Ouvrir son coeur à l'amitié

Le 16 septembre 2045
@Ellana Collins


Point de vue de Leonardo

Leonardo était quelqu'un d'assez solitaire, il avait une sainte horreur du monde. Depuis quelque temps, il avait développé une sorte d'agoraphobie qui ne l'aidait pas à se lier avec les gens. Les seuls liens qu'il avait au quotidien, c'était avec les membres de la famille Jones qu'il connaissait depuis toujours. Ils étaient en quelque sorte l'ancrage, le point de repère du garçon et Dieu sait ce qu'il serait devenu sans eux.

Lorsqu'il avait dû les quitter pour rejoindre Poudlard, son cœur s'était déchiré à l'idée d'être séparé d'eux. La vie en solitaire était en réalité assez dure à vivre pour lui qui avait toujours été entouré des gens qu'il aimait. Alors se retrouver seul dans un endroit si grand avait été extrêmement dur pour le jeune homme.

Mais cette année, tout allait changer, Saga, sa merveilleuse Saga allait intégrer Poudlard. Lui, qui adorait littéralement la fillette, se réjouissait de connaître la future maison de la petite. Il n'était pas spécialement de nature anxieuse, mais lorsque le choixpeau se posa sur la tête de la blondinette, son cœur fit littéralement des bonds dans tous les sens. Il espérait sincèrement que son amie finirait dans sa maison, comme ça, ils pourraient profiter de moment de détente dans la salle commune des Gryffons. Le temps d'attente lui avait paru être une éternité avant d'entendre le mot tant attendu.

- Gryffondor !!!

Merveilleux, fantastique, génial, incroyable ! Le garçon aurait pu sortir encore un million d'autres mots pour exprimer son bonheur. Il allait enfin pouvoir passer une année plus sereine en sachant qu'il n'était plus seul. Saga était donc venue s'asseoir près de lui et s'était étonnée de voir le garçon seul, elle qui le trouvait génial devait être rudement déçue...
Le garçon ne laissa rien paraître, mais il était triste que Saga se désole de sa situation alors lorsqu'elle lui lança le défi de se faire au moins un ami avant la fin septembre, le garçon s'était senti obligé d'accepter. Bien que peu convaincu et peu sûr de lui, il ne pouvait résister à la grande Saga Jones. Et puis bon peut-être que ça lui ferait du bien ?

Cela faisait déjà deux bonnes semaines que Leo cherchait comment et qui aborder. Mais comment faire lorsqu'on a horreur d'adresser la parole à des inconnus ? Mais heureusement pour lui, sa chance allait peut-être enfin tourner. À peine, les élèves avaient-ils mis les pieds dans la salle de classe que le prof leur annonçait qu'ils allaient devoir travailler en binôme. Mais pas n'importe quel binôme, un avec qui, ils n'avaient jamais travaillé même les années précédentes et encore moins avec un camarade qu'ils connaissaient. À cet instant Leo avait senti une boule d'angoisse se former dans son thorax.

 Merde, depuis quand je suis une personne stressée, agoraphobe, je veux bien, mais pas stressé, en plus ?!  Murmura-t-il plus pour lui-même.

Lui qui aimait bosser en solo, ça allait être compliqué... Ce travail représentait tout ce qu'il détestait, il décida donc de rester dans son coin à attendre qu'on lui assigne un binôme au hasard.

Quand tout à coup, il entendit un rire, pas n'importe quel rire. Un rire franc et jovial. Un de ces rires qui pouvait vous réchauffer le cœur et qui bizarrement lui rappeler celui de sa blonde préférée. Il releva donc la tête à la recherche de son propriétaire. Son regard s'arrêta sur une tignasse bouclée couleur caramel. Il ne voyait que son dos mais il était prêt à le parier rien qu'à sa posture, ce gars respirait la joie de vivre. Mais pour en avoir le cœur net, il devait aller le voir. Il se rapprocha donc timidement dudit garçon et tenta de lui adresser la parole, mais aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres.

Il fut comme hypnotisé quand il fut face à lui. De ce garçon émanait de la joie de vivre et de la malice. C'est à ce moment précis qu'il en fut frappé, le caractère de son camarade était vraiment très similaire à celui de Saga. C'était donc décider, la gamine lui avait dit de se sociabiliser et bien soit, il venait de trouver la personne idéale !


Et voilà le début des aventures de nos quatre fantastiques ! J'espère que tu aimes !?

«Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.»
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Point de vue : Arthur Clark
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Arthur pénétra nonchalamment dans la Grande Salle, sous la lueur des bougies enchantées qui flottaient dans les airs, juste au-dessus de sa tête. Depuis ses premiers pas au château, sa seule crainte lorsqu'il passait dessous était de les voir s'effondrer sur le sol, et peut-être même sur son crâne jusqu'à enflammer ses cheveux. Malgré son esprit farceur, le garçon frissonna à la pensée de cette scène désastreuse. Arthur était arrivé de bonne heure au rez-de-chaussée afin de pouvoir prendre son temps pour savourer le petit-déjeuner. Apparemment, bon nombre d'élèves avaient pris la même initiative, ce ne surprit pas Arthur : tout le monde était si matinal dans cette école, si bien qu'il se voyait en comparaison comme une marmotte... L'ambiance était ainsi plutôt agitée et une douce odeur de gâteaux s'élevait délicieusement des cuisines.

Alors qu'il cherchait une place des yeux en se dirigeant vers la table des Gryffondor, Arthur aperçut au loin Leo : Leonardo Berrardi, son ami. Lui aussi était en quatrième année. Les deux adolescents étaient très différents, et en de nombreux points. Cependant, ils étaient liés par quelque chose. Quelque chose qu'Arthur n'aurait jamais su expliquer. L'Écossais avait rencontré Leo en cours de potions, il y avait seulement deux semaines de cela. Miss Xarinez avait confié aux élèves de Quatrième Année un travail pratique à effectuer, et il avait fallu pour cela composer des groupes ; plus particulièrement des binômes. Arthur riait de bon cœur en plaisantant avec ses camarades de cours, faisant le pitre pour amuser la galerie. À ce moment là, les yeux pétillants du rouquin aperçurent une silhouette qui avait fait irruption devant le groupe d'adolescents. C'était un grand garçon brun, gracile et même un peu maigrichon. Il avait l'air renfermé sur lui-même et ainsi particulièrement timide et réservé. Celui-ci se contentait de fixer Arthur de ses yeux perçants bercés par la mélancolie. L'Irlando-écossais s'était arrêté net dans sa lancée, le fou rire désormais éteint. Intrigué, le farceur avait haussé un sourcil avant de prononcer :
- Salut... Ça va ? Tu veux travailler avec nous ?
Le garçon avait demandé cela avec une simplicité et une humilité sans pareilles, comme s'il était agi là d'une évidence. Et pourtant, même si Arthur était très sociable, il notait tout de même pas dans ses habitudes de proposer ceci à n'importe qui. En effet, Arthur possédait déjà un petit cercle de bons copains et même s'il lui plaisait de l'élargir continuellement, il avait aussi ses habitudes et ses repères en cours qui lui convenaient à merveille, et qu'il n'avait nullement besoin de changer. Arthur savait à qui il avait affaire : il connaissait son nom, son prénom, savait pertinemment que le garçon était également de Gryffondor. Toutefois, il restait un adolescent mystérieux, dissimulé par son air ténébreux. Arthur avait plutôt pour habitude de fréquenter des adolescents gais et enjoués et aimant beaucoup s'amuser, mais il était attiré par ce garçon qui l'intriguait tant. Jamais il ne lui avait adressé la parole avant ce jour là, sauf peut-être un "bonjour" de temps à autre dans la salle commune...
À cet instant, Arthur ne le savait pas encore, mais une amitié était en train de germer. Et depuis cet instant, elle n'avait cessé de s'accroître. Les garçons ne se fréquentaient véritablement que depuis deux semaines seulement, mais il semblait à Arthur que cela faisait des mois et des mois. Ils étaient en quelque sort des opposés qui s'attirent.


Lorsqu'Arthur sortit de sa rêverie, il se sentit comme projeté en arrière ; c'était le même effet que lorsque l'on visionne un souvenir au fin fond d'une pensine. Le garçon se fraya avec agilité un chemin parmi les élèves encore un peu mous car mal réveillés, puis enfin vint s'asseoir à la table des Gryffondor, juste face à Leo.

- Salut Leo ! Ça va ? lança-t-il avec joie à son nouvel ami.


@Saga Jones

Ellana Collins - Poufsouffle - 5e année RP (2048-2049) - Fiche PR - #Bf9000 #ad621c
"Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es."
"Suis-moi, que je te condamne aux Enfers pour l'éternité."

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Point de vue de Leonardo

Le cœur de Leo battait à tout rompre, il n'avait jamais fait une telle démarche. Bon même s'il fallait bien se l'avouer, il n'avait pas fait grand-chose mis à part s'approcher et lui lancer un regard. Mais pour une personne qui avait abandonné toutes chances d'obtenir de nouvelles relations sociales, c'était un immense pas. Maintenant, que le garçon le regardait, Leo se sentait totalement analysé. Il espérait que le jeune homme ne l'avait pas déjà rangé dans une de ces cases qui disait "mec solitaire"," timide", "froid", "dépressif" où autre, donc tout simplement pas intéressant ...

Mais quand l'intéressé ouvrit la bouche pour prononcer cette simple phrase, les angoisses de Leonardo disparurent aussitôt. Leo n'avait rien demandé, c'était ce garçon qui l'avait fait, ça voulait bien dire qu'il avait envie de travailler avec le brun ou du moins qu'il n'y voyait pas d'inconvénients.

- Salut, ça va, merci... Commença-t-il à répondre en prononçant cette phrase un peu bizarre, on dirait presque un robot qui récite son texte. Comment faisait Saga déjà, elle aurait sorti une phrase improbable, une blague peut-être ? Un compliment, oui un compliment ça marche bien, alors peu serein Leo reprit tout de même :

- Je ne sais pas si tu le savais, mais ton rire est très agréable, il est vraiment très communicatif. Et pour ce qui est du travail, je veux bien, je n'ai encore personne. Continue comme ça, c'est pas mal, se dit le brun dans sa tête. C'est même ton rire qui m'a donné envie de venir te voir. Il ponctua sa phrase d'un léger sourire, à peine perceptible.

Tout chez les deux garçons, les opposait. Ils ne se ressemblaient vraiment pas, mais chose surprenante, ils se comprenaient, se complémentaient. Comme s'ils se connaissaient depuis des années, ce qui était presque un miracle aux yeux du jeune Berardi. Il arrivait enfin à s'ouvrir, bon ce n'était qu'une personne, mais comme on dit, comme quoi tout arrive.




Attablé et près à s'empiffrer, Leo regardait le va-et-vient des élèves, les premières années semblaient totalement perdues et il devait l'admettre ça l'amusait énormément. Il se revoyait quelques années auparavant, totalement seul et sans personne avec qui parler. Mais depuis cette période, bien des choses avaient changé. Il avait notamment pris un peu plus confiance en lui et il n'était plus seul désormais, Saga pourrait toujours l'aider en cas de pépin.

Alors qu'il tentait de remettre ses cheveux en ordre, Arthur choisit ce moment pour montrer le bout de son nez. Il salua le jeune brun avec son éternelle joie de vivre, un sourire chaleureux se dessina doucement sur les lèvres du brun.

- Ça va, ça va bon même si mes cheveux pourraient être mieux, si Saga me voit, elle risque de se foutre de ma tronche ! Rigola gaiement le garçon. Et comme il s'y attendait, la gamine ne manqua pas de se moquer de lui en arrivant.


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Point de vue de Saga

Saga déambulait à travers cette foule d'élèves à l'esprit encore endormis, à les regarder, on aurait pu les prendre pour des zombies. À cette pensée, elle accéléra le pas, il fallait qu'elle fasse part de cette idée à ses camarades. Au loin sur la table des Gryffondor, elle aperçut Leo, Arthur venait de le rejoindre. Saga était vraiment heureuse de voir que le garçon avait réussi le pari qu'elle lui avait lancé. Elle avait eu peur de lui avoir mis trop de pression en lui lançant le défis, après tout qui mieux qu'elle connaissait le passé de Leo. Elle savait ô combien, il était dur pour lui de se mêler aux autres. Alors quand elle avait enfin pu faire la rencontre d'Arthur, ce type hyper joyeux, archi sympa et beau gosse en prime, Saga n'avait pu faire autrement que de le serrer dans ses bras. Leo l'avait sermonné en lui disant qu'on ne faisait pas de câlin à des gens qu'on venait à peine de rencontrer. Mais Saga était passée outre son avertissement et avait remercié chaleureusement le nouveau venu dans la bande.

Surexcités à l'idée de rejoindre, ses deux compères, Saga accéléra le pas. Elle n'avait pas dormi comme elle l'aurait voulu, mais rien que les voir, lui donner le sourire. Elle allait devoir arrêter de sourire un jour, où les muscles de son visage allaient finir par rester bloqués dans cette position si elle continuait. Arrivé à leur hauteur, elle se jeta comme une masse à côté d'Arthur, du Saga tout craché. Pourquoi faire dans la finesse ?!

- Salutations mon roi , lui lança-t-elle en lui faisant une révérence de plus gracieuse. Voyons s'il comprend la référence, se dit Saga pour elle-même.

- Saga sérieuse, dès le matin... La gronda désespéré Leo. À peine sortie, du lit, que tu as déjà des âneries à raconter , se moqua gentiment le garçon.

- Oh, ça va hein ! Tu peux parler, toi, tu nous brûles les yeux avec ta perruque de traviole !

Leo venait de sourire ce qui indiqua à la jeune fille que son ami, n'avait pas mal prit sa remarque. Mais il tenta tout de même d'arranger ses cheveux, mais rien n'y faisait, ces boules brunes avaient décidée de jouer les rebelles.



Voilà la suite après tant d'attente, désolée, j'espère que ça te plait. Dis-moi si tu veux que je change quelque chose @Ellana Collins.

«Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.»
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À la grande surprise d'Arthur, Leo répondit avec enthousiasme à son arrivée. Alors que le brun continuait sur sa lancée, Arthur s'assit face à la table de Gryffondor, juste face à lui. Ce dernier se faisait violence pour retenir des éclats de rire face au sérieux dont faisait preuve Leo qui tentait de tenir ses épis capillaires en place. Pour tenter de se calmer, Arthur saisit le pichet de jus de citrouille déposé sur le nappe et remplit le verre de Leo après l'avoir interrogé du regard, en proposa aux autres élèves autour de lui avant de se servir lui-même.

Seulement une fraction de seconde plus tard, une petite tête blonde fit trembler le banc en se jetant aux côtés d'Arthur qui renversa un peu de jus sur son uniforme. Celui-ci détourna alors la tête de son ami avec brutalité afin d'identifier le malotru ! Cependant, le visage qui lui faisait face ne lui était guère inconnu... Il s'agissait de la meilleure amie de Leo : Saga Jones. Ce dernier lui en avait déjà parlé à plusieurs reprises depuis leur rencontre et Arthur avait même eu la chance de faire brièvement sa connaissance. La première fois où Arthur avait vu la petite Saga, celle-ci l'avait serré très fort entre ses petits bras de libellule. Il n'avait pas compris tout de suite cette marque d'affection qui avait empourpré ses joues. En effet, l'adolescent avait craint une certaine attirance de la part de la jeune fille. Toutefois, il semblait qu'il ne s'agissait en fait que d'un témoignage de sa reconnaissance pour Arthur. En effet, la fillette avait eu l'air très heureuse que son grand ami eût trouvé un bon camarade de classe avec qui s'entendre.
*Voilà qui est étrange...* avait alors pensé Arthur, perplexe.

Il avait beau être plutôt tactile et habitué aux câlins, tout cela l'avait bien pris au dépourvu... Mais il aimait bien cela, Arthur ; les imprévus. Tout ce qui est étrange, bizarre, hors-normes, hors des sentiers battus...
Ainsi, le jeune sorcier ne fut pas si étonné lorsque la petite blonde lui lança un :

Salutations mon roi !

Pour accompagner ses paroles, la jeune fille esquissa une ample révérence, le sourire jusqu'aux oreilles.

Ouais, salutations Billywig !

Le prénom de la jeune fille avait échappé à la mémoire du jeune homme alors il avait expulsé le premier mot qui lui était passé par la tête. "Billywig" : cet insecte volant en tous sens, dans une multitude de battements d'ailes frénétiques. Vif, rapide et inoffensif. Une piqûre de billywig produit seulement un effet de lévitation. C'était visiblement exactement la jeune fille, prête à vous embarquer dans un tourbillon trépidant.
La bonne humeur de la fillette était vraiment contagieuse. Arthur avait besoin de cela ; respirer le bonheur, glisser dans la cascade des rires et faire sécher sa peau hâlée par des rayons d'euphorie. Alors il se mit à rire. Sans réfléchir. Rire à plein poumons. Surtout lorsque Saga plaisanta sur la chevelure en bataille de Leo.

Mais non, blondinette, c'est parce que ses cheveux sont tellement soyeux que ça t'éblouit ! ajouta Arthur en clignant de l'œil.

Les trois enfants de Gryffondor passaient un bon moment ensemble, riant de tout et de rien. Arthur et Saga surtout, les deux plaisantins du groupe, essayaient de décocher un sourire à leur ami commun. Arthur avait beau connaître Berardi moins bien que le connaissait Saga et avoir seulement rencontré la blondinette, il éprouvait l'agréable impression de les connaître depuis toujours. Leur simple présence lui faisait du bien et il lui semblait que ces deux là faisaient partie des rares élèves à ne pas être hypocrites.

De plus, la vivacité d'esprit et l'énergie débordante de la blondinette lui rappelaient celle d'Ellana. Et cela lui plaisait. Mais Arthur lisait surtout en Berardi une sensibilité rare ; la même que celle d'Ellana. Par Merlin ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?

Le jeune homme lâcha sa part de tarte aux prunes dirigeables et se leva de table.

Je suis à vous dans un instant...



Arthur se dirigea d'un pas décidé vers la table des Poufsouffle, à la recherche d'une tignasse rousse. Il en repéra une et se dirigea vers une fille attablée qui était en train de couper une saucisse et tapota son épaule droite de son doigt. Cependant, lorsque la fille se retourna, Arthur fit un pas en arrière tout en grimaçant lorsqu'il réalisa que cette fille n'était pas sa cousine. Non, décidément, ce n'était pas elle...
*Ellana est beaucoup plus souriante !* pensait le garçon.





Ellana était attablée pour la petit-déjeuner depuis déjà un bon quart d'heure. Elle discutait avec ses camarades tout en grignotant un morceau de roulé à la myrtille ; son gâteau préféré. Quand soudain un cri strident la sortit de sa bulle.

Ellanaaa... s'exclama une voix dans son dos.

La petite se retourna brusquement par automatisme mais elle avait déjà reconnu la voix de son zouave de cousin.

Slánaithe ! répondit-elle machinalement en irlandais. Conas tá tú ? Ceard ata ag tarlu?
*Salut ! Ça va ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Elle leva vers lui des yeux interrogateurs. Pourquoi Arthur venait-il la voir maintenant ? Il était censé manger avec ses amis... Cela devait probablement être important pour qu'il interrompît son repas de la sorte, mais Ellana espérait de tout cœur que rien de grave ne se fût produit.

Il y a des personnes que j'aimerais t'présenter ! déclara-t-il gaiement en se jetant sur le banc, à califourchon juste à côté d'elle, en poussant légèrement la personne assise à proximité.

Arthur accompagna ses paroles de gestes en désignant d'un mouvement flou la vaste attablée de Gryffondor. Ellana ignorait de qui il s'agissait mais elle était tout de même piquée par la curiosité que son cousin venait d'éveiller.

Ah bon, qui donc ? questionna-t-elle alors avant de dissimuler un bâillement avec sa manche.

En voyant sa cousine ainsi exprimer sa fatigue, Arthur ne put réprimer un rictus tandis qu'il la regardait d'un air franchement amusé et éperdument compatissant. Il adorait vraiment sa cousine, et il ne le lui disait pas assez. Il la considérait comme sa propre sœur et voulait tout partager avec elle, comme il pouvait le faire avec Jack, bien que cela fût plus délicat. Ainsi, il était ravi du plan qu'il était en train de mettre en route avec son acolyte italien.

Ah ha ! lança-t-il pour maintenir le suspens. Tu vas voir... Pour le savoir, faut que tu viennes manger avec moi à la table des Gryffondor.

Pris d'un élan de pitrerie, l'adolescent saisit le bras de sa cousine, qui avait – malheureusement – déjà entamé son repas. Il la suppliait en feignant des yeux de veaudelune malheureux, ce qui était encore une fois le fruit de son humour. La situation était bien embarrassante pour l'un comme pour l'autre, mais surtout pour Ellana qui redoutait de devoir abandonner ainsi ses amis. Cependant, ces derniers acquiescèrent en haussant les épaules et Ellana fit de même.

Bon, Ok... soupira-t-elle, prise d'une soudaine flemme.

Voyant que sa cousine hésitait à se lever, Arthur tira son bras tout en rigolant d'un air joueur :

Allez ! Lève tes fesses de là, mamie !

En tirant d'un coup sec le bras de sa cousine – veillant toutefois à ne pas lui déboîter une épaule –, Arthur parvint à la hisser. Saisissant le reste de roulé aux myrtilles délaissé dans son assiette, il attrapa sa cousine par les deux épaules et adressa un sourire bienveillant aux Poufsouffle avant d'emporter Ellana avec lui en direction de la table des lions affamés.




C'est parfait, @Saga Jones. ;) J'espère que mon post te convient. S'il y a quoi que ce soit à modifier, n'hésite pas à me le demander.

Ellana Collins - Poufsouffle - 5e année RP (2048-2049) - Fiche PR - #Bf9000 #ad621c
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