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12 nov. 2021, 07:15
Subtiles comploteurs
PV @Aliosus Nerrah
Le mercredi 7 novembre 2046
Après le déjeuner

4ème année

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composition créée par mes soins (référence images arrivent)

Le mercredi après-midi est une de nos après-midi de libre que nous consacrons à travailler ensemble. Selon que nous aillons des devoirs écrits à rendre ou des exercices pratiques à travailler, nous arpentons la bibliothèque ou le parc. Le temps se faisant plus froid, notre duo de discrets comploteurs se réunit de plus en plus souvent dans les murs du château. Nous faisons toujours attention à ne pas rendre notre alliance publique et on se retrouve en général comme par hasard - bien qu’il n’en soit rien - autour d’une table de la bibliothèque ou dans le rayon de la matière concernée. Voilà comment nous fonctionnons, en utilisant des codes qui prennent la forme de hochement de tête discrets, de jeux de regards habiles et de mouvements imperceptibles de la bouche.

Mais ce mercredi après-midi de novembre est différent. Je n’ai pas utilisé un de nos codes au déjeuner pour lui demander tacitement l’endroit où il voulait s’entraîner, non, j’ai décidé de faire les choses autrement. J’ai mangé trop vite pour ça, grimpé dans mon dortoir presque aussi vite pour changer le contenu de mon sac. Je troque mes livres et mes notes de ce matin pour le manuel de sortilèges et un tas de parchemin vierge. Je décide aussi de prendre avec moi le contrat de la SSSS, cachée au fond de ma malle.

Ainsi prête, je suis descendue jusqu’au rez-de-chaussée puis au plus près de la salle commune des verts. Par chance, ou seulement par la volonté du destin, j’ai croisé Nerrah qui remontait. J’ai attrapé son bras et, silencieusement, je lui ai montré que j’avais enfilé manteau et écharpe et que je voulais que nous allions dehors. Il a acquiescé et est redescendu aussitôt.

Le parc est calme cet après-midi. Le temps des gris et la brume ne s’est toujours pas levée, enrobant le parc dans des nuages blancs et humides. Je me tiens au pied de la Grande porte, prête à descendre jusqu’au Cromlech dès que mon complice me rejoindra. Je tiens ma baguette dans la poche de mon manteau, comme une vieille habitude. Je me réjouis que le parc soit aussi calme, ce n’est pas l’endroit idéal pour se retrouver en secret généralement. Mais le temps froid rebute beaucoup de petits sorciers et le brouillard peut aisément nous mettre à l’abris des yeux baladeurs.

Finalement, Nerrah passe la grande porte à son tour. Il me dépasse et je lui emboîte le pas toujours en silence.

On atteint le Cromlech que l’on distingue à peine depuis le château, et depuis lequel on voit à peine le château dépasser du brouillard. C’est le moment que je choisis pour m’arrêter. Il semble que c’est le moment que l’on a choisi tous les deux car mon camarade s’arrête tout naturellement en face de moi. C’est souvent comme cela que ça se passe entre nous, en silence, en secret. Et c’est comme ça que, depuis la création de la SSSS, je passe de plus en plus de temps avec Nerrah et que dans le même temps nos résultats à tous les deux s’améliorent. Notre objectif est toujours le même, celui pour lequel nous avons créé cette société secrète, être les meilleurs et se démarquer de la masse.

Je jette un œil vaguement soucieux autour de nous pour m’assurer que personne ne nous voit.

« Avant de commencer à s’entraîner à lancer Reducto, je voulais te parler de la SSSS. »
Dernière modification par Adaline Macbeth le 2 janv. 2022, 16:30, modifié 2 fois.

Magic Always Has a Price
Pardonnez mon retard

17 nov. 2021, 23:59
Subtiles comploteurs
Aliosus avait fini de manger, c'était mercredi et il alla déposer ses affaires dans son dortoir. Encore une mâtiné bien remplie à peser, doser, diluer et remuer des potions, il était sur que ses vêtements s'étaient imprégnés des diverses odeurs émanant des chaudron de la salle probablement la moins bien aérée de toute l'école qui n'était pas à une absurdité près... Voilà que l'après-midi se présentait à lui, le mercredi était pratiquement un jour de repos pour tout le monde au château. A part les septième année qui avaient cours, tous les élèves pouvait profiter d'une demie journée de repos au moins, ce qui faisait que la salle d'étude se remplissait, la bibliothèque voyait ses rayonnages être très fréquentés et la salle commune était le lieux de ceux qui choisissaient de jouer aux échecs ou à un jeu de cartes, lire près d'une fenêtre glauque ou bien simplement discuter entre amis. Le froid de plus en plus mordant n'aidait pas à trouver un endroit qui fut propice à la discrétion en intérieur non plus.

Allégé, il remonta les escaliers, il comptait tenter un passage rapide à la bibliothèque avant que quelqu'un d'autre n'ait l'idée d'emprunter un livre de potion qu'il avait repéré la semaine précédente, mais une main l'agrippa au bras.

Peu de monde pouvait agir de la sorte : le quatrième année n'était pas le plus avenant de ses camarades, bien au contraire, et son année passée en temps que préfet n'avait pas aidé à faire de lui une figure de bonhommie au contact facile, c'était le moins qu'on pouvait dire. Il s'agissait donc soit d'un professeur, mais le geste aurait été déplacé et la poigne ne correspondait pas à celle d'un adulte, soit d'un jeune sorcier qui ne le connaissait pas, auquel cas il ne s'attendait sûrement pas à ce qui allait s'abattre sur lui, soit, hypothèse la plus probable, c'était une personne proche, vraiment proche de lui, au point de franchir son espace vital sans s'en inquiéter et il n'y en avait pas trente-six. Irisia, évidemment, Yesenia, ou Macbeth. Ou alors, c'était Bristyle, dont le sans-gêne ne l'aurai pas étonné.

Il s'avéra qu'il avait vu juste parmi ses quatre possibilités, sa mâchoire se détendit lorsqu'il vit les deux grands yeux sombres de sa complice. Ses yeux lui désignèrent sa tenue parée pour affronter l'extérieur, aussi le Serpentard compris aisément et réapparu quelques minutes plus tard au rez de chaussée vêtu de son épais pardessus qui venait de son grand-père. A deux, côtes à côtes mais pas vraiment ensemble, ils descendirent vers le Cromlech. Là, entourés des colonnes de pierre, témoins de temps oubliés, à demi camouflés dans les nappes de brumes, ils formaient un tableau bien singulier, assez esthétique.

«Je t'écoute Macbeth, il fit mine de regarder autour d'eux, je suis tout à toi.»

4ème année - Préfet en Chef HRP
Maître du Jeu

22 nov. 2021, 19:07
Subtiles comploteurs
J’aime l’attitude de Nerrah, plus que cela, je l’admire. J’ai compris avec le temps que nous avons passé ensemble et les conversations que nous avons entretenues qu’il a été élevé dans la bourgeoisie. Au début, c’était une source de complexe considérable, un grand trou dans ma propre éducation qui aspirait ma confiance en moi. Mais, bien que je ne sache pas si Nerrah l’a compris, j’ai adopté petit à petit - à force de lectures et d’entraînement - des manières similaires qui ont suffit, je crois, à combler ce manque. Alors sa grande mesure, ses demi-sourires polis, son language soutenu ne sont plus une source de jalousie mal placée mais le sujet d’une grande admiration et d’un aussi grand respect.

Cela fait un an que nous nous côtoyions fréquemment, et si je ne retiens que ses belles manières, il y a bien des fois où j’ai vu ses émotions déborder du cadre, et inversement. Le fait que ces débordements n’ont rien changé à notre relation, d’un côté comme de l’autre, ont développé une grande confiance qui, je crois, est réciproque.

Cette relation est très vertueuse, gorgée de confiance mutuelle, pleine d’entraide, et elle m’est très précieuse. Pourtant, je crois que le but de la SSSS n’était pas d’enfermer Nerrah et moi dans un carcan d’amitié soigneusement fermé, non. Et maintenant que l’amitié s’est développée entre nous, il n’y a plus de raison de la conserver aussi jalousement, n’est-ce pas ?

« Je suis contente que l’on soit alliés… »

Je commence, en pensant très fort à ajouter ami. J’espère que je le pense assez fort pour qu’il l’entende, même s’il me semble que notre relation est assez évoluée pour que nous n’ayons pas à mettre des mots sur cette dernière. En fait, c’est toujours comme ça que nous fonctionnons, tacitement, alors je ne crois pas que j’ai de soucis à me faire.

« Mais je crois que la SSSS devrait accueillir un nouveau membre. »

Je termine avec un sourire assuré. Non, je ne dis pas que notre alliance ne me suffit pas, je ne dis pas non plus qu’il ne me suffit pas. Ce que je dis, c’est que la SSSS devrait s’ouvrir, multiplier ses membres est un bon moyen de multiplier les savoirs. C’est de cela qu’il s’agit avec cette société secrète que nous avons décider de créer. S’ouvrir à de nouveaux membres va aussi la rendre un peu plus réelle, la faire exister aux yeux de quelqu’un d’autre.

Pour être certaine qu’il est de mon avis, je n’ajoute rien pour le moment et attends sa réponse. J’ai déjà un nom en tête, il m’est apparu encore plus clairement quand je l’ai lu sur le tableau d’affichage des participants à l’échange AMICO. Mais je veux attendre encore un peu avant que ce nom qui tourne dans ma tête puisse la quitter par ma bouche.

Magic Always Has a Price
Pardonnez mon retard

7 déc. 2021, 17:44
Subtiles comploteurs
Alliés, c'était le terme qui convenait bien sûr, après tout, c'est comme ça qu'ils s'étaient vus l'un et l'autre, c'est comme ça qu'ils avaient agit, c'était en temps qu'alliés qu'ils avaient rédigés un contrat et des termes, leur relation était basée là dessus, rien de plus normal que Macbeth utilise ce mot donc. Et pourtant, depuis presque un an depuis cette rencontre malicieuse dans les travées de la labyrinthique bibliothèque de l'école de magie, Aliosus en était venu à reconsidérer petit à petit la manière dont il voyait sa camarade de Gryffondor. Une alliée, ça allait de soit, une personne sur qui compter, une personne agréable, bien élevée, une personne avec qui il aimait passer du temps, qu'il estimait et admirait. Il y avait un mot pour cela, mais elle ne l'avait pas utilisé. Malgré tout, il voulait croire à une pudeur, un non-dit, un sous-texte de sa part, un euphémisme. Oui, il la considérait comme une amie, et il espérait qu'elle le savait.

«J'en suis ravi aussi, et je crois que tu as raison. On a réussi à accomplir des choses remarquables je crois, la SSSS compte cent pour cent de ses membres dans le programme AMICO. Il souriait de sa propre plaisanterie, mais il était réellement content de pouvoir partager cette expérience avec Adaline. Sans doute qu'il est temps de chercher une nouvelle tête.»

Même si quelque part, il aimerait garder Macbeth "pour lui", Aliosus sait que la SSSS n'a de sens que s'ils cherchent tous les deux à attirer d'autres esprits brillants autour d'eux afin de profiter de nouveaux talents, de nouvelles visions.

«Si tu m'en parles, j'imagine que c'est parce que tu as un nom en tête ?»

4ème année - Préfet en Chef HRP
Maître du Jeu

2 janv. 2022, 18:31
Subtiles comploteurs
Je hoche la tête puis j'esquisse un sourire avant de hocher la tête à nouveau. Je m'étonnais beaucoup que ce soit aussi facile de parler avec lui au début, il faut dire que je n'ai pas l'habitude des conversations passionnées, pas l'habitude que l'on termine mes phrases, pas l'habitude que l'on comprenne mon sarcasme et que je comprenne celui d'autrui. Non, vraiment, avant lui je n'avais pas l'habitude d'être aussi complice avec quelqu'un. J'ai entretenu des conversations passionnées avec mon ami jaune, mais elles ne l'étaient pas autant, et il ne m'a jamais compris sans que je ne pipe un mot. Cette fois encore je pourrais être étonnée que mon camarade et complice prononce les mots que j'ai dit dans ma tête, qu'il pense aussi aux échanges AMICO et qu'il fasse une blague que j'aurais aimé faire. Mais c'est normal entre nous.

Lorsqu'il achève de me poser l'ultime question, celle que j'attendais pour me défaire de mes pensées tournoyantes, je termine de sourire. Il le sait, évidemment, j'ai quelqu'un en tête. Et je ne m'étonnerais pas qu'il me dise qu'il s'en doute. Je suis certaine qu'il opposera une résistance mais je n'arrive pas à deviner le verdict qu'il donnera : coupera-t-il la tête de mon idée ou la laissera-t-il évoluer ?

« Oui, j'ai un nom en tête... »

Et ça ne va pas te plaire, je me retiens de dire. Ma phrase n'a plus grand sens sans sa moitié oubliée, mais je sens que la prononcer reviendra à me tirer une balle dans le pied. Quoi de mieux pour l'influencer vers le "non, hors de question" que de dire cette phrase ?

« Bristyle. Aelle Bristyle. »

Je guette la réaction sur son visage un instant ou deux. Les émotions de Nerrah ne sont pas très lisibles sur son visage, en règle générale, alors en voir à ce moment précis m'inquiète. C'est d'ailleurs ce qui me pousse à continuer de parler, les yeux grands ouverts, le regard brillant, le nez rougi, la tête penchée en avant. Voilà mon argumentaire, chevalier de la société secrète des savants sorciers.

« C'est une sorcière douée, tout le château le sait. De ce que je sais d'elle, elle est déterminée et elle aime apprendre. Elle est en sixième année, alors elle en sait plus que nous sur les programmes. Je ne sais pas quelle est sa spécialité, mais c'est certain qu'elle a des choses à nous apporter. Et puis, elle aussi a été prise pour les échanges AMICO, et dans une école différente de nous. De quoi en apprendre plus sur Uagadou. En plus, je lui ai déjà parlé. »

Je termine.

Autour de nous, la brume ne fait que s'intensifier. Alors qu'elle ne nous bouchait la vue que château, voilà que le Cromlech s'efface dans son manteau blanc et de moins en moins transparent. Mais je suis assez proche de Nerrah pour le voir encore assez distinctement. En face de lui, je détaille son visage pour capter sa réaction. J'espère qu'il va accepter ma proposition pour le moins osée.

Magic Always Has a Price
Pardonnez mon retard

17 janv. 2022, 11:30
Subtiles comploteurs
Tout semble atténué dans le manteau de brume qui envahit peu à peu le Cromlech. Les sons parviennent étouffés aux oreilles, le paysage n'existe plus autrement que par de vagues contours lointains, même le visage harmonieux et les grands yeux sombres d'Adaline ont perdu de leur netteté, subtilement, juste assez pour qu'Aliosus le remarque.

Elle sourit, ils arrivaient au moment qu'elle avait planifié en lui demandant de l'accompagner silencieusement dehors. Il la connaissait suffisamment pour savoir que c'était l'aboutissement d'une longue réflexion, elle avait déjà pesé le pour et le contre de la candidature qu'elle s'apprêtait à lui soumettre. Si elle lui proposait quelqu'un, c'était qu'elle était sûre d'elle et de cette personne.

Quand Macbeth prononça le nom, Aliosus ne réagit pas tout de suite. Elle se penche vers lui, déroule son argumentaire maintes fois répété mentalement, les points sont justes, objectifs, cohérents les uns avec les autres et plus importants, avec la ligne de leur association secrète. Sur le papier, c'est parfait.

«Hors de question.»
L'ancien préfet n'avait aucune envie d'être aussi sec et désagréable avec sa complice, et encore moins avec son amie, mais cette réaction sous forme de sentence s'imposait à lui de manière si évidente qu'il ressentait le besoin de l'exprimer le plus crument possible. Néanmoins il n'allait pas la laisser dans le flou pour autant.

«Elle est tout ce que tu as dit bien sûr. Mais elle est aussi une forme pure d'égoïsme, elle ne voit le monde autour d'elle que d'une seule façon : ce qui peut lui servir et le reste. Je ne l'imagine pas du tout voir notre SSSS comme autre chose qu'un outils dont elle se débarrassera ou qu'elle trahira dès que ça arrangera ses objectifs personnels. Bristyle c'est une fille, seule.»

Il était persuadé de ce qu'il disait. Aelle ne lui avait pas beaucoup parlé mais à chaque fois il avait ressenti cette humiliante sensation de n'être qu'une désagréable étape, un intermédiaire nécessaire, et rien de plus. Il s'était détourné de Macbeth au fur et à mesure de sa tirade, se renfrognant dans le vieux manteau de son grand-père. Après un silence, il sentit qu'il se décrispait un peu et se retourna vers la silhouette de sa camarade, jusqu'à ce qu'elle réapparaisse à travers la brume, et s'approcha d'elle, il commençait à grandir et l'écart s'était creusé entre eux deux depuis leur premier conciliabule à la bibliothèque.

«Tu dis que tu lui as parlé ?»

Il n'aurait pas entrouvert une suite à la conversation, si ténue soit elle, avec beaucoup de monde. Macbeth n'était pas n'importe qui, elle était son égale dans cette association. Il lui devait bien ça, même s'il n'en avait pas envie.

4ème année - Préfet en Chef HRP
Maître du Jeu