Nos cœurs sèment un tout
Assise, la tête entre les mains, j'entends arriver Milie. Je souris malgré ma peine; mes doutes: elle est venue. Elle s'assoit près de moi, doucement, dans un bruissement d'étoffes.
Relevant ma tête, je l'appuie sur le mur.
Je voudrait m'expliquer, dire mes doutes, mes envies, mes amours. Dire ma peur, mon incompréhension.
Alors j'ouvre la bouche; mais bien vite, je la referme. Je n'arrive pas à dire les Mots; juste à les taire.
De dépit, je ferme les yeux. Je ne sais pas comment lui dire qu'elle me fait frémir, autant qu'elle me fait rougir. Qu'elle me fait peur, elle et tout ce qu'elle représente.
Alors je ne lui dis rien. Ou si. Juste une phrase, comme si elle pouvait tout expliquer - peut être était-ce le cas? :
_ J'ai peur.
Tournant la tête, j'ouvris mes yeux bleus foncés, les vrillant dans ses yeux à elle. Au travers de ce regard indéchiffrable qu'elle me renvoyait, je voyais toute ces choses que je n'avais jamais vraiment vues; que j'avais ignoré, comme on ignore un souvenir qui n'a jamais eu d’intérêt.
Moi, avec mes amies de primaire, qui regardaient une bande de collégiens. Plusieurs étaient bien bâtis et, bien qu'ils ignoraient jusqu'à nos existences, faisaient sensation parmi la troupe. De grandes fans d'histoires, nous racontions chacune notre tour avec qui on se mettrait plus grande, et on inventaient des récits de cette vie présumées à deux. Quant vient mon tour, je haussais les épaules, et eu pour toute réponse: "Je prendrais celui de droite, le roux. Il est le plus musclé, et je l'ai vu à la salle de sport, il s'entraîne tout les jours. Un mec motivé et persistant, c'est toujours mieux que ce crétin à ses côtés pour qui vous craquer toutes".
Moi, qui, à la piscine, prenais le temps de regarder les filles nager, leurs cheveux flottant dans l'eau de manière très jolie. Je trouvais que ça faisais comme des auréoles de lumières qui éclairaient leurs visages. Quant j'avais vu pour la première fois le maître nageur, j'avais été rassurée par ses muscles qui ressortaient et son air sympathique; mais pas une fois je ne m'étais dit qu'il était joli.
Moi, qui regardait des séries et des films en famille. Mon père disait, alors qu'on regardait un film semi-documentaire sur Harry Potter, qu'il aurait bien aimé avoir un fils comme celui-là. Je m'exclamais alors: moi, c'est Hermione que j'aurais voulu pour sœur, papa! Elle est beaucoup plus chouette, en plus.
Mais malgré tout mes souvenirs, je sais que je n'avais jamais senti une véritable attirance - ni pour les hommes ni pour les femmes. Ça s'arrêtait à qui était beau et qui l'était moins. C'était Milie qui avait déclenché tout ça. C'était de Milie que je voulais. Je pris conscience de ça, et aussi d'autre chose: ce que je vivais là, c'était précieux.
Et alors, je m'en voulu de fuir.
_J'ai peur... Mais je crois que je t'aime bien. Enfin, beaucoup... Fin, tu comprends quoi... Pas juste comme une grande sœur avec qui on se sent bien... Ou comme une ami qui...
Milie, je... J'aimerais bien apprendre à te connaître.
Mes mots se coincèrent dans ma gorge, et je détournais le regard. Toute rouge, je marmonnais des excuses dans ma barbe, qu'elle ne pouvait presque pas entendre, pour ces mots sans que ni tête.
@Milie Lomdue, dis moi si tu veux que je changes quelque chose. C'est la reprise de l'écriture, alors désolée si il y a des passages un peu moins bien que d'habitudes
Relevant ma tête, je l'appuie sur le mur.
Je voudrait m'expliquer, dire mes doutes, mes envies, mes amours. Dire ma peur, mon incompréhension.
Alors j'ouvre la bouche; mais bien vite, je la referme. Je n'arrive pas à dire les Mots; juste à les taire.
De dépit, je ferme les yeux. Je ne sais pas comment lui dire qu'elle me fait frémir, autant qu'elle me fait rougir. Qu'elle me fait peur, elle et tout ce qu'elle représente.
Alors je ne lui dis rien. Ou si. Juste une phrase, comme si elle pouvait tout expliquer - peut être était-ce le cas? :
_ J'ai peur.
Tournant la tête, j'ouvris mes yeux bleus foncés, les vrillant dans ses yeux à elle. Au travers de ce regard indéchiffrable qu'elle me renvoyait, je voyais toute ces choses que je n'avais jamais vraiment vues; que j'avais ignoré, comme on ignore un souvenir qui n'a jamais eu d’intérêt.
Moi, avec mes amies de primaire, qui regardaient une bande de collégiens. Plusieurs étaient bien bâtis et, bien qu'ils ignoraient jusqu'à nos existences, faisaient sensation parmi la troupe. De grandes fans d'histoires, nous racontions chacune notre tour avec qui on se mettrait plus grande, et on inventaient des récits de cette vie présumées à deux. Quant vient mon tour, je haussais les épaules, et eu pour toute réponse: "Je prendrais celui de droite, le roux. Il est le plus musclé, et je l'ai vu à la salle de sport, il s'entraîne tout les jours. Un mec motivé et persistant, c'est toujours mieux que ce crétin à ses côtés pour qui vous craquer toutes".
Moi, qui, à la piscine, prenais le temps de regarder les filles nager, leurs cheveux flottant dans l'eau de manière très jolie. Je trouvais que ça faisais comme des auréoles de lumières qui éclairaient leurs visages. Quant j'avais vu pour la première fois le maître nageur, j'avais été rassurée par ses muscles qui ressortaient et son air sympathique; mais pas une fois je ne m'étais dit qu'il était joli.
Moi, qui regardait des séries et des films en famille. Mon père disait, alors qu'on regardait un film semi-documentaire sur Harry Potter, qu'il aurait bien aimé avoir un fils comme celui-là. Je m'exclamais alors: moi, c'est Hermione que j'aurais voulu pour sœur, papa! Elle est beaucoup plus chouette, en plus.
Mais malgré tout mes souvenirs, je sais que je n'avais jamais senti une véritable attirance - ni pour les hommes ni pour les femmes. Ça s'arrêtait à qui était beau et qui l'était moins. C'était Milie qui avait déclenché tout ça. C'était de Milie que je voulais. Je pris conscience de ça, et aussi d'autre chose: ce que je vivais là, c'était précieux.
Et alors, je m'en voulu de fuir.
_J'ai peur... Mais je crois que je t'aime bien. Enfin, beaucoup... Fin, tu comprends quoi... Pas juste comme une grande sœur avec qui on se sent bien... Ou comme une ami qui...
Milie, je... J'aimerais bien apprendre à te connaître.
Mes mots se coincèrent dans ma gorge, et je détournais le regard. Toute rouge, je marmonnais des excuses dans ma barbe, qu'elle ne pouvait presque pas entendre, pour ces mots sans que ni tête.
Aussi, n'est-ce pas dur de dire: je t'aime?
@Milie Lomdue, dis moi si tu veux que je changes quelque chose. C'est la reprise de l'écriture, alors désolée si il y a des passages un peu moins bien que d'habitudes
Dernière modification par Elowenn Isildür le 4 août 2021, 11:18, modifié 1 fois.
Et s'envoleront les oiseaux blancs...
3ème année RP/ N'est plus sur le site!/ À bas les Ventouples!