Libre Pureté sans fierté

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KATHERINE, 13 ANS ET DEMI
Troisième année
30 novembre 2045, à 17h


***


Ses doigts froissent et défroissent le papier sans qu'elle ne s'en rende compte. Son regard est perdu au loin et de sa bouche s'échappent des claquements de langue agacés. Ça fait bien une minute qu'elle est comme ça, elle réfléchit comme une folle mais ne comprend toujours pas ce qu'il s'est passé dans la tête de son père. Enfin si, elle sait, vu qu'il le lui a dit dans sa lettre, mais ça lui semble quand même idiot. Vraiment, vraiment, vraiment TRES idiot. C'est forcément une blague, il a pas fait ça. Les sourcils froncés, elle relit ce qu'il reste de la lettre. Deux fois. C'est pas possible. Et pourtant si. Mais elle n'en revient quand même pas. Elle aurait pensé que son géniteur aurait été plus malin. C'est lui l'adulte. Il doit sans doute savoir ce qu'il fait. Peut-être qu'un truc m'échappe. Elle n'a pas toutes les informations en main, après tout. N'empêche, elle reste persuadée qu'à sa place, elle n'aurait pas fait ça. Oh la la... Les yeux écarquillés, elle se prend la tête entre les deux mains.

Par Merlin... Sang-Pur ! Elle est devenue Sang-Pur. Et ça ne lui plait absolument pas. Les Nés-Moldus en bavent à cause de leur statut, de leur pseudo non-pureté, et elle, elle rejoint le camp des oppresseurs. Tous les Sang-Pur ne sont pas ainsi, mais la distinction entre statut et idéaux risquent d'échapper à pas mal de gens. Ça va être une catastrophe...
Appuyant son dos contre l'une des arches, elle pousse un gémissement frustré et se laisse glisser jusqu'au sol. La troisième année récupère ensuite son carnet à dessins au fond son sac. Peut-être que dessiner lui éclaircira les idées et qu'elle trouvera une solution à son problème. Elle n'y croit pas vraiment, mais au moins ça l'apaisera. Hmm. Pas faux. Machinalement, la rouge et or ouvre l'épais carnet à la première page. Et serre les dents. Sur la première page, elle y a noté toutes les infos la concernant, pour qu'on puisse lui rendre son bien si elle le perd. Et parmi lesdites infos, se trouve son statut de sang. Ou plutôt, son ancien statut. Née-sorcière. Elle le fixe pendant de nombreuses secondes. Peut-être fait-elle son deuil ou peut-être pas. Toujours est-il que trente secondes plus tard, résolue, elle attrape son crayon, barre la ligne désormais éronnée et la remplace par un "Sang-Pur" décidément insuportable. Rien que sa vue l'a dégoute. Elle a l'impression d'avoir trahi les Nés-Moldus. Aussi raie-t-elle aussitôt ce qu'elle vient d'écrire. Non. Hors de question. Après avoir réfléchi un moment, elle trace ce qui lui semble le plus juste : "Sorcière". Parce que c'est ce qu'elle est. C'est ce qu'ils sont tous : des sorciers. Et rien d'autre ne devrait compter. Aucun d'entre eux ne devrait se sentir mieux qu'un autre parce que son nom a été inscrit dans un registre débile. Mais pourquoi certains ne le comprennent-ils pas ?

Affligée, elle laisse tomber son cahier, qui reste ouvert à la première page. Les mots raturés restent bien visibles, mais elle s'en fiche. Entourant ses genoux de ses bras, la brune ferme les yeux et se pose des questions. Les gens doivent-ils être au courant de ce qu'elle est devenue ? Doit-elle le cacher coûte que coûte, éviter simplement d'en parler, ne l'avouer que si on lui pose la question directement ? Elle sait déjà qu'elle ne le criera pas sur tous les toîts, ne serais-ce que parce que ce n'était déjà pas son genre avant.
Et si les gens la détestent quand il l'apprendront ? Et si les Nés-Moldus la croient dans le mauvais camp ? Qu'ils refusent qu'elle les aide, qu'elle prenne leur défense ? Papa, dans quel guêpier est-ce que tu m'as mise ? Elle grimace, serre les dents et se tord les doigts. Tout doux ! Rien ne s'est encore passé ! Exact. Mais il faut qu'elle prévoie, qu'elle fasse tout pour éviter la catastrophe. L'adolescente est à présent en panique totale.




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INFOS ET PRÉREQUIS

○ Ce RPG est libre pour une personne (ou deux se connaissant).
○ Sont recherchés Deuxième Année RP ou +, si possible.
○ Pas besoin de m'envoyer un hibou avant de poster.

Merci à vous et bonne journée ! <3

Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans

Libre Pureté sans fierté
(Hello Katherine !
Jacob est donc en 4A > 2 ;))

D'après la description de Katherine, quiconque connaîtrait Jacob d'une façon ou d'une autre peut se joindre s'il / si elle a envie :)


Des jambes qui s'activent puis se fixent en face.

C'est peu ou prou ce qu'a peut-être pu voir l'élève qui, assise en bas, s'est repliée sur elle-même. Un élève s'est en effet arrêté. Planté devant. Il lève les sourcils, 1m73 au-dessus du sol, croise les bras, tapote d'un des deux pieds sur le pavé. Il attend, visiblement. Il ne comprend pas ce qu'il se passe. Il était tranquillement en train de revenir d'une partie de bavboules et tout à coup une élève - et une Gryffondor vu ses habits - va s'affaler sur le sol, en forme de noueux.

Ce n'est pas une position sereine. Ou il ne connait rien aux comportements des élèves. Il continue à tapoter du pied et appuie désormais du regard. Il décroise les bras, se retourne, dos à la fille, fait trois pas pour partir, sa mine change, il revient. Il s'éclaircit la gorge et finit par s'asseoir en tailleur face à cette fille repliée. Il pense qu'ils pourraient candidater pour être statues de Poudlard, dans cette position. Mais malgré tout, sa moue est dubitative : être statue, ce n'est pas sa vocation.

Il étend ses doigts. Mais les bavboules ne mobilisent pas beaucoup de muscles. Nul besoin de les étirer comme après le quidditch, alors il les replie, tend ses paumes vers le ciel. Non, ce n'est pas comme ça qu'il va recevoir une explication. Son regard dérive vers la cour où valsent les bavboules et bondissent les chocogrenouilles. Puis revient tout près de lui où tout est immobile et muet. Paumes toujours levées vers le ciel en signe d'incompréhension, il semble en appeler à la jeune fille en face de lui.

Mains replacées sur les genoux en tailleur, il tapote le rythme du silence. Regard posé sur le corps replié, il bat le record de l'immobilité la plus longue qu'il a tenue. Deux élèves les dépassent, au moins dix fois plus de secondes passent, aussi. Le regard de notre petit Bouddha en tailleur de Poudlard passe de l'expectative à l'étonnement. Il réélève ses bras pour remonter ses manches comme pour affronter la drôle de situation.

A ce rythme, il va s'engourdir, c'est sûr. Et ses yeux sont déjà un peu fixés, à bien y regarder. Il bouge légèrement ses jambes, les resserrant un peu avant de les recoller au sol, produisant un léger courant d'air qui soulève chez lui un sourire léger, furtif. Finis les fourmillements, les bras à nouveau posés à plat sur ses jambes et son regard s'accroche à la fille alors qu'il se décale un tantinet pour être au soleil et en sentir le picotement sur ses bras désormais nus.

Visiblement, son regard et son visage orienté vers la fille repliée sont interrogatifs. Il est prêt à donner une impulsion pour se relever. Un mouvement de plus et debout, il sera libre de partir.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

Libre Pureté sans fierté
Ravie de pouvoir écrire avec toi ! :D


Il y a autour d'elle des élèves. Pas énormément, mais assez pour qu'elle se rendre compte qu'elle n'est pas seule. Malgré cela, elle se sent éloignée d'eux comme si un champ de force les séparait. Elle capte des bruits de conversation, des pas, des mouvements, même avec ses yeux fermés. La brunette sent également qu'on la regarde, peut-être même avec insistance. Ils doivent se demander ce qu'elle a, à se morfondre toute seule en public. Elle fronce le nez, mais ne bouge pas. Ils se lasseront bien. La jeune fille se jure de ne pas ouvrir les yeux tant qu'elle n'aura pas trouvé de solution à son problème.
Honnête par nature, elle fera sans doute part de son secret à ceux qui lui sont proches. Ils ne sont pas nombreux et pas si proches que ça, mais la confiance est la base de l'amitié. Et les autres ? Bonne question. Les Sang-Purs anti-Moldus et Nés-Moldus essaieront-ils de l'embrigader quand ils apprendront son nouveau statut ? La liste des nouveaux Sang-Purs sera-t-elle transmise dans la Gazette du sorcier ? Ou ailleurs ?
L'esprit travaillant à toute allure, elle reprend son froissage de lettre. Il ne va plus en rester grand chose au final. C'est peut-être mieux. Personne ne doit tomber dessus. Elle déglutit avec difficulté. Du calme. Tout va bien se passer, si ça se trouve. C'est possible, oui. Certains verront au-delà de cette étiquette débile et ne l'a jugeront pas pour ça. Pour les autres... eh bien, elle ne peut pas plaire à tout le monde. Ce sont ses actes qui comptent. Et quand ils se rendront compte que je serais de leur côté quoiqu'il puisse se passer, ils m'accepteront. Mais pas tous.
Encore à peser le pour et le contre, elle se raidit soudain. À l'aube de sa conscience, elle a senti une attention de plus en plus insistante. Et plutôt proche. Ses paupières s'ouvrent d'un coup, et se regard se plante dans celui de l'intrus. Bizarrement, même si elle s'attendait à trouver quelqu'un en face d'elle, elle sursaute, se cogne la tête sur la pierre derrière elle. Lâche un "aïe" peu convaincu, car ce n'est pas vraiment douloureux. Ses pupilles parcourent le décor autour d'elle, avant de revenir sur le visage du garçon qui l'observe.

Salut.

Allongeant un instant ses jambes pour les détendre, elle les ramène d'un même élan vers elle et s'installe un tailleur. Le seul autre mouvement de se part vient de ses mains, qui, après avoir chiffonné pendant un sacré bout de temps le morceau de parchemin, ont recommencé inconsciemment à lui faire reprendre sa forme originelle. Malheureusement, elle l'a bien abimé et il a perdu sa consistance de papier. La jeune fille le pose donc près d'elle pour éviter d'aggraver les choses.
Son attention est toujours rivée sur le garçon plus âgé. Il fait partie comme elle de la chorale de l'école et il a été membre des Griffes Ardentes l'année passée. Il s'appelle Jacob et... elle n'en sait pas plus sur lui. Hormis le fait qu'il aime bien épier les gens. Mais elle n'est pas vraiment énervée et ce n'est pas vraiment un reproche non plus. Ça devrait sûrement, mais non.

À son tour à elle de le scruter. Dans les yeux océans de la gamine doivent se lire plein de questions. Pourquoi tu me regardes ? Est-ce que je dois te raconter ce qui ne va pas ? Est-ce que tu le veux seulement ? Et si oui, comment vas-tu réagir ? Il a l'air sympa, et si jamais il ne trouve pas son secret si grave que ça, elle l'aura embêté pour rien et sans doute obligé à lui dire quelque chose de gentil pour l'a rassurer. Ou pas, t'en sais rien. T'es pas dans sa tête. Malgré tout, son cerveau se sent obligé d'émettre des hypothèses, de prévoir chacune des situations possibles. Sa réserve et ses peurs commencent à l'agacer de plus en plus et la troisième année se sent de plus en plus ridicule à hésiter comme cela. Soit tu lui dis et on en parle plus, soit tu lui dis rien et vous discutez tranquillement.

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Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans

Libre Pureté sans fierté
Elle le regarde. Yeux bleus, d'accord. Mais si les deux se regardent de manière interrogative pour se comprendre l'un l'autre, ils ne risquent pas d'avancer. Un peu plus d'intensité dans leurs regards, un saloon à la place du préau et au mieux, ils seraient prêts à tourner une scène de duel de regards profonds d'un western.

Sa propre attitude lui paraît pourtant assez intuitive. Une camarade se recroqueville, il ne fuit pas devant l'énigme, il cherche à comprendre. Les sourcils déjà haussés, il n'a plus de moyen de signifier son étonnement grandissant qu'en le laissant passer dans ses yeux. Un regard d'attente. Ce n'était pas son genre de jouer à l'inspecteur de police. Il ne la forcerait pas à parler. Mais il se demandait tout de même si elle n'avait pas subi un Bloclang dans sa muette immobilité.

Un mot s'échappa finalement de ses lèvres à elle. Petite unité perdue dans les mètres carrés de la cour. Elle n'était pas partie en courant, c'était un point marqué. Bien installée en tailleur aussi, son regard également posé sur le sien, ils étaient en position de miroir l'un face à l'autre. Aussi, il aurait pu lui répondre "Salut" pour maintenir encore un instant ce moment suspendu d'harmonieuse symétrie.

Il choisit néanmoins de briser l'équilibre : "On aurait dit que tu t'étais installée pour te protéger." Un regard plus appuyé accompagna les paroles. Prenant un tour interrogatif, il termina. "Tu sais de quoi ?" Le soleil éclairait le visage du Gryffon, le picotant comme ses interrogations qu'il retranscrivait dans son regard. Cette expression des yeux bleus de sa voisine était un mystère. Et même plissant un peu les yeux, il n'arrivait pas à lire à travers.

Il étendit ses bras pour les poser sur ses jambes en tailleur, étendant mentalement le champ de ses interrogations : *était-elle ainsi habituellement ? à se replier ? au sens propre, recroquevillée ? au sens figuré, sans parler ? avait-elle un camarade de confiance à qui parler ?* Remontant une manche qui venait de reglisser, il remontait dans sa tête le cours du temps, cherchant qui d'ordinaire l'entourait. Sans trouver de réponse satisfaisante, il laissait le soleil l'éclairer, espérant que l'effet *Eurêka, j'ai trouvé !* ne tarde pas à arriver.

En attendant de voir une petite ampoule comme dans une BD s'allumer au-dessus de sa tête, il se mit aux techniques de divination en tailleur, respirant plus lentement pour réfléchir en approfondissant. *Accio mémoire, accio souvenirs.* Tout en cherchant à réassembler le passé, il se concentrait sur ce qui allait venir. Il rentra un peu de sa hâte dans sa fossette, dans un mouvement peu perceptible, serra sa gorge, comme si à l'opposé, cela allait inciter l'autre à parler. Ou peut-être donner un signe ?

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

Libre Pureté sans fierté
Je me protège ? «Alors là, non, tellement pas» est-elle tentée de répondre avec un grand rire et en roulant des yeux pour bien montrer à quel point c'est idiot. Pfff, tssss, n'importe quoi ! Ce n'est pas du tout... C'est tout à fait ça. Son allégresse intérieure retombe comme un soufflé et son regard se perd dans le vide. Ce garçon a décidemment tout compris. J'essaie de me protéger. Elle ne l'avait pas envisagé ainsi. C'était pourtant la conclusion la plus logique. Bah, je suis parfois un peu lente à la comprenette. La jeune fille observe son camarade avec des yeux écarquillés, la bouche entrouverte d'étonnement. Se reprend quelques secondes plus tard et examine ses chaussures en réfléchissant de son mieux à la question. Son expression pensive se trouble un instant suite aux trilles joyeuses d'un oiseau tout proche. Elle est tentée de tendre l'oreille pour essayer d'en reconnaître l'espèce grâce au chant, mais abandonne en se souvenant que : de un, sa mémoire auditive n'est pas si bonne que ça et de deux, que quelqu'un attend sa réponse et que celle-ci ne concerne en rien l'ornithologie. Bon, tant pis. N'empêche, il serait sans doute vachement impressionné si elle trouvait en quelques secondes l'espèce de cet oiseau et l'a trouverait très savante. En tout cas, bien plus que quand elle le regarde avec de grand yeux surpris, style lapin devant les phares d'une voiture lancée à grande vitesse. Et paf ! le lapin. Hum... Mouais, pas drôle. Carrément. Les moldus sont vraiment des conducteurs inconscient des fois et... La ferme, Bailey. Oui mon colonel. Revenons à nos moutons. Ou à nos oiseaux. Ou à nos lapins. Raclement de gorge agacé de sa conscience, qu'elle imagine perchée sur son épaule en train de lui tirer les oreilles pour qu'elle se reconcentre. Curieusement, elle sent presque la douleur que ça lui procurerait si sa conscience-perchée était autre chose qu'un pur produit de son imagination débordante et porte donc sa main à son lobe avec une grimace. Euh... Bref.

Des conséquences que peuvent avoir un mot. Un mot qui me qualifie désormais, mais qui ne représente en rien ce que je suis, mais qui poussera quand même des gens à me détester.

Une sorte de moue mi-peinée, mi-déçue et mi-autre-chose-de-trop-compliqué-à-définir (de l'agacement ? du découragement ?) se dessine sur son visage, avant de rapidement disparaître. Ouais, pleure pas maintenant. T'auras tout le temps de le faire plus tard. Haha. Sympa. La jeune fille a tellement le don de se remonter le moral, c'est fou. Ironie, ironie, ironie.
Un léger vent agite ses mèches, chatouillant ses joues. Ce léger contact permet au calme de revenir en elle et c'est donc parfaitement sereine qu'elle questionne le garçon. "Sereine" ? Mouais, pas complètement. Bon, peut-être. Mais en tout cas, elle n'a ni l'air d'une hystérique, ni d'une terrorisée, ce qui est un bon point. Enfin, j'en sais rien, c'est pas comme si je voyais mes expressions faciales, se dit-elle sombrement.

Tu crois que ne pas avouer quelque chose sur nous de peur que ça nous fasse souffrir, c'est lâche ? Que ce serait mentir ? Qu'il faudrait que je fasse preuve de courage, au risque qu'on ne veuille plus de moi dans les causes que je soutiens ?

Bon, rectification : elle a l'air de flipper complètement. Honteuse d'être prise en flagrant délit d'attitude "bébé", elle se recompose un visage normal. Elle se trahit cependant en serrant les poings si fort que ses jointures en deviennent encore plus pâles que sa peau pourtant déjà bien livide.

Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans

Libre Pureté sans fierté
Les conséquences d’un mot.
Ca sent très mauvais. Et malgré tout, son regard posé sur celui de Katherine, il essaie de le sonder. Quel peut être ce mot ? Une insulte ? Katherine n’avait aucune tare a priori. Il était nul de penser ça, une insulte, c'était jamais justifié. Qu’est-ce qu’ils avait encore fichus ? Certains parfois mériteraient de ces Bloclang bien ajustés, pour les empêcher de dire et d'écrire leur propre besoin de supériorité et leur fierté mal satisfaite et surfaite en les lâchant sur les autres. Ils étaient juste parfois pitoyablement pathétiques, ceux qui avaient besoin d'enfoncer les autres pour se sentir forts, parce qu'ils en étaient incapables seuls.

Les sourcils froncés, il la regardait sans lâcher son regard, sans lâcher le soutien qu'il lui portait. Elle était peut-être Née-Moldue ? Oh ! Il n’en savait rien mais il les ferait taire. Non, mais sérieusement, si c’était encore du dédain de sang, son sang n’allait faire qu’un tour. Il était rouge comme la maison Gryffondor, c’était tout. Et solidaire de tous les autres sangs. Ceux qui ne vivaient que par leur étiquette et pas par leurs propres actes, sérieusement, sans personnalité autre que quelques lettres qu'il n'avait même pas inventées purs uniquement dans leur théorie atrophiée, qu'ils étaient faibles.

Il ne savait pas ce qu’était ce mot qui l'avait poignardée. Mais il savait déjà qu’ils pouvaient dire ce qu’ils voulaient, il était de son côté, de celui de Katherine. *Un mot ne peut pas te qualifier, seul, ainsi, Katherine, non. Sauf si ce mot est humain. Pour dire que ’nous sommes humains, après tout’.* Depuis quand un nombre limité de mots pouvait qualifier un sorcier ?

Elle était devenue terrible cette attente, à lire toutes les nuances de ce regard confronté à une réalité qui l’avait réduit en poussières de doutes, à un mot qui l'avait cassé. Et ces mille nuances muettes qu’il voyait là, ces mille nuances-là, elles dépassaient tous les mots. Alors qu’on ait pu écrire un mot qui fasse voler en éclats un regard, terrasse un sourire, déforme un sentiment, c'était révoltant, écoeurant. Mais quel était ce mot, bon sang ?

Et lorsque Katherine rouvrit la bouche, c’était pour contourner la prononciation du mot.

« Katherine. Maladroit. Irréfléchi. Inconscient. En opposition avec tout ce que je connaissais avant à Poudlard, trahissant cela à chaque nouvelle action. Têtu à en casser les murs. J’en ai connu des mots. Tu peux bien crier le tien pour le sortir. Et grimacer. Tu verras, ça te fera du bien. Tu ne risques rien avec moi et à Gryffondor, d’accord ? » Et puis les idiots qui la laisseraient tomber pour le mot qui devait être sacrément lourd, ils n’étaient pas des « amis ». Et alors, il valait mieux que ces quelques hurluberlus s’éloignent. 'Tout irait pour le mieux', c'était ce que portaient ses yeux.

Il prit un des poings de Katherine pour le déserrer, main tendue pour l'aider à se lever et partir s'il la suivait. Opération destruction de l'immobilité des préjugés. Direction parc. Courir juste à côté pour fouler aux pieds le mot. Courir pour piétiner les préjugés. Courir pour sourire, essoufflé, se rendre compte qu'un mot ne dure pas plus longtemps qu'une respiration dans ce souffle entrecoupé.

Une fois installé près des cromlechs - personne ne s'intéressait à ces vieilles pierres, le vent fort dehors avait peut-être découragé, aussi -, il plaça ses deux mains en porte-voix : "JE SUIS TÊTU A EN CASSER LES MURS !". Regard à gauche, regard à droite : le monde ne s'était pas renversé sur sa tête, les arbres toujours orangés ne semblaient pas outrés, le vent qui soufflait avant, soufflait toujours, tout ce qui était là restait là.

Les préjugés étaient vieux comme ces cromlechs devant eux. Mais elle, elle était plus résistante que la pierre centenaire. Si, si. Son regard à son adresse souriait : "A toi. Tes vrais amis ne te jugeront jamais. Et puis t'es bien plus qu'un mot."

En suivant juste le pont couvert, on peut passer juste de l'autre côté de la studieuse cour de l'horloge aux plus vides (j'imagine que les pierres, ne passionnent pas les foules) cromlechs.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

Libre Pureté sans fierté
Chaque mot qu'il lui adresse atteint son cœur et lui apporte du réconfort. C'est gentil. Même si crier "Sang-Pur" lui ferait vraiment bizarre, le conseil de Jacob vaut pour d'autres mots aussi. Des mots avec qui elle a parfois du mal. Bizarre. Tête en l'air. Pose trop de questions. Exubérante. Exaspérante. Ils ne sont pas tellement éloignés de la réalité, en fait. Mais ils font mal quand même, surtout le premier. Celui-là, elle l'a longtemps haï, le considérant même comme l'insulte suprême. Aucun autre ne pouvait lui faire aussi mal. Depuis quelques temps il est moins douloureux, mais elle y reste assez sensible.
La jeune fille sent une main qui desserre la sienne. Celle de Jacob. Intriguée, elle le laisse l'aider à se relever, puis le suit sans discuter. Elle ne sait pas où il veut l'emmener, mais au vu de sa gentillesse elle sait qu'elle peut avoir confiance. C'est donc avec un petit sourire aux lèvres qu'elle franchit le pont avec lui. Le bruit de leur pas sur le bois de la structure lui procure une espèce de sensation de liberté assez étrange mais néanmoins agréable, celle de laisser ses problèmes et ses doutes derrière elle. Ses lèvres s'étirent un peu plus.
Les jeunes gens arrivent près des cromlechs et il semble qu'il s'agisse là de la destination de son camarade. La main de la gryffonne se pose sur l'une des pierre et en suit les irrégularités, subjuguée par ce lieu qui compte parmi ses préférés. Le souffle du vent agite furieusement ses mèches et elle lève son visage vers le ciel, appréciant la caresse de l'air sur sa peau. La brunette se sent bien, vraiment bien.
Le hurlement de Jacob lui arrache un rire sonore et elle se tourne vers lui, la mine réjouie. Elle se calme un peu quand il lui parle et elle hoche la tête en réponse. Les mots se bousculent sur sa langue, plusieurs veulent sortir et elle les laisse faire, s'esclaffant à moitié.

JE SUIS BIZARRE, DIFFÉRENTE, DANS LA LUNE ET JE ME POSE TROP DE QUESTIONS ! JE SUIS EXASPÉRANTE ET JE PREND TOUT TROP À COEUR ! JE SUIS... Sang-Pur.

Évidemment, elle aurait dû se douter qu'elle n'arriverait à le crier, celui-là. Elle y a cru, pourtant. Puis, sa gorge s'est bloquée et elle a juste réussi à le dire normalement, quoique un peu dépitée. En même temps, ce statut ne devrait même pas être en mesure de qualifier les gens, il ne devrait ni être une insulte, ni un compliment. Il ne devrait pas compter. Les gens devraient s'en moquer comme d'une guigne. Comme l'a dit Jacob, elle est bien plus que ce mot, bien plus qu'un certificat de pureté débile.
La gamine finit par se rendre compte que la dernière partie de sa phrase était suffisamment audible pour que la quatrième année puisse l'entendre. Elle se mordille la lèvre et s'explique, sans oser croiser son regard.

Je sais que ma situation n'a rien à voir avec celle des Moldus et je ne le prétend pas. Mais j'ai l'impression d'être passée du côté de l'ennemi et même si ce n'est pas le cas, certains le penseront et me haïront pour ça. À leur yeux, je ne serais plus légitime dans ce combat et ils ne voudront plus de mon aide. Pas tous, je sais. N'empêche qu'il y en aura. Je ne l'ai pas voulu, mais... Bref.

Pour elle, il n'y a rien de plus frustrant que de proposer son aide et qu'on l'a lui renvoie dans la figure à cause d'un truc qu'elle n'a pas choisi. De nouveau, elle a peur. De nouveau, elle se demande si elle devra cacher la vérité, quitte à mentir. Au moins aux inconnus, en tout cas. Soupir.
Une feuille morte dans les jaunes orangés volette à se rencontre, prête à passer devant elle et aller se perdre on ne sait où. Machinalement, la rouge et or l'attrape et l'a contemple en faisant tourner la tige entre ses doigts. Ses yeux se perdent dans le vide.

Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans

Libre Pureté sans fierté
C'était une histoire de honte de sang.
Ce n'était pas vraiment surprenant.
C'était une histoire de Sang-Pur.
Ca, c'était bien plus original, pourtant.

La première pensée qui lui vint fut : un de mes proches amis, Max, est Sang-Pur... et il est très tolérant envers le reste des sorciers, et... mais c'était si idiot. D'assimiler un Sang-Pur à un autre. Comme si tous les Sang-Pur se ressemblaient.

Il plissa un peu les yeux vers le regard de la troisième année, sa fossette se creusa dans ce petit mouvement sec qui signifiait *j'ai une idée* et il dit : "Regarde.".

Bras autour du corps, se balançant à l'horizontale, pour initier un rythme, il commença à faire les mouvements de marche du Michael Jackson des Moldus. [moonwalk] "Et si je marche comme ça dans les couloirs... Et que les regards se posent sur moi. Tu réagirais comment ? Et les autres ?" Il s'arrêta, dirigea un regard droit, franc vers celui de Katherine. Allez, si quelqu'un faisait ça dans les couloirs, quelle aurait été ta réaction ?

Quand quelque chose est trop profondément planté pour pouvoir prendre de la hauteur dessus, planté profond comme une épine de ronce, le quatrième année passe très naturellement par une image pour comprendre.

Une façon de slalomer en évitant les abstractions tout en comprenant in fine la situation avec précision. Il ferma un instant ses yeux pour profiter du vent, cette sensation qui coulait sur la peau, l'enveloppait, la faisait résonner, cette sensation qu'il aimait dans le vol.

Finalement, affronter un mot, c'était un peu comme affronter le vent en volant : une force qu'on ne peut pas voir, mais qu'on entend et qu'on sent. Et parce qu'on l'entend et la sent, elle existe. Et elle est forte. Et elle peut être grisante, laisser planer. Et faire mal quand on la prend du mauvais côté.

Et celui qui dira que les mots ne sont que du vent au sens où ils seraient insignifiants est un idiot. Le vent, c'est puissant, ça emporte tout sur son passage, même si tout libre, tout imprévisible, on ne le voit pas toujours venir. Parole de Tramontane. Alors qu'on souffle un mot ou souffle le vent, on peut piquer la sensibilité à fleur de peau.

Planté fermement sur ses appuis, pas girouette du tout, conduisant les mouvements et ne se laissant pas conduire par le bout du nez par les autres pour un sou, Jacob, regard vers celui de sa voisine, tendit autour de son corps les bras en T, sa lettre, pour profiter de la brise écossaise, qui faisait frissonner, donnant des élans pour de nouveaux départs. Il souriait. C'était un endroit qu'il aimait, il en profitait le temps d'entendre la réponse arriver. *Allez viens, Kath'rine, j't'emmène au vent, j't'emmène au-dessus des gens.* [1]

Reducio
[1]phrase bien sûr à détacher des autres paroles de la chanson qui elles n'ont pas de rapport avec la perception de Jacob ;)

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

Libre Pureté sans fierté
Elle sort de sa rêverie et ose se tourner vers lui. Aucun regard dégoûté, gêné ou méprisant ne lui est adressé, pas de jugement ni même rien de négatif. Mais bon, il n'y a pas non plus du "positif" dans le sens où il n'a pas l'air de penser que c'est bien qu'elle soit Sang-Pur. Il a juste l'air de l'observer normalement. La jeune fille pousse un discret soupir de soulagement, désormais plus rassurée. Concentrée sur son camarade, elle continue à triturer sa feuille, faisant malgré tout attention à ne pas l'abîmer. Pourquoi ? C'est qu'une feuille parmi tant d'autres. Et morte, en plus. Son esprit fait l'équivalent d'un haussement d'épaules mental. Et c'est tout. Elle ne s'appesantit plus là-dessus. Problème résolu en une fraction de seconde. Ignorer un problème, j'appelle pas ça le résoudre. En même temps, ce n'est pas un vrai souci, non ? Elle s'est juste posée une question, il n'est pas vital qu'elle en connaisse la réponse, n'est-ce pas ? T'es philosophe ou t'as juste la flemme ? Bonne question.
Jacob lui demande de regarder. Regarder quoi ? Intriguée, elle fronce les sourcils, puis étouffe un rire à la vue du pas de danse. La main plaquée devant la bouche, elle essaie de s'empêcher de trop pouffer. Non pas que le gryffon danse mal, mais c'est tellement... inattendu. Ce garçon a décidemment le don de la surprendre. La brunette fini par retrouver son sérieux quand il reprend la parole. Pensive, elle se mordille la lèvre et réfléchit quelques secondes. Elle croit comprendre où il veut en venir, mais n'en est pas sûre.

Eh bien... Je pense que je rirais. Et que je t'imiterais sûrement. (Pause) Non, c'est même certain que je le f'rais. Quant aux autres... certains f'ront peut-être comme moi, d'autres n'en auront rien à faire, d'autres encore te trouveraient bizarre, se moqueraient de toi ou seraient carrément virulents. Pour ces derniers, je n'hésiterais pas à les remettre à leur place. Mais bref. Tout le monde aura une réaction différente.

L'adolescente a bien entendu reconnu le pas de danse du célèbre et défunt chanteur moldu. Elle ne connait certes pas grand chose à la culture des sans-pouvoirs — ou en tout cas pas assez pour évoluer parmi eux sans passer pour une ignare — mais elle connait les chansons de Michael Jackson et les apprécie même beaucoup. Rien que de penser à lui, les premières mesures de Billie Jean lui viennent en tête et elle doit se retenir de ne pas fredonner. Sinon, elle va l'avoir dans la tête toute la journée. «She was more like a beauty queen from a movie scene...» Oups. Trop tard. Son cerveau hurle la suite des paroles et elle est prise d'une folle envie de danser. Non ! Pas maintenant ! Grande inspiration et toute aussi grande expiration. Et on recommence. Calme, calme. Penser à autre chose, voilà la solution. Aux chaporouges, par exemple. Un air concentré — ou constipé, au choix — se lit sur son visage. Chaporouge, chaporouge, chaporouge. Mais zut, flûte et saperlipopette, ça ne marche pas du tout !

— «She told me her name was Billie Jean. As she caused a scene. Then every head turned with eyes that dreamed of being the one. Who will dance on the floor in the round», chante-t-elle avant d'adresser un sourire gêné à son camarade. Pardon. J'peux pas faire autrement, jl'ai dans la tête et elle veut pas partir.

La troisième année entonne la suite à voix basse, les yeux mi-clos, totalement prise par la musique. Un instant, elle se demande de quoi elle a l'air, puis décide de s'en moquer totalement. Et tu devrais faire pareil avec le reste. Sa voix s'interrompt dans l'air. Elle pince les lèvres tandis qu'elle tapote machinalement la feuille sur le bout de son nez. Plus simple à dire qu'à faire ? Même sa conscience n'est pas convaincue. Si elle arrive à bien gérer un sujet en particulier, pourquoi pas un autre ? Si elle y réfléchit de façon rationnelle, elle se rend compte que son "problème de sang" n'est pas si dramatique. Certes, elle a peur de ne pas être aimée. Mais il y aura toujours des gens à qui je ne pourrais pas plaire. Phrase toute bête dite par des millions de personnes à d'autres millions de personnes dans le monde entier et qui sera toujours prononcée des siècles plus tard. Même si elle l'agace, elle n'en est pas moins vraie. Dure à assimiler, cependant. Par elle et surement par d'autres. C'est le problème des phrases toutes faites. Elles ont beau être censées, personne ne les écoute. Bref.
Regard vers le quatrième année. Sourire. Merci de ne pas être comme certains, a-t-elle envie de lui lancer. Mais ce sont de tous autres mots qui sortent de sa bouche. Pour elle, ils resonnent plus... vrais.

Merci d'être toi.

Elle reconnait qu'ils peuvent paraître bizarres, mais c'est comme ça qu'elle a envie de les dire.

Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans

Libre Pureté sans fierté
Jacob entonna le passage en écho plus grave, le sourire dans la voix, se pointant successivement du doigt avant de montrer Katherine et le sol devenu le "floor" où se trouvaient "she" et "me" :
"She told me her name was Billie Jean, as she caused a scene
Then every head turned with eyes that dreamed of being the one
Who will dance on the floor in the round"

Vivant la chanson du regard aux talons, porté par le rythme des pulsations, il appuyait du pied le rythme.

Il revint ensuite finalement sur le sens des paroles. Se figurant ce que Katherine pouvait se représenter en choisissant cette chanson. Ce qu'on pouvait investir de temps et d'énergie pour être "the one" aux yeux de quelqu'un ?

Pas parce que ça n'était pas naturel entre les deux. Mais parce qu'on se disait que ça en valait tellement, tellement les efforts et la peine. Un peu à la Roméo et Juliette. Malgré les obstacles, nous y arrivons. Ou peut-être grâce aux obstacles, qui sait. Plus quelque chose est dur à atteindre, plus la détermination de Gryffon s'en mêle et plus le défi fait naître l'adrénaline du courage et le plaisir de la réussite est grand. En fait, il avait sûrement pensé à ce qui lui parlait, à lui, dans cette chanson.

Il garda ses yeux encore un instant sur la Gryffonne. Elle avait un certain charme. On sentait qu'elle pensait tellement plus que ce qu'elle disait. Et cet écart la rendait un peu mystérieuse, et pas si prévisible. Ces quelques contours de mystère involontaire n'étaient pas si courants dans la maison des Gryffons.

Il répondit : "Y aura toujours des jamais-contents-de-ce-que-tu-es et des un-peu-maladroits-un-peu-jaloux qui t'embêtent pour se faire remarquer de toi." S'il avait été plus clairvoyant, il aurait vu que la première catégorie pour lui était composée de ses parents. Mais il était toujours plus facile de voir pour les autres que pour soi.

"De même, ne t'excuse pas d'être toi, Kat." Il avait essayé le surnom en consultant du regard. "J'ai l'impression que tu es certes intelligente, ça on doit te le dire souvent, mais qu'en plus tu es quelqu'un de très droit et sincère, qui cherche à exprimer ce qu'elle ressent exactement. Te laisse pas écraser cette qualité."

Les tumultes du vent soufflaient sur la peau dans le spectacle de la presque tempête venteuse de l'Ecosse brumeuse. Et le Gryffon constata du regard la façon dont la brise s'accentuait. Il termina, un peu de malice mêlée au sourire et au regard : "C'aurait été sympa de danser tous les deux dans les couloirs."

Il tendit une main vers le château : "On y retourne pour le dîner ?"

C'est sûrement une fin pour moi - merci pour cet échange !

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)