La voix sourde
Vacances d'été
Famille Delphillia
Bristol et ses alentours
Famille Delphillia
Bristol et ses alentours
Les vacances, Bristol, la maison, la famille, tout lui faisait un bien fou. Mais il y avait une ombre au tableau, quelque chose qu’elle devait éclaircir. Elle devait en parler avec son père, les choses devaient changer. Du moins ça ne pouvait pas rester ainsi et la jeune batteuse des Hel’s ne pouvait pas rester sans rien dire. Ça ne se passait pas très bien à Poudlard. Pas au niveau des cours ! Tout allait bien mieux depuis les cours particuliers avec Miss Perkins. Enfin mieux… Elle n’arrivait pas plus que ça à lancer des sorts correctement, mais elle était plus sereine mentalement.
Elle était arrivée hier à la maison et aujourd’hui ses parents avaient déjà prévu une activité. Randonnée et pique-nique. Ce n’était pas vraiment le bon moment pour la jeune fille de parler du fait que Poudlard allait mal. Parce que oui c’était bien de ça dont elle voulait parler avec son père, de son école qui avait été également son école à lui quelques années auparavant. Et elle n’avait plus aucune confiance en ces professeurs qui lui garantissaient protection et une grande part d’éducation également et plus particulièrement dans en la direction de l’école.
La jeune fille se préparait essayant de visualiser le moment où elle annoncerait ça à son père. Elle secoua la tête de droite à gauche avant de nouer autour de sa taille une chemise fine si jamais il faisait plus froid en fin de journée et aussi pour le style bien entendu. Même si on va en randonnée il ne faut pas négliger son style ! Aliénor rit à cette idée avant de se retourner face à son miroir. Un short beige, un débardeur blanc et une chemise à carreaux rouge, rein de plus simple, mais simple et efficace, parfait pour aller marcher.
-Allez Ali tu peux le faire, t’façon t’as pas le choix.
La jeune fille souffla un grand coup avant d’attraper son sac et son téléphone. Elle plaça ce dernier dans la poche avant de son sac puis elle fila dans la cuisine. Une gourde d’eau, un sandwich et la petite famille était parée pour aller randonner. Sur le trajet pour rejoindre le chemin Aliénor ne faisait que penser à cette annonce. Elle ne pouvait pas juste dire « Papa il n’y a plus rien qui va dans cette école je ne veux plus y aller » Non il se braquerait en disant que c’était encore un caprice d’adolescent. Etrangement le trajet lui parut très court parce que la jeune fille n’avait rien trouvé qui lui paraissait assez doux ou diplomate pour en parler à son père lors d’un effort physique.
La petite famille se mit en route, tout le monde discutait de sujets plus ou moins légers, la petite famille semblait en harmonie et la bonne humeur régnait. Mais la fille Delphillia n’oubliait pas. Elle attendait le bon moment, mais c’était compliqué et puis elle ne voulait pas affoler plus que de raison sa mère alors en parler juste à Cyril serait bien, mais ils n’étaient jamais seuls. Aliénor fulminait à l’intérieur, chaque blanc pourrait être le bon moment mais elle ne se lançait pas. Elle avait l’impression de faire du surplace et que tout cela ne servait à rien.
Pareil au moment du repas, elle avait l’impression que ce bon moment n’arriverait jamais. Et finalement c’est ce qui arriva lors de cette randonnée. Aliénor ne trouva jamais le bon moment pour en parler à son père et pourtant, les mots sortiraient presque automatiquement tant elle avait répété sa première phrase en boucle dans sa tête.
Elle buvait à sa gourde, assise dans la voiture. Toutes ces histoires, cette urne étrange proposant un défi stupide et suicidaire à des enfants, la direction qui disait oui oui alors qu’une femme était morte il y a peu dans la grande salle. Sans parler de ce garçon à moitié dévoré par des tigres… Pourquoi ils ne faisaient rien, il était impuissant face à leurs élèves qui devaient être protégés. Ils avaient même laissé le droit à des enfants de 12 ans de regarder ce tournoi morbide sur un écran. Des gens souffraient lors de ce tournoi, des sorts qu’on n’oserait jamais lancer fusaient et plusieurs personnes de sa promotion c’étaient retrouvé dans cet enfer. Ce n’était pas normal ! On n’envoyait pas des enfants souffrir si on était un vrai directeur d’école ! Elle en avait gros sur le cœur et ce poids, elle ne pourrait l’enlever qu’en en parlant, mais quand ? Et si jamais son père l’enlevait de Poudlard, elle perdrait ses amis… Elle n’y avait pas pensé tiens.
Elle avala difficilement sa gorgée avant de ranger la gourde. Ne plus revoir ses amis, sachant qu’elle avait coupé les ponts avec ses amis moldus… Elle n’aurait plus personne. Ce n’était peut-être pas une bonne idée.
-Je veux me mettre à la boxe.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
La voix sourde
Son père se tourna vivement vers elle alors qu’il prenait place dans la voiture côté conducteur. La demande venait de nulle part, il n’avait pas dû la voir venir celle-là. Mais vu la tête qu’il tirait, Aliénor avait peu de chances de voir un « oui bien sûr ma chérie tout ce que tu voudras ». La jeune Delphillia soutenait le regard du père Delphillia qui se fit plus dur.
-Tu vas nous faire le coup chaque année Aliénor ? C’est non, tu as déjà des cours de karaté cet été, on ne va pas te payer en plus des cours de boxe.
Aliénor soupira avant de tourner la tête vers la fenêtre alors que Claire entrait dans la voiture. Son père avait raison, elle le savait mais elle était quand même déçue. Elle se mordit la lèvre inférieure alors que la voiture démarrait. Si les professeurs de Poudlard ne pouvaient plus protéger ses élèves, alors quelqu’un devait le faire, elle avait déjà failli à cette mission avec Colby, il était hors de question qu’elle n’ait pas toutes les armes possibles pour le faire. Avec les cours particuliers en sortilège, elle savait qu’elle arriverait à devenir meilleure avec sa magie, si physiquement elle devenait également capable de les protéger alors tout irait bien, elle saurait que ses amis seraient entre de bonnes mains. Elle observait le paysage sans le voir quand la voix de sa mère arriva aux oreilles de la jeune fille.
-Aliénor… On te soutient dans toutes tas activités, mais tu dois comprendre que comme ton père ne travaille plus, on ne peut plus se permettre autant de choses qu’avant.
Le regard de la jeune fille se détacha de la fenêtre pour croiser le regard bleu océan de sa mère. Jamais elle n’avait pensé à ça. L’argent. Ces parents n’en avaient jamais manqué, mais avec tous les changements dans le monde magique son père avait perdu son travail et depuis c’était compliqué pour lui de retrouver quelque chose de bien et surtout de stable. Aliénor se prenait en pleine tête les problèmes de ses parents, problèmes qu’ils cachaient si bien… Alors avait-elle le droit de leur rajouter des préoccupations avec ce qu’elle pensait de l’école de magie britannique ? Ils avaient déjà tant de choses à gérer… Claire travaillait bien plus qu’avant. Elle revenait toujours plus tard et Cyril lui, quand il ne cherchait pas du travail, il enchainait les petits boulots par-ci par-là. Aliénor hocha simplement de la tête en gardant ses yeux encrés à ceux de sa mère.
Une fois arrivés à la maison, Aliénor fila immédiatement dans la salle de bain pour prendre une douche. Une fois sous l’eau, le cerveau de la jeune fille tournait à plein régime. Elle devait devenir plus forte et même si le karaté lui apprenait comment se défendre, elle avait besoin de plus. Elle avait commencé à s’entrainer avec Harriet à Poudlard, mais elles n’avaient pas une vraie technique. La musique remplissait la salle embuée et la jeune fille ferma les yeux. Elle ne voulait pas causer plus de problèmes à ses parents, mais elle était butée sur son idée. Elle soupira avant de sortir enfin de la douche. Elle devait trouver un moyen pour réaliser son souhait d’apprendre à pratiquer la boxe sans impliquer ses parents. En passant devant le miroir elle s’arrêta un moment, passant les mains sur son ventre, sur ses bras, des bleus, des cicatrices… Elle regarda ses phalanges. Pouvaient-elles endurer plus que ce qu’elles encaissaient actuellement ?
-Oui.
Aliénor releva la tête et son propre regard s’heurta dans le miroir. Elle était déterminée et elle n’avait jamais rencontré quelqu’un de plus déterminé qu’elle. Elle redressa la tête, son dos se fit droit, aussi grande qu’elle le pouvait, elle allait y arriver. Elle allait y arriver parce qu’elle était une Delphillia, parce qu’elle était Aliénor Delphillia.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Tu vas nous faire le coup chaque année Aliénor ? C’est non, tu as déjà des cours de karaté cet été, on ne va pas te payer en plus des cours de boxe.
Aliénor soupira avant de tourner la tête vers la fenêtre alors que Claire entrait dans la voiture. Son père avait raison, elle le savait mais elle était quand même déçue. Elle se mordit la lèvre inférieure alors que la voiture démarrait. Si les professeurs de Poudlard ne pouvaient plus protéger ses élèves, alors quelqu’un devait le faire, elle avait déjà failli à cette mission avec Colby, il était hors de question qu’elle n’ait pas toutes les armes possibles pour le faire. Avec les cours particuliers en sortilège, elle savait qu’elle arriverait à devenir meilleure avec sa magie, si physiquement elle devenait également capable de les protéger alors tout irait bien, elle saurait que ses amis seraient entre de bonnes mains. Elle observait le paysage sans le voir quand la voix de sa mère arriva aux oreilles de la jeune fille.
-Aliénor… On te soutient dans toutes tas activités, mais tu dois comprendre que comme ton père ne travaille plus, on ne peut plus se permettre autant de choses qu’avant.
Le regard de la jeune fille se détacha de la fenêtre pour croiser le regard bleu océan de sa mère. Jamais elle n’avait pensé à ça. L’argent. Ces parents n’en avaient jamais manqué, mais avec tous les changements dans le monde magique son père avait perdu son travail et depuis c’était compliqué pour lui de retrouver quelque chose de bien et surtout de stable. Aliénor se prenait en pleine tête les problèmes de ses parents, problèmes qu’ils cachaient si bien… Alors avait-elle le droit de leur rajouter des préoccupations avec ce qu’elle pensait de l’école de magie britannique ? Ils avaient déjà tant de choses à gérer… Claire travaillait bien plus qu’avant. Elle revenait toujours plus tard et Cyril lui, quand il ne cherchait pas du travail, il enchainait les petits boulots par-ci par-là. Aliénor hocha simplement de la tête en gardant ses yeux encrés à ceux de sa mère.
Une fois arrivés à la maison, Aliénor fila immédiatement dans la salle de bain pour prendre une douche. Une fois sous l’eau, le cerveau de la jeune fille tournait à plein régime. Elle devait devenir plus forte et même si le karaté lui apprenait comment se défendre, elle avait besoin de plus. Elle avait commencé à s’entrainer avec Harriet à Poudlard, mais elles n’avaient pas une vraie technique. La musique remplissait la salle embuée et la jeune fille ferma les yeux. Elle ne voulait pas causer plus de problèmes à ses parents, mais elle était butée sur son idée. Elle soupira avant de sortir enfin de la douche. Elle devait trouver un moyen pour réaliser son souhait d’apprendre à pratiquer la boxe sans impliquer ses parents. En passant devant le miroir elle s’arrêta un moment, passant les mains sur son ventre, sur ses bras, des bleus, des cicatrices… Elle regarda ses phalanges. Pouvaient-elles endurer plus que ce qu’elles encaissaient actuellement ?
-Oui.
Aliénor releva la tête et son propre regard s’heurta dans le miroir. Elle était déterminée et elle n’avait jamais rencontré quelqu’un de plus déterminé qu’elle. Elle redressa la tête, son dos se fit droit, aussi grande qu’elle le pouvait, elle allait y arriver. Elle allait y arriver parce qu’elle était une Delphillia, parce qu’elle était Aliénor Delphillia.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
La voix sourde
Aliénor se réveilla aux aurores, sans réveiller ses parents, elle enfila une tenue de sport avant de partir courir dans le parc. Elle aimait courir là-bas et particulièrement le matin, il y avait moins de monde, il faisait plus frais, c’était comme si la ville se réveillait à peine et c’était un spectacle que la jeune Delphillia aimait voir. Elle n’avait pas recontacté ses camarades moldus depuis les vacances de l’été dernier. Aucune nouvelle, elle avait disparu de leur vie en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et si en arrivant ici elle avait eu un élan de nostalgie, maintenant ça allait mieux. Comment pouvait-elle considérer quelqu’un qui veut exterminer les gens de son espèce comme un ami ? Impossible.
Les foulées s’enchainaient alors que le cerveau de la jeune fille la laissait peu à peu tranquille, laissant le vent, l’air frais, l’odeur de l’herbe mouillée par la rosée, de la vase, le bruit du clapotis de l’eau, des feuilles des arbres occuper tous ses sens. Elle se sentait bien, libre, seule, rien ne l’empêchait de partir, de s’envoler et de ne jamais revenir. Bien sûr elle n’allait pas le faire, mais elle se sentait bien chez elle. Elle accéléra encore l’allure, elle supportait de mieux en mieux la course à pied, se dépasser, aller plus loin, c’était une sensation qui s’approchait de celle qu’elle ressentait quand elle jouait au quidditch. Mais elle n’arrivait jamais à cet état de plénitude qu’elle ressentait sur un balai à voler, toujours plus rapidement, à slalomer entre tout le monde et chasser ce cognard qui la fuyait avant de lui rentrer dedans par surprise.
Ses foulées s’enchainaient, elle avait l’impression de voler au-dessus du sol, comme si rien ne pouvait l’arrêter. Alors que son tour se finissait dans le parc, elle décida de continuer, de ne pas s’arrêter maintenant, elle pourrait faire un détour, passer par la ville, la voir s’éveiller, les premières voitures partir, les gens rentrer de la boulangerie parfumant la rue d’une douce odeur de pain chaud. Alors qu’elle courrait dans la ville, elle aperçut ses gens. Ils devaient être à peine plus vieux qu’elle. Elle s’arrêta un moment reprenant son souffle en les analysant, ils étaient deux, des bandes similaires aux siennes aux mains et des sacs de sport sous le bras. Ils descendaient dans vers une petite porte qui ne payait pas de mine. Aliénor secoua la tête, c’était peu probable alors qu’elle voulait justement se mettre à la boxe qu’elle tombe sur des gens qui en pratiquaient, surtout aussi tôt dans la journée ! Elle reprit sa course en direction de chez elle et pourtant la petite porte verte restait dans sa tête comme une image encrée en elle, un signe qu’elle pouvait y arriver.
Elle arriva chez elle et fila à la douche sous le regard intrigué de sa mère.
-Aliénor, tu pourrais laisser un mot quand tu sors comme ça la prochaine fois !
-Oui maman !
Elle lui fit un signe de main avant de fermer la porte de la salle de bain bien plus concentrée sur cette rencontre, si on pouvait appeler ça une rencontre… Non on ne peut pas rencontrer une porte Aliénor. Elle avait envie d’y retourner, de voir si c’était bien ce que son cerveau imaginait. C’était décidé, demain elle retournerait courir là-bas.
Elle sorti de la salle de bain, changée et fraiche. Une fois dans le salon, elle se laissa tomber sur le canapé juste à côte de sa mère.
-Aliénor, n’oublie pas que tu as un stage en karaté qui commence lundi, ne va pas te blesser à faire trop de sport…
-Maman… Mon sport de prédilection consiste à frapper des gens en frappant dans une balle. Je gère t’inquiète, et puis comme ça je reste pas enfermée ! T’as horreur de ça non ?
Elle se leva pour attraper une pomme avant de faire un clin d’œil à sa mère en se dirigeant vers sa chambre. Aliénor changeait et s’affirmait et comme toute adolescente elle pensait que grandir c’était s’éloigner de ses parents. Mais pourtant c’était eux son seul vrai rempart.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Les foulées s’enchainaient alors que le cerveau de la jeune fille la laissait peu à peu tranquille, laissant le vent, l’air frais, l’odeur de l’herbe mouillée par la rosée, de la vase, le bruit du clapotis de l’eau, des feuilles des arbres occuper tous ses sens. Elle se sentait bien, libre, seule, rien ne l’empêchait de partir, de s’envoler et de ne jamais revenir. Bien sûr elle n’allait pas le faire, mais elle se sentait bien chez elle. Elle accéléra encore l’allure, elle supportait de mieux en mieux la course à pied, se dépasser, aller plus loin, c’était une sensation qui s’approchait de celle qu’elle ressentait quand elle jouait au quidditch. Mais elle n’arrivait jamais à cet état de plénitude qu’elle ressentait sur un balai à voler, toujours plus rapidement, à slalomer entre tout le monde et chasser ce cognard qui la fuyait avant de lui rentrer dedans par surprise.
Ses foulées s’enchainaient, elle avait l’impression de voler au-dessus du sol, comme si rien ne pouvait l’arrêter. Alors que son tour se finissait dans le parc, elle décida de continuer, de ne pas s’arrêter maintenant, elle pourrait faire un détour, passer par la ville, la voir s’éveiller, les premières voitures partir, les gens rentrer de la boulangerie parfumant la rue d’une douce odeur de pain chaud. Alors qu’elle courrait dans la ville, elle aperçut ses gens. Ils devaient être à peine plus vieux qu’elle. Elle s’arrêta un moment reprenant son souffle en les analysant, ils étaient deux, des bandes similaires aux siennes aux mains et des sacs de sport sous le bras. Ils descendaient dans vers une petite porte qui ne payait pas de mine. Aliénor secoua la tête, c’était peu probable alors qu’elle voulait justement se mettre à la boxe qu’elle tombe sur des gens qui en pratiquaient, surtout aussi tôt dans la journée ! Elle reprit sa course en direction de chez elle et pourtant la petite porte verte restait dans sa tête comme une image encrée en elle, un signe qu’elle pouvait y arriver.
Elle arriva chez elle et fila à la douche sous le regard intrigué de sa mère.
-Aliénor, tu pourrais laisser un mot quand tu sors comme ça la prochaine fois !
-Oui maman !
Elle lui fit un signe de main avant de fermer la porte de la salle de bain bien plus concentrée sur cette rencontre, si on pouvait appeler ça une rencontre… Non on ne peut pas rencontrer une porte Aliénor. Elle avait envie d’y retourner, de voir si c’était bien ce que son cerveau imaginait. C’était décidé, demain elle retournerait courir là-bas.
Elle sorti de la salle de bain, changée et fraiche. Une fois dans le salon, elle se laissa tomber sur le canapé juste à côte de sa mère.
-Aliénor, n’oublie pas que tu as un stage en karaté qui commence lundi, ne va pas te blesser à faire trop de sport…
-Maman… Mon sport de prédilection consiste à frapper des gens en frappant dans une balle. Je gère t’inquiète, et puis comme ça je reste pas enfermée ! T’as horreur de ça non ?
Elle se leva pour attraper une pomme avant de faire un clin d’œil à sa mère en se dirigeant vers sa chambre. Aliénor changeait et s’affirmait et comme toute adolescente elle pensait que grandir c’était s’éloigner de ses parents. Mais pourtant c’était eux son seul vrai rempart.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
La voix sourde
La lumière filtrait dans l’atelier de sa mère cet après-midi en ce samedi. Assise par terre devant une toile, la batteuse des Hel’s s’attelaient à une autre passion qui remplissait son être, le dessin. Elle faisait le fond alors que ça mère colorait le dernier dessin qu’elle lui avait fait. C’était leur truc, elles aimaient partager ce genre de moment et la jeune Delphillia savait que Claire tenait à cette passion commune. Alors cela faisait quelques heures qu’elle dessinait dans le petit atelier dont la lumière était si agréable. Elle releva la tête et observa un instant sa mère peindre. Elle semblait si détendue, comme si tout le poids qu’elle avait pu avoir sur les épaules les dernières années était définitivement parti. Aliénor se redressa en tailleurs et après quelques secondes le regard posé sur sa mère, sa voix s’extirpa de sa bouche.
-Je crois que je t’en veux plus.
Claire se retourna, suspendant son pinceau au-dessus de la toile pour regarder sa fille dont le regard c’était détaché d’elle et trainait dans le vide. Une moue interrogative vint froncer légèrement les sourcils de la femme et sa tête tomba avec délicatesse sur la droite.
-De m’avoir laissé seule à Poudlard, d’avoir tiré papa loin de moi, de m’avoir abandonné en m’envoyant une pauvre lettre sur laquelle ton écriture n’apparaissait pas.
Outch, merci Aliénor pour ce rappel tout en compréhension, ça ce voit bien qu’elle lui pardonne là non ?
-Pardon… Mais je pense que maintenant j’ai compris pourquoi et ce que t’as dû ressentir, alors je t’en veux plus.
Claire posa le pinceau qui était resté en suspension dans la palette avant de s’accroupir devant sa fille. Elle approcha une main de sa joue et la posa avec une grande douceur, comme pour ne pas faire fuir cette Aliénor qui avait tant de mal avec les contacts physiques. Mais elle avait progressé à ce niveau et notamment grâce à sa mère d’ailleurs.
-Merci Aliénor. Je suis contente que tu me le dises et que tu sois passé au-dessus de cette épreuve difficile pour la famille.
Aliénor hocha doucement la tête en releva son regard pour le plonger dans les yeux saphir de sa mère. Elle avait cette douceur qu’elle n’avait jamais retrouvé et ça lui faisait du bien d’y goûter à nouveau sans la traiter mentalement de faible. Aliénor enlaça sa mère et un sourire se dessina sur son visage, pourvoir laisser parler son cœur, dire à quelqu’un de proche ce que l’on ressent est toujours libérateur et la jeune joueuse de quidditch ce sentait bien mieux maintenant.
Le lendemain, malgré les demandes de sa mère, Aliénor se retrouva encore une fois, tôt le matin, dans la parc à courir. Mais c’était un bon moyen pour se réveiller surtout qu’elle avait passé la nuit à analyser ce qu’elle avait vu et ce que ça pouvait bien être et toutes les fibres de son corps lui criait qu’elle était bien tombée devant une salle de boxe et que son souhait du moment était à deux doigts de se réaliser. Elle se retrouva de nouveau dans la rue et passa devant la porte verte. Cette fois, personne à l’horizon, elle s’approcha un peu et faisant mine de s’étirer se posta à quelques mètres des escaliers menant à ce qui était au fond de son cœur une salle de boxe. Et alors que cela faisait quelques minutes qu’elle s’étirait le même muscle, les deux garçons de la dernière fois firent de nouveau leur apparition. Mais cette fois-ci, Aliénor était immanquable ainsi à côté de la porte… Les deux garçons la regardèrent et l’un d’entre eux lança un « Salut ». Aliénor, ne s’attendant pas à ce qu’une conversation soit lancée dévisagea le garçon avant de s’enfuir littéralement en courant après avoir jeté un coup d’œil à leurs sacs sans succès. Elle devait vraiment apprendre à ne pas passer pour une folle devant des inconnus, d’autant plus qu’elle aurait pu savoir ce qu’il en était ! Une fois chez elle la jaune fila à la douche et son poing frappa sans grande force la paroi de douche.
-T’es stupide Aliénor Delphillia….
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Je crois que je t’en veux plus.
Claire se retourna, suspendant son pinceau au-dessus de la toile pour regarder sa fille dont le regard c’était détaché d’elle et trainait dans le vide. Une moue interrogative vint froncer légèrement les sourcils de la femme et sa tête tomba avec délicatesse sur la droite.
-De m’avoir laissé seule à Poudlard, d’avoir tiré papa loin de moi, de m’avoir abandonné en m’envoyant une pauvre lettre sur laquelle ton écriture n’apparaissait pas.
Outch, merci Aliénor pour ce rappel tout en compréhension, ça ce voit bien qu’elle lui pardonne là non ?
-Pardon… Mais je pense que maintenant j’ai compris pourquoi et ce que t’as dû ressentir, alors je t’en veux plus.
Claire posa le pinceau qui était resté en suspension dans la palette avant de s’accroupir devant sa fille. Elle approcha une main de sa joue et la posa avec une grande douceur, comme pour ne pas faire fuir cette Aliénor qui avait tant de mal avec les contacts physiques. Mais elle avait progressé à ce niveau et notamment grâce à sa mère d’ailleurs.
-Merci Aliénor. Je suis contente que tu me le dises et que tu sois passé au-dessus de cette épreuve difficile pour la famille.
Aliénor hocha doucement la tête en releva son regard pour le plonger dans les yeux saphir de sa mère. Elle avait cette douceur qu’elle n’avait jamais retrouvé et ça lui faisait du bien d’y goûter à nouveau sans la traiter mentalement de faible. Aliénor enlaça sa mère et un sourire se dessina sur son visage, pourvoir laisser parler son cœur, dire à quelqu’un de proche ce que l’on ressent est toujours libérateur et la jeune joueuse de quidditch ce sentait bien mieux maintenant.
* * *
Le lendemain, malgré les demandes de sa mère, Aliénor se retrouva encore une fois, tôt le matin, dans la parc à courir. Mais c’était un bon moyen pour se réveiller surtout qu’elle avait passé la nuit à analyser ce qu’elle avait vu et ce que ça pouvait bien être et toutes les fibres de son corps lui criait qu’elle était bien tombée devant une salle de boxe et que son souhait du moment était à deux doigts de se réaliser. Elle se retrouva de nouveau dans la rue et passa devant la porte verte. Cette fois, personne à l’horizon, elle s’approcha un peu et faisant mine de s’étirer se posta à quelques mètres des escaliers menant à ce qui était au fond de son cœur une salle de boxe. Et alors que cela faisait quelques minutes qu’elle s’étirait le même muscle, les deux garçons de la dernière fois firent de nouveau leur apparition. Mais cette fois-ci, Aliénor était immanquable ainsi à côté de la porte… Les deux garçons la regardèrent et l’un d’entre eux lança un « Salut ». Aliénor, ne s’attendant pas à ce qu’une conversation soit lancée dévisagea le garçon avant de s’enfuir littéralement en courant après avoir jeté un coup d’œil à leurs sacs sans succès. Elle devait vraiment apprendre à ne pas passer pour une folle devant des inconnus, d’autant plus qu’elle aurait pu savoir ce qu’il en était ! Une fois chez elle la jaune fila à la douche et son poing frappa sans grande force la paroi de douche.
-T’es stupide Aliénor Delphillia….
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Elle resserra sa ceinture de karaté d’un coup sec et souffla un grand coup avant de rejoindre les autres dans le dojo. Elle était contente que ses parents lui permettent de faire ces stages estivaux, cela lui permettait de passer ses ceintures et en plus de s’améliorer toujours pour un jour vaincre Lumah. Mais ça c’était avec une vision très future vu que pour l’instant la Poufsouffle mettait toujours la batteuse au tapis en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Certains des bleus qui marquaient le corps de la jeune Delphillia étaient de son fait d’ailleurs.
A la fin du cours, Aliénor partit se changer et mettre une grosse de dose de déo avant de rentrer chez elle. Elle sortit de la salle avant de remarquer qu’elle ne devait être qu’à quelques rues de la fameuse salle de boxe, ou du moins ce qu’elle suspectait être une salle de boxe. Intriguée, Aliénor se décala dans la rue faisant un signe de main comme aurevoir à ses camarades de stage. Elle s’enfonça dans une petite ruelle qui déboucha, comme elle le supposait sur la rue avec cette fameuse porte verte. Porte verte qui était sur sa droite à une centaines de mètres à peine. Elle pourrait aller voir, juste pour s’assurer de ce que c’était. Mais son téléphone sonna dans son sac. Après une recherche, Aliénor décrocha alors que son père lui demandait où elle était. Elle lui expliqua succinctement et celui-ci débarqua quelques secondes plus tard, visiblement passablement énervé. La batteuse entra dans la voiture avant de s’excuser platement mais sans grande conviction dans sa voix.
-Aliénor, pourquoi tu te balade comme ça dans Bristol, qu’est-ce que tu faisais ici ?
-Rien… J’ai juste cru voir quelque chose.
-Tu ne peux pas te balader comme ça, tu sais que même si le climat est bien plus supportable pour les sorciers maintenant je ne veux pas que tu traine comme ça.
-C’est juste que… Du karaté je pourrais rentrer à pied c’est pas si loin que ça.
-Tu écoutes ce que je dis parfois ?
Aliénor tourna la tête vers son père un certain dédain dans l’attitude qui finit d’agacer Cyril.
-Aliénor, ça suffit, la prochaine fois tu attend devant le dojo point.
Aliénor leva les yeux au ciel avant de s’enfoncer encore plus dans son siège, elle n’écoutait pas et faisait mine de ne pas comprendre ce que voulait son père. Pourtant il avait raison, il n’y a pas si longtemps elle avait fui ses amis parce qu’ils voulaient potentiellement la tuer et même si tout était « rentré dans l’ordre », elle ne pouvait plus les regarder de la même façon qu’avant, faire des soirées avec eux comme si de rien était… Non c’était impossible. C’est alors qu’un sourire en coin apparut sur les lèvres de la jeune Delphillia. Mais oui ses amis, en voilà une solution pour tous ses problèmes de sortie ! Elle avait juste à prétexter qu’elle allait les voir et Claire se ferait une joie de voir que la vie sociale de sa fille reprenait. Ils accepteraient et Aliénor pourrait aller où bon lui semble ! Mais c’était parfait !
-Désolée papa, je ferais plus attention.
Quel doux mensonge elle sortait là… Mais maintenant qu’elle pensait avoir trouvé la solution a tous ses problèmes elle se sentait pousser des ailes et autant être en bon thermes avec son père. Ça passerait mieux elle le savait. Son plan était en marche, son idée était digne d’un génie et son sourire ne voulait pas partir de ses lèvres.
Aliénor avait toujours été ainsi, mettez-lui des limites elle cherchera à les repousser et ce toujours plus loin. Contourner les règles, ça devenait un art de vivre chez elle, un art de vivre dangereux, mais que voulez-vous, on ne peut pas enfermer un mustang. La liberté est sa maison et sa raison de vivre, elle trouvera toujours un moyen pour la retrouver et de l’embrasser de nouveau.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
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A la fin du cours, Aliénor partit se changer et mettre une grosse de dose de déo avant de rentrer chez elle. Elle sortit de la salle avant de remarquer qu’elle ne devait être qu’à quelques rues de la fameuse salle de boxe, ou du moins ce qu’elle suspectait être une salle de boxe. Intriguée, Aliénor se décala dans la rue faisant un signe de main comme aurevoir à ses camarades de stage. Elle s’enfonça dans une petite ruelle qui déboucha, comme elle le supposait sur la rue avec cette fameuse porte verte. Porte verte qui était sur sa droite à une centaines de mètres à peine. Elle pourrait aller voir, juste pour s’assurer de ce que c’était. Mais son téléphone sonna dans son sac. Après une recherche, Aliénor décrocha alors que son père lui demandait où elle était. Elle lui expliqua succinctement et celui-ci débarqua quelques secondes plus tard, visiblement passablement énervé. La batteuse entra dans la voiture avant de s’excuser platement mais sans grande conviction dans sa voix.
-Aliénor, pourquoi tu te balade comme ça dans Bristol, qu’est-ce que tu faisais ici ?
-Rien… J’ai juste cru voir quelque chose.
-Tu ne peux pas te balader comme ça, tu sais que même si le climat est bien plus supportable pour les sorciers maintenant je ne veux pas que tu traine comme ça.
-C’est juste que… Du karaté je pourrais rentrer à pied c’est pas si loin que ça.
-Tu écoutes ce que je dis parfois ?
Aliénor tourna la tête vers son père un certain dédain dans l’attitude qui finit d’agacer Cyril.
-Aliénor, ça suffit, la prochaine fois tu attend devant le dojo point.
Aliénor leva les yeux au ciel avant de s’enfoncer encore plus dans son siège, elle n’écoutait pas et faisait mine de ne pas comprendre ce que voulait son père. Pourtant il avait raison, il n’y a pas si longtemps elle avait fui ses amis parce qu’ils voulaient potentiellement la tuer et même si tout était « rentré dans l’ordre », elle ne pouvait plus les regarder de la même façon qu’avant, faire des soirées avec eux comme si de rien était… Non c’était impossible. C’est alors qu’un sourire en coin apparut sur les lèvres de la jeune Delphillia. Mais oui ses amis, en voilà une solution pour tous ses problèmes de sortie ! Elle avait juste à prétexter qu’elle allait les voir et Claire se ferait une joie de voir que la vie sociale de sa fille reprenait. Ils accepteraient et Aliénor pourrait aller où bon lui semble ! Mais c’était parfait !
-Désolée papa, je ferais plus attention.
Quel doux mensonge elle sortait là… Mais maintenant qu’elle pensait avoir trouvé la solution a tous ses problèmes elle se sentait pousser des ailes et autant être en bon thermes avec son père. Ça passerait mieux elle le savait. Son plan était en marche, son idée était digne d’un génie et son sourire ne voulait pas partir de ses lèvres.
Aliénor avait toujours été ainsi, mettez-lui des limites elle cherchera à les repousser et ce toujours plus loin. Contourner les règles, ça devenait un art de vivre chez elle, un art de vivre dangereux, mais que voulez-vous, on ne peut pas enfermer un mustang. La liberté est sa maison et sa raison de vivre, elle trouvera toujours un moyen pour la retrouver et de l’embrasser de nouveau.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
La voix sourde
Le lendemain après sa course dans le parc elle se retrouvait de nouveau près de cette porte, sur le trottoir d’en face cette-fois, adossée au mur et elle attendait que les deux garçons passent. Peut-être pourrait-elle apercevoir l’intérieur ? Elle croisa les bras sur sa poitrine, elle avait tout son temps, elle pourrait attendre ici toute la matinée ce n’était pas un problème. C’est alors qu’elle reconnut les deux garçons, elle se redressa et les observa, l’un d’entre eux croisa son regard. Il donna un coup de coude à l’autre pour lui indiquer la présence de la jeune fille ce qui la fit quelque peu paniquer. Aliénor détourna le regard mais ils avançaient vers elle ! Elle tourna les talons et la dernière chose qu’elle entendit c’était un « Hey » qui se perdit dans les bruits de la ville qui s’éveillait.
Une fois rentrée chez elle et douchée, elle souffla un grand coup. A ce rythme elle n’aurait jamais de vraies réponses à ses interrogations. Il était temps d’appliquer son idée et cette fois, ce soir après le karaté, elle ira toquer ou sonner, elle ne savait même pas s’il y avait une sonnette ! Et la personne qui serait capable de la voir après le karaté serait bien évidement Shirley, l’ancienne amie et voisine de la jeune Delphillia. Son plan était en marche. Elle ne tarda pas à demander à Claire si elle pouvait passer la soirée chez Shirley, ce que sa mère accepta avec un grand sourire. Son père lui semblait plus mitigé, mais sa femme réussit à le convaincre au plus grand bonheur de la jeune fille qui avait toute la soirée pour en savoir plus sur cette mystérieuse porte verte.
Elle n’était jamais sortie aussi vite du dojo, mais en un quart de seconde, elle était de nouveau dans la rue parallèle et quelques centaines de mètres plus loin, il y avait ces quelques escaliers et surtout cette porte verte. Elle s’approcha de celle-ci détaillant la porte et sur le côté, comme un miracle, il y avait une affiche, assez petite, la taille d’une feuille standard, indiquant quelques horaires pour des cours de boxe et même des tournois. Aliénor sortit son téléphone à toute vitesse et prit en photo la petite affiche. Mais maintenant qu’elle était là, qu’elle avait confirmation que ses suppositions étaient vraies, sa curiosité se faisait encore plus grande. Elle poussa la porte qui s’ouvrit sur une salle. Elle passa devant un bureau d’accueil derrière lequel il n’y avait personne. Aliénor avança alors dans la pièce et découvrit un ring en son centre et autour du matériel d’entrainement, des sacs, des poids, des cordes à sauter et au fond visiblement des vestiaires. La jeune Delphillia observait tout ça avec l’émerveillement d’un enfant et son sourire s’élargissait au fur et à mesure qu’elle posait ses yeux sur les différents espaces.
-Salut, c’est plus l’heure pour les cours.
Aliénor sursauta, alors que sa bulle d’émerveillement éclatait avec cette voix. Elle se retourna vers la source et observa un garçon sortir du ring. Comment avait-elle fait pour ne pas le voir ? Il avait l’air plutôt sympathique, le ton de sa voix était assez enjoué et accueillant ce qui rassura un peu la jeune fille sur sa présence ici.
-Salut, euh… Désolée, c’est juste que je voulais vérifier ce que c’était.
-Pas trop déçue ?
Il s’approcha d’Aliénor, il était brun, pas si grand que ça, un peu plus grand qu’Aliénor, dans le mètre soixante-dix et il avait un piercing à l’arcade et deux écarteurs aux oreilles. Il retirait des gants qu’il balança sur une chaise sur le côté.
-Déçue ? Non pas du tout ! C’est génial !
-Merci. Et dis-moi pourquoi t’es là ? Tu veux te mettre à la boxe ?
-Ça ce voit tant que ça ?
-On dirait une petite fille dans un magasin de jouets.
Il lui sourit et Aliénor se sentit étrangement vulnérable, comme intimidée par ce garçon, chose qui ne lui était jamais arrivé.
Elle retourna chez elle après avoir convenu d’un deal avec ce garçon qui était le gérant de la salle et qui s’appelait Grégoire. Elle pourrait venir après ses cours de karaté pour l’aider à nettoyer la salle et elle aurait accès aux cours du samedi gratuitement. Étrangement en rentrant de « Chez Shirley » elle était tout sourire.
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Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Une fois rentrée chez elle et douchée, elle souffla un grand coup. A ce rythme elle n’aurait jamais de vraies réponses à ses interrogations. Il était temps d’appliquer son idée et cette fois, ce soir après le karaté, elle ira toquer ou sonner, elle ne savait même pas s’il y avait une sonnette ! Et la personne qui serait capable de la voir après le karaté serait bien évidement Shirley, l’ancienne amie et voisine de la jeune Delphillia. Son plan était en marche. Elle ne tarda pas à demander à Claire si elle pouvait passer la soirée chez Shirley, ce que sa mère accepta avec un grand sourire. Son père lui semblait plus mitigé, mais sa femme réussit à le convaincre au plus grand bonheur de la jeune fille qui avait toute la soirée pour en savoir plus sur cette mystérieuse porte verte.
Elle n’était jamais sortie aussi vite du dojo, mais en un quart de seconde, elle était de nouveau dans la rue parallèle et quelques centaines de mètres plus loin, il y avait ces quelques escaliers et surtout cette porte verte. Elle s’approcha de celle-ci détaillant la porte et sur le côté, comme un miracle, il y avait une affiche, assez petite, la taille d’une feuille standard, indiquant quelques horaires pour des cours de boxe et même des tournois. Aliénor sortit son téléphone à toute vitesse et prit en photo la petite affiche. Mais maintenant qu’elle était là, qu’elle avait confirmation que ses suppositions étaient vraies, sa curiosité se faisait encore plus grande. Elle poussa la porte qui s’ouvrit sur une salle. Elle passa devant un bureau d’accueil derrière lequel il n’y avait personne. Aliénor avança alors dans la pièce et découvrit un ring en son centre et autour du matériel d’entrainement, des sacs, des poids, des cordes à sauter et au fond visiblement des vestiaires. La jeune Delphillia observait tout ça avec l’émerveillement d’un enfant et son sourire s’élargissait au fur et à mesure qu’elle posait ses yeux sur les différents espaces.
-Salut, c’est plus l’heure pour les cours.
Aliénor sursauta, alors que sa bulle d’émerveillement éclatait avec cette voix. Elle se retourna vers la source et observa un garçon sortir du ring. Comment avait-elle fait pour ne pas le voir ? Il avait l’air plutôt sympathique, le ton de sa voix était assez enjoué et accueillant ce qui rassura un peu la jeune fille sur sa présence ici.
-Salut, euh… Désolée, c’est juste que je voulais vérifier ce que c’était.
-Pas trop déçue ?
Il s’approcha d’Aliénor, il était brun, pas si grand que ça, un peu plus grand qu’Aliénor, dans le mètre soixante-dix et il avait un piercing à l’arcade et deux écarteurs aux oreilles. Il retirait des gants qu’il balança sur une chaise sur le côté.
-Déçue ? Non pas du tout ! C’est génial !
-Merci. Et dis-moi pourquoi t’es là ? Tu veux te mettre à la boxe ?
-Ça ce voit tant que ça ?
-On dirait une petite fille dans un magasin de jouets.
Il lui sourit et Aliénor se sentit étrangement vulnérable, comme intimidée par ce garçon, chose qui ne lui était jamais arrivé.
Elle retourna chez elle après avoir convenu d’un deal avec ce garçon qui était le gérant de la salle et qui s’appelait Grégoire. Elle pourrait venir après ses cours de karaté pour l’aider à nettoyer la salle et elle aurait accès aux cours du samedi gratuitement. Étrangement en rentrant de « Chez Shirley » elle était tout sourire.
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La voix sourde
Et la voilà prise dans une routine étrange de mensonge à ses parents, leur disant qu’elle passait la soirée avec ses amis à tour de rôle ou tous ensemble alors qu’en fait elle passait ses soirées à la salle de boxe pour aider Grégoire à nettoyer la salle et tout ranger. Par la même occasion elle apprenait tous les termes liés à la boxe et elle se familiarisait avec les lieux. En ce samedi, elle était toute excitée de passer son après-midi à s’entrainer. Elle allait vraiment commencer la boxe et elle était tout sourire à cette idée. Elle avait passé toute sa matinée avec ses parents, une promenade avec Cyril et Buho, de la peinture avec Claire, la cuisine avec celle-ci même si la jeune Delphillia était toujours aussi peu habile dans cet art. Après le repas elle partit vite avec un sac à dos et dans ce sac ses bandes et une tenue de sport. Elle courrait presque tant elle marchait vite dans la rue sur le rythme rapide de sa musique du moment.
Une fois arrivée dans la salle, elle salua Grégoire d’un ton enjoué avant d’aller se changer dans les vestiaires des filles et en parlant de filles il y en avait qu’une seule qui se changeait en même temps qu’elle. Elles échangèrent quelques mots, elle n’était pas très loquace… Mais elle s’appelait Sara et elle avait 18 ans. Aliénor était ravie de se faire une nouvelle connaissance, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas rencontré de nouvelles têtes finalement. Et quand elle se retrouva de nouveau dans la salle, son sourire s’effaça quand elle vit que le garçon qui serait leur professeur ne serait pas Grégoire mais bien l’un des garçons qu’elle voyait entrer ici tous les matins. Le rouge monta aux joues de la jeune fille qui avait bien du mal à trouver une cachette.
-Ah les filles, on attendait plus que vous et bienvenue…
-A…Aliénor.
Pourquoi fallait-il qu’elle soit comme ça, qu’elle ait fuit face à lui, que devait-il penser d’elle maintenant ? Mais peu importe, Aliénor allait apprendre la boxe et elle devait se concentrer sur ça et pas sur ce garçon qu’elle avait fui à plusieurs reprises. Il lui sourit en répétant son nom presque comme s’il se moquait d’elle ce qui agaça un peu la jeune fille.
Elle se donna durant toute la séance de sport, épuisée, les épaules en feu ils terminaient par une séance de gainage. La batteuse transpirait à grosses gouttes, mais elle ne déméritait, heureusement qu’elle faisait tout ce sport sinon elle aurait été ridicule. Une fois la séance terminée, elle partit à la douche et ressorti tout sourire. Apprendre le placement, les techniques, comment frapper et anticiper l’autre, les déplacements, la lucidité à avoir lui rappelait celle qu’on lui demandait au karaté.
-Salut, bravo pour une première séance tu te débrouille bien.
Son professeur du jour, Sam, venait de la féliciter ? Elle qui pensait qu’il ne faisait que ce ficher d’elle, parce que oui durant la séance il y allait de ses petites piques. Et si cela ne semblait pas impacter les autres, la fierté d’Aliénor n’accepterait pas longtemps ça.
-Ah ouais, je suis plus aussi molle qu’une limace ?
-Si, mais t’es une limace tenace.
Aliénor grogna avant de commencer à partir. Mais visiblement Sam n’en avait pas fini.
-Au fait, pourquoi tu nous a pas demandé avant ? Tu trainait devant la salle, on aurait pu te faire rentrer avant…
-T’as une sale tête.
Grégoire explosa de rire alors qu’il était sur le ring avec l’autre garçon qui trainait avec Sam. Aliénor reprit sa route et sorti définitivement de la salle de boxe, bien déterminée à rester sur cette joute verbale gagnée. Sur le chemin, son téléphone vibra, un message de Grégoire qui lui disait qu’un de ses jours, elle pourrait sortir avec ces potes. Ses lèvres s’étirèrent en un grand sourire alors qu’elle mit sa musique pour marcher. Grégoire l’invitait à sortir ! Elle avait de nouveau des amis et ça lui faisait plaisir, ou alors c’était seulement le fait que Grégoire l’invite ? Elle ne savait pas, mais elle était heureuse.
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Une fois arrivée dans la salle, elle salua Grégoire d’un ton enjoué avant d’aller se changer dans les vestiaires des filles et en parlant de filles il y en avait qu’une seule qui se changeait en même temps qu’elle. Elles échangèrent quelques mots, elle n’était pas très loquace… Mais elle s’appelait Sara et elle avait 18 ans. Aliénor était ravie de se faire une nouvelle connaissance, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas rencontré de nouvelles têtes finalement. Et quand elle se retrouva de nouveau dans la salle, son sourire s’effaça quand elle vit que le garçon qui serait leur professeur ne serait pas Grégoire mais bien l’un des garçons qu’elle voyait entrer ici tous les matins. Le rouge monta aux joues de la jeune fille qui avait bien du mal à trouver une cachette.
-Ah les filles, on attendait plus que vous et bienvenue…
-A…Aliénor.
Pourquoi fallait-il qu’elle soit comme ça, qu’elle ait fuit face à lui, que devait-il penser d’elle maintenant ? Mais peu importe, Aliénor allait apprendre la boxe et elle devait se concentrer sur ça et pas sur ce garçon qu’elle avait fui à plusieurs reprises. Il lui sourit en répétant son nom presque comme s’il se moquait d’elle ce qui agaça un peu la jeune fille.
Elle se donna durant toute la séance de sport, épuisée, les épaules en feu ils terminaient par une séance de gainage. La batteuse transpirait à grosses gouttes, mais elle ne déméritait, heureusement qu’elle faisait tout ce sport sinon elle aurait été ridicule. Une fois la séance terminée, elle partit à la douche et ressorti tout sourire. Apprendre le placement, les techniques, comment frapper et anticiper l’autre, les déplacements, la lucidité à avoir lui rappelait celle qu’on lui demandait au karaté.
-Salut, bravo pour une première séance tu te débrouille bien.
Son professeur du jour, Sam, venait de la féliciter ? Elle qui pensait qu’il ne faisait que ce ficher d’elle, parce que oui durant la séance il y allait de ses petites piques. Et si cela ne semblait pas impacter les autres, la fierté d’Aliénor n’accepterait pas longtemps ça.
-Ah ouais, je suis plus aussi molle qu’une limace ?
-Si, mais t’es une limace tenace.
Aliénor grogna avant de commencer à partir. Mais visiblement Sam n’en avait pas fini.
-Au fait, pourquoi tu nous a pas demandé avant ? Tu trainait devant la salle, on aurait pu te faire rentrer avant…
-T’as une sale tête.
Grégoire explosa de rire alors qu’il était sur le ring avec l’autre garçon qui trainait avec Sam. Aliénor reprit sa route et sorti définitivement de la salle de boxe, bien déterminée à rester sur cette joute verbale gagnée. Sur le chemin, son téléphone vibra, un message de Grégoire qui lui disait qu’un de ses jours, elle pourrait sortir avec ces potes. Ses lèvres s’étirèrent en un grand sourire alors qu’elle mit sa musique pour marcher. Grégoire l’invitait à sortir ! Elle avait de nouveau des amis et ça lui faisait plaisir, ou alors c’était seulement le fait que Grégoire l’invite ? Elle ne savait pas, mais elle était heureuse.
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La voix sourde
Le reflet du miroir était assez satisfaisant pour la jeune Delphillia. Elle avait attaché ses cheveux en une queue de cheval haute et les cheveux sur le haut de son crane étaient tressés de manière qu’elle soit certaine que ses cheveux ne ce barrent pas dans tous les sens au bout de quelques minutes. Elle avait juste mis un peu de mascara et n’avait même pas pris soin de couvrir ses phalanges de correcteur. Avec eux, avoir les phalanges abimées n’était pas un problème. Elle vérifia l’adresse sur son téléphone avant d’attraper une veste en jean noir trouée. Elle fila criant au revoir à ses parents puis se précipita sur son vélo pour retrouver ses nouveaux amis chez Sam là où avait lieu sa première soirée avec ce nouveau groupe d’amis. Elle en avait pour une vingtaine de minutes à vélo, mais ça irait et puis c’était le moyen le plus pratique pour elle sachant qu’elle ne voulait pas demander à ses parents de l’amener chez cette personne qu’ils ne connaissaient pas.
Une fois devant la porte, Aliénor Remonta son jean avant d’appuyer sur la sonnette. Quelques secondes plus tard le bruit significatif du déverrouillage de la porte se fit entendre, elle la poussa et se rendit vers les escaliers pour atteindre le 2ème étage. L’immeuble était banal, ni trop beau ni trop sale, tout ce qu’il y avait de plus classique à Bristol. Elle toqua à la porte et ce fut Grégoire qui lui ouvrit la porte tout sourire. Une fois dans l’appartement débarrassée de sa veste, elle se dirigea vers le salon ou Sam, John, Sara et un autre garçon dont la jeune fille ne connaissait pas le nom.
-Vas-y installes-toi.
-Ah elle est vraiment venu elle ?
-Sara… Range les griffes.
Grégoire s’approcha d’elle avant de s’assoir à ses côtés et de poser une main sur sa cuisse. Un goût amer se rependit dans la gorge de la jeune Delphillia alors qu’elle les observait debout les bras balans.
-Allez viens limasse fait pas ta timide.
Aliénor tourna la tête vers Sam qui tapotait la place à côté de lui sur le canapé. Avec un dernier regard pour Grégoire et Sara, la batteuse s’assit à côté de Sam.
-Ne crois pas que ça me fait plaisir…
-Oh non bien sûr, jamais tu ne supporterais ma présence si tu avais d’autres choix !
-Exactement !
Sam laissa échapper un rire et la jeune fille ne put s’empêcher de sourire à son tour, elle devait se détendre, elle ne savait pas vraiment pourquoi cette proximité entre Grégoire et Sara la dérangeait mais il était hors de question qu’elle ne se gâche la soirée pour ça. Rapidement, deux nouvelles personnes arrivèrent et tout le monde fut armé d’un verre. Les discussions allaient bon train alors que l’alcool commençait à faire son entrée dans la danse.
-Bière ?
-Oui merci avec plaisir !
-Ah voilà c’est comme ça qu’on veut te voir !
Après un tirage de langue bien mérité en direction de Sam la jeune fille croisa le regard de Grégoire sur elle, elle lui sourit brièvement avant de se concentrer sur la bouteille qu’on lui ramenait. Elle la porta à ses lèvres et grimaça quelque peu maintenant plus habituée à la bièraubeurre qu’à la bière simple. Elle était plus douce, plus sucrée. Non pas que l’amertume de la bière soit désagréable mais l’habitude prenait le dessus.
-Me dis pas que c’est trop fort pour toi.
Sam passa le bras autour des épaules de la jeune fille et Aliénor lui lança un regard noir qu’il ne sembla pas relever. Aliénor soupira légèrement avant de répondre à sa petite pique.
-Dis-moi tu t’ennuyais avant que je débarque ? Parce qu’a part me lancer des piques tu fais pas grande chose.
Sam rit avant de boire une lampée de bière ce que fit également la jeune Delphillia avant qu’il ne se penche vers son oreille.
-T’es devenue mon divertissement préféré.
Il lâcha Aliénor avant d’aller se rassoir. Aliénor le suivit du regard, mi-interrogative mi-amusée. Puis son regard se posa de nouveau sur Grégoire qui l’observait toujours la mine fermée. Aliénor mima un « Quoi » du bout des lèvres auquel Grégoire répondit par « rien » avant de porter son attention ailleurs. Aliénor haussa des épaules avant de retourner s’assoir. Une fois assise elle remarqua que le garçon dont elle ne connaissait pas le nom et qui répondait finalement quand on appelait magicien, un peu surprenant, avait entre les doigts une cigarette roulée différemment de ce qu’avait pu voir la jeune fille auparavant.
-T’en veux ?
-C’est quoi ?
Il rit avant de la placer entre ses lèvres et de l’allumer.
-C’est ce pourquoi on m’appelle le magicien.
-C’est de l’herbe, te force pas.
Aliénor répondit oui de la tête avant de se désintéresser de ce qu’il faisait. La soirée continuait et l’annonce d’un jeu risquait de pimenter la suite.
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Une fois devant la porte, Aliénor Remonta son jean avant d’appuyer sur la sonnette. Quelques secondes plus tard le bruit significatif du déverrouillage de la porte se fit entendre, elle la poussa et se rendit vers les escaliers pour atteindre le 2ème étage. L’immeuble était banal, ni trop beau ni trop sale, tout ce qu’il y avait de plus classique à Bristol. Elle toqua à la porte et ce fut Grégoire qui lui ouvrit la porte tout sourire. Une fois dans l’appartement débarrassée de sa veste, elle se dirigea vers le salon ou Sam, John, Sara et un autre garçon dont la jeune fille ne connaissait pas le nom.
-Vas-y installes-toi.
-Ah elle est vraiment venu elle ?
-Sara… Range les griffes.
Grégoire s’approcha d’elle avant de s’assoir à ses côtés et de poser une main sur sa cuisse. Un goût amer se rependit dans la gorge de la jeune Delphillia alors qu’elle les observait debout les bras balans.
-Allez viens limasse fait pas ta timide.
Aliénor tourna la tête vers Sam qui tapotait la place à côté de lui sur le canapé. Avec un dernier regard pour Grégoire et Sara, la batteuse s’assit à côté de Sam.
-Ne crois pas que ça me fait plaisir…
-Oh non bien sûr, jamais tu ne supporterais ma présence si tu avais d’autres choix !
-Exactement !
Sam laissa échapper un rire et la jeune fille ne put s’empêcher de sourire à son tour, elle devait se détendre, elle ne savait pas vraiment pourquoi cette proximité entre Grégoire et Sara la dérangeait mais il était hors de question qu’elle ne se gâche la soirée pour ça. Rapidement, deux nouvelles personnes arrivèrent et tout le monde fut armé d’un verre. Les discussions allaient bon train alors que l’alcool commençait à faire son entrée dans la danse.
-Bière ?
-Oui merci avec plaisir !
-Ah voilà c’est comme ça qu’on veut te voir !
Après un tirage de langue bien mérité en direction de Sam la jeune fille croisa le regard de Grégoire sur elle, elle lui sourit brièvement avant de se concentrer sur la bouteille qu’on lui ramenait. Elle la porta à ses lèvres et grimaça quelque peu maintenant plus habituée à la bièraubeurre qu’à la bière simple. Elle était plus douce, plus sucrée. Non pas que l’amertume de la bière soit désagréable mais l’habitude prenait le dessus.
-Me dis pas que c’est trop fort pour toi.
Sam passa le bras autour des épaules de la jeune fille et Aliénor lui lança un regard noir qu’il ne sembla pas relever. Aliénor soupira légèrement avant de répondre à sa petite pique.
-Dis-moi tu t’ennuyais avant que je débarque ? Parce qu’a part me lancer des piques tu fais pas grande chose.
Sam rit avant de boire une lampée de bière ce que fit également la jeune Delphillia avant qu’il ne se penche vers son oreille.
-T’es devenue mon divertissement préféré.
Il lâcha Aliénor avant d’aller se rassoir. Aliénor le suivit du regard, mi-interrogative mi-amusée. Puis son regard se posa de nouveau sur Grégoire qui l’observait toujours la mine fermée. Aliénor mima un « Quoi » du bout des lèvres auquel Grégoire répondit par « rien » avant de porter son attention ailleurs. Aliénor haussa des épaules avant de retourner s’assoir. Une fois assise elle remarqua que le garçon dont elle ne connaissait pas le nom et qui répondait finalement quand on appelait magicien, un peu surprenant, avait entre les doigts une cigarette roulée différemment de ce qu’avait pu voir la jeune fille auparavant.
-T’en veux ?
-C’est quoi ?
Il rit avant de la placer entre ses lèvres et de l’allumer.
-C’est ce pourquoi on m’appelle le magicien.
-C’est de l’herbe, te force pas.
Aliénor répondit oui de la tête avant de se désintéresser de ce qu’il faisait. La soirée continuait et l’annonce d’un jeu risquait de pimenter la suite.
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La voix sourde
Un jeu. Il existe des milliards de jeux en tout genre et des milliards de façons de jouer. Mais Aliénor comprit bien vite qu’il ne s’agirait pas ici d’un peu comme un jeu de l’oie, d’un mikado ou autre jeu de société. Elle comprit vite que le but de ce jeu n’était pas seulement la distraction, mais bien un moyen d’accélérer la soirée. Action ou vérité, elle en avait fait à Poudlard, mais c’était très gentil, mais là, c’était bien différent, on apprenait des choses sur les autres et surtout on buvait plus.
-Aliénor, action ou vérité ?
La batteuse retomba sur terre après sa contemplation de ce qu’il se passait autour d’elle. Entre le magicien et Sam, une nouvelle bière posée devant elle, elle observa John qui l’observait avec un petit sourire en coin.
-Euh… Vérité ?
-C’était pas ton premier cours de sport et encore moins ton premier cours de sport de combat. Tu fait quoi comme sport ?
-Euh… Je fais du karaté, je cours, et je joue au q…
Aliénor ouvrit de grand yeux en ravalant le mot quidditch qui avait faillit sortir sans crier gare. Elle agita la tête de droite à gauche.
-Je joue au handball.
-Ah voilà qui explique tout et surtout ce bras droit à en faire peur !
Aliénor observa son bras par réflexe avant de regarder Sam.
-Il est très bien mon bras.
-Mais oui t’inquiète, t’es juste plus musclée que l’autre.
Il posa sa main sur l’épaule d’Aliénor avant d’appuyer comme s’il analysait ses muscles. Aliénor soupira en agitant la tête de droite à gauche. Le jeu se poursuivit et les questions devenaient de plus en plus amusantes, ou étranges ? Ou dangereuses. Sara devait embrasser le garçon qui lui plaisait le plus et bien entendu elle embrassa Grégoire ce qui agaça un peu Aliénor qui ne put s’empêcher de lever les sourcils et de soupirer. La main de Sam se posa sur son genou qui n’était pas courver car son jean était troué. Aliénor ne releva pas, elle était concentrée sur autre chose. Elle attrapa sa bouteille de bière et la finit cul sec.
-Hey sacrée descente.
-T’imagine même pas.
Il se leva après avoir demandé à Aliénor si elle souhaitait encore à boire et il revint avec deux verres. Aliénor ne savait pas ce qu’il y avait dedans, mais visiblement elle était passée à un stade au-dessus de la bière.
-Sam ! Action ou vérité ?
-Action.
-Embrasse Ali.
La jeune fille ouvrit de grands yeux et observa Sara. Si ces yeux pouvaient tuer quelqu’un elle serait déjà morte d’une centaine de balles dans la tête la mégère ! Mais elle avait l’air fière d’elle la gourde en plus ! Le regard de la jeune fille passa sur Grégoire qui semblait la fixer. Il en avait profité lui aussi du baisé de sa Sara adorée. C’est alors que sa réfléchir et dans un élan de jalousie et certainement de connerie, elle tourna la tête vers Sam qui s’empressa de plaquer ses lèvres à celles de la jeune fille. C’était le deuxième baisé de la jeune fille et le premier était avec une Cassandre qui n’était pas loin de l’état actuel de la jeune Delphillia. Tout était embué et étrangement elle se sentait bien. Elle qui n’avait jamais compris cet attrait pour l’échange de salive, elle se retrouvait à apprécier un baiser avec Sam. Quand celui-ci se détâcha de la jeune fille, il garda sa main sur la joue de la joueuse de Quidditch. Aliénor mit quelques secondes avant de revenir sur terre et d’observer Sam qui lui fit un sourire avant de s’écarter. Il rit avec ses potes avant de prendre la cigarette du magicien et de fumer dessus. Aliénor elle, observa le sol, attrapa son verre avant de boire une gorgée. L’alcool et le sucre mélanger descendirent dans son estomac et firent comme un baume autour de ses sentiments, les estompant pour laisser place à un nuage. Invincible. Elle releva les yeux vers Grégoire qui, il semblait à la jeune Delphillia se mordait la lèvre avant de détourner son regard d’elle. Aliénor cligna des yeux plusieurs fois.
-Greg, Action ou vérité ?
-Vérité.
-La fille la plus mignonne ici ?
La main de Sam se reposa sur le genou d’Aliénor. Cette fois-ci elle observa cette main comme si elle n’avait rien à faire là et c’était un peu le cas. Mais la chaleur dégagée par ce contact avait quelque chose d’agréable. Le pouce de Sam caressa la peau de la jeune fille passant par moment sous son jean. Elle fronça les sourcils quand une toute autre intervention la sortit de sa léthargie.
-Ali.
Aliénor releva la tête d’un coup sec alors que la voix de Sara remplissait l’espace. La batteuse ne comprenait rien, mais visiblement cette vérité signait la fin de jeu vu que Sara se leva d’un coup pour partir en direction de la fenêtre criant qu’il lui fallait de l’air. Les yeux bruns de Grégoire accrochèrent ceux d’Aliénor comme si le temps n’avait aucune influence sur eux alors que la pression sur son genou se fit plus intense et que la voix de Sam s’infiltrait dans son oreille.
-J’ai beaucoup aimé.
Grégoire se leva et Aliénor put enfin tourner la tête vers Sam qui était bien trop près d’elle à son goût.
-Euh ouais, c’était cool.
Aliénor se leva attrapant son verre, elle avait envie de se lever, de faire autre chose, n’importe quoi, mais autre chose.
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J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
-Aliénor, action ou vérité ?
La batteuse retomba sur terre après sa contemplation de ce qu’il se passait autour d’elle. Entre le magicien et Sam, une nouvelle bière posée devant elle, elle observa John qui l’observait avec un petit sourire en coin.
-Euh… Vérité ?
-C’était pas ton premier cours de sport et encore moins ton premier cours de sport de combat. Tu fait quoi comme sport ?
-Euh… Je fais du karaté, je cours, et je joue au q…
Aliénor ouvrit de grand yeux en ravalant le mot quidditch qui avait faillit sortir sans crier gare. Elle agita la tête de droite à gauche.
-Je joue au handball.
-Ah voilà qui explique tout et surtout ce bras droit à en faire peur !
Aliénor observa son bras par réflexe avant de regarder Sam.
-Il est très bien mon bras.
-Mais oui t’inquiète, t’es juste plus musclée que l’autre.
Il posa sa main sur l’épaule d’Aliénor avant d’appuyer comme s’il analysait ses muscles. Aliénor soupira en agitant la tête de droite à gauche. Le jeu se poursuivit et les questions devenaient de plus en plus amusantes, ou étranges ? Ou dangereuses. Sara devait embrasser le garçon qui lui plaisait le plus et bien entendu elle embrassa Grégoire ce qui agaça un peu Aliénor qui ne put s’empêcher de lever les sourcils et de soupirer. La main de Sam se posa sur son genou qui n’était pas courver car son jean était troué. Aliénor ne releva pas, elle était concentrée sur autre chose. Elle attrapa sa bouteille de bière et la finit cul sec.
-Hey sacrée descente.
-T’imagine même pas.
Il se leva après avoir demandé à Aliénor si elle souhaitait encore à boire et il revint avec deux verres. Aliénor ne savait pas ce qu’il y avait dedans, mais visiblement elle était passée à un stade au-dessus de la bière.
-Sam ! Action ou vérité ?
-Action.
-Embrasse Ali.
La jeune fille ouvrit de grands yeux et observa Sara. Si ces yeux pouvaient tuer quelqu’un elle serait déjà morte d’une centaine de balles dans la tête la mégère ! Mais elle avait l’air fière d’elle la gourde en plus ! Le regard de la jeune fille passa sur Grégoire qui semblait la fixer. Il en avait profité lui aussi du baisé de sa Sara adorée. C’est alors que sa réfléchir et dans un élan de jalousie et certainement de connerie, elle tourna la tête vers Sam qui s’empressa de plaquer ses lèvres à celles de la jeune fille. C’était le deuxième baisé de la jeune fille et le premier était avec une Cassandre qui n’était pas loin de l’état actuel de la jeune Delphillia. Tout était embué et étrangement elle se sentait bien. Elle qui n’avait jamais compris cet attrait pour l’échange de salive, elle se retrouvait à apprécier un baiser avec Sam. Quand celui-ci se détâcha de la jeune fille, il garda sa main sur la joue de la joueuse de Quidditch. Aliénor mit quelques secondes avant de revenir sur terre et d’observer Sam qui lui fit un sourire avant de s’écarter. Il rit avec ses potes avant de prendre la cigarette du magicien et de fumer dessus. Aliénor elle, observa le sol, attrapa son verre avant de boire une gorgée. L’alcool et le sucre mélanger descendirent dans son estomac et firent comme un baume autour de ses sentiments, les estompant pour laisser place à un nuage. Invincible. Elle releva les yeux vers Grégoire qui, il semblait à la jeune Delphillia se mordait la lèvre avant de détourner son regard d’elle. Aliénor cligna des yeux plusieurs fois.
-Greg, Action ou vérité ?
-Vérité.
-La fille la plus mignonne ici ?
La main de Sam se reposa sur le genou d’Aliénor. Cette fois-ci elle observa cette main comme si elle n’avait rien à faire là et c’était un peu le cas. Mais la chaleur dégagée par ce contact avait quelque chose d’agréable. Le pouce de Sam caressa la peau de la jeune fille passant par moment sous son jean. Elle fronça les sourcils quand une toute autre intervention la sortit de sa léthargie.
-Ali.
Aliénor releva la tête d’un coup sec alors que la voix de Sara remplissait l’espace. La batteuse ne comprenait rien, mais visiblement cette vérité signait la fin de jeu vu que Sara se leva d’un coup pour partir en direction de la fenêtre criant qu’il lui fallait de l’air. Les yeux bruns de Grégoire accrochèrent ceux d’Aliénor comme si le temps n’avait aucune influence sur eux alors que la pression sur son genou se fit plus intense et que la voix de Sam s’infiltrait dans son oreille.
-J’ai beaucoup aimé.
Grégoire se leva et Aliénor put enfin tourner la tête vers Sam qui était bien trop près d’elle à son goût.
-Euh ouais, c’était cool.
Aliénor se leva attrapant son verre, elle avait envie de se lever, de faire autre chose, n’importe quoi, mais autre chose.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
La voix sourde
Une fois debout un vertige assez étrange lui prit comme si tout ce voile de douceur dans lequel elle était installé depuis tout à l’heure lui était d’un coup monté au cerveau. Elle ferma les yeux et but une gorgée avant de rouvrir les yeux. Tout c’était équilibre. Elle se dirigea donc vers le téléphone qui maitrisait la musique depuis le début de la soirée pour y mettre un son d’été, quelque chose de chaud et cliché un air latino avec des paroles en espagnoles qu’elle comprenait à peu près et qui ne faisait que parler d’amour stupide. Mais la musique était entrainante.
Une fois la musique lancée Aliénor laissa sa tête tomber en arrière et elle commença à se trémousser avec tout la grâce qu’il y a en elle, donc elle l’avait l’allure d’un éléphant sur une planche instable. Mais elle se fichait, elle ne savait pas danser ce n’était pas nouveau mais ça faisait rire les autres autant que ça la faisait rire. La seconde fille de la soirée, pas Sara qui visiblement ne pouvait plus s’encadrer. Elles dansèrent toutes les deux ce qui allait bien à Aliénor qui ne voulait pas que Sam ne s’emballe à vouloir danser avec elle. Elle l’avait embrassé sur un coup de tête et par jalousie mais maintenant elle s’en voulait un peu. Elle ne voulait pas de Sam c’était une action ridicule et sans intérêt mis à part rendre leur relation étrange. Mais heureusement, ou malheureusement, l’alcool permettait à la jeune fille de ne pas y penser. Elle dansait c’était tout.
Le lendemain elle se réveilla dans le salon, allongée sur le canapé. Ses yeux collaient et elle avait un mal de crane horrible. Aliénor passa une main sur son front en se redressant. Il y avait Sam qui dormait par terre et elle manqua de lui marcher dessus en se levant. Il était accompagné de John. Mais Aliénor n’avait envie que d’une chose, trouver la salle de bain et boire de l’eau en même temps que de s’en passer sur la tête. Elle entra dans la salle de bain et ouvrit le robinet. Alors qu’elle se passait de l’eau sur le visage elle entendit un gémissement. Elle fronça les sourcils et ouvrit le rideau de douche pour découvrir Grégoire qui semblait dormir dedans. Aliénor soupira avant de se retourner vers le lavabo. Elle observa son visage, elle avait une salle tête, vraiment pas ouf. Elle attrapa un dentifrice et en mit sur son doigt pour simuler un lavage de dents. C’était toujours ça de pris. Et alors qu’elle se rinçait la bouche, c’est les mots de Grégoire qui la firent sursauter.
-Tu sors d’où toi ?
-Euh… Du salon.
Aliénor c’était rincée la bouche et tournée vers la baignoire pour observer un Grégoire les yeux mi-ouverts.
-Tsss ça je sais. Mais tu viens, tu t’intègre comme si tu nous connaissais tous depuis des années, tu te bas bien, t’aide à la salle, t’es pas prise de tête, t’embrasse des mecs puis tu les remballe, t’es jolie… Tu sors d’où.
La batteuse ne savait vraiment pas quoi répondre à toute ça. Leur rencontre, le travail à la salle, la boxe et cette soirée… Tout était allé si vite. Elle aussi ne comprenait pas tellement comment elle état arrivée là. Enfin si, parce qu’elle était déterminée à trouver une salle de boxe et qu’elle était bornée comme personne. Mais ensuite, tout était allé si vite. Aliénor s’assit sur le bord de la baignoire et expira doucement.
-J’habite pas ici à l’année, je suis en pensionnat en Ecosse pour le hand justement. Du coup je suis là que l’été et Noël généralement. Et comme je voulais faire de la boxe…
-Tu nous a trouvé. Et pourquoi la boxe, ça a pas super réputation comme sport.
-Je veux pouvoir protéger mes amis.
-C’est une bonne raison.
Un blanc s’installa dans la salle de bain. Aliénor joignit ses mains et commença à jouer avec ses doigts quand son regard se posa sur l’horloge à côté du lavabo. Elle indiquait 10h42. Aliénor ouvrit de grands yeux.
-Merde ! Faut que je rentre !
Elle sortit de la salle de bain comme une furie et rassembla au mieux ses affaires avant de partir. Elle courait comme une folle dans les escaliers avant d’atteindre son vélo dans le hall de l’immeuble sous l’escalier. C’était la première fois qu’elle roulait si vite et en arrivant chez elle, après avoir refoulé une envie de vomir, elle prit une grande inspiration. Elle allait se faire engueuler elle le savait.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI
Une fois la musique lancée Aliénor laissa sa tête tomber en arrière et elle commença à se trémousser avec tout la grâce qu’il y a en elle, donc elle l’avait l’allure d’un éléphant sur une planche instable. Mais elle se fichait, elle ne savait pas danser ce n’était pas nouveau mais ça faisait rire les autres autant que ça la faisait rire. La seconde fille de la soirée, pas Sara qui visiblement ne pouvait plus s’encadrer. Elles dansèrent toutes les deux ce qui allait bien à Aliénor qui ne voulait pas que Sam ne s’emballe à vouloir danser avec elle. Elle l’avait embrassé sur un coup de tête et par jalousie mais maintenant elle s’en voulait un peu. Elle ne voulait pas de Sam c’était une action ridicule et sans intérêt mis à part rendre leur relation étrange. Mais heureusement, ou malheureusement, l’alcool permettait à la jeune fille de ne pas y penser. Elle dansait c’était tout.
Le lendemain elle se réveilla dans le salon, allongée sur le canapé. Ses yeux collaient et elle avait un mal de crane horrible. Aliénor passa une main sur son front en se redressant. Il y avait Sam qui dormait par terre et elle manqua de lui marcher dessus en se levant. Il était accompagné de John. Mais Aliénor n’avait envie que d’une chose, trouver la salle de bain et boire de l’eau en même temps que de s’en passer sur la tête. Elle entra dans la salle de bain et ouvrit le robinet. Alors qu’elle se passait de l’eau sur le visage elle entendit un gémissement. Elle fronça les sourcils et ouvrit le rideau de douche pour découvrir Grégoire qui semblait dormir dedans. Aliénor soupira avant de se retourner vers le lavabo. Elle observa son visage, elle avait une salle tête, vraiment pas ouf. Elle attrapa un dentifrice et en mit sur son doigt pour simuler un lavage de dents. C’était toujours ça de pris. Et alors qu’elle se rinçait la bouche, c’est les mots de Grégoire qui la firent sursauter.
-Tu sors d’où toi ?
-Euh… Du salon.
Aliénor c’était rincée la bouche et tournée vers la baignoire pour observer un Grégoire les yeux mi-ouverts.
-Tsss ça je sais. Mais tu viens, tu t’intègre comme si tu nous connaissais tous depuis des années, tu te bas bien, t’aide à la salle, t’es pas prise de tête, t’embrasse des mecs puis tu les remballe, t’es jolie… Tu sors d’où.
La batteuse ne savait vraiment pas quoi répondre à toute ça. Leur rencontre, le travail à la salle, la boxe et cette soirée… Tout était allé si vite. Elle aussi ne comprenait pas tellement comment elle état arrivée là. Enfin si, parce qu’elle était déterminée à trouver une salle de boxe et qu’elle était bornée comme personne. Mais ensuite, tout était allé si vite. Aliénor s’assit sur le bord de la baignoire et expira doucement.
-J’habite pas ici à l’année, je suis en pensionnat en Ecosse pour le hand justement. Du coup je suis là que l’été et Noël généralement. Et comme je voulais faire de la boxe…
-Tu nous a trouvé. Et pourquoi la boxe, ça a pas super réputation comme sport.
-Je veux pouvoir protéger mes amis.
-C’est une bonne raison.
Un blanc s’installa dans la salle de bain. Aliénor joignit ses mains et commença à jouer avec ses doigts quand son regard se posa sur l’horloge à côté du lavabo. Elle indiquait 10h42. Aliénor ouvrit de grands yeux.
-Merde ! Faut que je rentre !
Elle sortit de la salle de bain comme une furie et rassembla au mieux ses affaires avant de partir. Elle courait comme une folle dans les escaliers avant d’atteindre son vélo dans le hall de l’immeuble sous l’escalier. C’était la première fois qu’elle roulait si vite et en arrivant chez elle, après avoir refoulé une envie de vomir, elle prit une grande inspiration. Elle allait se faire engueuler elle le savait.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI