Ouragan d'orgueil
18/09/2046 ● Couloirs ● IIIe Année
TW : Légères mentions de la Mort.
Le bruit des Autres me parvient aux oreilles et me fait pâlir. Ne peuvent-ils pas se taire, ne serais-ce qu'une minute dans leur misérable vie ? Elle est trop courte pour qu'on soit simplement passif. Il faut *vivre* pleinement. Même si parfois, notre seule envie est de se laisser aller, et simplement d'attendre. De l'attendre. Mais, c'est dans ces moments-là que je me rappelle qu'il y a toujours la Lumière au fond du tunnel d'Ombres. Alors je me remets à marcher, et j'avance.
Je ne vois pas l'intérêt de relater sa Vie dans un journal ou un carnet quelconque. J'ai l'impression que c'est comme si la Mémoire n'existait pas. Ne vous souvenez-vous pas des Événements ? Peut-être est-ce hypocrite de penser ça, puisque j'ai moi-même un Trou. Mais à quoi cela servirait que j'écrive ce que j'ai vécu ? Même si des choses m'ont bouleversées, je ne compte pas parler à du papier pour raconter que j'ai rencontré Lydia. Ou Ivy. Même Carry. C'est inutile. Je suis peut-être égoïste, mais je ne veux vivre qu'avec moi, et seulement moi. Mes souvenirs sont les miens, et je n'ai à cœur de les partager avec personne d'autre que moi-même. *Ne faire de mal à personne d'autre que moi-même*. Oui, c'est seulement ce que je souhaite. *Qui m'aime me suive*. Si les Autres veulent m'approcher, qu'ils le fassent, mais je ne veux pas qu'ils restent dans l'Ombre à m'épier. Je déteste leur Regard. Mais, aujourd'hui, je n'ai qu'un seul but. Pas comme un objectif qu'on raye sur une liste de choses à faire. Je veux juste *parler* à quelqu'un.
*C'est d'une simplicité enfantine* me diriez-vous. Non, non je ne crois pas que ce soit si facile. Pour appuyer ma pensée, il y a plusieurs raisons bien sur. Tout d'abord, je ne *connais* pas cette personne. C'est pour moi, encore une Autre, une inconnue. Deuxièmement, c'est une amie de Carry. Comment est-ce que je le sais ? Et bien, j'ai mené mes recherches, après avoir entendu parler de cette personne, mais je n'ai pas réussi à mettre un nom sur ce visage qui est encore inexistant pour moi. *Blonde*. *Grande*. *Sûrement à Poufsouffle*. Ce sont les seules informations que j'ai réussies à glander. Cela me conforte dans l'idée que les Autres sont bien avares. Alors, j'ai cherché. Cela fait plusieurs jours que je l'observe. Elle correspond à la maigre description.
D'abord, j'ai voulu essayer de la comprendre. Qui est-elle réellement ? Que veut-elle ? Comment connaît-elle Carry ? Je ne veux pas l'approcher directement, parce que j'ai peur que vouloir être proche de Carry, après son renvoi, ne soit pas une bonne chose. Oui, je suis faible. Faible et peureuse. Mais j' m'en fous de ce que vous pensez de moi. J'suis en paix avec moi-même, et c'est tout ce qui compte n'est-ce pas ?
Je me demande encore si je n'aurais pas simplement du aller voir Kelly. C'était sûrement elle la plus proche de Carry. Mais, je préfère parler à une inconnue concernant ce sujet qu'à elle. Je crois que c'est une bonne chose. Enfin, je dis ça, mais je ne connais pas cette Autre... Pourtant, elle est là, devant mes yeux. Enfin, devant moi serait plus exacte. Je ne le regarde pas, dans le cas où je me défilerai. Je peux encore. Je ne sais pas ce que je dois faire. La meilleure chose à faire. J'ai *encore* le choix. Je déteste devoir choisir. Je préfère ne rien avoir à décider. J'en rirais presque. C'est certain, je ne suis pas prête pour la vie d'adulte.
Il faut que je lui parle. C'est *maintenant ou jamais*. Alors, avant qu'elle n'ai le temps de réagir, je l'interpelle. *Au diable le Temps*. J'inspire, puis je parle.
- Eh la Grande. Je m'insulte mentalement, de cette entrée en matière magnifique. Mais c'est trop tard pour reculer. C'est toi l'amie de Carry ? J'l'ai connue aussi. Et j'aimerai bien en parler, avec celle qui a été son amie.
Je la regarde mal. J'ai terriblement peur qu'elle m'insulte. Qu'elle me repousse. Ah fichu Temps ! S' il n'avait pas été si pressant, j'aurais encore pu renoncer à cette folie.
Plume d'@Aelle Bristyle voici mon Pas.
Cette Danse promet... Ma Gamine n'est vraiment pas futée. Une vraie tête brûlée, et j'ai bien peur pour la suite.
@Alienor Delphillia je crois qu'on parle de toi...
Cette Danse promet... Ma Gamine n'est vraiment pas futée. Une vraie tête brûlée, et j'ai bien peur pour la suite.
@Alienor Delphillia je crois qu'on parle de toi...
Dernière modification par Erza McGowan le 6 févr. 2022, 15:10, modifié 2 fois.
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Ouragan d'orgueil
18 septembre 2046
Couloirs — Poudlard
6ème année
« Ça ne t’intéresse pas de savoir ?
— Pourquoi j’le voudrais ? T’as envie d’savoir de quoi t’as le plus peur, toi ? rétorqué-je en lançant un regard en biais à mon ami bleu.
— Je sais déjà de quoi il s’agit. Je serais capable de l’affronter le jour où j’y serais confronté. »
Je lève les yeux au ciel. J’ai l’impression que ça fait la dixième fois que nous avons cette conversation. Certainement parce que cela fait dix fois que nous avons cette conversation.
« Ce que je veux dire, reprend Zikomo en s’installant plus confortablement sur mon épaule, sa queue cachée dans le creux de ma nuque, c’est que tu devrais écouter Nyakane. Tu n’as affronté qu’une seule fois un épouvantard, il y a des années. Comment veux-tu apprendre à contrôler ta peur si tu ne l’affrontes pas ?
— J’ai pas peur, maugréé-je, de mauvaise foi. Qu’importe. J’peux de toute façon réussir un sortilège aussi simple, pas b’soin de m’entraîner. »
En vérité, je sais que Zikomo a raison mais je m’en fiche comme de mon premier chaudron. Le jour de troisième année où j’ai dû affronter l’épouvantard durant un cours de Défense contre les Forces du Mal reste flou dans ma mémoire. Je m’efforce avec tant d’ardeur de ne pas m’en souvenir que j’ai l’impression qu’il n’a jamais existé. Je me suis agacée, hier, lorsque Nyakane a émis l’hypothèse que je devrais peut-être me dégoter un épouvantard, que cela m’aiderait à « contrôler » mes émotions et blablabla ; rien de bien passionnant, donc. Nyakane est capable de sortir un tel tas de conneries à la seconde, c’est assez impressionnant pour un esprit aussi vieux que le monde. C’est que je n’ai aucune envie de rencontrer ma plus grande peur. La plupart du temps, je m’efforce d’ailleurs de ne point y songer. Trop dangereux. Mieux vaut repousser cela bien loin de moi, faire comme s’il n’existait rien au monde qui pouvait m’effrayer très fort. Ce qui est sans doute la vérité — c’est ce que je me dis pour me rassurer.
« C’est quoi, ta plus grande peur à toi ? demandé-je pour empêcher Zikomo d’insister ; et parce que la réponse m’intéresse sincèrement. Un grand Mngwi comme toi, ça n’a pas peur !
— On a tous peur de quelque chose. »
Toujours philosophe, même quand ça emmerde le monde.
« Oui, bon. Mais toi ?
— Je te le dirai un jour.
— Maintenant ?
— Non.
— Mais pourquoi ?
— Parce que ça ne t’avancera à rien de le savoir.
— Mais allez, quoi ! »
La queue du Mngwi me fouette le nez. Je râle pour la forme — Zikomo reste de marbre.
« Je te le dirai le jour où tu connaîtras ta propre plus grande peur.
— Mais n’importe quoi, m’emballé-je, c’est complètement con, ça sert à rien de… »
Je suis brutalement interrompu par une voix, là, devant moi. Je baisse les yeux sur la gamine qui me fait face et qui m’a interpellé. Je tique. C’est qui, elle ? M’a-t-elle entendu parler avec Zikomo, va-t-elle me poser des questions, me harceler ? Rien de tout cela. Mes yeux s’écarquillent lorsque j’entends le prénom de Harrison — il ne peut s’agir que d’elle, n’est-ce pas ? J’en ravale l’immense soupir qui allait s’échapper de mes lèvres et mon agacement d’être si irrespectueusement dérangée s’évanouit.
Harrison, n’est-ce pas ?
Au château, tout le monde est au courant de ce qu’il s’est passé. J’ai même aperçu Loewy sur le quai, lorsque le train est arrivé à Pré-au-Lard. Au début, j’ai bêtement cru qu’elle venait pour moi — j’ai honte d’avoir eu cette pensée. Ce n’est pas comme si je lui avais manqué durant l’été. Elle venait pour Harrison, elle ne m’a même pas jeté un regard, et moi je me suis tirée sans en voir davantage parce que leurs histoires ne me concernent pas. Je ne m’attendais certes pas à ce que la Serpentard ne revienne jamais au château. Je ne sais pas ce que j’ai ressenti en apprenant que je ne la reverrai certainement jamais. Un quelque chose d’un peu fort, là, dans le coeur. Depuis, je fais comme si rien n’était arrivé, comme si Harrison n’avait jamais existé. C’est mieux comme cela. C’est mieux d’oublier les quelques moments que nous avons passé ensemble. Harrison n’est pas mon amie et ne le sera jamais. C’était tout au plus une connaissance. Et désormais, elle n’est plus rien. Peut-être lui écrirais-je, un jour. Juste pour lui rappeler qu’elle me doit des services pour l’avoir aidé durant tout ce temps.
Je papillonne des yeux en m’arrachant à mes pensées. Ah oui, la gamine qui demande à parler à celle qui a été l’amie de Carry. Je ne savais pas que la Serpentard avait parlé de moi à d’autres gens. Cela me fait foutrement plaisir. Je me sens plus grande, soudainement. Je dresse le menton, un petit sourire fier au coin des lèvres. Et oui, c’est moi l’alliée de Carry Harrison ; si j’éprouve de la fierté quant à cette relation, ce que doit ressentir la fraichement renvoyée doit être spectaculaire ! Être l’alliée d’Aelle Bristyle, ce n’est pas rien, après tout.
« Ouais, c’est moi. »
Et qu’est-ce que ça peut bien lui faire ? Croit-elle que nous allons nous réunir régulièrement autour d’un jus de citrouille pour nous remémorer, les larmes aux yeux, tous les bons côtés (assez rares, je dois dire) de cette fille qui s’est faite expulser du château parce qu’elle est incapable de contrôler ses pulsions ?
« Qu’est-c’tu veux ? J’ai pas qu’ça à foutre, moi. Harrison, elle est plus au château. J’vois pas pourquoi tu veux parler d’elle. En plus, j’ai des trucs à faire alors bon j’vais pas rester planter ici pendant trois heures. »
Zikomo se fait petit sur mon épaule. Il ne dit jamais grand chose quand j’échange avec les Autres. Il se contente d’être là. Et parfois, quand il m’enfonce sa patte dans le cou, je comprends qu’il n’apprécie pas le ton sur lequel je m’exprime. Mais s’il me partage ses sentiments, il ne m’empêche pas d’agir à ma guise. Zikomo, il n’a jamais essayé de me changer. C’est pour cela que je l’aime aussi fort. Et peut-être aussi parce que je me sens particulièrement puissante, et forte, et belle, drapée ainsi dans ma cape, un Mngwi bleu installé sur mon épaule comme si elle lui appartenait.
Ta Protégée ne connaît pas la politesse, n’est-ce pas ? Tant mieux, la mienne non plus. Merci pour ce premier post, il m’a inspiré ! Je suis contente d’écrire avec toi.
Le coeur d’Aelle se brisera-t-il quand elle comprendra que ce n’est pas d’elle dont parle Erza ? Et pire que cela, qu'il s'agit en fait de Delphillia ? L’avenir nous le dira.
Couloirs — Poudlard
6ème année
« Ça ne t’intéresse pas de savoir ?
— Pourquoi j’le voudrais ? T’as envie d’savoir de quoi t’as le plus peur, toi ? rétorqué-je en lançant un regard en biais à mon ami bleu.
— Je sais déjà de quoi il s’agit. Je serais capable de l’affronter le jour où j’y serais confronté. »
Je lève les yeux au ciel. J’ai l’impression que ça fait la dixième fois que nous avons cette conversation. Certainement parce que cela fait dix fois que nous avons cette conversation.
« Ce que je veux dire, reprend Zikomo en s’installant plus confortablement sur mon épaule, sa queue cachée dans le creux de ma nuque, c’est que tu devrais écouter Nyakane. Tu n’as affronté qu’une seule fois un épouvantard, il y a des années. Comment veux-tu apprendre à contrôler ta peur si tu ne l’affrontes pas ?
— J’ai pas peur, maugréé-je, de mauvaise foi. Qu’importe. J’peux de toute façon réussir un sortilège aussi simple, pas b’soin de m’entraîner. »
En vérité, je sais que Zikomo a raison mais je m’en fiche comme de mon premier chaudron. Le jour de troisième année où j’ai dû affronter l’épouvantard durant un cours de Défense contre les Forces du Mal reste flou dans ma mémoire. Je m’efforce avec tant d’ardeur de ne pas m’en souvenir que j’ai l’impression qu’il n’a jamais existé. Je me suis agacée, hier, lorsque Nyakane a émis l’hypothèse que je devrais peut-être me dégoter un épouvantard, que cela m’aiderait à « contrôler » mes émotions et blablabla ; rien de bien passionnant, donc. Nyakane est capable de sortir un tel tas de conneries à la seconde, c’est assez impressionnant pour un esprit aussi vieux que le monde. C’est que je n’ai aucune envie de rencontrer ma plus grande peur. La plupart du temps, je m’efforce d’ailleurs de ne point y songer. Trop dangereux. Mieux vaut repousser cela bien loin de moi, faire comme s’il n’existait rien au monde qui pouvait m’effrayer très fort. Ce qui est sans doute la vérité — c’est ce que je me dis pour me rassurer.
« C’est quoi, ta plus grande peur à toi ? demandé-je pour empêcher Zikomo d’insister ; et parce que la réponse m’intéresse sincèrement. Un grand Mngwi comme toi, ça n’a pas peur !
— On a tous peur de quelque chose. »
Toujours philosophe, même quand ça emmerde le monde.
« Oui, bon. Mais toi ?
— Je te le dirai un jour.
— Maintenant ?
— Non.
— Mais pourquoi ?
— Parce que ça ne t’avancera à rien de le savoir.
— Mais allez, quoi ! »
La queue du Mngwi me fouette le nez. Je râle pour la forme — Zikomo reste de marbre.
« Je te le dirai le jour où tu connaîtras ta propre plus grande peur.
— Mais n’importe quoi, m’emballé-je, c’est complètement con, ça sert à rien de… »
Je suis brutalement interrompu par une voix, là, devant moi. Je baisse les yeux sur la gamine qui me fait face et qui m’a interpellé. Je tique. C’est qui, elle ? M’a-t-elle entendu parler avec Zikomo, va-t-elle me poser des questions, me harceler ? Rien de tout cela. Mes yeux s’écarquillent lorsque j’entends le prénom de Harrison — il ne peut s’agir que d’elle, n’est-ce pas ? J’en ravale l’immense soupir qui allait s’échapper de mes lèvres et mon agacement d’être si irrespectueusement dérangée s’évanouit.
Harrison, n’est-ce pas ?
Au château, tout le monde est au courant de ce qu’il s’est passé. J’ai même aperçu Loewy sur le quai, lorsque le train est arrivé à Pré-au-Lard. Au début, j’ai bêtement cru qu’elle venait pour moi — j’ai honte d’avoir eu cette pensée. Ce n’est pas comme si je lui avais manqué durant l’été. Elle venait pour Harrison, elle ne m’a même pas jeté un regard, et moi je me suis tirée sans en voir davantage parce que leurs histoires ne me concernent pas. Je ne m’attendais certes pas à ce que la Serpentard ne revienne jamais au château. Je ne sais pas ce que j’ai ressenti en apprenant que je ne la reverrai certainement jamais. Un quelque chose d’un peu fort, là, dans le coeur. Depuis, je fais comme si rien n’était arrivé, comme si Harrison n’avait jamais existé. C’est mieux comme cela. C’est mieux d’oublier les quelques moments que nous avons passé ensemble. Harrison n’est pas mon amie et ne le sera jamais. C’était tout au plus une connaissance. Et désormais, elle n’est plus rien. Peut-être lui écrirais-je, un jour. Juste pour lui rappeler qu’elle me doit des services pour l’avoir aidé durant tout ce temps.
Je papillonne des yeux en m’arrachant à mes pensées. Ah oui, la gamine qui demande à parler à celle qui a été l’amie de Carry. Je ne savais pas que la Serpentard avait parlé de moi à d’autres gens. Cela me fait foutrement plaisir. Je me sens plus grande, soudainement. Je dresse le menton, un petit sourire fier au coin des lèvres. Et oui, c’est moi l’alliée de Carry Harrison ; si j’éprouve de la fierté quant à cette relation, ce que doit ressentir la fraichement renvoyée doit être spectaculaire ! Être l’alliée d’Aelle Bristyle, ce n’est pas rien, après tout.
« Ouais, c’est moi. »
Et qu’est-ce que ça peut bien lui faire ? Croit-elle que nous allons nous réunir régulièrement autour d’un jus de citrouille pour nous remémorer, les larmes aux yeux, tous les bons côtés (assez rares, je dois dire) de cette fille qui s’est faite expulser du château parce qu’elle est incapable de contrôler ses pulsions ?
« Qu’est-c’tu veux ? J’ai pas qu’ça à foutre, moi. Harrison, elle est plus au château. J’vois pas pourquoi tu veux parler d’elle. En plus, j’ai des trucs à faire alors bon j’vais pas rester planter ici pendant trois heures. »
Zikomo se fait petit sur mon épaule. Il ne dit jamais grand chose quand j’échange avec les Autres. Il se contente d’être là. Et parfois, quand il m’enfonce sa patte dans le cou, je comprends qu’il n’apprécie pas le ton sur lequel je m’exprime. Mais s’il me partage ses sentiments, il ne m’empêche pas d’agir à ma guise. Zikomo, il n’a jamais essayé de me changer. C’est pour cela que je l’aime aussi fort. Et peut-être aussi parce que je me sens particulièrement puissante, et forte, et belle, drapée ainsi dans ma cape, un Mngwi bleu installé sur mon épaule comme si elle lui appartenait.
Ta Protégée ne connaît pas la politesse, n’est-ce pas ? Tant mieux, la mienne non plus. Merci pour ce premier post, il m’a inspiré ! Je suis contente d’écrire avec toi.
Le coeur d’Aelle se brisera-t-il quand elle comprendra que ce n’est pas d’elle dont parle Erza ? Et pire que cela, qu'il s'agit en fait de Delphillia ? L’avenir nous le dira.
Dernière modification par Aelle Bristyle le 21 oct. 2021, 18:27, modifié 1 fois.
Ouragan d'orgueil
18/09/2046 ● Couloirs ● IIIe Année
Je remarque alors que sur l'épaule de la Grande, il y a un renard-bleu-trop-bizarre. C'est très étrange, car je jurerais l'avoir entendu parler anglais. Je me doute bien sur que c'est mon imagination qui a parlé, mais c'est tout de même très étrange... La Grande me fixe de ses yeux froids et je sens déjà pleuvoir sur moi une flopée d'injures ou de Mots injustes. J'ai le droit de parler à qui je veux, je ne crois pas qu'elle puisse vraiment m'en empêcher. *Ouais c'est moi*. J'espère que ce n'est pas tout ce qu'elle compte me dire. Est-elle si avare en paroles ? Elle n'a pas intérêt, parce que j'en attend plus que ça d'elle. J'essaye de connaître un peu plus les dessous du renvoi de Carry --- que je trouve bien injuste --- et c'est pour cette raison que je recherche ceux qui ont été proches d'elle. Je me demande bien comment Carry a-t-elle pu être proche de cette fille. Je sais bien qu'elle n'a pas toujours été des plus aimables, mais la Grande me paraît d'une froideur qui frôle celle de Miss Loewy à mes yeux.
Heureusement pour elle --- et je ne le sais pas encore, mais malheureusment pour moi --- elle ne s' arrête pas là. Son machin-bleu-bizarre se terre dans son cou, tandis qu'elle me parle sur un ton dénué de toute amabilité. Je m'en doutais, mais la Grande reste très évasive, et cherche seulement à savoir ce que je lui veux *vraiment*. Il faut que je lui réponde le plus vite possible, sinon elle va croire que je ne sais pas ce que je lui veux. En même temps, c'est à moitié vrai. Je cherche les personnes susceptibles d'avoir été très proches de Carry, mais je n'ai pas vraiment préparé des phrases. Aurais-je du ?
J'essaye de garder mon air blasé, mais je ne parviens qu'à tirer un regard noir. Cela me rassure dans le fait que je pense qu'elle va s' en foutre royalement, puisque pour elle je ne dois être qu'une adolescente parmi tant d'Autres.
- J' m'en tout totalement de c'que tu penses de moi, j'essaye juste de comprendre. Donc c'est toi, la grande amie de Carry chez les jaunes ? Tu fais plus âgée que c' qu'on m'avait dit, mais bon, ça n'a pas d'importance. J'veux savoir c'que tu sais de son renvoi.
Je me demande bien pourquoi j'ai fait référence à son âge, c'est une grossière erreur de ma part. Ce n'est pas flatteur de ma part d'avoir dit ça, et il se pourrait que cela réduise mes chances d'en savoir plus. Pour tenter d'assurer mes arrières, je scrute discrètement les alentours, en espérant y apercevoir une connaissance afin, d'au pire, courir vers elle pour éviter l'ouragan que pourrait provoquer la Grande. Oui je ne suis pas altruiste, ni gentille, mais s' il y a une chose que je ne souhaite pas, c'est qu'on s' attaque à ceux que j'aime. Je ne veux pas employer le mot *amis* parce qu'ils n'en sont pas pour moi. Amis c'est le terme qu'emploient les Autres, et je ne suis pas comme eux. Je ne veux suivre que ce qui me semble juste, et pas ce que les Autres veulent que je fasse.
Aux alentours, il n'y a personne que je connaisse, ce qui me rappelle mes rencontres avec Delphillia. Rien que d'y penser, cela me fait frissonner. J'ai beau dire que rien ni personne ne me fait peur, c'est faux. Elle me fait peur. La Mort me fait peur. Le Dominion me fait peur. Moi aussi, j'aimerai inspirer la crainte. C'est une forme de respect. J'hésite à demander à la Grande qui est son machin-bleu-bizarre, mais je sens déjà que c'est une mauvaise idée. Je ne la connais pas, et déjà, je sens que cette rencontre ne va pas bien se terminer. Quelle Tornade va venir me chambouler cette fois-ci ? *J'ai peur*. J'ai si peur bordel.
Il y a de l'Orage dans l'air...
Mais dans quel pétrin ma Gamine s' est-elle encore fourrée ? N'arrêtera-t-elle donc jamais ?
D'un autre côté, c'est étrange, elle n'est pas encore effrayée par Aelle, mais malheureusement, je sens que cela ne va pas durer...
Mais dans quel pétrin ma Gamine s' est-elle encore fourrée ? N'arrêtera-t-elle donc jamais ?
D'un autre côté, c'est étrange, elle n'est pas encore effrayée par Aelle, mais malheureusement, je sens que cela ne va pas durer...
Dernière modification par Erza McGowan le 21 oct. 2021, 18:26, modifié 1 fois.
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Ouragan d'orgueil
Elle parle ; je tique.
« T’es sérieuse, là ? »
L’étonnement me fait perdre le fil. Ai-je bien entendu ? Vient-elle réellement de prendre un ton autoritaire avec moi ? Quelle situation ironique ! Une petite première année vient me voir et exige d’avoir des réponses, comme s’il lui suffisait de demander pour avoir tout ce qu’elle désirait. À quel moment a-t-elle cru qu’elle allait trouver ses réponses près de moi ? Se dit-il dans les couloirs qu’Aelle Bristyle répond aimablement à toutes les questions qu’on lui pose ? Pas que je sache. Ce n’est pas tant les questions qu’elle me pose qui me dérangent que son petit air de gosse exigeante qui lui déforme le visage. Cette gamine a dû passer son enfance à voir se réaliser le moindre de ses souhaits — elle n’a jamais connu la moindre frustration. Désormais élève à Poudlard, elle va apprendre que la vie n’est pas une suite agréable de jolis moments. Je vais me faire un plaisir de la faire redescendre sur terre, cette enfant pourrie-gâtée, qu’elle comprenne un peu qu’elle a intérêt à surveiller ses paroles, en particulier avec moi.
Ce genre de situations me met hors de moi. Je déteste que l’on me parle sur ce ton, je déteste que l’on exige des choses, que l’on se permette de tels comportements avec moi — ajouté au fait que je déteste tout simplement que les inconnus viennent me parler, on peut dire que tout est rassemblé pour que la situation dégénère. Cette fille vient de changer de catégorie : d'élève invisible elle devient élève emmerdante. C’est dommage pour elle, il est très difficile de sortir de cette case une fois qu’on y est. Mais elle l’a bien cherché, après tout.
Comme souvent dans ce genre de moments, j’hésite : me moquer ou me mettre en colère ? Comme souvent dans ce genre de moments, je ne prends pas de décisions ; autant lier la moquerie à l’agacement.
« Tu te pointes devant moi alors que je te connais pas et en plus tu exiges des réponses ? »
Un sourire ironique m’étire la bouche. Merlin, ce que cette situation est invraisemblable ! Ça se voit que cette fille ne me connaît absolument pas.
« Et bah vas te faire voir. J’ai rien à te dire, moi, et surtout rien envie de raconter à une gamine qui se prend pour Merlin. Maintenant, tu permets, j’ai à faire. Si t’as une autre question, tu pourras toujours aller voir dans l’enclos des niffleurs si j’y suis, hein. »
Accompagne mes mots un regard méprisant qui parcourt la fille de bas en haut. Puis, expirant un soupir, les sourcils se dressant sur mon front, je m'éloigne l'air de rien. Ne manquerait plus qu'elle me poursuive, celle-là. Je la vois bien gueuler parce que mes paroles ont bousculé sa petite fierté.
Je suis impressionnée par la bêtise des Autres. Toujours si prompts à se croire supérieurs aux autres. Et pourquoi ? Qu’est-ce que cette fille a de différent ? Qu’a-t-elle de bien particulier ? Si encore elle présentait quelques qualités ou compétences elle pourrait éventuellement se permettre d’avoir ce comportement exécrable. Mais ce n’est pas le cas. Je le sais. Cela se voit sur son visage. C’est une fille banale et ennuyeuse, ennuyante surtout, qui se prend pour une sorcière brillante alors que la seule chose qui brille chez elle c’est sa médiocrité. Je ne la connais peut-être pas, mais c’est évident qu’elle est toutes ces choses, évident. Une personne intéressante et intelligente n’agit pas comme elle elle agit.
Elle m’a gâché tout mon plaisir. Me faire appeler la grande amie de Carry chez les jaunes, c’était plaisant. Mais elle a continué et a tout gâché. Il existe des gens comme ça qui feraient mieux de se taire.
Pour rester dans le même champs lexical, je dirais même que le tonnerre gronde !
Boarf, ta Protégée a l'air assez coriace pour ne pas être effrayée par Aelle. Par contre, son insolence m'a surprise ! J'aime beaucoup !
« T’es sérieuse, là ? »
L’étonnement me fait perdre le fil. Ai-je bien entendu ? Vient-elle réellement de prendre un ton autoritaire avec moi ? Quelle situation ironique ! Une petite première année vient me voir et exige d’avoir des réponses, comme s’il lui suffisait de demander pour avoir tout ce qu’elle désirait. À quel moment a-t-elle cru qu’elle allait trouver ses réponses près de moi ? Se dit-il dans les couloirs qu’Aelle Bristyle répond aimablement à toutes les questions qu’on lui pose ? Pas que je sache. Ce n’est pas tant les questions qu’elle me pose qui me dérangent que son petit air de gosse exigeante qui lui déforme le visage. Cette gamine a dû passer son enfance à voir se réaliser le moindre de ses souhaits — elle n’a jamais connu la moindre frustration. Désormais élève à Poudlard, elle va apprendre que la vie n’est pas une suite agréable de jolis moments. Je vais me faire un plaisir de la faire redescendre sur terre, cette enfant pourrie-gâtée, qu’elle comprenne un peu qu’elle a intérêt à surveiller ses paroles, en particulier avec moi.
Ce genre de situations me met hors de moi. Je déteste que l’on me parle sur ce ton, je déteste que l’on exige des choses, que l’on se permette de tels comportements avec moi — ajouté au fait que je déteste tout simplement que les inconnus viennent me parler, on peut dire que tout est rassemblé pour que la situation dégénère. Cette fille vient de changer de catégorie : d'élève invisible elle devient élève emmerdante. C’est dommage pour elle, il est très difficile de sortir de cette case une fois qu’on y est. Mais elle l’a bien cherché, après tout.
Comme souvent dans ce genre de moments, j’hésite : me moquer ou me mettre en colère ? Comme souvent dans ce genre de moments, je ne prends pas de décisions ; autant lier la moquerie à l’agacement.
« Tu te pointes devant moi alors que je te connais pas et en plus tu exiges des réponses ? »
Un sourire ironique m’étire la bouche. Merlin, ce que cette situation est invraisemblable ! Ça se voit que cette fille ne me connaît absolument pas.
« Et bah vas te faire voir. J’ai rien à te dire, moi, et surtout rien envie de raconter à une gamine qui se prend pour Merlin. Maintenant, tu permets, j’ai à faire. Si t’as une autre question, tu pourras toujours aller voir dans l’enclos des niffleurs si j’y suis, hein. »
Accompagne mes mots un regard méprisant qui parcourt la fille de bas en haut. Puis, expirant un soupir, les sourcils se dressant sur mon front, je m'éloigne l'air de rien. Ne manquerait plus qu'elle me poursuive, celle-là. Je la vois bien gueuler parce que mes paroles ont bousculé sa petite fierté.
Je suis impressionnée par la bêtise des Autres. Toujours si prompts à se croire supérieurs aux autres. Et pourquoi ? Qu’est-ce que cette fille a de différent ? Qu’a-t-elle de bien particulier ? Si encore elle présentait quelques qualités ou compétences elle pourrait éventuellement se permettre d’avoir ce comportement exécrable. Mais ce n’est pas le cas. Je le sais. Cela se voit sur son visage. C’est une fille banale et ennuyeuse, ennuyante surtout, qui se prend pour une sorcière brillante alors que la seule chose qui brille chez elle c’est sa médiocrité. Je ne la connais peut-être pas, mais c’est évident qu’elle est toutes ces choses, évident. Une personne intéressante et intelligente n’agit pas comme elle elle agit.
Elle m’a gâché tout mon plaisir. Me faire appeler la grande amie de Carry chez les jaunes, c’était plaisant. Mais elle a continué et a tout gâché. Il existe des gens comme ça qui feraient mieux de se taire.
Pour rester dans le même champs lexical, je dirais même que le tonnerre gronde !
Boarf, ta Protégée a l'air assez coriace pour ne pas être effrayée par Aelle. Par contre, son insolence m'a surprise ! J'aime beaucoup !
Ouragan d'orgueil
18/09/2046 ● Couloirs ● IIIe Année
Laisses-toi Voguer au Fil de l'Eau
Je me demande ce que la Grande va répondre. Ou plutôt, je crains sa réponse. *La Tornade est lancée*. Je dois pourtant tenir. Il ne *faut* pas qu'elle voit ma détresse. Mon stress. J'ai envie de m'enfuir. *Revenir en terrain connu*. Pourtant, je passe chaque jour dans ce dédale, zigzagant entre tous ces Autres, fuyant le Bruit, courant vers l'(in)connu. La Grande me toise et je me sens de plus en plus petite par rapport à elle. J'ai l'impression qu'elle va m'écraser. Pour autant, je tente de me redresser du mieux que je peux : interdiction de fléchir, de montrer mon infériorité. La Grande ne semble pas du tout apprécier mon haussement de ton, et son ton monte aussi. Je reste de marbre. Pas question de répondre pour qu'elle puisse m'enfoncer. Pas question de refaire la même idiotie qu'avec Alienor. Pas question de perdre cette fois-ci.
- Aussi sérieuse que Miss Loewy renvoyant Carry, la Grande, tu peux en être certaine.
J'ai si peur que cela se termine comme avec Alienor. Je ne comprend moi-même pas pourquoi j'ai pris cet air hautain, à cette vitesse là, je vais m'embraser à la vitesse de la lumière... Je sens que le Feu brûle en elle, que le braise seront bientôt ardentes, puis, pour finir, le brasier viendra me détruire. Peut-être partira-t-elle avec, mais, n'est-ce pas le but du Feu ? La Destruction. Le Carnage. *N'oublie pas la Tornade*. Au pire, ce sera mon plan de repli. La Grande poursuit, et la Peur grandit. Est-ce réellement de la peur ? Hum... La Grande m'inspire plutôt la Crainte. Ce n'est pas pareil, à mon sens, c'est comme la différence entre souffrir et endurer. Il faut que je réplique à mon tour. Un coup c'est à elle, puis ensuite à moi. C'est comme se lancer un bâton de dynamite qui va exploser à tout instant. On cherche à s' en débarrasser. Tout comme ce qu'elle veut faire de moi, s' en débarrasser.
- Tu as parfaitement résumé, bravo. fis-je avec un sourire tout aussi ironique qu'elle. Mais dans quel bouse de Dragon est-ce que je me suis fourée ? - T'as pas appris qu'il faut poser des questions dans la vie ? C'est pourtant en cours qu'on apprend ça...
*Jouer avec le Feu*. Pourquoi n'ais-je pas écouté Maman lorsqu'elle me disait de ne pas faire ça ? Parce que je ne l'écoute jamais tout simplement. Peut-être que je devrais, parfois... Quelques secondes --- Instants ? --- après, elle rétorque à nouveau. *C'est bien ce que je pensais*. Je prie intérieurement pour que la bombe explose lorsqu'elle sera de son côté... Mépris. Est-ce qu'elle ne sait qu'user de ses défauts ? D'ailleurs, a-t-elle seulement une qualité ? J'en doute. Je ne peux pas critiquer son impolitesse, puisque j'en use tout autant, mais moi, contrairement à elle, je ne fais que répondre sur le même ton qu'elle, non débuter de cette manière. Elle compte vraiment s' en aller ? Non ! Je ne peux pas la laisser partir, sinon, ce serait revenir à garder la bombe jusqu'à ce qu'elle explose. Je *dois* gagner, ce n'est pas une option. Je cavale presque derrière elle, et je la stoppe en m'interposant devant elle. Je compte pas abandonner maintenant.
- Qu'est-c' tu fous ! Tu crois vraiment qu'on a terminé ? T'as pas du bien comprendre pourquoi j'étais là finalement. J'veux des réponses, et j'l'ai auraient.
Il ne faut pas pour autant que je m'énerve, sinon, je suis fichue. Une Pensée me traverse l'Esprit. Et si ce n'était pas elle celle qui a été son amie ? Je m'empêche de blémir. C'est Impossible. Sinon, qui est-ce que ça pourrait être ? Je ne compte pas lui laisser le temps de répondre, il faut que je vérifie.
- D'ailleurs, c'est p'têt pas toi la Fille que je recherche. 'M'étonnerai que Carry ai voulu se lier avec une fille comme toi.
C'est dangereux, ce que j'ai amorcé. Si j'ai raison, je n'imagine pas sa réaction. Elle qui a tant de fierté, --- sûrement plus que moi, et même qu'Alienor, je n'y croyais pas avant elle --- elle ne survivra pas. J'exagère, mais je crois bien qu'elle se sentira mal. Très mal. Et, si je ne me suis pas trompée lorsque je l'ai abordée, notre conversation va se poursuivre comme elle a débuté, c'est à dire mal... Dans tout les cas, cela s' annonce mal. Pour moi autant que pour elle.
Je me demande bien à quoi Erza joue, ne comprend-elle pas qu'elle attire des ennuis qui la dépassent complètement ?
Je suis heureuse qu'elle te plaise, ce n'est pas souvent qu'on pense de telles choses d'elle, c'est amusant.
La musique en haut de mon Pas est destinée à ta protégée, et m'y a fait pensé, enfin, nous y avions pensé, avec la chère Plume de Scary.
M'enfin, elle correspond à ta protégée lorsqu'elle est seule je dirais...
Je suis heureuse qu'elle te plaise, ce n'est pas souvent qu'on pense de telles choses d'elle, c'est amusant.
La musique en haut de mon Pas est destinée à ta protégée, et m'y a fait pensé, enfin, nous y avions pensé, avec la chère Plume de Scary.
M'enfin, elle correspond à ta protégée lorsqu'elle est seule je dirais...
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Ouragan d'orgueil
Je m’arrête net lorsque la fille se dresse devant moi et m’empêche d’avancer. J’hésite à reculer pour instaurer une distance de sécurité entre nous mais décide finalement de rester à ma place. Hors de question qu’elle croit que j’ai peur d’elle. Alors je reste là, tout près, plus grande, plus puissante et surtout bien plus légitime dans ma colère qu’elle dans la sienne.
Certaines personnes s’attirent mon mépris parce qu’elles sont inintéressantes ou, au pire, complètement idiotes. Cela arrive souvent. C’est un mépris tinté d’indifférence ; la plupart du temps, ces gens-là n’existent pas longtemps dans mon esprit. Ils se contentent de passer vaguement dans ma tête, de s’attirer un regard noir puis ils disparaissent aussi soudainement qu’ils sont arrivés. Ce n’est pas rare que cela arrive, au contraire. Des Autres qui m’inspirent indifférence et mépris, j’en croise tous les jours. C’est plus rare, cependant, que je ressente un mépris aussi ancré que celui que je ressens actuellement. C’est rare que je ressente cela aussi fort et aussi rapidement, surtout pour une personne que je ne connais pas et que je n’avais vu auparavant. Surtout une personne aussi petite et aussi insignifiante. Cette gamine ne m’indiffère pas. Par contre, le mépris que je ressens pour elle est si grand et si profond que je pourrais, si je me retenais pas, lui balancer ma frustration au visage sous la forme d’un sortilège particulièrement douloureux qui lui ferait beaucoup de mal et qui me ferait beaucoup de bien.
Ce sentiment grandit dans mon coeur. C’est une boule d’émotions dans ma gorge, c’est la crispation de mes mâchoires. Son ton, son sarcasme, la moquerie sous-jacente dans ses mots… Et ce petit air sur son visage, ce regard, ces vilaines paroles… Je ne comprends pas comment elle peut me parler sur ce ton. Et pourquoi, surtout ? C’est si injuste ! Je n’ai rien demandé à personne et elle, elle se pointe devant moi pour me jeter sa haine au visage ; que lui ai-je fait ? De quoi suis-je coupable ? Lui inspiré-je donc tant de pitié pour qu’elle me parle de cette manière ? Je ne suis pas habituée à inspirer de joyeux sentiments aux Autres mais la plupart du temps ils sont trop effrayés ou trop intimidés pour me parler sur ce ton. Pourquoi cette fille n’est pas comme les autres ?
Son comportement, au lieu de me donner envie de fuir, réveille mon besoin de l’écraser. J’ai envie qu’elle ferme sa gueule. Je préférerais qu’elle tremble devant moi plutôt qu’elle me parle sur ce ton. Je refuse de me laisser marcher sur les pieds de cette manière. Surtout que je suis légitime et qu’elle ne l’est pas. Après tout, c’est elle qui est venue me chercher, c’est elle qui m’agresse. Et moi, je devrais accepter ça sans ne rien dire ? Je devrais me contenter de répondre à ses questions, comme une gentille fille, tout simplement parce qu’elle l’exige ?
Je prends une grande inspiration qui me soulève les épaules. Je ne fais rien pour cacher mon mépris. Mes lèvres se retroussent en une grimace de dégoût, mon regard est sombre et se balade tout le long du corps de la fille, comme si je pouvais de cette façon l’appréhender un peu plus précisément — dans l’espoir d’accrocher un détail qui ne soit pas méprisant chez elle ; en vain, évidemment.
« Tu ne sais pas grand chose de Harrison, toi, hein ? »
Je dresse le menton et la regarde de haut. Merlin, n’est-elle pas ridicule ? Si seulement elle savait de quoi j’étais capable, elle ferait moins la maligne. J’ai une pensée pour ce jour-là dans la Salle-sur-demande ; ce jour-là, j’ai appris qu’il était tellement plus satisfaisant de laisser ses émotions s’exprimer à travers sa magie. Une vision éphémère apparaît dans mon esprit. Un flash brutal, violent. Un sortilège, une bouffée de rage. Et cette fille qui valse contre un mur. Les images disparaissent rapidement. Ne reste que le sentiment de profonde satisfaction, la satisfaction que je ressentirais si je me laissais aller à mes pulsions.
Une voix murmure dans mon esprit.
*Tu vaux beaucoup mieux qu’elle*.
C’est vrai. Je suis bien plus forte, bien plus puissante, bien plus violente et bien plus douée que cette fille que je ne connais absolument pas. Je ne risque rien, c’est impossible qu’elle prenne le dessus. Je ne risque rien, j’ai le pouvoir et si j’ai le pouvoir, j’ai le contrôle. C’est foutrement rassurant.
Je croise les bras bras sur ma poitrine.
« Pose tes questions. Maintenant, exigé-je d’une voix froide. Dis ce que tu as dire, dis-moi pourquoi tu es là, puisque c’est si important. »
Un sourire fugace m’étire les lèvres. Et dire que cette fille pense sincèrement que ses questions ont de l’importance ; bientôt, elle finira par croire qu’elle-même en a et alors son ego prendra des proportions gigantesques. J’espère qu’elle s’étouffera avec.
Merci à toutes les deux pour la musique que vous m'avez partagé ! Je l'ai écouté en lisant ton texte et elle m'a énormément plu. Ça me touche qu'elle vous ait fait penser à Aelle. Je pense aussi qu'elle peut lui correspondre mais seulement quand elle est seule. Quand elle est en mauvaise compagnie, ce serait une musique un peu plus... Chaotique. En tout cas, c'est une belle découverte, merci ! (Plume de @Scary Limpson)
Et ta Protégée est complètement malade, tu le sais, ça ? Elle va se faire une ennemie si elle continue sur ce chemin. Enfin, c'est déjà fait si tu veux mon avis. Je t'ai dit qu'Aelle était rancunière ou pas ?
Certaines personnes s’attirent mon mépris parce qu’elles sont inintéressantes ou, au pire, complètement idiotes. Cela arrive souvent. C’est un mépris tinté d’indifférence ; la plupart du temps, ces gens-là n’existent pas longtemps dans mon esprit. Ils se contentent de passer vaguement dans ma tête, de s’attirer un regard noir puis ils disparaissent aussi soudainement qu’ils sont arrivés. Ce n’est pas rare que cela arrive, au contraire. Des Autres qui m’inspirent indifférence et mépris, j’en croise tous les jours. C’est plus rare, cependant, que je ressente un mépris aussi ancré que celui que je ressens actuellement. C’est rare que je ressente cela aussi fort et aussi rapidement, surtout pour une personne que je ne connais pas et que je n’avais vu auparavant. Surtout une personne aussi petite et aussi insignifiante. Cette gamine ne m’indiffère pas. Par contre, le mépris que je ressens pour elle est si grand et si profond que je pourrais, si je me retenais pas, lui balancer ma frustration au visage sous la forme d’un sortilège particulièrement douloureux qui lui ferait beaucoup de mal et qui me ferait beaucoup de bien.
Ce sentiment grandit dans mon coeur. C’est une boule d’émotions dans ma gorge, c’est la crispation de mes mâchoires. Son ton, son sarcasme, la moquerie sous-jacente dans ses mots… Et ce petit air sur son visage, ce regard, ces vilaines paroles… Je ne comprends pas comment elle peut me parler sur ce ton. Et pourquoi, surtout ? C’est si injuste ! Je n’ai rien demandé à personne et elle, elle se pointe devant moi pour me jeter sa haine au visage ; que lui ai-je fait ? De quoi suis-je coupable ? Lui inspiré-je donc tant de pitié pour qu’elle me parle de cette manière ? Je ne suis pas habituée à inspirer de joyeux sentiments aux Autres mais la plupart du temps ils sont trop effrayés ou trop intimidés pour me parler sur ce ton. Pourquoi cette fille n’est pas comme les autres ?
Son comportement, au lieu de me donner envie de fuir, réveille mon besoin de l’écraser. J’ai envie qu’elle ferme sa gueule. Je préférerais qu’elle tremble devant moi plutôt qu’elle me parle sur ce ton. Je refuse de me laisser marcher sur les pieds de cette manière. Surtout que je suis légitime et qu’elle ne l’est pas. Après tout, c’est elle qui est venue me chercher, c’est elle qui m’agresse. Et moi, je devrais accepter ça sans ne rien dire ? Je devrais me contenter de répondre à ses questions, comme une gentille fille, tout simplement parce qu’elle l’exige ?
Je prends une grande inspiration qui me soulève les épaules. Je ne fais rien pour cacher mon mépris. Mes lèvres se retroussent en une grimace de dégoût, mon regard est sombre et se balade tout le long du corps de la fille, comme si je pouvais de cette façon l’appréhender un peu plus précisément — dans l’espoir d’accrocher un détail qui ne soit pas méprisant chez elle ; en vain, évidemment.
« Tu ne sais pas grand chose de Harrison, toi, hein ? »
Je dresse le menton et la regarde de haut. Merlin, n’est-elle pas ridicule ? Si seulement elle savait de quoi j’étais capable, elle ferait moins la maligne. J’ai une pensée pour ce jour-là dans la Salle-sur-demande ; ce jour-là, j’ai appris qu’il était tellement plus satisfaisant de laisser ses émotions s’exprimer à travers sa magie. Une vision éphémère apparaît dans mon esprit. Un flash brutal, violent. Un sortilège, une bouffée de rage. Et cette fille qui valse contre un mur. Les images disparaissent rapidement. Ne reste que le sentiment de profonde satisfaction, la satisfaction que je ressentirais si je me laissais aller à mes pulsions.
Une voix murmure dans mon esprit.
*Tu vaux beaucoup mieux qu’elle*.
C’est vrai. Je suis bien plus forte, bien plus puissante, bien plus violente et bien plus douée que cette fille que je ne connais absolument pas. Je ne risque rien, c’est impossible qu’elle prenne le dessus. Je ne risque rien, j’ai le pouvoir et si j’ai le pouvoir, j’ai le contrôle. C’est foutrement rassurant.
Je croise les bras bras sur ma poitrine.
« Pose tes questions. Maintenant, exigé-je d’une voix froide. Dis ce que tu as dire, dis-moi pourquoi tu es là, puisque c’est si important. »
Un sourire fugace m’étire les lèvres. Et dire que cette fille pense sincèrement que ses questions ont de l’importance ; bientôt, elle finira par croire qu’elle-même en a et alors son ego prendra des proportions gigantesques. J’espère qu’elle s’étouffera avec.
Merci à toutes les deux pour la musique que vous m'avez partagé ! Je l'ai écouté en lisant ton texte et elle m'a énormément plu. Ça me touche qu'elle vous ait fait penser à Aelle. Je pense aussi qu'elle peut lui correspondre mais seulement quand elle est seule. Quand elle est en mauvaise compagnie, ce serait une musique un peu plus... Chaotique. En tout cas, c'est une belle découverte, merci ! (Plume de @Scary Limpson)
Et ta Protégée est complètement malade, tu le sais, ça ? Elle va se faire une ennemie si elle continue sur ce chemin. Enfin, c'est déjà fait si tu veux mon avis. Je t'ai dit qu'Aelle était rancunière ou pas ?
Ouragan d'orgueil
18/09/2046 ● Couloirs ● IIIe Année
J'ai presque oublié le stress qui m'animait à cause des paroles de la Grande, mais je ne suis pas totalement sereine non plus. Son assurance en ferait pâlir plus d'un, mais je tient bon. Je dois lui montrer que je suis déterminée, que je sais ce que je veux, et qu'elle ne me fait pas peur. Rien ne me fait peur. *Mensonge*. J'ai peur de choses, mais personne ne le sait - même pas les principales concernés - alors je n'ai rien à craindre. C'est certain qu'elle me méprise, mais cela m'importe peut à vrai dire, je viens la voir pour Carry, pas pour me prosterner devant une inconnue qui ne croit supérieure. Je me demande même si la Grande ne connaît pas Alienor, tant leurs manières se ressemblent. Surtout, c'est leur fierté, aussi forte l'une que l'autre, qui m'y fait penser. Presque le même âge, pourtant, je n'ai pas aussi peur que lorsque j'étais face à la maintenant cinquième année.
*Tu ne connais rien à Carry*. Comment ça ? Comment peut-elle le savoir ? Elle me rebute. Elle ne sait rien de moi, et elle croit savoir des choses que je cache à la plupart des élèves et même des adultes ? Je n'y crois pas. Il est certain que je ne suis pas aussi proche de Carry que l'est Kelly ou Yesenia, même Brett, mais je l'ai côtoyé bien plus que la moitié des élèves de cette école. Peu d'entre ces Autres ont eu l'occasion, ne serais-ce qu'une fois dans leur vie, de parler à la plus grande de toutes les grands sang-purs, Carry Elita Harrison. Je ne me cache pas que j'éprouve une grande fierté à ça, alors, que cette Jaune imbue d'elle même, qui ne me connaît pas disent des *mensonges* - ou plutôt la vérité dont elle a envie - ne me plait aucunement.
- Ah bon ? Tu crois ? Malheureusement pour toi, je suis au grand regret de t'annoncer que je la connais mieux que tu ne le pense...
Je ne me suis pas offusquée, je sais, à présent, qu'il vaut mieux parler avec un ton sarcastique, moqueur, en priant pour que ce soit l'autre qui craque d'abord. Aujourd'hui, je suis prête à tenir toute la journée, toute la nuit, toute l'année s' il le faut, mais j'aurais ce que je suis venue chercher. Sa façon de se dresser m'insupporte, et, pourtant, il faut que je trouve un moyen de lui montrer que sa taille m'importe peu. Elle croise les bras, et je fais de même. Je ne scille pas, je dois faire *comme si de rien n'était*. Si elle me pose la question, je nierai tout en bloc. *Bien sur que non je ne t'imite pas voyons*. Je ris mentalement en y pensant. Mais, je pense que l'espoir est vain, elle ne me posera pas cette question qui n'en est pas une.
Sa nouvelle prise de parole m'étonne très fortement, mais je reste de marbre. Je ne la laisserai pas gagner. Accepte-t-elle vraiment de répondre à mes *questions qui ont de l'importance* ? Sûrement pas. Elle n'a pas l'air de s' avouer vaincu rapidement, mais je vais rentrer dans son jeu. *Faire comme si* je la croyais devenue compatissante et intéressée par moi. *Foutaises*. L'important est qu'elle me donne des réponses qui soient véridique. Après, *j'me casse*. Au revoir.
- Que c'est gentil ! dis-je d'un ton faussement enjoué. - Est-ce que t'as revu personnellement Carry avant son renvoi ? J'veux dire, t'étais au courant et elle aussi ?
J'emploie à présent un ton sérieux. Ces questions m'importent, j'essaie de recoller les morceaux. Pourquoi a-t-elle été renvoyée cette année précisément ? Elle n'a pourtant rien commis de *grave* à ma connaissance... Je ne suis pas allée voir Kelly, qui est pourtant de mon année, ou encore Yesenia, j'avoue même ne pas y avoir pensé. Cela m'aurais pourtant évité bien des ennuis avec cette Jaune. Je la fixe dans le blanc des yeux, comme je le fais si bien d'habitude. Je suis très forte à ce jeu du regard, et je ne doute pas non plus de ses capacités, aloès ce duel promet de grandes choses...
Heureuse que la musique t'ai plue, et qu'elle ai pu t'accompagner durant la lecture Plume.
Tu prétend qu'Aelle est en mauvaise compagnie avec Erza, j'aurais plutôt dis l'inverse haha, mais qui sais, peut-être est-ce que la (mal)chance va tourner ?
Je suis bien contente qu'Aelle n'existe pas à l'IRL, je la craindrai comme personne, surtout si j'étais Erza !
Aelle, rancunière... ? J'aime déjà le duo que forme nos deux Gamines, c'est si amusant à écrire pour ma part ! Cette Danse est vraiment un plaisir Plume !
Tu prétend qu'Aelle est en mauvaise compagnie avec Erza, j'aurais plutôt dis l'inverse haha, mais qui sais, peut-être est-ce que la (mal)chance va tourner ?
Je suis bien contente qu'Aelle n'existe pas à l'IRL, je la craindrai comme personne, surtout si j'étais Erza !
Aelle, rancunière... ? J'aime déjà le duo que forme nos deux Gamines, c'est si amusant à écrire pour ma part ! Cette Danse est vraiment un plaisir Plume !
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Ouragan d'orgueil
Elle tombe si facilement dans le piège que je n’ai même pas la force de m’en amuser — c’est trop facile, trop rapide. Une moue me traverse le visage et je retiens la remarque acerbe qui me vient. Je la retiens seulement pour permettre au silence de s'étirer, pour lui faire croire, peut-être, que je réfléchis sérieusement à ses questions. Ses questions idiotes : Harrison avait-elle l’air de savoir qu’elle allait se faire dégager quand Loewy s’est pointée sur le quai, hein ? une personne au courant serait-elle montée dans le train ? Bien sûr que non. Encore une preuve que cette idiote ne connaît pas sa camarade verte.
C’est donc pour cela qu’elle est venue me voir, qu’elle m’agresse, qu’elle me parle avec arrogance ? Elle ne sait rien des raisons pour lesquelles Harrison s’est faite virer et elle croit que moi, j’en sais davantage ? Ce qu’elle croit surtout, c’est que je vais lui répondre. C’est incroyable d’être aussi naïve. Et puis je ne sais pas pourquoi la Serpentard s’est faite dégager même si je peux aisément le deviner. Carry Harrison n’est pas bien difficile à cerner. Elle a beau être intelligente, savoir se débrouiller dans la vie, être futée et même agréable la plupart du temps (à chaque fois que nous nous sommes vues, à vrai dire), elle n’en reste pas moins totalement victime de ses pulsions. Je n’ai jamais pu m’en rendre compte par moi-même mais ce sont les bruits de couloir qui me l’ont dit. Et Aodren, qui était dans la même Maison qu’elle. Une fille qui est capable de sauter sur une autre en plein milieu d’un bal pour la défigurer, ça ne change pas comme ça. Elle a quelque chose en elle, Harrison, quelque chose qui résonne étonnamment en moi et que je parviens à comprendre. Des pulsions de violence, des bouffées de rage. Parfois, tout ce qu’elle ressent doit être trop fort, trop intense, alors elle agit. Agresse-t-elle ? Fait-elle du mal ? Blesse-t-elle ? Certainement. Qui sait ce qu’il s’est passé pour que Kristen Loewy se déplace en personne pour s’occuper d’elle ? Quelque chose d’incroyablement violent, certainement. Je me fiche un peu de tout cela. Et je suis un peu rassurée, à vrai dire. Je préfère que la colère de ma directrice soit dirigée vers quelqu’un d’autre, cela me rappelle que moi j’ai droit à ses rares sourires et à ses confidences.
Comme toujours, penser à Harrison me fait me sentir bizarre. Elle me ressemble, cette fille. Et elle est si différente en même temps. Je ne suis pas comme elle, n’est-ce pas, complètement victime de mes pulsions et de mes envies violentes ? Je ne suis pas comme elle, moi. Je suis dans le contrôle, oui. C’est pour cela que je suis encore au château alors qu’elle ne sera jamais une sorcière diplômée.
Le silence a assez duré. Je reviens à l’instant présent et plonge dans le regard de ma si désagréable compagne qui croit, avec son air réjouit de sale gosse, que je vais lui donner les réponses qu’elle attend. Je me fais le plaisir d’afficher un vilain sourire moqueur sur mes lèvres.
« Voilà, t’as posé tes questions, t’es contente ? demandé-je sarcastiquement. C’est tout ce que t’avais à demander ? » Question rhétorique, évidemment ; ses petits questionnements inintéressants pourront être posés à une autre personne mais moi, j’en ai plus qu’assez de cette gamine. « La prochaine fois que t’attends vraiment une réponse, apprends à poser tes questions. J’pensais que les Serpentards étaient futés mais… » Mon regard oscille de bas en haut et de haut en bas sur son corps. « … Apparemment, c’est pas l’cas de tous. »
C’est gratuit, j’en ai conscience. Et je n’en ai incroyablement rien à foutre.
« Je ne te dirai rien, annoncé-je d’une voix froide, le menton dressé et le regard fier — qu’elle croit donc que je sais quelque chose alors qu’en vérité, je n’en sais pas plus qu’elle. T’auras beau insister, gueuler et t’énerver, ça changera rien. Maintenant, laisse-moi passer. Je n’ai plus de temps à perdre avec toi. »
Enrober mes mots dans une voix insupportablement hautaine. Je crois que je m’inspire de Loewy pour la posture et le ton. Elle a un quelque chose d’à la fois incroyablement intimidant et insupportable. Aujourd’hui, je n’ai pas honte de m’inspirer d’elle. Enfin, pas encore. J’en aurai honte plus tard mais pour le moment j’ai l’impression de lui ressembler alors je me sens puissante et incroyable, c’est tout. Et cette gamine qui croise les bras devant moi comme si elle m’était semblable ! J’ai envie d’éclater de rire, elle est ridicule. Je me retiens, évidemment, parce que ça ferait mauvais genre d’éclater de rire maintenant.
Bon, bon, bon… Aelle est un peu mauvaise, quand elle s’y met. Mais tu comprends, Erza a froissé sa si grande fierté à lui parler sur ce ton. Je suis par avance désolée pour la curiosité de ta Protégée qui risque de perdurer encore un peu.
Si je rencontrais une personne comme Aelle, tu peux être certaine que je ne l’approcherais pas. En plus d’être insupportable la plupart du temps elle n’est guère recommandable. Et rares sont les personnes capables d’éveiller ses bons côtés et ses qualités, si tu veux savoir.
C’est donc pour cela qu’elle est venue me voir, qu’elle m’agresse, qu’elle me parle avec arrogance ? Elle ne sait rien des raisons pour lesquelles Harrison s’est faite virer et elle croit que moi, j’en sais davantage ? Ce qu’elle croit surtout, c’est que je vais lui répondre. C’est incroyable d’être aussi naïve. Et puis je ne sais pas pourquoi la Serpentard s’est faite dégager même si je peux aisément le deviner. Carry Harrison n’est pas bien difficile à cerner. Elle a beau être intelligente, savoir se débrouiller dans la vie, être futée et même agréable la plupart du temps (à chaque fois que nous nous sommes vues, à vrai dire), elle n’en reste pas moins totalement victime de ses pulsions. Je n’ai jamais pu m’en rendre compte par moi-même mais ce sont les bruits de couloir qui me l’ont dit. Et Aodren, qui était dans la même Maison qu’elle. Une fille qui est capable de sauter sur une autre en plein milieu d’un bal pour la défigurer, ça ne change pas comme ça. Elle a quelque chose en elle, Harrison, quelque chose qui résonne étonnamment en moi et que je parviens à comprendre. Des pulsions de violence, des bouffées de rage. Parfois, tout ce qu’elle ressent doit être trop fort, trop intense, alors elle agit. Agresse-t-elle ? Fait-elle du mal ? Blesse-t-elle ? Certainement. Qui sait ce qu’il s’est passé pour que Kristen Loewy se déplace en personne pour s’occuper d’elle ? Quelque chose d’incroyablement violent, certainement. Je me fiche un peu de tout cela. Et je suis un peu rassurée, à vrai dire. Je préfère que la colère de ma directrice soit dirigée vers quelqu’un d’autre, cela me rappelle que moi j’ai droit à ses rares sourires et à ses confidences.
Comme toujours, penser à Harrison me fait me sentir bizarre. Elle me ressemble, cette fille. Et elle est si différente en même temps. Je ne suis pas comme elle, n’est-ce pas, complètement victime de mes pulsions et de mes envies violentes ? Je ne suis pas comme elle, moi. Je suis dans le contrôle, oui. C’est pour cela que je suis encore au château alors qu’elle ne sera jamais une sorcière diplômée.
Le silence a assez duré. Je reviens à l’instant présent et plonge dans le regard de ma si désagréable compagne qui croit, avec son air réjouit de sale gosse, que je vais lui donner les réponses qu’elle attend. Je me fais le plaisir d’afficher un vilain sourire moqueur sur mes lèvres.
« Voilà, t’as posé tes questions, t’es contente ? demandé-je sarcastiquement. C’est tout ce que t’avais à demander ? » Question rhétorique, évidemment ; ses petits questionnements inintéressants pourront être posés à une autre personne mais moi, j’en ai plus qu’assez de cette gamine. « La prochaine fois que t’attends vraiment une réponse, apprends à poser tes questions. J’pensais que les Serpentards étaient futés mais… » Mon regard oscille de bas en haut et de haut en bas sur son corps. « … Apparemment, c’est pas l’cas de tous. »
C’est gratuit, j’en ai conscience. Et je n’en ai incroyablement rien à foutre.
« Je ne te dirai rien, annoncé-je d’une voix froide, le menton dressé et le regard fier — qu’elle croit donc que je sais quelque chose alors qu’en vérité, je n’en sais pas plus qu’elle. T’auras beau insister, gueuler et t’énerver, ça changera rien. Maintenant, laisse-moi passer. Je n’ai plus de temps à perdre avec toi. »
Enrober mes mots dans une voix insupportablement hautaine. Je crois que je m’inspire de Loewy pour la posture et le ton. Elle a un quelque chose d’à la fois incroyablement intimidant et insupportable. Aujourd’hui, je n’ai pas honte de m’inspirer d’elle. Enfin, pas encore. J’en aurai honte plus tard mais pour le moment j’ai l’impression de lui ressembler alors je me sens puissante et incroyable, c’est tout. Et cette gamine qui croise les bras devant moi comme si elle m’était semblable ! J’ai envie d’éclater de rire, elle est ridicule. Je me retiens, évidemment, parce que ça ferait mauvais genre d’éclater de rire maintenant.
Bon, bon, bon… Aelle est un peu mauvaise, quand elle s’y met. Mais tu comprends, Erza a froissé sa si grande fierté à lui parler sur ce ton. Je suis par avance désolée pour la curiosité de ta Protégée qui risque de perdurer encore un peu.
Si je rencontrais une personne comme Aelle, tu peux être certaine que je ne l’approcherais pas. En plus d’être insupportable la plupart du temps elle n’est guère recommandable. Et rares sont les personnes capables d’éveiller ses bons côtés et ses qualités, si tu veux savoir.
Ouragan d'orgueil
Je ne cille pas d'un pouce. Pas question de perdre maintenant. Cette conversation me servira au moins à me préparer à ma prochaine rencontre avec Delphillia... J'espère que ça n'arrivera pas de sitôt, mais je compte bien m'y préparer, *cette fois*. La Grande me toise encore de sa hauteur, mais j'avoue que je suis perplexe. Comment Carry a-t-elle pu être proche d'elle ? Certes Carry n'a pas toujours été lucide dans ses actes, mais de là à s'enticher d'une fille comme elle... En plus, elle m'énerve. Pas étonnant, elle passe son temps à se croire supérieure. *On s'connait pas pour info*. Je crois qu'elle s'en fiche de moi aussi, mais ça m'énerve. Mon plan pour me rapprocher des anciennes amies de Carry s'avère être une catastrophe pour le moment. *Il peut pas y avoir pire qu'elle de toute façon* pensais-je en songeant *encore* à la Grande. C'est fou, en une seule rencontre, elle va laisser sur mon une empreinte qui restera longtemps. *Comme Delphillia*. C'est bien étrange. *T'as fini ? Apprend à poser tes questions*. Pour qui se prend-elle ! *T'énerve pas. C'est tout ce qu'elle cherche*. Je cligne discrètement des pupilles comme si ça pouvait m'aider à évacuer ma frustration. Ce n'est pas le moment de fléchir, et je le sais. Je répond du tac au tac à ses dernières paroles. *Qu'est-ce qu'elle fout chez les Jaunes ?*
— J'savais pas qu'les Poufsouffles étaient tous aussi hautains que toi... D'ailleurs j'me d'mande si c'était bien toi la bonne personne... On m'avait dit une grande, impulsive, avec une démarche confiante et j'crois qu'tu d'vais être brune... Cette description te dit quelque chose... ?
Soudain mon coeur s'arrête net. Cette description. Je n'avais pas encore tilté, lorsque j'avais recueilli les informations, mais cela correspond à *Delphillia*. Je me retiens en m'appuyant sur le mur. Non. C'est *impossible* que ce soit elle. Je ne peux pas le croire. Sans attendre que la Grande puisse réagir, j'ajoute quelques mots.
— Tu connais Alienor Delphillia ? Moi, moi j'crois qu'c'est elle l'amie de Carry.
J'ai retrouvé mon sang-froid. J'ai hâte de voir la réaction de la Grande. À présent, je me fiche pas mal d'avoir des réponses, puisqu'elle ne m'en donnera pas. Mais ça veut dire qu'il va falloir que je vois Alienor. Non. Tout sauf elle. J'ai plus peur d'elle que de n'importe qui. En plus de ça, il n'y a aucune chances pour qu'elle soit plus bavarde que la Grande, avec ses deux animaux bizarre. J'aurais bien aimé avoir des explications quand à la nature de la relation Carry-Alienor. Enfin bon, c'est sûrement du passé maintenant... Dans tout les cas, il faudra que je vainque ma peur d'elle pour lui parler. *Pour Carry*. Je ne veux pas qu'on se tape dessus une nouvelle fois. Je ne veux pas avoir à subir toute sorte d'injure, même si je ne suis pas blanche comme neige non plus. Juste pour Carry. D'ailleurs, je me demande comment la Grande va le prendre. Elle qui était si heureuse, si sarcastique. Elle s'est crue plus forte que nous tous, mais là, elle ne va pas rester en haut de son piédestal. Elle s'est crue plus forte que Carry, mais sa fierté la tuera si ça continue. Elle s'est crue plus forte que moi, mais ne dit on pas qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ? Et bien, ça doit être pareil avec les écailles des serpents. La bombe que l'on se passait depuis tout à l'heure va bientôt exploser, et je crois que c'est dans ses mains. *Adios la Grande*...
Bon. Je crois que l'éclair de génie a frappé Erza d'un seul coup... J'ai hâte de voir comment ta protégée va réagir face à ça Plume...
Je crains malheureusement qu'Erza soit de loin incapable de rendre Aelle meilleure, mais peut-être peut-elle la rendre pire ? Quoique, y a-t-il pire que ce qu'elle est déjà ?
Je crains malheureusement qu'Erza soit de loin incapable de rendre Aelle meilleure, mais peut-être peut-elle la rendre pire ? Quoique, y a-t-il pire que ce qu'elle est déjà ?
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Ouragan d'orgueil
Une réponse fuse sans attendre. C’est rapide, trop rapide ; rien de bien intelligent ne peut naître de la rapidité et cette Serpentard me le prouve. Ses mots me touchent en plein coeur. Parce qu’elle évoque ma mal-appartenance à la Maison Poufsouffle ? Parce qu’elle ose, malgré ma colère et mon ton froid, continuer de me parler sur ce ton arrogant ? Parce qu’elle donne l’impression de m’échapper, quoi que je fasse, quoi que je dise, comme si jamais je ne pouvais l’atteindre ? Sans doute un peu de tout cela. Le fait est que son comportement me touche très profondément, trop profondément et que j’ai la soudaine et violente envie de la faire taire — sur-le-champ. Une solution radicale. Un sortilège. Pas forcément indolore. C’est une pulsion si brusque qui me secoue que je ne peux contrôler mes mouvements : en une seconde ma baguette glisse dans ma main et…
« Cette description te dit quelque chose... ? »
J’avale une fine goulée d’air. Instinctivement, ma main armée se colle contre ma cuisse et ma baguette se retrouve cachée dans les pans de ma cape. Je nage lentement pour retrouver la surface de ma conscience ; *quoi ?*. Je reprends le cours de la discussion, fronce les sourcils et expire un souffle d’air chaud comme si j’expirais la colère qui me bout en moi. Alors seulement, je prends conscience de ce que j’ai bien failli faire à la vue de tous, dans un couloir, au beau milieu de la journée. J’essaie de me persuader que je n’allais que lancer un sortilège de mutisme. Oui, c’est cela. Un sortilège inoffensif. Mais même moi je n’y crois guère.
Je me concentre tant bien que mal, mes yeux passant de la pierre rude du sol au visage de la Serpentard qui me prend la tête avec Carry Harrison. Elle semble avoir vu Merlin, son visage s’illumine, elle croit avoir compris quelque chose. Elle aurait mieux fait de fermer sa gueule. Quand elle évoque Delphillia, c’est comme si je venais de percuter un mur : une grimace me déchire les traits et je blanchis instantanément. *Delphillia*. Mon souffle s’amenuise. Je me souviens de la Salle sur demande, je me souviens de ma rage, de ma violence. Je me souviens des mots de la Poufsouffle, de l’empreinte qu’ils ont laissé en moi. Et surtout, je me souviens que je ne me suis pas encore remise de tout cela.
Je n’ai aucune envie de parler d’Alienor Delphillia.
Que veulent me dire ces yeux sombres qui m’observent ? Était-ce prévu, tout cela ? Feindre ne pas savoir qui elle cherche, venir me parler, se souvenir soudainement que Delphillia est la personne qui répondra à ses questions… Et si ce n’était qu’une machination ? Pourquoi, comment, je n’en sais rien et je m’en fiche. Le fait est que je doute et que je doute en premier lieu de la sincérité de cette fille. Plus rien chez elle ne me parait sincère. Même son intérêt pour Harrison est étrange — peut-être ne cherche-t-elle même pas Delphillia, peut-être est-elle là seulement pour m’emmerder moi, moi et personne d’autre.
Mes doigts se resserrent autour de ma baguette magique. Caché sous ma cage thoracique, mon coeur s’agite sur un rythme sourd. J’ai du mal à prendre une décision, à choisir que faire. Je sais désormais que cette discussion ne mènera à rien et que je n’ai aucune envie de la terminer. Elle ne m’amuse plus et surtout ne m’intéresse plus. Mais comment partir ? Me venger ? Hausser la voix pour tenter, encore, de l’écraser ? Lui dire que Delphillia ne l’écoutera de toute manière pas, quoi qu’elle ait à dire ?
Mon coeur rate un battement.
Pendant une fulgurante seconde, j’ai l’impression de ne plus exister : quoi que je fasse, quoi que je dise, cette fille n’écoutera pas. Pire, elle n’entendra rien. Elle est bouchée, elle est idiote, elle est complètement insensible. Que faire, alors ? Que dire ?
Je n’ai plus aucune envie de rester en sa compagnie. Alors je ne dis rien. Je tourne les talons et je m’éloigne d’un pas rapide, bien déterminée à lui offrir la même chose qu’elle m’impose : la violence de mon ignorance.
Erza n'a absolument aucun instinct de survie, nous sommes d'accord ?
Aelle tourne les talons, donc ! Si Erza ne dit rien et ne fait rien, elle partira. Sinon... L'avenir nous le dira.
Oh, ne t’en fais pas, va, il y a bien pire que la Aelle actuelle mais ni toi ni moi n’avons envie de la rencontrer. Elle m’est déjà suffisamment insupportable lorsqu’elle se montre méchante.
« Cette description te dit quelque chose... ? »
J’avale une fine goulée d’air. Instinctivement, ma main armée se colle contre ma cuisse et ma baguette se retrouve cachée dans les pans de ma cape. Je nage lentement pour retrouver la surface de ma conscience ; *quoi ?*. Je reprends le cours de la discussion, fronce les sourcils et expire un souffle d’air chaud comme si j’expirais la colère qui me bout en moi. Alors seulement, je prends conscience de ce que j’ai bien failli faire à la vue de tous, dans un couloir, au beau milieu de la journée. J’essaie de me persuader que je n’allais que lancer un sortilège de mutisme. Oui, c’est cela. Un sortilège inoffensif. Mais même moi je n’y crois guère.
Je me concentre tant bien que mal, mes yeux passant de la pierre rude du sol au visage de la Serpentard qui me prend la tête avec Carry Harrison. Elle semble avoir vu Merlin, son visage s’illumine, elle croit avoir compris quelque chose. Elle aurait mieux fait de fermer sa gueule. Quand elle évoque Delphillia, c’est comme si je venais de percuter un mur : une grimace me déchire les traits et je blanchis instantanément. *Delphillia*. Mon souffle s’amenuise. Je me souviens de la Salle sur demande, je me souviens de ma rage, de ma violence. Je me souviens des mots de la Poufsouffle, de l’empreinte qu’ils ont laissé en moi. Et surtout, je me souviens que je ne me suis pas encore remise de tout cela.
Je n’ai aucune envie de parler d’Alienor Delphillia.
Que veulent me dire ces yeux sombres qui m’observent ? Était-ce prévu, tout cela ? Feindre ne pas savoir qui elle cherche, venir me parler, se souvenir soudainement que Delphillia est la personne qui répondra à ses questions… Et si ce n’était qu’une machination ? Pourquoi, comment, je n’en sais rien et je m’en fiche. Le fait est que je doute et que je doute en premier lieu de la sincérité de cette fille. Plus rien chez elle ne me parait sincère. Même son intérêt pour Harrison est étrange — peut-être ne cherche-t-elle même pas Delphillia, peut-être est-elle là seulement pour m’emmerder moi, moi et personne d’autre.
Mes doigts se resserrent autour de ma baguette magique. Caché sous ma cage thoracique, mon coeur s’agite sur un rythme sourd. J’ai du mal à prendre une décision, à choisir que faire. Je sais désormais que cette discussion ne mènera à rien et que je n’ai aucune envie de la terminer. Elle ne m’amuse plus et surtout ne m’intéresse plus. Mais comment partir ? Me venger ? Hausser la voix pour tenter, encore, de l’écraser ? Lui dire que Delphillia ne l’écoutera de toute manière pas, quoi qu’elle ait à dire ?
Mon coeur rate un battement.
Pendant une fulgurante seconde, j’ai l’impression de ne plus exister : quoi que je fasse, quoi que je dise, cette fille n’écoutera pas. Pire, elle n’entendra rien. Elle est bouchée, elle est idiote, elle est complètement insensible. Que faire, alors ? Que dire ?
Je n’ai plus aucune envie de rester en sa compagnie. Alors je ne dis rien. Je tourne les talons et je m’éloigne d’un pas rapide, bien déterminée à lui offrir la même chose qu’elle m’impose : la violence de mon ignorance.
Erza n'a absolument aucun instinct de survie, nous sommes d'accord ?
Aelle tourne les talons, donc ! Si Erza ne dit rien et ne fait rien, elle partira. Sinon... L'avenir nous le dira.
Oh, ne t’en fais pas, va, il y a bien pire que la Aelle actuelle mais ni toi ni moi n’avons envie de la rencontrer. Elle m’est déjà suffisamment insupportable lorsqu’elle se montre méchante.