin de journée, capiteuse et entêtante.
C'était un immense tableau qu'elle redorait de ses doigts.
Au loin, elle vit le soleil commencer sa lente immersion au milieu des vagues. Tous les soirs, il plongeait, silencieux et stoïque. Jamais un remous au moment de sa disparition, jamais un clapotement plus fort que d'autres. Il était seul, amorçant une descente vers l'autre côté de la terre, laissant une partie des Hommes dans le noir.
*Les lumières dansaient.*
Un mirage, certainement. Cette enfant assise devant l'eau, projetant une ombre bien différente de celle familière des arbres. Une illusion, cette gamine agenouillée, prostrée. Elle se détachait nettement au milieu de la valse des couleurs chamarrées. Elle était comme elle, une petite tâche d'ombre au milieu de la grande toile du ciel.
*Elle le regarde pas.*
Ses sourcils se froncèrent. Ce constat l'agaça. Et être agacée alors que le ciel se coloriait de roses l'énervait encore plus. Elle n'avait pas envie d'être agacée par une gosse qui ne savait pas ce qu'elle manquait et qui préférait compter le nombre de brins d'herbe à ses pieds plutôt que de regarder le dernier salut du Soleil avant l'éveil de la Nuit.
*Elles éclairaient ses yeux.*
Ses pieds n'avaient pas fait beaucoup de bruits sur les galets. Peut-être même que l'autre ignorait tout de sa présence. Peut-être qu'elle préférait que l'ombre derrière elle reste un fantôme, un esprit, quelque chose de facile à dissiper d'un battement de cils ou d'un geste de la main.
Elle se cala derrière la fille, s'assit, sortit un pinceau et son carnet puis alla chercher de l'eau dans la crête des vaguelettes qui s'échouaient sur la berge. Peut-être que l'autre la verrait. Peut-être qu'elle réagirait.
Pivotant d'un demi-tour vers sa position précédente, elle lança un regard un peu plus approfondi à cette enfant ramassée sur elle-même et dont les membres semblaient si accrochés les uns aux autres qu'ils semblaient indissolubles.
*C'était les reflets*
La mioche pleurait.
Elle resta figée, debout devant l'ombre qui déversait ses pleurs.
*D'une gamine aux larmes bleues*
*D'une gamine aux larmes.*
*Bleues.*
Chère Plume de @Canelle Johnson, me voilà enfin. Navrée du temps écoulé, mais ravie de commencer cette Danse.
J'espère que cette musique te plaira.
J'espère que cette musique te plaira.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Ne plus jamais partir...
Des coups de blues, des coups de fil,
Tout recommencera au printemps
Tout recommencera au printemps
Les larmes te coulaient sur les joues sans que tu ne puisses rien faire. Tu avais envie de les arrêter, de leur dire de partir, mais apparemment, elles ne comprenaient pas ton langage et reprenaient de plus bel à chaque tentation. On aurait dit que toutes les fois où tu t'étais retenue de pleurer s'étaient réunies ce jour-là et voulaient engloutir le château d'eau salé. Si tu t'approchais trop près du lac et que tu laissais tes larmes coulaient à l'intérieur, tu le ferais peut-être déborder. Mais tu n'avais aucune envie de tester l'expérience. *Ni maintenant, ni jamais* La seule chose dont tu avais envie était d'arrêter de pleurer et rester forte. Mais peut-être était-ce trop demander.
Toujours aussi enroulée sur toi-même, tu levas les yeux quelques secondes pour admirer l'eau. *C'est beau* Tu aimais beaucoup ce paysage. C'était comme un moment de paix quand tu étais seule face à l'eau. Un moment de calme où tu pouvais profiter sans songer à tous les soucis qui t'attendaient quand tu referais surface. Tu aimais bien cette sensation qui t'envahissait d'habitude. Malheureusement, cette fois-ci, elle n'était pas au rendez-vous. Ta peur et ta tristesse restait là, nullement chassées par la beauté du spectacle, et t'étouffaient sauvagement. Peut-être que tes larmes étaient là pour les chasser ? Peut-être que tu avais seulement besoin d'évacuer un peu ? *Toujours des peut-être* Tu en avais marre, toi, tu avais besoin de certitude. Pas de quelques idées par-ci par-là.
Soudain, il y eut un bruit. Tu resserras ton étreinte autour de tes jambes et y enfouie ton visage. Tu ne souhaitais pas qu'on te reconnaisse. A cette heure-ci, il y avait habituellement très peu de monde autour du lac et tu avais espéré ne croiser personne. *Belle naïveté* Au château, il y avait toujours quelqu'un, toujours du bruit. Au moins la personne qui était là ne faisait aucun bruit et te laissais en paix. C'était certainement la meilleure chose à faire vu ton état. Si tu te voyais, toi-même aurait certainement peur de t'approcher. Tu avais honte d'être comme ça, aussi faible et aussi à découvert par terre mais tu n'y pouvais plus rien. La personne t'avait forcément vu ou alors, elle te verrait si elle s'approchait. Tu n'avais plus aucune chance de passer inaperçue. *Qu'est-ce que je fais*
Tu ne savais pas comment réagir, si tu devais parler ou bien faire comme si tu n'avais rien entendu. Finalement, tu étendis tes jambes contre le sol et tournas la tête, le visage baignée de larmes. Il y avait donc bien quelqu'un, une fille que tu ne connaissais pas. Elle était petite, mais tu savais qu'elle était plus âgée que toi. *Ca s'voit* Un visage plus âgé, et surtout, tu ne l'avais jamais vu en cours. Elle te regardait. Tu passas ta main sous tes yeux pour sécher tes larmes bien que celles-ci coulaient encore. *J'suis ridicule* Que devais-tu faire ? Lui parler ? L'ignorer ? Ta camarade n'avait pas vraiment l'air d'avoir envie de partir.
Finalement, ta voix brisée par les larmes et ponctuée par l'étonnement, tu murmuras faiblement:
-Salut.
Il n'y avait aucune trace de timidité dans ta voix, aucune trace de la gêné habituelle qui régnait en toi. Tu baissas les yeux et rougis. Tu avais prononcé ces deux syllabes si doucement que tu doutais que ta camarade t'ai entendu. A vrai dire, tu doutais d'avoir fait la bonne chose à faire, mais tu avais été prise de cours. Les larmes coulant sur tes joues, tu n'avais pas su comment réagir. Tu ne t'y étais tout simplement pas attendu, toi qui avais juste souhaitais être seule le temps de te calmer. *Pourquoi* Tu ignorais pourquoi tu avais fait ça. C'était une mauvaise idée. Maintenant, tu doutais encore plus qu'avant.
@Alison Morrow, c'est un plaisir partagé de commencer cette danse avec toi.
Hâte de voir où nos mots nous mèneront
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Ne plus jamais partir...
J'voudrais rêver jour et nuit.
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"Salut."
Finalement, elle s'approcha de la forme voûtée. *Si elle m'a parlé, c'est qu'elle voulait que j'vienne, non ?*
Sa musique s'était effacée de son esprit, comme si finalement, elle ne se sentait pas à sa place dans son crâne. *Et elle se sentira mieux dehors ? Si je la chante ?*
Secouant la tête, elle refoula cette idée débile. Elle chantait plutôt mal, et le savait assez pour ne pas casser les oreilles à tout le monde.
Silencieusement, sur la pointe des pieds pour faire craquer le moins possible les feuilles mortes sur le rivage, elle s'assit en tailleur à-côté de la fille.
Ordinairement, elle serait partie. Mais peut-être que la chanson qui l'avait étreinte pendant un instant avait modifié quelque chose en elle-même. Ou bien, elle se sentait seulement coupable de voir cette gamine pleurer et de ne rien tenter pour arrêter les larmes qui dérapaient sur ce visage.
Il y avait quelque chose de solennel dans ce silence. Quelque chose qu'elle aimait assez, et qui l'empêchait de le briser pour répondre à ce "salut". Et puis, faire le perroquet ne servait à rien.
Un minuscule sourire s'étendit pendant une seconde sur ses lèvres, avant de disparaître.
Tournant les yeux vers le ciel, elle contempla les derniers rayons du soleil se diluer dans l'eau. Elle eut une pensée pour le calmar, qui devait sommeiller au fond de l'eau. Est-ce que tous les soirs, il avait droit à la diffraction multicolore des rayons du soleil ? A quoi est-ce que cela pouvait ressembler, vu d'en bas ? Et est-ce que les Verts avaient aussi accès à ce spectacle ? *Mille lumières miroitantes...*
Cela devait être si attirant.
Elle n'aimait pas les grandes étendues d'eau quand elle était plongée jusqu'au cou dedans, mais peut-être aurait-elle pu faire une exception pour assister à ce ballet de lumière ce soir.
Elle le voyait comme une de ces expériences d'enfants qu'on n'oublie jamais, qui s'inscrit au feutre indélébile dans vos rétines. Et une fois dans votre lit, la tête reposant dans l'oreiller, vous fermiez les yeux. Et alors... Les lumières reprenaient leur danse délicate.
Et dire qu'une vague pourrait tout anéantir ! Et dire qu'un souffle de vent pourrait écarter toutes les particules de lumière, et les changer à jamais dans une mémoire ! Et dire qu'un nuage pouvait stopper net le spectacle !
Émergeant de ses pensées, elle posa les mains au sol, et étendit ses jambes devant elle comme la gamine. Elle avait l'impression d'avoir plongé dans des eaux claires, et d'y avoir trouvé des joyaux. Pourtant, elle n'était qu'elle-même, une poussière sur cette terre, dont l'histoire se limitait à presque rien. Douze petites années, à l'échelle de la planète, cela ne devait même pas être une seconde.
*Est-ce que l'âme est immortelle ?*
Elle n'en savait rien. Mais elle aurait aimé qu'elle le soit, uniquement pour un soir, pour rester ici, et voir à jamais la Danse des couleurs. *Ça se peint, des particules de lumière ?* Probablement pas. Mais elle avait envie d'essayer, car ici, sur ce bout de terre près du Lac, elle avait l'impression que tout était possible.
Pour rien au monde, elle n'aurait voulu être ailleurs.
"Tu connais l'histoire du Lac des cygnes ?"
Pourquoi cette question ? Peut-être parce qu'elle venait de se rappeler de la gamine à-côté d'elle, et qu'elle se voyait mal lui demander si les âmes étaient immortelles. *Et les larmes ?*
Elle pivota la tête vers la gamine, ses yeux cherchant les siens, tentant de déterminer son âge. *Si elle me rembarre, j'me barre. Si elle répond normalement... On verra bien.*
Navrée à nouveau de ce délai. Mais j'aime toujours l'atmosphère de cette Danse. Alison est étonnamment calme, cela fait du bien.
Et avant que je n'oublie, je ne sais pas pourquoi, je suis en train d'attribuer cette musique à ta petite...
Et avant que je n'oublie, je ne sais pas pourquoi, je suis en train d'attribuer cette musique à ta petite...
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Ne plus jamais partir...
Les rêves s’entassent dans les métros,
Les grattes-ciel nous regardent de haut
Les grattes-ciel nous regardent de haut
Tu te sentais ridicule. Toute petite fasse à la beauté de l'endroit et du moment. Tu avais peur et tu ne pouvais cesser de t'inquiéter. Tu avais beau essayé d'arrêter tes larmes, toutes tes faibles tentatives échouaient. C'était la première fois que tu repleurais. La première fois depuis le jour où tu avais appris la nouvelle. Deux mois et demi que tu les retenais, ces larmes. Mais malheureusement, elles tombaient au mauvais moment. Tu pensais être seule. *Avoir le temps* Tu ne t'étais pas vraiment attendue à ce que quelqu'un vienne au lac juste avant le couvre feu, au risque de le rater. C'était étonnant.
Tu levas les yeux en entendant les feuilles craquaient. La fille s'approchait, elle s'assit même à côté de toi. Peut-être que tu lui faisais pitié, ou peut-être pas. C'était toi qui l'avait salué après tout. Pourquoi déjà ? L'idée t'avait échappé. En même temps, ça ne te dérangeait pas tant que ça étonnement. D'habitude, tu n'aimais pas trop la présence d'autre personne quand tu pleurais. *C'est rare en même temps* Mais ta camarade n'avait pas l'air méchante, du moins, elle n'était pas en train de se moquer de toi. C'était déjà une bonne chose, non ?
Tu levas les yeux pour observer le ciel. Le coucher de soleil arrivait peu à peu et le dégradé de rose et de bleu était magnifique. *J'devrais venir plus souvent* Tu pris alors la décision de revenir au moins une fois par semaine l'année prochaine. Penser à tes habitudes et à ton retour au château te faisait du bien, c'était mieux que de penser à ton père et à ton retour chez toi. Tu t'étais bien attachée à Poudlard et à ses élèves, bien plus que tu ne l'aurais pensé. Zoey, Joy... Tu tenais vraiment à elle et tu te rendais compte maintenant qu'elles allaient vraiment beaucoup te manquer.
Tu manquas de sursauter en entendant la voix de ta camarade. Tu ne t'attendais vraiment pas à ce qu'elle te parle. C'était probable, après tout, elle s'était assise à côté de toi. Mais cela faisait quelques secondes que vous étiez assises dans un silence réconfortant et tu t'y étais habituée. C'était rassurant dans un sens, le calme régnait et c'était comme si tu étais seule. *Sauf que j'le suis pas* La vérité la rattrapait bien trop vite à son goût, lui laissant un vague souvenir du calme maintenant disparu.
La question de ta camarade te dérouta un peu. Si tu connaissais l'histoire du lac des cygnes ? Pas vraiment. Tu en avais entendu parler à de nombreuses reprises dans le monde moldu, mais tu n'étais jamais allée voir un ballet ou un spectacle qui en parlait. Tu aurais pu, mais ce n'était pas vraiment ce qui t'intéressait. Ta mère n'avait jamais souhaité t'y emmener d'ailleurs. Ta mère... Il ne fallait pas que tu y penses. *J'pleure déjà trop*
-Non, pas vraiment. Ca..ça parle de cygnes j'im.. imagine.
Pour une fois, tu n'arrivais pas à parler à cause d'autre chose que de ta timidité. Les bégayement habituels n'avaient aucun lien avec le soucis à ce moment-là. Non, maintenant, c'était les larmes. En plus de te brouiller la vue, elle t'empêchait de parler. Il y avait tant d'eau salée qui dévalait tes joues sans que tu ne puisses rien faire que tu manquais de t'étouffer à chaque fois que tu ouvrais la bouche. *Fichue larmes !* Tu n'arrivais malheureusement pas à les arrêter.
Tu tournas alors ton visage vers ta camarade, l'observant réellement pour la première fois depuis qu'elle était assise à côté de toi. Elle avait de longs cheveux noir et une peau très pâle. Ses yeux verts te dévisageaient tandis que tu te rendaient compte que tu devais avoir l'air vraiment étrange à la dévisager de cette manière. *J'suis bête* Tu la dérangeais certainement, mais en même temps c'était elle qui était venue. Certe après que tu lui ai parlé, mais c'était quand même elle qui était venue. Sa présence ne te dérangeait pas vraiment, mais peut-être que la tienne lui posait problème ? Tu verrais bien.
@Alison Morrow Pas de soucis, j'aime beaucoup tes pas.
J'aime bien l'atmosphère également, même si on retrouve une Canelle toute chamboulée.
J'aime bien l'atmosphère également, même si on retrouve une Canelle toute chamboulée.
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Un nuage. Un gros nuage appelé Nuit, et tout pouvait se finir d'un coup.
Elle ne savait pas quoi dire face à ce constat. Est-ce que le soleil était vexé de n'avoir qu'aussi peu de temps pour étaler sa palette de couleurs sur le monde ? Ou bien, est-ce qu'il profitait chaque fois de ces petites secondes pour les additionner entres elles, et à la fin en sortir un temps infini de mélanges chamarrés ?
Si le ciel avait été un voile, elle aurait voulu pouvoir y ajouter sa propre touche de couleur.
Certainement qu'elle aurait rehaussé un peu ce jaune, approfondi ce violet, éclairci ce rose.
Elle aurait voulu un arc-en-ciel perpétuel et figé, avoir tous les jours un ciel-multicolore au-dessus de la tête, et voir des oiseaux noirs s'y détacher comme des ombres chinoises.
La fille s'était crispée lorsqu'elle avait ouvert la bouche. *J'ai une voix horrible à ce point ? Hrm.*
Roulant des yeux vers le ciel, elle préféra rediriger son regard vers le Lac. Au moins, lui ne risquait pas de lui faire des reproches désagréables.
Se tenant droite, elle se laissa emporter par les remous et les légers clapotis. C'était si apaisant, après une journée à s'être fait ballotter de droite à gauche par un torrent furieux d'Autres, qui fonçaient tête baissée de classe en classe, sans regarder qui ils bousculaient.
C'était son havre de paix, son refuge, son morceau de paradis terrien.
Aujourd'hui, pourtant, elle devait le partager. Et pour une fois, cela ne la dérangeait pas trop.
"Non, pas vraiment. Ca..ça parle de cygnes j'im.. imagine."
Un rictus amusé courba ses lèvres tandis qu'un léger soupir narquois s'échappa de son nez. Pour sûr, le Lac des cygnes ne parlait pas de patacitrouilles ou de courses de balais !
Détournant les yeux, elle acquiesça face au coucher de soleil, les doigts perdus dans les brins d'herbe. Elle préférait ne pas savoir si l'autre la dévisageait. Sinon, cela lui donnerait trop envie de s'enfuir. Et c'était son endroit, son abri, pas celui de la Gamine. Ce n'était pas elle qui allait en être chassée, si l'une d'elles deux devraient partir.
"Ouais, dans les grandes lignes."
S'allongeant sur le dos, les coudes plantés dans le sol et le regard accroché aux vaguelettes éphémère, elle attendit quelques instants avant de se décider à poursuivre.
"C'est l'histoire au début d'un roi et d'une reine qui ont une unique fille, Odette. Un jour, un sorcier qui habitait dans les environs du château se pointe, et demande Odette en mariage. Sauf que Van Rothbart (le sorcier) est à peu près aussi attirant qu'le sorcier au cœur velu des Contes de Beedle, si tu les as lus. Le père d'Odette refuse donc le mariage. Sauf que Rothbart a pas dit son dernier mot."
Elle fit une pause, laissant le suspense grandir.
Son accent avait mélodieusement arrangé les mots, de sorte que le tout forma un ensemble assez musical et doux à écouter, s'accordant avec les tons de plus en plus pastels de la chapelle au-dessus du château.
"il décide de créer une potion pour transformer Odette et ses dames de compagnie en cygnes sauvages. Et c'est c'qui arrive."
A nouveau elle s'interrompit, fixant à nouveau les couleurs jouer dans l'eau. Elle avait l'impression de voir de petits animaux sauvages plonger et replonger dans l'eau, se mêler en de sublimes assemblements, puis se défaire pour mieux se recomposer.
"Mais t'sais pas pourquoi, j'te raconte tout ça, hein ?"
Elle pivota à nouveau la tête vers la gamine, un sourire un peu tordu sur le visage.
Après tout, pourquoi est-ce que l'autre en aurait quelque chose à faire, d'une Pousouffle lui racontant le Lac des cygnes alors que le couvre feu approchait ? Surtout qu'elle pleurait. Elle avait certainement d'autres sujets qui lui trottaient dans la tête.
Peut-être qu'elle se gourait sur toute la ligne, au final. Peut-être que la fille était une enfant égoïste qui se moquait des histoires de princesses et de cygnes.
Se stoppant, elle reposa ses yeux sur le Lac, en faisant la moue.
Pourquoi tout devait-il être aussi compliqué ?
*Aussi compliqué qu'une palette de couleurs.*
Dernière modification par Alison Morrow le 10 nov. 2021, 22:12, modifié 1 fois.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
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Pour fuir toute cette mélancolie
Le coeur des villes a mauvaise mine
Le coeur des villes a mauvaise mine
Les larmes coulant sur tes joues bronzées, tu ne comprenais pas. Pourquoi ta camarade te parlait-elle de cygnes tout à coup ? *On est à côté d'un lac, c'est p't'être pour ça* Tu avais beau ne pas comprendre pourquoi ta camarade s'était tout à coup mise à parler d'un spectacle, tu étais assez soulagée qu'elle ne demande pas pourquoi tu n'allais pas bien. Tu n'avais pas le courage, pas la force d'expliquer en détail ce que tu ressentais en cet instant précis. Juste que le départ arrivait, et que cela était terrible. Tu ne voulais pas rentrer chez toi. Tu ne voulais plus rentrer chez toi. Rester au château semblait une bien meilleure option pour toi.
L'histoire était intéressante, ça parlait d'une fille qui ne voulait pas se marier avec un homme. Et que l'homme n'avait pas fini d'essayer de les convaincre, elle et sa famille. Enfin, c'est ce que tu avais compris, écoutant ta camarade avec attention. Sa présence ne te dérangeait plus autant qu'au début, tant qu'elle ne devenait pas trop indiscrète. *C'est rare les gens comme ça au château* Mais ta camarade ne semblait pas vraiment s'intéresser à ton sort, aussi gardais-tu l'espoir que cela reste comme ça durant le temps que vous alliez rester côte à côte devant le lac. En espérant que cela ne s'éternise pas.
-Oui, je.. je les ai lu, bégayas-tu sans pouvoir t'en empêcher. Ca a l'air pas m... mal.
Rares étaient les moments où tu bégayais de la sorte, et tu ne comprenais pas pourquoi cela avait recommencé à l'annonce du coma de ta mère. Depuis petite, tu avais eu du mal avec la communication, et tu bégayais un peu. Mais cela avait presque entierement disparu quand tu étais arrivée au château, contrainte de te faire des amis. *Mais ça a recommencé et j'peux rien y faire* Les larmes ne t'aidaient pas non plus vraiment à y voir bien clair et à réussi à prononcer des phrases correctes. Tant pis.
L'espace d'un instant, troublée par cette présence et cette question qui n'avaient aucun sens, tu avais oublié la raison de tes larmes. De pourquoi tu étais là, assise à côté du lac, à contempler un paysage que tu n'allais plus voir pendant deux mois. Mais la réalité n'était jamais bien loin, à peine le soleil pointait le bout de son nez que les nuages réapparaissaient. C'était toujours comme cela dans ta vie. Tu n'avais comme pas le droit d'être heureuse, à chaque fois que tu osais l'être, quelque chose de mauvais arrivait. *J'suis maudite, on dirait*
Tu avais été heureuse, pendant ta fin de primaire, et avait souhaité rester pour toujours aux côtés d'Amandine. Et tu avais reçu presque aussitôt ta lettre pour Poudlard, détruisant ta relation avec ta meilleure amie moldue. Tu avais trouvé des amies, trouvait Zoey. Et puis ta mère était tombée dans le coma, te laissant plus déprimée que jamais. *J'vais survivre, comme d'hab* Mais qu'est-ce qui t'arriverais ensuite ? Tu allais passer l'été, retrouver un peu ta joie et ta bonne humeur, et puis quoi ? Tu allais te disputer avec Zoey ? Apprendre que tes frères étaient morts à leur tour ? Tu ne pouvais même plus être heureuse sans avoir peur.
-Non, pas vrai.. vraiment, avouas-tu.
Tu n'allais certainement pas mentir pour faire plaisir à ta camarade. De toute façon, qu'est-ce qu'elle pouvait bien avoir à y faire, que tu ne comprennes ou pas pourquoi elle t'expliquait cela. Cette discussion te semblait bien irréelle, comme si tu y assistais, mais que tu ne te contrôlais plus. Tu n'étais à présent qu'une simple spectatrice de ta vie, et plus l'actrice principale. *J'peux plus rien faire* Tu n'avais plus qu'à attendre, attendre que l'orage passe, attendre de voir ce qui allait se passer. C'était ta vie maintenant, même si tu n'avais pas envie de t'y résoudre.
Dernière modification par Canelle Johnson le 3 août 2023, 18:03, modifié 1 fois.
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Ne plus jamais partir...
Là, une vague. Ici, encore une autre. Et elles se coupaient, se recoupaient, ondulant langoureusement devant les dernières particules de lumière, se fondant, formant de nouvelles vagues ou s'arrêtant mutuellement en une douce étreinte dorée, mauve, pourpre.
Le clapotis de l'eau contre la berge la maintenait ancrée dans le réel. Sinon, elle serait déjà partie depuis longtemps sur un nuage, à contempler de haut ce Lac que rien ne semblait pouvoir arrêter et qui pourtant avait une fin.
Elle l'aurait dit immense en cette soirée, assez grand pour contenir le château et ses occupants intégralement. Quelle serait la vie sous l'eau ? Perpétuellement ? Les sons étouffées ? Pas de cris, pas de chahut, uniquement se laisser porter au fil de l'eau, comme on peut se laisser porter par le fil des mots ?
Tout devait sembler flou, une fois la tête dans ce Miroir Liquide. Tout était déformé, les visages, les objets, le soleil lui-même. Tout perdait de sa consistance, on flottait au milieu de nulle part, on fermait les yeux.
On était bien.
*Je suis bien.*
La première phrase ne capta pas même son attention. Elle était concentrée sur le globe de feu avec une intensité étrange, comme si elle voulait fusionner avec lui.
Comment un seul astre pouvait-il luire à ce point, et être responsable de tant de choses ? Rien que de son existence, celle de la gamine à ses côtés, de ce Lac et de ses habitants, de tout ce qui Était ?
Et bientôt, il se retirerait, les laissant dans le noir.
Avant de surgir à nouveau des flots de nuage, comme un dauphin joueur, et de tracer son sillon écumeux dans le ciel pendant quelques heures.
"Non, pas vrai.. vraiment."
Cette fois-ci, elle réintégra ses chaussures, et oublia ses rêves de vie aquatique et de soleil maître du monde. Du moins, le temps de répondre.
Elle ne s'attendait pas à une réponse à vrai dire. Pas à cette réponse.
Elle avait été assez développée pour sembler quémander la suite. Il n'y avait pas eu de "oui" pompeux, ou de "non" catégorique, ni de "peut-être" qui ne sert qu'à montrer qu'on ne sait rien.
C'était une réponse honnête et à peu près aussi franche que le carmin qui glissait à présent sur le Lac.
"Tu vois, les parents d'Odette ? Ils étaient tristes, eux aussi, que leur fille se soit transformée en cygne. Et ils ont pleuré, pendant des jours et des jours, des mois et des mois. Et de toutes leurs larmes est né un Lac."
Elle s'interrompit un instant en penchant la tête vers le côté, comme jaugeant la fille en face d'elle.
"Tu penses pas que le Lac de Poudlard a déjà reçu assez de larmes avec sa taille ?"
La question n'était pas agressive. Uniquement posée sur le même ton doux et désintéressé que le reste de ses phrase, comme si depuis le début, elle ne faisait que se parler à elle-même.
Après tout, si l'enfant voulait continuer à pleurer, à sa guise.
Ce n'était pas elle qui allait l'en empêcher. Elle trouvait ça stupide de perdre du temps à pleurer, surtout dans un lieu qui était assez fréquenté. Mais ce n'était pas ses affaires. Elle se moquait bien de la petite vie de celle à ses côtés.
Ce qu'elle voulait, c'était uniquement un coucher de soleil tranquille, avant de devoir abandonner ce paysage pendant *des milliers de secondes.*
Juste s'en imprégner, le graver sur sa rétine afin de le rappeler à elle dès que possible.
Que dire de mon Alison qui n'écoute qu'une phrase sur deux ? 
Et que dire de la Plume et de ce plus d'un mois de retard ? >< Sincèrement navrée.
Et que dire de la Plume et de ce plus d'un mois de retard ? >< Sincèrement navrée.
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Ne plus jamais partir...
Les larmes devenaient un peu plus rares sur tes joues, ton cerveau étant concentré sur autre chose que sur tes pensées lugubres à présent. La fille en face de toi était étrange, différente des personnes que tu avais pu rencontrer jusque-là. La plupart des gens ne se mettaient pas à raconter une histoire quand ils voyaient un personnes pleurer. Toi-même, tu n'aurais certainement pas une idée pareille si tu voyais quelqu'un en larme au bord du lac. Mais toi, tu n'avais aucun problème avec la différence. Contrairement aux autres qui n'appréciaient pas que les gens pensent différemment, toi tu n'en avais que très peu à faire. Tout le monde était libre de faire ou penser ce qu'il voulait. La personne en face de toi restait une curieuse fille. *Elle doit probablement me prendre pour une idiote*
Cela avait-il un rapport avec le lac du château ? Tu ne comprenais pas où ta camarade voulait en venir, et espérait que celle-ci allait développer. Tu avais honte. Honte de ne pas comprendre quelque chose qui semblait plutôt simple aux yeux de ta camarade. Honte de pleurer pour quelque chose d'aussi nul. Il y avait tant de choses plus graves dans le monde, et toi tu pleurais de peur, de tristesse. Ton monde avait beau s’être effondré, celui des autres continuait de tourner. Ce n’était pas si grave que ça. *Non, c’est pas grave*
-Si..si, balbutias-tu. T’as raison.
A présent, tu ne savais plus vraiment quoi dire. Du revers de ta main, tu tentais d’essuyer tes larmes, ce qui n’empêchait pas les autres de continuer a couleur. Tu devais garder un minimum de contenance devant cette fille qui paraissait si déconnectée de la réalité. Elle ne réagissait pas comme les autres, et tu en étais bien soulagée. Tu n’avais aucune envie de raconter ta vie, et celle-ci ne semblait pas intéressée ta camarade. Tu n’avais pas rencontré des personnes semblables au château, et tu ne savais pas vraiment comment réagir. Rester toi-même semblait être ta meilleure option à ce moment-là. *De toute façon, c’est pas important*
Détournant le regard, tu reposas tes yeux sur le lac. Le soleil se couchait lentement derrière celui-ci, et des couleurs roses et violettes commençaient à se refléter à la surface de l’eau. C’était un spectacle plutôt beau, que tu n’avais pas vraiment regardé depuis le début de l’année. Probablement que tu n’avais pas le temps de le faire, ou pas nécessairement l’envie avant aujourd’hui. Partit bientôt te rendait bien nostalgique du château. Une chose était sûre: tout allait te manquer. Des cours aux paysages tel que celui du parc, tu sentais déjà une boule se formait dans ton ventre à mesure que tu t’imaginais loin de tout ça. *ça va être dur*
Evie Supremacy - vive les patates
Aimer la rose, c'est aimer ses épines
Cela avait-il un rapport avec le lac du château ? Tu ne comprenais pas où ta camarade voulait en venir, et espérait que celle-ci allait développer. Tu avais honte. Honte de ne pas comprendre quelque chose qui semblait plutôt simple aux yeux de ta camarade. Honte de pleurer pour quelque chose d'aussi nul. Il y avait tant de choses plus graves dans le monde, et toi tu pleurais de peur, de tristesse. Ton monde avait beau s’être effondré, celui des autres continuait de tourner. Ce n’était pas si grave que ça. *Non, c’est pas grave*
-Si..si, balbutias-tu. T’as raison.
A présent, tu ne savais plus vraiment quoi dire. Du revers de ta main, tu tentais d’essuyer tes larmes, ce qui n’empêchait pas les autres de continuer a couleur. Tu devais garder un minimum de contenance devant cette fille qui paraissait si déconnectée de la réalité. Elle ne réagissait pas comme les autres, et tu en étais bien soulagée. Tu n’avais aucune envie de raconter ta vie, et celle-ci ne semblait pas intéressée ta camarade. Tu n’avais pas rencontré des personnes semblables au château, et tu ne savais pas vraiment comment réagir. Rester toi-même semblait être ta meilleure option à ce moment-là. *De toute façon, c’est pas important*
Détournant le regard, tu reposas tes yeux sur le lac. Le soleil se couchait lentement derrière celui-ci, et des couleurs roses et violettes commençaient à se refléter à la surface de l’eau. C’était un spectacle plutôt beau, que tu n’avais pas vraiment regardé depuis le début de l’année. Probablement que tu n’avais pas le temps de le faire, ou pas nécessairement l’envie avant aujourd’hui. Partit bientôt te rendait bien nostalgique du château. Une chose était sûre: tout allait te manquer. Des cours aux paysages tel que celui du parc, tu sentais déjà une boule se formait dans ton ventre à mesure que tu t’imaginais loin de tout ça. *ça va être dur*
Désolé pour ce retard et pour cette réponse qui ne fait pas vraiment avancer les choses
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Quatrième année RP / Color RP: color=#84774d
Ne plus jamais partir...
Là ! Elle était persuadée d'avoir vu quelque part l'eau bouger, non loin de la rive ! Serait-ce un animal ? Le fantôme d'un cygne appelé par le conte qu'elle venait de raconter ?
Elle se leva, grimaçant en sentant ses muscles raidis par l'immobilité et les cailloux lui rentrant dans la peau. Elle avait envie de voir par-delà les profondeurs.
Mais si tout n'était que mirage ? Si c'était le soleil qui avait joué avec ses sens ? *Eh, toi, là-bas. C'est pas juste. Dis-moi un peu, les rêves du fond du Lac. Dis-moi un peu, c'qu'il renferme. Dis-moi un peu, comment partir dessous ?*
"Si..si."
Elle détourna les yeux des remous. Elle n'était toujours pas seule. Elle l'avait oublié. *C'est si simple d'oublier.*
Mais qu'avait-elle aperçu dans l'eau ? Une plante joueuse, le reflet de la lune prête à sortir des eaux, telle Venus ? *J'veux partir.*
Encore un peu d'orange, de rose, de violet, et elle ne verrait plus rien.
Adieu, Songe d'une Nuit d'été.
Adieu, ombre dans les tréfonds.
*J'ai plus l'temps.*
Il lui fallait agir. Se lever, faire quelque chose, trouver un moyen de rejoindre le cœur du lac. *Et si on arrive au bout du lac, de l'autre côté, si on y croit fort, est-ce qu'on pourra toucher le soleil ?*
Elle savait que non.
Mais à cette heure des Possibles, elle était prête à essayer. Il lui fallait juste trouver quelque chose...
"Y'a pas une barque quelqu'part près du lac ?"
Peut-être que la fille ne saurait pas. Peut-être qu'elle était trop *absorbée* par ses propres larmes.
Elle s'en fichait du chagrin. Elle voulait *courir* après le soleil. *Partir* à sa recherche. *Venir* jusqu'à lui. *Luire* dans ses rayons.
Voir cette grande masse pulser en même temps qu'elle. C'était une folie, un Inaccessible dérisoire.
Mais qui pouvait remettre en cause la force des rêves dans le monde de la Magie ?
"Aide-moi à la chercher !"
Elle prit d'autorité le poignet de la fille, et la força à se remettre sur ses pieds. Ses orbes verts brillaient d'une volonté rude comme les montagnes, inflexible.
"On va aller voir l'soleil ! " Ajouta-t-elle en chuchotant, en rivant ses billes mousses dans ceux humides de la fille. *On dirait presque l'lac. Mais en moins joli. Allez, on y va. C'est maintenant.*
Elle menait la danse. Les lignes des étoiles luiraient bientôt dans l'eau sombre. Et elle deviendrait le Cygne flottant à la surface du Lac, sondant ses profondeurs de ses pupilles noires. Se recouvrir de plumes pour fendre la surface de l'eau avec élégance.
Elle offrait à l'autre un Voyage. Voudrait-elle bien se détacher de ses L.armes et la suivre sur l'eau ?
Alison m'impressionne à être aussi détachée... Mais ça me plaît beaucoup ! Hâte de voir la réaction de ta Gamine, Plume !
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.