Dream on
Kenyo avait un peu faim. On arrivait en fin d'après midi, et le garçon n'avait pas mangé depuis le midi. Il avait sauté le goûter pour faire ses devoirs, sachant qu'il avait ce rendez-vous. D'un côté, le garçon voulait y aller, pensant que cela pouvait l'aider. De l'autre, il ne savait pas bien ce qu'elle pourrait faire pour elle. Se faire entendre aidait-il vraiment? Oh, elle était sûrement extrêmement bienveillante, là n'était pas le problème. Et puis, était-il vraiment sûr de pouvoir lui parler de tout ça? Il ne savait pas.
La vérité, c'est qu'il en avait honte. Il s'en rendait compte, maintenant qu'il y pensait. Il avait honte. Oh, pas une honte comme quand on a fait une bêtise, quand on rougit. Non, une honte bien plus profonde, accrochée, aggripant son coeur et ses pensées. Pourquoi avoir honte? Peut-être parce que ce n'était pas quelque chose que faisaient les adultes? Peut-être. Peut-être aussi car c'était une faiblesse qu'il ne souhaitait pas dévoiler. Peut-être aussi parce que ça l'entrainerait sur des sujets qu'il ne voulait pas aborder. Peut-être, peut-être, peut-être. Mais rien de certain.
La vérité, c'était qu'il ne savait pas. Pourquoi, pourquoi il faisait des cauchemars, pourquoi il avait honte, pourquoi il ne voulait pas en parler. Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Soudain, tout s'éclaira dans la tête de Kenyo. Il était venu parce qu'il voulait savoir. Il voulait savoir pourquoi il faisait des cauchemars, pourquoi il avait peur du noir, pourquoi il ne pouvait pas dormir comme tout le monde.
Et comment. Comment il pouvait régler tous ses problèmes. Comment il pouvait résister à ses peurs, comment il pouvait réussir à bien dormir, comment il pouvait vivre à nouveau comme avant.
Alors, Kenyo se calma enfin. Il était moins stresse, le rouge ayant compris pourquoi il était là.
#997500
La vérité, c'est qu'il en avait honte. Il s'en rendait compte, maintenant qu'il y pensait. Il avait honte. Oh, pas une honte comme quand on a fait une bêtise, quand on rougit. Non, une honte bien plus profonde, accrochée, aggripant son coeur et ses pensées. Pourquoi avoir honte? Peut-être parce que ce n'était pas quelque chose que faisaient les adultes? Peut-être. Peut-être aussi car c'était une faiblesse qu'il ne souhaitait pas dévoiler. Peut-être aussi parce que ça l'entrainerait sur des sujets qu'il ne voulait pas aborder. Peut-être, peut-être, peut-être. Mais rien de certain.
La vérité, c'était qu'il ne savait pas. Pourquoi, pourquoi il faisait des cauchemars, pourquoi il avait honte, pourquoi il ne voulait pas en parler. Pourquoi, pourquoi, pourquoi. Soudain, tout s'éclaira dans la tête de Kenyo. Il était venu parce qu'il voulait savoir. Il voulait savoir pourquoi il faisait des cauchemars, pourquoi il avait peur du noir, pourquoi il ne pouvait pas dormir comme tout le monde.
Et comment. Comment il pouvait régler tous ses problèmes. Comment il pouvait résister à ses peurs, comment il pouvait réussir à bien dormir, comment il pouvait vivre à nouveau comme avant.
Alors, Kenyo se calma enfin. Il était moins stresse, le rouge ayant compris pourquoi il était là.
Je vous laisse la place
#997500
Dream on
Le mercredi était la deuxième journée la plus chargée que j'avais dans la semaine. La plus part des élèves travaillaient matins et après-midis les autres jours mais plus rarement le mercredi après-midi. C'est pourquoi ils privilégiaient généralement ce jour là pour pouvoir me parler tout comme le samedi où je n'avais presque plus de place de disponible.
Il était déjà 18 heures, l'heure de mon dernier rendez-vous de la journée, dernier créneau aussi. L'avantage de cette horaire et que si besoin je peux toujours dépasser de quelques minutes sans retarder tous mes autres rendez-vous, le désavantage et qu'en fin de journée la fatigue commence à pointer le bout de son nez.
Le garçon que je devais voir attendait déjà, il ne paraissait pas si stressé contrairement à la plus part des autres élèves que j'ai vu jusqu'à présent. C'est quelque chose de positif en tout cas, ça m'éviteras de devoir le rassurer tant bien que mal avant de pouvoir parler du vrai problème qui le préoccupe.
"Bonsoir, je te laisse t'installer dans l'un des deux fauteuils à ta disposition et ensuite tu pourras me dire ce qui t'amène à venir me voir. Je suis tenue au secret médical * donc tout ce que tu me diras resteras entre toi et moi sauf si tu souhaite que j'en parle bien sûre."
J'attendis qu'il entre pour fermer la porte en bois qui reliait le bureau à l'espace d'attente.
Il était déjà 18 heures, l'heure de mon dernier rendez-vous de la journée, dernier créneau aussi. L'avantage de cette horaire et que si besoin je peux toujours dépasser de quelques minutes sans retarder tous mes autres rendez-vous, le désavantage et qu'en fin de journée la fatigue commence à pointer le bout de son nez.
Le garçon que je devais voir attendait déjà, il ne paraissait pas si stressé contrairement à la plus part des autres élèves que j'ai vu jusqu'à présent. C'est quelque chose de positif en tout cas, ça m'éviteras de devoir le rassurer tant bien que mal avant de pouvoir parler du vrai problème qui le préoccupe.
"Bonsoir, je te laisse t'installer dans l'un des deux fauteuils à ta disposition et ensuite tu pourras me dire ce qui t'amène à venir me voir. Je suis tenue au secret médical * donc tout ce que tu me diras resteras entre toi et moi sauf si tu souhaite que j'en parle bien sûre."
J'attendis qu'il entre pour fermer la porte en bois qui reliait le bureau à l'espace d'attente.
"L'amour et le scandale sont les meilleurs sucres pour le thé."
Crédit vava : Alice Sangblanc
Crédit vava : Alice Sangblanc