Fenêtre d'un Soir

Lundi 8 octobre 2046
Parc - À l'ombre d'un arbre
@Hannah Hardhoke
Rayane virgule regarde l'amour que nos enjeux séparent
J'crois que j'te déteste virgule trois petits points non je sais pas
J'efface c'est ridicule mieux vaut qu'on parte loin
J'recommence Bonsoir virgule il faut qu'on parle point
- Your Nash -
J'crois que j'te déteste virgule trois petits points non je sais pas
J'efface c'est ridicule mieux vaut qu'on parte loin
J'recommence Bonsoir virgule il faut qu'on parle point
- Your Nash -
Berceuse Tahuzzut chantée par Eden
Une goutte de pluie, une pluie de gouttes. Un enfant qui ris, joue, tourne et tourbillonne dans les feuilles rouges ornées de l'automne. Tu frémis lorsque les tentacules du vent viennent te caresser, jouer avec tes vêtements, soulever ta cape et s'engouffrer dans ton chemisier. L'automne, c'est ta saison préférée. Tu voudrais danser, jouer, plonger dans une mer orangée, que plus rien n'est d'importance, plus rien d'autre que les couleurs. Tu marches, le soir tombe, tu marches, tes pas t'éloignent du Lac pour te rapprocher de la Forêt, bien sur tu sais que tu ne peux pas y entrer, mais tu aimes l'observer. Guetter les bruits familier d'un animal qui marche sur les feuilles mortes, ou celui plus étrange d'un cri d'une créature inconnue. Régaler tes yeux de la Danse des feuillages multiples, accompagnés par le Vent, le même qui joue avec toi depuis que tu es sorti.
Un souvenir, un visage, celui de ta mère, un souvenir, une voix, une chanson. Les sonorités viennent d'eux même se présenter à tes lèvres et la mélodie les suis comme un guide. Cette langue inconnue dont tu ignore tout mais qui à bercer les nuits de ton enfance.
Ers-ed, ers-ed ay iḍes!
Mmi-tneɣ yebɣa ad yeṭṭes
Ad yeṭṭes ad yeṛwu iḍes
Ad tennerni tezmert ines
Ay iṭij ḥrez-iyi mmi
Ad yizwiɣ ad yennerni
C'était étrange de se rendre compte que les paroles étaient encore claires dans ta mémoire, que chacune des sonorités franchissaient tes lèvres avec facilité malgré leur complexité. Étrange de voir combien ta voix s'accordait avec cette langue, tu ne chantais pas fort, tu chantais pour toi et pour toi uniquement en dépit de tout le reste. Ta mère te manques, cette pensées vient s'imposer à toi comme une affirmation tandis que tu continues à chanter.
Ad jif akk tizyiwin-is
I nessaram d lxiṛ-is
A tiziri i d-iceṛqen
Yelli tcuba ar ɣur-em
Mennaɣ-as teɣzi n laameṛ
Am wassa a ttecnu yid-em
Son visage, sa voix, ses mots, tout cela te manque, tu n'es qu'une enfant, encore malgré tout. Cela ne fait que deux mois que tu es de retour au château, mais l'absence fait comme un trou géant dans ta poitrine. Peut-être que pleurer te ferais du bien, mais chanter est bien plus salvateur. Tu te sens triste mais cette chanson te redonne un peu de courage en même temps qu'elle t'apporte de la nostalgie.
A lmuluk a tiḥninin
Sersemt-ed tijeǧǧigin
I mmi ad yissin tafsut
D webrid n tegrawliwin
Hulla, hulla
Tu fermes tes yeux et le vent viens à nouveau jouer avec toi, tu ne saurais expliquer le sentiment qui t'habite, mais il n'est pas négatif.
Plume d'Eden (iel-ael-il + accords neutres ou masculins)
5éme année RP 2047-2048 Parrain de petit.e.s ourson.ne.s
Les étoiles veillent sur toi
Fenêtre d'un Soir
« Tu marches, le soir tombe » ; c'est beau, Plume !
Je laisse mes pensées vagabonder comme des lièvres sur l'étendue du parc. Je me sens vi du fleuve que forment habituellement celles-ci, et je songe paisiblement. Nous sommes à cette période où le froid, à petits pas, commence à s'inviter aux abords du château. Je sens un petit air frais chatouiller mon cou. Ce n'est pas particulièrement désagréable ; ma saison préférée est l'hiver. L'automne aussi est beau, les arbres nous laissent voir leurs failles ; ils se déshabillent soigneusement, couche par couche, feuille par feuille. Je leur jette un regard attendri. J'aimerais, comme ces grandes masses courageuses, être capable de m'arracher à cette timidité de l'Âme, à laisser mes Failles visibles.
Je suis enveloppée dans ma veste qui s'allie avec la couleur du Lac. J'aime sentir la chaleur qui enlace mon corps. Je me sens moins seule, comme accompagnée par une force immatérielle. J'avance donc ma main glissée dans celle de la chaleur — nos doigts s'entremêlent.
Mes oreilles perçoivent un chant acidulé, tendre. Je ne parviens pas à en saisir la langue, mais je m'en moque. Ce qui compte dans le chant, à mon sens, c'est la beauté et le Message ; le reste m'importe vraiment peu. J'ai une véritable passion pour la musique : celle-ci me fait frissonner de plaisir lorsqu'elle m'est agréable. Je suis, je crois, une fille assez sensible à ce qui l'entoure. Alors cette voix m'emporte vers la personne qui m'offre inconsciemment ses bribes.
Mouvement, approche. En un éclair, me voilà juste derrière la silhouette.
« C'est beau !»
Élixir de sincérité. Je m'abstiens de plonger mes yeux dans ceux de cette Silhouette chantante, je ne suis pas une sauvage, tout de même. Je ne veux surtout pas l'effrayer ; au contraire. Je veux lui communiquer mon enthousiasme. Je parle généralement assez peu aux Semblables, mais quand l'un d'entre eux se montre doué, il n'est pas rare que j'aille lui faire part de mes impressions.
Plume, comment m'excuser ? Le temps a filé. Puissent mes mots résonner dans ton Âme
Résurgence
Fenêtre d'un Soir
Se senti campane cantare
Vedrai Coraline che piange
Che prende il dolore degli altri
E poi lo porta dentro le
-Maneskin-
Lorsque un Lion veut s'accoupler avec une femelle qui à déjà des petits, il va tenter de les tuer pour avoir la Lionne pour lui seul, mais la mère donnerait sa vie pour sauver ses petits, et le Lion gagne rarement contre une mère en colère.
Les humains sont bien moins possessifs et protecteurs, mais le lien qui unit un parent à son enfant va bien au delà du sang. Qu'importe que le même sang coule dans leurs veines ou non, ce qui unit les êtres entre eux n'est pas tangible, pas descriptible, comme une onde, une énergie que l'on perçoit sans la voir. Et c'est cette même énergie qui unira un louveteau à une lionne si c'est elle qui l'a élevé, qui l'a nourrit ou non, qui l'a adopté.
Eden, ta mère ne t'as pas adopté, tu as grandit dans son ventre, jour par jour, semaine par semaine, mois par mois. Elle as d'abord ignoré ta présence, puis lorsqu'elle a su qu'elle portait un petit être en elle, elle a tout préparé pour ton arrivée. Tu as grandit, tu es né, tu as continué à grandir encore après et elle s'est donné la mission de t'ouvrir toutes les portes, de te montrer tous les chemins. Elle t'as bercé aux sons de cette langue entendue mais jamais apprise.
Ers-ed, ers-ed ay iḍes!
Mmi-tneɣ yebɣa ad yeṭṭes
Ad yeṭṭes ad yeṛwu iḍes
Ad tennerni tezmert ines
Chacune de ses sonorités résonnent encore en toi, t'envahissent le coeur pour le réchauffer. T'emportant, tournoyant et virevoltant dans une mer de souvenirs fait de tendresse et d'amour. Tu n'as pas toujours été enfant modèle, ta maman n'a pas toujours été mère parfaite. Il y a eu des cris, des erreurs, des fausses routes et des doutes. Mais toujours accompagnés d'amour pour vous guider touxtes les deux.
Une voix, comme provenant d'un autre monde, te tires de tes pensées. Tu te retournes et observes l'être dont les sons te sont parvenus. L'inconnue est grande, fine, à la peau pâle et aux yeux en amandes, les cheveux bruns, châtains peut-être.
Beau, c'est le mot qu'elle a pronnoncé, beau, c'est joli comme mot, bien qu'un peu pauvre en sonorités à ton gout. Mais qu'est ce qui est beau ? Les sons, les paroles, l'air, la mélodie, qui est sortie de tes lèvres comme mué de sa propre volonté.
-Beau... tu répètes, comme pour savourer les mots sur ta langue. Je ne sais pas si c'est beau, mais c'est mon Enfance.
La réalité te caresse le visage et tu reprends pleinement conscience de la situation, cette jeune fille t'as entendu chanter et cela te met terriblement mal à l'aise.
- Je- je suis désolé, enfin ce n'est pas vraiment beau, je chantais juste comme ça...
"Juste pour moi" rajoutes tu en pensée, tu n'es pas sur d'avoir eu envie que quelqu'un t'entende, mais pourtant au fond cela ne te dérange pas plus que cela.
Beau.
Comment m'excuser pour cet immense retard... Merci pour cette Danse, merci milles fois, je suis terriblement désolé.
Plume d'Eden (iel-ael-il + accords neutres ou masculins)
5éme année RP 2047-2048 Parrain de petit.e.s ourson.ne.s
Les étoiles veillent sur toi
Fenêtre d'un Soir
L'enfance, c'est quoi ? Le temps des amours vrais, le temps des passions, le temps des papillons et des coquelicots ; à l'âge adulte viennent les déceptions, les erreurs, les pesticides et les pots d'échappement. L'enfance, c'est aussi ces mélodies qui restent incrustées dans notre crâne, des stalactites qui tombent sur nos lèvres avec de doux frissons. Et bigre ! Que dire de ce parfum qui vous ramène quelques années en arrière, qui vous emporte dans le Passé sans vous extraire pour autant du Présent. C'est tout ça l'enfance, et bien d'autres merveilles encore. L'Enfance, la Lumière, avant l'âge Adulte, les Ténèbres.
Voilà un échantillon de ce qu'il se passait dans ta tête lorsque cette personne inconnue que tu avais interpellée t'avait parlé de l'Enfance. Et la tienne, avait-elle été belle ? Tu n'arrivais pas à trancher ; le couteau de la décision ce heurtait contre la croute du pain, dure comme un roc. Ton enfance avait été peuplée à la fois par de bons souvenirs, en témoignent la senteur de la rosée du petit matin sur les hautes herbes de ton jardin ou encore l'odeur intense des vieux livres de la bibliothèque familiale que tu ouvrais précautionneusement, mais aussi de souvenirs bien plus ternes, comme ces coups infligés par des camarades, à répétition.
Il y avait une belle ribambelle en aquarelle de couleurs aux teintes de mots qui s'entrechoquaient les unes avec les autres. Ici, le Bleu, les prunelles azur de ta grand-mère. Là-bas, le Rouge, ton père — el Rojo, écrit en lettres de sang sur une de ses vestes. Lointain, le Violet, ta mère, qui s'échappait avec sa robe couleur agapanthe. Les couleurs dansaient dans le Mystère — tout est Mystère — de tes yeux avant de fondre sur ton interlocutrice comme un torrent de bienveillance, tandis que tu t'avançais vers cette personne aux Mots attirants. Quelque chose te disait que celle-ci ne faisait pas partie des Semblables ; tu t'approchas à un mètre.
« Ton Enfance semble... Mélodieuse. »
Mélodieuse comme une note fluette en provenance d'une flûte. Mélodieuse comme la Nuit, comme les Astres.
« Je crois très sincèrement que tu n'as pas à être désolé., assuras-tu d'une voix bienveillante. Profite donc de ces moments de liberté, ils sont si rares... »
Voilà un échantillon de ce qu'il se passait dans ta tête lorsque cette personne inconnue que tu avais interpellée t'avait parlé de l'Enfance. Et la tienne, avait-elle été belle ? Tu n'arrivais pas à trancher ; le couteau de la décision ce heurtait contre la croute du pain, dure comme un roc. Ton enfance avait été peuplée à la fois par de bons souvenirs, en témoignent la senteur de la rosée du petit matin sur les hautes herbes de ton jardin ou encore l'odeur intense des vieux livres de la bibliothèque familiale que tu ouvrais précautionneusement, mais aussi de souvenirs bien plus ternes, comme ces coups infligés par des camarades, à répétition.
Il y avait une belle ribambelle en aquarelle de couleurs aux teintes de mots qui s'entrechoquaient les unes avec les autres. Ici, le Bleu, les prunelles azur de ta grand-mère. Là-bas, le Rouge, ton père — el Rojo, écrit en lettres de sang sur une de ses vestes. Lointain, le Violet, ta mère, qui s'échappait avec sa robe couleur agapanthe. Les couleurs dansaient dans le Mystère — tout est Mystère — de tes yeux avant de fondre sur ton interlocutrice comme un torrent de bienveillance, tandis que tu t'avançais vers cette personne aux Mots attirants. Quelque chose te disait que celle-ci ne faisait pas partie des Semblables ; tu t'approchas à un mètre.
« Ton Enfance semble... Mélodieuse. »
Mélodieuse comme une note fluette en provenance d'une flûte. Mélodieuse comme la Nuit, comme les Astres.
« Je crois très sincèrement que tu n'as pas à être désolé., assuras-tu d'une voix bienveillante. Profite donc de ces moments de liberté, ils sont si rares... »
Résurgence
Fenêtre d'un Soir
Sur la musique, on va on vient
On s'éloigne et on revient
Puis tu t'élances et je te tiens
Je te retiens, du bout des doigts
Pour te ramener contre moi
- Fauve -
On s'éloigne et on revient
Puis tu t'élances et je te tiens
Je te retiens, du bout des doigts
Pour te ramener contre moi
- Fauve -
Beau. Beau comme le vent dans les arbres qui chante ses mélodies. Beau comme les dessins de Natashan qu'il fait spécialement pour toi. Beau comme lui tout simplement. Beau comme une fleur de Lys, beau comme l'odeur de la mer. Une odeur peut-elle être belle ? Beau comme la douceur d'un câlin avec ta mère. Et une sensation, peut-elle être belle ?
Oui. C'est une certitude, pas une certitude universelle mais c'est ta certitude à toi.
L'être près de toi t'as répondu, elle a repris la parole et sa voix te semble...lointaine.
Mélodieuse ? Ton enfance avait-elle été mélodieuse ? Un flot de souvenirs t'envahissent. Un gâteau au chocolat. Un parfum de fleur, celui de ta mère. Une lecture avec elle. Des jeux avec les voisins. Mais aussi des cris, des pleurs, des crises. Mélodieuse... Ce n'est pas le mot. Le chant est mélodieux, ta mère est mélodieuse, mais ton enfance ne l'était pas. Elle a été belle mais pas mélodieuse. Pourtant tu ne peux t'empêcher d'associer ce mot à des souvenirs, plus ou moins clairs, plus ou moins forts.
Pour toi les souvenirs sont pareil à des vagues, certains sont doux, l'eau y est claire de sortes que l'on puisse parfaitement voir à travers. D'autres sont plus brumeux, plus tumultueux. Et d'autres encore sont presque douloureux, trop forts, trop vifs. Parfois tu voudrais ne plus exister pour ne plus que ton cerveau te fasse vivre et revivre ces souvenirs que tu voudrais oublier. Une personne extérieure dirait qu'ils ne sont pas si terribles, que tu en fais "tout un plat". Mais après tout ils ne sont pas dans ta tête et ils ne savent pas combien penser à ça peut te faire souffrir.
La personne reprends la parole, elle te dit que tu n'as pas à être désolé, elle te dit de profiter de la liberté, tellement rare.
Elle n'a pas tord bien sur mais seulement a présent tu te sens comme emprisonné par tes ruminations. Toute la magie du chant, du vent et du souvenir de ta mère, tout ça a disparu. Tes pensées t'ont éloigné, éloigné de ce moment de liberté dont elle fait référence. Et à ce moment précis tu donnerais tout pour le retrouver.
Alors tu te décides de recommencer à chanter, tu ouvres la bouche mais aucun son ne vient. Tu ne sais plus chanter. Tu n'y arrives plus. Que se passe t-il ?
L'angoisse arrive comme un train lancé à pleine vitesse, et elle te percute de plein fouet. Tu suffoques intérieurement, tu t'étouffes. Pourtant ton visage ne laisse rien paraître, tu restes immobile, les yeux dans le vague pendant que ta mer intérieure essaie de te noyer. Une crise de panique. Comme tu les connais bien. Tu as l'habitude désormais. Et pourtant chaque fois tu as l'impression que tu vas mourir . Tu ne dois pas la laisser prendre le dessus. Tu dois te calmer. Alors tu clos tes yeux et tu visualise le visage de ta mère, les fleurs dans un près, l'horizon et les nuages dorés.
L'être à raison, ils sont si rares ces moments, ils s'en vont tellement vite... Alors tu murmures :
-Merci.
Ça va mieux, l'océan et la tempête se calment, peut-être que tu pourrais à nouveau essayer de chanter, peut-être que cette fois ci ça marcherait. Mais ce n'est plus le moment, la magie est partie maintenant. Tu reprends la parole :
-Souvent chanter, c'est comme un sortilège, parfois la magie opère d'autres fois ça ne marche pas. Comment t'appelles-tu ?
RPGWRIMO : 586 mots
La Plume d'Hannah n'étant plus sur le site, mais étant personnellement en contact avec elle, nous avons décider de poursuivre ce RP quand même. Le prochain post seras donc poster par moi mais contiendra les Mots de la Plume d'Hannah, postés avec sa permission bien évidemment.
Plume d'Eden (iel-ael-il + accords neutres ou masculins)
5éme année RP 2047-2048 Parrain de petit.e.s ourson.ne.s
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